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Accueil du site > Actualités > Economie > Sortie de la Grèce de l’euro : le compte à rebours est lancé (...)

Sortie de la Grèce de l’euro : le compte à rebours est lancé !

Dimanche 17 juin ! Ce jour pourrait bien rester dans l'histoire comme celui où la Grèce aura choisi de sortir de la zone Euro. C'est en effet à cette date, coïncident avec le second tour des élections législatives en France qu'auront lieu les élections législatives en Grèce. Si un gouvernement "pro-Europe et pro-austérité" n'est pas élu, il est fort probable que la Grèce sorte de l'Euro, à un horizon de 1 à 3 mois.

La banque privée Pictet & Cie a réalisé une infographie très claire de la situation actuelle en Grèce, en exposant les trois principaux scénarios possibles suite aux élections de dimanche.

Scénario 1 : Un gouvernement "viable" adopte les mesures d'austérité du mémorandum. Ce scénario implique une victoire des deux partis pro-austérité (Nouvelle Démocratie et le PASOK) aux élections législatives. En effet, si cette coalition arrive à obtenir au moins 151 des 300 sièges de l'Assemblée grecque, alors les plans du FMI pourront continuer d'être appliqués, ce qui implique que la Grèce recevrait toujours les aides financières de la troïka. Cette hypothèse est jugée comme "peu probable" par la banque suisse. Mais si l'on regarde l'ensemble des sondages réalisés en Grèce entre le 15 mai et le 1er juin (les sondages n'étant plus autorisés depuis), une coalition Nouvelle Démocratie + PASOK l'emporte sur 7 des 17 sondages. 

Le site d'actualité OkeaNews, spécialisé sur la Grèce, a recensé l'ensemble des sondages et l'implication sur la composition de l'Assemblée nationale. En Grèce, le parti majoritaire obtient 50 sièges à l'Assemblée ; les 250 sièges restant étant distribués selon le principe de la propotionnalité. Si le parti Nouvelle Démocratie arrive en tête, devant le parti d'extrême gauche Syriza, alors il y a une très forte probabilité que la Grèce continue les mesures d'austérité. Dans le cas contraire, nous passons donc au scénario 2 et 3.

Scénario 2 : Une coalition anti-austérité obtient la majorité à l'Assemblée Nationale. Les plans d'austérité, qui conditionnent le versement des tranches d'aides de la troïka ne sont plus appliqués. Ne pouvant plus se financer sur les marchés (taux d'intérêt trop élevé) et sans une aide de l'Europe, les banques grecques pourrait très rapidement devenir insolvables, et l'Etat grec ne serait plus en mesure de faire face à ses engagements. La Grèce aurait donc besoin de sa propre banque centrale pour financer l'Etat et recapitaliser les banques, et sa propre monnaie dévaluée pour regagner en compétitivité. La Grèce sortirait alors de l'Union Européenne (car selon les traités, une sortie de l'euro implique une sortie de l'U.E). S'en suivrait alors une période de très forte inflation en Grèce (renchérissement des importations, monétisation de la dette = hausse de la base monétaire...).

Scénario 3 : Même début de scénario que précédemment, sauf qu'ici l'Union Européenne continue d'aider la Grèce, même si lle nouveau gouvernement grec ne tient pas ses engagements d'austérité et de réduction du déficit. Ce scénario est possible, étant donné les craintes pour la stabilité de la zone et les pertes colossales qui seraient causées par une sortie de la Grèce de la zone. Dans ce cas là, et selon la banque Pictet & Cie, il faudrait donc soit (1) monétiser la dette de la Grèce, en acceptant par exemple que la BCE rachète de la dette directement sur les marchés via le Securities Markets Programme (SMP) ou un Quantitative Easing (QE), soit (2) transférer la dette grecque vers un fond européen (plus ou moins directement, par exemple en utilisant le Mécanisme Européen de Stabilité, le MES, ou via la création d'Eurobonds), soit (3) accepter un nouveau défaut grec, en encaissant une nouvelle fois des pertes (avec ici une perte aussi pour la BCE, et non pas uniquement pour le secteur privé comme lors du Private Sector Involvment de février).

Ce scénario, en plus de l'aléa moral énorme qui serait créé, ne réglerait pas le problème de la dynamique de la dette. Sans réduction des déficits et retour à un quasi-équilibre budgétaire partout en Europe, la crise de la dette ne pourra être résolu, étant donné le poids actuel de la dette et la croissance faible attendue en zone euro dans les années à venir. Pour le Captain', le seul avantage de ce scénario serait de faire gagner un peu de temps à la zone euro, en évitant une sortie désordonnée de la Grèce à un moment où l'Espagne est plus que fragile.

Conclusion : La banque Pictet & Cie estime à 45% la probabilité d'assister à une sortie de la Grèce de la zone euro dans les trois prochains mois ! L'été sera chaud, l'été sera chaud !


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38 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 juin 2012 09:33

    La partie qui se joue actuellement en Europe est digne de figurer dans les annales du poker, et le coup de la Grèce semble être la carte-maîtresse qui donnera au « vainqueur » d’après ce grand coup de bluff un sérieux avantage pour la suite du jeu. En effet avec la rumeur concernant les travaux de l’Eurogroupe sur une sortie possible de la Grèce de la Zone Euro et la tenue d’une réunion « informelle » des dirigeants européens, les marchés espèrent à travers ce « coup de poker » faire « se coucher » son adversaire, la démocratie...................
    http://2ccr.unblog.fr/2012/05/28/grece-le-coup-de-poker-des-marches/


    • Le Yeti Le Yeti 13 juin 2012 10:07

      " La partie qui se joue actuellement en Europe " ...

      Ça, pour figurer dans les annales ... Elle va figurer dans les annales !
      On va tous se faire grecquiser un grand coup.


    • barrere 13 juin 2012 20:28

      je dirais même plus ça va rester dans les anales...........


    • Alpo47 Alpo47 13 juin 2012 09:49

      La Grèce est perdue pour l’euro et peut être pour l’europe. Ce n’est qu’une question de temps et tout le monde (économistes et politiques) le sait. Comme tout le monde sait que les sommes allouées à la Grece, l’Espagne... ne seront jamais remboursées. Donc ... que tout l’édifice va s’effondrer.
      Ils sont juste en train de gagner du temps. Sans doute pour qu’eux même et l’oligarchie qui tire les ficelles puissent s’organiser pour se mettre à l’abri du krach et pour pouvoir ensuite reprendre les rennes.


      • rotule 13 juin 2012 12:12

        >lles sommes allouées à la Grece, l’Espagne... ne seront jamais remboursées

        Qu’ont-il fait avec les sous ? Pour les Grecs, on sait qu’ils ont beaucoup dépensé pour les armées ... on peut effectivement douter de la rentabilité des investissements.

        Pour les Espagnols, ... du béton, des infrastructures, ... a la rentabilité douteuse.

        Et comment voudriez-vous qu’il remboursent ? Avec quoi ?
        Et les banques n’auraient rien vu ?

        Sans compter les dettes pour financer du fonctionnement ...

        Regardons aussi qui étaient les fournisseurs des armées grecques, des grands chantiers ...


      • Le Yeti Le Yeti 13 juin 2012 10:01

        Le compte à rebours est lancé ...
        L’info date -au bas mot - de deux ans !
        Il me semble plus judicieux de titrer « 8 secondes avant impact ... ».

        " La banque Pictet & Cie estime à 45% la probabilité d’assister à une sortie de la Grèce de la zone euro dans les trois prochains mois !« 
        Ce qui m’inquiète c’est que ce délais de 3 mois revient hélas dans diverses analyses politiques ou financières. Et cela ne semble apparemment pas interpeller grand monde.

        En septembre-octobre, la »rentrée dedans" ?

        Merci pour la vidéo très Thomas. Elle est très bien venue car il semble qu’effectivement nous allons, malgré la météo actuelle, avoir bien besoin d’ici peu d’un peu de fraicheur ...


        • Thomas Renault Thomas Renault 13 juin 2012 13:07

          Oui, le délai de 3 mois revient de plus en plus... Georges Soros par exemple —> http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/03/george-soros-euro-europe-merkel_n_1566110.html


        • Le Yeti Le Yeti 13 juin 2012 13:53

          Entre autres ...  smiley
          (NB : il serait plus juste de parler de Max Keiser :« Je ne suis pas d’accord avec Soros, c’est Soros qui est d’accord avec moi. »)


        • Le Yeti Le Yeti 13 juin 2012 14:26

          Juste pour concaténer, je copie le comm de Berkano trouvé plus bas :

          « J’ai entendu ce matin sur France info, que Christine Lagarde donnait 3 mois à l’Europe pour sauver l’euro. »


        • Lea Andersteen Lea Andersteen 13 juin 2012 12:34

          Ou est l’argent des aides ?
          Il part dans les poches de grands financiers qui ont fait une bonne affaire. Ils n’ont rien perdu !
           - L’argent prêté a été créé par le mécanisme de l’argent-dette,
          - les intérêts perçus et payés par le sang des Grecs,
          - l’argent inventé par l’argent dette est remboursable par une autre dette d’autres états.

          Tout bénef : privatiser les bénéfices et nationaliser les charges. Au final, c’est probablement du 200% de bénef. Enfin, plus on retarde le moment du défaut, plus le gain tend vers 200% :)

          Et des millions d’européens en crèveront - de faim ou de froid.

          Joli hold-up. Bientôt sur nos écrans avec Georges Clooney en Trader ?


          • Le Yeti Le Yeti 13 juin 2012 14:22

            "Ou est l’argent des aides ?

            Il part dans les poches de grands financiers qui ont fait une bonne affaire. Ils n’ont rien perdu !
             - L’argent prêté a été créé par le mécanisme de l’argent-dette,
            - les intérêts perçus et payés par le sang des Grecs,
            - l’argent inventé par l’argent dette est remboursable par une autre dette d’autres états.

            Tout bénef : privatiser les bénéfices et nationaliser les charges. Au final, c’est probablement du 200% de bénef. Enfin, plus on retarde le moment du défaut, plus le gain tend vers 200% :)

            Et des millions d’européens en crèveront - de faim ou de froid.

            Joli hold-up. Bientôt sur nos écrans avec Georges Clooney en Trader ?"

            Headshot ! (En vf : « Dans l’mille Emile ! »)
            Et valable à l’échelle Européenne et (plus ou moins) mondiale.

            (Bonjour Léa.) Tu décris très bien ce que j’appelle « la tour de Babel la vie ».
            Nous sommes lancés dans une course à l’échalote qui sert d’élan à un saut en profondeur. Je doute que du Doliprane et du sparadrap soient d’une quelconque utilité après l’épreuve.

            Quand je dis qu’il vaut mieux redescendre sur terre par soi-même plutôt que de miser sur son seul casque lourd pour faire du base-jump ...

            Ce n’est plus la Bank Network (italienne) qui me contredira. RIP ...


          • wesson wesson 13 juin 2012 12:50

            bonjour l’auteur, 

            ce qui fait peur à l’Europe chez Siryza, c’est qu’ils veulent savoir à qui ils doivent du pognon, et pourquoi. Principalement pour définir si ce ne serait pas pour une grande part une dette « odieuse », dont la définition est d’ailleurs bien codifiée.

            Et c’est pour éviter cela que l’UE se livre à ce qui n’est rien d’autre qu’un chantage : le mémorandum ou le chaos. Il est aussi à noter que là bas, les médias relaient fidèlement cette peur là, notamment sur la chaîne de télé MEGA sur laquelle se succède les économistes qui prédisent le chaos, mais aussi les éditorialistes qui déversent des pelletées de merde sur les leaders de Syriza.

            Mon avis est que ce chantage est bidon. Certes la Grèce peut être expulsée de la zone Euro, mais les conséquences sur les autres pays n’en seraient que plus énormes. 

            De toute manière, l’austérité là bas n’est tout simplement plus supportable.

            Et sur la forme, la banque pictet est partie prenante et intéressé au premier titre par l’imposition de l’austérité à la grèce, et en fait partout en Europe. Ce n’est pas une source neutre.



            • Lea Andersteen Lea Andersteen 13 juin 2012 16:42

              Les conséquences ne seront pas énormes. Comme en 1929 :
              juste une situation totalement débile. des usines fonctionnelles, des salariés disponibles, les matières premières suffisantes... mais pas d’argent pour faire tourner le système. A nous de choisir les bonnes solutions (qui a dit : rendre le pouvoir régalien de battre monnaie aux états ?)

              Le catastrophisme est surfait, pour nous faire croire qu’il faut à tout prix sauver ce système financier débile.

              Laissons ce système exploser ! Il ne tient pas debout ! Faut le laisser chuter pour forcer à le remplacer.


            • bigglop bigglop 13 juin 2012 19:54

              Bonsoir à tous,

              Juridiquement, l’article 50 du TUE prévoit la sortie d’un pays membre de l’UE, mais sa rédaction juridique ne permet pas sa mise oeuvre dans la réalité, d’autre part, il ne contient aucune provision spécifique concernant les membres de la zone euro.
              Il reste deux solutions :
              - l’exclusion d’un pays par les autres, actuellement impossible juridiquement car non prévue dans les traités, sauf à mettre en oeuvre un nouveau traité signé par tous les partenaires sauf celui qui est concerné, mais ou est la « démocratie » ?
              - une sortie « négociée » : les textes, traités européens ne la prévoient pas, donc il faudra trouver des artifices juridiques européens.

              Une sortie de l’Euro (rendue possible) entrainerait une sortie de l’UE, mais aussi une procédure très longue (plusieurs années) et complexe, sinon impossible (solder les comptes en raison de la complexité des droits et obligations créés par la Monnaie Unique).
              Au final, ce serait catastrophique pour tous les acteurs.

              Pour aller plus loin, je vous propose les liens suivants :
              Contrelacour : sortir légalement de l’euro
              Le Point : comment sortir de l’Euro ? et le rapport qui fait peur
              Une stratégie pour sortir de l’euro : JJ Rosa de l’Institut Turgot, think tank libéral bruxellois proche de l’Institute for Economic Affairs

              Mais Tsipras, dirigeant de Syriza, ne veut pas quitter la zone euro et propose un manifeste économie

              Les « européistes » jouent un poker menteur pour manipuler, par la peur, leurs opinions publiques afin d’obtenir leur consentement sur un « coup d’état » contre la Grèce qui ouvrira la porte à d’autres en suivant.


            • Yvance77 13 juin 2012 13:09

              Info agence Reuters

              « Les banques grecques ont enregistré une forte hausse des sorties d’argent à l’approche des élections législatives de dimanche prochain, de nombreux Grecs craignant que le résultat du scrutin ne pousse leur pays hors de la zone euro, ont rapporté mercredi des banquiers.

              Ces derniers jours, les retraits cumulés des principales banques grecques ont atteint 500 à 800 millions d’euros par jour, le rythme s’accélérant à l’approche du vote, en particulier mardi, ont dit deux banquiers.

              Les sorties d’argent dans les petites et moyennes banques ont oscillé de leur côté entre 10 et 30 millions d’euros, ont-ils ajouté.

              "Cela inclut les retraits de liquidités, les transferts bancaires et les investissements dans les fonds du marché monétaire comme les Bunds allemands, les emprunts du Trésor américain et les obligations de la BEI" (Banque européenne d’investissement), a précisé un banquier sous couvert de l’anonymat. »


              • Lea Andersteen Lea Andersteen 13 juin 2012 13:14

                Que c’est-t-il passé en 1930 ?
                Étonnant non ?
                 Qui a dit ’l’histoire se répète" ?


                • Berkano Othala 13 juin 2012 13:55

                  Bonjour à tous .

                  J’ai entendu ce matin sur France info, que Christine Lagarde donnait 3 mois à l’Europe pour sauver l’euro.


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 14 juin 2012 16:34

                    Celle-là je l’invite à payer ses impôts avant de donner des leçons à qui que ce soit.

                    « ...la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ne paie elle-même pas d’impôt sur le revenu, malgré un salaire annuel de 380 939 euros. »
                    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/28/christine-lagarde-non-plus-ne-paie-pas-d-impots_1708654_3214.html


                  • Trashon Trashon 17 juin 2012 13:53

                    Heu... Christine Lagarde ? C’est pas la fille de Paco Rabanne ?


                  • BA 13 juin 2012 15:22

                    Mercredi 13 juin 2012 :

                     

                    Les sorties d’argent s’accélèrent en Grèce avant le scrutin.

                     

                    Les banques grecques ont enregistré une forte hausse des sorties d’argent à l’approche des élections législatives de dimanche, de nombreux Grecs craignant que le résultat du scrutin ne pousse leur pays hors de la zone euro, ont rapporté des banquiers.

                     

                    Ces derniers jours, les retraits cumulés des principales banques grecques ont atteint 500 à 800 millions d’euros par jour, le rythme s’accélérant à l’approche du vote, en particulier mardi, ont dit mercredi deux banquiers.

                     

                    Les sorties d’argent dans les petites et moyennes banques ont oscillé de leur côté entre 10 et 30 millions d’euros, ont-ils ajouté.

                     

                    "Cela inclut les retraits de liquidités, les transferts bancaires et les investissements dans les fonds du marché monétaire comme les Bunds allemands, les emprunts du Trésor américain et les obligations de la BEI" (Banque européenne d’investissement), a précisé un banquier sous couvert de l’anonymat.

                     

                    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8HDBTO20120613?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0

                     

                    Grèce : le programme FMI-UE appartiendra à l’Histoire après les élections.

                     

                    Le chef du parti de la gauche radicale grecque Alexis Tsipras s’est engagé à procéder à une révolution pacifique en Grèce et à faire en sorte que le programme du FMI et de l’UE appartienne à l’Histoire à l’issue des élections législatives de dimanche.

                     

                    "Le programme FMI-UE fait déjà partie du passé et il appartiendra définitivement à l’Histoire lundi, au lendemain du scrutin", a déclaré au cours d’une conférence de presse à Athènes M. Tsipras, dont le parti est au coude-à-coude avec la droite.

                     

                    "Une révolution pacifique est en marche", a-t-il déclaré, refusant de répondre aux médias étrangers.

                     

                    "Dès lundi, les forces de corruption et des usuriers internationaux partiront et Syriza va écrire l’Histoire", a-t-il affirmé.

                     

                    (©AFP / 12 juin 2012 20h32) 


                    • xray 13 juin 2012 16:38


                      L’Espagne, l’Italie,  la Grèce 

                      Face à ces drames européens, la solution est le retour aux monnaies nationales pour tous. 

                      Le Grand Guignol politique (L’Europe des curés) 
                      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 



                      • BA 13 juin 2012 17:55

                        Mercredi 13 juin 2012 :

                         

                        Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

                         

                        "Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

                         

                        http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

                         

                        José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

                         

                        « Nous avons un problème systémique devant nous »


                        • bigglop bigglop 13 juin 2012 19:59

                          Bonsoir @BA,

                          Jésus, Marie, Joseph, la flamme du Saint-Esprit s’est posée sur sa tête, mais il est trop tard !!!!

                          Il n’y a pas de crise de l’euro, mais une crise systémique des banques, assurances et institutions financières.
                          Les dettes, pertes privées sont transférées à la dette publique des états en privatisant les profits et en socialisant les pertes


                        • Thomas Renault Thomas Renault 13 juin 2012 18:07

                          Et la vidéo de Max Keiser pour ceux qui ne connaissent pas http://www.youtube.com/watch?v=bWV25Ceb12A


                          • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 13 juin 2012 19:00

                            @bodidharma

                            Quand on recopie le contenu d’un autre blog, la politesse exige que l’on cite son auteur.

                            Je le ferai donc à votre place.

                            Auteur : Pierre Jovanovic.

                            Site : http://www.jovanovic.com/blog.htm


                            • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 18 juin 2012 16:33

                              Pourquoi tant de haine ?

                              Il me semble que nous combattons les mêmes ennemis, non ?

                              Au lieu de nous étriper et d’entretenir nos rancœurs, nous ferions mieux de nous allier contre les vrais ennemis des peuples...

                              Ces « guerres intestines » ne servent QUE LES INTÉRÊTS de ceux que nous combattons. Arrêtons donc ces enfantillages et recentrons-nous sur l’essentiel.


                            • Alison 14 juin 2012 01:08

                              Et bla bla, et bla bla....

                              La Grèce restera dans la zone euro et dans l`Europe même si elle coute chère aux contribuables européens, rassurez vous il n`y a pas plus la queue a la banque ou de panique bref les mêmes âneries.... Seul :panique« aujourd`hui se jeter a la mer a cause des 40 degrés avoisinant, belle journée ! 

                              Qui parle de sortir de l`euro ? pas les grecs puisque 80% veulent le conserver y compris Syriza et pour cause... Par contre un autre petit rabais sur la dette ou un allégement oui.
                              Sortir la Grece de la zone euro alors que Chypre demande de l`aide a l`UE en raison des pertes subit lors du dernier effacement.
                              Chypre une poudrière ! Mais je vous invite a ouvrir un livre de géographie ou même Google maps et dites moi ce qu`il y a en face ? Ou croyez vous que sont situées les »grandes oreilles de la France" .

                              Le 17 juin il est fort possible que ce soit un 06 mai et dans le cas ou l`Europe lâche la Grèce elle tombe made in China, Russia, Emirats car des candidats sont en liste.

                              Pour la France la Grèce est un marche 2.6 milliards, pour l`Allemagne c`est encore plus colossal.... L`Europe perd la Grèce, nouvelle perte pour le sociétés françaises et étrangères mais rassures vous de ce cote la même Emporiki 9 Crédit agricole) aura accès aux lignes d’urgence de la banque centrale grecque. L’emergency liquidity assistance est désormais accessible aux filiales de banques ...

                              Grèce petit pays mais grande capacité géopolitique, géostratégique, richesse des sols, de la mer (pétrole), port des Balkans etc...

                              Juste un dernier mot en réaction a tous le tapage négatif fait par tous y compris les internautes décrivant les Grecs mangeant du chien errant, les bottes nazis battant les rues le soir a la chasse des migrants, Athènes est un coupe gorges et que sais je encore.

                              Alors pour cela le peuple grec vous remercie d`avoir participer a la diminution des touristes paniqués imaginant que c`est la Somalie qu`il vont se faire dépouiller (Quand on connait les grecs....) ou qu`ils vont se retrouver au milieu d`une guerre civile, merci la propagande.... 



                              • BA 14 juin 2012 07:29

                                Mercredi 13 juin 2012 : les dominos tombent les uns après les autres.

                                 

                                Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : six Etats foncent vers un défaut de paiement total.

                                 

                                1- Espagne : l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a abaissé mercredi la note d’endettement de long terme de l’Espagne de trois crans, à « Baa3 ». Celle-ci se situe juste au-dessus de la catégorie « spéculative », une sanction sévère pour le gouvernement de Mariano Rajoy.

                                 

                                2- Chypre : l’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé mercredi de deux crans la note d’endettement de long terme de Chypre à Ba3, l’enfonçant encore plus loin en catégorie spéculative.

                                 

                                Considérant que l’Union Européenne était à un moment « crucial », le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a décoché de son côté des flèches en direction de celles des « capitales » qui ne mesurent pas l’urgence de la situation.

                                 

                                "Nous avons un problème systémique devant nous, nous devons avoir un cap et le maintenir. Je ne sais pas si l’urgence est bien comprise par toutes les capitales aujourd’hui", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

                                 

                                http://www.boursorama.com/actualites/italie-monti-affiche-sa-serenite-malgre-la-flambee-des-taux-d-emprunt-80574aa0b4cacf171c2e010311c52766

                                 

                                José Manuel Barroso vient de dire la phrase la plus importante :

                                 

                                "Nous avons un problème systémique devant nous"


                                • logan 14 juin 2012 08:30

                                  Ecoutez ce que propose Syriza ne serait pas du luxe si vous voulez imaginer les scénarios possibles.

                                  Ils sont contre l’austérité, et pourtant ils ne comptent pas sortir de l’euro.


                                  • latortue latortue 14 juin 2012 09:16

                                    ALERTE : LA RUÉE SUR LES BANQUES FRANCAISES A COMMENCE
                                      Les informations les plus folles sont tombées et les personnes informées ont commencé à retirer progressivement leur argent des banques françaises. Cette BRED de la région parisienne (photo du 13 juin de M.  Lafont) a été obligée de limiter les retraits en liquide à 500 euros par jour au guichet. Donc si vous avez 2000 euros, il vous faudra 4 jours, eh oui... Pour les montants plus élevés, faites le calcul. Lotfi Ftaiti nous a dit sur Fbook "dans l’agence du Crédit Agricole dans mon quartier d’Amiens, c’est maxi 450 euros, et le mois dernier j’ai failli faire un scandale pour 600 euros. Ils ont été obligés de me les donner en deux fois !!"

                                    Il faut dire que la dépêche Reuters tombée il y a 24 heures a confirmé tout ce que vous avez vu ici : "en cas de sortie de la Grèce de l’Eurozone, les retraits aux distributeurs seront immédiatement limités et les accords de Schengen suspendus"... Ouups... Les technocrates de Bruxelles ont donc DEJA préparé les textes pour empêcher la ruée sur les banques. Traduisez : si vous ne retirez pas vos économies pendant qu’il reste encore un peu de marge de manoeuvre, après, c’est clair, vous serez sur l’Indice Nikkei. « Le temps c’est de la monnaie » comme dirait une certaine pub débile de banque.

                                    La situation est GRAVISSIME... Vous devez agir avant qu’il ne soit trop tard... Vous avez d’ailleurs remarqué que depuis 2 jours, les médias ne vous parlent que du tweet de « Mme » Hollande... Incroyable opération de désinformation. Passionnez-vous pour le crépage Ségolène-Valérie, puisque pendant ce temps, les médias ne vous parleront pas de sujets vraiment graves comme par exemple la mort de la zone euro !!! Ainsi sont les médias français...

                                    Nigel Farage a littéralement explosé lors de sa prise de parole, hier, comme vous pouvez le voir ci-dessous, et c’est sous-titré french, merci au Cpt Anderson. Note : jamais je ne l’ai vu dans une telle colère. Farage précise qu’en cas de sortie de la Grèce, la BCE fera faillite à cause de ses 444 milliards d’euros d’exposition ; et aussi que l’Italie emprunte à 7% pour les reprêter à 3% à l’Espagne... (lire ici Mish) Et lui aussi confirme : « Nous venons d’heurter l’iceberg ». Et là, je remercie notre lecteur M. Wauthia qui a voulu attirer mon et votre attention sur le point suivant : "Durant le premier quart d’heure qui a suivi l’impact du Titanic avec un iceberg, presque personne n’était au courant. Durant le quart d’heure qui a précédé la disparition du Titanic dans la mer, tout le monde était au courant mais il n’y avait plus de canots de sauvetage". Je crois qu’il a bien résumé la situation. Vous, vous faites partie de ceux qui savaient que le Titanic ALLAIT heurter l’iceberg. REGARDEZ BIEN. Les Grecs en ce moment retirent presque 1000 millions par jour, 1 milliard lire ici Reuters.

                                    Notez aussi que "Le ministère des Finances grec a indiqué mardi dans un communiqué que les recettes publiques se sont élevées à 18,168 milliards d’euros, soit 666 millions d’euros en moins que prévu, sur les cinq premiers mois de 2012" ha ha ha, ce qui veut dire PRECISEMENT qu’au 20 juillet 2012, ils n’auront plus UN ROND en caisse pour payer la police, la douane, l’armée, etc., etc. Rien, nada, peanuts. "Athènes ne dispose plus que de 2 milliards d’euros pour payer les salaires et les retraites des fonctionnaires jusqu’au 20 juillet, écrit Kathimerini. Selon l’hebdomadaire allemand Die Zeit, un 3e plan d’aide à la Grèce serait à l’étude"... Et pourquoi pas un 8e et un 17e ? (lire ici les Echos pour rire).
                                    http://www.jovanovic.com/blog.htm


                                    • BA 14 juin 2012 14:34

                                      Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

                                      L’Espagne et l’Italie foncent vers un défaut de paiement total.

                                      Jeudi 14 juin 2012 :

                                      L’Italie emprunte 4,5 milliards d’euros à moyen et long terme, bond des taux.

                                      L’Italie a vu ses taux flamber et dépasser les 6% sur les échéances les plus longues jeudi lors d’une émission de dette très suivie, alors qu’elle est de nouveau sous la pression des marchés, mais elle a atteint son objectif maximum en levant 4,5 milliards d’euros.

                                      Le Trésor italien a emprunté 3 milliards d’euros de titres à trois ans à un taux de 5,30%, contre 3,91% le 14 mai, dans un marché tendu, marqué par la dégradation de la note de l’Espagne de trois crans par Moody’s, qui a propulsé les taux de Madrid à des nouveaux sommets sur le marché secondaire.

                                      Selon le résultat de l’opération communiqué par la Banque d’Italie, Rome a en outre émis 627 millions d’euros de titres à échéance 2019 et 873 millions à échéance 2020.

                                      Sur ces deux maturités, les taux ont franchi la barre symbolique des 6%.

                                      Pour l’emprunt à 7 ans, l’Italie a dû payer un taux de 6,10%, contre 5,21% lors de la précédente émission le 27 avril.

                                      Pour l’emprunt à 8 ans, l’Italie a dû payer un taux de 6,13%, contre 5,33% lors de la précédente émission le 14 mai.

                                      Mercredi, Rome avait déjà enregistré un bond de ses taux à 3,972%, contre 2,34% le mois dernier lors de l’émission de 6,5 milliards d’euros de titres à un an.

                                      L’Italie, qui avait réussi à regagner la confiance en début d’année grâce aux mesures de rigueur et aux réformes du gouvernement Monti, alimente à nouveau l’inquiétude des marchés.

                                      A présent que l’Espagne a accepté un plan d’aide pour ses banques, certains analystes craignent que l’Italie, dont la dette colossale dépasse les 120% du PIB, ne soit le prochain domino de la zone euro à tomber.

                                      (AWP / 14.06.2012 12h00)


                                      • Alison 14 juin 2012 15:22

                                        Je ne parierai pas un Euro sur vos visions de l`avenir !

                                        Pas sur que Syrina soit en tête le 17 du moins vu de Grèce. La droite est donnée favorie et d`après ce que j`entends autour de moi des grecs, ils n`ont pas envie de revivre ce qui se passe depuis le 06 mai, la paralysie, image noire de la Grèce qui a fait chuter de 50% le tourisme.

                                        Après en septembre on verra....D`ici la il peut se passer plein de chose pendant la période estivale, ici et chez vous ou en Europe.


                                        • thierry3468 15 juin 2012 09:05

                                          La Grèce est un laboratoire pour les élites financières qui tentent d’instaurer un pouvoir chargé d’abroger la démocratie (ce qu’il en reste ....) et d’asservir le peuple en lui faisant payer une dette colossale qu’elles ont créée .Le pari de ces élites est basé sur la soumission du peuple en le culpabilisant,en le rendant « responsable » de son malheur ....Tout est manipulation ,instrumentalisation et communication .Les élites financières ont le pouvoir que le peuple leur a abandonné mais s’écrouleront dès que le peuple s’éveillera contre cette dictature des marchés.


                                          • Lea Andersteen Lea Andersteen 15 juin 2012 10:41

                                            Le problème n’est effectivement pas l’euro en tant que tel mais sa construction et la solution est tellement simple, ou plutôt les solutions :
                                            1 - les états récupèrent le droit régalien de battre monnaie (que ce soit l’euro ou une monnaie nationale)
                                            2 - l’Union Européenne acquiert le droit régalien de battre monnaie et il faut avancer vers le fédéralisme (et en faire soit un gouvernement représentatif, soit une démocratie)
                                            3 - fixer un montant maximum aux emprunts, qu’ils soient aux particuliers, aux entreprises ou aux états, genre... entre 0 et 1% - et ne plus payer tout les intérêts excédentaires. Pour la France, c’est 50milliards d’euros en moins de déficit par an, par qui est croissante d’ailleurs.

                                            Notons en passant que le principal obstacle c’est la volonté allemande d’avoir une banque centrale indépendante qui ne peut pas prêter aux états, mécanisme qui les privent actuellement du droit régalien de battre monnaie... Mécanisme qui les mettent sous la coupe de l’oligarchie financière. Et si on faisait l’Europe sans l’Allemagne ?


                                            • Le péripate Le péripate 15 juin 2012 10:55

                                              Le droit régalien de battre monnaie n’a jamais été autre chose que la frappe réelle d’or ou d’argent fourni par des particuliers, et qui pour ce service payaient le seigneurage.

                                              Et non le droit d’imprimer du papier et de forcer les particuliers à l’utiliser.


                                            • Alison 15 juin 2012 11:03
                                              Carrefour cède avec moins-value ses activités en Grèce !

                                              http://www.boursorama.com/actualites/carrefour-cede-avec-moins-value-ses-activites-en-grece-a-son-partenaire-local-07808ee739691ec424286ada7b919daa

                                              Crédit Agricole principal partenaire et associé de Carrefour a travers sa filiale Empokiri medite.....


                                              • drlapiano 15 juin 2012 14:26

                                                Grèce ... Espagne ... Crise ... l’Euro ne constitue aucunement un problème.
                                                Ce qui constitue un problème ce sont les rigidités : qui aime voir ses revenus baisser ? Qui aime travailler plus et gagne moins ? Qui aime se voir virer de son travail infinançable ?
                                                Avec l’Euro ... quand les fins de mois sont faites sur les marchés ... oui, il faut rogner les salaires, accepter des boulots plus dur, virer ceux qu’on ne peut plus payer ..

                                                Avant évidement on imprimait du papier ... on garde donc des salaires nominaux ... qui en fait baissent ... d’une certaine façon c’est pratique tout le monde est floué et personne ne gueule !

                                                Non, le problème n’est pas l’Euro ... le problème est la baisse des revenus ... que personne n’accepte ..
                                                La solution ?

                                                Accepter la baisse des revenus.

                                                De toute façon ... si on ne l’accepte pas gentiment (aide de l’Europe) elle s’imposera encore plus sévèrement (sortie de l’Euro) ... ou pire encore (guerre civile, gouvernement démagogiques)
                                                On ne peut que souhaiter pour les Grecs la solution gentille ...


                                                • Alison 15 juin 2012 16:06

                                                  Le problème est beaucoup plus simple... On est trop nombreux !

                                                  Ici par exemple les Grecs pensent que les responsables sont les banques, les politiques, les trusts etrangers en oubliant qu`ils ont leur propres predateurs, un exemple :

                                                  http://www.marinopoulos.gr/index.html

                                                  Tout ce qui rapporte des euros passent par eux car en Grece sans Marinoupolos vous ne pouvez rien faire, verrouillé !
                                                  Toutes les compagnies y compris étrangères des plus grandes comme Carrefour, Lafarge etc.. ou des petites PME comme Paul (Boulangerie) ont une alliance obligatoire, sinon il ne s`implante pas. 

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