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Accueil du site > Actualités > Economie > Pour les Présidentielles de 2012 : un livre censuré dès 2011...

Pour les Présidentielles de 2012 : un livre censuré dès 2011...

Autrefois, la censure était une administration, aujourd’hui, c’est l’ensemble des lignes éditoriales au service de la morale, c’est-à-dire l’ensemble des préjugés des élites dirigeantes.

Comment expliquer qu’après l’envoi, à la presse écrite et aux médias, de plus de 500 exemplaires de notre ouvrage La Vérité sur la crise – La crise est finie ! Tenez bon, la suivante arrive… (Ed. Léo Scheer), aucun article n’ait mentionné l’existence même de ce livre, et encore moins consacré de critiques, mêmes hostiles.

Pourtant, face à « l'accaparement des journaux par le capital centralisé, dix, vingt, cinquante journaux entre les mains d'un homme ou d'un groupe financier », la loi du 29 mars 1935 portant statut du journaliste établit la clause de conscience qui fonde la liberté intellectuelle du journaliste.

Mais, les ordres ont été obéis et les consignes suivies…

Des marchés financiers qui ne jouent plus leur rôle. Depuis, les déréglementations des années 1980, les marchés financiers sont devenus spéculatifs et ils ont cessé d’être efficients, ils n’assurent plus l’allocation optimale des capitaux, fondement même de l’économie libérale.

Aujourd’hui, les analystes des plus grandes banques d’affaires américaines multiplient les conseils de prudence vis-à-vis des investissements sur les marchés financiers. D’ailleurs, on ne parle plus des subprimes, les banques les comptabilisent comme si c’étaient de « bons crédits » à conserver jusqu’à échéance !

Mais il est interdit de parler de la crise… D’ailleurs, officiellement, elle est toujours finie.

Et pourtant, comme le montrent de nombreuses enquêtes d’opinions, comme celles réalisées par Ipsos pour le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie ou pour le groupe de conseils en ressources humaines Altédia et le quotidien les Echos : 71% des Français, soit plus des deux tiers, pensent, sentent, que « le gros de la crise est devant nous. »

Aux Etats-Unis, les causes de la crise financière ont été noyées par les 3300 Milliards $ déversés par la Federal Reserve américaine. Mais les cendres couvent : les prêts immobiliers des banques américaines ne valent pas plus qu’avant mais ils sont camouflés par une comptabilité astucieuse.

La deuxième phase de la crise passe par l’Europe.

La Vérité officielle (tout le monde sait que la vérité officielle est Vérité parce qu’elle est officielle !) veut que ce soit une crise des finances et des dettes publiques des Etats. C’est vrai pour la Grèce, par contre en Espagne, c’est d’abord le résultat d’une bulle immobilière financée par les banques : elles ont prêté plus de 439 Milliards € aux promoteurs immobiliers avec pour garantie des terrains à bâtir. Or, il y a plus d’un million de logements à vendre qui ne trouvent pas d’acheteurs !

Quant à l’Irlande, elle a garanti cinq banques « zombies » pour 440 Milliards €, c'est-à-dire trois fois son P.I.B.

Rappelons que 440 Milliards €, c’est aussi le montant du fonds européen de sauvetage qui n’est d’ailleurs financé que pour 260 Milliards € dont 90 Milliards € par la France.

Et pourtant, la crise reste officiellement une crise des dettes des Etats. Il faut en fait couvrir les banques d’Allemagne, d’Angleterre et de France.

Les banques allemandes ont prêté quelques 280 Milliards € à l’Irlande, à la Grèce et au Portugal, quant aux banques françaises, elles ont prêté 150 Milliards € à ces mêmes pays.

Mais à l’Espagne, c’est beaucoup plus, les banques allemandes y ont placé 240 Milliards €, les banques françaises 185 Milliards € et les banques anglaises 120 Milliards €. On comprend mieux pourquoi les fonds européens ont été crées pour sauver les Etats cigales…

Et si la France perd sa note « AAA », le financement de ces mêmes fonds européens de sauvetage devient alors quelque peu aléatoire.

A la cupidité des spéculateurs succède la panique. Les politiques hurlent : « Il faut sauver l’Europe » où, déjà endettés, les Etats cochons – PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) – sont submergés par des montagnes de crédits. En fait, les dettes publiques camouflent une grave crise des banques européennes, celles-ci ont enfoui plus de 700 Milliards € dans les PIGS, elles sont bien malades !

Et pour l’ensemble des crédits accordés par les banques et les fonds étrangers au secteur privé et public de ces trois pays (banques irlandaises non comprises), il s’évalue à 2171 Milliards € selon les estimations de la Royal Bank of Scotland, soit plus de 20% du PIB de l’ensemble des 17 pays de l’eurozone d’après les données du FMI, de l’OCDE et de la BRI.

Ces 2171 Milliards € se répartissent en 338 Milliards € pour la Grèce (142% du PIB grec), 1500 Milliards € pour l’Espagne (142% du PIB espagnol) et 333 Milliards € pour le Portugal (deux fois le PIB portugais). Voilà qu’en Europe, on se rapproche beaucoup des fameuses subprimes américaines !

L’Italie et la France ont cessé d’être compétitives face à l’Allemagne. La productivité reste élevée en France mais depuis 2005 les coûts de production ont monté de 20% alors qu’ils se sont réduits en Allemagne de 10%.

Aussi la France se désindustrialise : sur les vingt dernières années, elle a perdu 2 000 000 d’emplois industriels. En 2009, avec la crise, le rythme s’est accéléré, avec quelque 256 100 emplois salariés détruits en plus. Entre février 2008 et juin 2010, la production industrielle a baissé de 13%, cela rappelle la crise française des années 30.

Dans ce cas, les économistes américains Joseph Stiglitz ("Prix Nobel d’économie" 2001), Paul Krugman ("Prix Nobel d’économie" 2008) et Nouriel Roubini conseillent de dévaluer. Mais avec l’Euro, on ne dévalue pas…

Réduire les coûts de production sans dévaluer, cela s’appelle les réformes de structures. Elles frappent déjà en Grèce et en Irlande. En Grèce, les salaires ont déjà baissé de 20% et les banques ne prêtent plus aux entreprises qui ferment. En Irlande, les coûts salariaux de production ont baissé de 10,4%, les retraites de 10% et les salaires des fonctionnaires de 15%... C’est à peu près ce qu’il faut pour réduire les coûts français au niveau des coûts allemands !

En somme, les citoyens européens vont le payer, d’abord avec la déflation et la désindustrialisation, puis par les actuelles réformes de structures et de lourdes baisses de salaires.

Evidemment, avec les élections présidentielles, tout cela fait désordre. Le silence devient nécessaire, pire il s’impose, les directeurs de l’information des journaux connaissent leur devoir de carrière. Ils imposent alors le silence : pas d’articles, pas de livres.

Pour chercher la Vérité, il faut lire la presse anglo-saxonne…

Comme le notait l’écrivain Jean-Marie Poupart dans son livre Angoisse Play : « Toute censure est stupide par essence puisqu’elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter. »

Morad EL HATTAB & Irving SILVERSCHMIDT

Auteurs de La Vérité sur la crise (Ed. Léo Scheer)


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18 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 30 avril 2011 13:28

    Les français savent tous que la crise est devant nous, seuls les plitiques à la solde des banksers croient encore à la reprise.
    La question est de savoir jusqu’a quand allons nous accépter de payer pour nos oligarques.
    Il est impératif de virer les traites politiques qui ne sont que les pions des multinationales, de reprendre notre souveraineté monétaire et de quitter cette union européenne qui n’est que le cheval de troyes de l’empire US.


    • jef88 jef88 30 avril 2011 15:01

      La déindustrialisation de la France :
      - Les politiques sont pour... Souvenez vous de Rausch qui a déclaré que « nous sommes dans une ére post-industrielle »
      - Le modéle économique est pourri... Quand Rocard a lancé « l’assurance qualité » en 1986, il y avait deux modéles ;
       - le modéle allemand avec les TUW qui garanti la qualité dans l’utilisation du produit
       - le modèle anglais qui garanti que dans la forme, le produit a été réalisé dans les rêgles
      L’industrie anglaise était en chute libre mais nous avons choisi son modéle...

      Vers 1965-1970 le cout de la structure d’une entreprise (5 usines, 8 agences de vente, 2000 personnes) était de 16% du chiffre d’affaire.
      Actuellement, pour une affaire de 400 personnes la structure varie entre 45 et 55%

      Le problème n’est pas la productivité des ateliers mais le parasitisme des bureaux.
      Notre système de « qualité » nous a permis de doubler la hiérarchie fonctionnelle avec une hiérarchie « qualité » complétement inutile.
      Si on ajoute les fonctions de reporting et des programmes informatiques abscons on a tout compris.

      Les bénéficiaires de tout cela ?

      Les multinationalles et la délocalisation


      • perlseb 30 avril 2011 17:17

        le parasitisme des bureaux

        Entièrement d’accord, mais ce parasitisme est organisé (complexité organisée par une fiscalité de plus en plus tordue) et les gens y adhèrent. Nous sommes noyés par les emplois improductifs et souvent grassement payés. Mais ils se trouve que la plupart des gens préfèrent travailler sans se salir à faire un boulot sans utilité (emploi de bureau) que de faire quelque chose de réellement utile mais salissant.

        D’un autre côté, vu la productivité de l’industrie et aussi de l’agriculture (productivité qu’il faudrait fortement diminuer pour retrouver la qualité des produits alimentaires d’avant), il est rigoureusement impossible de faire travailler tout le monde à des emplois productifs (le surproduction serait énorme). La seule solution, c’est de repenser la distribution des richesses créées et de partager le peu de travail utile qu’il y a : nous pourrions travailler beaucoup moins pour une qualité de vie meilleure.

        Mais il faut occuper les gens et leur esprit quand on s’est placé en haut de la pyramide (sinon votre temps est compté) : ceux qui prennent les mauvaises décisions pour le plus grand nombre ne sont pas prêts de changer de politque, ils ont trop à perdre. Donc nous continuerons à travailler beaucoup trop par rapport à notre productivité effective (emplois parasites obligatoires en plus d’un chômage fort).


      • jef88 jef88 30 avril 2011 21:04

        Si on ne faisait pas le jeu des multinationales en important tous nos produits il y aurait du travail pour tout le monde.
        D’autre part l’éducation nationale dévalorise les travaux de production. Le technique est la poubelle de l’institution


      • perlseb 30 avril 2011 23:04

        On peut dire ça. Je suis ingénieur de formation et j’ai ocnnu 2 ans 2/3 de chômage après mon service militaire. Les techniciens sont trop nombreux, en tout cas, c’est ce que l’on m’a fait comprendre. Et pendant ma petite carrière sans intérêt, je n’ai fait que des emplois de bureau (improductifs effectivement) : mais j’ai eu besoin de travailler pour manger et me loger. Maintenant j’ai arrêté, bien avant la retraite, car je pense en avoir assez pour me loger et pour manger (même si évidemment, on n’est jamais sûr de quoi que ce soit, mais je n’ai peur de rien, surtout pas du chômage).

        Tout ça pour dire que ce n’est pas que la délocailisation qui crée le chômage, ni l’absence de formation : d’ailleurs même les dipômés chinois ont beaucoup de mal à trouver un emploi correct. Non, il faudra se résoudre, un jour ou l’autre, à travailler moins (c’est le principe de la productivité qui ne cesse d’augmenter), sinon il faudra acheter toujours plus de gadgets pour se donner du travail (ou créer des choses de moins en moins durables : c’est cette voie que nous prenons avec l’obsolescence programmée, et c’est un non-sens, une catastrophe écologique, une agitation ambiante sans intérêt) et ce sera de toutes façons impossible avec l’unique planète que nous avons.


      • jef88 jef88 1er mai 2011 12:07

        Bof !!!    J’ai eu un BEPC en 61. En 69 je faisais un travail d’ingénieur en 74 j’étais directeur.... en 1994 maitre de conférence associé. En 42 ans j’ai eu un mois de chomage et 20 employeurs dont 12 n’étaient que des bouche-trous (de 4 à 30 jours) et si je n’étais pas d’accord avec un parton je m’en allais.......
         
        Actuellement il y a un culte du diplome et de la formation .
        Est ce bien utile ? On apprenait des choses fantastiques sur le tas à condition d’acheter en plus le livre nécessaire au bon moment et de renouveler l’opération......

        Mais j’insiste (lourdement ?) Si l’on ne consommait que des produits français, on se passerait de bureaucrates et l’on aurait le plein enploi en étant , en plus compétitifs vis à vis de l’étranger.
        Mais il faut vouloir travailler


      • perlseb 1er mai 2011 18:41

        Mais il faut vouloir travailler.

        Qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Il faut être prêt, comme Pénélope, à détricoter une tapisserie la nuit, pour avoir du travail la journée ?

        Votre vie professionnelle avait quelque chose de motivant en ce sens que vous êtes partie de bas et vous avez eu de la motivation pour gravir les échelons. Et votre travail a sûrement été assez concret tout le long (apprendre sur le tas).

        Maintenant, les emplois qu’on propose aux jeunes sont essentiellement du parasitisme de bureau, comme vous dites : quand on est instruit, on sait bien que c’est improductif. Seuls ceux qui ont la vue très courte arrivent à s’intéresser à de tels boulots. Il y a sûrement quelques personnes qui ont la chance d’avoir un travail réellement intéressant, mais elles ne peuvent plus comprendre les autres.

        J’ai toujours eu énormément de volonté et j’en ai encore, mais on n’en a pas vraiment voulu dans cette société, je n’y peux rien. Alors je l’utilise en dehors (système non marchand) et ce sera peut-être plus profitable aux autres que les métiers que j’ai pratiqués pour des sociétés privées dans leur recherche exclusive de profits.

        Avant de vouloir travailler, il faut quand même bien cerner la finalité du travail que l’on nous propose, sinon on peut être amené à parasiter les autres (emplois de bureaux), détruire la planète (obsolescence programmée), et pourquoi pas, tuer directement les autres sans vraiment le savoir (en tout cas, ça a eu lieu dans l’histoire, voir le régime nazi)... Les conséquences de son travail peuvent être bien plus nuisibles pour les autres que le non-travail. C’est triste, mais c’est comme ça et la valeur travail en prend un sacré coup. Donc il est parfois bien plus courageux et bien plus responsable de refuser le travail.


      • AntoineR 2 mai 2011 10:50

        Il est clair que si on regarde les choses globalement, il y a quand même quelquechose qui ne va pas.
        On améliore la productivité (industrielle et agricole) tous les ans grâce à la technologie et à l’organisation. Mais malgré cela, on travaille tous toujours autant (même 2 ans de plus maintenant), on est toujours plus endêttés (les états surtout).


        y’a peut-être un truc bizarre non ? Serait-ce voulu ?

        Non, quand même pas.... ils n’oseraient pas nous prendre pour des idiots !!


      • lemoncitron lemoncitron 30 avril 2011 18:19

        Zut, j’ai voté « contre » l’article alors que je voulais voter « pour ». Désolé...


        • Laratapinhata 30 avril 2011 19:23

          Vous, vous ne lisez pas le blog de Pierre Jovanovic...


          • BA 30 avril 2011 20:47

            Vendredi 29 avril 2011 :

            Le Titanic « ZONE EURO » n’a pas percuté un iceberg, mais trois icebergs.

            L’eau s’engouffre de toutes parts.

            Le naufrage suit son cours tranquillement, l’orchestre continue de jouer sa musique, le barman du Titanic « ZONE EURO » continue de servir des bouteilles de Champagne, bref, tout baigne.

             

            Irlande : taux des obligations à 2 ans : 11,996 %.

            Irlande : taux des obligations à 3 ans : 12,386 %.

            Irlande : taux des obligations à 5 ans : 11,957 %.

            Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,573 %.

             

            Portugal : taux des obligations à 2 ans : 12,064 %.

            Portugal : taux des obligations à 3 ans : 11,256 %.

            Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,518 %.

            Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,643 %.


            Grèce : taux des obligations à 2 ans : 25,354 %.

             

            http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

             

            Grèce : taux des obligations à 3 ans : 23,982 %.

            Grèce : taux des obligations à 5 ans : 17,147 %.

            Grèce : taux des obligations à 10 ans : 15,662 %.


            • LE CHAT LE CHAT 30 avril 2011 22:42

              on comprend que les gens avisés achètent l’or et l’argent avant la chute finale des actions , obligations et devises ....


              •  C BARRATIER C BARRATIER 1er mai 2011 16:57

                La manipulation de l’opinion publique et la complaisance des journalistes ne sont pas des nouveautés. Il me semble que les citoyens se resaisissent un peu, nous avons mis les médias en échec cuisant dernièrement. Voir « Manipulations en échec » ci dessous.

                http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=126

                Je suis ok avec l’article avec un bémol : ce livre n’est pas le seul à ne pas faire l’objet d’une communication par les médias qui désormais réagissent plus à des opérations spectaculaires.
                Il y avait le silence sur les conséquences dramatiques de suppressions de postes dans l’éducation (10 à 20 % de cours supprimés, imaginons 10 à 20 % de trains, de cars réguliers, d’admissions en maternités, en hôpital, 10% de visites de médecins supprimées...toutes ces suppressions n’étant en aucun cas rattrapées)...Depuis des assignations de l’Etat au tribunal, des révoltes de parents, la presse commence à chercher des interlocuteurs pour traiter le sujet...On va en parler...

                Je ne sais pas si le mariage princier chez nos voisins britanniques a fait un tabac en FRANCE, la presse a plus retenu me semble-t-il le fait que notre fabricant de dentelles va y trouver son compte et reçoit déjà des commandes. Dans le même temps on a souligné le gaspillage de SARKOZY avec son avion ultra cher à l’heure pour faire PARIS BRUXELLES pas plus vite qu’avec euro star finalement, et la dépense somptuaire du même pour aller voir à nos frais avec le même avion Petit Louis son fils qui bien sûr boude nos écoles publiques est se forme aux USA !

                Il appartient aux citoyens d’enfoncer le clou !


                • fifilafiloche fifilafiloche 1er mai 2011 18:44

                  Même si je suis entièrement d’accord avec votre analyse des deséquilibres économiques et financiers mondiaux, en quoi la publication d’un livre papier est elle si vitale pour votre visibilité ? Un blog analysant l’actualité économique au jour le jour à l’exemple de nombreux autres économistes en alerte serait il pas plus efficace ?


                  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mai 2011 19:24

                    Article intéressant car il dit ce qui doit être dit et redit : les banques nous ont mis en esclavage, nous le bon peuple. Non seulement via la captation du pouvoir de création monétaire, mais par la haute main sur les politiques qui sont pour l’essentiel des bons à rien (d’autre que de servir les banques).

                    Nous sommes asservis au pouvoir monétaire et financier et il est tant que ça cesse. Il est temps que le peuple retrouve sa souveraineté.

                    Mais quels politiques sont encore capable de porter ce discours ? De Gaulle disait « les français sont des veaux ». Il avait globablement raison, mais en particulier si on regarde le monde politique, asservis au pouvoir de l’argent et ne le sachant pas pour la plupart, tout préoccupés qu’ils sont à se faire une place au soleil au travers d’une langue de bois aimablement démagogique.


                    • Leo Le Sage 1er mai 2011 20:05

                      @auteur
                      1/ « Aussi la France se désindustrialise : sur les vingt dernières années, elle a perdu 2 000 000 d’emplois industriels »
                      C’est l’emploi qui s’en va, pas l’industrie.
                      Elle baisse juste un peu... (quelques faillites et délocalisation)
                      Mais la France n’est pas tellement industrialisée en termes d’usines classiques.

                       
                      2/ « Dans ce cas, les économistes américains Joseph Stiglitz ( »Prix Nobel d’économie« 2001), Paul Krugman ( »Prix Nobel d’économie« 2008) et Nouriel Roubini conseillent de dévaluer »
                      Par rapport à quelle monnaie ?
                      De plus cela s’appelle interventionnisme, chose que les politiques refusent officiellement...

                       
                      3/ « Pour chercher la Vérité, il faut lire la presse anglo-saxonne... »
                      Ne vous fatiguez pas, très peu de personnes ont compris çà...
                      Nous sommes au moins deux à le comprendre !

                      mon avis
                      Votre livre n’est pas critiqué parce que vous ne faites pas partie des critères de la normalité.
                      De plus, un livre qui annonce le déluge ne plaît pas, même si on connait la suite.
                      (si en plus la majorité ne la connait pas)

                      Contrairement à ce que vous dites, vous n’êtes pas censuré :
                      Il faut un certain temps pour comprendre un livre de ce genre.
                      Simple principe de précaution parce que chat échaudé craint l’eau froide...

                      L’économie est une science molle donc cela sera sujet à controverse.
                      Même deux nobels ne sont pas d’accord, et vous n’êtes pas un Nobel à ce que je sache, donc personne ne s’efforcera de faire la moindre critique dans l’immédiat.
                      Je dirais tout au plus, vous avez l’opportunité d’intéresser quelqu’un ici, mais ne rêvez pas.

                      La crise est encore là pour les travailleurs mais sur le plan économique certains parlent de relance, elle est/sera lente d’ailleurs...
                      [lu dans la presse américaine]


                      • Lucadeparis Lucadeparis 3 mai 2011 07:31

                        Malheureusement, le scandale de la création monétaire ex nihilo par les banques privées, rémunérée par les intérêts des crédits, est encore négligé.


                        • Vipère Vipère 4 juin 2011 14:29

                          Bonjour à tous et à l’auteur

                          Excellent billet !

                          Que voulez-vous dire par « banques zombies » ? sur le volet de l’Irlande ?

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