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Accueil du site > Actualités > Economie > La guerre fiscale contre la Suisse aura-t-elle lieu ?

La guerre fiscale contre la Suisse aura-t-elle lieu ?

La domiciliation fiscale de Johnny Hallyday en Suisse serait-elle en train de tourner à l’affaire d’Etat ? Après les déclarations d’Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, menaçant la Suisse de “blocus” si la candidate socialiste à la présidentielle est élue, nos voisins helvètes s’interrogent.

“La Confédération helvétique pose autant de graves problèmes que Johnny lui-même”, a déclaré le 2 janvier Arnaud Montebourg qui prédit une “confrontation inévitable” avec certains paradis fiscaux européens (Suisse, Luxembourg, Lichtenstein, Monaco) et les menace d’un blocus comparable à celui que la France avait appliqué contre Monaco en 1963.

Les propos d’Arnaud Montebourg menaçant la Suisse d’une guerre fiscale si elle continue d’attirer des célébrités et des sièges d’entreprises françaises sur son sol sont jugés excessifs. Il faut s’appeler, il est vrai, Montebourg, pour oser comparer les exilés fiscaux aux aristocrates qui ont combattu la Révolution avec les monarques étrangers. Les Suisses savent pourtant qu’il ne s’agit pas d’un effet de manches d’un ancien avocat qui aime se présenter en chevalier blanc. Les propos du député socialiste ne constituent pas un dérapage mais l’expression réfléchie d’un parlementaire, opposant déclaré au secret bancaire qui avait participé en 2000 à la rédaction d’un rapport très critique sur les banques suisses. Alors quand le récidiviste est devenu entre temps porte-parole d’une candidate sérieuse à la présidence de la République française, l’inquiétude s’est faite légitime.

“Sur quelle planète vivent donc les socialistes français ?”, écrit ainsi l’éditorialiste Sylvain Besson dans le quotidien Genevois Le Temps du 3 janvier. Vue de Suisse, l’élection de Ségolène Royal pourrait déboucher sur la constitution d’un groupe de trois ou quatre grands pays européens (Allemagne, Italie, Espagne), susceptible de faire pression sur le voisin helvétique pour qu’il modifie sa législation fiscale.

Le salut pourrait revêtir les habits de Nicolas Sarkozy. L’autre candidat favori des sondages estime en effet que l’exil de Johnny Hallyday reflète avant tout le poids excessif des impôts en France.

La Confédération a pourtant conscience de l’irritation que suscitent en Europe ses largesses fiscales, et sait que tôt ou tard elle devra concéder quelques aménagements si elle veut croquer au gâteau du marché unique de l’Union.

L’écart entre les législations, c’est un fait, est plus que conséquent. Le taux d’imposition d’une entreprise établie en Suisse est de 6,4%. En France ou en Allemagne, il est de 30%.


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92 réactions à cet article    


  • Alex (---.---.123.162) 8 janvier 2007 11:14

    Vous répetez le chiffre de Montebourg « Le taux d’imposition d’une entreprise établie en Suisse est de 6,4%. En France ou en Allemagne, il est de 30%. »

    Or c’est faux, le taux moyen de l’impot sur les sociétés en Suisse est de 25% soit PLUS QUE L’OBJECTIF QUE S’EST FIXE LA FRANCE ! C’est aussi plus que l’Irlande, que l’Angleterre, que le Portugal, que la Pologne, que le Luxembourg, que la République Tchèque, que la Lituanie, La Hongrie, la Hollande, ... ! Et quand bien même, ce n’est pas à la France de menacer d’un blocus un pays parce que son taux d’imposition ne lui convient pas. Le reflexe de Montebourg de chercher « la faute des étrangers » aux problèmes de la France n’est pas seulement absurde, il est inquiètant.  smiley


    • Henry Moreigne Henry Moreigne 8 janvier 2007 11:29

      Les sociétés suisses payent des impôts variables, avec des taux d’imposition selon leur activité et leur siège. Dans certaines circonstances, les sociétés suisses peuvent payer des impôts avec des taux préférentiels, autour du 9% du profit net. Cela est surtout possible pour les les multinationales et les compagnies, exerçant leur activité en dehors du territoire suisse et qui ont uniquement le siège légal dans des Cantons suisses ayant un règime fiscal très favorable.


    • alf007 (---.---.49.58) 19 janvier 2007 06:02

      la suisse comme la france n’échappe pas au phénomène de la repentance, et de la culpabilisation, la suisse est un état souverain pratiquant une politique fiscale avantageuse vis a vis de certains contribuables étrangers, d’autres formes d’avantages existent sous d’autres formes, beaucoup de sociétées francaise utilisent cela, a partir de ce constat ou bien la suisse arrète ses avantages, ou elle continue, mais elle doit se souvenir que sa propèritè est en partie basée sur ses avantages fiscaux et bancaire envers les gens voulant profiter de celaq. le peuple doit voter et dire ce qu’il veut, maqis surtout arreter de culpabiliser.


    • louis mandrin (---.---.36.85) 8 janvier 2007 11:24

      la vraie guerre à entamer d’urgence, c’est la guerre contre le secret bancaire, surtout en suisse et au luxembourg, mettre à bas, en europe, ces gigantesques machines à blanchir le fric des mafias mondiales et de leurs corrompus politiques et financiers...mais autant demander à un homme riche de se couper la jambe pour faire plaisir aux pauvres...tant que les politiques seront corrompus et les jouets des puissants, aucun changement n’est à attendre d’eux...


      • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 14:08

        Bein non, le secret bancaire fait parti du respect de la vie privé.


      • Parpaillot (---.---.27.151) 18 janvier 2007 23:41

        @louis mandrin,

        Vous êtes très mal informé Monsieur, car :

        1° Le secret bancaire helvétique n’est pas absolu. Il peut être levé lors d’une instruction pénale, à la demande d’un juge français par exemple, pour tout délit reconnu par le droit suisse : blanchiment d’argent, trafic de drogue, d’armes, prostitution, terrorisme, etc. 2° La Suisse en tant qu’état de droit et de pays souverain, de surcroît non membre de l’UE, n’a de leçon à recevoir de personne. Si le secret bancaire helvétique devait disparaître, ce serait au peuple suisse d’en décider car en Suisse, c’est le peuple qui décide ! ABE


      • Yoyo (---.---.132.225) 8 janvier 2007 11:44

        J’ai entendu vendredi ou samedi sur France Info un homme politique suisse dont j’ai oublié le nom, socialiste, soutenir sans réserve la déclaration de Montebourg.

        Cet homme politique expliquait qu’en Suisse les villes ont la possiblité de négocier les impots qu’elles font payer à certains contribuables. Ainsi « Johnny Holliday » (comme l’appelait si bien cet homme politique) peut négocier un taux d’imposition « personnalisé » tandis que le contribuable suisse lambda n’a pas cette occasion.

        Et oui, même en suisse il y a des gens qui pensent la même chose que Montebourg à propos des paradis fiscaux. Mais c’est tellement plus simple de caricaturer en disant que Montebourg s’en prend à la Suisse.


        • pierrot (---.---.141.25) 8 janvier 2007 11:52

          Et curieusement c’est un socialiste. Ce qui indique que l’Internationale n’est pas loin et pousse « au cul ».

          Curieux que personne ne pense à ceci :

          - si le taux d’imposition est bas, c’est simplement parce que le pays est bien géré et les couvertures sociales efficaces.

          Quand aux menaces : de quel droit ?


        • Jojo2 (---.---.158.64) 8 janvier 2007 11:57

          Ce qui est anormal c’est que des régimes d’imposition préférentiels existent, en Suisse ou ailleurs (en France, a bas les NICHES !)


        • P’tit suisse (---.---.241.154) 8 janvier 2007 12:14

          Si t’as oublié son nom c’est peut être qu’il n’étais pas si connu que ça...

          De toute façon en Suisse le peuple est souverain, donc personne ne l’obligera à changer sa législation s’il ne le veut pas, alors continuez de pleurnicher si cela vous fait plaisir !


        • Yoyo (---.---.132.225) 8 janvier 2007 12:22

          Bin il n’etait pas connu par moi, j’avoue ne pas avoir une grande connaissance de la classe politique suisse, désolé.

          C’etait un parlementaire il me semble.


        • P’tit suisse 8 janvier 2007 12:39

          en mal de notoriété ?...


        • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 13:45

          effectivement, quabnd vous regardez la télé suisse de temps en temps, on y voit des émissions qui montrent que tous les suisses ne sont pas pour le blanchiement d argent...


        • Nicolas (---.---.177.106) 8 janvier 2007 11:54

          Le taux d’imposition est de 33,33% en France, il ne sera jamais de 20%, ce n’est l’objectif de personne. De personne de sérieux.

          En outre, en Suisse les impots sont basés sur les dépenses, pas sur les revenus. Je crois que M.Schumacher doit payer dans les 100 000€ d’impots par an, à peine !!!

          Le problème avec la Suisse, ce n’est pas vraiment l’évasion fiscale, c’est le blanchiment d’argent. C’est le secret bancaire qui va mener à une confrontation inévitable, et nécessaire.


          • alpo47 (---.---.15.41) 8 janvier 2007 12:05

            Est ce que ce n’étaient pas les promesses électorales du candidat Chirac ?

            Oui, oui, je sais, vite passées à la trappe .


          • pierrot (---.---.141.25) 8 janvier 2007 12:14

            @Nicolas

            Secret bancaire dites-vous ? blanchiment ? J’aimerai rappeler que la collaboration des Banques suisses avec les services internationaux comme l’Interpol est louée.

            Que l’enquête sur les fameux « fonds juifs » à été faite de manière plus qu’exhaustive.

            Faut arrêter avec un mythe colporté. La seule chose gênante dans tout cela étant qu’un pays de 6 millions d’habitants soit en trio de tête dans tout ce qui concerne la gestion de fortune. Rien que des opérations de quelques un qui aimerait s’approprier un marché. Rien de plus rien de moin.

            D’autre part que chacun balaie devant sa porte.


          • xav (---.---.25.178) 8 janvier 2007 14:56

            Non non non. Les impots ne sont pas calculés sur les dépenses.

            En Suisse il existe deux catégories : les personnes avec revenus du travail en Suisse et les autres.

            Les premiers sont toujours imposés sur leur revenu. C’est le cas des salariés de droit suisse, qu’ils résident en Suisse, en France ou en Allemagne.

            Toujours pour ces personnes, les impots sont dûs soit dans le canton des revenus (cas du canton de Genève, avec un taux d’imposition variant de 6 à 36% du revenu net sans déduction de 10%, et avec un système nettement moins favorable en ce qui concerne le quotien familial), soit dans le canton ou pays de résidence (cas des autres cantons frontaliers, comme Vaud/Lausanne, avec une imposition en France pour les frontaliers francais, une imposition à Lausanne pour les Suisses).

            La seconde catégorie n’a pas de revenus DE SON TRAVAIL EN SUISSE. En clair, il vit de rentes, de placements financiers, ou d’un emploi A L’ETRANGER. C’est par exemple le cas de M. Schumacher. Dans ce cas, il peut choisir entre deux méthodes de calcul de ses impôts : les impots sur le revenu déclaré ou le forfait fiscal. Ce dernier est très simple : il correspond à 5 mois de loyer (au prix du marché estimé par les services fiscaux) du logement. Donc 5 mois de loyer pour un locataire, ou 5 fois la valeur locative estimée du logement pour un propriétaire.

            Ainsi, Schumi a un logement en Suisse dont le loyer estimé est de 20 000 € / mois.

            Pour finir, il faut bien comprendre que les impots en Suisse sont de nature essentiellement cantonales (ie : comme si en France le taux d’IRPP était en majorité décidé au niveau régional). D’où de grandes variations entre deux cantons. Les taux de Genève ne sont pas ceux de Vaud. Même à l’intérieur de la Suisse, on peut faire jouer la « concurrence » fiscal en fonction de ses revenus et surtout de leur nature.


          • alpo47 (---.---.15.41) 8 janvier 2007 16:53

            Je me trompe ou bien nos voisins et amis Suisses, ont bien, dans un premier temps au moins, bâti leur niveau de vie enviable sur les malheurs de autres ?

            Je m’explique : Qu’est il advenu des sommes, parfois conséquentes, déposées en Suisse par les réfugiés des années 40 et qui ont disparu ?

            Que deviennent les dizaines de milliards de dollars des dictateurs en tout genre, hommes politiques corrompus, hommes d’affaires véreux, princes « de pacotille », trafiquants en tout genre, j’en passe et des meilleurs ...

            Est ce qu’ils ne remplissent pas les coffres des banques et contribuent ainsi très largement à la prospérité de ce « petit pays » ?

            N’étant pas financier et relativement néophyte dans le domaine, je me pose la question.


          • pierrot (---.---.141.25) 8 janvier 2007 19:39

            @alpo47

            e me trompe ou bien nos voisins et amis Suisses, ont bien, dans un premier temps au moins, bâti leur niveau de vie enviable sur les malheurs de autres ?"

            Je m’explique : Qu’est il advenu des sommes, parfois conséquentes, déposées en Suisse par les réfugiés des années 40 et qui ont disparu ?"

            Rien du tout. Tout a été rendu, et ce qu’ilrestait « effectivement des peanuts », néanmoins du, ont été bouffé par les avocats soi-disant « humaniste ».

            Alors suffit !

            « Que deviennent les dizaines de milliards de dollars des dictateurs en tout genre, hommes politiques corrompus, hommes d’affaires véreux, princes »de pacotille« , trafiquants en tout genre, j’en passe et des meilleurs ... »

            Bloqués comme les fonds Marcos et pas mal de trafiquants notoires, en attente de jugement définitif par la communauté internationale.

            « N’étant pas financier et relativement néophyte dans le domaine... »

            On s’en était rendu compte !


          • alf007 (---.---.49.58) 19 janvier 2007 06:12

            pour la partie de 1940 le problème a fait l’objet d’un débat en suisse, la aussi tout n’est pas clair, car les résidents juifs dans ce pays savaient et ne disaient rien ou presque, pour la france pays occupè et collaborateur zélé avec l’occupant , ou l’argent des juifs spoliés pendant cette periode n’a pas fait l’0bjet d’un quelconque remboursement, et ce j’ajoute les fréquentations plus qu’amicales de Miterrand et Bousquet ( la rafle du vel d’hiv) la classe politique dans son ensemble n’a pas manisfesté , alors de grace les francais sont mal placés pour donner des lecons aux suisses en évoquant cette période, 1940 est une défaite pour la france.


          • Panama (---.---.198.59) 8 janvier 2007 11:59

            A ce propos, vous souvenez vous où Renault et EADS ont leur siège social ?

            Pas en France. Ni en Suisse d’ailleurs.


            • Yoyo (---.---.132.225) 8 janvier 2007 12:39

              EADS n’est pas une entreprise française de toute façon...


            • Comité Cicéron 8 janvier 2007 13:32

              Ces informations n’ont rien de secret, EADS est de droit néerlandais et Renault de droit... français : où êtes-vous allé chercher que Renault serait parti ??? L’Oréal, Bouygues, Lagardère... sont des sociétés françaises, c’est quoi ce délire ? Notre politique fiscale est catastrophique mais au final certains fous continuent de rester en France.


            • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 13:48

              cher comité cicéron,

              à qui la faute si les français sont si mal informés et si bien désinformés ?


            • Comité Cicéron 8 janvier 2007 22:12

              pardon de répondre si tard, mais c’est la faute à... Voltaire et à Rousseau, non ? Peut-être aussi à Cicéron ?

              Je plaisante, pour moi c’est du au fait

              1)que les français sont très mauvais en économie, à cause en partie de l’éducation nationale, qui met trop l’accent sur les matières classiques et pas assez sur les matières modernes (droit, gestion, économie,...), et

              2) que les journalistes ne font rien pour mieux nous informer. Mais cela est peut-être dû au 1), les journalistes étant comme chacun de nous des produits de notre système éducatif.

              ON tourne un peu en rond du coup. Nous rêvons d’un enseignement de l’économie qui soit moins indigeste que ce qu’il est en France aujourd’hui, mais nous devons bien avouer que nous ne faisons rien pour cela. Nous y travaillons mais la tâche est rude.


            • T.B. T.B. 9 janvier 2007 19:24

              EADS (European Aeronautic Defence and Space company) est un groupe industriel, numéro un de l’aéronautique et de l’espace en Europe.

              EADS a été créé le 10 juillet 2000 par la fusion de l’allemand Daimler Chrysler Aerospace AG, du français Aérospatiale Matra et de l’espagnol CASA.

              EADS est composé de cinq divisions :
              - Aéronautique
              - Airbus
              - EADS Défense et sécurité (ou DS)
              - Avions de transport militaires
              - Espace (EADS SPACE)

              EADS est une entreprise de droit néerlandais. Elle est cotée aux bourses de Francfort, Madrid et Paris où elle entre dans la composition de l’indice CAC 40.


            • gerardg (---.---.225.35) 1er février 2007 13:42

              Il faut distinguer le groupe international Renault Nissan basé en hollande de Renault France La holding est bien néerlandaise


            • Jaï (---.---.239.63) 8 janvier 2007 12:20

              La plus part des gens qui votent socialiste n’ont jamais au l’occasion d’étudier profondément ce qu’est réellement ce sistème politique. Ils croyent que « socialisme » c’est la solidarité, le partage, un sentiment, une valeur humaine, bref il croyent tous que c’est une idée abstraitre tirée du coeur et qui nous rend plus humain.

              Or les idées et l’économie ne font pas bon ménage, et lorsque l’on parle de socialisme c’est en réalité la main au portefeuille !

              En résumé le sistème socialiste repose sur un seul et unique principe pour mettre ses programmes en aplication, c’est à dire plus d’impôts, plus de taxes, plus de prélèvements, et que ce soit des gens comme Montebourg ou comme la dit plus explicitement François Hollande ils s’accordent pour défendre la fiscalité à outrance et de nous dire que l’on devrait payer d’avantage.

              Les conséquences de se sistème c’est bien sur la baisse du pouvoir d’achat des ménages, inflation, ralentissement économique, baisse de la création d’entreprises, chômage, inégalités, insécurité etc...

              Puis lorsque les socialistes se rendent compte du dèsordre qu’ils ont eux même créé, il leur vient subitement une idée et font leur auto-critique « On n’a pas fait assez de social ! », comprendre on n’a pas créé assez de nouveaux impôts, alors on prend les mêmes et on recommence !

              C’est comme ça que l’état aujourd’hui détient 53 % du PIB, c’est à dire 53 % de l’ensemble des richesses du pays, autant d’argent ne contribuant en rien à l’activité économique du pays.

              Or si Montebourg et Hollande sont si opinâtres pour défendre l’idée de l’impôts, quand bien même on sait que trop d’impôts tue l’impôt, c’est qu’ils savent pertinament qu’une fois arrivé au pouvoir ils ne peuvent tenir leurs promesses qu’à condition de nous faire payer davantage, « nous » c’est la société civile. Ainsi très rapidement la part de l’état dans le PIB s’élèvera rapidement vers les 60% ou 70 %.

              Le socialisme, même à la française, n’est ni plus ni moins qu’un communisme soft, mais cependant n’a rien à envier à son cousin soviétique, car qui dit plus d’impôts dit également plus d’adminitration, car en effet le socialo-marxisme c’est la croyance en la toute puissance de l’état et son devellopement à l’infinit qui incombe toujour plus de bureaucratie, plus d’état et évidemment plus d’impôts pour financer une usine à gaz à chaque fois plus complexe dans un maquis de ramifications, de collectifs, d’associations, de cabinet d’études, d’observatoire, de chargés de moratoires etc, etc, etc...

              Conséquences, comme disait le célèbre philosophe chinoi Lao Tseu « plus il y a de lois, et plus il y a de voleurs ».

              Comme vous l’avez compris, depuis bien des années la fausse droite, malheureusement à bien compris les avantages pour elles-même et ses amis de trente ans qu’elle pouvait tirer de se sistème, ainsi n’a rien fait pour le réformer. Bien pire nous nous sommes retrouvé avec un président ancien communiste qui est passé à droite seulement en raison de son profil physique et un ancien premier ministre ex-Trotskite qui est devenu socialiste car c’était mieux pour sa carrière.

              Vous n’avez plus qu’a tirer les conclusions vous-même !


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 8 janvier 2007 13:40

                Ah ah ah !! smiley smiley, merci j’avais ps rigoler comme depuis le « compassionate conservatism » de Bush junior.

                Qu’est-ce qu’on peut lire comme c........ sur AV en ce moment !!!!

                - Plus d’inégalités avec le socialisme : 17% de pauvreté aux USA, 13% au RU, 7% en France et encore moins dans les social-démocratie scandinaves !

                - Plus d’inflation : C’est Mitterrand qui a mis fin à l’inflation en France entre 1983 et 1986. De plus les années de plus basse inflation jamais enregistrées sont celle de Jospin.

                - Ralentissement économique : Sous Jospin encore, la croissance en France est supérieure à la moyenne Européenne.

                - Chômage : En France sous Jospin encore diminution du chômage de 11.5->8.9%. De plus, dans d’autres social-démocraties le taux est inférieur : Suède 6.4%, Norvège 4.4%, Danemark 5.4%

                - Insécurité : Taux d’incarcération aux USA 0.7% contre 0.1% en France soit 7 fois plus !!!. Autre statistique « amusante » Taux de meurtres pour 100000 habitants dans les grandes villes : Paris 3.3, New York 16.6%, Los Angeles 22.8, Washington DC 69.3 !!! Quand on dit que New York est devenu une ville sure, c’est en comparaison avec les autres villes américaines pas avec l’Europe. Mais tout cela n’a rien à voir avec l’idéologie politique, le très libéral RU obtient des chiffres comparables à ceux de la France.

                Franchement, des fois on se demande....


              • Comité Cicéron 8 janvier 2007 13:50

                Bravo pour ce commentaire ! Seule remarque : les prélèvements obligatoires en France sont plutôt à 45% du produit intérieur brut. 53% c’est les dépenses de l’Etat mais une bonne partie est financée par emprunt et pas par l’impôt.

                Grâce à la centralisation, la France a longtemps maintenu un droit plutôt simple et lisible, aussi bien pour la fiscalité que pour le social.

                Mais les administratifs et les politiques français ont perdu toutes les règles de simplicité et de lisibilité de leurs prédécesseurs : le droit fiscal et le droit social changent tous les ans, cela plaît aux cabinets de conseil et d’experts comptables mais fait fuir les producteurs. Les lois s’empilent sans cohérence et sans stratégie.

                En revanche, le poids des charges a plus un effet sur le chômage que sur les délocalisations : en effet les entreprises qui maîtrisent les règles juridiques françaises ont souvent intérêt à rester en France mais malheureusement elles embauchent le minimum.

                Il ne nous paraît pas très intéressant de gonfler le PIB national par une politique fiscale censée attirer des sièges sociaux d’entreprises ayant leurs usines ailleurs. C’est un peu ce que font l’Angleterre et la Hollande mais ce n’est pas ça qui les aide dans leur politique sociale : ce qui les aide c’est la simplicité de leur droit social (pour le fiscal, je ne sais pas, mais j’imagine que c’est pareil).


              • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 13:53

                très cher jai,

                pense donc par exemple, à notre cher Usinor, que les différents gouvernements ont subventionné avec l argent des contribuables pendant des dizianes d années, et qu est devenu tout cet argent ?

                Demande donc au médef et à son ex-président...


              • Comité Cicéron 8 janvier 2007 14:00

                Petite précision : nos félicitations vont @Jaï, et non pas à l’absurde et banal commentaire publié avant le nôtre :

                la France n’est en effet pas une social-démocratie. Pour cela, il faudrait que les patrons et les syndicats soient prêts à jouer les règles du jeu, comme dans les pays scandinaves.

                En France ce n’est pas le cas, ni les syndicats ni les patrons, ni l’Etat d’ailleurs ne savent négocier. Ils ne sont d’accord que pour se taper dessus et dire que l’autre a tort. C’est le bordel à la Française.

                Si on veut donner la Suède et le Danemark en modèles, il faudrait d’abord aller voir chez eux : ils sont si disciplinés que même les Allemands sont des méditerranéens à côté d’eux.

                Je ne dis pas que c’est mal d’être suédois, c’est tout simplement à des années lumière de ce que sont les français.

                Et la France a d’autres atouts que la Suède : notamment une population plus importante et plus diverse (black blanc beur ce n’est pas vraiment un slogan suédois !

                Cette population dynamique pourrait créer beaucoup de richesses, si on la laissait travailler en cessant de ponctionner les revenus du travail (50% en moyenne des revenus de tous les Français, pas seulement de Johnny, partent en impôts et charges).

                Montebourg se trompe en attaquant la Suisse : ce n’est pas l’impôt sur les sociétés qui coule la France, ce n’est pas non plus le secret bancaire, sur lequel les Suisses ont d’ailleurs accepté de revenir (mais Montebourg en est resté en l’an 2000 où la Suisse n’avait pas encore accepté la levée progressive du secret).

                Ce qui coule la France, c’est qu’elle n’incite pas suffisamment au travail !!


              • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 14:12

                Heureux d’apprendre que tout va mieux en France : on va donc pouvoir baisser les impots.


              • le morange (---.---.186.252) 8 janvier 2007 16:38

                @Anthony

                « 17% de pauvreté aux USA, 7% en France » Sources SVP ?


              • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 16:45

                http://www.ifrap.org/6-actualite/logifrap/Note-060818-NL.htm

                « Ainsi, le taux de pauvreté est aujourd’hui de 8,8% (après redistribution), alors qu’il atteignait 10,2% en 1996. »

                http://www.ifrap.org/5-lesavezvous/pauvrete.htm


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 8 janvier 2007 16:50

                Mes sources sont toujours les mêmes : l’OCDE !!!!

                Quand à l’IFRAP il ne s’agit pas d’une organisation objective mais d’un think tank ultra-liberal proche de l’aile droite de l’UMP !!!

                Il faut donc mieux éviter d’utiliser ses chiffres.

                Les chiffres de l’OCDE sont accéssibles sur le site web de l’organisation international.


              • (---.---.229.236) 8 janvier 2007 16:54

                « Quand à l’IFRAP il ne s’agit pas d’une organisation objective mais d’un think tank ultra-liberal proche de l’aile droite de l’UMP !!! »

                Non, c’est un énarque qui dirige tous ca. Un énarque ayant travaillé aux USA, et s’étant appercu qu’on lui avait raconté n’importe quoi..


              • Jecrieauloup (---.---.111.215) 8 janvier 2007 12:41

                Bon il ne faudrait pas confondre les régimes fiscaux appliqués aux sociétés et ceux concernant les particuliers. Certes, certains cantons suisse appliquent des taux d’imposition bien plus bas qu’en France ou que d’autres pays membres de l’Union européenne (dont la Suisse n’est pas membre, faut-il le rappeler). Il s’agit là d’un des éléments (et pas le seul d’ailleurs) de la très vive concurrence économique que se livrent toutes les nations de la planète pour attirer des entreprises sur leur territoire. Jacques Chirac, n’a d’ailleurs rien dit d’autre très récemment. Si la France ne peut se montrer attrayante en matière d’établissement de sièges d’entreprises, elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Quel patron étranger voudrait de la loi sur les 35 heures, de charges sociales représentant quasiment un salaire complet parfois ?

                Mais en ce qui concerne les particuliers, notamment français, il faut savoir que bon nombre choisissent aussi de s’exilier à Londres et en Belgique, deux pays qui sont eux membres de l’UE. Or M. Montebourg ne parle pas de ces pays...Il sait bien pourquoi !! Et puis, qui vaudrait payer à l’Etat près de 70% de ce qu’il gagne. ? L’ISF est une catastrophe !!!

                Et enfin encore une chose, la Suisse paie chaque année à l’UE plusieurs centaines de millions d’euros au titre de l’accord sur la fiscalité de l’épargne, et cela sans être membre de l’UE, M. Montebourg l’a semble-t-il oublié, tout comme aussi les faits que la Suisse fournit du travail à plus de 200000 citoyens français et que ce petit voisin représente l’un des plus importants partenaires commerciaux de l’Union européenne. De toute manière M. Montebourg est un démagogue qui veut à tout prix éviter le débat sur le financement de l’Etat français et de sa « grandeur ». Bonne année 2007 Bien à vous


                • sigefroid (---.---.205.3) 8 janvier 2007 13:05

                  et je rajoute simplement que la Suisse a payé récemment je ne sais plus quel important montant pour l’« aide » aux PECO (et on sait où va ce fric !! corruption et cie) négocier avec l’UE pour ne pas à avoir à subir de pression pour son secret bancaire ... Cela s’appelle du chantage, non ? Mais au niveau politique cela doit être de la stratégie !!Finissons-en en avec cette Eurocratie ... voilà un bon début pour une relance des pays ... Alliés oui, négociations multilatérales oui ... mais planification à outrance, domination US, mutinationales édictant les directives, paupérisation, et j’en passe, non !


                • parkway (---.---.18.161) 8 janvier 2007 14:20

                  Cher suisse, crieur avec les loups de la finance,

                  je ne connais peu la suisse et je n y mets que rarement les pieds et les pneus.

                  Ne comparez pas la suisse et la france, c est impossible.

                  Nous n avons ni la même mentalité, ni la même façon de vivre.

                  Depuis des centaines d années, les seules armées que vous avez eues ont été achetées ( ce n étaient que des mercenaires) et toute votre histoire a montré que les relations des suisses et de la suisse avec les autres pays ont toujours été des relations plus ou moins financières avec toute votre bienveuillante neutralité, comme pendant la 2ème guerre mondiale, où sans votre financement, l allemagne n aurait pas mis 5 ans avant d être défaite et je ne m étendrai pas sur le problème juif, vu qu en france c était pas mieux...

                  Mais, bon, la solidarité n est pas une qualité des nantis, suisses ou autres, c est bien connu. d ailleurs, chez vous, vous avez des pauvres que vous cachez bien parce que ça fait pas propre mais ce nest pas pour cela qu ils n existent pas.

                  Si chez vous vous combattez avidemment la saleté, c est bien parce qu elle existe !

                  Alors quand vous combattez l ISF français, on sent une faiblesse politique évidente chez vous qui ne supportez pas que les nantis puissent participer activement à la vie de leur cité ou de leur canton proportionnellement à l argent qu ils ont gagné grâce,au moins en partie, à l activité de leurs ouvriers et employés.

                  Et pourtant je ne suis pas socialiste ni communiste, ni lcr ni autres,mais on me fait comprendre quand même que je suis un salaud de gauchiste !

                  Bah ! à notre époque, avec la croissance effrénée de l individualisme, on est tous les salauds de quelqu un ou de quelque chose !

                  Alors cher suisse, gardez votre esprit de canton individualiste mais vous devriez penser à un autre Canton, en Chine, qui lui viendra vous bouffer, suisse ou pas !

                  bon courage !

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