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Accueil du site > Actualités > Economie > Monde en Crise, quels sénarii de sortie ?

Monde en Crise, quels sénarii de sortie ?

La crise est instrumentalisée pour approfondir la révolution libérale anti-étatique et anti-sociale. La sortie de crise ne peut se concevoir sans un changement de paradigme qui consiste à remettre à égalité le pouvoir économique et le pouvoir politique, mais aussi à faire émerger un pouvoir social pour ne pas retomber dans une surprésence de l'Etat.

De la crise...

Depuis 2008, nous vivons une crise. Enfin, une un peu plus forte que les autres, parce que depuis 35 ans, le mot "crise" fait partie du vocabulaire quasi quotidien des commentateurs économiques, sociaux et politiques. Ceux nés dans les années 70 (et j'en suis) ont l'impression de vivre une crise perpétuelle ou redondante. Mais cette fois, la crise à l'air plus sévère que les autres car ses répliques sont plus rapprochées que les crises précédentes et la réaction en chaine devient une hypothèse sérieuse, comme un Fukushima financier qu'on ne sait plus contrôler au grand damne de la population. Cette crise est une aubaine pour certain. Soit une aubaine financière comme le rappelle avec un cynisme déconcertant et décomplexé Alessio Rastani dans son interview à la BBC, soit une aubaine culturelle pour les tenants du libéralisme. En effet, cette crise est aujourd'hui présentée comme une crise de la dette publique. Mais avant celà, c'est une crise de la dette privée. Au nom de la recherche de toujours plus d'optimisation de la rentabilité du capital, les Etats ont dérégulé sous les sirènes libérales des banques et des groupes industriels. Les "forces vives" morbides ont pu galoper comme des folles dans nos jardins. La machine qu'on a poussé à plein régime s'emballe quand on a atteint les limites des prêts à la consommations pour pouvoir écouler les productions industrielles. Les consommateurs ne sont plus solvables, les emprunts ne valent plus rien et sont planqués dans des produits financiers retrouvés jusque dans les emprunts des collectivités locales. Tout est intoxiqué, personne ne fait plus confiance à personne, les banques font faillites et rappellent aux Etats qu'elles sont trop grosses pour faire faillite. Les Etats les sauvent en s'endettant... et devinez quoi ?! Une fois rassasiées, les banques se retournent vers les Etats et leurs disent : "Mais, dites moi, c'est une grosse dette publique que vous avez là ?! ou la la c'est pas bien, je ne vous fais plus trés confiance moi !" et hop la note se dégrade... Sous l'injonction à réduire la dette publique, les Etats imposent une rigueur infernale à leur population. La rigueur freine l'investissement, l'activité économique et donc les recettes fiscales. Les Etats ne peuvent plus honorer leur dette... C'est parti pour le cercle infernal... Voilà pourquoi c'est une aubaine culturelle pour les libéraux. On pourrait croire qu'ils sont mis en difficulté par le fait que la réalité démontre l'absurdité de leur concept, mais non, la crise est une trop belle occasion de tuer l'Etat, de réduire le social (« la société n'existe pas » disait Tatcher), le bien commun, d'étendre encore le domaine du secteur marchand, de briser les codes du travail, de faire disparaître les dispositifs tels que retraites, sécurité sociale, éducation, etc. Nous sommes en plein déni, en plein délire obscurantiste. Comme des fanatiques religieux les libéraux s'accrochent à leurs dogmes pour ne pas admettre que leur système repose sur une supercherie : la main invisible... Car prenons du recul, activons notre sens critique, ne nage t on pas en pleine bigotterie avec cette pensée magique de la main invisible ? Nos prédécesseurs avaient réussit à séparer la science de la religion, puis le politique du religieux, nous devrons virer l'obscurantisme de l'économie ! Soyons les Galilés modernes en affirmant « Et pourtant la société et l'environnement existent ! ».

Alors crise de la dette privée, oui certainement. Crise de la désertion politique ? assurément ! Mais aussi crise des concepts économiques ! En effet, il faut reprendre tous les paramètres de la machine pour la rerégler :

- déconstruire le dogme de la croissance : doit-on uniquement l'aborder d'un point du vue économique, ne doit on pas d'abord la regarder d'un point vue social et environnemental

- revenir sur la centralité de la valeur travail, qui ne doit pas être le seul facteur prédominant de la socialisation de l'individu

- sortir de la consommation comme moyen d'accomplissement

Sortir de la crise, par l'action politique...

Face à cette crise, il est incontestable que sa résolution passera par un retour du politique. Ce qui veut dire des politiques fiscales qui n'oublient pas le monde de la finance et qui le régulent pour maîtriser les effets néfastes qu'il peut engendrer pour les peuples et les sociétés. Après des années de tentatives d'étouffement, la Taxe Tobin peut espérer une mise en application. L'idée de séparer les activités bancaires de dépôt et d'investissement retrouvent une légitimité. Même le protectionnisme, concept tabou s'il en est, redevient autorisé dans les débats économiques et politiques.

L'une des raisons de la crise est certainement qu'il n'existait pas de contre-pouvoir politique au même niveau que ce pouvoir financier planétaire et diffus mais réagissant comme un vol d'étourneaux. Si un gouvernement mondial n'est pas d'actualité, monter d'un cran le niveau du pouvoir politique, la solution reviendrait à descendre d'un cran le niveau de liberté des échanges financiers et économiques afin que celui-ci se frotte à la représentation politique des peuples. C'est ainsi qu'est expliquée la démondialisation, qui pourrait aussi s'appelait la rerégionalisation pour trouver un terme plus positif. L'idée "simple" est donc de remettre au goût du jour les droits de douanes pour rééquilibrer les échanges. Le libre-échange a en effet mis en concurrence les travailleurs ; comme ils n'ont pas suivi les conseils avisés du docteur Marx ( "Prolétaires de tout pays, unissez vous !" ), les travailleurs n'ont pas pu s'opposer à ce mouvement. Les pays à bas coûts (ou bas coups c'est selon) ont attiré les industries pour vendre aux pays à forts revenus d'où viennent ces industries mais n'ont pas relevé significativement leurs salaires pour rester un pays à bas coûts. Évidemment le truc ne dure qu'un temps, mais ça, ce n'est pas facile à comprendre pour un capitaliste libéral qui ne voit que son intérêt particulier à court terme. Ainsi le retour du droit de douane vient rééquilibrer le prix de la marchandise en appliquant une compensation de l'écart des coûts sociaux, par exemple. Car enfin que voulons nous ? Laissez faire jusqu'à ce que tous les travailleurs du monde soient traités comme les travailleurs chinois ? Ca c'est le rêve de Dassault. Ou voulons nous que tous les travailleurs du monde puissent jouir d'une protection sociale suffisante et en progrès constant ? (J'ose même plus dire "comme la notre " tant elle a été malmenée ces dernières années). Pour garder notre compétitivité si chère aux entreprises, ce n'est pas le coût du travail qu'il faut réduire, c'est les marchandises de ceux qui ne jouent pas avec les mêmes règles que nous qu'il faut handicaper !

Cette protection pour un commerce équitable relèvera les prix, certes. Mais n'est ce pas là l'occasion de se poser la question de la consommation ? Cette protection aura surtout pour effet de favoriser la réindustrialisation de nos territoires et de faire correspondre les ensembles de libre-échange économique avec les espaces politiques démocratiques.

La réindustrialisation sera aussi l'occasion de mettre en place un nouveau modèle industriel tourné vers la satisfaction d'un besoin réel et non suscité ou déclenché. Pour être plus précis par un exemple : interdire les pratiques d'obsolescences programmées.

Sortir de la crise, par l'action sociale...

Si le retour de l'Etat ou plutôt de la volonté populaire à travers l'Etat est nécessaire, il n'en demeure pas moins qu'il revient à chacun de changer sa vie pour changer la vie. Il ne serait pas cohérent de demander au système d'être plus vertueux si soi-même on n'opère pas une révolution culturelle.

C'est à cet endroit qu'entre en scène l'Economie Sociale et Solidaire. L'Economie Sociale est composée du mouvement associatif, du mouvement mutualiste et du mouvement coopératif. Ces mouvements ont en commun d'être régis par des règles démocratiques (un homme = une voix). Ils sont les instruments de la société civile pour intervenir dans le cours de l'Histoire, pour maîtriser son destin à la fois individuel et collectif. Il revient à nous, citoyens, de profiter de cette situation pour faire émerger une nouvelle structuration de la société qui, sans faire table rase du passé, viendra s'imposer progressivement car elle porte en elle la force de la Justice.

Car enfin, pourquoi le monde économique serait-il une réserve particulière dans le monde démocratique ? Pourquoi l'économie échapperait à la démocratisation de la société ? L'activité économique est certainement la première de nos occupations, pourquoi en ce domaine n'aurions nous pas notre mot à dire, pourquoi ne pourrions nous pas agir et débattre directement des choses qui nous concernent ?

Certes, l'Economie Sociale n'est pas une solution miracle, une panacée, un élixir de longue vie ou une pierre philosophale. Mais elle est un athanor où les processus de perfectionnement démocratique sont possibles, un athanor où les Hommes et les sociétés peuvent s'améliorer sous le feu purificateur de l'épreuve, de l'expérience, de la pratique.

Si l'on parle de retour de la volonté populaire, de reterritorialisation de l'activité économique, de réindustrialisation, l'Economie Sociale en général et les coopératives en particulier sont une réponse sociale complémentaire à la réponse politique de la démondialisation et de la réforme fiscale.

La volonté populaire, elle peut certes être incarnée par l'Etat, mais c'est aussi et avant tout l'affaire des peuples, il faut donc leur assurer les marges de manœuvres suffisantes pour créer, innover, répondre à leurs besoins, prendre en main collectivement leur destins. Une coopérative, c'est avant tout une société de personnes et une communauté de destin et non une société de capitaux cherchant à se maximiser. Dans le diagramme du développement durable, elle est dans l'espace commun du social et de l'économie. Sous forme de SCOP ou de SCIC, ce sont des personnes morales et/ou physiques qui décident de coopérer pour répondre à un besoin collectif (constituer ou préserver un outil de travail, mutualiser des infrastructures, consolider une filière, ...), ou des besoins communs (se loger, se nourrir, se déplacer, …). La coopérative invite à sa gouvernance tous les protagonistes sous le principe de l'égalité, en cela elle est plus à même d'être juste et équitable qu'une entreprise classique où il y a de fait une hiérarchisation des intérêts dont la résultante procède toujours d'un rapport de force violent. N'oublions pas que la Démocratie est l'art de résoudre pacifiquement les conflits inhérents à toute société.

La volonté populaire n'a pas pour seule expression la participation aux élections, elle s'épanouit et s'accomplit dans des projets, dans la gestion quotidienne. Les coopératives permettent de consolider structurellement et culturellement ce retour de la volonté populaire.

Si le retour des droits de douane est une solution immédiate à prendre pour contraindre l'économie dans un cadre où le pouvoir politique est au moins même niveau, la consolidation de la réindustrialisation de l'Europe et de la France ainsi que de la territorialisation de l'économie ne peuvent passer que par une structuration coopérative du tissus économique. Structurellement, les coopératives sont attachées à leurs territoires et peuvent répondre aux défis de la réindustrialisation. Dans les 7 principes de l'Alliance Coopérative Internationale (ACI), nous trouvons :

  • autonomie et indépendance (les décisions de gouvernance se prennent localement )

  • coopération entre les coopératives (la préférence sociale des échanges)

  • engagement envers le territoire (responsabilité sociale)

Dans leur gènes, les coopératives produisent de la territorialisation et de la stabilisation de l'activité économique, je l'ai exposé dans mon article « Coopératisme et Territoires ». Rappelons brièvement qu'une coopérative ne se rachète pas et ne se délocalise pas sans l'accord de ses membres qui vivent sur un territoire donné.

Bien sûr, l'ensemble de la production de biens et services ne peut peut-être pas être assuré par l'entrepreneuriat coopératif, mais il s'agirait de l'aider dans une mutation qui l'arracherait aux 10 % du PIB pour atteindre 40, 50 voir plus. Comment ? Par des avantages fiscaux, sociaux et réglementaires comme par exemple un droit de préemption pour la reprise/transmission en SCOP de l'entreprise par ses salariés. Par la création d'outils financiers adéquat ? Oui, mais à condition que ces outils obéissent à la même exigence démocratique, c'est à dire qu'ils soient gérés collectivement et démocratiquement, ce qui n'est pas le cas pour les fonds régionaux qui se mettent actuellement en place. Ce dont ont besoin les coopératives pour se développer, c'est surtout des coopérateurs... cela paraît trivial mais c'est un des principes de l'ACI : la libre adhésion. On ne crée pas une coopérative viable sur décision politique ! Il faut donc former les ingénieurs et cadres à cette forme d'entrepreneuriat. Il faut redonner de l'estime de soi et de la confiance collective aux travailleurs pour qu'ils se sentent capables. Il faut sensibiliser les communautés, les acteurs économiques et collectivités territoriales à ces nouveaux outils et nouvelles pratiques. Il y a un gros effort d'éducation et de formation à réaliser qui ne sera pas possible sans l'engagement et la participation de l'Etat en la matière.

Sortir de la crise, par sa propre action consciente et citoyenne...

« Changer le monde commence par se changer soi-même » dit une chanson de Keny Arkana. Nous devons déceler dans nos vies nos actes schizophréniques : Etre contre le nucléaire et continuer à s'approvisionner chez EDF, vouloir préserver l'environnement et ne rien changer à l'intensité de sa consommation d'énergie ou de biens, fustiger les banques capitalistes mais conserver chez elles son Plan Epargne Action ou son Assurance Vie voir, son Livret A ou son compte-chèque. Il est grand temps de se demander à chaque acte significatif : « Quelles sont les conséquences pour la société, l'environnement, la politique, … ? ». Avons nous besoin de changer de voiture tous les 5 ans (ou moins pour certains) ? Avons nous besoin de changer de téléphone portable tous les 6 mois ? Avons nous besoin d'acquérir la dernière nouveauté technologique ? De quoi avons nous peur ? Notre socialisation ne dépend pas de nos avoirs mais de nos engagements !

Imaginons un instant que l'ensemble des épargnants place son argent dans des banques coopératives ou mutualistes. Les banques capitalistes seraient privées d'une bonne partie de leurs réserves pour leurs opérations financières. Cela contribuerait à assainir les flux financiers planétaires, à assécher les paradis fiscaux et à détruire les actifs toxiques. L'épargne serait dirigée vers des projets locaux sociaux ou productifs. Les épargnants disposerait d'un pouvoir démocratique sur l'utilisation de leur argent. Ils ne l'exerceraient peut-être pas nécessairement mais ils en auraient la possibilité statutaire. L'épargne retrouverait alors sa vertu économique et les entreprises retrouveraient certainement plus de marge de manœuvre, plus de confiance et de soutien.

En conclusion , voici un petit programme personnel pour participer à la sortie de crise :

  • Payer ses impôts, ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant !

  • Choisir des produits équitables, locaux, bio si c'est votre préférence et fabriquer par des coopératives si c'est votre conviction, quitte à réduire l'intensité et la fréquence de vos achats.

  • S'engager, à votre convenance, à votre rythme, à vos disponibilités, selon vos moyens mais engagez-vous ! C'est la meilleure recette pour socialiser, donner du sens à sa vie et sortir de la surconsommation addictive dont la seule fonction est de faire de vous une vache à lait désocialisée .

  • Passer au crible de sa conscience tout acte et obéir à sa conscience !

  • Transférer ses comptes bancaires au Crédit Coopératif ou au Crédit Mutuel ou autres et participer aux Assemblée Générale ! Au passage, visiter le site de l'AP2E.

  • Adhérer à une AMAP ou coopérative similaire de production et de distribution alimentaire

  • Souscrire à une coopérative de production d'énergie renouvelable

  • Préférer les transports collectifs ou partagés

  • Investir dans l'isolation plutôt que dans le papier peint

  • Se désintoxiquer de la télé, de la publicité pour retrouver de l'indépendance et de la liberté.

  • Être attentif aux lanceurs d'alerte...

Emmanuel BOUHIER


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11 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 20 octobre 2011 09:40

    «  Une coopérative, c’est avant tout une société de personnes et une communauté de destin et non une société de capitaux cherchant à se maximiser.  »

    Cet horizon coopératif est-il réellement indépassable ?

    Le Dividende Universel.
    Synthèse capitaliste pour instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.


    • devphil30 devphil30 20 octobre 2011 10:04

      fervent défenseur de l’école de chicago , auteur de « capitalisme et liberté » qui défend le capitalisme et surtout la liberté économique dont les préceptes sont la moindre intervention de l’état. 
      Le retrait de l’état de la santé , l’éducation , les services publics , la finance , cela ne vous rappelle rien ?
      Qu’est-ce qu’il se passe en France depuis 2 décennies.

      Nombreux technocrates latino-américains, les chicago boys ont mis en place des politiques économiques chiliennes en place durant Pinochet menant le pays à la quasi ruine pour une grande majorité de personnes mais permettant à d’autres de s’enrichir.

      Aujourd’hui ce que l’on voit en Grèce est un recul de l’état , baisse des aides , baisse des salaires dans le public , augmentation des impôts , ces décisions mènent à des manifestations et risquent de dégénérer en révolution avec soit le retour des militaires , soit une gouvernance qui ne reconnaîtra pas les dettes de son pays qui retournera au drachme.
      Les dettes de la Grèce sont détenues par des banques françaises , allemandes , italiennes qui vont se retrouver en perte sèche induisant une baisse de leur valorisation avec des de prises de contrôle.

      Toutes ces dettes imbriquées me font penser à la situation pré Sarajevo des années 1910 avant le déclenchement de la première guerre mondiale par le jeu des alliances européennes , aujourd’hui nous sommes dans une imbrication économique qui risque d’entraîner à sa perte de nombreux pays européens faisant monter les extrêmes droites nationales dont leur politique est pire que celle actuellement menée.

      Il n’est jamais bon que les extrêmes droite montent car ce sont les prémisses de perspective sombre.

      L’histoire doit nous apprendre à gérer notre avenir 

      Philippe


      • lambda 20 octobre 2011 10:24

        @ devphil30
        C’est par la suppression des classes moyennes que la gouvernance mondiale chère à Attali pourra se mettre en place car c’est ainsi que peut s’établir les dictatures
        Regardez bien, dans les pays où règne la dictature, il n’y a pas de classe moyenne
        Or l’urgence pour l’oligarchie mondialiste est de la faire disparaitre et c’est quasiment fait en Europe


      • Nina Georgescu Nina Georgescu 21 octobre 2011 09:06

        Bonjour Philippe

        C’est tres vrai , tres bien , ce que vous dites , mais pas assez.
        En effet , l’histoire doit nous apprendre a gerer notre avenir.
        Si vous lisez mes articles vous comprendrez pourquoi j’ai dit que ce n’est pas assez.
        Bon courage et bonne chance

        Nina Georgescu - Bucarest -Roumanie










      • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 20 octobre 2011 13:35


        merci pour ce très bon article !

        Et j’ajoute une proposition :

        Sortir de la crise... par un changement systémique.

         smiley

        Mise en commun, en coopérative, de la création monétaire, interdiction du prêt à intérêt, remplacement de la démocratie représentative par une démocratie réelle, s’appuyant sur la Toile et les moyens de communication modernes.
        Politisation à nouveau (la vrai politique, la chose publique, pas la politique des partis) de la population.
        Etc.


        • Guyver Guyver 20 octobre 2011 14:18

          Il faut aller encore plus loin que ce que vous proposez.
          Les politiques ? Des purs produits du système, corrompus à souhait. Notre liberté démocratique ne consiste qu’à choisir lequel parmi ces pantins nous voulons. Le pouvoir corrompt par définition, et si on ne veut plus de corruption, il ne faut plus de pouvoir. L’autogestion est bien meilleure, et elle existe dans des endroits comme Christinia ou Marinaleda.
          Changer de paradigme économique ? Oui, mais bien plus que vous ne le dites (d’après moi). Nous sommes dans un paradigme financier : « l’argent est le meilleur moyen de gérer nos affaires ». Si cela était vrai pendant des millénaires, ça ne les plus en ces temps de post-révolution industrielle, où on est capable de produire beaucoup, presque sans effort. Moins de travail = moins de salaire = dette pour continue à consommer.
          Les choses pourraient se faire presque toutes seules ! Pourquoi vouloir les vendre ou les acheter ? Partageons cette abondance, dans une société libre, paisible et égalitaire.
          On passe donc d’une société de troc à une société de don. L’idée de dividende universelle mise en avant par Jean-Pierre Llabrès va un peu dans ce sens, mais pas encore assez loin.


          • millesime 20 octobre 2011 15:58

            La crise est probablement due à la concentration du capital dans un minimum de mains, complétée par la notion de propriété privée et l’héritage , concentration telle que le système commence à gripper (tout comme en 1929).
            Les revenus de la plupart des individus sont d’autre part insuffisants pour faire marcher la machine et l’excédent d’argent (dans le minimum de mains) va vers la spéculation.
            Comment faire pour relancer la machine ?
            - la guerre (c’est souvent la méthode employée ..on rase tout et on recommence jusqu’à la prochaine concentration du capital)
            - introduction de systèmes fiscaux (atteindre donc revenus et redistribution du capital)
            - la révolution (comme en 1789) on redistribue les cartes et çà recommence et la richesse se concentre...et...)
            aucune de ces solutions semble satisfaisante
            il semble qu’il serait préférable de sortir du cadre de référence, faire table rase du passé
            la difficulté : nous sommes engagés dans la fuite en avant = la croissance, l’exploitation des ressources de la planète etc...
            que faire ?
            ne plus resituer les choses dans ce cadre car à chaque fois çà recommence.
            Remettre donc en question ce cadre
            revoir la définition du PIB
            revoir le système des intérêts bancaire etc...
            les indignés sont-ils prêts à revoir le problème de la croissance ?
            de la propriété privée ?
            de l’héritage ?
            etc...
            http://millesime.over-blog.com


            • yoananda 23 octobre 2011 13:37

              N’oubliez quand même pas de préciser que tout ce que vous vennez de dire vous l’avez piquez a un certain Paul Jorion .
              La crise n’excuse pas de se passer de la netiquette !


            • NeverMore 20 octobre 2011 17:50

              Les senarii, je ne sais pas, mais en tous cas, les Scenarii ne sont pas écrits, pas plus que les scénarios.

               


              • BA 20 octobre 2011 21:03

                Jeudi 20 octobre 2011 :

                 

                Italie : Fitch estime que les perspectives pour les cinq plus grandes banques transalpines se sont considérablement détériorées.

                 

                Fitch Ratings indique dans un nouveau rapport que les perspectives pour les grandes banques italiennes restent « négatives ». L’agence de notation estime même que les perspectives pour les cinq plus grandes banques transalpines se sont considérablement détériorées.

                 

                Dans le même temps, l’incertitude sur la résolution de la crise de la zone euro donne lieu à des risques de baisse importante pour les banques italiennes, dont les coûts de financement sont liés aux spreads sur les dettes du gouvernement.

                 

                http://www.boursier.com/actualites/news/banques-fitch-estime-que-les-perspectives-pour-les-cinq-plus-grandes-banques-transalpines-se-sont-considerablement-deteriorees-455241.html

                 

                Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,018 %.

                 

                http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

                 

                Le graphique des taux des obligations de l’Etat italien est très intéressant : les taux italiens explosent.

                 

                Pronostic : l’Italie sera le quatrième domino à tomber.

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