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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi l’économie mondiale ne s’est pas effondrée en 2009 (...)

Pourquoi l’économie mondiale ne s’est pas effondrée en 2009 ?

L’année 2009 s’est achevée sur des chiffres qui laissent rêveur la plupart des analystes économiques. En effet, le Dow Jones a progressé de 18,82% en 2009, le S&P500 de 23,45% et le Nasdaq Composite de 43,89%. En ce qui concerne le CAC 40, 22,32% ont été gagnés !

Bien sûr, cela est utilisé par ceux qui claironnent haut et fort que la crise est passée. Pourtant, il faut le rappeler, notre système économique implose et il convient donc d’analyser pourquoi l’économie mondiale ne s’est pas encore effondrée.

Un système économique zombie sous perfusion

Nous étions quelques-uns à prédire un gigantesque krach économique pour l’année 2009 qui ne s’est pas produit car nous ne pouvions pas savoir que les « solutions » pour tenter de l’empêcher seraient à ce point surréalistes.

On a donc injecté des milliers de milliards dans l’économie ce qui aura pour conséquence de ruiner encore plus les états et surtout conduira inévitablement à l’inflation et à la destruction du dollar et de la Livre Sterling entre autre.

L’inflation est encore faible car elle est contenue par la déflation liée à la faiblesse du marché, mais cela devrait changer en 2010.

Malgré cette injection massive de liquidités, nous avons eu en 2009, la plus grosse faillite de toute l’histoire avec celle de Général Motors et un chômage qui explose partout dans le monde !

De plus, pour pouvoir injecter des sommes colossales dans l’économie, les USA ont commis l’irréparable : monétiser leur dette.

En effet, la Fed (la banque centrale US), le 18 mars 2009, le jour où le dollar est mort, a décidé de racheter des bons du trésor (monétisation de sa dette), et, le 29 avril 2009, a confirmé qu’elle se portait acquéreuse de 1700 milliards de dollars soit 12,5% du PIB de titres émis par le privé et d’obligations :
http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/20090429a.htm

En 2009, la Fed a ainsi racheté 80% des bons du trésor US (80 % de la dette).

Plus grave encore, pour limiter la casse, les USA ont mis en place de nouvelles normes comptables permettant de faire disparaître du bilan des banques les produits financiers qui posent problème (les CDS par exemple).

Magouilles comptables pour sauver les banques

Le 02 avril 2009, en plein G20, les USA ont changé leurs normes comptables (sous la menace) ce qui a permis d’après Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. d’améliorer le bilan des banques de 20 %.

L’ Europe a d’ailleurs suivi et modifiée elle aussi ses normes comptables.

J’avais d’ailleurs fait le point sur ce problème dans mon article « Crise systémiqueLes solutions (n°5 : une constitution pour l ... » que vous pouvez trouver sur mon blog, page 9 : http://gillesbonafi.skyrock.com/ .

Falsification des chiffres et omerta

Pour masquer la réalité d’une situation économique catastrophique, on "révise "les chiffres. Les économistes analysent ainsi du vent.

Cette révision possède un nom technique : l’ajustement saisonnier. Alors on "ajuste" à tour de bras comme au bon vieux temps de Staline en URSS ou comme en Chine et on passe ainsi de -5,2 % sur les ventes immobilières US à + 9,4%. La preuve est sur mon blog à la page 5 : La vérité sur les chiffres ! - Blog de gillesbonafi - Blog de ...

Ceux qui ne veulent pas se plier et qui tentent de dire la vérité risquent gros. Le directeur de l’observatoire immobilier du Crédit foncier, Jean-Michel Ciuch a été licencié pour avoir affirmé que la crise n’était pas terminée car il avait calculé que la baisse des loyers de l’immobilier (de bureau) était d’environ 20 % mais surtout, il prévoyait entre 20 et 40 % de baisse supplémentaire pour 2010, un krach colossal.

De plus, les médias bloquent systématiquement les analyses dénonçant la gravité de la situation. Il est vrai que face au nombre croissant de "dissidents" (et surtout de personnalités de haut vol) elle a de plus en plus de mal.

Il devient par exemple difficile de garder secrète l’analyse d’Albert Edwards, responsable de la recherche économique de la Société Générale qui a lancé une bombe en expliquant aux clients de sa banque de se préparer à un effondrement mondial (global collapse).
Source : http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/6599281/Societe-Generale-tells-clients-how-to-prepare-for-global-collapse.html .

La finance, un vaste casino planétaire

Pour pousser plus loin l’analyse, l’année 2009 a été exceptionnelle sur le plan de la compréhension de notre système économique. En effet, le fonctionnement réel de la bourse qui était obscur même pour la plupart des analystes s’est révélé au grand jour, un fonctionnement que l’on peut assimiler à celui d’un casino, une escroquerie planétaire.

Il faut bien comprendre que la bourse n’a qu’une seule utilité sociale, celle de fournir des capitaux aux entreprises. Or, c’est l’inverse qui se produit actuellement et c’est l’ensemble de la société qui est prise en otage et se dépouille de ses richesses au profit de quelques-uns. Les Etats-nations n’y survivront pas et se retrouveront ruinés eux aussi.

Tout d’abord, il faut savoir que 40 % de la création de "richesse" aux USA provient de la finance. Comment en est-on arrivé là ?

Philippe Béchade et François Leclerc, spécialistes de la finance, ont réalisé des analyses remarquables qui nous permettent d’y voir clair aujourd’hui.

Philippe Béchade (chronique Agora) explique ainsi :

"Pour ceux qui nourrissaient encore quelques doutes, le comportement robotique du marché prouve de façon éclatante qu’il n’existe plus aucun contre-pouvoir réel face aux machines. Les programmes de trading automatisés règlent avec une précision de géomètre l’angle de progression du canal ascendant. Une fois verrouillé le rythme de la hausse du sous-jacent (actions, indices, matières premières), un champ d’opportunités infinies s’ouvre aux opérateurs. Ils peuvent arbitrer en temps réel sur l’ensemble des catégories de dérivés : options, warrants, CFD, contrats sur indices."

François Leclerc (blog de Paul Jorion) pousse l’analyse encore plus loin :

"Ce débat, qui va rebondir, et les informations qu’il permet de recueillir, contribue à l’acquisition d’une vue d’ensemble, sous tous ses aspects, de la finance moderne. Celle-ci exerce désormais son activité de manière très sophistiquée et, de fait, souvent hors de tout contrôle possible des régulateurs, notamment en raison de son extrême complexité, de sa rapidité, et de ses interactions. Sauf à ce que des interdictions très strictes soient promulguées à la base même de son activité et qu’une surveillance sans complaisance ni relâche soit effectuée. Une démarche totalement à l’opposé de celle qui a été adoptée.

Le high frequency trading n’est à cet égard que l’une des petites pièces du grand puzzle, pas encore totalement reconstitué mais qui prend déjà forme, du capitalisme financier d’aujourd’hui. L’image qui se dessine est celle d’une activité qui prétend n’obéir qu’à ses propres lois, s’affranchir de toutes les tutelles, s’imposer sans se soucier de ses conséquences dévastatrices et ne profiter au final qu’à une toute petite minorité, prenant sous sa coupe et en otage tous les autres. Prétendant exercer une forme d’asservissement moderne (au sens propre de la servitude), dont l’objectif est de régner en utilisant tous les leviers d’un contrôle social de plus en entêtant, omniprésent et sophistiqué. Non sans parvenir à une incontestable intériorisation de sa domination, la crise sociale montante étant l’occasion d’en mesurer l’intensité."

Pour faire simple, la finance, à l’aide des mathématiques financières a transformé la bourse en gigantesque casino. Plus grave encore, quelques-uns en sont devenus les maîtres.

Il faut savoir que ces algorithmes financiers extrêmement complexes sont détenus par peu d’acteurs. Ils permettent de tout savoir quelques secondes, voire dixièmes de seconde avant tout le monde et donc de gagner à tous les coups.

Le système peut s’effondrer, ils feront donc toujours de l’argent en pariant à la baisse ou à la hausse avant tout le monde, jusqu’à ce que le système s’effondre totalement, ce qui aura lieu bientôt.

Certains s’en sont rendus compte et se réfugient en achetant de l’or, pourtant, ce marché est lui aussi une vaste escroquerie car le monde de la finance est un milieu de requin qui n’hésite pas à parier contre ses propres clients, comme la banque HSBC gardienne des dépôts physiques du fonds d’investissement SPDR Gold Shares (GLD) et qui prend des options baissière sur l’or alors qu’elle revend des contrats investis sur ces fonds à ses clients. Ubuesque !

J’ai d’ailleurs réalisé une étude complète sur ce sujet intitulée « L’or, nouvelle arnaque planétaire ? » que vous pouvez lire dans le magazine Nexus de janvier-février 2010.

Le petit milieu de la grande finance fait donc ce qu’il veut, sans contrôles.

La reféodalisation du monde

Le marché des produits dérivés continue de croître mais, de plus, est presque totalement verrouillé par 5 banques (JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Bank Of America, Citibank, Wells Fargo) pour un montant dépassant les 200 000 milliards de dollars (on parle en trillions), c’est à dire près de 4 fois le PIB mondial.

Vous pouvez trouver toutes les preuves (sources, graphiques) sur mon blog page 7, « Crise systémique : mythe et réalité ».

La soi-disant théorie du jeu de l’offre et de la demande est donc une escroquerie intellectuelle comme l’ensemble de notre systémique économique qui repose sur un seul pilier : la loi du plus fort.

J. K. Galbraith économiste Canadien et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy avait d’ailleurs déclaré dans une interview publiée dans le Nouvel Observateur le 04 novembre 2005 que « L’économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l’occurrence, c’est une escroquerie."

D’ailleurs, les 20 personnes les plus riches du monde ont une fortune personnelle estimée en 2009 à 415 milliards de dollars soit un peu moins que le PIB de la Suisse (500 milliards de dollars) ! Source : Liste des milliardaires du monde en 2009.

Les 1% les plus riches représentaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui. 53 % en 2039 ?

Albert Einstein, en mai 1949, dans un article paru dans la Monthly Review expliquait à l’époque : « Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. »

J’ai d’ailleurs démontré que notre système économique était structurellement irrécupérable à la page 8 de mon blog (Un système économique structurellement irrécupérable I). La volonté de liberté, l’anarco-capitalisme, a poussé à l’extrême l’idéal de liberté et c’est un échec car, comme l’affirme Alexandre Minkowski " La liberté, ce n’est pas la liberté de faire n’importe quoi, c’est le refus de faire ce qui est nuisible."

Nous sommes ainsi face à une situation inédite car nous avons 2 systèmes économiques qui nous conduisent tous in fine vers la dictature.

Communisme et capitalisme sont en effet renvoyés dos à dos et il nous faut bâtir un nouveau modèle. Cependant, le problème est plus profond.

Toutes les organisations sociales dépendent d’une loi mathématique fondamentale, la loi de Pareto ou plutôt, la loi de puissance qui prouve que dans n’importe quel système organisé, un petit nombre s’empare toujours de la quasi totalité des richesses au détriment des autres.

La base de la domination est là et ceux qui contrôlent le monde connaissent parfaitement cette loi fondamentale dont ils usent et abusent.

Le net, au fil des jours, lève le voile sur le fonctionnement de cette domination dont la clé est notre système de captation des richesses par un petit groupe, un fonctionnement économique moralement et mathématiquement condamné.

En effet, ce système conduit à tout transformer en exponentielle car la loi de Pareto (loi de puissance) est elle-même une exponentielle.

La loi universelle de l’équilibre et de l’harmonie (étudiée par tous les courants spirituels et par la science) résulte de l’analogie des contraires, le principe dialogique d’Edgar Morin qui a beaucoup emprunté à Eliphas Lévi et à la kabbale.

Face à une exponentielle de capital accumulé dans les mains de quelques-uns, nous nous retrouvons donc (le principe d’équilibre) avec une exponentielle de dettes liée à une exponentielle de consommation et donc de destruction de la planète, de nous-mêmes.

Cette loi de puissance est directement issue de notre cerveau primitif car au final, l’enseignement des fractales que l’on retrouve dans le principe « hologrammatique  » d’Edgar Morin, démontre que la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie et que tout est inter relié. Nos systèmes économiques ne sont donc que les reflets de ce que nous sommes.

Vouloir bâtir un système plus juste et redistributif s’oppose donc à l’animal qui est en nous, car au final, nous sommes en guerre contre nous-mêmes. La solution face à la destruction de notre civilisation ne peut donc passer que par un changement individuel radical, une prise de conscience planétaire.

La réponse ne sera pas qu’économique donc, mais avant tout philosophique, spirituelle.

"Nous devons devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde."
Mohandas Karamchand Gandhi

 Gilles Bonafi


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88 réactions à cet article    


  • patroc 16 janvier 2010 12:51

     Très bon article, merci !..


    • plancherDesVaches 16 janvier 2010 12:58

      Excellent article.

      Ne reste plus qu’à passer aux actes.


      • plancherDesVaches 16 janvier 2010 13:01

        Juste une chose : les différentes fortunes des milliardaires sont ce que nous ne pouvons être admis à voir.
        Et les planques sont innombrables : des gens vivent de tout trafic ...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 janvier 2010 12:41

        @ Plancher des vaches


        Nous sommes en plein passage à l’acte. Il semble seulement que ce qu’on fait ne soit pas ce que la majorité des gens souhaiterait qu’il soit fait.

        @ l’auteur. Je crois que votre article est le mot de la fin. Votre analyse est impeccable, votre présentation claire, vos conclusions incontournables. Il n’y aura plus que des suivis à faire pour voir l’évolution du syndrôme. Vous lancez même quelques pistes pour après....

        La plongée dans l’hyperespace financier imaginaire ne m’a pas surpris. On en avait fait la répétition générale après le 911. J’écrivais à l’époque :

        « Un examen rigoureux des fluctuations de la Bourse après l’attentat du WTC révèle, en effet, sans aucun doute raisonnable, que la Federal Reserve Bank est intervenue comme acheteur de dernier recours pour soutenir les cours et faire en sorte que le dégraissage des cours boursiers se fasse sans panique. Elle est intervenue par son accord au crédit illimité qu’ont accordé les banques américaines aux décisions d’achats/ventes concertées des grands Fonds d’investissements.

        Disposant de cette marge illimitée, ceux-ci, au mépris de toute libre concurrence, ont mené durant une semaine une politique monolithique. Pour le temps qu’il fallait, le système financier américain s’est conduit comme un cartel. Le hasard ni l’analyse économique ne peuvent expliquer ce phénomène. Seuls le peuvent l’existence d’un plan unique et le suivi d’instructions précises. »


        Vous expliquez la crise financière. Un autre article parle aujourd’hui intelligemment de l’évolution du travail, l’autre prérequis - avec la transformation du système financier - à la naissance d’une Nouvelle Société. Je me sens gâté. C’est mon anniversaire demain, j’atteint l’âge de la retraite et je constate qu’on a bougé depuis quarante ans. Grâce à des gens comme vous, on bougera de plus en plus vite.

        Bon vent...


        Pierre JC Allard



      • Pyrathome pyralene 16 janvier 2010 13:04

        Très bonne analyse , le système est reparti de plus belle dans l’escroquerie spéculative , une sorte de fuite en avant qui finira forcément dans le mur. Ce n’est qu’un sursis sur le dos sur le compte des finances publiques , ça va très mal finir.............tout est une question de timing !


        • Yena-Marre Yena-Marre 16 janvier 2010 13:30

          Bonjour,
          Ya pas de raison que ça change, les moutons sont toujours là pour les remettre au pouvoir.Il y en a meme qui croient à la moralisation du systheme,mais tant que les etats se laisseront dicter leur politique par les banques...aucune raison d’etre optimiste.


          • Le chien qui danse 16 janvier 2010 13:51

            Très bon article, merci.


            • Antoine Diederick 16 janvier 2010 14:39

              Il faut bien comprendre que la bourse n’a qu’une seule utilité sociale, celle de fournir des capitaux aux entreprises. Or, c’est l’inverse qui se produit actuellement et c’est l’ensemble de la société qui est prise en otage et se dépouille de ses richesses au profit de quelques-uns. Les Etats-nations n’y survivront pas et se retrouveront ruinés eux aussi.

              c’est un des fondamentaux de la bourse des valeurs, faire se rencontrer l’investissement et le projet.

              en effet...

              offre et demande oui mais lié en principe à la quantité d’information également disponible au même moment pour tous le opérateurs et acteurs...

              ce qui n’est pas tjrs la réalité

              bon article.


              • ZEN ZEN 16 janvier 2010 14:44

                Merci, l’auteur, pour cet éclairage
                Je crains cependant que vos appels à la morale ne révèlent vite leurs limites
                C’est ce que font aussi Attali et Obama
                Mais l’allusion à E. Morin est bien appropriée : le problème est systémique/politique


                • ZEN ZEN 16 janvier 2010 15:08

                  Move your Money : une initiative citoyenne us pour sortir du système, dans la panique
                  Mais qui montrera vite ses limites, je le crois
                  Des mesures coercitives s’imposeront nécessairement, pour sortir de la gesticulation moralisante
                  J’espère qu’elles s’exerceront dans un cadre démocratique
                  Mais à trop tarder...


                  • anti-oligarchie anti-oligarchie 16 janvier 2010 15:21

                    Le communisme,il faut surtout le réintérpréter je pense.L’une des seuls idéologie vraiment recevable.
                    Hugo Chavez vous explique le Marxisme et le capitalisme en vidéo sst français :
                    dailymotion.com/video/xbvaot_la-lutte-des-classes-par-chavez-en_news


                    • manusan 16 janvier 2010 15:25

                      En fait l’économie mondiale ne sait pas effondré tout simplement parce que les financiers ont créer de nouvelles bulles spéculatives.

                      Marc Fiorentino, patron d’Euroland Finance, ne s’en cache même pas  : il passe ses journées à buller ... la suite ...

                      http://www.capital.fr/enquetes/economie/au-secours-les-bulles-speculatives-reviennent-468898


                      • Yvance77 16 janvier 2010 15:34

                        Salut,

                        Un des meilleurs papier sur le sujet sans aucun doute. Un grand merci à son auteur.

                        J’attends vivement que Pipole 1er, sous le joug des questions pugnaces de Lolo Ferrari, nous explique tout ce truandage le 25 au soir, et en quoi il fût bon de participer à ce vaste enfumage du peuple (là je reste courtois).

                        Autant me rendre à Lourdes et espérer en un quelconque miracle ...

                        A peluche


                        • ZEN ZEN 16 janvier 2010 15:48

                          Yvance :
                          Lourdes plutôt que W.St ? smiley
                          Il y a un papier à ce sujet à côté sur AV


                          • wawa wawa 16 janvier 2010 16:20

                            2009 n’a été qu’un gain de temps, à l’instar de de 1930qui à été bonne après le krack de 29.

                             Le plus dur (equ 1931-1933) sera 2010-2012. je pense qu’une déflation va s’installer => 2012 puis aprés hyperinflation (quid d’une guerre pour occuper les chomeurs ?).

                            Le premier à entrer en hyperinflation sera peu etre le Japon !!!!


                            • sheeldon 16 janvier 2010 16:22

                              bonjour

                              bon article , si on commençait par passer nos banquiers a la guillotine on pourrait « philosophé » plus tranquillement non ?

                              smiley

                              http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/lordon/vertu.html

                              cordialement


                              • zelectron zelectron 17 janvier 2010 01:01

                                Non, non ! ce n’est pas la bonne solution.
                                Un jeu amusant était pratiqué dans les légions romaines manquant de discipline, c’était la décimation, on alignait tout le monde et à chaque comptage dix, on raccourcissait « l’heureux élu » et bizarrement la légion en question redevenait tout à coup « légion modèle ».
                                En virant les 100 plus haut revenus de la plus grosse banque à la porte sans indemnité (par une loi d’exception) je vous fiche mon billet que toutes les autres vont devenir douces comme des agneaux et d’une honnêteté proverbiale jusqu’à recommencer avec la même fermeté quelques temps plus tard (Il n’y a pas plus de système communisto-socialisto-capitalo-libéral que de beurre en broche, quand les élus font leur travail*)

                                *à propos quelles sanctions leur appliquer à ceux là ?


                              • gimo 17 janvier 2010 01:52

                                Les solutions faciles, « faisons payer les riches », « interdisons les licenciements », « changeons de système », ne sont plus crédibles.



                                Derrière ce recul de l’extrême-gauche, une explication : les idées anti-capitalistes reprises depuis 1995 en tremblant par le PS, n’ont plus court. Certes, personne n’adore plus l’ultra-libéralisme, la concurrence partout et l’Etat minimum, mais l’échec du capital a désarmé ceux qui demandent son éradication. La maison est par terre, le chômeur se dit que l’heure est à la reconstruction concrète des emplois, plutôt qu’aux discours de terreur. Les solutions faciles, le « faisons payer les riches », le « interdisons les licenciements », le « changeons de système » apparaissent pour ce qu’elles sont : des non-solutions. Des slogans de manuel qui, sur le terrain, ne sauvent aucun emploi, au contraire souvent, ils découragent les investisseurs. Le capitalisme ajoute en sus une touche cruelle à la défaite gauchiste : il récupère ses idées radicales qui le servent : les nationalisations des banques par exemple !

                                2009, l’anti-1995 ? Regardez comme la France s’est en définitive comportée dans cette crise sans plus de sur-moi idéologique. Le gouvernement a choisit la relance keynésienne mais par l’investissement et des aides aux plus démunis et en évitant ses anciennes réponses comme « une hausse du smic ». Les syndicats ont été pragmatiques, à Paris comme sur le terrain, acceptant des compromis, sur l’assurance chômage ou le travail à temps partiel par exemple. Le PS lui même n’a certes rien dit mais au moins il n’a pas dit de bêtises. Démonstration est faite que ce réformisme est, dans l’hiver de la crise, beaucoup plus utile que les slogans.

                                Il n’y a qu’une partie de la population qui ne s’est pas aperçue de ce tournant historique et qui continue de croire vivant le spectre révolutionnaire : les dirigeants du PS. Qui peut le leur expliquer et leur dire qu’avec la crise ce devrait être à eux, aux sociaux-démocrates réformistes, leur heure et leur grand moment ?


                              • zelectron zelectron 18 janvier 2010 00:39

                                ...et on laisse passer le comportement voyou des banquiers, comme ça, sans rien dire ?
                                il ne s’agit pas de changer de système mais de punir des coupables plus que sévèrement pour l’exemple.


                              • tvargentine.com lerma 16 janvier 2010 17:09

                                Franchement smiley smiley smiley,il faut redescendre sur terre quand vous écrivez 

                                "De plus, les médias bloquent systématiquement les analyses dénonçant la gravité de la situation smiley smiley smiley smiley

                                Vous aussi vous faites parti des adorateurs de la theorie du complôt ??

                                Comment ? on nous aurait menti ??? les extra-terrestes sont déjà ?  smiley smiley smiley smiley smiley

                                http://www.tvargentine.com


                                • rastapopulo rastapopulo 16 janvier 2010 17:25

                                  De tout temps, les banquiers et les industrielles détiennent les médias. Je ne vois pas ce qui est risible, à part votre ignorance bien ancrée dans son époque... 

                                  Pour quitter votre ignorance, reguardez les actionariats des agences de presse ou lisez des vrais bouquins d’histoire comme « le choix de la défaite » sur les liens entre journalisme, finance et industrie. 


                                • rastapopulo rastapopulo 16 janvier 2010 17:29

                                  La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, Pierre Hillard (Éditions François-Xavier de Guibert) 


                                • pierrot123 16 janvier 2010 17:58

                                  Pour mémoire :

                                  - Bolloré (Direct 8,Direct Matin, Le Monde),
                                  - Rotschild (Libération),
                                  - Bouygues (TF1),
                                  -Lagardère (Presse quotidienne régionale, Europe 1, JDD)
                                  -Dassault(Le Figaro)... et on en passe...

                                  A ce stade, c’est même pas la peine de « comploter »...Tout coule de source.


                                • gimo 17 janvier 2010 00:52

                                  Si quelqu’un doit 1 000 euros à sa banque, il a un problème.

                                  Si quelqu’un a une dette de 270 milliards d’euros, c’est la banque qui a un problème.
                                  Et la banque, c’est l’Europe. La blague s’applique aujourd’hui à la Grèce, mère patrie de la déesse Europe, entrée en 2006 dans l’euro, au grand désespoir de beaucoup.

                                  Avant de se qualifier à l’euro, Athènes a fait subir à ses comptes publics tous les bains et jets possibles de la thalasso comptable. Pour faire mincir la proportion de dette à des niveaux acceptables pour Maastricht, les Grecs ont gonflé le PIB (Produit intérieur brut) en lui intégrant le marché noir et les recettes estimées des prostituées. Dans l’autre sens, beaucoup de dépenses ont été mises sous les tapis d’Orient. Résultat ? Un PIB « remonté » de 25%. Gagné : les Grecs ont eu l’euro et ont continué de recevoir les milliards d’aides de Bruxelles pour percer des autoroutes et subventionner les cultivateurs d’oliviers.

                                  Le subterfuge n’a été découvert que plus tard, complètement par hasard. Les autres Européens ont alors fermé les yeux, moitié parce qu’ils se sont trouvés benêts d’avoir été grugés aussi facilement, moitié parce que la Grèce, c’est l’ancêtre Europe. On pardonne tout à sa grand-mère.


                                • sheeldon 17 janvier 2010 14:29

                                  slate fr ? la branche fr du washington post ?

                                  superbe comme source puis leboucher il est crédible peut-être ?

                                  une jolie laisse d’or celui là !

                                  le washington post a bien changé depuis la mort de sa propriétaire son fils est comment dirais-je plus de droite huhu source wiki c’est dire les gauchos mdr

                                  http://www.acrimed.org/mot673.html&nbsp ; pour ceux connaissent pas encore leboucher  !


                                • rastapopulo rastapopulo 16 janvier 2010 17:15

                                  Dans cet article se retrouve aussi en partie la dynamique du marché transatlantique finalisé en 2015 avec les marché financié pour 2010 :
                                  http://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_transatlantique

                                  C’est pour moi de la haute trahison en katimini et avec en plus la victimisation des nations « il y rien à faire d’autre que ce que la finance anglosaxonne veut »

                                  Donc est il juste de penser que le but est de créer des nains démocratiques (dettes colossales, peuples fomatté à l’antisouverainté anglosaxonne et au mondialisme) et des géants privées anglosaxons ?


                                  • Antoine Diederick 16 janvier 2010 20:41

                                    oui cela fait un peu chier ce stuff, vu l’imbécilité des services de sécu us et leur parano

                                    vite de nouveaux textes constitutionnels pour garantir une forme d’indépendance comme ont fait nos amis allemands....


                                  • gimo 17 janvier 2010 01:05

                                    Copenhague n’est surtout pas un échec !!

                                    Les Européens se sont fourvoyés. L’écologie ne peut pas se faire contre l’économie. !!

                                    ici http://www.slate.fr/story/14653/copenhague-succes-reussite-planete-climat-sommet


                                  • hunter hunter 16 janvier 2010 17:21

                                    Je vais manqué d’originalité : très bon papier M Bonafi, merci.

                                    De plus en plus, malheureusement, j’en viens à rejoindre l’idée de Sheeldon !

                                     smiley

                                    H/


                                    • herodote herodote 16 janvier 2010 18:11

                                      euh pareil....


                                    • l'Ami Ricoré l’Ami Ricoré 16 janvier 2010 19:04

                                      Euh pas mieux...


                                    • hunter hunter 16 janvier 2010 17:22

                                      argh lire « manquer », pas « manqué »

                                       smiley

                                      H/


                                      • Christian Delarue Christian Delarue 16 janvier 2010 17:27

                                        Les 1% les plus riches représentaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd’hui. 53 % en 2039 dit l’auteur de ce bon article. Mais il y a aussi les 2% ? Et les 3% ?
                                        Il est bon de critiquer uniquement une oligarchie financière au-dessus des nations et de blanchir (si je puis dire) le patronat industrilel et commercial des moyennes et grandes entreprises. Ils participent pourtant à la baisse des salaire et à l’investissement qui stagne.

                                        Pour certains , "la finance parasitaire siphonnerait l’économie réelle". Cela dédouanerait le capital productif comme bon capitalisme. Pour ATTAC et sa branche finance, la financiarisation n’est pas un facteur autonome au-dessus d’une économie abstraite sans rapport social. Quant à l’oligarchie fiancière lle n’est pas isolée du capital productif. Ces propriétaires du capital sont puissament actifs au sein d’une même classe dominante.
                                         
                                        Les libéralisations ont permis d’accroitre le taux de profit mais pas le taux d’accumulation. Pour être plus précis, les profits augmentent globalement ceux financiers et non financiers et ils ne vont ni à l’investissement ni aux salaires, surtout pas à ces derniers qui baissent depuis 20 ans. Le thèorème d’Helmut Schmidt ( ) est invalidé depuis bien longtemps. On en le cite qu’à ce titre !
                                         
                                        ATTAC et sa commission finance met aussi l’accent sur l’imbrication des acteurs financiers. Il n’y a pas d’un côté les banquiers et de l’autre les chefs d’entreprises et le mangement car chaque grande entreprise s’est dotée d’un département finances chargé du suivi de la profitabiité sur l’organisation de l’entreprise.
                                         
                                        Les politiques de libéralisation financière sont de quatre types : les libéralisations d’opérations bancaires, les ouvertures du marché boursier, l’ouverture du compte de capital, les libéralisation du marché des changes. Ces politiques décrites dans le bouquin d’ATTAC doivent être remises en cause si un changement minimal est envisagé.

                                        CD


                                        • Yannick Harrel Yannick Harrel 16 janvier 2010 17:45

                                          Bonjour,

                                          Effectivement l’article est très instructif et rappelle (ou apprend pour ceux qui ne le savaient encore) comment le circuit de la haute finance « joue » non seulement avec l’argent (public comme privé) mais aussi avec la psychologie des foules.

                                          Et tout comme vous je suis convaincu que la crise qui nous affecte en ce moment dépasse le strict cadre économico-financier : elle a une portée civilisationnelle.

                                          Cordialement


                                          • Antoine Diederick 16 janvier 2010 20:43

                                            a Harrel, je suis d’accord, nous sommes dans du civilisationnel et une confrontation des modèles.


                                          • Pyrathome pyralene 16 janvier 2010 18:01

                                            et toi , t’es là.....oiseau de malheur ! smiley


                                          • ZEN ZEN 16 janvier 2010 18:00

                                            ICI, c’est à dire ?...


                                            • frédéric lyon 16 janvier 2010 18:02

                                              Vache de bon article.


                                              Oui, au fait, pourquoi l’économie mondiale ne s’est pas effondrée ? 

                                              Nous avons pourtant lu des milliers de nartics économiques sur Agoravox, qui nous ont annoncé la chute imminente du « capitalisme », la fin du monde et l’effondrement de la galaxie.

                                              Ce qu’il y a de bien avec un évènement qui ne se produit jamais, c’est qu’on peut passer sa vie à l’annoncer. 

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