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Accueil du site > Actualités > Economie > Le déficit de la Sécurité Sociale française

Le déficit de la Sécurité Sociale française

Pourquoi le déficit de la Sécurité sociale est-il aussi important ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à trouver un équilibre financier, est-ce réellement ce que notre gouvernement recherche ? Dans cet article, vous trouverez des pistes pour améliorer la situation financière de la Sécurité sociale française.

Présentation

Tout le monde est conscient du déficit de la Sécurité sociale, les médias nous le répètent continuellement. D’après nos politiciens, il est nécessaire de réformer notre système de santé qui est trop coûteux (plus que le système américain par exemple ?). Qu’elles sont les causes de ce déficit ?

Origines du déficit de la Sécu

Les laboratoires pharmaceutiques (Sanofi Aventis et consorts) possèdent un quasi-monopole en France. De ce fait, le prix des médicaments (en particulier ceux déjà rentabilisés) restent élevés. Les bénéfices générés par ces entreprises deviennent monstrueux (compléments sur Sanofi Aventis). Le packaging change, le nom du produit aussi, le prix est augmenté alors que le produit reste identique. De plus, ce type de produit est rentabilisé depuis plusieurs années.

L’innovation stagne depuis quelques années déjà, les laboratoires pharmaceutiques ont pris une orientation commerciale. Leurs objectifs n’est plus de soigner les malades (par la recherche de médicaments efficaces), il s’agit de vendre le maximum de médicaments, même à des personnes saines. Tout ça, pour un soucis de rentabilité maximum. Cela un impact négatif très important sur les comptes de la Sécurité sociale française.

Les laboratoires pharmaceutiques effectuent énormément de lobbying auprès des médecins afin qu’ils prescrivent leurs médicaments onéreux plutôt que des médicaments génériques. De plus en plus de médecins prescrivent des médicaments (en majorité sans incidence pour la santé du patient) même à des patients qui pourraient sans passer (ils ne sont tout simplement pas malades).

Le budget de la Sécu est défini et géré par l’État. Dès que le déficit de la Sécurité sociale diminue, l’État a la possibilité d’utiliser une partie de ce budget pour combler d’autres besoins.

Un autre problème qui apparaît depuis quelques années déjà : les dépassements d’honoraires. Les professionnels de la santé pour des raisons plus ou moins justifiées facturent de plus en plus des dépassements d’honoraires. Cela impute énormément le budget de la Sécurité sociale ainsi que celui des mutuelles et par extension celui des citoyens français.

Il y a sûrement d’autres causes à l’origine du déficit de la Sécu, j’ai listé les plus importantes. Voyons maintenant comment combler ou, tout du moins, diminuer ce déficit.

Solutions proposées

Une première étape consiste à mettre en place une véritable concurrence entre les pharmacies, plus précisément dans la vente de médicaments. Pour stimuler les prix, plusieurs solutions sont envisageables :

  • autoriser des enseignes supplémentaires (par exemple, les centres commerciaux) à effectuer de la vente de médicaments. Les enseignes proposant la vente de médicaments seraient soumis aux mêmes règles que les pharmacies (qualifications du personnel, sécurité...) ;
  • permettre aux consommateurs (ou patients) de comparer les prix pratiqués par les professionnels de la santé. La mise en place de comparateurs de prix (sur internet ou autres supports) permettrait de dynamiser le secteur au niveau des prix. Ces comparateurs posséderaient des fonctionnalités identiques à ceux existant sur internet (comparateurs du prix des voyages, du matériel hi-fi...)

Quelles que soient les solutions adoptées, l’important est de conserver les mêmes consignes de sécurité au niveau de la qualité, de la vente des médicaments.

De plus, l’État peut effectuer des remises à niveau, des formations adressées aux médecins généralistes, concernant les équivalents génériques des médicaments classiques, la gestion des patients « malades imaginaires »... Le même principe de formation (tout au long de la carrière) peut être envisagé pour les pharmaciens. Cela leur permettraient d’avoir connaissance des dernières nouveautés sur la santé, les médicaments à prescrire pour les maladies bénignes...

J’appelle « malade imaginaire », les personnes se rendant périodiquement chez le médecin pour un oui ou pour un non alors qu’elles ne sont pas réellement malades (cela se passe uniquement dans leur tête). Il faudrait peut-être créer des médicaments « effet placebo » spécialement pour ce type de patient (médicaments pas cher). Et également limiter le nombre de consultations annuelles, la Sécurité sociale ne rembourserait plus ce type de dépense. J’estime qu’un maximum dix consultations par an d’un médecin généraliste est amplement suffisant. Seules les dix premières consultations seraient remboursées, ensuite les suivantes seraient totalement à la charge du patient. Pensez-vous que ce nombre soit suffisant, insuffisant ? Personnellement, je consulte le médecin trois à quatre fois maximum par an, les personnes que je connais également.

Si l’État décide de combler concrètement le déficit de la Sécurité sociale, des mesures peuvent être appliquées immédiatement. Plutôt que d’accorder un cadeau financier à des citoyens loin d’être dans le besoin (cf. bouclier fiscal). Il serait plus judicieux de réduire les déficits budgétaires de la France et plus particulièrement celui de la Sécurité sociale. Je ne m’avancerais pas sur le montant du bouclier fiscal au vu des estimations économiques toutes divergentes.

Les contrôles des prescriptions fournis par les médecins doivent être plus courants. Afin d’éviter les abus qui deviennent de plus en plus courants :

  • prescription de médicaments à des patients non malades ou malades imaginaires ;
  • prescription de médicaments en dose excessive ;
  • prescription « arrangeante ou amicale » pour des amis (étant donné que c’est la Sécu qui paye).

Les dépassements d’honoraires injustifiés (pour la plupart) étant en progression constante, les vérifications (contrôle par la CPAM) doivent s’intensifier. Il convient d’appliquer des sanctions financières dissuasives en cas d’abus constatés.

Il faut également limiter, réduire le lobbying effectué par l’industrie pharmaceutique :

  • réduire des publicités sur les médicaments non soumis à ordonnances ;
  • limiter les visites des commerciaux dans les cabinets médicaux.

Une séparation des comptes de l’État et de ceux de la Sécurité sociale serait bénéfique. La Sécu deviendrait indépendante et aurait plus de liberté pour gérer ses comptes.

Et, pour finir, il reste à responsabiliser, informer les citoyens :

  • sur l’existence des produits génériques, fournir une liste des équivalents de ceux classiques ;
  • les inciter à comparer les prix entre les différentes pharmacies ;
  • sur l’automédication, comment soigner les maladies bénignes (rhumes, mal de gorge...).

Et vous, quelles solutions proposeriez-vous pour redresser notre système de santé ?

Compléments de l’article

Les différents systèmes de santé dans le monde : plus d’informations.


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82 réactions à cet article    


  • Droopy 13 août 2008 16:29

    A mon point de vue, on ne peut pas reprocher à une entreprise comme Sanofi de gagner de l’argent sur des médicaments rentabilisés car c’est une entreprise comme une autre. On ne va pas dire à Renault : "Vous devez vendre la Clio à prix coutant car vous avez amorti vos études sur cette dernière". De plus une grande partie du chiffre d’affaire fait sur ces médicaments rentabilisés est réinvesti dans la recherche de nouveaux médicaments.
    Il est vrai que les laboratoires pharmaceutiques ont pris une orientation commerciale puisqu’ils refont les packaging mais les patients leurs donnent raison puisqu’ils vont acheter une boite de médicament venant de leur laboratoire plutot que des médicaments génériques. Or outre le prix, la seule différence entre ces médicaments est justement le packaging.

    En ce qui concerne les malades imaginaires, la dépense qu’ils occasionnent (pour la sécu) au niveau des médicaments qu’ils achètent est à mon avis négligeable comparée à celle de leur congé maladie qui rappelons le est en parti pris en charge par la sécurité social. Il est donc important de travailler sur ce point.

    Enfin le plafonnement du nombre de consultations chez un généraliste parait être une bonne idée (j’avoue aller chez le médecin 3, 4 fois par an), celà limiterait certains abus. Le problème est qu’une personne honnète peut très bien avoir besoin d’aller chez le médecin fréquement parce qu’elle est très sensible et attrape tout ce qui traine. De la même manière, ca ne me choque pas qu’une personne agée consulte son généraliste une fois par mois.

    En revanche l’idée de créer des comparateur de prix (médiacement et médecin) me parait excellente. Favoriser l’automédication est une bonne chose

    J’avoue ce que j’ai fait est un peu facile (critiquer les idées sans en avancer aucune) et je m’en excuse.


    • flammekueche 13 août 2008 16:32

      Vous citez les dépassements d’honoraires comme cause importante. Il me semble que ceux-ci n’influent en rien sur les comptes de la ss vu qu’ils sont payés par le patient.


      • infoslibres infoslibres 13 août 2008 16:48

        Bonjour,

        Les dépassements d’honoraires sont payés par la SECU et votre mutuelle. Tout dépend de votre mutuelle, mais il arrive que vous devez payer une partie des frais.

        Les dépassements d’honoraires deviennent de plus en plus fréquents et ils ne sont pas toujours justifiés. Pour reprendre ton exemple avec la société Renault, tu amène ta voiture pour la faire réparer dans leur garage. Il te font un devis. Une fois les réparations effectuées, il te facture une somme supérieure au devis sans aucune justification. Trouvez vous cela honnète ?

        Les dépassements d’honoraires sont graves, les patients doivent payer, du coup l’accès aux soins se restreint en fonction des revenus du patient.


      • flammekueche 13 août 2008 17:38

        Désolé mais le sujet de votre article est "Le déficit de la Sécurité Sociale française".
        Et non pas le déficit des ménages français ni lé déficit des mutuelles.

        Vous dites d’ailleurs "
        Les dépassements d’honoraires sont graves, les patients doivent payer, du coup l’accès aux soins se restreint en fonction des revenus du patient.". Ils sont graves mais ne font pas parties du sujet.

        Les dépassements d’honoraires n’interviennent pratiquement pas dans les comptes de la Sécurité Sociale, revoyez votre copie sur ce point ou donnez des chiffres.

        Ou si quelqu’un d’autre a des chiffres à donner.


      • clostra 13 août 2008 16:59

        Ce qu’il faut savoir, c’est que malade imaginaire ou non, c’est un malade...

        De plus, les politiques de dépistage systématique mettent dans la tête de bien des gens en bonne santé, qu’ils sont des malades potentiels. Comme ces dépistages couvrent plusieurs pathologies (sein, prostate, intestin), s’ils sont un tant soit peu hypocondriaques...

        Sans compter l’alimentation, l’obésité, etc

        Nous sommes dans une démarche de "gestion du risque".

        En abordant l’aspect neurophysiologique de l’effet placebo, les éléments permettant de faire le lien entre santé et gestion du stress, je proposais de tabler sur l’amélioration de la santé quotidienne déjà en oeuvrant pour réduire le stress négatif (qui rend malade ou violent) et je donnais un exemple. Il me semblait que c’était des préoccupations premières du ministère, bien plus que de savoir - a priori - comment réduire "mécaniquement" les dépenses de santé.


        • HELIOS HELIOS 13 août 2008 17:00

          il me semble que le deficit de la secu n’est pas du a la medecine de ville, c’est a dire la visite chez le medecin, les analyses et les medicaments, mais est du a l’hopital public. Il y aurait donc du travail a faire la dedans, notamment grace a l’informatique qui rentre trers difficilement dans le milieu.

          Les "pro" n’ont jamais voulu accepter la valorisation d’une affection sous pretexte que chaque malade est different. peu importe en fait, l’esentiel aurait été de pouvoir affecter une quotation a chaque maladie pour en tirer des budgets, des investissements etc, même si pour tel ou tel malade les choses se passent autrement.
          Techniquement parlant, j’ai proposé un système informatique hospitalier dédier a la traçabilité "totale" du patient de sa première visite a son medecin de ville avant son admission a l’hopital, a son suivi apres sa sortie et bien sur dans l’hopital lui-même. cela permet entre autre de connaitre au centime pres et au champ pres le coût et les besoins de chaque affection et d’en tirer les conclusions qui conviennent

          la secu NE VEUT PAS savoir se qui se passe dans les hopitaux, alors elle eaccepte de payer sans savoir.

          Cela dit les labo pharmaceutiques comme les medecins sont aussi regit par les lois economiques et un medecin, liberal par nature, essaie de conserver son pouvoir d’avchat. Puisqu’il ne peut pas augmenter son prix, il effectue ce qu’on appelle un depassement d’honoraire.

          D’un autre point de vue, si le taux de chomage etait inferieur c’est a dire 5% au lieu de 9 actuellement la secu ne serait plus en deficit... et si les salaires etaient un peu plus elevés, au lieu de se tasser au smic, la secu serait encore moins deficitaire.. et enfin si tous ceux qui lui doivent de l’argent (etat, pays etrangers) payaient leur du, cela irait encore mieux.

          Ne vous trompez pas, ne faite pas comme le sage, le doigt et la lune... ce n’est pas la secu qui a un problème, c’est ceux qui veulent faire main basse sur la santé qui font tout pour la casser et recuperer la part du gateau ensuite.


          • ronchonaire 13 août 2008 17:09

            Je crois que dans certains pays les médicaments ne sont pas vendus par boîte entière mais à l’unité, en fonction de ce qui est noté sur l’ordonnance ; s’il vous faut 3 pilules pendant 3 jours, on vous vend (et on vous rembourse) 9 pilules, pas plus. Ca pourrait aussi être une bonne idée pour freiner les dépenses et en plus ça limiterait les risques de surdose pour certains médicaments potentiellement dangereux.

            Ceci dit, le problème va à mon avis au-delà du simple déficit de la sécu, qui pourrait être résorbé assez facilement avec un peu de bonne volonté. Il y a clairement un manque d’ambition en ce qui concerne la politique de santé dans son ensemble ; quelques économies de bouts de chandelles n’y changeront rien.


            • ZEN ZEN 13 août 2008 17:44

              Bonjour,
              Je ne suis pas contre certaines dispositions que vous préconisez et vous avez raison de pointer le scandale des dépassements d’honoraires .
              Pour ceux qui ont un peu de temps,je me permets un prolongement , qui permet peut-être de cibler quelques aspects essentiels, et notamment de faire la peau à ce mythe bien commode du "trou de la sécu" :


              "... Le gouvernement pratique largement les exonérations de cotisations patronales, sans rembourser intégralement à la Sécurité sociale les dettes induites.
              Enfin, de nombreux revenus échappent aux cotisations. Président de la Cour des comptes, M. Philippe Séguin a calculé que, si les stock-options étaient normalement assujetties aux cotisations sociales, elles fourniraient 3 milliards d’euros, soit la moitié du déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale en 2007.."(A.G.)


              "Julien Duval rappelle le point de départ de cette campagne (sur le thème du déficit de la SS). Rapports de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, etc. : pas de chef d’orchestre mais une même volonté de réduire la rémunération du travail. Car les cotisations sociales, payées par les employeurs comme par les travailleurs, ne sont rien d’autre qu’une part de salaire, mutualisée afin que chacun puisse faire face aux aléas de la vie (maladie, vieillesse...) C’est cette mise en commun que les pouvoirs veulent casser. Si ce qui ne va pas au travail va au capital, il devient possible de faire de l’argent sur la maladie (les compagnies d’assurances), sur la retraite (les fonds de pension). Mais les raisons sont aussi idéologiques : briser les solidarités dans l’entreprise comme dans la société oblige chacun à se protéger comme il peut... selon ses moyens." (Martine Bulard)

              Trou de la Sécu : est-ce si grave, docteur ? :
              "...Les dépenses de santé sont également alourdies par la crise économique et le chômage.Mais la Sécurité sociale a également subi des pertes côté recettes, à la suite, notamment , de l’augmentation récente des exonérations de cotisations sociales. En 2005, ces exonérations s’élevaient à plus de 21 milliards d’euros, mais l’Etat n’en n’avait compensé que 19 milliards. Autrement dit, deux milliards manquaient à l’appel.A cela s’ajoute les arriérés de paiement de l’Etat, qui doit compenser les réductions de charges et, en tant qu’employeur, verser sa part de cotisations. Or l’Etat n’est pas d’une grande ponctualité dans le versement de ce qu’il doit. Actuellement, la dette de l’Etat dépasse 6 milliards d’euros..."


              Le mythe du "trou de la Sécu", par Julien Duval :
              "... Le montant absolu du déficit, auquel les médias s’en tiennent généralement, paraît colossal. Mais, rapporté aux sommes en jeu, il ne correspond pas à une part considérable de l’ensemble des recettes du régime général : même en 2005, où il atteint un niveau sans précédent, il n’en représente que 4,3 %. La même année, pour le budget de l’État, le rapport du solde aux recettes s’élève à 18 %. De même, on peut noter qu’en 2005 les besoins de financement de la Sécurité sociale ne constituent que 7,3 % de l’ensemble des besoins des administrations publiques .
              Si l’importance accordée au chiffre du déficit paraît disproportionnée, on peut aussi discuter de la lecture qui en est régulièrement faite. L’expression « trou de la Sécu » est une sorte d’« obstacle verbal » qui « pousse à une pensée autonome » et tend à fournir « une fausse explication à l’aide d’un mot explicatif » . Elle invite à penser les finances de la Sécurité sociale sur le modèle du budget d’un ménage. L’analogie est parfois explicite. Pour tel journaliste de télévision, par exemple, il s’agit de problèmes « tout simples » : « le budget d’un ménage, il est composé des revenus et puis on doit s’y tenir, tout simplement » . L’expression « trou de la Sécu » ne fait pas que nommer un problème, elle renvoie implicitement au principe de l’économie ménagère selon lequel on ne peut pas durablement dépenser plus qu’on ne gagne. Elle renferme ainsi une explication : l’institution est en déficit parce qu’elle vit au-dessus de ses moyens ; et si elle vit au-dessus de ses moyens, c’est qu’elle gaspille ses ressources ou fait des dépenses inutiles..."

              Le faux trou de la Sécu

              Comment se prépare la privatisation de la Sécu

              Les dépassements d’honoraires médicaux explosent


              • Daniel Roux Daniel R 13 août 2008 23:23

                Vous pouvez également vous reportez à un excelent article d’un modeste rédacteur :

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28215

                dans lequel est dénoncé preuve à l’appui, que l’Etat ponctionne sans vergogne puis dénonce cyniquement.


              • JPC45 14 août 2008 09:49

                pour être précis cet article mélange beaucoup de chose pour vouloir démontrer que l’état détourne des revenus de la sécurité sociale. ça ne trompe que ceux qui connaissent pas le financement de la sécurité sociale


              • Daniel Roux Daniel R 14 août 2008 19:10

                Ce commentaire est intéressant. Il démontre que la cellule de veille et de désinformation du gouvernement est active même au mois d’aout. En l’occurence, il doit s’agir d’un intérimaire (1) à la formation baclée.

                Il est vrai que c’est en août que le gouvernement nous glisse les couleuvres les dures à avaler, lois scélérates, nominations clientélistes, etc..

                Produisez un article ou un commentaire anti-Sarko ou anti-gov et vous aurez tout de suite - 5 avant de remonter la pente grâce aux vrais internautes.

                (1) Je précise que je respecte les intérimaires comme tous les autres salariés - Il faut bien vivre.



              • JPC45 14 août 2008 19:16

                Désolé que mon commentaire ne vous fasse plaisir mais svp ne nous sortez pas votre commentaire Sur Sarko ou quoi que ce soit car les mesures que prennent le gouvernement ne sont pas les bonnes d’après moi.

                Je maintiens que votre article d’orgine c’est du n’importe quoi qui reprend parfois des citations (parfois de mémoire de 200 alors qu’il y a eu des mesures depuis)


              • impots-utiles.com 13 août 2008 17:48

                et c’est sans compter sur les 38,4 milliards d’euros de déficits budgétaires de l’Etat français, publiès par le journal officiel...
                Soit une hausse ( c’est peu dire) de +6 milliards de déficits depuis le mois de juin (au 30 juin) , en à peine deux mois !!

                http://www.impots-utiles.com/le-deficit-budgetaire-francais-se-creuse-encore-un-peu-plus.php


                • décurion 13 août 2008 18:02

                  Il est possible de tabasser quelqu’un, de lui mettre la raclée de sa vie, puis de faire constater par témoin, qu’il est par terre, couché, bon à rien, et de décider démocratiquement de la manière de l’achever.
                  Remplacez "quelqu’un " par "sécurité sociale" et vous avez le problème dans toute son étendue, ses causes et les solutions.
                  Le reste c’est du bla-bla. Tout ce que l’on dira ou opposera, chiffres, graphiques ou arguments est du vent.
                  Pour renflouer la sécu, il suffit d’arrêter de la couler, c’est juste une question de conviction, le minimum nécessaire pour remettre la société sur le bon chemin.
                  Bon je reconnais que pour le moment, on ne peut rien pour la sécu, il faut avant tout mettre , le pied au cul de ceux qui la tabasse.


                  • ACTARIUS 13 août 2008 18:17

                    Riche soigne-toi bien et pauvre, souffre encore plus et démerde-toi parce que la situation sociale dans laquelle tu es c’est de ta faute.

                    Le trou de la sécu, béant, gigantesque n’a-t-il pas toujours été ? Comme toujours aussi l’immobilisme de nos politiciens.

                    Depuis que j’ai des oreilles et des yeux assez grands ouverts pour comprendre ou ne rien comprendre d’ailleurs.

                    Langue de bois et langage convenu, cravate et air sérieux sont de rigueur (rigueur budgétaire, celle des sommes détournées par la moitié de nos éluEs à des fins personnelles). De l’immobilisme politique, ce gouvernement Raffarin en est sorti pour enfoncer le clou déjà très douloureux des problèmes sociaux en France, mais Peuple, le gouvernement te dit qu’il va falloir serrer la ceinture encore car tu profites trop.

                    Oui, la Sécu, celle qui rembourse au patientE la somme qu’il a versé au médecin et au pharmacienNE.

                    Le prix aussi de l’hypocrisie, celle de ceux qui soignent les maux au lieu de les prévenir (ex. Dernier en date : 14000 morts lors de la canicule) La Sécurité sociale devrait permettre à chacunE d’entre nous de se sentir rassuré devant l’adversité, la maladie, les problèmes de santé. Alors le trou de la Sécu, celui qu’aujourd’hui on veut vous faire payer (ça c’est sûr, sauf si l’on refuse) comme on nous a tous fait payer les erreurs politico-bancaire du Crédit Lyonnais trônant encore fièrement sur notre tour de La Part Dieu. Belle responsabilité, main dans la main ; médecins et entreprises pharmaceutiques nous gavant de produits dont la France s’enorgueillit comme un de ses fleurons de dynamisme, mais bien sûr dynamisme, performance et concurrence emprunté au sport !!! (combat idéologique et bourgeoisie obligent).

                    Les voilà nos richissimes patrons (propriétaires de près de la moitié de la richesse française) et leur représentant (Medef et gouvernemental Raffarin) fustigeant les rmistes et les chômeurEs d’être eux-mêmes la cause de leurs malheurs et du trou de la Sécu. Les laissés-pour-compte ont certainement tousTES rêvéEs de vivre en-dessous du coût de la vie. C’est certain, les difficultés financières des excluEs, ne peuvent qu’améliorer leur état de santé, maintenant avec le RMI ilsELLES devront s’offrir en plus du calvaire quotidien une assurance maladie, c’est sûrement cela le réalisme de la droite et de son gouvernement. Sans compter les frais de médecins et de soins que le ou la patientE doit avancer, prisonnierE de montants ou d’ordonnance parfois exorbitants. On accuse le ou la patientE de trop consommer alors que le médecin est seul à décider du contenu de l’ordonnance.

                    Bien sûr leur répond-on, mais vous êtes rembourséEs par la Sécu ! presque, on peut se faire autant d’argent qu’on veut, l’État, la Sécu remboursera …. Silence pesant…

                    N’oublions pas au passage de mettre en balance l’état de santé d’unE ouvrierE et d’un médecin à 50 ans pour des salaires et des niveaux de vie incomparables.

                    Alors je dis, la Sécu soit disant déficitaire, doit persister, car aucunement le ou la patientE otage du médecin, du pharmacienNE, du politicienNE ne doit une fois de plus faire les frais des bourgeoisES qui s’enrichissent à vue d’œil. La sécu c’est le fer de lance du plus égalitaire !!!

                    Ce qu’annonce le gouvernement est une fois de plus une raison de me faire douter d’une maxime qui me paraît aussi falsifiée que nos éluEs : liberté égalité fraternité.



                    • ZEN ZEN 13 août 2008 18:52

                      @ Actarius
                      "Le prix aussi de l’hypocrisie, celle de ceux qui soignent les maux au lieu de les prévenir"

                      Je vous approuve complètement...Que d’économie si fonctionnait vraiment une véritable médecine préventive... !
                      Mais cela n’intéresse pas le système. Imaginez que l’on puisse se passer de Pfizer, Aventis ou Roche...
                      C’est aussi toute la formation médicale qui serait à revoir...


                      • ZEN ZEN 13 août 2008 18:54

                        Et si l’on suit la logique actuelle, voici ce qui nous attend...


                      • kabreras kabreras 13 août 2008 19:41

                        Michel Edouard LECLERC !!! On t’a reconnu !


                        • benoit 13 août 2008 20:30

                          Je pense que la securite sociale fonctionne plutot bien en France malgre quelques inconvenients. Le plus gros c’est que beaucoup de gens comme vous tous se plaignent du gouvernement francais, des grandes entreprises, de la secu, mais peu se souviennent que ce sont des gens comme vous qui ont invente ce systeme apres la guerre. Aujourd’hui je trouve deplorable l’attitude des francais vis a vis de ce qu’ils ont eux-meme construit apres la guerre. Beaucoup de pays envient notre systeme social. Moi ce que je pense c’est que nous devrions plus avoir un systeme a l’americaine, ou chacun travaille pour soi, parce qu’on le voit en France, lorsque des francais travaillent pour d’autres francais ils ne sont pas contents, ils croient que certains leur piquent leur poignon.

                          Le vrai probleme des problemes sociaux en France c’est la facon dont ils sont penses par les principaux interesses. On peut continuer a cracher sur notre pays tant qu’on voudra, c’est nous qui le construisons et le faconnons tous les jours et je crois qu’il faudrait arreter de jeter la pierre aux etrangers, au gouvernement, au autres, et s’assumer un peu comme de grands garcons. Lorsque je vois comment le systeme social des Francais m’a traite en etant ne sur son territoire, et lorsque je vois que la moitie d’entre eux n’est meme pas capable de savoir ce qui marche de ce qui ne marche pas dans son propre pays, je suis effare. J’ai 23 ans, et j’aimerais bien parfois que les gens ouvrent les yeux et se rendent compte qu’en France les gens ont beaucoup de pouvoir et vivent tres bien par rapport a beaucoup d’autres pays.

                          Je voulais juste reagir parce que je trouve que les Francais se plaignent trop et ne travaillent pas beaucoup pour arranger leur pays. Le gouvernement est un gros sein sur lequel beaucoup trop de personnes comptent... il y a un jour ou la vache a lait n’aura plus de lait !


                          • ZEN ZEN 13 août 2008 20:43

                            "Jean-Marie Le Guen, médecin et spécialiste des questions de santé publique, remet les pendules à l’heure de façon lumineuse sur le déficit de la Sécu : “Il faut sauvegarder d’urgence la partie recettes de l’assurance maladie. C’est à dire réintégrer l’argent qui lui revient, dont les dettes de l’Etat (plus de 5 milliards d’euros). Mais aussi récupérer la totalité des taxes sur l’alcool et le tabac qui ne sont pas versées intégralement (3 milliards d’euros). Il faut enfin lutter contre les niches fiscales, en taxant par exemple les stock-options. Rien que cela, c’est l’équivalent du déficit de toute la Sécurité sociale pour l’année 2007“. Pourquoi faudrait-il donc alors instaurer d’iniques franchises médicales  ?.."


                          • JPC45 14 août 2008 09:29

                            zen arrêter votre campagne de désinformation svp et parler de chose que vous connaissez. Vous avez un esprit critique a priori alors essayez d’aller plus loin que de reprendre des liens sans les analyser.

                            Remettons les choses au clair : l’état doit (devait en fait, c’est moins aujourd’hui) 5 milliards. Le problème c’est que cette dette n’a pas été intégrée dans les comptes de l’état. En revanche cette dette a bien été intégrée dans celle de la Sécurité Sociale donc le remboursement par l’état ne changera rien au déficit de la sécurité social.
                            Zen lisez les rapports de la cour des comptes...

                            2eme point : les exonérations de charges : depuis la loi de finance 2004 (à vérifier) les exonérations de charges sont compensées par l’état donc la fin des exonérations de charges ne modifiera pas le déficit de la Sécurité sociale mais celui de l’état.

                            3eme point : on parle du déficit de la sécurité sociale et finalement on parle que de la branche maladie (voir des dépassements d’honoraires qui ne concernent pas la SS). Il y aussi notamment la branche retraite qui pose qq pb.

                            Enfin pour Helios, dire que c’est l’Hôpital qui est à l’origine du déficit est très simpliste, c’est toute l’organisation qui est à revoir


                          • ZEN ZEN 14 août 2008 09:48

                            jc 45

                            "zen arrêter votre campagne de désinformation svp et parler de chose que vous connaissez..."

                            Je ne connais pas tout , mais un peu...
                            Que disait Philippe Séguin ?
                            Prenez le temps d’analyser les liens, qui ont été choisis, avant de formuler des jugements , qui ne seront convaincants que s’ils sont approfondis, chiffrés et sourcés...
                            Après, on discutera...
                            Merci


                          • JPC45 14 août 2008 09:58

                            Zen, je suis désolé mais vous ne connaissez pas grand chose sur le finacement de la sécurité sociale. Avez vous lu un rapport de la cour des comptes ? je ne le pense pas car au vu de vos liens ce n’est pas possible.
                            J’avoue aussi que la matière est difficile car il y a beaucoup de sigle (FOREC, CADES, FSV, etc) qui rendent la matière très difficle d’accès.
                            Ce qui dit la cour des comptes, c’est que les 5 milliards sont intégrés dans les comptes de la sécurité sociale et que les exonérations sont compensées.
                            En revanche, elle souligne l’opacité des comptes et surtout la non intégration de la dette certains organisme (comme la CADES ou le FSV) dans les comptes de l’état.

                            Je vous le dit Zen, votre campagne n’aidera pas beaucoup notre sécurité sociale. Je vous conseille pour votre culture d’aller voir ce qui se fait dans les pays nordiques pour voir ce que l’on pourrait faire ici et constater que l’on n’a pas forcément le meilleur système de Santé et que d’autres solutions, meilleures et à moins coûts existent.

                            Conserver à tout prix notre système est une erreur


                          • Krokodilo Krokodilo 14 août 2008 10:18

                            Dans certains pays nordiques, une consultation sur trois ne donne pas lieu à une prescription, en France ça passe mal !

                            Mais quand on envoie les gens voir ailleurs en disant que l’herbe est plus verte chez les "Nordiques" (c’est vague"), vous pourriez au moins indiquer un lien vers un article ou donner des précisions, c’est trop facile.

                            Quelqu’un proposait de développer des médicaments placebos, ça existe déjà, ça s’appelle l’homéopathie et c’est remboursé ! Et même dans la pharmacopée traditionnelle, certains produits peu remboursés sont quasiment des placebos...


                          • ZEN ZEN 14 août 2008 10:38

                            JC 45

                            Qui a parlé de "conservation du système" ??

                            J’ai approuvé l’auteur sur certains points
                            Je suis pour des réformes hospitalières, pour une refonte de la médecine de ville (regroupements, formation à la prévention, éducation massive du public, contrôle des pratiques des firmes pharmaceutiques, etc...)
                            Je suis contre les abus de prescriptions et le développement anarchique et coûteux des spécialistes, qui atteind en France un niveau aberrant...etc...

                            A part cela , je n’ai rien compris et je suis un horrible conservateur.

                            Je suis surtout un patient qui s’impatiente et qui s’exaspère de voir notre système de santé dériver vers le très couteûx et trés inégal système us (voir mon lien plus haut)

                            Merci de prendre enfin le temps de me lire.


                          • Krokodilo Krokodilo 14 août 2008 09:59

                            Heureusement que Zen veillait !

                            Article sympathique mais plein de vide, si j’ose dire. Sur un sujet vaste et compliqué, il faut un peu plus de renseignements, surtout qu’on trouve facilement des analyses sérieuses.
                            Il n’y a pas de "trou de la sécu", mais un manque de financement (cela n’exclut pas de rationnaliser les dépenses). Après, savoir si c’est fait volontairement, les avis divergent... mais tout le monde le voit, on glisse vers un système à l’américaine, un transfert vers les assurances, dont certaines se camouflent sous le doux nom de "mutuelle"pour faire oublier qu’leles doivent rémunérer leurs actionnaires, donc un glissement vers une médecine à plusieurs vitesses, où la couverture des soins dépendra de la qualité de votre mutuelle.

                            C’était déjà le cas pour les lunettes et l’orthodontie, et ça ne fait que s’étendre. les cliniques privées ont déjà récupéré pas mal de soins d’urgence (elles font du bon boulot, mais prennent surtout ce qui paye le plus, envoyant à l’hôpital les vieux avec plein de pathologies, préférant la chirurgie rapide et bien cadrée, et en réponse à cette critique, elles réclament maintenant de participer à la formation des personnels. Ca peut être vu comme généreux, mais ce serait en fait un transfert supplémentaire vers le privé, car la formation de tous les corps de métier de la santé était , en gros, jusqu’à présent assuré par le public.

                            Pour ce qui est de la médecine préventive à développer davantage, il faut rappeler que la médecine préventive, ce serait d’abord d’arrêter de picoler, de fumer du shit, de bouffer chez mac Do, de diminuer les pesticides dans l’agriculture, de rouler moins vite par exemple 90 sur route et 120 sur autoroute : là, on aurait des résultats… Mais est-on prêts à le faire ?


                            • ZEN ZEN 14 août 2008 10:48

                              Heureusement que Kroko veillait...

                              Bonjour,
                              Bien d’accord. L’avis d’un généraliste m’intéresse.
                              L’éducation à une vie saine ?. Vaste programme !
                              ON devrait mettre là-dessus le paquet.Mais les firmes pharmaceutiques y ont-elles intérêt ?

                              Mais comme l’alcool, la malbouffe...sont des symtômes d’un système socio-économique malade, nous demandons des "médecins" du politique, qui s’attaquent enfin aux racines des dérives mentionnées...Re-vaste programme !!
                              La santé est aussi un problème politique, au sens large.


                            • Krokodilo Krokodilo 14 août 2008 11:06

                              Effectivement, dans ma liste j’ai oublié la misère sociale et toutes les pathologies qu’elle induit. Mea culpa. A ce sujet, la CMU a incité cette partie de la population à ne pas abandonner les soins de base ; s’il y a des excès, il faut les dépister, mais le bilan final n’est pas mauvais.
                              Ceci dit, les médecins sont comme tout le monde, leurs avis divergent...

                              Je vois que cet article, comme un autre précédemment, adore le sujet des dépassements d"honoraires, je vous suggère de lire le Canard enchaîné d’hier qui traite d’une question marginale mais qui concerne d’éminents chirurgiens du public et leurs consultations privées - justifiées par eux-mêmes et par les directeurs d’établissements par le fait que sinon ils partiraient tous dans le privé.


                            • JPC45 14 août 2008 13:42

                              Sur le sujet de la Sécurité Sociale, j’ai souvent donné les sources de mes informations mais c’est vrai que de retour de vacances, j’en ai un peu marre de chaque fois fournir les liens ou les sources.
                              J’invite donc mes contracticteurs à lire a minima les rapports de la cour des comptes ou à chercher sur internet ou encore voir l’historique de mes interventions.

                              Pour revenir sur le sujet je dirais que non il n’y a pas de pb de financement et qu’au contraire avec la création de la CSG/CRDS le financement de la sécurité sociale à beaucoup augmenté.

                              Je rappelle que nous conscrons en France 11% de notre PIB à la santé contre 8% en Suède par exempel et pourtant notre système n’est pas meilleur. Donc arretons de focaliser sur le financement mais plutôt comment mieux dépenser. C’est l’organisation de notre système de Santé qui est à revoir mais aussi la philosophie du financement (impôt au lieu de charges sociales).

                              Enfin, je rappelle qu’une mutuelle n’a pas d’actionnaires...


                            • Rétif 14 août 2008 10:03

                              Un "trou de la Sécu" ne peut être effectuvement qu’un mythe, vu que La Sécu elle-même n’est, en son principe même, rien d’autre qu’un trou en perspective, d’ailleurs à peu prés insondable.

                              On cherche à le combler d’avance,par des cotisations qui sont en somme une forme d’impôt. Ce n’est qu’une question de prévision globale, de projection,qu’il serait parfaitement chanceux de faire coïncider avec le résultat. Autant reprocher à un archer de n’avoir pas mis dans le mille.

                              En final, ce trou, ou du moins son comblage, a un coût : au total, c’est l’addition de ce qu’on avait mis de côté par défaut + ce qui aura manqué.
                              Ce qui aura manqué(comptabilisé sur un an bien sûr) devra comblé à son tour, soit en puisant dans d’autres réserves, si on en a, soit en faisant de dettes. Ce qui se synthétise, dans un système de solidarité centralisé, par l’ Impôt de l’année suivante.

                              Si le trou continue, c’est-àdire qu’il s’augmente l’année d’après, c’est que la provision budgétaire continue d’être insuffisante. Il suffit donc d’augmenter les impôts(si on ne veut pas les cotisations proprement dites)
                              une bonne fois, en prévoyant les facteurs de croissance, quitte même à compter largement. Ainsi, au contraire de ce qui se passe actuellement, c’est un bénéfice de la "Sécu" qui devrait nous être annoncé, avec la bonne nouvelle d’une modération de l’impôt supplémentaire comme une sorte de CSG de Prévoyance.

                              Mais ne dirait-on pas qu’il semble préférable, médiatiquement parlant, de parler d’un déficit devenu chronique de notre système de santé, que de nous avouer son coût total.
                              Connaissance qui, au lieu de pousser des cris d’orfraie à chaque déficit comme si c’était un accident, nous obligerait 1° à prévoir un peu plus scientifiquement les dépenses de chaque année,
                              2° à en prévoir également un contrôle extrêmement plus précis et plus sévère pour que les vrais malades soient soignés.

                              Pour ce qui est de la recherche des causes, donc des solutions, c’est un autre sujet à voir à la suite, à moins que ce soit le même, qui aurait dû être prévu en premier.


                              • Internaute Internaute 14 août 2008 14:42

                                Vous touchez un problème de fond, celui des comptes de l’Etat. Il est inadmissible qu’en France les comptes de l’Etat soient à peu prés secrets. Même en lisant la loi de finance votée par l’Assemblée on n’a aucune idée de qui coûte quoi. Ce n’est pourtant pas compliqué à faire, n’importe qu’elle entreprise sachant le faire.

                                Il y a une véritable volonté politique de noyer le poisson. Ceci dit, en ce qui concerne la Sécu, elle est particulièrement bien gérée, les frais de fonctionnement représentant moins de 5% des sommes versées (cf le site de l’URSSAF).


                              • JPC45 14 août 2008 14:46

                                la Sécu bien géré ? sérieux ?

                                Il y a un sureffectif important, bien plus que dans d’autres "administration". Ce n’est pas de moi mais du directeur de la CNAM. il est prévu sur la CNAM de Paris de remplacer un départ sur 4 par exemple sans opposition sérieuse à cette mesure


                              • décurion 14 août 2008 15:38

                                " Ce n’est pas de moi mais du directeur de la CNAM. "

                                Il y a beau temps que le titre, n’indique plus la fonction.Les liquidateurs d’entreprises existent, et je ne sais pas, si un directeur de CNAM, peut en être, mais je constate que souvent les spécialistes affichés, sont des fumistes patentés.
                                Il y a un test, qui ne trompe pas. Si le départ est bon et si l’arrivée se fait dans le mur, c’est qu’entre les deux, quelqu’un joue à l’enculette. Ce n’est pas la main du "marché", mais celle de l’homme


                              • JPC45 14 août 2008 15:44

                                ? pas tout compris ! mais les autres organismes sur ce "marché" ont réduit fortement leurs postes de gestionnaires ce qui n’ a jamais été le cas de la Sécurité Sociale. L’informatique est passé par là ! (et la courbe des ages permet à la SS d’adapter ses effectifs)


                              • décurion 14 août 2008 16:15

                                Un directeur de CNAM, c’est pas l’évangile, et sa parole ne me suffit pas.
                                Malgré tout, si celà est avéré, ce n’est pas une raison pour dégraisser. Une entreprise public devrait (ce qu’elle fait de moins en moins) donner l’exemple. Elle a des devoirs envers sa "clientèle" mais aussi envers son personnel. Si elle a du personnel en surnombre, elle pourrait tout aussi bien "se soumettre" aux lois de la concurrence et étendre ses activités tout en restant dans le cadre des assurances.
                                Mais le fond du problème de la santé, et le même que celui de la pauvreté, la politique menée ne consiste pas à éradiquer la maladie et la précarité, mais seulement à accompagner une situation qui génére une économie


                              • foufouille foufouille 14 août 2008 12:09

                                la sec est la pour soigner, il est donc normal qu’il y ait un deficit. un accident de la circulation ne previent pas. les assurances mettent qq annees a rembourser. les retraites sont aussi compter dedans
                                ca fait tellement longtemps que ca dure que ca doit etre fait expres
                                le plus simple serait de creer du vrai boulot pour les 5 000 000 de sans emploi qui cotiserait


                                • vieuxconCGT vieuxconCGT 14 août 2008 12:15

                                  Pour combler le déficit de la Sécurité sociale, il faut augmenter les salaires. Le développement de compléments de rémunération au détriment du salaire est l’une des causes principales du déficit de la Sécurité sociale

                                  En 2004 (dernière année pour laquelle les chiffres sont disponibles) les sommes distribuées

                                  au titre de l’intéressement, de la participation et des autres formes d’épargne salariale comme l’abondement par l’employeur à un plan d’épargne ont augmenté de 8,7 % quand les salaires nets n’augmentaient

                                  que de 2,1 % . Or, ces dispositifs d’épargne salariale occasionnent des pertes de recettes très importantes

                                  pour la protection sociale. Si l’entreprise verse 100 euros sous forme d’intéressement au lieu de le verser en salaire, cela représente 40 euros en moins pour la protection sociale.

                                  C’est pourquoi nous devons gagner de vraies augmentations de salaires : il faut inverser la tendance à la substitution des diverses formes de participation financière au salaire.

                                  Du fait de la multiplication des exonérations de cotisations sociales depuis les années 90, une part croissante des cotisations patronales est exonérée de cotisations sociales. Au niveau du Smic, la cotisation patronale n’est plus que de 2,1 %, et le gouvernement envisage de la supprimer totalement.

                                  Les exonérations sont un puissant facteur pour dissuader les patrons d’accorder des augmentations de salaires, puisqu’au fur et à mesure qu’ils augmenteront les salaires ils paieront plus de cotisations.

                                  En sus, savez-vous que :

                                  • Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n’est pas reversée : 7,8 milliards

                                  • Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécu n’est pas reversée : 3,5 milliards

                                  • Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu n’est pas reversée : 1,6 milliards.

                                  • La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n’est pas reversée : 1,2 milliards

                                  • La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée : 2 milliards

                                  • Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés - 2,1 milliards

                                  • Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards

                                  En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euros.

                                   

                                  En v’la des idées en v’la...


                                  • JPC45 14 août 2008 13:45

                                    des idées ?!! vous êtes sérieux (j’ai bien peur que oui...) question : sur la partie taxe de tabac, que devient cet argent ? après on pourra commencer à discuter...


                                  • Internaute Internaute 14 août 2008 12:21

                                    L’auteur propose de trés mauvaises solutions à un véritable problème.

                                    Une idée fausse mais malheureusement fort répandue : la concurrence fera baisser les prix.
                                    L’auteur ne voit-il pas que depuis que l’UE impose la concurrence, la seule chose que l’on a gagné est une baisse vertigineuse de la qualité des produits, une augmentation sans fin des faillites des entreprises, une hausse des prix et une hausse du chômage ? Comment peut-on encore proférer de tels mensonges ?
                                    Les pharmacies sont sur un marché protégé. C’est grâce à cela que les étudiants qui réussissent les concours ont un travail à la sortie au lieu d’être lâchés dans les horreurs d’un marché hyper-concurrentiel avec l’angoisse et la misère à la clef. C’est grâce à cela qu’on a toujours une pharmacie prés de chez soi quand on en a besoin. Souvenez-vous de la "libéralisation" de la vente d’essence. Plus de 36.000 commerces ont disparu, le prix n’a cessé de monter et maintenant il faut perdre 2 heures jusqu’à la grande surface pour faire le plein.

                                    Une autre idée fausse est la nécessiter de rembourser les médicaments.
                                    Le véritable gâchis est le remboursement des médicaments dans tous les cas. Alors que n’importe qui va payer sa baguette ou faire son plein d’essence, il pleure s’il doit payer 25 euros pour une boîte de médicaments. C’est un comportement irresponsable qui plombe les caisses de la sécu. Les députés sont coupables du déficit de la sécu en ayant vendu du "socialisme" de pacotille. Une idée simple serait de ne rembourser qu’au de là d’un plafond mensuel par personne. Par exemple, rien en dessous de 200 euros par mois.

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