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Accueil du site > Actualités > Environnement > Abeilles, une disparition programmée ?

Abeilles, une disparition programmée ?

Elles font partie de notre environnement. Comme l’air, le soleil et l’eau les abeilles nous sont familières et la vie sans elles paraît inconcevable. Pourtant, l’apis mellifera, l’abeille domestique bien connue sous nos latitudes, est en train de succomber aux méfaits de l’agriculture intensive et mondialisée.

Comme l’écrivait ici même Yannick Harrel, ce sympathique apidé vit des moments troubles et sombres pour son existence
 
Le mystère de la disparition des abeilles, documentaire signé Mark Daniels diffusé sur Arte ce 18 mai à 20h35 (disponible en dvd à partir du 20 mai), enquête sur ce qui s’annonce être un désastre écologique majeur.

Les abeilles ne se sont pas seulement productrices de miel. Elle sont nécessaires à la pollinisation, donc à la vie. Un certain nombre de facteurs les menacent : des parasites, des virus, un acarien (le varroa), mais aussi les méthodes d’agriculture intensive et l’utilisation massive de pesticides dont la France est le troisième utilisateur mondial (de 70 000 à 120 000 tonnes utilisées chaque année) devant les USA et le Japon.

Combinés, ces facteurs sont meurtriers à grande échelle. Entre 1995 et 2005, 1500 apiculteurs français ont dû cesser leur activité suite à la perte de 300 000 à 400 000 ruches par an (sur un cheptel de 1 350 000 ruches).
 
Si ces insectes qui font partie de notre vie et de notre imaginaire depuis 8000 ans disparaissent qu’allons-nous devenir ? Un monde sans abeille est-il concevable ? Cette mort est-elle programmée ?
 
"Les abeilles, nous dit ce documentaire clair et pédagogique, sont-elles des sentinelles en train de mourir pour nous dire que quelque chose s’est cassé dans notre relation à la nature ? Pourquoi doit-on s’alarmer de leur disparition ?"
 
« Les abeilles sont un chaînon essentiel dans l’alimentation humaine. Elles pollinisent la grande majorité de nos cultures et cela concerne tous nos fruits et légumes. Un tiers en tonnage de notre alimentation dépend de l’activité pollinisatrice des abeilles. C’est considérable. Jusqu’à présent on l’a toujours pris pour argent comptant, comme le soleil et l’air », explique Bernard Vaissière.
 
Conseiller scientifique sur ce documentaire, chargé de recherches au laboratoire de pollinisation et écologie des abeilles à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), cet expert ne cache pas son désarroi.
 
Lui et les autres intervenants de ce documentaire, scientifiques (biologistes, entomologistes, généticiens) et apiculteurs européens ou américains font grise mine.
 
Car l’apis mellifera, cette véritable « machine à polliniser », subit depuis le début des années 90 des attaques en règle qui les font disparaître massivement. On appelle ce phénomène le Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. En anglais Colony Collapse Disorder (CCD). Personne à l’heure actuelle ne connaît les causes précises de ce syndrome.

Les abeilles sont apparues il y a des millions d’années, bien avant l’homme. Ce dernier les a domestiquées il y a environ 8000 ans. L’apiculture s’est développée au cours des siècles dans un environnement comprenant une grande diversité de pollinisateurs dont l’abeille domestique n’est qu’un représentant parmi d’autres. Outre cette abeille “domestique”, il existe environ 19 000 variétés d’abeilles “sauvages” dont la plupart est en train de disparaître. On enregistre leur déclin depuis 1992.

Dans Disparition des abeilles, la fin d’un mystère, France 5 avait déjà consacré un documentaire passionnant sur le sujet (voir vidéos ci-dessous). Il n’est pas inutile d’enfoncer le clou.
 
Qu’est-ce qui provoque la disparition des abeilles ? On a incriminé le varroa destructor, un acarien qui affaiblit et propage des infections virales. Possible. Mais dans ce cas pourquoi les abeilles de l’ouest de la France n’y succombent pas ? Appelons ça la sélection naturelle
 
En Ecosse, Willie Robson, apiculteur issu de la “vieille école”, raconte que dans les années cinquante, son père disait “bon débarras” lorsque certaines de ses abeilles ne passaient pas l’hiver.
 
“Depuis, explique-t-il, nous travaillons à partir du principe que si elles ne survivent pas l’hiver c’est qu’on n’y peut rien. Nous avons réussi à obtenir des abeilles naturellement résistantes à toutes les maladies ; Avec la progression du verroa, nous espérons qu’elles y résisteront aussi. Elles sont capables de s’adapter”.
 
Cette manière de voir est impensable pour les tenants de l’apiculture industrielle.
En 2005, en Californie, le système s’emballe : il n’y a pas assez d’abeilles pour assurer la pollinisation des millions d’amandiers cultivés dans la plaine centrale de l’état.
 
Cette culture représente une manne financière conséquente, bien plus importante que le raisin et le vin, pour cette région de l’ouest américain. Alors, le lobby des producteurs californiens fait pression auprès du Congrès pour pouvoir importer des abeilles pollinisatrices.
 
De tous les Etats-Unis des apiculteurs débarquent avec leurs ruches. Ils ne correspondent pas à l’image d’Epinal qu’on en a. Ecoutons l’un d’eux, John Miller : “Mon boulot est de mettre l’abeille sur le chemin de la prospérité...Je suis sous contrat donc je suis guidé par l’amélioration du profit”.
 
Un de ses confrères, Ron Spears, explique : “Ces abeilles viennent de différents états. C’est comme si on réunissait du bétail en provenance de 35 ou 40 états dans le même parc d’engraissement. L’exposition aux maladies, aux virus et autres est énorme”.
 
Tous les maux de l’abeille cohabitent ici : parasites et virus prolifèrent, le rythme des saisons n’existe plus, la terre est saturée de pesticides, fongicides et fertilisants chimiques. C’est un enfer pour les abeilles. Sans compter le stress qu’elles ressentent, et auquel elles sont très sensibles, du fait de leur transhumance d’un état à l’autre.
 
Il n’est pas étonnant que le fameux Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles soit apparu ici, avec ces "éleveurs" d’abeilles qui n’ont rien à voir avec nos bons apiculteurs artisanaux.
 
Pour “soigner” apis mellifera de cette gestion agressive et de cet environnement dégradé on la gave de médicaments, on l’affaiblit.
Willie Robson, apiculteur écossais déjà cité : “Dès que vous commencez à les croiser pour les rendre dociles ou productives, vous éliminez toute sorte de qualités nécessaires. C’est un problème. Une fois que vous avez éliminé leur résistance à la maladie, ça ne se récupère jamais. Il faut alors utiliser des produits chimiques pour contrôler les maladies. Quand vous touchez à la nature, les problèmes arrivent vite et coûtent dix fois plus chers que ce que vous pensiez”.

Mais revenir à ces méthodes naturelles préconisées par Willie Robson est impossible aujourd’hui. L’agriculture, dévoyée par l’industrie chimique, s’est engagée depuis le lendemain de la guerre dans une impasse.

En 2008 dans le Bad Wurtemberg 11 500 colonies d’abeilles (330 millions d’individus) ont succombé à cause d’un nuage de pesticide. L’entreprise Bayer (qui par le passé a notamment découvert le gaz moutarde et l’héroïne, des produits d’utilité publique comme chacun sait), a payé deux millions d’euros d’indemnités aux apiculteurs, mais n’a jamais reconnu les faits.

Dès les années 95-97 on parle du mal français des abeilles. En cause : le pesticide Gaucho de la même entreprise Bayer (comme le Cruiser). En France, l’état a mandaté une commission composée d’experts qui a conclu à la dangerosité de ce produit dans un rapport dont les recommandations ont été suivies d’effet : en 1999 le ministère de l’agriculture suspend le Gaucho au nom du principe de précaution (une décision qui concerne également le Régent du groupe BASF agro).

Question : l’empoisonnement au pesticide serait-il la cause de la disparition des abeilles françaises, allemandes, italiennes, etc. ? Non, répond en 2009, à l’étonnement général, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. 
 
Dans son rapport sur la mortalité des abeilles, elle revient sur la validité des études scientifiques qui ont mis en cause et suspendu le Gaucho 10 ans plus tôt.
 
On peut établir de parallèle avec l’amiante. Dans les années 70 un comité Amiante, en réalité un lobby comprenant des instances gouvernementales et des industriels, avait souligné combien l’amiante n’était pas si dangereux que ça...

l’Afssa minore le rôle des pesticides dans la disparition massive des abeilles. Certes, selon les apiculteurs, ce qui les tue est un ensemble de facteurs combinés entre eux. Mais l’un de ces facteurs sont principalement les pesticides : « Quand on a retiré le Gaucho les apiculteurs ont retrouvé leurs colonies d’abeilles comme dix ans auparavant »...
 
Les défenses immunitaires des abeilles sont faibles. Une pathologie combinée à un pesticide peut leur être fatal. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’INRA.
Les chercheurs Jeff Pettis et Dennis vanEngelsdorp (du département américain d’agriculture) qui ont également rédigé une étude, ont découvert "que les concentrations de virus sont beaucoup plus importantes chez les abeilles atteintes du fameux CCD.
 
Mais puisque nous n’avons pas trouvé de virus ou de pathogène consistant ça veut dire qu’il y a un autre facteur qui détruit leur système immunitaire et les rend plus vulnérables à la maladie...Ce sont les interactions qui sont probablement la clé. La santé de l’abeille est très complexe. Et ces interactions avaient été ignorées jusqu’à présent. Là, nous manipulons un pesticide et un pathogène et nous voyons clairement l’interaction".
 
Supprimer les pesticides pourrait sauver les abeilles. Est-ce trop tard demande ce documentaire. L’agriculture industrielle a besoin de milliards d’abeilles, mais celles-ci ne peuvent survivre dans l’environnement résulte de cette agriculture...
 
Déjà les généticiens pensent à l’après-abeille. Ils commencent à imaginer dans leurs laboratoires des super-abeilles génétiques, des abeilles robots.
 
Selon le biologiste Paul Ehrlich, "notre plus gros problème au niveau mondial est que nous avons fait l’erreur d’opter pour une agriculture technologique avec un développement de la monoculture sur une trop grande partie de la planète. Nous n’avons pas fait attention à la diversité génétique des cultures et nous avons tellement abusé des fertilisants et des pesticides que nous avons aggravé nos problèmes".
 
Un paradoxe pour conclure. Le mystère de la disparition des abeilles se termine par une séquence tournée à Paris. Les abeilles ont trouvé refuge dans la ville. Elles s’y portent mieux que dans les grandes zones de cultures...
 










 
Crédit photo : news of tomorrow
 

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110 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 18 mai 2010 09:25

    Beaucoup trop d’erreurs factuelles dans ce texte. Ce sujet important mérite un traitement plus objectif.


    • Babar Olivier Bailly 18 mai 2010 13:02

      @Voltaire
      L’explication que vous donnez à propos du Gaucho ne contredit pas mon papier. Je parle d’une combinaison de causes. Les apiculteurs que je cite et qui connaissent sans doute mieux leur métier que vous ne connaissez le leur (je ne vois pas dans votre bio que vous êtes biologiste, apiculteur ou généticien) constate simplement que lorsque le gaucho a cessé d’être utilisé les colonies d’abeilles sont revenues. C’est une citation et jusqu’à preuve du contraire, les gens ont droit d’avoir leur avis même si vous n’êtes pas d’accord avec eux...
      Vous dites « beaucoup trop d’erreurs factuelles ». Comme certains lecteurs je souhaiterais que vous les rétablissiez. C’est l’idée d’un média participatif...


    • brieli67 18 mai 2010 13:33

      Drôle de spin-doctor du Modem ce scientifique échappé d’un autre siècle !!

      Les erreurs factuelles de Bayrou svp !
      Que des affirmations, que des souvenirs de lecture !

      C’est si compliqué de nous « offrir » des liens review et actualités ?
      sur ce « marronnier » sempiternel des blogs et des forums.

      Sur 12 de mes ruches à la pêche du miellat (de pucerons) des Vosges la saison dernière, il m’en reste 3 valides et 2 « morbides » à présenter à la flore. 

      Voltaire nous prend pour des noeuds, pour des neuneus.
      Plus sympa, il aurait pu déguster de mon hydromel 2007 avec ou sans perles.


    • Voltaire Voltaire 18 mai 2010 13:52

      @l’auteur

      Désolé, ma bio n’est effectivement pas complète. Je suis biologiste et docteur en génétique de formation.

      Votre article est intéressant mais contient des extrapolations qui ont été pourtant largement démenties par les faits, ce qui en réduit l’impact. Une brève recherche sur internet vous aurait permis de nettoyer votre argumentaire.
      Dans ce type d’article, il faut éviter les amalgames (du type, Bayer a produit du gaz moutarde il y a 90 ans donc ce sont des pourris) et les inexactitudes (de nombreuses études ont montré que l’effondrement des colonies d’abeilles n’étaient pas dues au Gaucho ou au Régent par exemple, ni aux OGM). Ce sujet est très intéressant, mais vous n’apportez aucune information nouvelle et c’est dommage.

      Il aurait par exemple était intéressant de comparer les différentes zones touchées et l’ampleur des dégats afin de dégager des pistes communes possibles.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 19 mai 2010 10:30

      à Brieli du Kochersberg :

      heureux d’apprendre que tu élèves des abeilles : un apiculteur ne peut pas être tout à fait mauvais. Mais alors je m’étonne que tu te sois vanté (lors d’un article de Cabanel) d’avoir interdit de parole Jean-Marie Pelt à la foire éco-bio de Colmar ! 
      Quand à ton invitation de faire déguster ton hydromel : je reste perplexe, par deux fois tu as refusé de me rencontrer. 
      Quel est ton problème ? 
      Trop ou pas assez piqué par .... les abeilles ? 
      Nix vu Unguats comme tu me l’as dis toi-même.


    • morice morice 18 mai 2010 09:58

      Voltaire : écrivez-en un, donc : y’en a un peu marre de de genre de propos ici de tireur couché.


      • Charles Martel Charles Martel 18 mai 2010 10:24

        Tiens Morice est d’astreinte d’animation du site pendant qu’il prépare sa future enquête citoyenne tout seul.


      • Voltaire Voltaire 18 mai 2010 12:02

        Je n’ai pas le temps de détailler, alors je ne prendrai qu’un seul exemple :

        L’histoire du Gaucho a en réalité démontré que cet insecticide, même s’il pouvait avoir un effet surles abeilles, n’était absolument pas responsable de l’effondrement des populations d’abeilles. Cet effondrement a été constaté de façon identique dans les régions qui n’utilisaient pas le gaucho et dans celles qui l’utilisaient, cet effondrement a été constaté de façon identique dans les régions qui avaient arrêté le gaucho depuis plusieurs années suite à l’interdiction prise par le ministère de l’agriculture.
        Suggérer que les ruches retrouvent un niveau de santé sain après arrêt du gaucho est un pur mensonge.
        Le principe actif du gaucho est aussi utilisé pour le traitement des arbres fruitiers sans qu’aucun effet sur les abeilles n’ait été détecté.

        La réalité est que pour le moment, on ne connait pas la cause exacte de cet effondrement des populations d’abeilles : il s’agit sans doute d’un mécanisme multifactoriel, dans lequel s’ajoute des pratiques d’apiculture trop intensives et une utilisation de pesticides de façon générale trop élevée, avec en plus un appauvrissement de la flore due aux monocultures, ce qui rend les abeilles plus fragiles aux parasites et virus.


      • Yvance77 18 mai 2010 12:17

        Salut,

        C’est là ou j’apprécie Avox.

        Un post bien écrit (mais de cet auteur on en a l’habitude) et une remarque pertinente de Voltaire.

        Le seul regret est que ce dernier n’est pas plus de temps pour un autre éclairage.

        A peluche


      • ZEN ZEN 18 mai 2010 12:27

        Comme Voltaire, je pense que le problème est complexe parce que multifactoriel...
        Mais je ne suis ni spécialiste, ni apiculteur (Péripate, si tu m’entends.. smiley.)
        Beaucoup d’hypothèses...

        "...Nous n’avons pas la clé du mystère, il y a un élément que nous ne comprenons pas, prévient Jean-Daniel Charrière, chercheur au Centre de Berne. Nous n’aimons pas être dans l’inconnu. Pourtant, avec les abeilles, nous le sommes souvent." Dans l’incertitude, les spécialistes en sont réduits à énumérer toutes les causes de mortalité possibles.
        Un temps envisagée, la piste des ondes électromagnétiques est écartée. Les OGM, en revanche, figurent toujours sur la liste des suspects. Selon une étude publiée dans la revue
        Science du 8 juin, les cultures transgéniques ont cependant un effet moins important sur les abeilles que les champs traités aux pesticides. Et l’hypothèse OGM ne peut expliquer les mortalités en Europe, où les surfaces plantées sont très faibles.
        Restent deux pistes privilégiées  : les maladies, virus, parasites et autres champignons, d’un côté. La dégradation générale de l’environnement - changements climatiques, raréfaction des fleurs et surtout surdose de produit chimiques -, de l’autre. Peut-être tout cela à la fois.
        "On peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte" , explique M.  Neumann. Pour les apiculteurs, l’abeille est une « sentinelle », une « sonnette d’alarme », le témoin de dérèglements invisibles à nos yeux. Une chose est certaine, au bout de toutes les pistes, c’est toujours l’homme que l’on retrouve........"(Le Monde 8-2008)


      • L'enfoiré L’enfoiré 18 mai 2010 15:00

        Bonjour Voltaire,
         Je suis obligé d’aller dans le sens de Morice.
         J’ai été voir et ai fait l’inventaire de vos articles.
         Malgré vos états de services, vos études très précises, on ne découvre que des articles sur la politique dans sa plus grande majorité.
         Aurait-on peur de parler de ce pourquoi on a été formé ?
         La politique peut être une marotte, mais sa profession et la motivation qui devrait s’y cacher, devrait l’être plus que tout autre.
         Une des première que chose que j’ai écrite et j’ai dû passer immédiatement à la grande dose d’un ebook, fut pour décrire ce que j’avais vécu dans le domaine de l’informatique.
         Une histoire pas du tout comme on en trouve des machines, mais en alternance avec celles des hommes qui ont gravité autour de cette technologie.
         Arriver avec ses gros sabots dans un commentaire, réprimant la culture générale d’un autre rédacteur, n’est pas fair play.
         Je me souviens avoir écrit un article sur le virus H1N1 avec plus ou moins d’humour.
         Un médecin, un certain Pascal, croyant y trouver ce qu’il ne trouvait pas ailleurs, est venu me dire que mon article ne lui apprenait rien, comme si cela avait été le but sinon de lui faire cracher le morceau lui-même (ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait).
         Par mon entremise, il a au moins vendu un de ses bouquins. Livre, que j’ai eu en prêt par après et que j’ai commenté comme il se doit en candide.

         On oublie trop souvent qu’un article est souvent un prétexte à la discussion, un mélange de points de vue et cela est dommage.
         Chacun a sa manière d’aborder un sujet et cela peut être simplement une vulgarisation.
        Bonne écriture dans des domaines de vos prédilections...
         smiley
         


      • L'enfoiré L’enfoiré 18 mai 2010 15:06

        Pardon, j’écris avec un peu trop de soleil sur mon écran :
        Correction : « Une des premières choses que j’ai écrites »


      • L'enfoiré L’enfoiré 18 mai 2010 15:41

        J’oubliais. Quant à la remarque « Je n’ai pas le temps de détailler, »
        Cela ne tient pas la route.
        On a toujours le temps si on est intéressé.  smiley


      • Voltaire Voltaire 18 mai 2010 16:00

        @l’enfoiré

        J’écris assez d’articles scientifiques en dehors d’Agoravox pour avoir envie de faire autre chose ici ; c’est mon choix..., même s’il m’arrive de temps en temps de revenir à mes activités professionnelles. Mais je ne vois pas pourquoi cela devrait m’empêcher de commenter de façon objective les articles à composante scientifique, ce que je fais régulièrement et avec plaisir.


      • L'enfoiré L’enfoiré 18 mai 2010 16:41

        Cher Voltaire,

        "J’écris assez d’articles scientifiques en dehors d’Agoravox pour avoir envie de faire autre chose ici ; c’est mon choix...« 

        Absolument. Incontestable. Faut-il en conclure le vieux principe »Chassez le naturel, il revient au galop« , quand cela vous parait sortir de votre entendement et de manière, assez disgracieuse, il faut bien l’avouer.
        Je vous ai raconté mon cas, qui n’est absolument pas inventé.
        Avec ce Pascal, nous avons concerté ensemble par email consécutif pour remettre les choses à leur juste niveau.
        Il ne vient plus sur AV depuis, il ne pourrait pas le confirmer.
        Vous pouvez aller vois l’article incriminé sur mon lot d’articles personnel, cela s’appelait »Pour vivre heureux, vivons cachés« . Ce qui montrait déjà une certaine dose d’humour.

         » pourquoi cela devrait m’empêcher de commenter de façon objective les articles à composante scientifique, ce que je fais régulièrement et avec plaisir.« 

        Et je vous dirais simplement »vous devez". Mais immédiatement en corroborant, immédiatement avec vos commentaires. Surtout pas en revenant avec l’argument de temps, qui ne va pas dans l’ensemble des affaires qui devraient vous intéresser avant tout le reste.
        Si on a le temps de lire et de remarquer qu’il y a des erreurs, on a le temps d’en donner les arguments. ..

        J’espère qu’on s’est compris.
        Bien à vous  


      • Alain de Lyon 18 mai 2010 11:11

        Les apiculteurs se complaisent dans une position victimaire. Sans remettre en question les effets des pesticides, le comportement des apiculteurs n’est pas tout blanc. Le prélèvement excessif de miel, le nourrissement au sirop de glucose de maïs (transgénique ?), l’utilisation de ruche à cadres n’est pas innocent dans la fragilisation des essaims. Le productivisme à outrance dans la recherche du profit maximum est aussi en cause. Les apiculteurs feraient bien de faire aussi leur mea culpa.


        • tinga 18 mai 2010 11:20

          Encore faudrait-il préciser de quels apiculteurs il s’agit, on ne peut parler « des apiculteurs » comme un bloc homogène, quoi de commun entre celui qui a quelques dizaines de ruches et l’industriel qui transporte ses abeilles mutantes par camion au quatre coins du pays au service du complexe agro-industriel.


        • tinga 18 mai 2010 11:15

          Nous avons un problème avec la fonction exponentielle, habitant depuis plus de vingt ans dans la même maison, je regarde chaque année le tilleul du jardin, surtout au moment de la floraison, je constate un effondrement des populations d’insectes, pendant une semaine l’arbre entier était bourdonnant, depuis 3 ou 4 ans, il faut les chercher les butineurs (butineuses) , on est passé de plusieurs milliers à quelques dizaines, les situations sont bien sur différentes suivant les endroits, mais il y a un problème, c’est évident.
          @ voltaire, si il y a tant d’erreur, veuillez avoir l’amabilité de nous en corriger quelques unes, merci. Ce sujet est extrêmement complexe, et beaucoup de spécialistes se gardent bien d’affirmations trop péremptoires. 


          • mokhtar h 18 mai 2010 11:57

            @ A l’auteur

            Déjà les généticiens pensent à l’après-abeille. Ils commencent à imaginer dans leurs laboratoires des super-abeilles génétiques, des abeilles robots.

            Ho ! Ho ! Encore ? Il faut fermer le clapet à ces grandes gueules d’experts et scientifiques charlatans au service des Monsanto et consorts.. Ils ont trop fait de mal à toute l’humanité. On ne peut tout de même pas jouer avec çà ! C’EST DE LA LA VIE SUR TERRE QU’IL S’AGIT, LA.


            • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 18 mai 2010 12:57

              « C’EST DE LA LA VIE SUR TERRE QU’IL S’AGIT, LA. »

              quelle prétention,l’homme n’ose même pas se l’avouer mais ce n’est pas la vie qu’il tente de sauver par l’écologie mais lui même ;La vie à les reins solides vous savez et ce ne seras pas nous qui lui briserons.


            • mokhtar h 18 mai 2010 19:26

              Mr.K (generation-volée)
              Effectivement, vous avez raison. Je parlais de la vie humaine et du plus clair de la vie végétale et animale. C’est toute une chaîne essentielle qui sen va et qui sait jusqu’où cela va aller. Et puis, entre autres, les Ogm, les crises, les guerres et les arsenaux nucléaires auront tôt fait de raser le reste, ou une grande partie. Mais même en cas d’extinction de l’espèce humaine, cela ne signifie pas pour autant la disparition de la vie. D’accord.


            • slipenfer 18 mai 2010 12:10

              un constat.
              Elles disparaissent même des jardin très fleuris, des cités dortoirs de ma commune
              (30 000 hab) cette année c’est la pire ; les oiseaux aussi on disparus en grandes quantité.


              • Croa Croa 18 mai 2010 22:54

                Normal qu’il y ait moins d’oiseaux lorsqu’il y a moins d’insectes smiley


              • Julien Julien 18 mai 2010 12:49

                Oui, ils pourront bidouiller avec les gênes, jusqu’à ce qu’ils meurent eux-mêmes ainsi que leurs créations monstrueuses.

                Des apprentis-sorciers.

              • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 18 mai 2010 12:58

                Et la vie reprendras son cours...


              • boris boris 18 mai 2010 21:09

                Et vlan, voila t’il pas que le Calmos vient de se prendre « un plus », un de plus, fichtre, il deviendrait bon le bougre !


              • cmoy patou 18 mai 2010 19:48

                @ chantecler,

                En avril 2007, un site internet spécialisé dans le dépistage de rumeurs (www.snopes.com) s’est penché sur le cas « Einstein et abeilles ». Deux rédacteurs ont cherché dans plusieurs sources, dont un recueil de citations du physicien. Ils n’ont trouvé aucune source primaire, et ne purent trouver cette citation avant le mois de janvier 1994.

                 Car au contraire de ce que j’ai très longtemps cru, Albert Einstein n’a jamais prononcé cette phrase, ou du moins personne n’en a la preuve.

                http://bacterioblog.over-blog.com/article-12234638.html


              • Croa Croa 18 mai 2010 23:07

                Les journalistes TV ont une carrière à assurer ce qui ne les empêche pas de dire les choses... Entre les lignes !

                Ce n’est pas exactement ça. Les jardiniers amateurs des villes usent et abusent de pesticides sur leurs balcons... Mais il n’utilisent que des produits de surface et quasiment jamais sur les fleurs !

                L’agriculture « moderne » utilise des pesticides systémiques : Toute la plante est empoisonnée et même la terre est polluée !


              • ravachol 19 mai 2010 08:39

                Bonjour,
                Pour votre info sur les abeilles en ville,en voici une autre.
                J’habite en region AOC comte,morbier,bleu de gex
                Chez nous a part le foin(tres bonne qualite due a un cahier des charges tres stricte)
                et des montbelliardes,tres peu de cultures et beaucoup d’abeilles.


              • pallas 18 mai 2010 12:29

                Décidement, que sa soit l’article, ainsi que les intervenants, vous etes mais vraiment encore loin de la réalité.

                Certe vous n’observez pas vraiment l’evolution en masse des insectes.

                Les insectes de nuit, allant sur les lampadaires, il y en a pratiquement plus un seul, alors qu’il y a 2 ans, ils étaient fort nombreux.

                Les fourmis sont trés peut nombreuse, marchant trés lentement, il y a 2 ans, elles étaient nombreuse et vivace.

                Ce phénomene de disparition, touche la totalité de insectes, et les oiseaux insectivores, meurt littéralement de faim, il y a une hécatombe en ce moment meme.

                La disparition des abeilles a plus de 70 % a 80% sur l’ensemble de la planete n’est que le haut de l’iceberg de la quasi totalité disparition des insectes sur l’ensemble de la planete.

                L’enfer de Dantes, c’est magnifique, vous paniquez quand sérieusement ?


                • ARMINIUS ARMINIUS 18 mai 2010 17:39

                  ...et pour continuer un inventaire à la pré plus très vert : les poissons de rivière se féminisent ... les poissons de mer auront disparu dans trente ans (Info ONU ce jour)...l’eau du robinet est pollué grave (émission de Mme Drucker, hier soir), les naissains d’huitres crèvent comme des essaims, etc ...et ...nous sommes gouvernés par des fous...( article AV du jour) vous n’avez pas envie de vous mettre au vert tant qu’il reste une toute petite chance d’inverser la vapeur ?


                • ZEN ZEN 18 mai 2010 12:33

                  De l’importance de ces sympathiques petits insectes
                  (Je suis un amateur de miel, d’acacia, en particulier... smiley)

                  L’abeille domestique est-elle une espèce en danger ? On n’en est pas là. Mais son sort a de multiples raisons d’inquiéter. "C’est une pollinisatrice particulièrement efficace, explique Bernard Vaissière, qui dirige le laboratoire de pollinisation entomophile à l’INRA d’Avignon. Et elle est en train de disparaître de régions entières." Voyant leurs ruches péricliter, les petits apiculteurs amateurs, qui contribuaient à maintenir partout la présence de l’espèce, sont de moins en moins nombreux.
                  Or la survie de 80 % des plantes à fleurs et la production de 35 % de la nourriture des hommes dépendent de la pollinisation. Aux Etats-Unis, ce marché a été évalué à 15 milliards de dollars. Certes, ni le blé, ni le riz, ni les pommes de terre n’ont besoin d’abeilles. Mais imagine-t-on un monde sans fruits, sans légumes et sans fleurs ? Circonstance aggravante, les autres pollinisateurs ne s’en tirent pas mieux.
                  "On a toutes les raisons de penser que quand l’abeille domestique a des soucis, c’est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur", explique Bernard Vaissière. Les spécialistes de l’abeille se sentent un peu seuls. Nous vivons dans une société « insectophobe », dit Francesco Panella. Pourtant, sans les insectes, rien ne marche. Ils sont la colonne vertébrale des écosystèmes terrestres. "Ce sont les grands oubliés du monde animal, déplore Marie-Pierre Chauzat, membre de l’équipe abeille de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Ils n’ont pas les grands yeux du panda, les belles plumes des oiseaux, la jolie fourrure des bébés phoques."


                  • brieli67 18 mai 2010 12:51

                    NOUVEAU MIEL D’ INDE

                    un miel de fleurs de stévia.... hypersucrant.
                    sans purification par des méthodes chimiques

                    Zen y a t’il encore des titis, des moineaux de par chez toi ?


                  • zelectron zelectron 18 mai 2010 16:54

                    Il y a même des traficants qui donnent aux abeilles de l’aspartame mélangé avec du sucre inverti...puis le mélangent avec du vrai miel et de l’extrait d’acacia ou autre...


                  • citoyen du monde citoyen du monde 18 mai 2010 12:33

                    Le gaucho est-il le seul insecticide utilisé en France ? Je ne crois pas.

                    Il se pourrait bien que comme nous avec le cancer, les abeilles meurent d’une combinaison de facteurs.
                    Sinon, autant dire que le pet de vache est seul responsable du réchauffement climatique.


                    • alberto alberto 18 mai 2010 12:52

                      Je ne vois pas où est le problème !

                      A part que si une bande d’ignorants sectaires ne retardait pas la mise en culture des OGM, on en serait pas là, non ?

                      D’ailleurs les stratèges de chez Bayer savent ce qu’ils font quand ils inondent le marché d’insecticides : ils fabriquent les OGM en même temps, après ce ne sera plus qu’une affaire de temps...et d’argent...

                      Simple !

                      Bien à vous.


                      • Julien Julien 18 mai 2010 13:33

                        Alberto serait un spécialiste OGM ?


                        OGM = bidouille d’apprenti-sorcier.

                        Mais ça va bien pour Alberto, qui n’est pas très exigeant sur la rigueur scientifique de ses raisonnements.

                      • AniKoreh AniKoreh 18 mai 2010 15:00


                        Alberto ne voit pas où est le problème !, s’exclame-t-il ..

                        Il y a peu, dans un talk-show bidon - je vous jure que c’est vrai - un zigue assénait tranquillement : « Il est faux de prétendre que le monde serait invivable sans les baleines.. »

                        Hhhhhhhhhhhhh...

                        Pour le coup, ’y a pas photo : c’est ’alberto’ qui décroche la timbale aujourd’hui !

                        (Euh, Cogno2, excuse-moi de cet emprunt de circonstance.., ce ne sera pas long)

                        CO-GNO, alberto ! Triste sire !! Souffrez l’irrépressible exclamation d’un « ignorant sectaire » ! 

                        Bien à vous.


                      • alberto alberto 18 mai 2010 16:41

                        Désolé, les gars, je ne sais quelle mouche (à miel ?) m’a piqué, mais j’ai dû faire un mauvais rêve...

                        J’le f’rais plus !

                        Bien à vous.


                      • AniKoreh AniKoreh 18 mai 2010 16:56


                        Ben oui, Alberto, je me disais aussi..

                        Je suis allé lire votre bio http://www.agoravox.fr/auteur/alberto (sous le coup de l’indignation), et vraiment je ne comprenais plus trop  : « Aujourd’hui à la retraite, je cultive mon jardin, soutiens l’agriculture biologique et le mouvement coopératif.. » C’était plutôt sympa..

                        Sans rancune alors. smiley

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