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Le jour d’après

L'effondrement économique imminent est incompatible avec les théories libérales fondées sur la notion d'équilibre macroéconomique. Les connaissances (récentes) dans le domaine de la théorie du chaos font craindre un cataclysme financier qui pourrait bien signifier la fin de notre civilisation. 

Un film des années 2000, Le Jour d’après, relate l’histoire d’une catastrophe climatique qui s’abat sur la Terre. Les régions riches de l’Hémisphère Nord sont particulièrement touchées et ses habitants doivent émigrer, pour survivre, vers les pays du Sud de la planète. Les activités humaines, dispendieuses de trop grandes quantités d’énergie, sont responsables des dérèglements climatiques qui finissent par provoquer l’anéantissement d’une partie du globe.

Il en va de l’économie comme de la météorologie : toutes deux sont gouvernées par des mouvements chaotiques. Le chaos, théorisée au siècle dernier, est la science des systèmes dynamiques (par exemple l’atmosphère ou la production de richesse) qui, bien qu’en principe déterministes, ne sont ni stables, ni divergents et résultent finalement imprédictibles. Leur instabilité se concrétise par l’absence d’équilibre du système, par une apparente périodicité des évènements, mais aussi par des moments de fortes discontinuités.

En économie, le raisonnement néoclassique (comme d’ailleurs la théorie marxiste de critique de l’économie de marché), sur laquelle repose l’édifice intellectuel des théories néolibérales, est fondé sur une la loi de l’offre et de la demande censé conduire à l’équilibre général, théorisé par l’économiste français Léon Walras (1) et dont l’existence fut astucieusement démontrée par son compatriote Gérard Debreu(2). Mais l’existence d’un équilibre n’implique pas qu’il soit atteint et l’apparition de bulles ou de krach enterre de manière définitive la loi de l’offre et de la demande dans son implication classique qu’elle aboutirait « par tâtonnement » à l’équilibre. Cette loi, intuitive mais fausse, se retrouve pourtant au début des manuels d’économie comme prolégomènes aux errements intellectuels qui en découlent.

De nos jours, les faits décidément têtus, comme aimait le rappeler un autre économiste français, Maurice Allais (3), à propos de la mondialisation (4), infirment prévisions et modèles macroéconomiques. On a beaucoup commenté l’« erreur » d’appréciation qu’aurait faite le FMI quant à l’efficacité des politiques d’austérité imposées dernièrement à certains pays du Sud de l’Europe (5). Je crois que la situation est beaucoup plus grave : il ne s’agit pas d’une simple erreur ou d’une manipulation. Les modèles utilisés commencent à montrer leurs limites. Des divergences sont constatées. Partout, les prévisions sont démenties de trimestre en trimestre.

Qui observe les données macroéconomiques des pays de l’OCDE s’en rend compte facilement : les dernières « poches » de croissance s’expliquent ou par des déficits abyssaux (rendus possibles grâce à l’intervention massive et non-conventionnelle de la FED aux USA, par exemple) ou par des excédents commerciaux très importants (Allemagne). Ni les déficits, ni les excédents ne peuvent se poursuivre éternellement car l’un comme l’autre sont générateurs, en dernière instance, de dettes : endettements public et privé qui ne cessent de gonfler, l’un prenant parfois le pas sur l’autre. Inexorablement, depuis quarante ans, la dette s’accroît exponentiellement, toujours plus rapidement et ne trouvera comme limite que le défaut inéluctable de l’emprunteur. Les arbres ne montent pas au ciel, c’est bien connu. L’austérité ou la fuite en avant ne sont plus des solutions. Le point de non-retour est franchi depuis longtemps avec ou sans l’Euro (et même si l’échec de ce dernier est patent, son abandon, sans doute souhaitable, ne suffira malheureusement pas à résoudre nos problèmes). Nous avons vécu collectivement une illusion : nous pensions qu’un jour les dettes seraient remboursées, qu’elles étaient viables, que leur montant atteindrait une sorte de proportion constante en rapport avec le reste de l’économie, qu’un régime stationnaire de croissance serait établi. Les évènements contredisent cette croyance. Et la virtualité de la monnaie qui n’est qu’une créance sur l’économie, sur notre expansion future, apparaîtra bientôt au grand jour. Le roi sera nu et tout le monde l’admettra.

Comment sera organisé le défaut ? Dépréciation extrême des monnaies provoquée comme en Autriche en 1920 ou en Allemagne en 1922-1923 (avec hyperinflation comme corollaire) ou cessation de paiement pure et simple des débiteurs ? L’un ou l’autre est inéluctable. Avec des conséquences catastrophiques pour les épargnants (qui ne sont pas toujours des riches : aux USA ou au Royaume Uni, par exemple, le quidam cotise dans des fonds de pension qui collectent et investissent cette épargne, notamment sur le marché de la dette) et son cortège de faillites bancaires.

Difficile d’imaginer le monde lorsque le scenario se sera produit. L’histoire ne bégaie pas. L’individualisme forcené dont on se demande s’il est à l’origine du système ou une conséquence de celui-ci, a isolé l’homme et l’a privé des repères sociaux ou moraux des sociétés traditionnelles. La situation est inédite. L’ « homo oeconimicus », libéral et libertaire, dont l’essence de consommateur insatiable et de jouisseur compulsif, a été façonné pour les besoins du système. Besoin effréné de consommateurs, d’abord, pour absorber une production en constante augmentation. Besoin d’un homme conforme au modèle, ensuite, et dont « l’utilité marginale de consommation est nécessairement positive ».

Comment réagira l’individu moderne dans un monde en faillite ?

On peut imaginer l’avènement d’un monde orwellien, tel qu’il est décrit dans le chef d’œuvre 1984. Le processus est déjà enclenché et depuis longtemps. « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». La citation, certes usée jusqu’à la corde mais rarement galvaudée de l’auteur britannique correspond si bien à notre monde. Avec son anglais en 500 mots, appauvri à l’extrême, épuré de ses nuances et utilisé maintenant par des francophones pour enseigner à l’université (!) comme novlangue. Avec Al-Qaida, sorte d’Emmanuel Goldstein qu’il aurait fallu inventer. Certains y voient un complot, un Nouvel Ordre Mondial en vue d’asseoir la domination d’une oligarchie déjà aux commandes. Le mensonge permanent comme arme, servi par un système médiatique acquis dans un monde où règnent l’inversion des valeurs et du sens des mots.

Mais le système ne tiendra probablement pas. Il se lézarde à droite, il se fissure à gauche ; Le référendum de 2005 n’est qu’un avant goût de la défiance qui gagne. Un Etat ruiné et déconsidéré n’aura plus les moyens financiers, ni la légitimité morale pour rétablir l’ordre. Le chômage de masse, les inégalités croissantes, le scandale de la faillite, la ruine des épargnants sont autant d’éléments qui achèveront de faire basculer les pays (et le nôtre en particulier) dans la violence et dans l’anarchie.

Le problème du quotidien sera alors celui de la survie. Boire, se nourrir, se chauffer ou se soigner sont des conforts que permet le monde moderne. Mais sans banque, sans monnaie, sans police, sans Etat, l’effondrement économique sera total. Une organisation sociale qui a mis l’argent au centre ne peut pas survivre à sa disparition. Et chacun devra subvenir par lui-même à ses propres besoins vitaux. Un système qui s’est construit sur la compétition de tous avec tous, a creusé sa tombe. La jungle et ses lois sont notre futur.

Fantasmes penseront certains, peut être. L’exemple de l’effondrement du bloc soviétique devrait pourtant inciter à la prudence. Les civilisations peuvent disparaître, l’histoire le montre. En Grèce, certains jeunes chômeurs désœuvrés ont déjà fui les villes pour la campagne, où la survie est plus facile. Le pire n’est jamais certain, mais chacun d’entre nous ferait bien de se préparer au moins intellectuellement au cataclysme imminent.

 

 

(1) Léon Walras (1834-1910), économiste français, théoricien de l’équilibre général qui fonde ses travaux sur le raisonnement marginal.

(2) Gérard Debreu (1921-2004), mathématicien et économiste français et américain, « prix Nobel » d’Economie* en 1983. Démontre l’existence d’un équilibre général en utilisant des outils mathématiques complexes (topologie algébrique).

(3) Maurice Allais, économiste français, « prix Nobel » d’Economie* en 1988.

(4) http://www.lesechos.fr/14/12/1998/LesEchos/17794-163-ECH_les-faits-sont-tetus.htm

(5) http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/28/erreur-de-calcul-du-fmi-ou-exces-des-zelateurs-de-l-austerite_1823437_3234.html

(*) En fait, il n’existe pas de prix Nobel d’économie mais un prix de la Banque Royale de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel.


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104 réactions à cet article    


  • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 10:12

    Scénario hautement probable. Personne ne s’y prépare, personne ne nous y prépare. Je fais partie des oiseaux de mauvaise augure qui pense que c’est inéluctable. Les seules questions sont quand et comment. Le mensonge institué peut permettre de cacher la vérité pendant quelques mois, quelques années encore. L’effondrement peut être brutal ou progressif comme on le voit actuellement. Il semble que le dernier à comprendre ce qui se passe risque d’être Normal 1°.


    • devphil30 devphil30 14 juin 2013 10:37

      Je préfère un normal 1ier qu’un agité 2 ième.


      Cessons d’utiliser ce terme , vous auriez préféré voir l’autre raconter n’importe quoi .....monter les gens les uns contre les autres , en cela oui le processus aurait été accéléré 

      Je rappelle que le droite est au pouvoir depuis 1995 avec une période de cohabitation avec Jospin qui s’est bien passé au niveau économique suivi d’un délire de dépenses entre 2007 et 2012 pour le plus grand bien des riches.

      Pour revenir au sujet principal , que pensez vous qu’aujourd’hui un président Français puisse faire sous le diktat de Bruxelles ? 
      Qu’elle est sa marge de manœuvre ?

      Le poste de président Français devient de plus en plus honorifique mais des actions fortes aurait pu être prise , certains renoncements sont impardonnables.
      Le cataclysme économique qui s’approche n’est pas du fait de Hollande et même sarko n’aurait rien pu y faire dans ce monde globaliser d’ou les décisions importantes sont prises à Bruxelles , au FMI , à l’OCDE 

      Philippe 


    • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 11:08

      Le cataclysme économique qui s’approche n’est pas du fait de Hollande et même sarko n’aurait rien pu y faire
      Nous sommes tout à fait d’accord. Je ne rend pas Hollande responsable de la situation actuelle, il l’est à titre collectif comme Sarkozy, comme nous le sommes tous chacun à notre échelle.Je reproche au Président élu de ne pas dire la vérité aux Français, de raconter des bobards sur la ’reprise’ ni possible ni souhaitable bref de se leurrer et de nous leurrer. Hollande est tout simplement prisonnier de ses mensonges électoraux, il n’est ni meilleur ni pire que ses prédécesseurs. Je ne fais pas partie des gens qui appelleraient Sarko à l’aide, mais il appartient au président de dire la vérité aux Français et le Président aujourd’hui s’appelle François Hollande.


    • devphil30 devphil30 14 juin 2013 13:07

      Je suis d’accord avec vous 


      Philippe

    • Aldous Aldous 14 juin 2013 17:29

      D’accord sur presque tout sauf sur l’incapacité des modèles à evaluer l’évolution des scenarios


      Au contraire c’est calculé assez justement depuis 1973 et le rapport Meadows.

      Vous trouverez un graphique de Balfour&Associates cité dans mon article :

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=92997

      La periode d’effondrement et la période de chaos sont parfaitement prévus.

      Et la disparition de 50% de la population humaine en moins de 30 ans aussi.

      Le graph en plus lisible ici :

      http://xa.yimg.com/kq/groups/15209059/1702136879/name/ECOCURVE.RB.07.pdf


      pour aller plus loin :

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-monde-qui-vient-1ere-partie-105877

      www.agoravox.fr/tribune-libr...

      www.agoravox.fr/tribune-libr...

      www.agoravox.fr/tribune-libr...



    • Attilax Attilax 14 juin 2013 18:34

      Oui, la situation dans laquelle nous sommes n’est pas due au hasard ou au chaos, mais bien à la volonté d’hommes qui l’ont parfaitement planifiée. Et d’un système bien mal nommé « démocratie ».
      Par exemple, quand Pompidou et Giscard décident en 1973 que le pays empruntera désormais au privé avec intérêt plutôt qu’à la banque de France sans intérêts, ils savent très bien ce qu’ils font...
      Et aujourd’hui, quand l’Europe bafoue les droits des peuples et les dépouille au nom de la dette, quand ils mettent des gens de Goldman Sachs à la tête de pays pour les saigner à blanc, c’est pareil : ils savent très bien ce qu’ils font.
      La théorie du chaos ? Moi je vois surtout la volonté de gens très bien organisés qui veulent tout. Absolument tout, ils ne nous laisseront même pas notre slip.


    • SergeL SergeL 14 juin 2013 21:43

      http://media.smithsonianmag.com/images/Futurism-Got-Corn-graph-631-thumb.jpg


      « « The world is on track for disaster… », autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”. Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner, qui a succédé à Dennis Meadows comme rédacteur coordonnateur, découlera du fait que, si l’humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant pas une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030.

      Le désastre n’est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d’ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. L’effondrement pourrait se produire bien avant 2030. Autrement dit tous les projets envisagés pour le moyen terme de 10 ans seraient impactés, voire rendus inopérants. »

      source :

      http://www.smithsonianmag.com/science-nature/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html#ixzz1rEEVUFqq


    • Abou Antoun Abou Antoun 15 juin 2013 11:22

      Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner,
      C’est ce que dit également Frank Fenner
      Stephen Hawking ne dit pas autre chose.
      L’eschatologie est à la mode chez les scientifiques de renom. Mais il est vrai que la plupart des dirigeants n’ayant aucune culture scientifique sont incapables de les lire (tous sont formés à l’école du droit, des ’sciences’ politiques, des écoles de gestion et d’administration). C’est dommage ! à une époque où de nombreux choix ont un rapport avec la technologie.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juin 2013 02:01

      On devra déconnecter l’economie relle du miroir financier et protéger la production et la distribution, tout en maintenant l’ordre national et international. Ne pensez plus a la démocrtaie pour une vingtaine d’années. Table rase... et fermé durant les restaurations. Ca ne me plait pas... mais le déni ne mènera a rien.



       PJCA



    • cardom325 cardom325 14 juin 2013 11:05

      Constat lucide de ce qui devrait arriver, mais les nantis ont plus d’un tout dans leur sac pour que le grand casino continue à l’infini

      Les banques se sont  gavées sur l’achat de dettes publiques  , en empruntant aux banques centrales à Taux Zéro et refourguant le bébé aux Etats assortis d’un intérêt confortable . En plus, il s’agissait simplement d’un jeu d’écritures fort simple qui ne demande pas beaucoup de personnel . Leur but maintenant est d’avaler des défauts de paiement petit à petit , pour ne pas faire faillite , remise , étalement et renégociation seront à l’ordre du jour, pourvu qu’on leur laisse leur joujou de spéculateur sur d’autres supports désormais, y compris les matières premières alimentaires , toujours plus loin, toujours plus  indécent, mais les banquiers se soucient peu de morale. Seuls leurs fonds propres insuffisants font craindre les faillites collectives , elles comptent bien absorber les pertes dans le temps, voir en tirer profit si la situation s’améliore

      Regardons aussi du côté de l’immobilier : même cause , même combat, chacun sait que l’immobilier est surévalué de 30 % , compte tenu de la hausse vertigineuse depuis 15 ans, et de la capacité de remboursement des accédants qui se réduit, et pourtant, même si les prix baissent, ils ne le font que modérément . Là aussi, les banquiers ont pour but que cette baisse inéluctable intervienne sur des périodes longues , pour éviter que ceux qui ont acheté au plus haut ne soient mis en défaut de paiement . Pendant ce temps, les loyers restent exorbitants pour les ménages et constituent souvent le premier poste de dépenses

       

      En conclusion, je ne dis pas que votre scénario ne se produira pas, mais les tours de prestidigitation sont possibles et vraisemblables , nul ne veut tuer la poule aux œufs d’or .

       

      Enfin, vous qui êtes uun trader, que conseillez vous pour les détenteurs de capital modestes ?

       

       


      • GdeBell 14 juin 2013 20:14

        Franchement je ne suis pas sûr d’être de bon conseil. Je vous dirais de diversifier et surtout de considérer que dans les périodes comme celles que nous allons vivre, il ne faut pas chercher à faire de gros coups mais plutôt à protéger son épargne.

        Effectivement des biens tangibles comme des terrains peuvent être une sécurité. Mais la notion de propriété privée risque bien d’être très relative.


      • demosoluce 14 juin 2013 11:13

        L’exemple des années 20-30 montre que l’écroulement économique n’entraine pas le chaos généralisé, ni « l’anarchie » (je mets volontairement entre guillemet car c’est un exemple parfait de novlangue : l’anarchie n’est pas inorganisée, bien au contraire. Pour qu’il n’y ait pas de hiérarchie, il faut au contraire que la communauté soit parfaitement organisée mais bon...).

        Les grandes phases d’écroulement économique entrainent plus certainement la guerre. Car la guerre est la meilleure façon de remettre les compteurs à zéro sans forcément remettre en cause les hiérarques dominants.

        Il faut bien comprendre que la richesse n’a pas disparu. Les capacités de travail des citoyens sont toujours là, les compétences techniques se sont accrues. De nombreux humains du 1/3 monde ont acquis des compétences. Les connaissances techniques ont augmenté la productivité du travail (travail comme action et non uniquement emploi).

        Bien évidemment, on peut mettre en opposition la raréfaction des énergies fossiles, l’appauvrissement des sols, le déréglement climatique qui entraine plus d’évènements violents et donc onéreux. Mais au risque de vous choquer, je pense que ces faits, réels, ne sont pas significatifs dans l’écroulement qui se passe.

        L’écroulement de notre système est d’ordre économico-sociétal. Comme l’indique l’auteur, le système d’économie de marché, système en place depuis des siècles, voire des millénaires, baptisé capitaliste par les réflexions de Marx, est construit automatiquement autour de déséquilibres. Il crée des bulles qui éclatent et des déséquilibres qui étaient remis en place, souvent de façon violente et arbitraire, jusqu’au XVII-XVIIIème siècle. Pourquoi jusqu’à cette période ? parce que jusque là, en général, les pouvoirs tyraniques étaient souvent différents des pouvoirs économiques. La religion Chrétienne avait joué un rôle à ce niveau, quoiqu’on en dise. Un banquier ou une force financière qui prenait trop de pouvoir économique et donc d’influence politique, finissait toujours par être remis à sa place de façon arbitraire certe, mais cela restabilisait l’ensemble.

        Les révolutions bourgeoises (Angleterre, puis américaines et françaises) ont donné l’autorité à ceux là même qui développaient les déséquilibres économiques (pas qui créaient les richesses, non car la seule richesse créée est naturelle ou liée au travail, l’investissement n’est qu’une affectation). Et on ne doit pas parler de richesses du capital honnêtes car toute forture provient du fait de pillages et d’arnaques (Comment les Rothschild ont joué de Waterloo, Comment les Rockfeller ont développé leur fortune, B Arnault son groupe. Toutes les « belles histoires » sont des story telling). De la même façon que toutes les grandes familles nobles proviennent de pillards qui après avoir acquis de force un domaine ont « blanchi » leurs méfaits dans l’économie réelle. Bref, il n’y avait plus de contre pouvoir arbitraire si ce n’est celui du peuple sur lequel s’était appuyée la grande bourgeoisie pour prendre le pouvoir.

        Et c’est là le talon d’achille de l’oligarchie et en même temps leur meilleur coup. Leur talon d’achille car ils ne peuvent pas faire totalement ce qu’ils désirent, ou du moins de façon voyante. Le Roi, le Prince avait l’autorité « divine ». Il pouvait donc, il devait donc même, mater la rébellion de façon brutale. Tout autre comportement était une porte ouverte à la contestation. Pour notre oligarchie, son autorité est basée sur le fait que nous la lui déléguons. Ils ont développé nombres de stratagèmes pour que nous leur déléguions totalement sans contrôle (pseudo démocratie élective, consumérisme addictif, intégration sociale liée à ce consumérisme et à l’occupation d’un emploi, constitution sans contrôle etc...).

        Mais le résultat est qu’il n’y a plus de limite/contrôle et que donc les déséquilibres ne peuvent être corrigés que par ceux là même qui les créent. Et c’est tout simplement impossible naturellement. Il faut faire des resets. Et le meilleur reset, on est allé le chercher dans ce qui fonctionne depuis des siècles : la guerre. La guerre fait reset pour le système et remet tout à Zéro. Tout à zéro sauf pour l’Oligarchie. Cette dernière n’y participe pas physiquement, elle en profite même pour reconsolider ses fortunes, tester quelques découvertes scientifiques. Le peuple, lui, en sort rincé, épuisé. Il demande stop, c’est bon, je veux juste souffler. L’Oligarchie lui dit ok, tu l’as mérité, tu t’es bien battu, pour les survivants. Les survivants lui disent merci, lui demandent de prendre en main l’autorité, car le peuple, lui, il veut juste souffler. C’est magique en fait une guerre, tragique aussi, oui.

        L’Oligarchie sait certainement qu’on est proche de la bonne guerre qui nettoie. Et les petits chefs (nos politiques, qui ne sont pas l’oligarchie mais leurs marionnettes) le savent aussi. ceci peut expliquer l’application sans borne des politiques de tout bord occidentaux à se mettre sous la domination US. Ils pensent que des payx ayant une vraie force de frappe, seuls les USA partagent la même vision qu’ils se font du monde et du système. Le marché transatlantique n’a pas pour but de créer un superbe marché gagnant-gagnant, tout le monde sait que c’est pipeau. Alors, il a quel but ? peut être officilaiser la mise en ordre de combat d’un bloc. Face aux autres pour la bonne pétarade mondiale. 


        • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 12:34

          Il faut bien comprendre que la richesse n’a pas disparu. Les capacités de travail des citoyens sont toujours là, les compétences techniques se sont accrues. De nombreux humains du 1/3 monde ont acquis des compétences.
          Exact mais deux choses ont (presque) disparu :

          • Les ressources énergétiques
          • Les matières premières (minerais, terres rares, etc...)

          Les deux sont évidemment liées à la surexploitation des ressources elles-mêmes liées à la surpopulation et au type de société choisi par l’occident (croissance, consommation).

          On ne peut donc pas remettre la machine en marche faute de carburant. La fuite en avant peut continuer encore un peu (énergie nucléaire, surgénérateurs, gaz de schistes, etc., etc.) mais c’est reculer pour mieux sauter en dégradant encore plus un environnement déjà dangereux.


        • demosoluce 14 juin 2013 12:52

          Je suis d’accord avec vous Abou sur votre analyse mais comme je le dis dans mon com, je pense que ces aspects de l’économie réelle n’entrent plus du tout en compte dans la réflexnio de l’Oligarchie.

          Cela fait bien une trentaine d’années que les capacités d’investissement financier se détournent de l’économie réelle. Et bien au contraire, la pénurie renforce leurs taux de profit.

          Nous sommes donc dans un système (l’économie de marché) basé sur la gestion de la pénurie (qui s’accomode donc de la dégradation de nos ressources), dont les capacités d’investissement ont quitté l’économie réelle, et dont les tenants du pouvoir ont interdit d’autres moyens de financement que ces flux qui sont en dehors de l’économie réelle.

          Voilà le tableau.


        • devphil30 devphil30 14 juin 2013 13:13

          Ce qui a pu se passer au XXième siècle doit nous avertir des dérives mais la connaissance 

          générale du peuple , son endoctrinement patriotique est moindre qu’en 1914 ou 1939.

          La haine de l’autre par sa couleur , sa religion existe toujours.

          Nos capacités destructrices mutuelles peuvent tempérer certaines ardeurs de guerre dans un monde « civilisé » ...

          Philippe 

        • Daniel Roux Daniel Roux 14 juin 2013 18:55

          @ Demosoluce

          Votre commentaire est intéressant.

          Effectivement, la richesse produite ne vaut que par le travail humain qui y est attachée. 1 épis de blé qui n’est pas transformé en farine puis en pain, ne vaut rien (en terme de richesse s’entend)

          L’anarchie est une idéologie aussi inaccessible que le communisme ou la capitalisme car l’homme est un malade mental, un être angoissé qui ne se rassure pas facilement, souvent par la violence ou la soumission. La plupart des hommes sont incapables d’assumer leur nature. C’est comme ça, il faut en avoir conscience et pas demander l’impossible.

          Je ne crois pas en une guerre mondiale chaude comme la dernière mais plutôt en une série de conflits permanents, type Irak ou Afghanistan, dans un climat de guerre froide, pour accaparer les matières premières stratégiques. La raison ? Humaine, tout simplement.

          Avant ceux qui déclaraient les guerres ne risquaient pas grand chose et même, souvent, en profitaient. Aujourd’hui, c’est différend, personne ne peut savoir ce qu’il adviendrait de l’humanité en cas de guerre entre les grandes puissances. Les US comme les autres seraient atteints.

          Pour l’énergie, je ne suis pas inquiet non plus. L’essence laissera place, petit à petit, à l’électricité, à l’alcool voire à l’hydrogène.

          Ce qui nous pend au nez, c’est plutôt la surpopulation et les catastrophes dues aux seuils climatiques. Hélas, ce sont des sujets trop sérieux pour que les politiques s’y intéressent, et les révisions économiques trop radicale pour que l’oligarchie renonce à son pouvoir.


        • Le printemps arrive Le printemps arrive 14 juin 2013 19:35

          « l’homme est un malade mental, un être angoissé qui ne se rassure pas facilement, souvent par la violence ou la soumission. »

          Certainement, mais cela n’est pas inéluctable et se soigne actuellement...


        • appoline appoline 14 juin 2013 19:49

          @ Démosoluce,


          Sauf que certains ont la foi, pas celle des ricains qui fonctionne à grands coups de « oh, my god », mais celle qui est vicérale, qui fait qu’un homme ou une femme fait don de sa vie pour sa cause. Donc les uns ont la foi mais pas les armes et les autres l’inverse ; car ne nous y trompons pas les occidentaux savent gueuler mais devant le fait accompli et les poseurs de bombes, il n’y a plus grand monde ; nous avons vu ce que cela a donné devant Adolf.

        • wawa wawa 15 juin 2013 16:17

          Le problème de la guerre, c’est que la bombez atomique est déjà inventée.
          Si l’humanité est raisonnable, elle devra faire sans.


        • nicolas_d nicolas_d 16 juin 2013 16:48

          Wawa,
          la bombe A a plus de 70 ans...
          Difficile d’imaginer qu’il n’y ait pas pire depuis...

          L’humanité est raisonnable, mais pas ceux qui ont les armes. C’est ballot


        • loph loph 18 juin 2013 10:44

          Excusez-moi « le printemps arrive », mais « se soigne actuellement » me donne quelques difficultés.


          Comment des individus à la tête d’entités comme les multinationales ou d’autres groupes devenus presque menaçant iraient-ils se soigner de quelque chose qui leur donne toute satisfaction ? En abandonnant leurs prérogatives ? En faisant abstraction de leur source première de bénéfices : leur capacité à aiguiser leur sens intellectuel afin de récupérer le plus d’influence possible ?

          Personnellement, je ne crois pas qu’on puisse se soigner de quelque chose d’inné. Au mieux l’orienter, mais sûrement pas s’en débarrasser.

          Au sujet de l’article, quelle finesse d’analyse ! Seule la conclusion me paraît « excessivement » noircie. Et puis, somme toute, les civilisations passent, nous avec à moindre échelle bien sûr. Mais le monde avance, et il n’a jamais fait autrement. Y donner un sens tel que nous parviendrions au chaos ne me paraît pas illusoire, mais nous disposons quand même de capacités d’analyse, la preuve, et de moyens que nous pouvons utiliser. À bon escient ou pas, c’est une question d’ordre individuel. 

          Sauf que maintenant, nous mesurons mieux nos existences (ou moi au moins), et recommençons-nous à nous pencher sur d’autres systèmes d’organisation, plus locaux et moins dispendieux en énergies justement. 
          D’expérience, il existe des moyens de se sustenter via des sites fournissant surtout de l’alimentation, mêlant paiement en ligne (donc réseau informatique) avec les réseaux bancaires. Il s’agit bien là d’une évolution... Je ne sais si elle doit être considérée positive ou négative (à mon niveau, elle me convient très bien), mais le fait est qu’elle existe, et qu’elle permet d’envisager l’avenir différemment qu’avec un énième conflit sanglant du genre de celui qu’ont vécu mes grands-parents, ou du cadre consumériste à l’excès qui se met en place depuis plus de 4 décennies, et occasionnant toutes sortes de déséquilibres sans toutefois aboutir à des échanges d’obus ou de missiles, « juste » quelques plans de restructuration smiley.

          Je ne doute pas qu’une évolution significative n’ira pas sans mal vu les lobbys agissant en coulisse (clopes, pharmaceutique, armement, véhicules légers, lourds, aériens, et cætera). Mais justement, cette faillite annoncée ne résumera-t-elle pas à elle seule les sévices qu’aurait pu donner un conflit majeur, sans donc en passer par là ?

          L’avenir, cet horizon inéluctable, concrétisera bien une forme ou une autre, inutile à mon sens de s’en alarmer.

          Bravo en tout cas à GdeBell et demosoluce, parmi d’autres.

          loph

        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 14 juin 2013 18:32

          Delphil,
          Il ne s’agit plus de la Loi de 1973, mais des articles 104 de Maastritch et 123 du Traité de Lisbonne.


        • appoline appoline 14 juin 2013 19:51

          Le capitalisme n’est que du matériel, que croyez -vous qu’il se passerait si en face, vous avez des gens qui n’ont rien mis à part leur foi et leurs convictions ? Qui gagnera ? Ceci qui a peur de perdre ce qu’il a ou celui qui n’a rien à défendre sinon son honneur ?


        • COLLIN 15 juin 2013 00:59

          @appoline,

          C’est sûr,une foi.... smiley


        • Montagnais Montagnais 14 juin 2013 14:58

          Excellent article. 


          « La situation est inédite. L’ « homo oeconimicus », libéral et libertaire, dont l’essence de consommateur insatiable et de jouisseur compulsif, a été façonné pour les besoins du système »

          Oui, faudra payer l’addition ..

          La suite ? la première, la plus spectaculaire, l’inversion de la valeur immobilière, actuellement 10 000 € le m2 à Paris, 20€ par ici .. dans peu de temps, ce sera le contraire. 

          Et comme vous l’annoncez en filigrane, un chaos généralisé.

          Putain ! les prix de l’AK et autre Gsh-18 vont monter ..les armées privées vont proliférer.



          • appoline appoline 14 juin 2013 19:53

            Oui et le m2 à Paris ne vaudra plus grand chose ; tout se fait et se défait


          • wawa wawa 14 juin 2013 15:19

            Bon article, bon style
            Un effondrement est une probabilité non certaine, mais non négligeable non plus pour notre génération.
            Apprendre a jardiner n’est pas forcément une perte de temps


            • marco1960 14 juin 2013 15:41

              Il n’est pas très rassurant de lire un scénario auquel on y perçoit une grosse potentialité, de surcroît quand on admet qu’il imaginé par un intervenant averti !!!

              On y pense mais on se dit toujours « too big to fall », bon p’t être pas alors !!! tant pis 

              merci GDEBELL

              Autrement dit, même le recours à la transformation des monnaies fiduciaires et scripturales en matière OR n’a que peu d’intérêt finalement. Qu’en pensez vous ?
              Comme le dit WAWA, autant commencer à préparer la terre du jardin !!! Encore faut il trouver des semences !!! car à part les graines stériles de Mosanto le malade mental, on ne trouve plus grand chose !!!

              ET BIEN !!! Moi qui était content du retour du soleil aujourd’hui ! j’aurais du choisir MARTINE A LA PLAGE pour la sieste. Mauvaise pioche... 

              • anomail 14 juin 2013 16:40

                Réseau semences paysannes :
                http://www.semencespaysannes.org/

                Kokopelli semences :
                https://kokopelli-semences.fr/

                Vite pendant que c’est encore légal...


              • marco1960 14 juin 2013 17:09

                @ ANOMAIL,


                Merci pour votre lien, et effectivement je pense qu’il faut se bouger car j’ai cru entendre parler de lois scélérates visant à interdire la plantation de graines n’ayant pas obtenu l’agrément d’une toute fraîche commission Européenne (encore ces satanés tarés de Bruxelles) !!!.
                Dans certains états aux US, les jardins privatifs seraient déjà interdits mais en revanche je n’en ai pas la véracité.
                ça me rappelle...SOLEIL VERT...Délicieuse pensée !!!



              • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 14 juin 2013 18:23

                Est-ce qu’on peut garder des semences longtemps avant des les planter ?


              • cevennevive cevennevive 14 juin 2013 18:32

                Bien sûr Tetsuko !


                Il faut les garder de la lumière, de la chaleur et du grand froid, dans des boîtes hermétiques (style boîtes de médicaments, de boules Quiès ou dans de tout petits bocaux de verre) Mettre au-dessus des graines un tampon de coton avant de fermer la boîte ou le bocal.

                Bien entendu, il faut que les graines soient très sèches et nettoyées.

                Ne pas oublier une étiquette avec le genre de graine et l’année de la récolte.

                On a trouvé, lors des fouilles dans certaines sépultures, des graines qui dataient de plusieurs centaines d’années, et dont certaines ont poussé !

                Cordialement.

              • appoline appoline 14 juin 2013 19:57

                Nous savons tous comment cela doit se finir, depuis que le monde est monde, nous tirons sur la ficelle, nous savons que nous ne pratiquons pas de la bonne manière, mais l’appât du gain, de pouvoir fait prendre aux dirigeants les mauvais décisions.


                Nous sommes trop nombreux, nous le savons depuis des décennies, pourtant les connes de TF1 annoncent encore à la masse : « nous faisons plus d’enfants que les allemands, nous les supplantons au niveau de la démographie », pauvres connes de garde que vous êtes 

              • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 21:11

                Nous sommes trop nombreux, nous le savons depuis des décennies, pourtant les connes de TF1 annoncent encore à la masse : « nous faisons plus d’enfants que les allemands, nous les supplantons au niveau de la démographie », pauvres connes de garde que vous êtes
                Oui et cette politique nataliste, à coup d’allocs est la politique officielle du gouvernement. La fabrique des chômeurs est vivement encouragée. Affligeant !!!


              • Abou Antoun Abou Antoun 15 juin 2013 11:49

                ça me rappelle...SOLEIL VERT...Délicieuse pensée !!!

                Pour ceux qui ne connaîtraient ni le roman ni le film.
                Ce film noir pourrait apparaître aujourd’hui comme relativement optimiste dans la mesure où un système autoritaire derrière qui se cache une sorte de Monsanto (Soylent), gère plus ou moins la fin des temps par un cannibalisme rationalisé.
                Le chaos total, sur fond de guerres civiles, pourrait être pire.

              • Alison 14 juin 2013 16:52

                Les Aztèques, les Incas, la Grèce antique, Rome ont disparu alors pourquoi rechaperions nous a ce qui semble etre un éternel recommencement, seul incertitude notre planete... ou et quand ?


                • marco1960 14 juin 2013 17:24

                  C’est clair ALISON, je ne vois vraiment pas pourquoi nous échapperions à cela, et tous les ingrédients sont présents ! 

                  Le problème est que l’humain, dans son narcissisme exacerbé à toujours tendance à tout ramener à lui, malgré son passage de 78 ans en moyenne sur terre, par rapport au monde qui lui est depuis des lustres, et c’est cela qui fait qu’il n’imagine pas une fin et refuse même de l’imaginer !
                  Ajoutez à cela, la débilité de nos « grands » scientifiques qui tous les jours nous rabâchent qu’ils ont compris l’univers et les règles qui le régit... Pas étonnant que l’humain se sente invincible
                  Je ne sais si nous sommes descendu de l’arbre ou pas mais ce qui est sur c’est que nous avons utilisé notre intelligence à très mauvais escient, par conséquent l’humain serait bien le plus con des êtres vivants. Son but semble être l’auto destruction 



                • Alison 14 juin 2013 18:12

                  Bonjour Marco,

                  voila ce que nous sommes c`est a dire une infinie molécule dans un espace dont nous connaissons rien...

                   http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=17jymDn0W6U

                  Bon week end


                • marco1960 14 juin 2013 18:23

                  @ Alison

                  Haaa bien oui !!! effectivement !!! cette vidéo met en évidence un terme que l’humain refuse d’associer à lui même ; INSIGNIFIANT DANS L’IMMENSITE. ça remet vite à sa place !!! 

                  Bon WE à vous aussi 

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