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Accueil du site > Actualités > Environnement > Au chaud sur la terre de glace

Au chaud sur la terre de glace

Située au sein d’une Europe liée au pétrole et au nucléaire, une île, l’Islande, est passée du statut de très pauvre, à l’inverse, grâce à son choix écologique.

La fin de la misère islandaise a commencé après son indépendance, en 1944.
Jusque-là, ce pays de 309 700 habitants avait connu la famine, la peste, la pauvreté, à quoi venaient s’ajouter les catastrophes naturelles.
Aujourd’hui il accumule les records :
Il a l’indice de fécondité le plus élevé d’Europe, le record mondial d’espérance de vie pour les hommes (79,4) et second après le Japon pour les femmes (82,9), le plus faible taux mondial de mortalité enfantine (2,3).
L’Islande est même devenue le 5e pays le plus riche du monde, avec une croissance de 2,6 en 2006, un taux de chômage de 2,9 et une inflation de 6,7.

Mais son record le plus original demeure qu’il est le premier producteur de bananes d’Europe.
Il faut dire que, tout comme la France, elle a la chance d’avoir des ressources géothermiques importantes.
Elle produit donc des bananes sous serres chauffées grâce à cette énergie propre et inépuisable.

L’Islande a joué la carte de l’écologie.
Elle produit toute son énergie sans pétrole ni nucléaire, elle peut être fière d’être l’Etat le moins pollué de la planète.
Près de 99 % de son électricité est d’origine hydraulique, ou géothermique.

Les Islandais ne se contentent pas de vivre en harmonie avec les forces de la Terre, ils en tirent profit depuis longtemps.
L’Islande est devenue le premier pays du monde pour l’exploitation de la chaleur de la Terre, et ses ingénieurs sont reconnus dans le monde entier comme les experts de la géothermie.
Cette géothermie permet de chauffer 85 % des maisons et, même depuis quelques années, les trottoirs et les rues de Reykjavik.
Original pour ce pays qui flirte avec le pôle Nord.
Tout près du volcan Krafla, les Islandais ont construit une grande centrale géothermique ultramoderne.
La cathédrale du feu de la terre.

Il y a naturellement quelques dangers, car la zone est encore extrêmement active, et l’immense bâtiment est parfois secoué par les mouvements du sous-sol.
Dans la péninsule de Reykjanes, la centrale de Svartsengi utilise un forage de 2 000 mètres de profondeur pour extraire une eau sous pression à 240° qui fait tourner de puissantes turbines à vapeur.

Joignant l’utile à l’agréable, les Islandais ont utilisé le trop-plein des eaux chargées en silice, pour alimenter un lac artificiel d’une couleur irréelle : le lagon bleu.
C’est devenu un lieu de baignade apprécié toute l’année autant par les Islandais que par les touristes, l’eau étant continuellement à 40°.

Une autre originalité énergétique est l’utilisation de la pile à combustible :
C’est le principe inverse de l’électrolyse de l’eau. Le cœur comprend une électrode positive et une électrode négative, séparées par un électrolyte (matériau qui bloque le passage des neutrons). Grâce au catalyseur (platine couvrant les surfaces actives des électrodes), l’hydrogène se combine avec l’oxygène, générant à la fois eau, chaleur et électricité. Souvent l’eau ainsi produite s’évacue naturellement dans l’air sous forme de vapeur.

Grâce à l’énergie géothermique, l’Islande est l’un des rares pays capables de produire de l’hydrogène dans des quantités suffisantes, et à un prix abordable.
Elle possède tout un parc de véhicules fonctionnant grâce à cette pile à combustible, l’hydrogène étant distribué dans les stations-service.
N’y a-t-il pas là un exemple pour nous tous ?

Car comme disait un vieil ami africain :
« L’éléphant ne peut pas courir et se gratter les fesses en même temps ».

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Au chaud sur la terre de glace

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87 réactions à cet article    


  • JL JL 3 septembre 2008 11:38

    J’ai bien ri : surtout à la dernière phrase, qui est vraiment désopilante.


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 11:48

      JL,
      si vous aimez les proverbes africains, vous en trouverez en fin de chacun de mes articles,
      cordialement,


    • LE CHAT LE CHAT 3 septembre 2008 12:58

      Tout le monde a pas la chance d’avoir autant de volcans au m2 !  smiley

      modèle pas tellement transposable en france , mais des pays comme l’Indonésie pourraient s’en inspirer .


      un autre pays scandinave est aussi verni , la Norvège qui est à 100% hydroelectricité avec de considérables ressources en gaz et pétrole .

      gardons l’espoir et cherchons à innover , comme dit un autre africain , L’herbe ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 15:12

        au Chat,
        pas tout a fait d’accord,
        si tu relis l’article que j’avais fait sur le sujet, il y a qq temps, tu t’apercevras que notre sous sol est très riche en eau chaude.
        pratiquement toutes les régions ont des nappes avec de l’eau a 70°, a part peut etre la Bretagne...
        l’article s’appelait "simple comme l’eau chaude",
        cordialement,


      • Yvance77 3 septembre 2008 13:12

        Merci pour cette belle promenade.

        A peluche


        • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 15:15

          Yvance77,
          pas de quoi,
          merci de l’avoir appréciée,
          et si nous en tirions les conséquences ?
          a quand une France géothermique, puisqu’elle en a les capacités ?
          cordialement


        • TALL 3 septembre 2008 13:31

          Pas facile à exporter comme modèle, mais l’exemple est encourageant et peut susciter des idées
          Et c’est vital par les temps qui courent.
          J’ai l’intime conviction qu’on joue actuellement aux apprentis-sorciers avec le climat. Je me méfie des cycles auto-amplifiants. Les meileurs modèles actuels sont assez limités en fiabilité. Et le fait est qu’on a déjà sous-estimé plusieurs fois l’évolution en cours.


          • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 15:22

            Tall ;
            merci de ce commentaire,
            pourtant, vous n’avez pas tout a fait raison, car toutes proportions gardées, nous avons des capacités géothermiques importantes ds notre pays,
            paris est situé sur une nappe d’eau chaude à 70 °, exploitée au minimum,
            à coté de Lyon, il y a la nappe des dombes (région de Bourg en Bresse) qui est aussi importante,
            il y a aussi des nappes d’eau chaude en Alsace, dans le sud ouest,
            bref, il y a dans notre pays un potentiel géothermique mésestimé,
            voir mon article "simple comme l’eau chaude".
            le nucléaire fait rever, mais le reveil va etre difficile.
            cordialement,


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 3 septembre 2008 14:13

            Bonjour,

            L’Islande m’a toujours fasciné, un peu la faute à Jules Verne d’ailleurs, et je trouve que sa volonté d’autonomie énergétique est tout à fait remarquable même si comme le souligne justement un commentateur le modèle est difficilement transposable en France.

            Cordialement


            • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 15:27
               
              Yannick Harrel
              je ne partage pas votre commentaire,
              nous avons des capacités géothermiques importantes en france,
              j’ai écrit il y a peu un article précisant ces possibilités,
              les voici ci-dessous en copié/collé

              Ce que l’on ne sait pas, c’est qu’en France nous avons des nappes d’eau chaude à 70° en moyenne dans chaque Région.
              Cela n’interesse manifestement pas grand monde.
              La nappe du Dogger, situé sous la région Parisienne, est étendue sur 15 000 km2.
              Elle sert depuis 1964 à chauffer la Maison de la Radio, à Paris et assure le fonctionnement de 34 stations géothermales, dont 1310 logement HLM à Chateauroux
              Cette nappe commence du coté d’Anger, passe à Paris, et finit à Metz et sa température va de 56 à 85°.
              Sur les 70 exploitations lancées, il en reste une soixantaine seulement en activité, dont 41 dans la région parisienne, et 15 en Aquitaine.
              Elles assurent pourtant le chauffage de 150 000 appartements, et permet une économie de 130 000 tonnes de pétrole par an, tout en évitant d’envoyer dans l’athmosphère 400 000 tonnes de CO2 tous les ans, contribuant ainsi à lutter contre le réchauffement de la planète.
              Il y aurait beaucoup mieux à faire : les nappes d’eau chaude ne manquent pas dans notre pays :
              dans le sud-ouest, dans la région de Toulouse, tout près de Bordeaux, dans les Bouches du Rhône,entre Lille et Amiens, dans le Massif Central, près de Lyon, dans les Dombes, en Alsace entre Strasbourg et Mulhouse.du coté de Valence, sans oublier la nappe du Dogger qui va pratiquement d’Anger à Metz, et même en Corse.
              Notre pays est pour ainsi dire situé sur une énorme nappe d’eau chaude, sauf peut être la Bretagne,
              Il suffit de consulter le site de l’ADEME pour s’en assurer.
              les premières traces de l’utilisation de la géothermie par l’homme remontent à près de 20 000 ans.
              Pour la petite histoire, dès 1330, nous avons des écrits faisant mention d’un réseau d’eau géothermale pour quelques maisons à Chaude-Aigues, dans le Cantal, réseau sur lequel le seigneur local prélevait, évidemment, une taxe !
              Cette géothermie appelée « à basse énergie » est d’une telle simplicité d’accès qu’on est en droit de se demander pourquoi aucun ministre de l’environnement ne se décide à l’encourager.
              Cela pourrait représenter au moins 30 millions de tonnes équivalent pétrole, soit le neuvième de nos besoins énergétiques.
              Le principe est assez simple : on creuse deux puits, l’un pour extraire l’eau chaude, et l’autre pour renvoyer l’eau devenue tiède.
              Il y a parfois des problèmes de corrosion à élucider, dus à la salinité de l’eau, mais souvent, chez nous, on préfère fermer le captage, plutôt que de prendre exemple sur ceux qui font çà très bien depuis des années.
              L’Islande, par exemple, qui est l’état le moins pollué de la planète entend être bientôt le premier pays du monde à se passer complètement du pétrole..
              La géothermie permet de chauffer 85% des maisons islandaises, de chauffer des piscines, des hectares de serre ou sont produits les fruits et légumes qui approvisionnent les marchés islandais (ils produisent même des bananes).
              Depuis quelques années, ce sont même les trottoirs et les rues de Reykjavik qui sont chauffés par la géothermie.
              Et c’est à Grenelle, là ou se sont tenues les assises de l’environnement, plus riches en promesses qu’en réalisations que fut creusé le premier puit géothermique, à 546 mètres de profondeur.
              C’était en 1841, il y a 166 ans.

              espérant vous avoir interessé...

               

            • krolik krolik 3 septembre 2008 15:48

              Le seul problème en France c’est que les nappes chaudes, qui existent bien, sont constituées d’eau salée à une basse température..

              A une température supérieure à 30°C il n’y a que le Titane qui tienne encore à la corrosion.. et les métaux précieux (c’est d’ailleurs là leur définition caractéristique)

              De l’eau profonde à 70°C, il faut la pomper dans de la tuyauterie titane, des pompes en titane massif, et un échangeur en titane pour pouvoir envoyer de l’eau douce dans les radiateurs des particuliers.
              Et tout cela n’est pas gratuit.
              D’autant qu’à chaque échangeur, fonctionnant sur une différence de température vous perdez dans le rendement thermique, y compris dans la remontée d’eau du puits, l’eau chaude chauffe le terrain lors de la remontée.
              Et vous ne pouvez pas envoyer cette eau (à 60°C au niveau du sol) très loin. Comparativement il faut bien se rendre compte que sur Paris par exemple, la CPCU (chauffage urbain) qui exploite des centrales très proches de Paris (Issy les moulineaux par exemple) distribue de la vapeur au pied des immeubles, le circuit d’eau se faisant suite à un échangeur dans la cave.

              Alors il y a un certain nombre d’essais qui ont été menés "grandeur nature" notamment, comme le souligne l’auteur du côté de Melun. Mais maintenant chaque fois que le système tombe en panne par corrosion, les organismes de gestion passent au chauffage gaz qui est globalement moins cher, et le nombre d’expériences se réduit chaque année.

              Tout cela n’a rien à voir avec les conditions très spécifiques de l’Islande et leur débauche d’énergie à tous les coins de rue. Impressionnante débauche d’ailleurs.

              @+


            • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 16:06

              Krolik,
              alors vous allez nous expliquer pourquoi la maison de la radio, à Paris, est chauffée depuis 44 ans avec la géothermie, de l’eau a 70°, sans couteuse installation "titanesque" ?

              vous connaissez le dicton : "quand on veut se débarasser de son chien on l’accuse de la rage" ?
              c’est ce que vous faites en permanence au sujet des énergies nouvelles.
              tout cela parce que vous avez travaillé dans le nucléaire, que vous etes membre de l’associaiton "écologie et nucléaire" (çà s’invente pas !!!)
              avec l’argument réfutable que le nucléaire ne participe pas au réchauffement de la planète.
              mais que faites vous des milliers de tonnes de déchets que "votre" industrie dangereuse a produit ?
              dont personne ne veut, et pour lesquelles aucune solution acceptable n’est encore trouvée.

              croyez moi, krolik, le nucléaire est un vieux truc, dépassé, dangereux, générateurs de cancers, et il faut penser aux générations a venir, tenter de leur laisser un monde vivable.

              réveillez vous.


            • krolik krolik 3 septembre 2008 17:15

              Mais c’est une manie chez vous d’aborder le nucléaire alors qu’à aucun moment je n’en ai parlé et que ce n’est pas le sujet.

              Il y a eu un grand engouement pour le chauffage géothermique, spécialement du côté de Melun lors du premier choc pétrolier en 1973.
              Mais les gestionnaires sont en train d’en revenir depuis un moment des puits fermés régulièrement
              Tout est d’une question d’économie.
              En Islande c’est une évidence qu’il faut utiliser cette énergie.
              En France on doit faire des cacluls de rentabilité d’investissement. En dehors de toute étude sur chaque site c’est de l’idéologie.
              Le titane est très cher et c’est un quasi monopole de production des Russes qui ont développé cette production pour leurs sous-marins.
              Mais effectivement si l’on pouvait valoriser cette énergie à basse température ce serait une excellente chose, le tout c’est de garder raison et de regarder les chffres en face..

              La Maison de la Radio construite en 1964, à l’époque de la RTF et de "Mon Général" ; une opération de prestige intégralement subventionnée par les contribuables. On n’a pas compté...

              @+


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 3 septembre 2008 23:19

              @Olivier Cabanel

              Bonjour et merci pour votre complément d’information,

              Effectivement en Alsace nous connaissons fort bien la géothermie, notamment par les expériences menées à Soultz-sous-forêts ( http://www.vimeo.com/1501386 ) mais vous faites un peu trop vite fi d’un réel problème dans notre région et qui ne saurait être traité à la légère : les risques sismiques !

              Hé oui, la région Alsace « bouge » de temps à autre et les forages semblent avoir une cause directe lors de certaines manifestations tectoniques : http://blogs.alsapresse.com/index.php?2007/01/07/785-la-geothermie-espoir-ou-danger

              Cordialement


            • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 23:28

              à Yannick Harrel,

              bien sur que l’Alsace bouge,
              mais elle n’est pas la seule,
              le massif central aussi... la région Lyonnaise aussi... les zones sismiques sont connues, et relativement bien déterminées.

              seulement, vous oubliez que l’islande bouge beaucoup aussi.
              beaucoup plus que la France.
              ce qui n’empeche pas la géothermie de s’y développer.
              alors , pourquoi ne pas envisager de promouvoir cette énergie propre, qui ne produit pas de déchets, qui est renouvelable ?

              a vous lire.


            • brieli67 5 septembre 2008 09:00

              CHEZ L OLIVIER !!

              CA BOUGE pour Yannick et moi en ALSACE signifie la terre TREMBLE entre deux et 3 RICHTER.
              Ca a ces derniers mois tremblé suite et pendant des travaux géodésiques dans la banlieue de Bâle !

              Par l’exploitation intensive et contre-nature du sel gemme dans le Haut-rhin..... des portes de Bâle jusque sous Colmar la Plaine d’Alsace est sur du gruyère. 

              La casserole de Fegersheim est la plus vieille centrale nucléaire encore exploitée. Tout le temps en réparation.

              La houille blanche surexploitée qui détruit faune et flore. Le riverain allemand demande une renaturation et la concrétisation sur le terrain d’un schéma européen !

              Et dire que La Mecque allemande du solaire et des énergies alternatives est à Fribourg qui comme Colmar sont dans la région la moins humide et la plus ensoleillée de l’Europe continentale.

              Les initiatives alsaciennes et françaises de ce secteur sont à l’aulne du discours élyséen du BLA-BLA et du resucé. Un énorme fossé rhénan vous dites je confirme !


            • olivier cabanel olivier cabanel 5 septembre 2008 11:52
               
              brieli67,
              pour vous confirmer dans vos craintes, ci dessous un résumé des accidents et pannes diverses de fessenheim,

               
              c’est un communiqué de presse transmis il y a qq temps par le réseau sortir du nucléaire,

              Ce mardi 18 mars 2008, il y a trente ans, le second réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim était mis en service. Conçu initialement pour durer une vingtaine d’années, selon les dires des ingénieurs de l’époque, ce réacteur et son "frère" n’auraient jamais dû être construits :


              - installés en contrebas du Grand Canal d’Alsace, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim sont exposés au risque de rupture brutale de la digue. Et le refus obstiné d’EDF d’envisager une telle possibilité ne réduira certainement pas le danger….

              - implantée sur une faille sismique active, la centrale de Fessenheim ne résisterait pas à un séisme identique à celui qui a ravagé la ville de Bâle en 1356 : le Réseau "Sortir du nucléaire" a rendu public en juin 2003 des documents confidentiels, issus d’EDF, qui montraient que l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) contestait formellement les calculs d’EDF. Plus récemment, une nouvelle expertise suisse a montré que ce sont les fondements mêmes de l’étude originale qui devraient être revus.
              Après 30 ans de service, interrompus par des incidents à répétition, après des centaines de millions d’euros dépensés en réparations et maintenances diverses, le bilan de ce réacteur est particulièrement éloquent :

              - les deux dernières années, pendant lesquelles ce réacteur n’aura été disponible qu’à peine sept mois par an, figurent parmi les huit plus mauvaises années de fonctionnement depuis 30 ans.
              - en 2007, le réacteur n°2 a dû être arrêté du 18 octobre au 30 décembre 2007, pour rechargement de combustible, mais aussi pour "plus de 6000 activités de contrôle et de maintenance" (dixit EDF), activités qui ont généré pas moins de 5 incidents et 7 cas de contamination radioactive sur les travailleurs impliqués dans ces opérations.

              -  début 2008, après deux mois et demi de travaux de maintenance, une fixation de tuyauterie a lâché à peine une semaine après le redémarrage : 5 jours d’arrêt et un nouvel incident lors du redémarrage du réacteur.

              - depuis le 18 février, le réacteur est à nouveau à l’arrêt à cause d’une fuite radioactive du circuit primaire … 
              Sur deux mois et demi en 2008, le réacteur n°2 aura fonctionné moins de la moitié du temps, avec un manque à gagner de l’ordre de 160 000 euros par jour de panne : depuis le 1er janvier, ce sont déjà plus de cinq millions d’euros qui ont été perdus.
              Quel que soit l’acharnement d’EDF à prolonger ce réacteur au-delà de toute logique technique ou financière, il est temps de se rendre à l’évidence : après trente ans de pannes et d’incidents divers, le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim est arrivé au-delà de ses limites. Dangereux par nature, un réacteur nucléaire l’est encore plus lorsqu’il est vieillissant.
               
              Il est bien dommage qu’EDF et les autorités françaises ne saisissent pas la date cruciale du 18 mars 2008 pour fermer définitivement cette centrale. Si le pire se produit, les "responsables" seront totalement coupables.

            • krolik krolik 3 septembre 2008 14:23

              Petites précisions sur l’Islande.

              - Son sous-développement historique provient essentiellement du fait que le commerce de cette île était le monopole personnel des rois du Danemark. ois du Danemark quis’en fichaient. Au XVIIIème siècle il y a eu des années où pas un seul bateau n’accostait. Sans contact avec l’extérieur, les gens éaient devenus ignorants et ne savaient même plus faire pousser les patates.


              - le décollage économique de l’Islande a eu lieu pendant la dernière guerre, l’Islande a servi de porte-avion relais aux avions alliés qui étaient construits à Fort Worth et passaient se ravitaller avant d’aller sur l’Angleterre pour ensuite aller bombarder l’Allemagne.
              Les Américains on été ensuite très favorable à l’indépendance de l’Islande qui a quitté le giron du Danemark. Ce qui n’est pas le cas du Groenland.

              Mais peut-on considérer que l’Islande est un modèle à suivre ?

              - énergie abondante qui ne vaut pas cher. -Ce qui est gratuit ne vaut rien- adage bien connu- Ce qui conduit à des gaspillages énormes. Je reconnais que c’est bien sympa d’aller se baigner dans une piscine campagnarde à ciel ouvert alors que l’on reçoit sur la tête une giboulée de neige.

              - Isolation thermique des maisons "faible", le chauffage urbain est là pour compenser les fuites thermiques.

              - C’est le paradis des 4x4, et pas des4’x4 de salon comme en France. Mais on s’aperçoit que même en autocar ordinaire on peut traverser des rivières à gué, t que le 4x4 n’est pas indispensable.

              - Remettre deux m3 de détergent dans le "Grand geyser", pour changer la tension superficielle de l’eau et le faire fonctionner deux fois lors de la fête nationale...Ce n’est pas forcément très écologique..


              Mais la visite de l’Islande est passionante, les glaciers, les chutes d’eau, les oiseaux (collonies de macareux incroyables), les piscines chauffées, et le "Blue Lagoon" . Un verre d’huite de foie de morue pour démarrer le matin, rien de telle pour vous maintenir en forme pendant le séjour. Je vous conseille vivement ce séjour

              Je retiens surtout de l’article que l’espérance de vie augmente avec une énergie pas chère, ce qui confirme les conclusions d’un congrès de toubibs à Paris en 2006 : ce qui est un danger pour l’homme c’est le manque d’énergie..

              Mais si vous voulez voir une nature encore plus naturelle et grandiose et des geysers qui fonctionnent tout seuls et plus hauts, je vous conseille la visite à Petropavlosk-Kamtchatka, les volcans débordent de lave constamment...

              Mais tout cela n’est pas transposable en France continentale, peut-être au voisinage du Piton de la Fournaise, de la Montagne Pelée.... Sinon que l’on vienne m’expliquer comment faire de façon économique / gratuite pour chauffer ma piscine en plein air ?
              @+,


              • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 15:32

                a Krolik , agitateur pronucléaire notoire,
                il est si facile de dénigrer notre géothermie pour mieux défendre votre cause pronucléaire,
                etes vous prets a assumer les dangers de cette énergie désuete, et dangereuse ?
                voici, ci dessous, un extrait d’un article paru récemment,
                et j’attend vos commentaires, pour peu que vous réussissiez a les faire objectivement, ce qui serait pour moi une surprise.

                Ce que l’on ne sait pas, c’est qu’en France nous avons des nappes d’eau chaude à 70° en moyenne dans chaque Région.
                Cela n’interesse manifestement pas grand monde.
                La nappe du Dogger, situé sous la région Parisienne, est étendue sur 15 000 km2.
                Elle sert depuis 1964 à chauffer la Maison de la Radio, à Paris et assure le fonctionnement de 34 stations géothermales, dont 1310 logement HLM à Chateauroux
                Cette nappe commence du coté d’Anger, passe à Paris, et finit à Metz et sa température va de 56 à 85°.
                Sur les 70 exploitations lancées, il en reste une soixantaine seulement en activité, dont 41 dans la région parisienne, et 15 en Aquitaine.
                Elles assurent pourtant le chauffage de 150 000 appartements, et permet une économie de 130 000 tonnes de pétrole par an, tout en évitant d’envoyer dans l’athmosphère 400 000 tonnes de CO2 tous les ans, contribuant ainsi à lutter contre le réchauffement de la planète.
                Il y aurait beaucoup mieux à faire : les nappes d’eau chaude ne manquent pas dans notre pays :
                dans le sud-ouest, dans la région de Toulouse, tout près de Bordeaux, dans les Bouches du Rhône,entre Lille et Amiens, dans le Massif Central, près de Lyon, dans les Dombes, en Alsace entre Strasbourg et Mulhouse.du coté de Valence, sans oublier la nappe du Dogger qui va pratiquement d’Anger à Metz, et même en Corse.
                Notre pays est pour ainsi dire situé sur une énorme nappe d’eau chaude, sauf peut être la Bretagne,
                Il suffit de consulter le site de l’ADEME pour s’en assurer.
                les premières traces de l’utilisation de la géothermie par l’homme remontent à près de 20 000 ans.
                Pour la petite histoire, dès 1330, nous avons des écrits faisant mention d’un réseau d’eau géothermale pour quelques maisons à Chaude-Aigues, dans le Cantal, réseau sur lequel le seigneur local prélevait, évidemment, une taxe !
                Cette géothermie appelée « à basse énergie » est d’une telle simplicité d’accès qu’on est en droit de se demander pourquoi aucun ministre de l’environnement ne se décide à l’encourager.
                Cela pourrait représenter au moins 30 millions de tonnes équivalent pétrole, soit le neuvième de nos besoins énergétiques.
                Le principe est assez simple : on creuse deux puits, l’un pour extraire l’eau chaude, et l’autre pour renvoyer l’eau devenue tiède.
                Il y a parfois des problèmes de corrosion à élucider, dus à la salinité de l’eau, mais souvent, chez nous, on préfère fermer le captage, plutôt que de prendre exemple sur ceux qui font çà très bien depuis des années.
                Et c’est à Grenelle, là ou se sont tenues les assises de l’environnement, plus riches en promesses qu’en réalisations que fut creusé le premier puit géothermique, à 546 mètres de profondeur.
                C’était en 1841, il y a 167 ans.

              • krolik krolik 4 septembre 2008 09:18

                @L’auteur.
                Je reviens sur ce que vous avez dit :
                "réalisations que fut creusé le premier puits géothermique, à 546 mètres de profondeur.
                C’était en 1841, il y a 167 ans.".
                Il est essentiel d’avoir quelques informations complémentaires :

                - Quelle a été la technique de forage du trou. Cela du être une première approche des puits de mine (dans les 9mètres de diamètre pour une telle profondeur) qui n’ont été développés que 50 ans plus tard..

                - En descendant à cette profondeur, il faut un chevalet de mine, des câbles (le câble "acier" n’était pas développé) des machines à vapeur (c’était le début).

                - Exploitaion de l’énergie en question, la remontée de l’eau chaude, Des pompes immergées fonctionnant à au moins 60bars !!! Les tuyauteries ? dans la mesure où les frères Mannesmann n’avaient pas inventé la fabrication des tubes sans soudure..

                Tout cela est très important, car il est dit pour le projet de stockage définitif à Bure que si nos descendants ont la technologie pour descendre à -400mètres ils auront également la technologie d’identification de rayonnement. Mais dans le cas du forage de Grenelle, d’après les dires de l’auteur , ils sont descendus plus profond et il a fallu attendre 50 ans pour découvrir le premier rayonnement.
                Donc il est essentiel d’obtenir des précisions sur ce qui a du être une épopée de forage qui confortent les dires de l’auteur. Sinon....


                @+


              • olivier cabanel olivier cabanel 4 septembre 2008 09:53

                krolik,
                vous me demandez des précisions sur le forage de Grenelle,
                vous etes gonflé.
                puisque vous aimez aller sur le terrain, rien ne vous empeche a votre tour d’enqueter, et de nous proposer un bel article, que je ne manquerais pas de commenter.
                puisqu’il semble que vous ayez beaucoup de temps disponible, si j’en juge la place que vous prenez avec vos commentaires, souvent partisans.

                je m’en tiendrais en ce qui me concerne à parler de l’islande, qui est, je vous le rappele le theme de mon article,


              • krolik krolik 4 septembre 2008 10:22

                @ l’auteur.
                Vous dîtes que je suis gonflé de demander des précisions sur le forage de Grenelle !

                Vous balancez une information stratégique sur le développement technologique.
                Développement dont je n’ai jamais jamais eu connaissance, et dont apparemment les "ingénieurs des mines" en charge du dossier "Bure" n’ont jamais eu connaissance, même par "StopBure" qui apparemment n’a jamais eu connaissance de cet argument "canon" . (J’ai un bon ami membre de StopBure). Organisation dont vous avez du entendre parler ?

                Et lorsque l’on demande la moindre précision pour conforter votre assertion... un revers de manche..

                Vous êtes gonflé tout de même de balancer des trucs strictement....

                Donc j’en déduis que c’est une contre vérité notoire, une illumination idéologique, St Paul sur le chemin de Damas..

                @+


              • olivier cabanel olivier cabanel 4 septembre 2008 11:49

                krolik,

                je vous ai dit d’aller sur place,
                vous pourrez vérifier par vous meme,

                maintenant, si vous avez peur de vous fatiguer, allez sur wikipédia, tappez géothermie, allez sur google, idem, il y a des tas d’informations qui confirmeront l’information que j’ai donné.

                faites donc un effort, au lieu d’attendre que çà tombe du ciel,
                pronucléaire et paresseux, si j’ai bien compris.

                peut etre aussi, donneur de leçon ?


              • Pierrot Pierrot 4 septembre 2008 12:16

                à @ Olivier Carbonel,

                Petit historique concernant la géolthermie :

                L’énergie géothermique était déjà exploitée dans l’Antiquité en Chine, chez les Etrusques et dans l’Empire Romain pour ses vertus thérapeudiques.

                A Chaudes Aigues (Cantal) les sources chaudes à 80 °C étaient utilisées dès 1334 et distribuées dans plusieurs maisons ainsi que pour le lavage des peaux et laines.
                En 1818, une implantation industrielle a été réalisée en France.

                Vers 1850, un forage à -562 mètres a été réalisé place Verlaine à Paris XIII, alimente actuellement la piscine de la Butte aux Cailles (à voir, c’est magnifique) et plusieurs fontaines où beaucoup de voisins s’approvisionnent (cette eau chaude, d’origine pluies tombées vers - 20 000 ans n’a aucune vertue thérapeutique mais son taux de nitrate est faible).
                Ce forage a connu cependant quelques difficultées et périodes d’arrêt.

                En 1904, à Larderella (Italie) est la première installation de production électrique géothermique puis ensuite à Reykjavik (Islande) en 1930.

                En 1969, l’installation de Melun l’Almont (France) alimente 3 000 foyers, l’eau est puisée à -2 000 mètres.
                De 1970 à 1985 environ, il y a une grande expension des installations en France puis un déintérêt de 1985 à 2005, suite à des difficultés techniques et peut être aussi à la diminution importante du prix du pétrole.

                Il me semble constater un regain d’intérêt des investisseurs pour cette énergie, probablement à la suite des hausses de prix de l’énergie.
                Mais si le prix du pétrole s’écroule, qu’en sera t-il ?


              • olivier cabanel olivier cabanel 4 septembre 2008 13:39

                Pierrot,
                merci de vous rappeler que mon nom est cabanel, et non pas carbonel,
                je serais fier de m’appeler carbonel, c’était un manufacteur de guitare célèbre,
                le regretté django a joué sur des guitares carbonel,
                ceci dit, le premier forage géothermique, d’apres les informations que j’ai se trouve justement à Grenelle,
                ci dessous le lien (il va interesser Krolik, lequel emet des doutes sur mon travail (depuis longtemps) mais c’est son problème, il est trop occupé a promouvoir le nucléaire, et il fait feu de tout bois)
                http://www.drire.gouv.fr/ile-de-france/ssol/geothermie/geohist.htm

                merci de votre interet,
                cordialement


              • Pierrot Pierrot 4 septembre 2008 16:34

                à @ Olivier Cabanel,

                Je suis désolé d’avoir écorché votre nom.
                Votre "lien" donne un historique proche de celui que j’avais cité.

                Je vous conseille d’aller voir le forage de la Place Verlaine (métro place d’Italie à Paris XIII, contemporain du forage de Grenelle, fonctionne encore en permanence et qui plus est sur l’emplacement d’atterissage des premiers hommes qui ont quitté la terre : Pilâtre des Rosiers et le marquis d’Arlandes en mongolfière à air chaud en 1783).


              • Frabri 3 septembre 2008 14:36

                En France l’ensoleillement est meilleur qu’en Islande mais le pouvoir de droite ou de gauche préfére investir dans l’énergie nucléaire au lieu d’investir dans l’énergie solaire


                • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 15:09

                  Frabri,
                  c’est exact et c’est bien dommage,
                  le lobby nucléaire est puissant dans notre pays, et l’aveuglement de nos dirigeants ne s’arretera que lorsqu’un nouveau tchernobyl arrivera.
                  merci de votre commentaire.


                • eugène wermelinger eugène wermelinger 3 septembre 2008 17:18

                  Comme toujours vous nous en apprenez beaucoup et dans le bon sens. Merci M. cabanel.

                  Au sujet de nos dirigeants : vous êtes trop optimiste : ils sont définitivement aveugles et bien payés pour le rester. 

                  Et leur but est de mettre en place ceci :

                   

                • krolik krolik 3 septembre 2008 17:25

                  .../.... Un Tchernobyl arrivera...

                  Comme argument irréfutable à l’arrivée de Tchernobyl vous avez cité l’Aocalypse, ../... à la troisième trompette...absinthe...(Tchernobyl = plante noire = absinthe)
                  Et sur le thème de la géothermie et de l’Islande vous revenez sur le sujet de Tchernobyl, ce n’est donc pas moi qui fait une digression, mais c’est bien vous

                  Alors question :Où dans la Bible et dans l’Apocalypse en particulier trouve-t-on une autre trompette, un autre cavalier, une autre bête qui pourrait si bien coller avec un tel accident ?
                  Ou alors cette troisième trompette était la seule qui concernait le nucléaire et maintenant l’on peut dormir sur nos deux oreilles Un peu comme les 12 plaies d’Egypte, une fois que l’une est passée, c’est terminé ; c’est autre chose. La Bible ne bégaie pas..

                  @+


                • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 17:36

                  Eugène
                  merci de vos interventions toujours appréciées,
                  sincèrement,
                  oc


                • krolik krolik 3 septembre 2008 17:55

                  Cher Ami,

                  Des articles idéologiques vous en écrivez beaucoup à ce que je vois.
                  Et régulèrement on constate que :

                  - vous n’avez visiblement jamais mis les pieds en Islande et encore moins au Kamtchatka.

                  - vous n’avez jamais visité d’installation géothermique du côté de Melun par exemple..

                  Vous n’avez certainement jamais visité de centrale nucléaire..
                  Alors il convient d’ajouter quelques additifs complémentaires à vos messages.

                  Là vous voulez faire dériver le fil sur le nucléaire. Je crois déjà avoir longuement répondu à vos questions. D’autant que vous me reprochez de faire des réponses trop longues.
                  La série de questions de principes que vous posez "à la va-vite" mériteraient chacune une réponse longue pour être étayée ;

                  Je veux bien attaquer le sujet, point par point à la condition que quelques autres lecteurs de ce fil se disent intéressés. A savoir que la dernière fois que nous avons abordé le sujet du nucléaire sur "Tricastin" il y a eu 400 messages ...Un travail de "fond"..A compléter bien sûr.

                  @+


                • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 18:11

                  Krolik,
                  vous etes d’une logique discutable.
                  je fais un article sur l’islande, et je n’y suis jamais allé.
                  et alors.

                  je peux faire demain un article sur Einstein sans l’avoir jamais rencontré.
                  j’ai fait un article sur margaret river, et n’y suis jamais allé, et alors ?

                  il existe des livres, des films, internet, et tant d’autres sources qu’il n’est pas nécessaire d’aller a Melun pour parler de la géothermie.

                  l’avis des autres commentateurs m’interesse sur la question que vous posez, car tenter de décrédibiliser quelqu’un sur le simple fait qu’il "n’y est pas allé", est , a mon avis, totalement ridicule.

                  suivant votre concept, il ne sera plus possible demain d’évoquer l’homme des cavernes, ou le futur ?

                  revenez sur terre, krolik, vous allez nous manquer.


                • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 18:17

                  Krolik,
                  on peut penser ce qu’on veut de la bible,
                  on peut aussi parler du calendrier maya,
                  et de beaucoup de sources,
                  la n’est pas la question.

                  quand je dis qu’un autre tchernobyl arrivera, çà parait tellement évident.
                  vous etes vous penché sur les lois de la probalité ?

                  pour malville, la centrale nucléaire de triste mémoire, les probabilités qu’une fuite de sodium ait lieu étaient une fois tous les cent mille ans,
                  la fuite a eu lieu au bout de 6 mois.
                  les probabilités qu’un poids d’un kilo tombe un jour sur le dome du réacteur, pour cette meme centrale, etaient de une fois tous les cent mille ans.
                  ce sont 1600 kilos qui sont tombés sur le dome du réacteur quelques mois après le démarrage de la centrale.

                  je pense qu’il est logique d’imaginer (hélas) un autre tchernobyl, et je souhaite me tromper.


                • krolik krolik 3 septembre 2008 19:19

                  @ L’auteur.

                  Le fait de "connaître" , d’y être allé, d’avoir vu les matériels, d’avoir discuté avec les autochtones ou les utilisateurs, donne un éclairage tout à fait différent qui ne resortira pas de la littérature.

                  Le fait d’avoir vu une batterie d’échangeurs à plaques pour le géothermique change complètement l’idée que l’on peut se faire du sujet..Ce n’est pas de la "petite installation", "sympa", "facile"...

                  Et en lisant quelques uns de vos articles on sent bien qu’il y a de gros "manques" , des raccourcis de l’esprit, raccourcis qui ne collent pas avec la réalité du terrain.

                  Codialement.
                  @+


                • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 23:10

                  Krolik,
                  essayez d’etre sérieux,
                  merci de ne pas attaquer comme vous le faites, par petites touches méprisantes.
                  vous me reprochez de ne pas etre sur le terrain,
                  et vous faites une erreur,

                  j’y suis souvent,
                  plus que vous ne le croyez,
                  puisque nous avons évoqué le nucléaire, je suis allé chercher ces fameuses "trompette de mort" polluées par tchernobyl,
                  j’ai envoyé les échantillons a la Criirad,
                  j’ai rencontré un journaliste scientifique du dauphiné libéré,
                  l’article a été publié.(voir mon article "journaliste militant")

                  mais il est certain que je n’irais pas en Islande pour controler les installations,
                  il existe des documents irréfutables, des films, des témoignages,
                  et à mon humble avis, c’est largement suffisant pour défendre ce concept géothermique.
                  ceci dit, j’aurais beaucoup de plaisir a m’y rendre un jour,
                  tout comme j’irais avec plaisir visiter les centrale à méthane en Chine ou ailleurs,(voir mon article sur ce sujet)
                  j’aimerais déguster les grands crus de "margareth river", et aller me baigner dans la baie pour rencontrer les dauphins et les baleines, (voir "je vous emmene au paradis")
                  etc, etc...

                  décidemment vous tombez toujours dans les meme travers :
                  au lieu d’ouvrir le dialogue, vous faites tout pour tenter de discréditer des idées qui empechent votre penchant nucléariste de se développer...


                • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 17:30

                  a Krolik,
                  ce n’est pas une manie pour moi d’évoquer le nucléaire, car immanquablement, vous l’avez en sous entendu.
                  chaque fois que j’ai écrit un article sur les énergies propres et renouvelables, vous apparaissez, comme par magie.
                  vous tentez de polluer le débat en lançant des chiffres invérifiables, ou des contre vérités.
                  vous revoila donc dans ce débat.
                  votre argument de cout trop important due a l’utilisation du titane tombe a plat.
                  dites moi, krolik : quel est le prix d’un cancer ?
                  vous savez que le nucléaire est responsable d’un certain nombre de cancers, en France et ailleurs.
                  vous savez qu’un français sur trois est atteint d’un cancer.
                  sans parler de la souffrance de celui qui en est atteint,
                  combien cela coute t-il a la sécurité sociale ?

                  quel sera le prix a payer pour le traitement des millions de tonnes de dechets radioactifs que l’industrie nucléaire nous legue ?
                  quel sera le prix du démantelement d’une centrale ?
                  savez vous que l’epr en construction en finlande vient de doubler quasiment son budget initial ?
                  quand on veut parler prix, il faut tout considérer :
                  y compris celui concernant notre santé.

                  alors je vais vous dire :
                  même s’il fallait payer un peu plus cher (ce qui reste à prouver) pour la géothermie, le solaire, les éoliennes etc... ne croyez vous pas que ce soit préférable a utiliser une énergie dangereuse, désuette appelée nucléaire ?

                  à vous lire.


                  • Marc Bruxman 3 septembre 2008 19:56


                    même s’il fallait payer un peu plus cher (ce qui reste à prouver) pour la géothermie, le solaire, les éoliennes etc... ne croyez vous pas que ce soit préférable a utiliser une énergie dangereuse, désuette appelée nucléaire ?


                    Autant l’aspect renouvelable de la géothermie est très intéressant, autant je trouve dommage de tant dénigrer le nucléaire. 

                    Le nucléaire produit zéro gaz à effets de serre, tout en produisant une trés grande quantité d’énergie. On ne sait pas aujourd’hui produire autant en renouvelable à part à couvrir le pays d’éoliennes, panneaux solaires et autres. Et donc le nucléaire a des défauts que les ingénieurs essaient tant bien que mal de maitriser mais il reste aujourd’hui incontournable. 

                    Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas profiter des énergies renouvelables notamment quand on peut les exploiter au niveau local (ce qui allége le réseau de transport). Si le solaire peut chauffer mon ballon d’eau chaude en foutant des panneaux sur le toit, c’est toujours ca de pris. 

                    Bref pourquoi systématiquement opposer l’un à l’autre ? Le fait d’avoir du nucléaire n’empéche pas la France de disposer d’un beau parc hydrolique. Parce qu’a force de toujours entendre parler des énergies renouvelables de la part des anti-nucléaires, cela finit par décrédibiliser ces énergies et c’est bien dommage. 



                  • olivier cabanel olivier cabanel 3 septembre 2008 22:53

                    max bruckman
                    je suis désolé, mais absolument pas d’accord avec vous.
                    ce que j’oppose, ce n’est pas seulement le nucléaire et la géothermie,
                    c’est une énergie propre, qui ne cause aucun dommage a l’environnement
                    à une énergie sale, dangereuse, qui produit des déchets qu’on ne sait toujours pas gerer (depuis 40 ans), qui est responsable de cancers, qui nous a légué tchernobyl,
                    il serait temps d’ouvrir les yeux,
                    nous avons en France un potentiel énergétique suffisant pour se passer non seulement du nucléaire, mais aussi du pétrole.
                    je l’ai prouvé dans un article, paru sur plusieurs sites internet.
                    et comme je devine votre incrédulité, je vous le propose ci dessous.

                    Nos besoins nationaux sont aujourd’hui de 276 millions de tonnes équivalent pétrole.
                    Le premier levier que l’on pourrait actionner serait d’essayer de consommer moins, sans pour autant se priver.
                    A titre d’exemple, si demain la France adopte le même coefficient d’isolation que la Suisse (0,6) nous pourrions économiser 15 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole). L’économie serait augmentée de 17 MTEP si les entreprises appliquaient ce même coefficient. Il existe à Genève un immeuble de bureau qui ne possède pas le moindre appareil de chauffage et qui maintient toute l’année un minimum de 18°. Un échangeur récupère la chaleur sortant, et réchauffe l’air frais entrant.
                    Les exemples sont multiples en terme d’économie d’énergie : choisir des appareils ménagers moins énergivores pourrait permettre d’économiser 3,5 MTEP. Favoriser le rail pour transporter les marchandises, préférer les voitures électriques ou roulant au GPL/méthane, et consommer sur place les produits fabriqués amenerait une économie de 9,2 MTEP. Se refuser à voir nos rues, nos batiments, nos vitrines éclairées jour et nuit pourrait nous permettre d’économiser 3 MTEP.
                    Avec des mesures simples et applicables tout de suite, nous ferions donc descendre nos besoins nationaux à 230 MTEP.
                    Les énergies renouvelables sont multiples, et sans s’attarder aux expérimentations, mais en utilisant seulement les énergies pour lesquelles nous avons les preuves de leur efficacité, voici un plan applicable demain.
                    Commençons par le méthane qui est l’un des principaux responsables du réchauffement de la planète si on le laisse s’échapper sans l’utiliser.
                    Une vache en produit 100 kilos par an. Et tous les animaux, y compris l’homme en produisent aussi.
                    Les sources sont nombreuses : fosses septiques, égouts, stations d’épuration, broussailles broyées, marécages...
                    Si l’on s’en tient à récupérer le méthane produit par l’activité animale, la production serait chaque année de 90 millions de tonnes équivalent pétrole.
                    Suivant les estimations du commissariat général au plan, L’éolien pourrait apporter l’équivalent de 40 MTEP.
                    Le solaire thermique et photovoltaïque représente 14% de la production énergétique en Allemagne : en appliquant ce pourcentage chez nous, notre potentiel serait de près de 40 MTEP.
                    L’hydraulique aussi permettrait, en préférant des micro-centrales (elles détournent une partie du cours d’eau, respectant mieux l’environnement), de produire au moins 20 MTEP, voire le double.
                    La France est riche en eau chaude de sous-sol, et les nappes sont parfaitement répérées, du Bassin Parisien, à l’Alsace, jusqu’au Sud-Ouest en passant par les Dombes (Ain), il y a un potentiel énergétique équivalent à 30 MTEP.
                    La filière bois est importante, car en maintenant la population forestière, et en gérant d’une manière équilibrée la forêt, le potentiel est de 20 MTEP.
                    En additionnant le tout, on arrive donc à 240 MTEP soit un bonus de 10 MTEP sur nos besoins réels.
                    Et encore, je n’ai pas pris en compte la gazéïfication du charbon, ni le moteur à Hydrogène qui a couté la vie à Stan Meyer, celui a air comprimé, et à bien d’autres possibilités (je pense à l’usine marémotrice de la Rance, aux installations qui utilisent l’énergie des vagues… etc..)
                    Mais en France nous sommes surtout les champions en paroles, en promesses, et les derniers pour le développement des énergies douces

                  • krolik krolik 4 septembre 2008 09:26

                    Notre Ami Cabanel tient à son papier comme si cela était devenu une parole d’évangile.(Le coup de la 3ème trompette c’est tout de même lui qui l’a cité...quitte a désavouer l’argumentation lorsqu’on la lui retourne..)

                    Mais dès qu’on lui pose des questions sur les décisions à prendre, les methodes pour faire accepter tout cela par la population...
                    Plus personne, pas de réponse.

                    Il y a une question ancienne sur un sujet que je connais un peu : comment faire accepter le petit hydraulique ?A l’heure ou récemment les Corses en déficit d’électricité viennent de faire une manif contre un projet de barrage qu’EDF voudrait installer...
                    @+

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