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Accueil du site > Actualités > Economie > La concurrence, une nécessité naturelle ?

La concurrence, une nécessité naturelle ?

La notion de concurrence est au centre de la théorie économique libérale. Les libéraux les plus ultra l’idéalisent, la rêvent parfaite, et veulent qu’elle s’étende à tous les niveaux de la vie économique. Mais interrogeons un peu les fondements de cette conception de la concurrence parfaite...

Pour faire accepter leurs conceptions du monde économique tel qu’il devrait être, les libéraux les plus acharnés utilisent souvent le parallèle avec les lois qui régissent la vie naturelle. Ainsi, la concurrence serait forcément bonne, quelle que soit l’importance qu’on lui accorde, parce que la nature, système parfaitement rôdé, fonctionne sur le mode de la concurrence.

Cette analyse du fonctionnement de la nature repose sur la théorie de l’évolution des espèces de Darwin. Selon Darwin, les espèces auraient évolué, en se perfectionnant, par sélection naturelle, par concurrence entre les espèces, les plus résistants ou les plus malins s’adaptant, tandis que les espèces plus faibles ou moins chanceuses disparaissaient. Appliquée au domaine de la politique économique, cette théorie prend le nom de « darwinisme social » ; c’est par la concurrence, si possible parfaite, que nos sociétés humaines, comme les espèces animales et végétales, pourront se développer, évoluer vers de meilleurs horizons.

Or, cette application d’une règle « naturelle » aux sociétés humaines pose problème :

- d’une part, l’évolution des espèces dans leur globalité s’est faite au prix de sacrifices innombrables d’espèces plus handicapées que les autres, ou jouissant d’un environnement moins favorable. Transposer ce principe aux sociétés humaines suppose que pour faire progresser nos sociétés, il faille en passer par le sacrifice des plus faibles. Ceci n’est pas acceptable. D’ailleurs les libéraux devraient mieux lire Darwin, qui pensait que ce fonctionnement concurrentiel de la nature, à cause des sacrifices qu’il impliquait, ne devait pas s’appliquer aux sociétés humaines.

- ajoutons que les espèces ont évolué sur une échelle de temps bien plus considérable que nos sociétés humaines ; quand bien même la majorité acceptait de se sacrifier pour le bien de la société, on ne sait pas en combien de temps les bénéfices pour la société entière finiraient par apparaître. Les libéraux donnent souvent l’argument, de manière plus ou moins voilée, que les sacrifices (sous-entendu « des plus faibles ») paieront, « à plus ou moins long terme », sans qu’on sache vraiment à quel terme ils paieront vraiment. Keynes, le théoricien de l’Etat-Providence répondait en son temps à Messieurs les libéraux : « A plus ou moins long terme, nous serons tous morts. »

- précisons également que le fait de transposer de façon brute le fonctionnement de la nature à la société traduit une méconnaissance totale des rapports entre nature et culture. Si les hommes se sont constitués en société, c’est justement pour se protéger de l’hostilité de l’environnement naturel. En élaborant des lois, ces sociétés ont tenté de réguler les pulsions naturelles animales des hommes. Le contrat élaboré entre les hommes pour vivre ensemble n’est pas « naturel », comme le prétendent les libéraux ultra, c’est un contrat « social », élaboré, construit par la société. Il est vrai que cette idée de contrat « naturel » entre les hommes est bien pratique pour justifier l’idée que l’Etat (garant de la loi) n’est pas nécessaire au bon fonctionnement des sociétés humaines. Cette idée selon laquelle les hommes s’entendraient ensemble de manière « naturelle » est tout bonnement stupide.

- enfin, il faut tout de même avouer que les libéraux restent branchés sur la théorie de Darwin, qui date quand même du XIXe siècle ! Et ils se disent modernes ! Or il s’avère que l’étude des systèmes biologiques a évolué depuis Darwin. Aujourd’hui il est clairement démontré que les espèces n’ont pas seulement évolué par concurrence, mais aussi par symbiose, par coopération. Il peut s’agir d’une coopération entre espèces différentes (le requin et le poisson pilote, qui se nourrit des bactéries du premier et jouit de sa protection contre les prédateurs, l’abeille qui utilise le sucre des fleurs pour produire son miel, mais qui aide les fleurs à la pollinisation), ou entre membres d’une même espèce (si les fourmis fonctionnaient sur le mode de la concurrence, et non de la coopération, la fourmilière aurait bien du mal à être construite et l’espèce fourmi ne survivrait pas). En clair, si on veut vraiment rapprocher le fonctionnement de la nature de celui de la société, il serait plus judicieux de dire que la concurrence seule ne peut pas faire progresser les sociétés humaines, il faut aussi faire une place importante à la coopération, qui permet de mutualiser les efforts, ce qui entraîne un gain d’énergie et d’efficacité. Il est évident en effet que dans le cas d’une situation de concurrence entre entreprises commercialisant le même type de produit, chaque entreprise fait des recherches sur la même chose dans son coin, dépensant beaucoup plus d’énergie et de capital que si elles effectuaient ces recherches en coopération.

Je finirai en abordant la notion de compétitivité. On nous dit souvent qu’on ne peut pas échapper au monde extérieur (le monde économique), mondialisation oblige, et que, comme ce monde est hostile, il faut bien s’adapter, en devenant « compétitif », au risque de s’affaiblir. Quand les libéraux ont épuisé toutes les justifications face aux critiques qu’on leur adresse, il leur reste l’argument suprême : il faut être compétitif, même si cela coûte beaucoup de sacrifices, car c’est le seul moyen pour nos sociétés de survivre.

Voyons donc ce qui se passe dans la nature. Certains animaux laissent mourir une partie de leur progéniture, ou bien tuent leurs petits. S’ils font cela, ce n’est pas par cruauté, mais parce que ces sacrifices sont nécessaires à la survie du groupe dans un environnement hostile. Les libéraux qualifieraient l’action de ces animaux de « réaliste » ; ainsi, s’ils demandent des sacrifices sociaux, ce n’est pas par cruauté (personne n’a le monopole du cœur, vous savez !), mais par « réalisme », pour assurer la survie du groupe. Outre que cette conception n’est pas acceptable d’un point de vue éthique, elle est hypocrite. En effet, à la différence des animaux, qui ne peuvent pas agir pour transformer l’environnement global, les hommes peuvent agir sur l’environnement économique, ils peuvent transformer, en agissant au niveau international sur cet environnement, pour le rendre moins hostile, car cet environnement ne dépend pas de causes naturelles, il a été élaboré en grande partie de manière politique. Et ce que le politique a fait, le politique peut le défaire.

La compétitivité, l’adaptation nécessaire, c’est de la poudre aux yeux pour nous cacher les mécanismes qui, à l’échelle internationale, rendent le monde extérieur hostile.


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157 réactions à cet article    


  • miaou (---.---.122.86) 3 janvier 2007 13:41

    Article excellent.

    Si la société humaine s’est émancipé de la tutelle de la nature, ce n’est pas pour subir le joug, artificiellement entretenu, de l’économie libérale et ultra-concurentielle. Le libéralisme, dans sa forme économique extrême, conserve au sein de sa matrice intellectuelle plus que des reliquats d’eugénisme et de darwinisme social. Rappelons que ces éléments, repris sans subtilité pendant la première moitié du 20ème siècle, ont contribué à constituer la base théorique du nazisme et autre fascisme. Que nous réserve, à terme, cette nouvelle mouture, à priori plus insidieuse ?


    • (---.---.23.167) 6 janvier 2007 12:29

      Au goulag, c’est mieux


    • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 15:26

      A l’auteur :

      Vous posez comme préalable une transposition qui n’a pas lieu d’être, comme l’ont rappelé de nombreux commentateurs ci-dessous. Le libéralisme n’est pas l’application du darwinisme à l’économie humaine.

      De fait, votre illustration est tout aussi déplacée : y cherchez-vous un poids que n’aurait pas votre argumentation ?

      Pour en revenir précisément à votre argumentation, vous commencez par stigmatiser « les libéraux les plus acharnés » qui auraient imposé le modèle économique actuel. C’est une erreur : si notre système est globalement libéral, il n’est pas sans règles, loin de là. J’espère que vous n’avez pas posé le libéralisme comme une absence de règles ? Ce serait une erreur.

      S’agissant de la concurrence, nous savons que les conditions d’un marché optimal ne peuvent être réunies d’elles-mêmes. Les Etats, et même des organismes supra-nationaux (tels l’OMC) doivent intervenir et fixer des règles pour favoriser le libre-échange et ne pas laisser les Etats forts imposer des relations bi-latérales où les gagnants sont toujours les mêmes.

      De même, le libéralisme implique une concurrence réelle, donc une critique des monopoles et donc du capitalisme excessif (excessif étant ici synonyme de monopolistique). C’est aussi au nom du libéralisme et de la concurrence qu’on sanctionne la vente groupée et les dispositifs rendant les clients captifs.

      A partir de vos présupposés de départ, vous mélangez libéralisme et « ultra-libéralisme » (qui, de fait, n’est pas libéral).

      En France, la condamnation du libéralisme vient souvent d’une insuffisante régulation non du marché, mais des excès du capitalisme.

      Il y a certainement là matière à réflexion.

      Bien cordialement,

      Pierce


    • marie (---.---.21.99) 7 janvier 2007 13:44

      ma question n’est pas philosophique mais très concréte, sérieusement ou est la concurrence ? dans les voyages, l’électoménager, les mobiles..etc..etc..quand je cherche des tarifs soi-disant concurrentiels, je tourne en rond entre des tarifs qui finalement se tiennent tous, alors je ne vois pas où est la véritable concurrence qui ferait que par exemple pour un voyage marseille Londres j’aurais des tarifs réellement parlant en ce qui concerne les écarts de prix, mais généralement après avoir tourné en rond sur internet les prix se tiennent tous. idem pour les frigos et autres, sortis des tarifs haut de gamme, tous les prix se tiennent que ce soit chez carrefour ou autre enseigne. je n’ai peut-être rien compris et j’aimerais bien que quelqu’un me contredise.*


    • La Taverne des Poètes 8 janvier 2007 05:46

      Excellent article en effet, qui montre bien la confusion risquée entre théorie de la compétition -loi biologique- et théorie de la concurrence -loi économique-. Autre point justement mis en avant : l’étude des systèmes biologiques a évolué depuis Darwin et les libéraux focalisent sur la seule notion de compétition. En témoigne le commentaire de Pierce qui ne voit aucune limite au libéralisme si ce n’est l’intervention de l’Etat pour favoriser le libre-échange ou corriger quelques excès du capitalisme, comme le monopole, autrement dit pour protéger le capitalisme contre lui-même ! Or, il est évident que les Etats et organismes supra-nationaux doivent aussi réguler la concurrence sur la base de considérations humaines. (coopération avec le Tiers-Monde, respect des environnements, etc)

      L’illustration est moins heureuse même si l’on considère que la photo du combat de chiens vient faire écho à l’expression « les libéraux les plus acharnés »...


    • Ulysse (---.---.140.2) 3 janvier 2007 13:45

      Voilà une mise en perspective très pertinente, qui permet de rendre à la nature ce qui lui appartient, et à l’humanité la culture.

      Cependant, je reste libéral.

      L’argument du « réalisme » est pour moi correct. Si l’est vrai que l’on peut modifier notre environnement par la politique, il est difficile de tourner le dos au libéralisme, quand plus de la moitié de la planète l’a adopté. Doit-on fermer nos frontières, ou bien convaincre la Chine, l’Inde, l’Amérique du Nord ,l’Australie et la Russie de revenir à des sentiments plus altruistes ? Les deux me semblent fantaisistes. Emmenés par l’égoïsme, moteur central de l’humain (et qui va se cacher même dans l’altruisme, bien souvent), le libéralisme devra atteindre ses limites « naturelles », pour pouvoir enfin refluer.


      • Julot (---.---.78.247) 4 janvier 2007 17:22

        J’ajouterai que quand je lis : « La théorie de Darwin, qui date quand même du XIXe siècle ! Et ils se disent modernes ! »

        Et les droits de l’homme mon cher ? Ils ont quel âge.

        Cela dit l’article est intéressant.


      • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 3 janvier 2007 13:57

        Je trouve l’article intéressant, mais je suis dégoûté par l’image qui y est associé. Je pense qu’une autre image aurait pu exprimer le fonds du sujet. A moins que ce ne soit qu’une provocation smiley


        • panama (---.---.198.59) 3 janvier 2007 14:22

          + 1. A vomir, et je viens de déjeuner en plus.


        • T.B. T.B. 3 janvier 2007 14:35

          Je pense, au contraire, que cette image est très bien choisie (tu voulais quoi ?). La vérité si on veut la connaître se regarde en face. Image qui traduit bien l’article. Les chiens, sur cette photo, ont été dressés par l’homme, pour tuer. C’est un des résultats de « l’intelligence » humaine. Les autres animaux, avec un cerveau moins développé, ne s’entretuent pas ainsi dans leur milieu naturel. Seul l’homme est capable de cruauté. Nous avons beaucoup à apprendre de l’observation des autres espèces dans leur milieu naturel (s’il reste encore des « milieux naturels » !)...


        • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 14:40

          Oui, tuer son prochain est une preuve d’intelligence (les autres sont des cons avec une noisette pour cerveau).


        • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 14:46

          Cette image est en effet très forte, je sais qu’elle peut choquer mais elle est symbolique de la violance d’une concurrence sans frein. Elle vient d’un site qui dénonce les massacres d’animaux, notamment ceux qu’on fait combattre.


        • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 14:49

          Je ne vois pas de concurence sur votre image. Ou vos chiens sont ils en train de servir le mieux possible un client contre de l’argent ? Au reste, je vous rappel que le méthaphore naturel sont une constante des discours NAZI, évidement anti libéraux.

          Si vous voulez illustrer la concurence, mettez donc deux noirs en train de courir le 100 métre olympique.


        • jako (---.---.21.70) 3 janvier 2007 16:22

          exactement du même avis que vous , pour le reste excellent brain strom merci


        • troll (---.---.82.131) 3 janvier 2007 14:03

          oula, je trouve que l’article porte sur une comparaison un peu facile...

          en tout cas, il ne demontre en aucun cas qu’une absence de concurrence est bonne... remarquons qu’il ne demontre pas non plus qu’une totale concurrence n’est pas bonne non plus, meme si elle n’est vraiment pas souhaitable...

          bref un article qui ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick...

          desole


          • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 14:49

            L’objectif de l’article n’est pas de proposer des solutions, ou de réfléchir sur quel est le bon équilibre entre concurrence et coopération. Ce pourrait être l’objet d’un autre article auquel je vais réfléchir. L’objectif était de soulever certains fondements de la théorie de la concurrence parfaite.


          • jlouis (---.---.224.201) 7 janvier 2007 01:08

            Alors dans ce cas, le terme liberalisme est utilise avec abus. Il aurait fallu parler d’anarchisme peut etre ?

            Le liberalisme est une philosophie de liberte, et comme l’indique la declaration des droits de l’homme, il n’y a nul liberte sans securite de l’individu, organisee par exemple par l’Etat. Le liberalisme prone la securite.

            La photo de cet article montre deux animaux qui semblent se combattre a mort. Ou est la securite ?


          • jacques35 (---.---.136.128) 13 février 2007 22:56

            la concurrence économique est le seul système économique qui « fonctionne » jusqu’à aujourd’hui, un peu comme la démocratie qui était, selon CHURCHILL, le pire des sytèmes politiques, à l’exception de tous les autres...

            Cela ne signifie pas que la concurrence soit une fin en soi, ni une doctrine politique à part entière : la concurrence, si elle est débridée et donc sans règle, amène à l’absence de concurrence, par l’élimination des plus faibles au bénéfice du (des) plus fort(s). A ce stade de l’évolution « économique », le marché n’est plus servi que par une seule entreprise qui peut alors imposer sa loi (ses prix, ses produits...) du fait de la disparition de la concurrence. Il y aurait donc la un paradoxe à considérer la concurrence comme anti-naturelle, vue sur un plan économique.

            L’économie capitaliste, pour prospérer (ou pour se maintenir, c’est selon) a besoin de contre-pouvoirs pour éviter cette situation qui entraîne la fin de la concurrence par la disparition des compétiteurs. certains libéraux - souvent fustigés par les bien-pensants- prétendent que le rôle de l’Etat doit se limiter à mettre en place les règles du marché(nb : aux USA, les libéraux sont situés à gauche sur l’échiquier politique) mais cela est un autre débat...

            Le capitalisme bien tempéré a besoin de règles pour limiter les abus résultant de l’application de la force brutale (ie : de la seule application de la loi du plus fort sur le plan économique) : c’est le rôle de l’Etat d’organiser les règles, de les faire appliquer et de sanctionner les contrevenants et d’adapter ces règles en fonction de l’évolution de l’économie, que cela nous plaise ou non, tous les gouvernements français des 25 dernières années se sont pliés à l’exercice, avec des variantes, mais sans plus...

            Concurrence ne signifie donc pas forcément lutte à mort et élimination du plus faible par le plus fort, au contraire.

            J’espère n’avoir pas été trop long ni trop péremptoire dans mes propos.


          • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 14:10

            Article masturbatoire. Tu parles de social, comme si le social n’entrainé pas une concurence effréné pour s’approprié ce que vole l’Etat entre des groupes de pression corporatistes !

            La concurence existe, c’est un fait (Cf « La lutte des Classes en URSS »). Le libéraux disent juste qu’il faut l’orienter vers le bien commun, c’est à dire la libre entreprise et la création de valeur.


            • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 3 janvier 2007 14:58

              Je trouve que cette réponse manque de mesure. Et de quels libéraux parles-tu ? Adam Smith défendait la notion de bien commun mais pour les libéraux actuels (de la veine « néo ») la notion de bien commun est suspecte. Pour eux, comme votre réponse semble l’esquisser, c’est de la simple somme des intérêts individuels que nait l’intérêt général, ce qui est une conception quelque peu simpliste... elle oublie notamment la question du conflit d’intérêt, qui est souvent remporté par le plus fort s’il n’y a pas une autorité de régulation qui protège les plus faibles ou les moins avantagés.. Adam Smith considérait d’ailleurs, quoi que certains en disent, que quand des intérêts particuliers menaçaient l’intérêt commun, ils devaient être limités


            • (---.---.229.236) 3 janvier 2007 15:16

              « elle oublie notamment la question du conflit d’intérêt, qui est souvent remporté par le plus fort s’il n’y a pas une autorité de régulation qui protège les plus faibles ou les moins avantagés.. »

              Justement, les plus faible dans une démocratie sont les riches, qui précisement ne sont pas protéger de la convoitise des autre, mais subbissent des discriminations. Car l’argent, quel force cela donne t il ? Aucun si les gens ne sont pas d’accord, et ce n’est donc pas une force. D’ou la necessité d’une neutralité de l’etat, évidement impossible dans sa forme démocratique. Alors à par la délocalisation..

              D’autre Etats ont compris ou était leur avantage, et protége les minorités. Au reste, je ne comprend pas cette histoire d’être contre la concurence. Qu’est ce que vous croyez ? S’il n’y a pas de concurence, et bien chacun restera à a sa place, voila tout, et avec un niveau de vie de merde, car pas de concurence, vous l’avez compris, c’est aucun choix pour le consomateur ou le salarié.


            • Dji (---.---.136.223) 4 janvier 2007 11:05

              Alligner autant d’absurdités en un seul coup, bravo.

              « De tout ceux qui n’ont rien à dire, les plus intéressant sont ceux qui se taisent ».


            • Dji (---.---.136.223) 4 janvier 2007 11:08

              (Je réagissais au commentaire de IP:xxx.x33.229.236 ci-dessus)


            • (---.---.229.236) 6 janvier 2007 12:48

              Tu vas donc m’expliquer ce que peut UN milliardaire avec son unique voix, contre des MILLIONS d’electeur. ; Rien du tout, et le politicien ne va pas mettre 5 minute à choisir ou est son interet (servir la soupe au populo haineux). C’est bien pour cela que les riches se barrent, non ?


            • jlouis (---.---.224.201) 7 janvier 2007 01:15

              Le neo-liberalisme est un terme invente par des detracteurs des libertes individuelles et economiques. Les liberaux ne se reconnaissent pas du tout dans le neoliberalisme.

              Extrait de wikipedia sur le neoliberalisme :

              « Les adversaires du libéralisme - ceux qui se sont si lourdement et tragiquement trompés pendant des décennies - ne pouvaient cacher leurs erreurs qu’en pratiquant la fuite en avant : au lieu de célébrer la chute du mur de Berlin comme le symbole d’un retour à la liberté individuelle, ils ont proclamé la victoire de la démocratie (c’est-à-dire d’un mode d’organisation de la société politique) et ils sont partis en guerre contre les fictions que sont l’ultra-libéralisme et le néo-libéralisme, deux concepts construits de toutes pièces par les collectivistes et dans lesquels les libéraux ne se reconnaissent pas ». (Pascal Salin, economiste francais, professeur a Dauphine).


            • Frédéric Dalmas frédéric dalmas 8 janvier 2007 10:07

              Pas du tout, le néolibéralisme existe vraiment, il est même plus fort actuellement que le libéralisme (économique) véritable. Les néolibéraux qui se réclament du vrai libéralisme (plus modéré) sont plus influents que les libéraux véritables. Le néolibéralisme ou ultralibéralisme pousse à l’excès la notion de « liberté économique ». Par exemple, il va jusq’uà la libéralisation financière (libéralisation de la circulation des capitaux), inspirée par la doctrine monaitariste de milton Friedman, qui dépasse déjà le libéralisme véritable, il prône l’application de la concurrence à des domaines aussi essentiels pour assurer la cohérence et le bien être des sociétés que les services publics vitaux comme la santé, l’énergie, et même l’éducation (après « l’âge de scolarité obligatoire », dixit la Constitution européenne). En somme l’Etat doit pour les libéraux « ultra » se limiter aux fonctions régaliennes (police, armée, justice). Les adaptes de Von Hayek et de sa fondation du Mont Pélerin dont fait partie Madelin par exemple font partie de cette lignée... et quand on écoute un Serge Dassault avec des déclarations qui qui sont une insulte pour la liberté de la presse on le voit le libéralisme « ultra » influent


            • ZEN zen 3 janvier 2007 14:13

              La thèse défendue par l’auteur est bienvenue, à l’encontre d’un darwinisme social, qui tend toujours à réapparaître sous une forme ou sous une autre .La confusion et le mélange des genres est vite faits quand il s’agit de faire l’apologie de la force. D’accord avec Miaou.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Darwinisme_social


              • pingouin perplexe (---.---.12.64) 4 janvier 2007 00:09

                bien d’accord avec votre observation...


              • (---.---.21.139) 3 janvier 2007 14:19

                Bon article. Outre la coopération chez les fourmis, vous auriez pu citer quelques exemples d’espèces plus proches de nous, chez les mammifères. Les loups qui coopèrent et chassent en meute, les lions qui chassent en couple ou en bande, etc. Dans toutes ces espèces, on ne laisse pas mourir de faim un membre du clan, sauf situations extrêmes peut-être où effectivement les plus faibles périront les premiers (sécheresse, baisse des ressources en gibier) ; la concurrence porterait plutôt sur le territoire à contrôler , et c’est plus une réparttion, un équilibre à trouver qu’une vraie concurrence.

                Ulysse :

                Si « la moitié de la planète a adopté le libéralisme », c’est en fait une version qu’on pourrait appeler social-démocratie ! La Chine maintient artificiellement sa monnaie sous-évaluée, les USA subventionnent leur industrie aéronautique par le biais du lobby militaro-indistriel, et soutiennent leur marché de boeuf aux hormones et font pression sur nous pour qu’on accepte de le bouffer. La tendance naturelle aux animaux à trouver un équilibre entre les meutes se retrouve dans ce faux libéralisme : les affaires d’entente illégale et d’entrave à la concurrence sont si nombreuses et dans tellement de domaines (aux USA et en France : Bouygues, le marché de l’eau du temps de la CGE et de sa rivale, opérateurs téléphoniques) qu’on peut se demander si ce n’est pas là une tendance profonde plus naturelle que ce mythique libéralisme.


                • Nicolas (---.---.38.148) 3 janvier 2007 21:52

                  Je n’ai pas une enorme connaissance du monde animal, mais ce « Dans toutes ces espèces, on ne laisse pas mourir de faim un membre du clan » va à l’encontre des documentaires National Geographics passant à la télé le dimanche apres midi. Combien de fois n’a t on pas vu ce pauvre Lion, chassé de la meute (où il n’y a qu’un male) parce qu’il est trop vieux, ou plus faible qu’un autre. Ou cette lionne, malade, qui gémit et qui a aussi été expulsé de la meute et qui attire irresistiblement d’autres lions qui vont la devorer ? Et la cooperation chez les fourmis ? Pourquoi pas... Mais à ce moment la on parle aussi des guerres entre fourmillière de familles differentes !

                  Arretons l’angelisme des animaux. Ils vivent dans un milieu hostile, et ils doivent donc agir en consequence pour survivre


                • nico (---.---.104.210) 4 janvier 2007 10:08

                  Si les animaux avaient notre technologie, t’inquiète pas ils essaieraient de sauver leur faiblard. Personnellement j’ai vu un reportage ou une lionne essayait de sauver son petit alors que celui-ci avait était aveuglé et avait une jambe cassée. Bien sur elle l’a abandonné mais si elle avait pu elle l’aurait sauvé. Les animaux sacrifient le plus faible pas parce qu’ils le veulent mais parce qu’ils y sont obligés. Le libéralisme impose de sacrifier le plus faible sciemment sans aucun état d’âme parce que c’est pour le soit disant bien de l’espèce. Mais si personnellement on me sacrifie parce que je ne suis pas bien adapté au monde économique des libéralistes, je pourrais l’être dans un autre domaine, la force brut par exemple et ainsi détruire ceux qui m’ont rejetés de leur système en en créant un autre se qui inévitablement aura montré que le libéralisme n’est pas plus la solution que la mienne.

                  nico


                • Nicolas (---.---.38.148) 5 janvier 2007 00:52

                  La lionne protege son petit lionceau, mais une mère humaine ne le fait pas ? Et les lions ne devorent jamais les petits lionceaux ?

                  Les animaux sont comme nous. Ils sont pluriels, certains vont proteger, d’autres vont tuer dans leur espece. Le liberalisme n’y change rien (comme le communisme, ou l’integrisme, etc)


                • nico (---.---.22.150) 5 janvier 2007 14:43

                  Le libéralisme tend à encourager ces comportements. Et c’est bien dommage que cette philosophie économique prône que l’homme doit vivre comme les plus vils des animaux au lieu de prôner des valeur anciennement nommé humanistes.

                  nico


                • (---.---.107.66) 3 janvier 2007 16:45

                  Mais enfin, il s’agit simplement d’une photo de chiens... Les chiens sont tellement insignifiants dans l’absolu que je ne vois guère comment ils pourraient être insoutenables.

                  En vérité je ne pense pas beaucoup de mots de ce que je dis plus haut (les chiens ne sont pas insignifiants car ils ont une propension à fourrer leur langue partout), mais j’interviens ici pour la seule raison qu’il me semblait amusant de mettre en avant le premier que :

                  D’aucuns (pas moi en l’occurence) auraient pu écrire :

                  "DW

                  Bien que j’ai très envie de lire votre commentaire, je ne le puis tant que cette photo, qui l’illustre, m’en empêche l’accès. Elle me paraît insoutenable et caetera... "

                  En plus il manque un e à ai.


                • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 3 janvier 2007 17:04

                  100%, complètement, entièrement d’accord avec chaque lettre du message Demian.

                  Et je répète (cf +bas écrit +tôt) : c’est de l’Art Contemporain votre truc. Pas de ça pour moi.

                  Je n’ai qu’une vie en ce bas monde. Et qu’une âme, à construire, sans deuxième essai. Je refuse ces saloperies. Je choisi ma « vie ». Bye


                • Tama (---.---.172.20) 3 janvier 2007 23:02

                  @ DW

                  Eh non, « bien que » ne peut en aucun cas être suivi de l’indicatif. Quelle triste réalité : vous fîtes une grausse fôte smiley.

                  S’il vous plaît, vérifiez vos sources (les miennes : Larousse 2000, Grevisse XIIIème édition et Robert 1998).

                  Déjà que vous martyrisez la langue française avec une allégresse confinant à la psychose, ayez au moins l’humilité de répondre « désolé, c’était un oubli » lorsqu’un trublion de passage vous reprend...


                • pingouin perplexe (---.---.12.64) 4 janvier 2007 00:22

                  La photo est effectivement insoutenable. Puisse-t-elle, par quelque sursaut indigné, rappeler éventuellement que l’humain vaudrait mieux que cela. Ceci, à condition, aussi, qu’il s’entende à traiter les autres espèces selon quelques notions... d’humanité.


                • Tama (---.---.172.20) 4 janvier 2007 01:18

                  @ 33.229.236

                  J’essaie de ne pas réagir aux trolls, mais bon, j’ai mes faiblesses...

                  - Vous qui n’avez jamais compris un quelconque livre d’économie (ouvert, sans doute, compris, j’en doute),
                  - qui détestez le principe du service public,
                  - qui niez l’existence d’un intérêt général n’étant pas nécessairement la somme des intérêts particuliers,
                  - qui estimez que les fonctionnaires et bénéficiaires de l’aide publique sont des parasites,
                  - qui estimez que les riches sont des faibles que l’Etat refuse de protéger (oh, les pauvres... Oups, non),
                  - qui n’avez sans doute jamais rien lu sur les conditions de travail au fil du temps,
                  - qui ne connaissez ni Weber ni Hobbes, ni Stiglitz ni Maris,
                  - qui pensez que l’absence de démocratie amène la neutralité de l’Etat,
                  - qui pensez si sincèrement que l’unique moteur de la Civilisation est le Marché libre de toute contrainte, et pas la gratuité de la culture ou l’absence de rareté de l’imaginaire humain,

                  Que feriez vous,

                  - Si l’Etat n’avait pas d’armée pour vous protéger,
                  - Si vous deviez payer 20.000 euros pour 1 mois aux soins intensifs (véridique),
                  - Si la police n’existait pas,
                  - Si les pompiers n’existaient pas,
                  - Si un ami devait vous facturer 20 euros à chaque fois qu’il vous résume un bon film ou un bon livre,
                  - Si vous deviez payer des droits d’auteur à chaque fois que vous chantez sous la douche, que vous repensez à un sketch ou que vous visualisez la Joconde en rêvassant,
                  - Si vous deviez payer votre copine à chaque baiser, vos amis à chaque rencontre,
                  - Si votre revenu était aligné sur celui d’un Malgache ou d’un Sierra Léonais ?

                  Sachez, provocateur de pacotille, que l’argent et le marché n’existaient pas il y a 100.000 ans et qu’ils n’existeront sans doute plus dans 100.000 ans. Sachez que l’individu, seul, avec toutes les libertés possibles et imaginables, n’est rien sans les autres, absolument rien. Sachez que, à ses débuts, l’homme vivait en abondance, sans concurrence, sans marché, il suffisait de se servir, et ça ne nous a pas empêché d’évoluer... Mais ce doit être votre plus grand cauchemar, je présume...

                  Tama, au service du public, qu’il soit riche et puissant ou pauvre et misérable smiley.


                • Tama (---.---.172.20) 4 janvier 2007 01:25

                  Erreur de manipulation : le post ci-dessus a été replacé plus loin...


                • (---.---.107.66) 4 janvier 2007 12:02

                  Excusez, j’avais cru bien faire au sujet du e. Je vous ai déjà lu corriger vos propres fautes. L’indicatif me paraissait ici suspect dans la mesure où, dans quasiment tous les cas, on emploie le subjonctif alors même que l’on veut parler de quelque chose de bien réel, ce que je m’expliquais en faisant l’hypothèse que l’indicatif ne pouvait être admis, par règle ou décret grammatical.

                  Cependant, dans « il n’est aucune formule si fixe qu’elle aurait ses exceptions », ne manque-t-il pas un n’ (ce que la grammaire n’autoriserait pas) ? A moins que vous ne vouliez dire le contraire de ce que je comprends et qui me paraît correct.

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