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La vérité sur l’énergie nucléaire

Qu’est ce que l’énergie nucléaire ? Qu’est ce que la radioactivité ? Est-ce que cette énergie est sûre ? Quel avenir ?
L’énergie nucléaire est diabolisée, pourtant si on prend le temps de s’informer en restant objectif, on peut se faire une idée précise de la réalité et sortir de la propagande qu’on nous assène.
(Les numéros entre parenthèses vous envoient sur le site relatif au paragraphe lu)
L’énergie nucléaire apparaît lorsqu’un atome d’uranium se divise en deux. (1) Cette division produit de la chaleur et de la radioactivité. Ce phénomène existe depuis que l’univers s’est formé. On trouve de la radioactivité à l’état naturel partout sur Terre : le rayonnement cosmique provenant de l’espace, dans le sol, dans certaines roches comme le granit, on en trouve aussi dans les aliments et même dans notre corps.
Il faut savoir aussi que la radioactivité n’est dangereuse qu’à partir d’un certain seuil qui dépend de chacun. De plus le corps élimine de lui-même les cellules contaminées. 
 
Pour produire de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire, on extrait le minerai d’uranium puis on le concentre jusqu’à former de longues barres qui seront placées dans un liquide à l’intérieur du réacteur. (2) Lorsque ces barres d’uranium enrichi sont rapprochées les unes des autres, elles produisent de la chaleur qui fait tourner des turbines et produisent de l’électricité. Pour diminuer la quantité de chaleur, on introduit d’autres barres qui ralentissent la réaction.
Ce mode de production d’énergie est tout jeune puisque la première centrale électro nucléaire a été construite en 1954 en Urss.
 
Le rendement de l’électricité nucléaire est étonnant, puisque pour obtenir la même puissance, il faut plus de 50 000 fois plus de pétrole que d’uranium (3) : un camion de 30 tonnes suffit à alimenter une centrale nucléaire de 1Mw, alors qu’il faut 1,5 millions de tonnes de pétrole, ou 2,2 millions de tonnes de charbon pour alimenter une centrale à combustion de même puissance…Sans oublier l’énorme pollution causée par ces énergies.
Les stocks mondiaux d’uranium connus assurent d’avoir de l’énergie pour plus de 300 ans de réserves (4), certainement beaucoup plus car la prospection a été très peu développée à cause d’une demande encore limitée.
 
Le coût de l’électricité nucléaire ne dépend pas du prix de l’uranium mais du coût de fonctionnement des centrales nucléaires car c’est l’outil de contrôle du combustible qui est la véritable richesse et non pas le combustible, comme c’est le cas avec le pétrole, le gaz ou le charbon.
Le kwh nucléaire coute 40cts, le kwh du charbon 80 cts, le kwh du solaire est de 5€.
Quant au coût du démantèlement de la centrale et de la gestion des déchets, ils sont déjà compris dans le prix de vente de l’électricité.
 
L’énergie nucléaire est de plus en plus sûre.
Les normes de sécurité de la filière du nucléaire sont très sévères, l’extraction du minerai, le transport, l’enrichissement, la centrale elle-même, la gestion des déchets. 
 
Le cœur du réacteur est composé d’une épaisse paroi d’acier, l’ensemble est enfermé dans une enceinte de béton de plus de deux mètres d’épaisseur. L’intérieur d’une centrale nucléaire est tellement protégé qu’à l’intérieur, là où les gens travaillent, la radioactivité est plus faible qu’à l’extérieur.
 
Les systèmes de sécurité sont multipliés à tous les niveaux afin de rendre tout accident presque impossible. Dès qu’il apparaît un problème dans le cœur amenant une brusque élévation de la puissance, les barres de contrôle en graphite tombent automatiquement et la réaction en chaîne s’arrête d’elle-même. Ce système n’existait pas dans la centrale de Tchernobyl.
Il peut y avoir des fuites dans les circuits de refroidissement en contact avec la source de radioactivité, mais ces fuites sont confinées et ne peuvent pas s’échapper de la centrale.
 
Les centrales sont construites pour résister à un séisme d’une intensité supérieure d’une unité au séisme le plus élevé observé dans la région. Un avion qui tomberait ou qui serait envoyé sur une centrale nucléaire ne ferait aucun dégât, tout d’abord car un avion est un cylindre d’acier pas prévu pour résister à ce genre de choc. D’ailleurs un avion a été propulsé à 800 km/h sur un mur de béton : l’avion s’est volatilisé et le mur n’a pas bougé. (5)
 
Un réacteur nucléaire n’est pas une bombe atomique et ne peut pas le devenir. Pour fabriquer une bombe atomique il faut réunir 96% d’uranium 235, pour 4% d’uranium 238, alors que dans un réacteur c’est l’inverse, il y a 4% d’uranium 235 pour 96% d’uranium 238. Or pour passer de l’uranium 238 à l’uranium 235 il faut maîtriser une technique très complexe qui ne peut pas se produire par hasard ni par accident. Il faut nécessairement une véritable usine qui ne peut pas passer inaperçue.
Un réacteur nucléaire ne peut pas exploser. La catastrophe de Tchernobyl ne provient pas d’une explosion nucléaire, c’est le réacteur qui s’est emballé, causant une forte augmentation de la pression de vapeur d’eau dans le cœur et comme une cocotte minute, le réacteur a explosé, soufflant la dalle supérieure de protection.
 
L’environnement des centrales nucléaires est contrôlé en permanence à plusieurs kilomètres. Les mesures effectuées ne montrent aucune augmentation de la radioactivité ambiante. (6) Chacun peut aller le vérifier de lui-même avec un compteur geiger disponible dans le commerce.
 
Les déchets radioactifs. (7)
Il y a plusieurs sortes de déchets radioactifs, certains proviennent des hôpitaux, des dentistes, des industries irradiant les produits alimentaires pour les stériliser.
 
Les déchets les moins actifs sont entreposés dans des lieux très contrôlés, leur rayonnement radioactif diminue progressivement, jusqu’à ce qu’ils deviennent inertes après quelques années.
 
Les déchets les plus actifs sont en fait de l’uranium appauvri qui est coulé dans du verre, scellés dans une cuve d’acier, puis stockés dans des enceintes en béton, eux même installés profond sous terre, dans des couches argileuses très stable, ne présentant aucun risque sismique, loin au dessous des nappes phréatiques où l’eau ne peut pas pénétrer. Même si l’eau arrivait à se frayer un chemin jusqu’à ces zones, il faudrait qu’elle arrive à éroder le béton du local, puis l’acier, puis le verre. Cela prendrait des milliers d’années, d’ici là, la radioactivité se serait éteinte. La masse totale de ces déchets ne fait que 600 tonnes par an : un cube de 30 mètres de côté.
 
Ces zones de stockage sont surveillées en permanence et non pas abandonnées puisque cet uranium appauvri est destiné à être réutilisé dans des surgénérateurs. Ainsi en France on a constitué une réserve qui nous assure plusieurs milliers d’années d’électricité nucléaire. D’ici là on aura trouvé autre chose.
 
En 70 ans l’énergie nucléaire a causé peu de morts
Les accidents les plus graves ont été Three Miles Island aux Usa : aucun blessé, aucun décès. Mihama au Japon qui a causé 10 morts. Et Tchernobyl en Russie en 1986. Cet accident s’est produit parce que la technologie n’était pas au point à cette époque, mais surtout à cause d’une accumulation d’erreurs provenant du fonctionnement du système soviétique de l’époque. Ce genre d’accident ne pourrait plus se produire aujourd’hui parce que la technologie et la gestion ont beaucoup progressé.
 
Certains opposants au nucléaire affirment que cet accident a été la cause de plusieurs centaines de milliers de cancers. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il n’y a eu que 40 morts : c’étaient le personnel présent dans la centrale au moment de l’accident, puis les courageux qui se sont sacrifiés pour limiter les dégâts. Les habitants les plus proches ont été immédiatement déplacés hors d’atteinte. Il y aurait eu de nombreux cas de cancer de la thyroïde chez les enfants, mais ces cancers sont parfaitement soignés et la région est suivie de très près par les autorités médicales internationales. (8)
 
Quant au nuage radioactif de Tchernobyl, il est bien passé au dessus de la France, mais il était si peu radioactif qu’il n’y avait aucun danger pour la population.
Il y a une énorme désinformation sur ce sujet propagée par certains groupes écologistes ainsi que le lobby du pétrole qui voit diminuer ses parts de marché. (9)
 
L’énergie nucléaire cause infiniment moins de blessés et de morts que d’autres industries. La combustion du charbon produit une fumée très toxique, ainsi les fumées des centrales électriques au charbon causent plusieurs centaines de milliers de morts chaque année.(10) L’utilisation du charbon parmi les pauvres pour se chauffer ou cuire les aliments, tue plus d’un million de personnes par an ! Sans oublier les milliers de morts annuels dans les mines de charbon causés par l’inhalation de poussières, les coup de grisous. L’usage du gaz domestique tue aussi des milliers de personnes chaque année dans le monde. Tout ceci n’arriverait pas avec l’électricité nucléaire.
 
Certains opposants affirment qu’on nous ment que les centrales nucléaires sont des passoires à radioactivité. Pourtant les nombreuses études effectuées ne montrent aucune augmentation des cancers à proximité des centrales.
 
L’attitude des écologistes est juste lorsqu’ils demandent plus de sécurité et de transparence. Cela devient un mal lorsqu’ils diabolisent l’énergie nucléaire, empêchent son bon fonctionnement et son évolution. A la fin des années 1800 il y avait la même opposition contre l’électricité, prétextant que ça rendrait les gens aveugles ou fous. Ou on peut imaginer qu’il y a eu la même opposition lorsque certains ont appris à domestiquer le feu à l’âge préhistorique : ce qui est nouveau fait peur.
 
Il faut arrêter de croire que tout les dirigeants mentent et ne cherchent qu’à s’enrichir sur notre dos. Il y a quand même de nombreux gens honnêtes qui cherchent avant tout à bien faire leur travail et si l’énergie nucléaire était vraiment dangereuse, ces personnalités responsables le diraient. Si l’électronucléaire était vraiment trop risqué, les gouvernements ne s’y engageraient pas : un accident comme Tchernobyl dans la banlieue de Paris ou New York serait un véritable cataclysme pour le pays tout entier.
 
Le seul danger de l’énergie nucléaire est l’homme, ou plutôt certains hommes qui ne respectent pas la sécurité tout au long de la filière : l’extraction du minerai, les transports, l’enrichissement, le fonctionnement de la centrale elle-même, son démantèlement et la gestion des déchets. Ce n’est pas l’énergie nucléaire qui est en cause, ce sont les humains et ça existe dans tout les domaines d’activité.
L’autre danger est le risque de détournement de matériaux radioactifs afin de construire une bombe sale. Là aussi ce n’est pas le nucléaire qui est en cause : c’est contre le terrorisme qu’il faut lutter, pas contre le nucléaire !
 
Le nucléaire est le seul moyen pour combler le besoin croissant en énergie. Les énergies renouvelables idéales pour les villages et habitations isolées, ne peuvent absolument pas alimenter les villes de plusieurs millions d’habitants, leurs industries et les trains énergivores.
Cette énergie dangereuse est maintenant parfaitement maîtrisée, elle a fait ses preuves en tant qu’énergie fiable et sera de plus en plus employée puisqu’il y a 43 centrales nucléaires en construction dans le monde et 400 en projet.
Espérons que la France restera à la pointe de cette technologie comme elle l’est depuis longtemps et ne se laissera pas distancer par l’émergence de l’Asie et la Russie dans ce domaine.
 
Sites à consulter.
 
Fonctionnement d’une centrale nucléaire. Wikipedia.
 
Association des Ecologistes pour le Nucléaire : AEPN. on y trouve une foule de renseignements et de témoignages de personalités sur l’énergie nucléaire. Dont celui de J. Lovelock, le créateur de l’hypothèse Gaia.
Un site avec de nombreuses informations chiffrées sur l’énergie. Manicore.
 
De nombreuses infos très simples sur le nucléaire. Gamma.
 
 
Remerciements à Henri Lehn pour ses informations.
 

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209 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 1er février 2010 10:23

    Trés bon article. Clair et bien construit.

    Par contre... :
    « Quand au coût du démantèlement de la centrale et de la gestion des déchets, ils sont déjà compris dans le prix de vente de l’électricité. »

    Cela est complètement faux.

    Les deux premières centrales nucléaires françaises (M1 et M2 sur le site de Marcoule), sont restées inactives pendant 40 ans sans être démantelées.
    Si les budgets de démantellement existaient, je l’aurais su.

    Autre « petit » détail, les déchets les plus actifs sont constitués (en faible proportion, mais...) d’éléments issus de mutation qui ont une durée de vie estimée pour l’instant à 300 000 ans.
    Et ils sont non recyclables.

    Enfin, il serait bon de préciser que notre parc semble sacrément au top, vu les 18 tranches arrêtées sur 58 en décembre...


    • Eloi Eloi 1er février 2010 19:44

      @ Plancher des Vaches

      Je me permets de préciser :

      « Autre »petit" détail, les déchets les plus actifs sont constitués (en faible proportion, mais...) d’éléments issus de mutation qui ont une durée de vie estimée pour l’instant à 300 000 ans.
      Et ils sont non recyclables.« 

      Les déchets radioactifs sont un problème pour deux raisons :
      * ils produisent une très forte radioactivité
      * pendant très longtemps
      C’est pour cela que l’on mesure l’importance des déchets par rapport à la durée qu’il est nécessaire d’attendre avant que leur radioactivité diminue jusqu’à la radioactivité de l’uranium naturel (celui qu’on trouve partout : dans les rochers, chariés par centaines de tonnes dans les fleuves, dans les eaux minérales...).
      Notons de plus que cette décroissance est exponentielle : doubler le temps d’attente, diminue beaucoup plus que par deux la radioactivité

      Parmi les déchets, par ordre d’importance :
      * le plutonium, déchet pour des millions d’années
      * les actinides mineurs, pour des centaines de milliers d’années
      * certains »produits de fission« (de mémoire les lanthanides...), pour quelques milliers d’années
      * le reste, pour quelques centaines d’années

      Que fait-on aujourd’hui :
      * on recycle le plutonium, dans le combustible MOX. On produit de l’énergie à partir du plutonium, et produisant moins de plutonium qu’il y en avait au début du cycle. On s’est donc »débarrassé« de ce problème
      * les expériences dans Phénix (à marcoule) ont montré qu’il était possible de recycler les actinides mineurs. Cela était prévu à grande échelle dans Superphénix (que les »écologistes« ont fait fermer).
      * les américaine ont montré qu’il était techniquement possible de recycler les produits de fission

      Si tout ce cycle est installé, le problème des déchets est pratiquement résolu. L’opposition antinucléaire n’a jusqu’à aujourd’hui réussi qu’à faire avorter le recyclage des déchets, ce qui est grave. Le »problème« d’aujourd’hui est un faux problème créé par les antinucléaires ; c’est paradoxal, c’est surtout honteux de leur part...

       »Si les budgets de démantellement existaient, je l’aurais su.« 

      j’ai souvent entendu parler d’un fond EDF pour le démantèlement des centrales. Un fond que voulait d’ailleurs récupérer Jospin. Je vais essayer de trouver des éléments à ce sujet.

      @ l’auteur

      concernant la prolifération, c’est-à-dire la possibilité de fabriquer des bombes dans des centrales, il faut prendre en compte plusieurs éléments :
      * une bombe à besoin de certains isotopes de plutonium (de mémoire le Pu239 mais je ne suis pas sûr) extrêmement pur pour fonctionner. Ce plutonium »pur« , de »qualité militaire« est produit dans toutes les centrales, MAIS après quelques mois après l’introduction de l’uranium en central, il est pollué par d’autres isotopes du plutonium (le Pu240) qui »empoisonne« neutroniquement le plutonium (il absorbe beaucoup de neutrons) et empêchent l’explosion atomique.
      * une fois cela dit, on comprend que pour fabriquer du plutonium militaire en centrale, il faut mettre du combustible, un mois plus tard le retirer (avant qu’il soit »empoisonné« ) et donc arrêter la centrale. Grossièrement : cela se détecte : de nombreux convois vers la centrale, une production d’énergie presque nulle (ca coûte cher 1 GW d’électricité en moins, des millions d’€ par jour). Donc les voisins sauront que vous produisez du plutonium.
      * une fois le Pu239 produit, il faut le séparer du reste des éléments. Il faut pour cela des milliers de centrifugeuses qui serviront à le concentrer. Leur mise au point est délicate, cela demande une importante technologie, de nombreux ingénieurs qualifiés, une très grande surface au sol : autremenent dit : tout le monde le saura.

      Quant aux bombes sales, il faut voler du combustible. Pour cela il faut un énorme camion (le combustible est trop lourd pour être porté à la main), des camions bien sûr plus surveillés que les camions de transport de fonds, et surtout, il faut mettre le combustible dans une bombe : quiconque essaiera risque d’y passer avant d’y arriver : les déchets sont radioactifs. Quand à avoir les machines pour le faire, même remarque qu’avant : tout le monde saura que vous avez un laboratoire de manipulation de combustible »chaud"

      Comme vous le dites, le problème de la prolifération nucléaire est surtout un problème pour les services secrets, et de lutte antiterroriste. Le terrorisme nucléaire est difficile, et heureusement, sinon ca serait déjà arrivé.

      Pour faire du terrorisme nucléaire, les terroristes auront plus vite fait de voler une source (iode) dans un hôpital...


    • Romain Desbois 1er février 2010 19:50

      "Lorsque ces barres d’uranium enrichi sont rapprochées les unes des autres, elles produisent de la chaleur qui fait tourner des turbines et produisent de l’électricité"

      Tiens je croyais que la chaleur servait à faire bouillir de l’eau et que c’est la vapeur d’eau qui faisait tourner les turbines !

      Comme du temps de Denis Papin en somme smiley


    • Romain Desbois 1er février 2010 19:54

      @auteur

      Mais il suffit d’aller sur le lien wikipédia que vous mettez pour voir que vous vous trompez !!!!


    • Montag Montag 1er février 2010 10:37

      « Les systèmes de sécurité sont multipliés à tous les niveaux afin de rendre tout accident presque impossible. »

      Tout est dans le presque...

      « Les déchets les plus actifs sont en fait de l’uranium appauvri qui est coulé dans du verre, scellés dans une cuve d’acier, puis stockés dans des enceintes en béton, eux même installés profond sous terre, [...] »

      Pas seulement, l’uranium appauvri a remplacé le tungstène pour percer les blindages. Il n’est donc pas uniquement coulé dans du verre, il est également bombardé sur l’homme.

      « Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il n’y a eu que 40 morts : c’étaient le personnel présent dans la centrale au moment de l’accident, puis les courageux qui se sont sacrifiés pour limiter les dégâts. […] »

      Grotesque de naïveté. A voir à ce sujet, le documentaire « la bataille de tchernobyl » disponible notamment sur dailymotion.


      • plancherDesVaches 1er février 2010 13:35

        C’est effectivement « presque » impossible.
        Si vous aviez participé à une construction de centrale, vous auriez constaté que tous les paramêtrees sont contrôlés 2 à 4 fois.
        Et que les circuits de contrôle des contrôleurs sont eux-mêmes contrôlés. (voir : redondance)

        Mais cela n’empêche pas de vider un circuit (heureusement peu radioactif) dans un bassin extérieur.
        Sauf que le bassin fuyait.
        La nappe phréatique sous Gravelines est donc contaminée...

        En fait, ce ne sont pas les installations qui manquent de fiabilité. C’est l’ensemble des acteurs et installations périphériques.
        Question de coûts...


      • sheeldon 1er février 2010 10:54

        bonjour

        j’ai moinsé cet article qui est une publicité pour le nucléraire égrainant toutes les stupidités diffusées par le lobby nucléaire !

        alors je vais pas tout reprendre car tout est a reprendre ! mais je vais posé une seule question a cet auteur .

        combien coute le démantèlement d’une seule centrale et qui paye ?

        après réfléchissez au fait que la france par exemple en a une trentaine a démantelé d’ici 2030 .

        sur la santé et les déchets c’est trop drôle pas de soucis , ben écoutez vu que ça ne craint rien on fera un centre d’enfouissement a côté de l’école de vos mômes , pas de soucis c’est super propre !

        cordialement


        • Rik 7 février 2010 11:27

          Tout à fait d’accord
          Et pour s’en convaincre, un extrait du documentaire : « Nucléaire, rien à signaler » :
          http://www.ubest1.com/index.php?option=com_seyret&Itemid=27&task=commentaire&nom_idaka=5604&anarana=video&ecrit=Rikiai&vi=Rikiai_1265496598_video.flv&idaka=&pos=


        • Fourmi Agile Evrard 7 février 2010 12:06

          @Rik.
          Vous nous mettez un lien vers un site contre le nucléaire où en première page on trouve un gros bandeau publicitaire pour le poker et autres pub. 

          Le forum de ce site semble être écrit par des adolescents.

          Comment voulez vous qu’on prenne au sérieux ce genre de site.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er février 2010 11:07

          C’est sympa de vouloir vulgariser ce sujet pour le rendre plus accessible à tous, mais la question que l’on peut se poser est : pourquoi l’Etat, promoteur de ces techniques financées par les impôts du peuple n’a-t-il pas commencé par là  ?

          Certes, tous vos chiffres sont rassurants, mais ils ne comptabilisent pas les dégâts causés partout dans le monde tel au Niger par exemple.

          autre erreur, c’est le prix du photovoltaïque, largement surgonflé par la politique « tout les œufs dans le même panier » démocratiquement imposée par nos dominants. A titre indicatif, ce prix est de moitié au states, et même encore inférieur au Tadjikistan.

          Posez vous la question de savoir comment sont alimentés les paradis fiscaux et les îles vierges où ne règnent aucune centrale nucléaire, vous comprendrez pourquoi l’on impose cette solution aux français, qui ainsi financent sans le savoir les autres alternatives de par la monde entier.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er février 2010 12:27

            @ l’auteur,

            Aucune assurance ne veut garantir le risque réel. Posez vous la question pourquoi ? Une seule goutte d’eau froide tombant sur un métal en fusion à 1200 degré augmente de 1200 fois son volume en une seconde. Dans le cas du nucléaire, les volumes d’eau et les températures sont autrement plus hautes, et pourtant en contact direct. Comme ce sont les hommes les principaux dangers, c’est donc l’inattention qui représente le plus grave danger. Ce sont ces concours de circonstances qui ont valu à Tchernobyl de sauter.


          • Ni naïf Ni Crédule dede 1er février 2010 16:07

            Non, les températures dans un réacteur nucléaire ne sont pas hautement plus hautes que ce que vous annoncez.

            L’eau qui rentre dans la cuve est de l’ordre de 286°C pour en ressortir à 323°C après avoir lécher les tubes de combustible où se produit les réactions nucléaires qui produisent de la chaleur.

            Le tout se faisant sous pression adéquate (155 bar) afin de ne pas faire bouillir l’eau, ce qui engendrerai des bulles d’air et ne permettrai pas d’évacuer convenablement la chaleur.


          • Eloi Eloi 1er février 2010 20:26

            Une seule goutte d’eau froide tombant sur un métal en fusion à 1200 degré augmente de 1200 fois son volume en une seconde.

            si l’on imagine que la goutte d’eau est déjà sous forme de vapeur, et que l’on applique la loi des gaz parfaits :

            pV=nRT

            passer d’une température de 100°C à 1200°C augmente le volume de 12 fois. Si l’on part de l’eau liquide, la dilatation thermique de l’eau entre 0 et 100°C produit une augmentation de volume de 2.6% (négligeable).

            Je me demande d’où vous tenez ca ??

            @ dede

            Dans un réacteur à eau pressurisée (REP), c’est le cas, mais il existe également les réacteurs à eau bouillante (je crois la moitié des réacteurs au monde). Dans ce type de réacteur (qui n’a pas été construit en France), c’est la vapeur créée directement par le combustible nucléaire qui fait tourner les turbines ; en REP, il faut passer par un circuit intermédiaire, que l’on fait bouillir. La deuxième solution a généralement une réputation de sûreté améliorée (plus de barrières de confinement), la deuxième est réputée moins chère car plus simple.
            Je crois qu’essayer de déterminer lequel est le meilleur ressemble à une bataille de chiffoniers smiley


          • Eloi Eloi 1er février 2010 21:01

            Heu pour clarifier la phrase précédente :

            * REP : a généralement une réputation de sûreté améliorée (plus de barrières de confinement), ceux que l’on a construit en France
            * REB : réputée moins chère car plus simple.


          • Ni naïf Ni Crédule dede 2 février 2010 14:18

            En effet les REP sont plus à même d’avoir un degré de sureté supplémentaire car ils possèdent une troisième barrière comparativement aux REB qui sont en effet moins chers.

            La différence de sureté sur REB (par rapport à un REP) se retrouve est le système de commande de grappe qui se fait par le dessous, alors que sur le REP il se fait par le dessus, profitant ainsi de la gravité naturelle pour baisser les barres et arrêter le réacteur en cas de problème.

            L’autre problème du REB est le fait de générer des bulles d’air, ce qui complique le pilotage de la réactivité.

            Pour résumer, les 3 barriéres existantes dans un REP (barriéres entre l’élément radioactif et l’environnement extérieur) sont 1) la gaine qui entoure le combustible, 2) le circuit primaire (la cuve fermée sous 155bar), et 3) le circuit secondaire (enfermée dans une enceinte de confinement (la bâtiment réacteur - doublée suivant les cas).


          • plancherDesVaches 1er février 2010 13:47

            Aïe aïe aïe... ’core un qui écrit sans savoir.

            En cas de séisme justement majeur, les barres de graphite tombent. Leurs fixations étant justement étudiées pour ça. Et tout s’arrête.

            Les domes en béton sont calculés pour résister à l’impact d’un avion de chasse. Celui-ci étant beaucoup plus perforant à cause de sa résistance et de sa vitesse qu’un avion de ligne, même gros porteur, qui s’acraserait comme une bouse de vache.

            Pour les déchets, voir ce que j’ai écrit plus haut.

            Le coût d’un démantellement est parfaitement connu. C’est le double du prix de la construction pour une centrale courante.


          • kintz 1er février 2010 16:01

            Ne pas oublier dans le coût faramineux du nucléaire, les sommes rondelettes destinées à acheter les populations qui vivent là où ils souhaitent enterrer leurs déchets (400 000 ans de demi-vie !)

            QUESTION : Pourquoi de telles sommes si c’est sans danger ?
            SUGGESTION : Pourquoi ne pas les mettre dans les catacombes à Paris puisque c’est sans danger ? (vous économiseriez le creusement !)
            REMARQUE : Buvez du champagne pendant qu’il est encore temps. Des enfouissements sont programmés à un jet de pierre des premiers vignobles champenois. La réputation et toute la filière champenoise est condamnée d’avance !

            La devise du lobby nucléaire est « Après moi le déluge ». en fait ce sera « après moi le désert »...

            Ces gens sont totalement irresponsables. Ils sont les jouets périssables d’un système qui les utilisent à leur insu et dont l’unique but est le profit pour le profit (incapables qu’il est d’une plus noble ambition...)


          • Ni naïf Ni Crédule dede 1er février 2010 16:12

            Depuis le temps que les centrales tournent, a-t-on vu une réduction de la production viticole ?
            A-t-on vu des contaminations suite à l’ingestion de vin, même pour le pire des picrates ?

            C’est un peu réducteur de faire croire ce que vous annoncez !


          • Eloi Eloi 1er février 2010 20:43

            Donc pour vous tout est simple, sûr, sous contrôle... Alors pourquoi est-ce si opaque ? Pourquoi depuis des décennies les Français ne sont-ils pas informés correctement sur le nucléaire civil ?

            Il y a pas mal d’informations quant on se donne la peine de chercher :

            * le site du CEA pour comprendre comment marche la technologie. 

            * le site de l’autorité de sûreté nucléaire, pour comprendre les incidents, leur classification, un résumé de chacun de leurs interventions (allez directement à la source plutôt que le site de sortir du nucléaire)

            * les débats au Parlement ou au Sénat (des pages et des pages d’arguments)

            * poser des questions...

            Le problème est que le nucléaire est une question technique difficile et qu’il faut un peu se creuser la tête. Ca ne passe vraiment pas bien dans les journaux : les journalistes sont des incultes et ne veulent surtout par risquer de tirer une ride d’efforts à leur clientèle.

            Sur vos réponses : un séisme majeur ne peut-il provoquer des fissures et des contaminations ? 

            Les structures d’un réacteur nucléaire sont dimensionnées (on calcule leur résistance sous sollicitations avec d’énormes coefficients de sécurité) pour résister à des séismes largement supérieurs au plus gros séisme qui se soient produits dans la région où est construit le réacteur. Comme tout peut arriver, trois barrières sont prévues contre la contamination : la gaine du combustible, le circuit primaire (la cuve) et le dôme. C’est de la redondance : que les trois structures défaillent simultanément est très très très improbable. De plus le combustible est isolé par petits morceaux dans leur gaine, la première barrière (ce qui forme le crayon) : il y en a des millions dans un réacteur. La probabilité que toutes les gaines cassent en même temps, malgré les calculs et que les rejets soient importants, deviennent très faible. Tout cela est très réfléchi, avec de très forts coefficients de sécurité. Si vous souhaitez plus de précisions, on peut en discuter, dans les limites de mes connaissances...

            L’impact d’un avion de chasse serait supporté, mais à quelle vitesse et quel modèle ?

            Le problème est qu’il n’est pas forcément judicieux de fournir ces données, en termes de contre-terrorisme. Qu’est-ce qui empêcherait alors des terroristes de construire un avion encore plus gros que le seuil avoué ?

            L’avion de ligne s’écraserait, dites-vous ; pourquoi n’a-t-on jamais vu de simulation ?

            Il y a des simulations d’impact d’un avion sur un mur de béton. J’en ai pas sous la main, mais une recherche google doit en montrer quelques-unes. Vous en avez cherché et jamais trouvé ?

            Pour les déchets, le problème n’est pas du tout résolu. 

            regardez plus haut !

            Je ne comprends pas très bien votre jeu : tantôt vous semblez critique, tantôt vous accusez les prudents de ne pas savoir.

            Concernant le nucléaire, il vaut mieux être toujours critique, en fait. De façon à obliger l’industrie à toujours faire mieux et plus sûr, et de ne pas se contenter de faire du low-cost. Cela dit, comme dit ci-dessus, le niveau de culture technique sur le sujet de la part d’intervenants très critiques est parfois vraiment bas. ce qui invalide par là même ces critiques...


          • kintz 3 février 2010 20:14

            Les centrales tournent depuis 30 ans et les déchets vont vivre 400 000 ans !
            Il faut comparer ce qui est comparable (même en science !)
            On a aucune expérience fiable sur les contaminations qui vont se propager sur de telles durées.

            Bonne chance pour les 399 970ans qui restent !
            (pour une demi-vie, soit la perte de la moitié seulement de la radioactivité...)


          • Fourmi Agile Evrard 4 février 2010 08:33

            @philippe Renève

            Les déchets sont suivis et contrôlés en permanence par l’Andra (voir lien dans l’article).
            Ces déchets sont dans des couches argileuses très profondes, sous les nappes phréatiques, là où l’eau ne peut s’infiltrer, donc il n’y a aucun danger de contamination pour les humains.

            Pour terminer, ces déchets ne sont pas abandonnés, et c’est presque certain que d’ici quelques années on trouvera le moyen soit de les réutiliser comme source d’énergie, soit de les rendre inertes.

            Cordialement.


          • Mycroft 1er février 2010 14:00

            Il n’y a pas eu explosion. L’auteur est assez approximatif sur ce sujet.

            Le réacteur à fondu, et a provoqué un incendie, ce qui a également fissuré les parois de la centrale.(en très résumé, voir l’article de wikipedia sur le sujet pour une analyse plus précise de l’accident).

            Il n’y a jamais eu d’explosion nucléaire de type « bombe A »à Tchernobyl lors de l’accident.


          • Dominique Larchey-Wendling 1er février 2010 11:41

            A mon avis, vous faites une grosse erreur sur la notion de réserves d’uranium. Voir cet article : L’hypocrisie nucléaire française.

            Vous faites le même genre d’erreur que ceux qui parlent de 50 ans de réserves de pétrole :

            1/ Il ne faut pas assimiler réserves et capacité de production. Ce qui compte, ce sont les capacités de production. Elles ne dépendent pas uniquement des investissements. Elles dépendent aussi de la géologie, de la géographie, des rapports de forces politiques, économiques voir militaires ...

            2/ Il faut ramener les capacités de production aux besoins du marché mondial. Le nucléaire ne représente que 5% de la production mondiale actuelle d’énergie.

            Le nucléaire est un marché de niche dans lequel la France a une position ultra-favorable. Cette position pourrait se dégrader nettement si des concurrents venaient à pointer leur nez un peu partout. La France (et surtout ses élites nucléaires) n’a aucun intérêt a une généralisation de l’utilisation du nucléaire civil partout dans le monde. Vous pouvez juger de sa politique extérieure sous cet angle ...


            • Eloi Eloi 1er février 2010 20:51

              Disons que le coût du combustible est très faible comparé au coût d’investissement. Je n’ai pas de chiffre précis en tête, mais mettons 5% au maximum. Un doublement du prix du combustible augmenterait de 5% le prix de l’électricité. Ca laisse de la réserve pour augmenter la capacité de production...

              Qu’en serait-il du doublement du prix du pétrole ?

              On a consommé la moitié des réserves d’uranium conventionnelles. Il en reste des tas non conventionnelles (phosphates, entre autres) : de mémoire plusieurs facteurs. Après il reste des milliards de tonnes dans les océans ; le rhône en charrie des centaines de tonnes chaque année :

              si cela coûte 5 fois plus cher d’extraire l’uranium du rhône, ca ne sera « que » 20% d’augmentation du prix : qu’en serait-il de notre civilisation d’une multiplication par 5 du prix à la pompe du pétrole ?

              Après les surgénérateurs peuvent exploiter l’uranium 238, 99.5% de l’uranium sur terre, et que l’on n’utilise pas aujourd’hui dans les réacteurs. Ca laisse aussi de la marge. Le Japon « vend » son surgénérateur comme un réacteur de coût identique à un réacteur de génération actuelle. En france, nos stocks d’uranium 238 permettraient de multplier par plus de 70% la quantité d’électricité nucléaire produit jusqu’à aujourd’hui dans notre pays...

              Le thorium, à peu près aussi abondant que l’uranium, n’est pas encore utilisé ; l’Inde base sa stratégie énergétique sur cet élément.

              Ca laisse quand même pas mal de marge.


            • Dominique Larchey-Wendling 1er février 2010 22:51

              Et voilà ... il suffit de payer plus et hop, on a de l’énergie comme par magie ...

              Il n’y a rien à faire, cet argument idiot fini toujours par ressortir ...

              Oui il y plein d’uranium dans l’océan .... et de l’or aussi, il y en a peut-être même sur la Lune ... mais tout ça ne sert à rien si le rendement énergétique est négatif, c’est à dire, s’il faut plus d’énergie pour récolter cet uranium qu’il n’en rapporte en combustion dans une centrale.

              Je parle d’énergie, pas d’argent ...

              L’argent ne règle pas tous les problèmes, contrairement à ce que pensent les économistes de la Terre plate.

              Quand aux autres technologies ... surgénérateurs, thorium, fusion ... il reste à faire la preuve de leur faisabilité à grande échelle ... pour l’instant c’est de la science-fiction.
               


            • Eloi Eloi 2 février 2010 19:36

              Je parle d’énergie, pas d’argent ...

              Et vous avez bien raison. Bonne question.

              Cependant tous les prophètes du « renouvelable » ne parlent que rarement de rendement énergétique : reste à prouver que le photovoltaïque, le solaire thermique, le géothermique, le marémoteur sont également des sources d’énergie. Voire qu’elles sont renouvelables (le géothermique et le marémoteur ne le sont pas, à l’évidence).

              Tout disponible pour en discuter...

              Quand aux autres technologies ... surgénérateurs, thorium, fusion ... il reste à faire la preuve de leur faisabilité à grande échelle ... pour l’instant c’est de la science-fiction.

              surgénérateurs, je crois que la preuve est faite, par de nombreux pays du monde : ca a marché en france, aux usa, au japon, en inde. En france dans un réacteur de taille industrielle (ne me dites pas qu’il n’a pas fonctionné : il a passé la moitié de son temps en « pannes administratives » en attente de décisions politiques)
              thorium : l’inde s’y met à fond : elle nous doublera.
              les candu canadiens fonctionnent « presque » à l’uranium naturel (pas besoin d’enrichissement)

              Plein de signaux positifs, non ?

              Le problème de la preuve est qu’elle nécessite des discussions techniques et des investissements plus que technicolore sur le « vert » de la chose. Et surtout d’y mettre un peu de bonne volonté, ce que la virulence de vos réactions semblent démentir : vous ne voulez pas y croire, si l’on vous écoute, rien ne sert d’essayer.
              Enfin, si vous préférez mettre des milliards dans des moulins à vent qui serviront juste à économiser quelques tonnes de gaz ou de charbon...


            • Fourmi Agile Evrard 2 février 2010 22:09

              @Eloi, merci pour votre information
              je rajouterais que l’électronucléaire est tout jeune puisque c’était en 1956 que pour la première fois une centrale nucléaire a produit de l’électricité...en Urss.
              L’électronucléaire a donc 65 ans, cette technologie évoluera énormément dans les années à venir. Les centrales seront plus sûres, auront un bien meilleur rendement, et les surgénérateurs beaucoup plus efficaces.

              Je me demande à quoi veulent arriver les écolos, alors qu’il y a 34 centrales en construction dans le monde et 400 en projet.


            • Eloi Eloi 2 février 2010 22:38

              Je me demande à quoi veulent arriver les écolos

              ah mon avis, c’est qu’il y a une grande partie d’entre eux ne supportent tout simplement pas, plus que le nucléaire, l’Homme, tout simplement. On ferait des centrales solaire, qu’ils trouveraient le moyen de pleurer que ca permettrait à un peu plus d’hommes de vivre...

              Ce genre de types qui, entre sauver un panda et sauver un homme, sauveraient le panda, et avec un immense sourire !

              Bonne soirée à vous !


            • Dominique Larchey-Wendling 7 février 2010 00:50

              Plein de signaux positifs, non ?

              Le problème de la preuve est qu’elle nécessite des discussions techniques et des investissements plus que technicolore sur le « vert » de la chose. Et surtout d’y mettre un peu de bonne volonté, ce que la virulence de vos réactions semblent démentir : vous ne voulez pas y croire, si l’on vous écoute, rien ne sert d’essayer.

              Ben non, il se trouve que l’idée de signer encore et encore des chèques en blanc à l’industrie nucléaire ... évidement aux dépends d’autres pans de la recherche ... ne me parait pas une bonne idée. Que le lobby nous parle des problèmes d’approvisionnements en combustible, de concurrence nucléaire et de pollution et arrête d’agiter les épouvantails de la prolifération et du terrorisme nucléaire, et on pourra alors sérieusement discuter de la place que peut prendre le nucléaire dans la définition de la stratégie énergétique de la France.

              Des promesses et des fantasmes sur les fantastiques progrès du nucléaire ... on peut avoir envie d’y croire mais c’est donner encore plus de pouvoir à un lobby qui semble ne plus s’intéresser qu’au maintien de son pouvoir. Parfois l’industrie nucléaire donne l’impression de promettre qu’elle est à la veille de la découverte du mouvement perpétuel ... l’énergie « gratuite et illimitée », un vieux fantasme de l’humanité ...

              Maintenant, vos arguments sur la rentabilité énergétique des renouvelables sont recevables. Bien-sûr, il ne faut pas imaginer que les renouvelables vont pouvoir se substituer aux fossiles et au nucléaire ... c’est absurde.

              Mais je ne crois pas non plus que le nucléaire soit la solution au problème de pénurie énergétique global qui apparait avec Peak Oil. La France refusera tout simplement de partager le nucléaire civil avec les nouveaux arrivants ... parce que le gâteau nucléaire n’est pas assez grand pour tout le monde.


            • Fourmi Agile Evrard 7 février 2010 10:06

              @Dominique LW.
              Personne n’a dit que le nucléaire était la solution parfaite et définitive.
              L’électro nucléaire est la solution idéale pour aujourd’hui et pour les décennies à venir parce que c’est le seul moyen pour alimenter en électricité des villes de plusieurs millions d’habitants.
              Je suis entièrement d’accord avec vous que la recherche doit continuer afin de trouver d’autres formes d’énergies totalement sûres et assez puissantes, mais pour l’instant il n’y a rien.

              Alors qu’est ce qu’il vaut mieux : abandonner le nucléaire, ce qui nous amènera à une terrible crise économique et sociale. Ne serait ce pas mieux de chercher à améliorer la sécurité à tout les niveaux de la filière : extraction, transport, centrale, déchets, démantèlement. 
              Tout en continuant la recherche dans d’autres domaines bien entendu.


            • Eloi Eloi 7 février 2010 10:40

              Ben non, il se trouve que l’idée de signer encore et encore des chèques en blanc à l’industrie nucléaire ... évidement aux dépends d’autres pans de la recherche ... ne me parait pas une bonne idée.

              Bah écoutez, plusieurs choses :

              * vous parlez de chèques en blanc : c’est ridicule, ce sont des chèques pour un objectif prouvé. On sait qu’il est possible, scientifiquement et technologiquement, de faire de la surgénération et du recyclage. Nous avions en France, superphénix et la Hague pour le faire. On a fermé superphénix pour des raisons politiques. On a retiré arbitrairement un maillon de la chaine. Je vous le répète : ce n’est pas de la recherche, c’est revenir à la situation de début 90.

              * pourquoi faut-il encore payer ? edf s’était engagé dans le consortium avec les allemands et les italiens a fournir de l’électricité par superphénix. On a fermé superphénix (pour des raisons politiques et non techniques) avant qu’il ait produit toute l’énergie qu’il était sensé produire. Ce n’est pas un chèque en blanc, c’est payer la décision arbitraire qui a consisté à sacrifier un investissement passé. Cet argent jeté par la fenêtre vous énerve ? le coupable n’est pas l’industrie nucléaire, mais jospin et voynet. Leur décision a coûté plusieurs milliards d’euros, et 20 ans de retard technologique. Il ne faut pas vous tromper de coupable.

              * vous parlez de chèque en blanc ? Ces milliards dont on abreuve poweo et direct energy pour faire des moulins à vents sont exactement des chèques en blanc.

              Que le lobby nous parle des problèmes d’approvisionnements en combustible, de concurrence nucléaire et de pollution et arrête d’agiter les épouvantails de la prolifération et du terrorisme nucléaire, et on pourra alors sérieusement discuter de la place que peut prendre le nucléaire dans la définition de la stratégie énergétique de la France.

              Que le débat devienne plus sain, est exactement ce que je souhaite ! Et honnêtement, les plus mauvais à ce jeu : mauvaise foi, attaques systématique, propagandes, ce n’est pas l’industrie, c’est les hystériques de « sortir du nucléaire ». Essayez de discuter rationnellement avec eux, vous verrez...

              Des promesses et des fantasmes sur les fantastiques progrès du nucléaire ... on peut avoir envie d’y croire mais c’est donner encore plus de pouvoir à un lobby qui semble ne plus s’intéresser qu’au maintien de son pouvoir. Parfois l’industrie nucléaire donne l’impression de promettre qu’elle est à la veille de la découverte du mouvement perpétuel ... l’énergie « gratuite et illimitée », un vieux fantasme de l’humanité ...

              Bah dites donc, une énergie pour quelques milliers d’années en france (et sur le territoire), on avait ca il y a vingt ans. Ca, se sont les faits. Elle n’est pas gratuite ni illimitée, mais elle n’est pas beaucoup plus chère que l’énergie nucléaire actuelle (et comparez les tarifs edf et ceux de nos voisins européens, on a un peu de marge), et quelques milliers d’années, bon, c’est pas si mal. D’ailleurs les japonais annoncent aujourd’hui un surgénérateur à isocoût avec un réacteur actuel.

              Maintenant, vos arguments sur la rentabilité énergétique des renouvelables sont recevables. Bien-sûr, il ne faut pas imaginer que les renouvelables vont pouvoir se substituer aux fossiles et au nucléaire ... c’est absurde.

              Et de même imaginer 100% de nucléaire est absurde. On est au d’accord que chaque voie est à poursuivre.

              Mais je ne crois pas non plus que le nucléaire soit la solution au problème de pénurie énergétique global qui apparait avec Peak Oil. La France refusera tout simplement de partager le nucléaire civil avec les nouveaux arrivants ... parce que le gâteau nucléaire n’est pas assez grand pour tout le monde.

              Bah écoutez, le pétrole/charbon/gaz représente 80% de la consommation énergétique mondiale. Ca fait un sacré gâteau.... Et si la france ne veut pas partager... Bah elle se fera doubler par l’Inde et la Chine, qui sont loin d’être des branquignoles. Les indiens ont un immense programme, depuis plusieurs décennies, pour être, à terme, leader dans la surgénération (thorium). Les sud-africain eux, ont fait cause nationale d’un réacteur à haute température à gaz. Ils vont peut-être se planter, mais pour l’instant, on se fait grignoter par les flancs, non ?


            • Fourmi Agile Evrard 7 février 2010 11:59

              Eh oui Eloi, à cause de ces écolos qui bloquent tout. Je me demande vraiment qui sont des gens là et qu’est ce qu’ils cherchent ? Qu’est ce qu’ils veulent ?

              Quand je vois qu’en Corse ils refusent l’énergie nucléaire et qu’ils sont en train de construire un barrage qui va détruire la magnifique rivière Rizzanèse, ça me fait mal au coeur.

              Quand on voit que nos dirigeants se sont couchés devant ces soi disant écolos pour faire arrêter SuperPhénix, technologie à l’avant garde dans le monde, ça me fait mal au coeur.

              Quand je vois qu’en Inde, en Chine, en Afrique du Sud, ils développent à fond cette énergie, je commence à me faire du souci pour la France.


            • Eloi Eloi 7 février 2010 12:12

              Evrard, le plus gros défaut de l’énergie nucléaire, à mon sens, est la difficulté technique du sujet. En discuter prend des pages et des pages, alors que les slogans antinucléaire sont rapides et péremptoires.

              Et c’est tellement incompréhensible quand on considère que pétrole/gaz/charbon couvrent près de 80% de nos dépenses énergétiques. C’est 80% de marché que se partageront nucléaire et énergies alternatives. C’est inquiétant je trouve, de voir les promoteurs de ces dernières passer plus de temps à « casser du nucléaire » qu’à promouvoir et démontrer la viabilité de leurs idées...

              Pour superphénix, la ficelle est vraiment grosse : l’industrie a un déchet et des ressources limitées, développe le réacteur qui permet de recycler les déchets et produire deux ordres de grandeur de plus de ressources, les antinuc’ le font fermer, et, vingt ans après, clament qu’il n’existe pas de solution. Tout cela est du mensonge, c’est profiter de la courte mémoire des citoyens, ce n’est pas honnête.

              C’est incompréhensible : comment un écologiste peut-il se réjouir d’avoir fait fermer la seule centrale qui pouvait recycler les déchets nucléaires ?


            • Fourmi Agile Evrard 7 février 2010 12:30

              @Oui Eloi, l’attitude de ces antinucléaires m’inquiète beaucoup. A quoi ils veulent arriver ? Est ce qu’ils sont conscients de ce qu’ils font ? Est ce qu’ils seront de plus en plus influents auprès des gouvernements futurs ?
              Quand je vois les réactions de certains ici et dans la vie courante, je suis vraiment inquiet pour le futur énergétique et donc économique de la France.


            • Eloi Eloi 7 février 2010 13:21

              Vous répétez que Superphénix n’a été arrêté que pour des questions administratives. Pour vous certainement, les fuites de sodium, c’était certainement dû à des saboteurs écologistes qui franchisaient les murs d’enceinte la nuit......

              Ah non, superphénix n’a pas été arrêté que pour des raisons admninistratives. Il y a eu effectivement eu des pannes :
              * la fuite la plus importante (et qui a justifié l’essentiel du temps de réparation de la centrale) s’est passée dans la cuve du barrillet, c’est-à-dire sur la zone tampon de transfert du combustible (avant le cuve). Il ne faut pas imaginer une fuite sous forme de geyser, c’était un faible goutte à goutte. Il s’est produit sur une cuve d’un matériau nouveau, qui n’était pas celui de la cuve principale du réacteur, ni de tous les autres réacteurs à sodium (phénix et rapsodie, en france). ce matériau avait été plus ou moins imposé par les allemands, mais remonter la véritable responsabilité est à mon avis difficile ! Quoi qu’il en soit, une telle fuite ne s’est jamais produite sur la cuve principale et les autres réacteurs, et pendant des décennies cumulées d’utilisation.
              * la chute de toit était due à une trop grande accumulation de neige (précipitations hors-normes) sur un bâtiment non-nucléaire. Sur les bâtiments nucléaire, il n’y a pas eu de problème : les coefficients de sécurité étaient beaucoup, beaucoup plus élevés.

              Il n’y a pas eu le moindre accident d’ordre nucléaire sur superphénix !

              Ce qu’il faut retenir c’est que superphénix a passé 53 mois de fonctionnement, 25 mois en réparations et 54 mois en attente des autorisations ; il était prévu pour 30 ou 40 ans, il n’a été en place qu’une dizaine d’années. Il a passé plus de temps « le moteur éteint », ou en démentèlement, qu’en fonctionnement. C’est très regrettable, d’autant plus que la période initiale, justement, est celle où la majeure partie des problèmes, pour un prototype, se montrent. On peut supposer, et je ne pense pas que ce soit absurde, que les 20 ou 30 ans de fonctionnement suivants se seraient déroulés correctement.

              Pourquoi aucun pays n’exploite un Superphénix bis, alors que Super Phénix résoud tous les problèmes sur l’approvisionnement d’uranium

              Vous faites erreur. Le japon devrait voir MONJU démarrer prochainement. Il a été arrêté pour une fuite, également, mais attend depuis 10 ans son redémarrage (raisons administratives, aussi). Il devrait pouvoir être redémarré cette année. Ils étudient depuis 10 ans un réacteur de taille industrielle : le JSFR et sont sacrément en avance, du point de vue sûreté et économique.
              La chine devrait démarrer sous peu son CEFR (un petit réacteur de la taille de Rapsodie). L’inde a un petit réacteur en fonctionnement depuis un certain temps (sur les plans de Rapsodie) et construit actuellement un réacteur de la taille de Phénix, son ambition : être leader dans les surgénérateurs à sodium.

              Si Super Phénix ne présente aucun danger, qu’il est sûr de fonctionner à plein régime sans aucune panne, alors tous les politiques français sont des débiles profonds qu’ils faut vite enfermer.

              Franchement, ce ne sont pas des débiles profonds juste des politiciens. Jospin a échangé les voix de Voynet contre la fermeture de superphénix ; il a gagné les élections, ont connaît la suite. De la politique pure, une entorse à la démocratie, d’ailleurs. N’oublions pas également le dumping fait par l’OPEP sur le prix du pétrole, qui a handicapé toutes les sources d’énergie alternatives.
              C’est mon avis : au niveau stratégique, c’est la pire erreur qu’on ait pu faire en france.

              Vos remarques prouvent que vous êtes un scientifique (contrairement à moi) mais votre entêtement donne à réfléchir si tous les scientifiques sont aussi obtus.

              Je ne suis pas obtu, je suis juste sidéré par la quantité de mensonges ou d’approximations qui se font sur le nucléaire. Avant même de discuter technique, technologie, il faut rappeler, et rabâcher l’histoire, simplement, ou au moins, pour démontrer qu’il existe quand même des raisons. Ce qu’on a fait en france dans le passé, avait des raisons, et était loin d’être stupide. Ce que vingt ans plus tard, la propagande antinuc’ essaie de faire oublier. C’est cela qui est triste...


            • Eloi Eloi 7 février 2010 13:29

              Pour aller encore plus loin :
              les discussions sur l’arrêt de superphénix ont duré un moment. Pourquoi :
              * tant qu’à l’avoir construit et réparé, autant le faire produire du courant. L’arrêt nécessitait quand même de fournir gratuitement de l’électricité à l’allemagne et l’italie, pour compenser la perte d’investissement. Ce qui a été fait.
              * il avait été demandé d’étudier une reconversion du coeur pour le rendre « brûleur » de déchets en grandes quantités : tant qu’à avoir un réacteur, autant s’en servir pour recycler les déchets. Les études avaient été faites et terminées. Ca n’a pas été accepté.

              Cette décision a été ridicule, vraiment, anti-économique, anti-écologique. Une décision né de la rencontre d’une vision politicienne de l’énergie et idéologique de la part de la minorité antinucléaire.

              Que nous fassions ou pas du nucléaire dans l’avenir, ce sera à nous en tant que citoyens de le choisir, mais nous devons respecter l’histoire. Il est atterrant de voir le discours antinucléaire d’aujourd’hui profiter de l’ignorance, vingt ans plus tard, des citoyens.


            • krolik krolik 7 février 2010 16:39

              @Cassino

              Avec les UNGG on étai à des taux de combustion de l’ordre de 7000MWj/tonne
              Avec les REP actuels on monte on 38 000MWj/tonne
              Avec du combustible SPX on serait monté à 120 000MW.j/t
              Avec ces taux de combustion on a des produits de fission plus actif, mais ce n’est pas ce qui rend le plutonium plus « actif », le Pu est toujours Pu jusqu’à devenir produit de fission une fois fissionné.
              Mais plus un produit de fission est actif, plus il perd rapidement son activité, ça se comprend bien, la radioactivité consttut une perte d’énergie pour le matériau concerné.

              De fait avant d’entreprendre sur route le transport des combustibles usés, on va attendre un peu plus longtemps dans une piscine de désactivation à côté du réacteur, et ensuite dans les piscines de stockage de La Hague.
              L’activité des déchets haute activité-longue durée de vie est en fait la somme de deux types de produits différents, les produits de fission et les actinides mineurs.
              Les actinides mineurs viennent de fission manquées dans les REP. Les actinides mineurs sont beaucoup moins radioactifs, donc ils ont une durée d vie très longue.. durée de vie qui effraie le commun des mortels... Vous pensez : pour X générations, des siècles des siècles.
               Ces actinides mineurs sont cassés dans les réacteurs à neutrons rapides. Car un neutron rapide casse a peu près tout.
              Donc en brûlant / cassant les déchets à longue durée de vie, on transforme le problème.
              - moins de longue durée de vie, mais plus d’activité au début, mais décroissance plus rapide. Dans les 300 ans (10 fois la demi-vie) il n’y a pratiquement plus rien.

              @+


            • Eloi Eloi 7 février 2010 17:28

              Vous avez parlé du MOX comme anihileur de la radioactivité du plutonium ; pourtant je viens de lire un article sur des résidus radioactifs de MOX. Qu’en est-il ? Lorsqu’on utilise du MOX (pour produire de la la chaleur vraissemblablement) est-il encore radioactif après ?

              Le MOX, c’est du dioxyde d’uranium (UOX) enrichi non seulement en uranium 235 fissile, mais aussi en plutonium, on l’utilise (presque de la même façon). Le fait de l’utiliser n’annihile pas la radioactivité des déchets mais permet, non seulement d’utiliser le « déchet plutonium » (qui devient une ressource ==> recyclage) mais également de produire d’autres types de déchets à la place du plutonium et qui ont un avantage important : leur demi-vie est plus courte que le plutonium.


            • Reinette Reinette 1er février 2010 11:53


              Et le site nucléaire de Tricastin, théâtre l’an dernier d’une série d’incidents qui ont ébranlé la confiance des Français, et où les conditions de travail se sont détériorées ! 

              à Pierrelatte dans la Drôme, 12 mai 2009 - les conditions de travail qui se détériorent, des salaires trop bas, une pression croissante, des craintes concernant la sécurité : ces constats émanent de sous-traitants de l’industrie du nucléaire.

              Alors que la France avance comme argument pour la sécurité de son parc nucléaire le caractère public de ses centrales, EDF sous-traite 80% de la maintenance de ses 58 réacteurs à des sociétés telles que Vinci, Areva, GDF Suez ou Bouygues.

              SOUS-TRAITANCE

              « Auparavant, nous travaillions main dans la main avec EDF sur des opérations de maintenance mais, peu à peu, EDF a laissé les sous-traitants prendre le contrôle des opérations », raconte un travailleur, qui a souhaité rester anonyme.

              « Maintenant, EDF a perdu sa connaissance », a-t-il ajouté.

              Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) estime que l’insécurité de l’emploi dans les centrales nucléaires a augmenté avec la privatisation et la concurrence.

              « Pour moi, la privatisation a commencé lorsque EDF a décidé de sous-traiter », a-t-elle dit.

              La sous-traitance a démarré, selon EDF, en même temps que l’industrie nucléaire, il y a une trentaine d’années. « Nous avons la certitude que c’était la solution optimum pour avoir un travail de qualité avec des spécialistes qui interviennent en permanence sur nos installations », déclare Philippe Gaestel, directeur de la stratégie industrielle d’EDF.

              Mais Cyril Bouché, salarié, a expliqué qu’EDF ne permettait pas aux sous-traitants de réaliser une maintenance de qualité.

              Tchernobyl
              3/ Les mesures prises en France 

               Des mesures simples de prévention vont être appliquées dans toute l’Europe. A l’exception de la France, qui ne va donner qu’une seule consigne : Ne rien faire.
              http://membres.multimania.fr/effetchernobyl/mesuresimmediates.html


              • krolik krolik 1er février 2010 12:23

                @Reinette,

                les incident de Tricastin en 2008... !!
                Il y a eu le relachement de 76kg d’uranium naturel dans la Gaffière puis dans le Rhône..
                Il faut savoir que le Rhône charrie annuellement et naturellement environ 300 tonnes d’uranium en provenance des Alpes..Et ça personne ne s’en soucie.
                Et entre l’uranium naturel des Alpes et celui de Socatri ...aucune différence.. Alors cette affaire a été monté médiatiquement simplement pour amuser le terrain.
                Les eaux gazeuses du Massif central contiennnent naturellement des teneurs en Unaturel qui von jusqu’à 100µg/l d’uranium, alors que l’OMS demande à ne pas dépasse 15µg/l.
                Alors pourquoi n’interdit-on pas la vente de ces eaux minérales naturelles ?
                Parce que l’OMS a pris de tels coefficients de sécurité ue cela ne veut plus rien dire !

                Le combustble resté suspendu sur les internes... Quel risque pour les popultions ?
                Absolment rien. Même en mettgant les choses au pire : le combustible tombe, se casse, les pstilles sont éparpillées dans le racteur, les décgaments gazex dans le batiment réacteur... Il y a des filtres absolus, à iode, à sable... Aucn sortie sur l’extérieur.
                C’était simplement un emmerde de maintenance comme il y en a tous les jous dans des usines classées « seveso »..

                @+

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