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Le jour d’après

L'effondrement économique imminent est incompatible avec les théories libérales fondées sur la notion d'équilibre macroéconomique. Les connaissances (récentes) dans le domaine de la théorie du chaos font craindre un cataclysme financier qui pourrait bien signifier la fin de notre civilisation. 

Un film des années 2000, Le Jour d’après, relate l’histoire d’une catastrophe climatique qui s’abat sur la Terre. Les régions riches de l’Hémisphère Nord sont particulièrement touchées et ses habitants doivent émigrer, pour survivre, vers les pays du Sud de la planète. Les activités humaines, dispendieuses de trop grandes quantités d’énergie, sont responsables des dérèglements climatiques qui finissent par provoquer l’anéantissement d’une partie du globe.

Il en va de l’économie comme de la météorologie : toutes deux sont gouvernées par des mouvements chaotiques. Le chaos, théorisée au siècle dernier, est la science des systèmes dynamiques (par exemple l’atmosphère ou la production de richesse) qui, bien qu’en principe déterministes, ne sont ni stables, ni divergents et résultent finalement imprédictibles. Leur instabilité se concrétise par l’absence d’équilibre du système, par une apparente périodicité des évènements, mais aussi par des moments de fortes discontinuités.

En économie, le raisonnement néoclassique (comme d’ailleurs la théorie marxiste de critique de l’économie de marché), sur laquelle repose l’édifice intellectuel des théories néolibérales, est fondé sur une la loi de l’offre et de la demande censé conduire à l’équilibre général, théorisé par l’économiste français Léon Walras (1) et dont l’existence fut astucieusement démontrée par son compatriote Gérard Debreu(2). Mais l’existence d’un équilibre n’implique pas qu’il soit atteint et l’apparition de bulles ou de krach enterre de manière définitive la loi de l’offre et de la demande dans son implication classique qu’elle aboutirait « par tâtonnement » à l’équilibre. Cette loi, intuitive mais fausse, se retrouve pourtant au début des manuels d’économie comme prolégomènes aux errements intellectuels qui en découlent.

De nos jours, les faits décidément têtus, comme aimait le rappeler un autre économiste français, Maurice Allais (3), à propos de la mondialisation (4), infirment prévisions et modèles macroéconomiques. On a beaucoup commenté l’« erreur » d’appréciation qu’aurait faite le FMI quant à l’efficacité des politiques d’austérité imposées dernièrement à certains pays du Sud de l’Europe (5). Je crois que la situation est beaucoup plus grave : il ne s’agit pas d’une simple erreur ou d’une manipulation. Les modèles utilisés commencent à montrer leurs limites. Des divergences sont constatées. Partout, les prévisions sont démenties de trimestre en trimestre.

Qui observe les données macroéconomiques des pays de l’OCDE s’en rend compte facilement : les dernières « poches » de croissance s’expliquent ou par des déficits abyssaux (rendus possibles grâce à l’intervention massive et non-conventionnelle de la FED aux USA, par exemple) ou par des excédents commerciaux très importants (Allemagne). Ni les déficits, ni les excédents ne peuvent se poursuivre éternellement car l’un comme l’autre sont générateurs, en dernière instance, de dettes : endettements public et privé qui ne cessent de gonfler, l’un prenant parfois le pas sur l’autre. Inexorablement, depuis quarante ans, la dette s’accroît exponentiellement, toujours plus rapidement et ne trouvera comme limite que le défaut inéluctable de l’emprunteur. Les arbres ne montent pas au ciel, c’est bien connu. L’austérité ou la fuite en avant ne sont plus des solutions. Le point de non-retour est franchi depuis longtemps avec ou sans l’Euro (et même si l’échec de ce dernier est patent, son abandon, sans doute souhaitable, ne suffira malheureusement pas à résoudre nos problèmes). Nous avons vécu collectivement une illusion : nous pensions qu’un jour les dettes seraient remboursées, qu’elles étaient viables, que leur montant atteindrait une sorte de proportion constante en rapport avec le reste de l’économie, qu’un régime stationnaire de croissance serait établi. Les évènements contredisent cette croyance. Et la virtualité de la monnaie qui n’est qu’une créance sur l’économie, sur notre expansion future, apparaîtra bientôt au grand jour. Le roi sera nu et tout le monde l’admettra.

Comment sera organisé le défaut ? Dépréciation extrême des monnaies provoquée comme en Autriche en 1920 ou en Allemagne en 1922-1923 (avec hyperinflation comme corollaire) ou cessation de paiement pure et simple des débiteurs ? L’un ou l’autre est inéluctable. Avec des conséquences catastrophiques pour les épargnants (qui ne sont pas toujours des riches : aux USA ou au Royaume Uni, par exemple, le quidam cotise dans des fonds de pension qui collectent et investissent cette épargne, notamment sur le marché de la dette) et son cortège de faillites bancaires.

Difficile d’imaginer le monde lorsque le scenario se sera produit. L’histoire ne bégaie pas. L’individualisme forcené dont on se demande s’il est à l’origine du système ou une conséquence de celui-ci, a isolé l’homme et l’a privé des repères sociaux ou moraux des sociétés traditionnelles. La situation est inédite. L’ « homo oeconimicus », libéral et libertaire, dont l’essence de consommateur insatiable et de jouisseur compulsif, a été façonné pour les besoins du système. Besoin effréné de consommateurs, d’abord, pour absorber une production en constante augmentation. Besoin d’un homme conforme au modèle, ensuite, et dont « l’utilité marginale de consommation est nécessairement positive ».

Comment réagira l’individu moderne dans un monde en faillite ?

On peut imaginer l’avènement d’un monde orwellien, tel qu’il est décrit dans le chef d’œuvre 1984. Le processus est déjà enclenché et depuis longtemps. « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». La citation, certes usée jusqu’à la corde mais rarement galvaudée de l’auteur britannique correspond si bien à notre monde. Avec son anglais en 500 mots, appauvri à l’extrême, épuré de ses nuances et utilisé maintenant par des francophones pour enseigner à l’université (!) comme novlangue. Avec Al-Qaida, sorte d’Emmanuel Goldstein qu’il aurait fallu inventer. Certains y voient un complot, un Nouvel Ordre Mondial en vue d’asseoir la domination d’une oligarchie déjà aux commandes. Le mensonge permanent comme arme, servi par un système médiatique acquis dans un monde où règnent l’inversion des valeurs et du sens des mots.

Mais le système ne tiendra probablement pas. Il se lézarde à droite, il se fissure à gauche ; Le référendum de 2005 n’est qu’un avant goût de la défiance qui gagne. Un Etat ruiné et déconsidéré n’aura plus les moyens financiers, ni la légitimité morale pour rétablir l’ordre. Le chômage de masse, les inégalités croissantes, le scandale de la faillite, la ruine des épargnants sont autant d’éléments qui achèveront de faire basculer les pays (et le nôtre en particulier) dans la violence et dans l’anarchie.

Le problème du quotidien sera alors celui de la survie. Boire, se nourrir, se chauffer ou se soigner sont des conforts que permet le monde moderne. Mais sans banque, sans monnaie, sans police, sans Etat, l’effondrement économique sera total. Une organisation sociale qui a mis l’argent au centre ne peut pas survivre à sa disparition. Et chacun devra subvenir par lui-même à ses propres besoins vitaux. Un système qui s’est construit sur la compétition de tous avec tous, a creusé sa tombe. La jungle et ses lois sont notre futur.

Fantasmes penseront certains, peut être. L’exemple de l’effondrement du bloc soviétique devrait pourtant inciter à la prudence. Les civilisations peuvent disparaître, l’histoire le montre. En Grèce, certains jeunes chômeurs désœuvrés ont déjà fui les villes pour la campagne, où la survie est plus facile. Le pire n’est jamais certain, mais chacun d’entre nous ferait bien de se préparer au moins intellectuellement au cataclysme imminent.

 

 

(1) Léon Walras (1834-1910), économiste français, théoricien de l’équilibre général qui fonde ses travaux sur le raisonnement marginal.

(2) Gérard Debreu (1921-2004), mathématicien et économiste français et américain, « prix Nobel » d’Economie* en 1983. Démontre l’existence d’un équilibre général en utilisant des outils mathématiques complexes (topologie algébrique).

(3) Maurice Allais, économiste français, « prix Nobel » d’Economie* en 1988.

(4) http://www.lesechos.fr/14/12/1998/LesEchos/17794-163-ECH_les-faits-sont-tetus.htm

(5) http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/28/erreur-de-calcul-du-fmi-ou-exces-des-zelateurs-de-l-austerite_1823437_3234.html

(*) En fait, il n’existe pas de prix Nobel d’économie mais un prix de la Banque Royale de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel.


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104 réactions à cet article    


  • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 10:12

    Scénario hautement probable. Personne ne s’y prépare, personne ne nous y prépare. Je fais partie des oiseaux de mauvaise augure qui pense que c’est inéluctable. Les seules questions sont quand et comment. Le mensonge institué peut permettre de cacher la vérité pendant quelques mois, quelques années encore. L’effondrement peut être brutal ou progressif comme on le voit actuellement. Il semble que le dernier à comprendre ce qui se passe risque d’être Normal 1°.


    • devphil30 devphil30 14 juin 2013 10:37

      Je préfère un normal 1ier qu’un agité 2 ième.


      Cessons d’utiliser ce terme , vous auriez préféré voir l’autre raconter n’importe quoi .....monter les gens les uns contre les autres , en cela oui le processus aurait été accéléré 

      Je rappelle que le droite est au pouvoir depuis 1995 avec une période de cohabitation avec Jospin qui s’est bien passé au niveau économique suivi d’un délire de dépenses entre 2007 et 2012 pour le plus grand bien des riches.

      Pour revenir au sujet principal , que pensez vous qu’aujourd’hui un président Français puisse faire sous le diktat de Bruxelles ? 
      Qu’elle est sa marge de manœuvre ?

      Le poste de président Français devient de plus en plus honorifique mais des actions fortes aurait pu être prise , certains renoncements sont impardonnables.
      Le cataclysme économique qui s’approche n’est pas du fait de Hollande et même sarko n’aurait rien pu y faire dans ce monde globaliser d’ou les décisions importantes sont prises à Bruxelles , au FMI , à l’OCDE 

      Philippe 


    • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 11:08

      Le cataclysme économique qui s’approche n’est pas du fait de Hollande et même sarko n’aurait rien pu y faire
      Nous sommes tout à fait d’accord. Je ne rend pas Hollande responsable de la situation actuelle, il l’est à titre collectif comme Sarkozy, comme nous le sommes tous chacun à notre échelle.Je reproche au Président élu de ne pas dire la vérité aux Français, de raconter des bobards sur la ’reprise’ ni possible ni souhaitable bref de se leurrer et de nous leurrer. Hollande est tout simplement prisonnier de ses mensonges électoraux, il n’est ni meilleur ni pire que ses prédécesseurs. Je ne fais pas partie des gens qui appelleraient Sarko à l’aide, mais il appartient au président de dire la vérité aux Français et le Président aujourd’hui s’appelle François Hollande.


    • devphil30 devphil30 14 juin 2013 13:07

      Je suis d’accord avec vous 


      Philippe

    • Aldous Aldous 14 juin 2013 17:29

      D’accord sur presque tout sauf sur l’incapacité des modèles à evaluer l’évolution des scenarios


      Au contraire c’est calculé assez justement depuis 1973 et le rapport Meadows.

      Vous trouverez un graphique de Balfour&Associates cité dans mon article :

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=92997

      La periode d’effondrement et la période de chaos sont parfaitement prévus.

      Et la disparition de 50% de la population humaine en moins de 30 ans aussi.

      Le graph en plus lisible ici :

      http://xa.yimg.com/kq/groups/15209059/1702136879/name/ECOCURVE.RB.07.pdf


      pour aller plus loin :

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-monde-qui-vient-1ere-partie-105877

      www.agoravox.fr/tribune-libr...

      www.agoravox.fr/tribune-libr...

      www.agoravox.fr/tribune-libr...



    • Attilax Attilax 14 juin 2013 18:34

      Oui, la situation dans laquelle nous sommes n’est pas due au hasard ou au chaos, mais bien à la volonté d’hommes qui l’ont parfaitement planifiée. Et d’un système bien mal nommé « démocratie ».
      Par exemple, quand Pompidou et Giscard décident en 1973 que le pays empruntera désormais au privé avec intérêt plutôt qu’à la banque de France sans intérêts, ils savent très bien ce qu’ils font...
      Et aujourd’hui, quand l’Europe bafoue les droits des peuples et les dépouille au nom de la dette, quand ils mettent des gens de Goldman Sachs à la tête de pays pour les saigner à blanc, c’est pareil : ils savent très bien ce qu’ils font.
      La théorie du chaos ? Moi je vois surtout la volonté de gens très bien organisés qui veulent tout. Absolument tout, ils ne nous laisseront même pas notre slip.


    • SergeL SergeL 14 juin 2013 21:43

      http://media.smithsonianmag.com/images/Futurism-Got-Corn-graph-631-thumb.jpg


      « « The world is on track for disaster… », autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”. Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner, qui a succédé à Dennis Meadows comme rédacteur coordonnateur, découlera du fait que, si l’humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant pas une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030.

      Le désastre n’est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d’ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. L’effondrement pourrait se produire bien avant 2030. Autrement dit tous les projets envisagés pour le moyen terme de 10 ans seraient impactés, voire rendus inopérants. »

      source :

      http://www.smithsonianmag.com/science-nature/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html#ixzz1rEEVUFqq


    • Abou Antoun Abou Antoun 15 juin 2013 11:22

      Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner,
      C’est ce que dit également Frank Fenner
      Stephen Hawking ne dit pas autre chose.
      L’eschatologie est à la mode chez les scientifiques de renom. Mais il est vrai que la plupart des dirigeants n’ayant aucune culture scientifique sont incapables de les lire (tous sont formés à l’école du droit, des ’sciences’ politiques, des écoles de gestion et d’administration). C’est dommage ! à une époque où de nombreux choix ont un rapport avec la technologie.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juin 2013 02:01

      On devra déconnecter l’economie relle du miroir financier et protéger la production et la distribution, tout en maintenant l’ordre national et international. Ne pensez plus a la démocrtaie pour une vingtaine d’années. Table rase... et fermé durant les restaurations. Ca ne me plait pas... mais le déni ne mènera a rien.



       PJCA



    • cardom325 cardom325 14 juin 2013 11:05

      Constat lucide de ce qui devrait arriver, mais les nantis ont plus d’un tout dans leur sac pour que le grand casino continue à l’infini

      Les banques se sont  gavées sur l’achat de dettes publiques  , en empruntant aux banques centrales à Taux Zéro et refourguant le bébé aux Etats assortis d’un intérêt confortable . En plus, il s’agissait simplement d’un jeu d’écritures fort simple qui ne demande pas beaucoup de personnel . Leur but maintenant est d’avaler des défauts de paiement petit à petit , pour ne pas faire faillite , remise , étalement et renégociation seront à l’ordre du jour, pourvu qu’on leur laisse leur joujou de spéculateur sur d’autres supports désormais, y compris les matières premières alimentaires , toujours plus loin, toujours plus  indécent, mais les banquiers se soucient peu de morale. Seuls leurs fonds propres insuffisants font craindre les faillites collectives , elles comptent bien absorber les pertes dans le temps, voir en tirer profit si la situation s’améliore

      Regardons aussi du côté de l’immobilier : même cause , même combat, chacun sait que l’immobilier est surévalué de 30 % , compte tenu de la hausse vertigineuse depuis 15 ans, et de la capacité de remboursement des accédants qui se réduit, et pourtant, même si les prix baissent, ils ne le font que modérément . Là aussi, les banquiers ont pour but que cette baisse inéluctable intervienne sur des périodes longues , pour éviter que ceux qui ont acheté au plus haut ne soient mis en défaut de paiement . Pendant ce temps, les loyers restent exorbitants pour les ménages et constituent souvent le premier poste de dépenses

       

      En conclusion, je ne dis pas que votre scénario ne se produira pas, mais les tours de prestidigitation sont possibles et vraisemblables , nul ne veut tuer la poule aux œufs d’or .

       

      Enfin, vous qui êtes uun trader, que conseillez vous pour les détenteurs de capital modestes ?

       

       


      • GdeBell 14 juin 2013 20:14

        Franchement je ne suis pas sûr d’être de bon conseil. Je vous dirais de diversifier et surtout de considérer que dans les périodes comme celles que nous allons vivre, il ne faut pas chercher à faire de gros coups mais plutôt à protéger son épargne.

        Effectivement des biens tangibles comme des terrains peuvent être une sécurité. Mais la notion de propriété privée risque bien d’être très relative.


      • demosoluce 14 juin 2013 11:13

        L’exemple des années 20-30 montre que l’écroulement économique n’entraine pas le chaos généralisé, ni « l’anarchie » (je mets volontairement entre guillemet car c’est un exemple parfait de novlangue : l’anarchie n’est pas inorganisée, bien au contraire. Pour qu’il n’y ait pas de hiérarchie, il faut au contraire que la communauté soit parfaitement organisée mais bon...).

        Les grandes phases d’écroulement économique entrainent plus certainement la guerre. Car la guerre est la meilleure façon de remettre les compteurs à zéro sans forcément remettre en cause les hiérarques dominants.

        Il faut bien comprendre que la richesse n’a pas disparu. Les capacités de travail des citoyens sont toujours là, les compétences techniques se sont accrues. De nombreux humains du 1/3 monde ont acquis des compétences. Les connaissances techniques ont augmenté la productivité du travail (travail comme action et non uniquement emploi).

        Bien évidemment, on peut mettre en opposition la raréfaction des énergies fossiles, l’appauvrissement des sols, le déréglement climatique qui entraine plus d’évènements violents et donc onéreux. Mais au risque de vous choquer, je pense que ces faits, réels, ne sont pas significatifs dans l’écroulement qui se passe.

        L’écroulement de notre système est d’ordre économico-sociétal. Comme l’indique l’auteur, le système d’économie de marché, système en place depuis des siècles, voire des millénaires, baptisé capitaliste par les réflexions de Marx, est construit automatiquement autour de déséquilibres. Il crée des bulles qui éclatent et des déséquilibres qui étaient remis en place, souvent de façon violente et arbitraire, jusqu’au XVII-XVIIIème siècle. Pourquoi jusqu’à cette période ? parce que jusque là, en général, les pouvoirs tyraniques étaient souvent différents des pouvoirs économiques. La religion Chrétienne avait joué un rôle à ce niveau, quoiqu’on en dise. Un banquier ou une force financière qui prenait trop de pouvoir économique et donc d’influence politique, finissait toujours par être remis à sa place de façon arbitraire certe, mais cela restabilisait l’ensemble.

        Les révolutions bourgeoises (Angleterre, puis américaines et françaises) ont donné l’autorité à ceux là même qui développaient les déséquilibres économiques (pas qui créaient les richesses, non car la seule richesse créée est naturelle ou liée au travail, l’investissement n’est qu’une affectation). Et on ne doit pas parler de richesses du capital honnêtes car toute forture provient du fait de pillages et d’arnaques (Comment les Rothschild ont joué de Waterloo, Comment les Rockfeller ont développé leur fortune, B Arnault son groupe. Toutes les « belles histoires » sont des story telling). De la même façon que toutes les grandes familles nobles proviennent de pillards qui après avoir acquis de force un domaine ont « blanchi » leurs méfaits dans l’économie réelle. Bref, il n’y avait plus de contre pouvoir arbitraire si ce n’est celui du peuple sur lequel s’était appuyée la grande bourgeoisie pour prendre le pouvoir.

        Et c’est là le talon d’achille de l’oligarchie et en même temps leur meilleur coup. Leur talon d’achille car ils ne peuvent pas faire totalement ce qu’ils désirent, ou du moins de façon voyante. Le Roi, le Prince avait l’autorité « divine ». Il pouvait donc, il devait donc même, mater la rébellion de façon brutale. Tout autre comportement était une porte ouverte à la contestation. Pour notre oligarchie, son autorité est basée sur le fait que nous la lui déléguons. Ils ont développé nombres de stratagèmes pour que nous leur déléguions totalement sans contrôle (pseudo démocratie élective, consumérisme addictif, intégration sociale liée à ce consumérisme et à l’occupation d’un emploi, constitution sans contrôle etc...).

        Mais le résultat est qu’il n’y a plus de limite/contrôle et que donc les déséquilibres ne peuvent être corrigés que par ceux là même qui les créent. Et c’est tout simplement impossible naturellement. Il faut faire des resets. Et le meilleur reset, on est allé le chercher dans ce qui fonctionne depuis des siècles : la guerre. La guerre fait reset pour le système et remet tout à Zéro. Tout à zéro sauf pour l’Oligarchie. Cette dernière n’y participe pas physiquement, elle en profite même pour reconsolider ses fortunes, tester quelques découvertes scientifiques. Le peuple, lui, en sort rincé, épuisé. Il demande stop, c’est bon, je veux juste souffler. L’Oligarchie lui dit ok, tu l’as mérité, tu t’es bien battu, pour les survivants. Les survivants lui disent merci, lui demandent de prendre en main l’autorité, car le peuple, lui, il veut juste souffler. C’est magique en fait une guerre, tragique aussi, oui.

        L’Oligarchie sait certainement qu’on est proche de la bonne guerre qui nettoie. Et les petits chefs (nos politiques, qui ne sont pas l’oligarchie mais leurs marionnettes) le savent aussi. ceci peut expliquer l’application sans borne des politiques de tout bord occidentaux à se mettre sous la domination US. Ils pensent que des payx ayant une vraie force de frappe, seuls les USA partagent la même vision qu’ils se font du monde et du système. Le marché transatlantique n’a pas pour but de créer un superbe marché gagnant-gagnant, tout le monde sait que c’est pipeau. Alors, il a quel but ? peut être officilaiser la mise en ordre de combat d’un bloc. Face aux autres pour la bonne pétarade mondiale. 


        • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 12:34

          Il faut bien comprendre que la richesse n’a pas disparu. Les capacités de travail des citoyens sont toujours là, les compétences techniques se sont accrues. De nombreux humains du 1/3 monde ont acquis des compétences.
          Exact mais deux choses ont (presque) disparu :

          • Les ressources énergétiques
          • Les matières premières (minerais, terres rares, etc...)

          Les deux sont évidemment liées à la surexploitation des ressources elles-mêmes liées à la surpopulation et au type de société choisi par l’occident (croissance, consommation).

          On ne peut donc pas remettre la machine en marche faute de carburant. La fuite en avant peut continuer encore un peu (énergie nucléaire, surgénérateurs, gaz de schistes, etc., etc.) mais c’est reculer pour mieux sauter en dégradant encore plus un environnement déjà dangereux.


        • demosoluce 14 juin 2013 12:52

          Je suis d’accord avec vous Abou sur votre analyse mais comme je le dis dans mon com, je pense que ces aspects de l’économie réelle n’entrent plus du tout en compte dans la réflexnio de l’Oligarchie.

          Cela fait bien une trentaine d’années que les capacités d’investissement financier se détournent de l’économie réelle. Et bien au contraire, la pénurie renforce leurs taux de profit.

          Nous sommes donc dans un système (l’économie de marché) basé sur la gestion de la pénurie (qui s’accomode donc de la dégradation de nos ressources), dont les capacités d’investissement ont quitté l’économie réelle, et dont les tenants du pouvoir ont interdit d’autres moyens de financement que ces flux qui sont en dehors de l’économie réelle.

          Voilà le tableau.


        • devphil30 devphil30 14 juin 2013 13:13

          Ce qui a pu se passer au XXième siècle doit nous avertir des dérives mais la connaissance 

          générale du peuple , son endoctrinement patriotique est moindre qu’en 1914 ou 1939.

          La haine de l’autre par sa couleur , sa religion existe toujours.

          Nos capacités destructrices mutuelles peuvent tempérer certaines ardeurs de guerre dans un monde « civilisé » ...

          Philippe 

        • Daniel Roux Daniel Roux 14 juin 2013 18:55

          @ Demosoluce

          Votre commentaire est intéressant.

          Effectivement, la richesse produite ne vaut que par le travail humain qui y est attachée. 1 épis de blé qui n’est pas transformé en farine puis en pain, ne vaut rien (en terme de richesse s’entend)

          L’anarchie est une idéologie aussi inaccessible que le communisme ou la capitalisme car l’homme est un malade mental, un être angoissé qui ne se rassure pas facilement, souvent par la violence ou la soumission. La plupart des hommes sont incapables d’assumer leur nature. C’est comme ça, il faut en avoir conscience et pas demander l’impossible.

          Je ne crois pas en une guerre mondiale chaude comme la dernière mais plutôt en une série de conflits permanents, type Irak ou Afghanistan, dans un climat de guerre froide, pour accaparer les matières premières stratégiques. La raison ? Humaine, tout simplement.

          Avant ceux qui déclaraient les guerres ne risquaient pas grand chose et même, souvent, en profitaient. Aujourd’hui, c’est différend, personne ne peut savoir ce qu’il adviendrait de l’humanité en cas de guerre entre les grandes puissances. Les US comme les autres seraient atteints.

          Pour l’énergie, je ne suis pas inquiet non plus. L’essence laissera place, petit à petit, à l’électricité, à l’alcool voire à l’hydrogène.

          Ce qui nous pend au nez, c’est plutôt la surpopulation et les catastrophes dues aux seuils climatiques. Hélas, ce sont des sujets trop sérieux pour que les politiques s’y intéressent, et les révisions économiques trop radicale pour que l’oligarchie renonce à son pouvoir.


        • Le printemps arrive Le printemps arrive 14 juin 2013 19:35

          « l’homme est un malade mental, un être angoissé qui ne se rassure pas facilement, souvent par la violence ou la soumission. »

          Certainement, mais cela n’est pas inéluctable et se soigne actuellement...


        • appoline appoline 14 juin 2013 19:49

          @ Démosoluce,


          Sauf que certains ont la foi, pas celle des ricains qui fonctionne à grands coups de « oh, my god », mais celle qui est vicérale, qui fait qu’un homme ou une femme fait don de sa vie pour sa cause. Donc les uns ont la foi mais pas les armes et les autres l’inverse ; car ne nous y trompons pas les occidentaux savent gueuler mais devant le fait accompli et les poseurs de bombes, il n’y a plus grand monde ; nous avons vu ce que cela a donné devant Adolf.

        • wawa wawa 15 juin 2013 16:17

          Le problème de la guerre, c’est que la bombez atomique est déjà inventée.
          Si l’humanité est raisonnable, elle devra faire sans.


        • nicolas_d nicolas_d 16 juin 2013 16:48

          Wawa,
          la bombe A a plus de 70 ans...
          Difficile d’imaginer qu’il n’y ait pas pire depuis...

          L’humanité est raisonnable, mais pas ceux qui ont les armes. C’est ballot


        • loph loph 18 juin 2013 10:44

          Excusez-moi « le printemps arrive », mais « se soigne actuellement » me donne quelques difficultés.


          Comment des individus à la tête d’entités comme les multinationales ou d’autres groupes devenus presque menaçant iraient-ils se soigner de quelque chose qui leur donne toute satisfaction ? En abandonnant leurs prérogatives ? En faisant abstraction de leur source première de bénéfices : leur capacité à aiguiser leur sens intellectuel afin de récupérer le plus d’influence possible ?

          Personnellement, je ne crois pas qu’on puisse se soigner de quelque chose d’inné. Au mieux l’orienter, mais sûrement pas s’en débarrasser.

          Au sujet de l’article, quelle finesse d’analyse ! Seule la conclusion me paraît « excessivement » noircie. Et puis, somme toute, les civilisations passent, nous avec à moindre échelle bien sûr. Mais le monde avance, et il n’a jamais fait autrement. Y donner un sens tel que nous parviendrions au chaos ne me paraît pas illusoire, mais nous disposons quand même de capacités d’analyse, la preuve, et de moyens que nous pouvons utiliser. À bon escient ou pas, c’est une question d’ordre individuel. 

          Sauf que maintenant, nous mesurons mieux nos existences (ou moi au moins), et recommençons-nous à nous pencher sur d’autres systèmes d’organisation, plus locaux et moins dispendieux en énergies justement. 
          D’expérience, il existe des moyens de se sustenter via des sites fournissant surtout de l’alimentation, mêlant paiement en ligne (donc réseau informatique) avec les réseaux bancaires. Il s’agit bien là d’une évolution... Je ne sais si elle doit être considérée positive ou négative (à mon niveau, elle me convient très bien), mais le fait est qu’elle existe, et qu’elle permet d’envisager l’avenir différemment qu’avec un énième conflit sanglant du genre de celui qu’ont vécu mes grands-parents, ou du cadre consumériste à l’excès qui se met en place depuis plus de 4 décennies, et occasionnant toutes sortes de déséquilibres sans toutefois aboutir à des échanges d’obus ou de missiles, « juste » quelques plans de restructuration smiley.

          Je ne doute pas qu’une évolution significative n’ira pas sans mal vu les lobbys agissant en coulisse (clopes, pharmaceutique, armement, véhicules légers, lourds, aériens, et cætera). Mais justement, cette faillite annoncée ne résumera-t-elle pas à elle seule les sévices qu’aurait pu donner un conflit majeur, sans donc en passer par là ?

          L’avenir, cet horizon inéluctable, concrétisera bien une forme ou une autre, inutile à mon sens de s’en alarmer.

          Bravo en tout cas à GdeBell et demosoluce, parmi d’autres.

          loph


        • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 14 juin 2013 18:32

          Delphil,
          Il ne s’agit plus de la Loi de 1973, mais des articles 104 de Maastritch et 123 du Traité de Lisbonne.


        • appoline appoline 14 juin 2013 19:51

          Le capitalisme n’est que du matériel, que croyez -vous qu’il se passerait si en face, vous avez des gens qui n’ont rien mis à part leur foi et leurs convictions ? Qui gagnera ? Ceci qui a peur de perdre ce qu’il a ou celui qui n’a rien à défendre sinon son honneur ?


        • COLLIN 15 juin 2013 00:59

          @appoline,

          C’est sûr,une foi.... smiley


        • Montagnais Montagnais 14 juin 2013 14:58

          Excellent article. 


          « La situation est inédite. L’ « homo oeconimicus », libéral et libertaire, dont l’essence de consommateur insatiable et de jouisseur compulsif, a été façonné pour les besoins du système »

          Oui, faudra payer l’addition ..

          La suite ? la première, la plus spectaculaire, l’inversion de la valeur immobilière, actuellement 10 000 € le m2 à Paris, 20€ par ici .. dans peu de temps, ce sera le contraire. 

          Et comme vous l’annoncez en filigrane, un chaos généralisé.

          Putain ! les prix de l’AK et autre Gsh-18 vont monter ..les armées privées vont proliférer.



          • appoline appoline 14 juin 2013 19:53

            Oui et le m2 à Paris ne vaudra plus grand chose ; tout se fait et se défait


          • wawa wawa 14 juin 2013 15:19

            Bon article, bon style
            Un effondrement est une probabilité non certaine, mais non négligeable non plus pour notre génération.
            Apprendre a jardiner n’est pas forcément une perte de temps


            • marco1960 14 juin 2013 15:41

              Il n’est pas très rassurant de lire un scénario auquel on y perçoit une grosse potentialité, de surcroît quand on admet qu’il imaginé par un intervenant averti !!!

              On y pense mais on se dit toujours « too big to fall », bon p’t être pas alors !!! tant pis 

              merci GDEBELL

              Autrement dit, même le recours à la transformation des monnaies fiduciaires et scripturales en matière OR n’a que peu d’intérêt finalement. Qu’en pensez vous ?
              Comme le dit WAWA, autant commencer à préparer la terre du jardin !!! Encore faut il trouver des semences !!! car à part les graines stériles de Mosanto le malade mental, on ne trouve plus grand chose !!!

              ET BIEN !!! Moi qui était content du retour du soleil aujourd’hui ! j’aurais du choisir MARTINE A LA PLAGE pour la sieste. Mauvaise pioche... 

              • anomail 14 juin 2013 16:40

                Réseau semences paysannes :
                http://www.semencespaysannes.org/

                Kokopelli semences :
                https://kokopelli-semences.fr/

                Vite pendant que c’est encore légal...


              • marco1960 14 juin 2013 17:09

                @ ANOMAIL,


                Merci pour votre lien, et effectivement je pense qu’il faut se bouger car j’ai cru entendre parler de lois scélérates visant à interdire la plantation de graines n’ayant pas obtenu l’agrément d’une toute fraîche commission Européenne (encore ces satanés tarés de Bruxelles) !!!.
                Dans certains états aux US, les jardins privatifs seraient déjà interdits mais en revanche je n’en ai pas la véracité.
                ça me rappelle...SOLEIL VERT...Délicieuse pensée !!!



              • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 14 juin 2013 18:23

                Est-ce qu’on peut garder des semences longtemps avant des les planter ?


              • cevennevive cevennevive 14 juin 2013 18:32

                Bien sûr Tetsuko !


                Il faut les garder de la lumière, de la chaleur et du grand froid, dans des boîtes hermétiques (style boîtes de médicaments, de boules Quiès ou dans de tout petits bocaux de verre) Mettre au-dessus des graines un tampon de coton avant de fermer la boîte ou le bocal.

                Bien entendu, il faut que les graines soient très sèches et nettoyées.

                Ne pas oublier une étiquette avec le genre de graine et l’année de la récolte.

                On a trouvé, lors des fouilles dans certaines sépultures, des graines qui dataient de plusieurs centaines d’années, et dont certaines ont poussé !

                Cordialement.

              • appoline appoline 14 juin 2013 19:57

                Nous savons tous comment cela doit se finir, depuis que le monde est monde, nous tirons sur la ficelle, nous savons que nous ne pratiquons pas de la bonne manière, mais l’appât du gain, de pouvoir fait prendre aux dirigeants les mauvais décisions.


                Nous sommes trop nombreux, nous le savons depuis des décennies, pourtant les connes de TF1 annoncent encore à la masse : « nous faisons plus d’enfants que les allemands, nous les supplantons au niveau de la démographie », pauvres connes de garde que vous êtes 

              • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 21:11

                Nous sommes trop nombreux, nous le savons depuis des décennies, pourtant les connes de TF1 annoncent encore à la masse : « nous faisons plus d’enfants que les allemands, nous les supplantons au niveau de la démographie », pauvres connes de garde que vous êtes
                Oui et cette politique nataliste, à coup d’allocs est la politique officielle du gouvernement. La fabrique des chômeurs est vivement encouragée. Affligeant !!!


              • Abou Antoun Abou Antoun 15 juin 2013 11:49

                ça me rappelle...SOLEIL VERT...Délicieuse pensée !!!

                Pour ceux qui ne connaîtraient ni le roman ni le film.
                Ce film noir pourrait apparaître aujourd’hui comme relativement optimiste dans la mesure où un système autoritaire derrière qui se cache une sorte de Monsanto (Soylent), gère plus ou moins la fin des temps par un cannibalisme rationalisé.
                Le chaos total, sur fond de guerres civiles, pourrait être pire.

              • Alison 14 juin 2013 16:52

                Les Aztèques, les Incas, la Grèce antique, Rome ont disparu alors pourquoi rechaperions nous a ce qui semble etre un éternel recommencement, seul incertitude notre planete... ou et quand ?


                • marco1960 14 juin 2013 17:24

                  C’est clair ALISON, je ne vois vraiment pas pourquoi nous échapperions à cela, et tous les ingrédients sont présents ! 

                  Le problème est que l’humain, dans son narcissisme exacerbé à toujours tendance à tout ramener à lui, malgré son passage de 78 ans en moyenne sur terre, par rapport au monde qui lui est depuis des lustres, et c’est cela qui fait qu’il n’imagine pas une fin et refuse même de l’imaginer !
                  Ajoutez à cela, la débilité de nos « grands » scientifiques qui tous les jours nous rabâchent qu’ils ont compris l’univers et les règles qui le régit... Pas étonnant que l’humain se sente invincible
                  Je ne sais si nous sommes descendu de l’arbre ou pas mais ce qui est sur c’est que nous avons utilisé notre intelligence à très mauvais escient, par conséquent l’humain serait bien le plus con des êtres vivants. Son but semble être l’auto destruction 



                • Alison 14 juin 2013 18:12

                  Bonjour Marco,

                  voila ce que nous sommes c`est a dire une infinie molécule dans un espace dont nous connaissons rien...

                   http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=17jymDn0W6U

                  Bon week end


                • marco1960 14 juin 2013 18:23

                  @ Alison

                  Haaa bien oui !!! effectivement !!! cette vidéo met en évidence un terme que l’humain refuse d’associer à lui même ; INSIGNIFIANT DANS L’IMMENSITE. ça remet vite à sa place !!! 

                  Bon WE à vous aussi 


                • Abou Antoun Abou Antoun 14 juin 2013 21:18

                  INSIGNIFIANT DANS L’IMMENSITE
                  Oui l’humanité disparaîtra, tôt ou tard dans l’indifférence totale de la planète et de l’univers qui en a vu d’autres (disparitions). Qui pleure les dinosaures ? C’est pour combattre cette idée d’insignifiance que les hommes ont inventé les religions, toutes ces fables qui font de nous des créatures divines investies de missions sacrées. Foutaises !!!
                  Accepter cette insignifiance au niveau individuel et collectif est bien le début de la sagesse.



                  • Peretz1 Peretz1 14 juin 2013 17:36

                    Et si Marx avait raison quand il disait que la contradiction du capitalisme allait le détruire ? Au fond quand le communisme a échoué en laissant un boulevard au libéralisme, il lui a peut-être miné le chemin.


                    • marco1960 14 juin 2013 18:09

                      Oui c’est une façon de voir les choses ! Et ça se tient

                      En même temps, on peut se demander quel modèle serait finalement capable de régir de façon équilibrée et pérenne nos sociétés en perpétuelle mutation, on sait maintenant en revanche de source sure ceux qui n’y répondent pas !!!

                    • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 14 juin 2013 18:52

                      Marco,
                      Ben... ce qui peut les empêcher de nuire, c’est un Etat qui régule, puisque toutes les Lois qui régulaient la finance et permettaient un contrôle des capitaux, ont été une à une prises dans le collimateur de la « dérégulation »....

                      Chez nous, en préparation des Traités européens, ce sont surtout les Socialistes qui s’y sont collé :

                      1986 : Bérégovoy, loi sur la dérèglementation du marché.
                       Delors impose l’acte unique européen.

                      1988 : Directive Delors/Lamy sur la mobilité des capitaux.

                      1990 : Bérégovoy baisse la fiscalité sur les revenus du capital.

                      1991/92 : Mitterrand et Dumas négocient et font ratifier Maastritch

                      1997 : Jospin confirme les critères de Maastritch dont l’article 104 ( ex Loi 1973)

                      1998 : DSK : Régime favorable aux stocks options.

                      Et je dois en oublier.... 2005, ratification du Traité de Lisbonne à Versailles, contre l’avis des Français..

                      L’article 63 européen : « libre circulation des capitaux, des services et des marchandises »

                      Avant, il y avait une régulation par l’ Etat, un contrôle des mouvements de capitaux.

                      Mittal n’aurait pas pu acheter Arcelor, sans l’aval du Ministre des Finances et de la Direction du Trésor.

                       Avant, les entreprises qui voulaient délocaliser et sortir des capitaux pour les investir ailleurs devaient passer par la même procédure.

                      Ce n’était pas une interdiction, mais des accords donnés en fonction des intérêts stratégiques du pays.

                      Mais ça, c’était avant....


                    • foufouille foufouille 14 juin 2013 18:19

                      la différence est qu’on a internet
                      par contre, pour se préparer, il faut pas mal de pognon


                      • Alison 14 juin 2013 18:45

                        foufoulle@ Je ne suis pas sur que internet soit une chance, du moins tout dépend ce que l`on recherche. A l`heure actuelle il y a plus de negativisme accessible a tous (Merci Google) que de positivisme simplement parce que la peur fait vendre.
                        Prenez n`importe quelle sujet en tapant Google vous aurez les dix premières pages « imposant » une même vision mais si vous cherchez « une contre vérité ».... A la vingtième page peut être.

                        Et si demain le ou les pouvoirs coupaient internet que se passerait il ?


                      • foufouille foufouille 14 juin 2013 19:51

                        cela dépend de ta recherche et de tes cookies
                        tu dois afficher les 100 premiers liens par page
                        ensuite, il faut lire vite et ne pas rejeter les sites qui ont l’air barjot


                      • Hermes Hermes 17 juin 2013 10:51

                        Pour rester informé, il faut des flux RSS bien sélectionnés donnant divers points de vue contradictoires, sans aucune censure a priori (les antagonistes livrent toujours des informations en essayant de saper l’autre). Puis faire le tri !

                        ET bien sût un Newsreader performant pour survoler tout ça rapidement san perdre de temps. Google, signe de sa dérive manifeste vers la lobotomisation des masses, ferme son News reader à l’été, ainsi que son portail google/ig à l’automne. ces deux outils permettaient de mettre en place une vision globale très efficace.

                        Pour ma part, je suis passé à Netvibes. La partie gratuite de l’outil est excellente, et en plus, on peut réimporter très rapidement les fils de News de Google, ce qui en quelques clics, crée un nouvel équivalent au portail google et à son newsreader.

                        A vos souris !

                        Bonne journée.


                      • schwitters schwitters 14 juin 2013 18:20

                        Bonsoir, vous avez n’avez pas parlé d’un terme important dans le monde chaotique (je parle de la science qui lui correspond), c’est celui de « bifurcation » : c’est l’instant où un changement important se décide, on peut en prévoir plusieurs mais on ne peut pas prédire lequel des schémas sera effectif.


                        Les modèles des théories du chaos sont l’avenir, mais les investisseurs sont très frileux : qu’est ce qu’on gagne à faire du prévisionnel à long terme ? à décrire le monde différemment ?

                        Un livre extraordinaire : Paraboles et catastrophes de René Thom

                        • nicolas_d nicolas_d 16 juin 2013 17:34

                          Les mathématiques ne permettront jamais de « modéliser » l’humanité souhaitée par les peuples.
                          Les humains refusent cette « mise en boite », et c’est tant mieux. Ils voudront toujours sortir de la boite, donc faire tomber votre modèle.

                          Vous voulez faire quoi de votre modèle ? « Gérer » l’humanité ? Certains ont essayé, avec différents modèles, regardez, ça ne tient pas.
                          Laissez faire les humains, regardez, observez, admirez, mais laissez les mathématiques en dehors de ça. Ce n’est pas l’outil adéquate.


                        • Vipère Vipère 14 juin 2013 18:57

                          Bonjour l’auteur

                          Survivre le lendemain d’un chaos !

                           Une question inédite... Vite un manuel de survie. Mais, au fait, il existe-t-il un manuel « survivre après un chaos pour les nuls » ?

                          Comment se passer de pain, de vin et de boursin  ? Du carafon de rosé...
                           smiley


                          • mozee mozee 17 juin 2013 22:47

                            En français, au moins : « Survivre à l’effondrement économique » de Piero San Giorgio x)


                          • mortelune mortelune 14 juin 2013 19:16

                            En fait dès que la Turquie ou autre entrera en guerre contre la Syrie alors il ne sera pas trop tard pour faire un maximum de réserves et retirer vos liquidité des banques pour acheter ce qu’il faut pour tenir bon (sacs poubelles pour éviter d’entasser les ordures et attirer les rats, assiettes en cartons en cas de pénurie d’eau, lampes à pétrole, duvets, briquets en masse, semences de toutes sortes, provision d’eau potable, etc...). 

                            Dans un second temps prévoyez un réseau d’amis pour vous retrouver rapidement à la campagne et pour vous serrer les coudes, si la Russie intervient dans le conflit d’une manière ou d’une autre. Il est évident que l’Europe et l’Amérique du nord seront touchés les premiers en cas de conflit mondial avec des armes que ne n’ose évoquer. 
                            Ce pourrait être pour demain, n’importe quand en fait... Réjouissez-vous de chaque jour car si cela arrive ce sera certainement quelque chose que l’humanité n’a jamais connu. 
                            Inutile n’avoir peur puisque la peur n’évite pas le danger, au contraire. 
                            Mais personne ne connait le futur alors il reste quelques espoirs qu’il ne se passe pas grand chose. 
                            La crise financière ou la Syrie, quel sera le stater ? Soit l’un soit l’autre, soit les deux seront liés. Un peu de patience, nous verrons bien. 

                            • Vipère Vipère 14 juin 2013 19:20

                              Mortelune

                              Vivre comme si demain était le dernier jour ?


                            • mortelune mortelune 15 juin 2013 05:43

                              Oui ! Imagine ce que seraient les humains s’ils le faisaient ? Un rêve !


                            • foufouille foufouille 15 juin 2013 10:31

                               seulement ta vie serait plus courte


                            • alinea Alinea 15 juin 2013 14:20

                              non mortelune : la vie serait beaucoup plus belle si les humains pensaient ( ou faisaient comme si) qu’ils vivront éternellement ; ainsi, plutôt que brûler la chandelle par les deux bouts en pensant « à quoi bon ! », il préparerait l’avenir, respecterait la vie, la beauté ; planteraient des arbres dont ils seraient conscients de ne pas les voir adultes, conserveraient des graines,etc !


                            • bakerstreet bakerstreet 15 juin 2013 15:19

                              Les écrits de mortelune et autres nous disent combien les gens sont profondément névrosés, et n’aspirent au fond qu’ à la mort, incapables de vivre et de s’aimer les uns les autres, sinon au temps de l’imparfait et du futur, le temps des dictateurs et des prêtres. 


                            • alinea Alinea 15 juin 2013 15:44

                              bakerstreet : que dîtes-vous de tant de résignation ? ... vos horizons lointains avec seulement des chats... et des lapins ?


                            • bakerstreet bakerstreet 15 juin 2013 18:55

                              Alinea


                              "Y a même des chats des chiens, une tortue un poisson rouge
                              Le temps dure longtemps......
                              On aurait pu vivre un million d’années....

                              Et toujours en été

                            • Hermes Hermes 17 juin 2013 11:15

                              Bonjour,

                               Le présent, positif, sans la peur, c’est la conscience de l’éternité. Pas besoin de compenser la névrose de son ego en consommant, juste vivre, responsable, conscient de sa minuscule place dans l’univers et sur terre, de l’interdépendance profonde de tous les éléments de notre environnement, et profondément heureux de l’immensité de conscience qui vit en nous, à l’image de l’immensité de l’espace......

                              Celà n’empêche pas d’être réaliste, au contraire, car quand la peur n’est plus là, on a tout le temps d’anticiper. Mortelune est de bon conseil, bien qu’affichant un visage un peu sombre !

                              Refusez les peurs que l’on vous distille de l’extérieur, identifiez celles qui vous appartiennent, cessez de les nourrir, et sortez de la dépendance au temps-catastrophe. N’acceptez pas les ennemis qu’on vous impose.

                              Humilité et joie de tranmettre à ses enfants pour en faire des humains véritables, c’est un défi quotidien, un combat permanent pour sortir des influences passée (tant à l’échelon individuel, qu’au niveau collectif). L’humanité de demain se prépare maintenant.

                              Soyez autonome et heureux, c’est l’arme la plus redoutable, car c’est totalement invendable.

                               smiley


                            • oj 14 juin 2013 19:17

                              Hollande n’est pas prisonnier de ses discours électoraux.

                              Il n’est qu’un bonhomme qui prend sa petite place au précédent dans la grande machine qui le dépasse car pour changer le systeme tellement il est complexe et intriqué il faudrait au moins l’armée pour tenter ce coup de force contre le système qui se préserve.

                              ensuite il y aurait le sang et les pleurs

                              et ca aucun politique n’en veux car , encore une fois, ils sont des sur-diplomés ou carriéristes mais pas des révolutionnaires ou des David contre Goliath.

                              ils gérent leur réussite sociale et leur avenir.

                              Meme en 1900 il y avait des anarchistes en France qui posaient des bombes, vous en avez vu ces temps-ci  ? (je ne parle pas des allumés d’Allah)


                              • kergen 14 juin 2013 19:23

                                Il sert à quoi cet article ?

                                Il apprend quoi ?

                                Il éclaire qui ? Sur quoi ?

                                AV tombe bien bas.

                                C’est vraiment la terrasse du bar des Sports le dimanche matin, où tous les beaufs viennent faire leur météo.


                                • GdeBell 14 juin 2013 19:58

                                  bonsoir,

                                  cet article ne vous a pas plu et c’est votre droit. 
                                  Je voulais (au moins) attirer l’attention sur le fait que la science économique n’en est pas vraiment une, Et que nous avons de bonnes raisons de penser que les événements futurs ne sont pas exactement conformes aux prévisions des « experts ».

                                • kergen 14 juin 2013 21:15

                                  Mais on peut lire ça déjà depuis des années chez des gens hyper performants comme Jorion, Leclerc, Sapir, Lordon, Filoche, Nathan, Fitoussi, Pinsolle, Iri, et tellement d’autres qu’il serait fastidieux de faire la liste.

                                  Quel intérêt à faire le perroquet ? A part ressasser et pour dire « moi je ».

                                  Ce n’est pas que votre article ne m’ai pas plu, mais ce n’est même pas un article, à peine un post sous un article de blog comme ceux des sus-cités.

                                  A part votre égo, vous servez quoi ?

                                  AV ne devient que ça. Des gens qui ne savent rien, ne pensent rien d’original ou de nouveau et souvent mélangent tout dans un fatras poujadiste.

                                  Votre truc c’est une rédac de CAP pour l’AFPA, « donnez votre avis sur kêkchose », et tout AV devient comme ça.

                                  Pendant ce temps là, on censure les vrais informateurs du blog comme Morice qui, même s’il est pénible fournit un vrai travail d’info.

                                  Marre que cette page tourne au dazibao pour fachos arriérés ou gauchos de salon.


                                • GdeBell 14 juin 2013 21:44

                                  Les auteurs que vous citez sont très intéressants mais : jorion a une approche sociologique, sapir insiste sur les problèmes occasionnés par les déséquilibres commerciaux , fitoussi est un pur keynésien et pour pinsolle la question politique de la sortie de l’Euro est centrale etc.

                                  Je voulais simplement introduire l’économie sous l’éclairage original de la théorie du chaos. Ces auteurs n’en parlent pas ( à ma connaissance).

                                  J’admets que cet article est peu factuel et reste très général. Je l’avais d’ailleurs placé sous la rubrique « tribune libre ». Mais la diversité des articles et des points de vue est la force d’AV, n’est-ce pas ?

                                • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 15 juin 2013 06:40

                                  à l’auteur,
                                  Je crois que vous vous trompez en ce qui concerne Pinsolle qui est un des dirigeants du mouvement Debout la République.

                                  Il n’est pas possible de sortir de l’euro, il est irréversible, aucun article des Traités ne prévoit le moyen d’en sortir. Cela vaut aussi bien pour DLR que pour le FN qui parlent de sortir de l’euro.

                                  Pour sortir de l’euro, il faut d’abord sortir de l’ UE, par l’article 50. Ce que ne demandent ni le FN, ni Dupont Aignan.

                                  Il vient de lancer sa campagne pour les élections européennes.

                                  Dans sa lettre d’information du 11 juin, l’édito de Patrick Mignon, il y a écrit :

                                  « Nos compatriotes savent désormais que l’ UE n’a rien à voir avec l’idée européenne de paix et de fraternité entre les peuples. Pour autant, ils ne veulent pas voir tout disparaître. La France est à l’origine de la construction européenne et il est hors de question que nous en sortions. »

                                  Si on n’en sort pas, on garde l’euro. Point. Il s’agit d’une des innombrables moutures « d’une autre Europe » que tous les Partis européistes nous servent depuis 1979. Rien de plus.

                                  article 443-3 : « Un seul pays peut s’opposer à une modification des Traités. »

                                  Comme il faut l’unanimité des 27 (bientôt 28 pays), la probabilité que tous les Partis politiques de tous les pays européens se mettent d’accord en même temps sur un même programme de modifications de l’ UE est voisine de zéro.

                                  Pour cette raison, il n’y aura jamais « d’autre UE », ce sera celle-ci, ou la sortie volontaire, ou l’éclatement.


                                • Roger7 15 juin 2013 19:12

                                  Et bien Kergen, au lieu d’insulter les redacteurs, pondez-nous un article qui informe ! 


                                  A priori, commenter c’est votre fort mais il n’y a plus personne pour construire un article (même niveau CAP, on n’est pas difficiles !)

                                  D’ailleurs en passant, il me semble que niveau ego, vous êtes bien servi !

                                  Allez bisous !



                                • Vipère Vipère 14 juin 2013 19:26

                                  Kergen

                                  Sur vous !!!

                                  Déjà lorsque la voiture tombe en panne, on est perdue...


                                  • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 14 juin 2013 19:26

                                    Bonjour,

                                    Les Allemands ont un très, très mauvais souvenir des années 20/30, où la valeur de leur monnaie s’est effondrée et où il fallait une brouette de billets pour aller faire ses courses.
                                    Un remake de « Soleil vert » ne les fait pas rigoler du tout...

                                    Chez nous, tous les Gouvernements depuis le Traité de Rome, se sont essuyé les pieds sur la Constitution, qui précise pourtant « le respect des principes de souveraineté nationale, tels qu’ils ont été définis par la déclaration de 1789 et de 1946. »

                                     A ce titre, tous les Traités européens qui ont transféré les droits régaliens à l’ UE et porté atteinte à la Souveraineté de l’ Etat, sont anti -constitutionnels.

                                    Et ceux qui les ont voté, passibles de « haute trahison ». (Sarkozy a supprimé la haute trahison de la Constitution juste avant de faire voter le Traité de Lisbonne... , un hasard sans doute)

                                    Mais les Allemands ne rigolent pas avec le respect de leur Constitution...

                                    Cette semaine, la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe a examiné la question du rachat illimité des dettes souveraines par la BCE. Ce qui peut avoir des conséquences pour toute la zone euro.

                                    Le Journal la Tribune examine 4 scénarios.

                                    * « La Cour peut considérer que l’ Allemagne a délégué ses compétences monétaires à la BCE, c’est à la Cour de Justice européenne de trancher. »

                                    * « La Cour peut considérer que la BCE a dépassé son mandat, qui est de s’occuper de l’inflation, et transmet l’affaire à la Cour de Justice européenne. »

                                    * « Ou bien que les décisions de la BCE font courir aux contribuables allemands des risques, ce qui est contraire à la Constitution allemande.
                                    L’Allemagne devra choisir entre sortir de la zone euro, ou changer sa Constitution, ce qui est difficile à faire passer. »

                                    * « Ou la Cour s’inspire de ses précédentes décisions, elle valide, mais pose des conditions, car l’UE n’est pas un Etat- Nation. Des négociations qui s’annoncent périlleuses. »

                                    à l’auteur, vous avez entendu parler de ces négociations, et vous savez quelle a été la décision ?


                                    • GdeBell 14 juin 2013 19:54

                                      Bonsoir, 

                                      j’ai bien sûr entendu, parler du différend qui oppose la bce à la bundesbank, mais je n’ai aucune information quant à la décision qui sera prise dans les prochains jours par la cour de Karlsruhe. Une seule chose à noter : seule l’Allemagne se pose la question du respect par la bce de son mandat. Il est tout à fait inadmissible, selon moi, qu’en France ou dans les autres pays de l’Eurozone, une telle question ne soit pas posée.

                                    • Loatse Loatse 14 juin 2013 20:35

                                      Bonjour à tous,

                                      J’ai longtemps cru que cet effondrement économique sera pour « demain »...et qu’il sera soudain, si soudain qu’il y aura le JOUR J et donc le jour d’après.

                                      Jusqu’à peu.

                                      Jusqu’à ce que me reviennent en mémoire quelques bribes d’informations diffusées ci et là et de les relier avec d’autres.

                                      Une vidéo-débat avec Attali notamment sur le sujet qui nous préoccupe à savoir la crise.. A la question « que faire » ? celui ci énumérant les possibilités qui s’offraient à nous pour « en sortir » à savoir la planche à billet avec, comme inconvénient, une inflation qui toucherait principalement les épargnants (je cite de mémoire), puis en derniers recours : la guerre...

                                      Or que faisons nous actuellement avec la syrie ? il semblerait même que nous passions au stade supérieur bientôt en livrant des « armes lourdes » aux rebelles.. !

                                      Pendant ce temps notre dette s’accroit, dette que nous ne pourrons jamais acquitter.. petits à petits les chiffres du chomage atteignent des records tandis que les banques depuis quelques temps affichent un comportement étrange vis à vis de leurs clients : retraits d’espèces de plus en plus limités, difficultés voire impossibilité d’effectuer des virements (avec les excuses bidons habituelles, soit logiciel qui merdouille), comme celui de l’armée surement qui n’arrive plus à payer en temps et en heure la solde des militaires en mission..

                                      Nan, il n’y aura pas de « jour d’après » pour la bonne raison que nous ne nous apercevrons pas qu’existait « un jour d’avant »... la fameuse métaphore de la grenouille convient tout à fait à la situation que nous vivons...

                                      C’est petit à petit que la france se vide de ses forces vives, le nombre d’expat n’a jamais été aussi grand au point que je ne compte plus le nombre de mères de famille qui me font part du départ de leur enfant pour l’étranger.. Un jour ce seront les villes qui se videront là aussi petit à petit, les chomeurs émigrants vers les campagnes, se contentant d’un minimum vital et d’un potager pour les plus chanceux..

                                      Mais ce que nous avons connu, je crains que nous ne le retrouvions jamais... le plein emploi, les cdi et le sentiment de sécurité qui allait avec.. 

                                      Nous entrons en période de transition vers un autre mode de vie dans lequel, in fine, la notion même de travail deviendra obsolète.. Là nous sommes encore (les peuples, leurs élites) dans le déni.. Plus d’automatisation couplé à une croissance démographique forte (à ce jour) ne pouvait que nous amener à revoir nos conceptions de l’existence et nos modèles de sociétés basés sur la consommation..or, on s’accroche à ce que nous connaissons, ce qui a démontré ses limites..à ce que nous ne maitrisons plus !


                                      • Cédric Moreau Cédric Moreau 14 juin 2013 21:40

                                        @L’auteur

                                        D’accord sur la route que l’on prend actuellement (effondrement économique), mais pas sur les causes. A ce titre, j’aimerais résumer ma pensée par cette citation du Manifeste des économistes déterrés de Gérard Foucher :

                                        « Il sera alors possible de comprendre que l’émergence de crises à répétition ne provient pas de faux coupables comme le capitalisme ou le néo-libéralisme, mais plus simplement d’une profonde méconnaissance des mécanismes de la création et de la distribution monétaires »

                                        Mon diagnostic ? Les crises a répétitions sont intimement liées aux mécanismes pro-cycliques de la création monétaire par le crédit : 

                                        1) non seulement le contrôle de l’émission monétaire par des organismes privés est le générateur profond des bulles de notre économie (euphorie de crédits dans un domaine spécifique) ; mais en plus empêche la création monétaire d’arroser tous les acteurs de l’économie (un artisan par exemple). Seuls les gros ont accès au crédit (ce qui concentre le capital), ou encore ceux travaillant pour eux et alimentant toujours plus les bulles existantes.

                                        2) mais en plus les périodes de dépression conduit les agents à épargner (garder leur monnaie) et à se désendetter (en remboursant leurs prêts) ce qui tend à réduire la quantité de monnaie en circulation alimentant encore davantage le pessimisme ambiant ... renforçant la dépression.

                                        Et je ne parle évidemment pas de l’énorme manne des intérêts payés pour la location de la monnaie ..

                                        Bref, ce système est à bout de souffle et c’est bel et bien lui qui nous mène à l’effondrement économique. Nous avons besoin d’une monnaie permanente, plus d’un système de monnaie-dette aux mains d’intérêts privés.

                                        • GdeBell 14 juin 2013 22:38

                                          J’ai parcouru le document et y retrouve tout de même une idée centrale que je développe : c’est lémission excessive de monnaie- crédit qui va être à l’origine de l’effondrement. Cette apparente cyclicité de la production de crédit est typique des dynamiques chaotiques.(en théorie libérale, l’ajustement des taux d’intérêt aurait dû naturellement conduire à un équilibre stable).

                                          J’ajoute néanmoins que nous risquons de tomber beaucoup plus bas que lors des crises précédentes pour deux raisons :
                                          1 l’ampleur de la bulle de crédit est sans précédent
                                          2 raison sociologique

                                        • Cédric Moreau Cédric Moreau 14 juin 2013 23:27

                                          Encore une fois, d’accord partiellement : on risque en effet de tomber plus bas vu l’ampleur des montants, mais selon moi ce n’est pas l’excès de monnaie qui est en cause, seulement la répartition.

                                          L’argent ne circule plus : à la fois il se concentre et s’injecte dans la sphère financière, mais en plus l’émission de crédit s’effectue en points précis de l’économie qui n’en ont pas le plus besoin. Cela implique :

                                          • qu’il y a moins de monnaie pour l’économie réelle (du fait de l’injection dans la sphère financière)
                                          • que les zones de sécheresse monétaire se multiplient ET s’étendent
                                          • ce qui entraîne un pessimisme naissant et entretenu qui conduit les agents à se désendetter et épargner (réaction micro-économique logique), exacerbant encore plus la sécheresse monétaire (impact macro-économique non voulu par les agents)

                                          Quant aux taux d’intérêts (de monnaie-dette), ils sont à mon sens un facteur de raréfaction de la monnaie (les banques « attirent » les capitaux via les intérêts de l’émission monétaire) et par voie de conséquence un facteur de compétition poussant à l’individualisme.

                                          • GdeBell 15 juin 2013 06:28

                                            En effet, pour moi l’offre de crédit ne s’est pas tarie, c’est la demande de crédit par « l’économie réelle » qui est vacillante.


                                          • GdeBell 15 juin 2013 06:39

                                            En effet pour moi l’offre de crédit ne s’est pas tarie. C’est la demande de « l’économie réelle » qui vacille. Cette absence de demande résulte d’un calcul rationnel des agents économiques plutôt que du pessisme ambiant ; une sorte de point de rupture est atteint.

                                            Je ne vois pas la sphère financière comme un « vampire » de l’économie réelle ( du moins dans une compétition pour l’accès au crédit) mais comme un débouché de l’excès de liquidité.

                                          • ykpaiha ykpaiha 15 juin 2013 00:09

                                            Interressante description de l’état actuel, de nos crispations.

                                            Le remplissage bienfaisant médiatique autour d"évenements en gestation n’étant la que pour faire en sorte que la panique ne vienne empecher le pillage de nos poches.

                                            En effet, l’attogance de nos dirigeant,s a du mal a masquer que notre appauvrissement, n’étant que le pendant de leur accumulations.

                                            Non content de mettre en piece et lambeaux ce qui a constiitué le socle de nos civilisations ils resteront ensuite ceux qui auront les moyen de recontruire...ce qu’ils ont détruit !!!...et a leur fin !!!

                                            Cynique, n’est ce pas ? mais tellement contemporain.

                                            Maintenant comment survivre et que sera necessaire a la survie... ?

                                            Il est une piste qui n’est pas abordée dans le sujet proposé par l’auteur, mais qui me semble interressante a suivre ; et serait le scénario idéal puisque nous en prenons le meme chemin :

                                            La chute de l’URSS et le fabuleux retour de la Russie

                                            En analysant ce fantastique retournement a venir des gens comme Dilitri Orlov, (survivre al’effondrement) nous ouvrent des champs d’exploration bien boin des survivalistes amérinarcois, ou des défaitistes patentés.

                                            La lecon qui serait a prendre des peuples slaves justement c’est au dela des propagande oukazes, et autres massacres ils ont inconsciemment (ou par atavisme) préparé leur survie avant, pendant et apres.


                                            • ykpaiha ykpaiha 15 juin 2013 00:21

                                              Je complete mon propos au sujet de Mr Orlov par le livre que k’ai eu le plaisir de feuilleté :

                                              "Reinventing Collapse The soviet experience and the american prospect’
                                              a feuilleter sur Amazon

                                              Nous sommes a mi chemin (pas uniquement géographiquement) entre les deux ; faisons en sorte de nous organiser ....vers l’est...c’a urge.


                                            • ykpaiha ykpaiha 15 juin 2013 00:33

                                              Désolé j"avais perdu le lien vers la traduc en Français sur le site orbite.info qui contient de nombreuses autres interventions de ce passionant Monsieur Orlov.


                                            • demosoluce 16 juin 2013 11:17

                                              @ Ykpaiha,

                                              J’imagine qu’il faut lire votre pseudo non pas en lettres latines mais en cyrillique.

                                              Y = ou, k = k, p = r, a = a, i = i, h = n et a = a => Ykpaiha = Ukraine donc


                                            • ykpaiha ykpaiha 17 juin 2013 00:11

                                              réponce.....Так

                                              Vous avez droit a une seconde semaine....a kiev en ballon...


                                            • S.antonio 17 juin 2013 12:05

                                              une traduction de Orlov .
                                              .orbite.info/traductions/dmitry_orlov/fragilite_et_effondrement.html


                                            • bert bert 15 juin 2013 03:17

                                              la fin du bloc soviétique fait suite à la catastrophe de Tchernobyl

                                              ***********************************************************************

                                              pour « le jour d’après » c’est la catastrophe de Fukushima

                                              là en lien un article de la presse locale « l’Alsace »fm ou Mr ASN dit que les radiers 123 à fuku ont été percés que de quelques centimètres ....
                                               ????






                                              • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 15 juin 2013 06:18

                                                En Syrie, il semble que l’affaire soit pliée ou en passe de l’être. L’OTAN lance des leurres pour cacher son échec.

                                                L’armée syrienne + le Hezbolah chiite du Liban + le véto de la Russie à l’ ONU font que Assad est en train de gagner cette guerre, et l’ OTAN, de la perdre.

                                                Atteindre l’ Iran à travers la Syrie est un échec. Ce que reproche Washington à l’ Iran, ce n’est pas de vouloir l’arme nucléaire, mais d’avoir créé en 2008 une Bourse indépendante pour ses échanges, vendre ses hydrocarbures dans sa propre monnaie et vouloir sortir de la zone dollar, comme voulait le faire Kadhafi.

                                                Derrière ce conflit syrien, il y a aussi la guerre religieuse que mènent l’OTAN et les Sunnites de l’ Arabie Saoudite et du Qatar contre les Chiites. Ce qui eu pour effet d’unir les Chiites entre eux.

                                                La Conférence qui devait se tenir à Genève a semble-t-il été annulée.
                                                Quand vous gagnez une guerre, vous n’avez plus rien à négocier.

                                                Les USA ne sont plus dans une situation financière leur permettant d’engager un conflit de l’ampleur de la guerre d’ Irak, et l’opinion publique américaine commence à trouver qu’il vaut mieux créer des entreprises et des emplois que des cimetières...

                                                Ce qui ne signifie pas qu’ils n’essayent pas de fomenter, ici ou là de futurs conflits, mais pour celui là, je crois que c’est le début de la fin.


                                                • reneegate 15 juin 2013 10:31

                                                  C’est une bonne nouvelle pour notre conscience, mais surtout pour tous les Syriens.
                                                  Quant à nous français, nous avons toujours Fabius aux commandes et ce gars a têté au même biberon que ses prédécesseurs.
                                                  La France doit mener une politique étrangère que tous les peuples arabes, africains, sud américains, attendent. Indépendante des Etats Unis et d’Israel et chevillée autour des grands principes républicains, Robespierristes plutôt, à savoir : droits de l’homme, non intervention, justice (une vraie CPI), émancipation et culture. Et cela n’est pas dans les cordes de Laurent Fabius.


                                                • COVADONGA722 COVADONGA722 15 juin 2013 06:36

                                                  yep , pas nombreux ceux qui se sont aperçus que nous ne sommes déjà plus dans l’avant !




                                                  Asinus ; ne varietur 

                                                  • BlackListed BlackListed 15 juin 2013 09:15

                                                    Deux livres indispensables pour se préparer :


                                                    « SURVIVRE à l’effondrement économique » et « RUES BARBARES - survivre en ville »

                                                    vous saurez tout sur la mise en place d une véritable Base Autonome Durable urbaine !


                                                    • reneegate 15 juin 2013 10:19

                                                      Quel bon article. Tous les problèmes sont posés. Le titre pourrait être « le retour à la valeur ». Un dollar aura sa valeur réelle, nulle. Mais aussi la fraternité qui elle sera essentielle.
                                                      Il y a un autre problème que vous n’avez pas souhaité évoquer, c’est la réaction des puissants en connaissance de cause et d’effets. Le Quantitative Easing par exemple, c’est la grenouille qui se fait boeuf, c’est devenir trop grand pour mourir.
                                                      J’ai le sentiment que beaucoup ont fait le même constat que vous et qu’ils agissent aujourd’hui en prévision de ce clash, ils placent leurs pièces, et leur comportement devient compréhensible et beaucoup plus logique. Qu’en pensez vous ?
                                                      Les états unis n’ont aucun intéret à un retour vers « une juste valeur de choses », ils s’effondreraient, alors de là à penser qu’ils font tout pour ne pas revenir à l’économie réelle et nous précipitent vers un gouffre................


                                                      • Peretz1 Peretz1 15 juin 2013 15:02

                                                        Il faut des hommes décidés à reprendre la main. Je dis « des » pour éviter l’homme providentiel. Je dis que c’est possible avec quelques mesures simples. Lire « En finir avec les crises et le chômage » Il suffit de revenir au keynesianisme. Tant pis pour les banques qu’il faudra de nouveau contrôler.


                                                        • bakerstreet bakerstreet 15 juin 2013 15:16

                                                          La théorisation de ce système s’est constuite en partant de sa conclusion : Cette foutue main aveugle du marché qui aurait été plus ou moins celle de dieu, et qui piquait dans la poche portefeuille du voisin.

                                                          « Main de dieu ! »
                                                          Même les footblalleurs, dans leur infinie crétinerie ont repris l’axyome, se hissant au niveau du fou, qui jadis, proclamait la vérité en s’en moquant..
                                                           
                                                          A charge pour les théoriciens de faire leur échevaux, tout comme les inquisiteurs le faisaient au moyen age, habiles en sophismes et en tripouillages pour démontrer que la terre était plate.
                                                          Finalement rien de changé depuis cette époque. 
                                                          Les prédateurs font leur lois et travestissent. 
                                                          Reste que nous allons être pris à revers rapidement par la vague, qui nous disent ils, n’existe pas !
                                                          Elle n’est pas dans leur calcul, mais s’ils la voient.
                                                          Cependant, la terre commence à éternuer.....

                                                          • alinea Alinea 15 juin 2013 22:49

                                                            ll faut être lucide, ne pas se voiler la face et cependant rester dans le présent pour y agir ; toutes les spéculations sont inutiles qui font peur et tétanisent ou agitent ! Quand le moment viendra de la grande débandade, il nous faudra être prompts à l’entraide. En attendant remettons-nous en cause et commençons par changer nos comportements ; craindre un cataclysme, c’est comme craindre l’apocalypse, l’épreuve avant le renouveau, mais c’est encore se faire croire que c’est une fatalité, le fait d’un dieu nuisible ! Non !


                                                            • PerVerseau 16 juin 2013 07:20

                                                              Quel scénario catastrophe (pour les traders surtout), voyez cela, peuple du confort et du consumérisme, comme une aubaine, que dis-je, une fatalité nécessaire pour reconsidérer notre devenir d’hominidé. L’homme moderne est aliéné par ses désidérata et sa vision de l’homme dieu éternel. Toutefois, une espèce en surpopulation n’est de toute façon pas viable, son environnement vital diminue exponentiellement et la rareté des besoins devient la règle, cela encourageant les effets de masse (processus de compétition/survie). Malgré notre capacité à gérer des émotions (snif, Ahhh, Ohhh, Haaarg, Oh ouiii...), à envoyer des robots sur Mars et autres blablabla du XXIe siècle nous n’échapperons pas l’ajustement des effectifs qui est une notion propre à l’écologie plus qu’à l’économie (rappelons que les guerres ne tuent pas tant que cela, comme précisé dans les réactions, elles servent le pouvoir) et, comme au début une poignée survivra et j’espère qu’elle se souviendra...

                                                              Frères et sœurs vive la décroissance et au chiotte la bourgeoisie et la noblesse qui entretient le culte de notre ignorance (sa force) et sa cupidité (notre dévouement). Aujourd’hui je me sens plus libre et heureux que je ne l’ai jamais été avec juste de quoi vivre, l’argent à de nouveau un sens pour moi, il est un élément d’équilibre social entre individu « sage » et non pas un artéfact du paraître et du pouvoir...

                                                              PS : une notion actuelle et sur laquelle on peut méditer...

                                                              Aliénation (wikipédia) : La notion d’aliénation (du latin : alienus, qui signifie « autre », « étranger ») est généralement comprise comme la dépossession de l’individu et la perte de maîtrise de ses forces propres au profit d’un autre (individu, groupe ou société en général). Il renvoie ainsi fréquemment à l’idée d’une inauthenticité de l’existence vécue par l’individu aliéné.


                                                              • kemilein 16 juin 2013 13:11

                                                                des trucs juste et d’autre parfaitement faut et fallacieux.
                                                                d’un point de vue économique ca se tien globalement mais des que ca veut titiller la philosophie on est encore a coté de la plaque. non l’individualisme n’est pas le solipsisme, le fait matériel que quelqu’un soit quelqu’un et pas un autre ne signifie pas qu’il ne pensera qu’a sa gueule.

                                                                puis quand au chefd’oeuvre 1984 laissez moi rire ce livre est d’un ennui mortel, quelques bonnes intuitions et puis s’en vont.


                                                                • Blé 16 juin 2013 18:22

                                                                  Le jour d’après :

                                                                  pour qui ?

                                                                  En Grèce, le jour d’après est là, ce sont les populations qui sont dans le chaos, le désarroi, la souffrance, pas les popes, ni les propriétaires des ports et des iles, ni les élus, bref, tout ce qui compte de costumes cravates du gouvernement vont bien, même très bien puisqu’ils ont encore l’intention de serrer d’un cran de plus les grecs. Ceux qui ne payent pas leurs impôts au doigt et à l’ œil, hop en taule sans discussion.

                                                                  Le chaos pour les peuples certainement mais mais un chaos bien encadré par les forces de l’ordre, pour eux, l’ état a toujours de l’ argent.


                                                                  • Proudhon Proudhon 16 juin 2013 19:22

                                                                    Je suis en train de lire le livre de Francis Delaisi « La révolution Européenne » et je m’aperçois que l’Histoire se répète. En lisant le bouquin on a l’impression d’être au temps présent, la crise de 1929, la spéculation etc...
                                                                    Ce qui est quand même étonnant c’est que l’Allemagne, grâce à la politique économique non libérale du Dr Schacht se relève en quelques années.


                                                                    • zozoter 16 juin 2013 20:58

                                                                      Pardonnez moi de m’immiscer dans le débat, tellement les gens brillants y sont légion. J’ai tout de même qq chose à écrire.


                                                                      Et si tout ce système « tenait » en grande partie, grâce à l’attitude de la France et de ses F/H politiques totalement corrompus.

                                                                      Je m’explique.

                                                                      Sous l’aspect politique, les attaques contre la République française sont indispensables aux forces impérialistes US, elles s’expliquent par notre extraordinaire culture et reconnue comme telle par le monde entier. Il est indispensable pour ces gens de la détruire. Ils peuvent compter sur toute notre classe politique. 


                                                                      Je fait le rapprochement avec un commerce triangulaire d’un nouveau genre.

                                                                      Cette fois ci, cela se joue à 3.

                                                                      Les USA, la Chine et l’UE.


                                                                      1 Les US achètent aux chinois un max de camelote, et payent tout çà en fausse monnaie

                                                                      2 Les chinois qui ne sont pas des branques, râlent un max

                                                                      3 Les US disent aux chinois, pas de problème, nous avons installé une armé de traitres dans une zone économique majeure et fabriqué un machin ingouvernable, appelée l’UE.

                                                                      4 Les chinois achètent donc des biens culturels, industriels et payent en fausse monnaie.


                                                                      4 bis Si mittal peut acheter la sidérurgie française (et luxembourgeoise) il est impossible d’acheter un appartement à Shangaïe ou Tokyo quant on est français.


                                                                      Et le tour est joué. Bon bien sûr nous sommes dans une « démocratie » donc la dictature à mettre en place doit être extrêmement vicelarde. Pour imposer des candidats du Nouvel Ordre Mondial, il est nécessaire de les imposer par des média propagandistes.


                                                                      Il faut aussi corrompre les prétendants à la gamelle de lentilles pour les tenir par les c.... au cas où. . DSK victime de son priapisme, Cahuzac avec son goût pour l’argent et le mensonge, etc ...


                                                                      Comme la seule solution passe par la sortie de l’UE ( et de l’€ ), les tenants de cette option sont taxés par les journalistes de racistes, xénophobes, d’extrême droite et j’en passe. et donc à l’instar d’un Patrick Cohen de ne JAMAIS inviter des malades mentaux sur l’antenne de France Inter.


                                                                      Alors que faire ? d’abord arrêté de voter pour des vendus* aux US, et se rassembler pour construire un nouveau Conseil National de la Résistance.


                                                                      * Par vendus je pense à l’UMPSEELV + les deux faux nez que sont les 2 Fronts qui ne font qu’amuser la galerie et signent n’importe quoi à Bruxelles, et qui on été mis en selle par les USA, la CIA, le Département d’état américain, la finance de l’Ordre Nouveau Mondial que sont Goldman Sachs et JP Morgan.


                                                                      Les pires pourris ne sont pas les corrompus, mais les corrupteurs et les journalistes qui les protègent.


                                                                      Préservez vous.



                                                                      • demosoluce 17 juin 2013 10:47

                                                                        @ zozoter,

                                                                        Un commerce triangulaire se passe souvent à 3 ;o)

                                                                        Cette précision mise à part, je trouve votre approche intéressante mais je pense qu’il ne faut toutefois pas se focaliser sur l’aspect national. Pour les tenants du Nouvel ordre mondial, les Nations ne sont que des outils de mise en concurrence (le moins disant) et doivent à terme être détruites. C’est bien cela qu’il faut avoir en tête. Le Nouvel Ordre Mondial sera supranational, et non la domination d’une Nation ou d’un groupe de Nations sur les autres. Pour plusieurs raisons :

                                                                        Tout d’abord, on s’aperçoit que la mise en place d’un système mondial dominé par une minorité de Nations ne peut entrainer que la résistance des nations dominées. Un exemple, en Asie, la seule Nation qui n’a pu être « colonisée » (je le mets entre guillemets car les types de colonisations ont été multiples), c’est le Japon jusqu’en 1945 car cette Nation était suffisamment structurée (malgré l’époques des Shoguns etc...). Et il a fallu taper violemment dessus pour la mettre sous le giron US. De même, en Amériques, les Etats structurés ont été annihilés, les populations exterminées. Donc si on met de côté les aspects dépopulations (qui peuvent faire partie d’un futur proche), il faut que les Nations se détruisent de l’intérieur.

                                                                        Ensuite, parce que les grands leaders, les promoteurs de l’ombre de ce NOM n’ont pas d’identification nationale. Ils sont déjà profondément mondialistes. Certains culturellement (les grandes dynasties bancaires type Rothschild, Warburg, Loeb etc... étaient juives apatrides, de cultures yiddish si on veut mais détachées d’une approche nationale), d’autres par logique vu que c’est la mondialisation qui leur a donné le terrain de jeu propice à leur développement financier. On peut même voir dans la construction des Etats-Unis comme les prémices de ce NOM, une répétition sur un petit territoire avec des immigrants venant de diverses et multiples Nations. Pour en revenir aux Oligarques mondiaux, il est logique qu’ils aient en aversion la Nation, car qu’est-ce qu’une Nation ?

                                                                        Une Nation est le regroupement collectif de citoyens, regroupement souvent lent (espagne, France, Chine, Japon etc...), parfois rapide sur une base culturelle commune (Allemagne, Italie...), souvent de façon autoritaire (France et d’autres). Mais la finalité est la création d’un objectif collectif dont la taille est en relation avec nos capacités du moment. Plus petit, le passé mais aussi quelques scandales présents nous montrent qu’il y a un risque de féodalisme. Plus grand, l’organisation devient peu visible et donc technocratique (UE entres autres). Il ne faut pas voir systématiquement la Nation comme le regroupement de gens qui haissent les autres. La Xénophobie peut être un ciment à un moment donné dans la construction du projet collectif. C’est triste, c’est sûr mais je pense que ce n’est pas plus que cela. La Nation n’entraine pas obligatoirement le rejet de l’autre. Mais le rejet de l’autre peut servir d’accélérateur au projet commun. Il est intéressant de noter qu’actuellement, les citoyens français n’imaginent pas faire la guerre à un autre pays par exemple. Il existe un rejet de l’étranger qui se trouve en France, c’est vrai mais la raison en est l’impression de perte du projet commun et se traduit par « c’est quoi la France ? ». Mais la question « c’est quoi la France ? » ne se résume pas à « blanche ou non », « chrétienne ou non ». Elle se traduit par « c’est quoi tout court », dans le sens où depuis des décennies, il n’y a plus de projet commun. Ce vide a été masqué par l’illusion d’un projet collectif plus grand, européen. Mais cette illusion n’existait que chez nous, citoyens de base. L’Elite n’avait aucune ambition collective européenne, et c’est bien pour cela que l’Europe s’est faite économiquement et financièrement mais pas socialement ni politiquement.

                                                                        La Nation est donc à aujourd’hui le seul garant du projet collectif possible. Cela ne veut pas dire qu’on doit se limiter advital aeternam, nous pourrons construire plus grand quand nous serons mûrs collectivement pour cela. C’est en ce sens que si on n’est pas identitaire, il nous faut récupérer les symboles de notre Nation qui sont actuellement encore aux mains de groupes qui voient la Nation non comme un projet collectif mais comme un projet limitatif, ethnique.

                                                                        C’est la problématique que doit régler les courants d’extrème gauche (pour certains) de la vraie gauche (pour les autres). Le socialisme est culturellement universaliste. Je ne le remets pas en question c’est son choix. Ne me sentant pas socialiste, puisque recherchant l’équilibre entre intérêt collectif et intérêt individuel (pour moi, le socialisme privilégie trop l’aspect collectif au dépend de l’aspect individuel, et le libéralisme l’inverse), je n’ai pas d’opinion à avoir sur ce positionnement. Si ce n’est qu’en considérant la Nation comme une notion ennemie absolue, la Gauche (non PS) fait le jeu du NOM, de l’Oligarchie. Pour la bonne et simple raison que le projet socialiste est en gestation, nécessiterait s’il devait se développer encore beaucoup d’étapes alors que le projet du NOM lui est déjà bien engagé. Ils ont une énorme longueur d’avance.

                                                                        Donc par rapport au commentaire de zozoter, ce n’est pas la Chine qui vend, les US qui vendent, ni l’UE. Car ces 3 régions ont un point commun : dans les 3 cas de figure, ce ne sont pas les peuples qui décident et ce ne sont pas les peuples qui profitent de quoi que ce soit.


                                                                      • Karol Karol 17 juin 2013 21:20

                                                                        Tout d’un coup une question me taraude. Et si le jour d’après c’était hier.
                                                                        On y est et on ne s’en sortira pas car nous n’étions pas préparés à affronter un tel chaos. Le monde se défait, jour après jour, par petits bouts. Avec notre formidable capacité d’adaptation, on fait avec.
                                                                        On fait comme si ce n’était pas grave, la vie continue ....jusqu’à ce que tout s’effondre.


                                                                        • Jean-Philippe 18 juin 2013 09:44

                                                                          Bonjour,

                                                                          Karol, c’est une bonne question.
                                                                          Non, le « jour d’après » n’est pas encore passé. Un effondrement socio économique, ça ne passe pas inaperçu.
                                                                          Mais hélas, oui, notre rendez-vous avec un tel effondrement est aujourd’hui quasi inéluctable.
                                                                          En fait, les conditions permettant un fonctionnement normal de notre système socio économique n’existent plus depuis plusieurs années, et en particulier depuis l’année 2008, qui a vu s’achever un rallye du prix du baril de pétrole, passant d’environ 20 dollars le baril en 2002 à environ 100 dollars en 2008. Or, le pétrole est un intrans très important dans nos économies.
                                                                          Parallèlement, c’est l’ensemble des énergies et matières premières qui deviennent plus difficiles d’accès, donc plus chères, et dissuadent la consommation, et donc la croissance économique.
                                                                          Or, nos fonctionnements sont étroitement dépendants de la croissance économique. Par exemple, sans croissance, le chômage monte inéluctablement.
                                                                          Aujourd’hui, les conditions pour que l’économie mondiale fonctionne ne sont plus réunies.
                                                                          Elle fonctionne pourtant encore. Ceci par inertie, d’une part, et par bricolage, d’autre part.
                                                                          Depuis les années 1970, le bricolage usuel a consisté à financer la relance par les états au moyen de l’emprunt, c’est à dire ré-injecter de l’épargne dans le fonctionnement. Mais ce moyen est arrivé à saturation en 2008, la totalité de l’épargne disponible ne suffisant plus à financer l’énorme besoin de financement de la relance par les états.
                                                                          Depuis, la création monétaire à pris le relais, on joue donc sur les aspects psychologiques liés à la monnaie pour prolonger le fonctionnement, ce qui n’est pas sans risque.
                                                                          Car pendant ce temps, l’écart entre notre « train de vie » et la réalité physique (disponibilité en matières premières et énergies) s’accroit ... Et même la confiance dans les outils monétaires a une limite que nous finirons par croiser inéluctablement.
                                                                          Nous sommes donc engagés dans une fuite en avant d’envergure internationale, commencée il y a une trentaine d’années, et dont nous franchissons les étapes ultimes.
                                                                          Y consacrant toute notre énergie, au propre comme au figuré.
                                                                          Après nous ... A défaut de déluge, un retour à la réalité qui risque de faire grincer des dents.


                                                                        • loxias loxias 18 juin 2013 02:01

                                                                          Il faut passer une loi pour que les profs d’eco (j’etais en Terminale B, actuellement ES) arrête de nous faire croire que le marché s’auto-régule, et blah blah ! BULLSHIT smiley


                                                                          • Peretz1 Peretz1 20 juin 2013 16:12

                                                                            "Comment sera organisé le défaut ? Dépréciation extrême des monnaies provoquée comme en Autriche en 1920 ou en Allemagne en 1922-1923 (avec hyperinflation comme corollaire) ou cessation de paiement pure et simple des débiteurs ? L’un ou l’autre est inéluctable. Avec des conséquences catastrophiques pour les épargnants..." Le catastrophisme est à la mode. je ne crois pas à l’hyperinflation prédite par l’auteur. Ses connaissances en économie ne me paraissent pas suffisantes quand il parle de l’hyper inflation allemande des années 22-23 qui avaient une toute autre origine que celle que nous vivons. En fait nous nous dirigeons vers la déflation qui en est exactement l’inverse. Dans tous les cas, j’ai montré par ailleurs que les dettes souveraines étaient du pipeau. Qu’elles pouvaient disparaître d’un trait de plume si les Etats le voulaient, sans faire de mal aux banques prêteuses ni à personne.


                                                                            • Jean-Philippe 21 juin 2013 07:50

                                                                              Bonjour,

                                                                              L’économie, il vous reste à la découvrir, et je vous ai déjà expliqué pourquoi.
                                                                              En psychologie, vous seriez un sujet d’études intéressant, en étude de cas sur le refoulement !
                                                                              Vos productions oniriques sont très drôles, merci.
                                                                              Gaffe au retour à la réalité ....

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