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Accueil du site > Actualités > Environnement > Extinction de l’humanité - Une rencontre avec Paul Jorion

Extinction de l’humanité - Une rencontre avec Paul Jorion

Rencontre et débat avec Paul Jorion, anthropologue, autour de son dernier livre "Le dernier qui s'en va éteint la lumière – Essai sur l’extinction de l’humanité", à l'occasion d'une session de l'association des anciens de Polytechnique. L'homme fut l'un des rares à avertir à l'avance de la crise de 2008. Aujourd'hui, c'est contre bien pire qu'il veut mettre en garde.

Présentation

Le groupe X-Sciences Humaines et Sociales, intégré à l’AX l’association des anciens de Polytechnique, se donne pour objectif de recevoir des penseurs « hors des sentiers battus » autour du thème général de la Transition de paradigme.

Paul Jorion, anthropologue, sociologue et chercheur en Intelligence Artificielle, a travaillé 18 ans au cœur du système financier notamment sur les algorithmes de trading automatisés. Ancien élève de Claude Lévi-Strauss et maître de conférence à Cambridge, économiste et essayiste, il présente sans aucun doute une pensée à la fois originale et construite. Célèbre pour avoir averti à l’avance de la crise financière de 2008, il est contributeur régulier au Monde et à d’autres périodiques et anime le blog http://www.pauljorion.com. Il nous parlera en particulier de son dernier livre « Le dernier qui s'en va éteint la lumière – Essai sur l’extinction de l’humanité », publié chez Fayard.

Paul Jorion

Ce qui a contribué à me donner l’idée d’écrire ce livre, c’est notamment une prise de conscience que j’ai eue en participant à une émission radiophonique en Belgique à tonalité philosophique, où l’animateur s’ingéniait à amener les invités à suggérer qu’à coup sûr « certaines choses nous restent incompréhensibles », dans le sens d’opaques à la raison. La tendance c’était en somme d’amener les auditeurs à une forme de métaphysique. Et comme je me montrais réticent à me laisser diriger de la sorte et qu’il voulait quand même respecter son cahier des charges, comme je parlais d’un galet qui m’avait été offert, il a fini par me taxer de superstition et par faire semblant de croire que j’attribuais quelque puissance magique à ce caillou, plutôt que d’y voir tout simplement le cadeau d’une personne que j’apprécie ! 

C’est une métaphysique, un « arrière-monde » comme aurait pu dire Nietzsche, qui est recherchée plutôt que l’aride lucidité, comme un déni et un masque à la réalité. Tout, plutôt que la lucidité ? Mais c’est pourtant de lucidité que nous avons besoin !

Or la lucidité nous amène à constater que notre monde est sous l’impact de trois pertes de contrôle majeures, d’une part environnementale puisque nous utilisons pour notre activité économique 1,6 planète et les conséquences tel réchauffement et autres en découlent, d’autre part notre système économique et financier, enfin la complexité devenue dans bien des domaines trop importante pour que nous puissions la maîtriser. A tout cela se rajoute l’invention de l’ordinateur et la question de l’intelligence artificielle, dont l’actualité se profile de plus en plus. Et l’on pourrait s’attendre à ce que la lucidité nous pousse à l’action.

De toute façon bien au-delà d'une exploitation raisonnable (source : Le Monde)

Nous restons pourtant sans agir. De multiples blocages apparaissent, tels ceux qui ont amené les plus puissants acteurs à limiter les velléités de réglementation de la finance apparues à partir de la crise de 2008 à des dispositifs extrêmement insuffisants, et menacent même de remettre ceux-là en cause.

D’où ce livre, avec pour objectif d’étudier « tout ce qui bloque », et jusqu’à une dimension psychanalytique, une réflexion sur la nature de l’être humain. La lucidité est bien l’essentiel, avant 2008 bien d’autres en plus de moi étaient en position d’alerter sur ce qui allait se passer, et pourtant ils ne l’ont pas fait.

Etudier tout ce qui bloque, cela signifie d’abord mettre en lumière les cliquets, c’est-à-dire les mécanismes sans retour, mis en place pour empêcher des changements de politique.

Retour en arrière exclu

Un exemple parmi d’autres est la distinction spécieuse et orientée entre mesures « techniques » et mesures « politiques » au niveau européen... où il apparaît que ce sont les mesures d’inspiration néolibérale qui sont appelées techniques, et peuvent donc être approuvées par une simple majorité qualifiée. Tandis que des mesures d’inspiration différente seraient appelées politiques, et il faudrait l’unanimité pour les approuver. C’est que ce que l’on appelle « technique » a justement été construit à partir de présupposés néolibéraux, dont le contenu pourtant éminemment politique est donc maintenant pris comme s’il allait de soi, comme s’il n’était pas politique justement. Et il y a bien d’autres exemples.

C'est pour raison technique

Je propose en définitive dans ce livre un choix, car il est d’abord un appel à l’action, mais cet appel on peut le refuser et pour ce cas la dernière partie du livre appartient au genre ancien des « consolations » – pensez à Malherbe et la consolation à M. Du Périer « Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin » – c’est-à-dire un discours destiné à aider un travail de deuil. Ici, il s’agit du deuil de l’espèce humaine.

Les causes de la possible extinction de l’espèce, je ne les détaille pas dans ce livre. On peut se rapporter tout simplement à ce que disent les scientifiques, notamment au sujet du réchauffement climatique qui serait dangereux à partir de 2°C, et nous nous dirigeons vers bien davantage. Les conséquences sont multiples, et on en voit certains prodromes déjà. Les réfugiés qui viennent en Europe, ce sont pour une part des réfugiés de guerre oui, mais pas seulement, le réchauffement aussi commence déjà à pousser des gens vers l’exil. Et le réchauffement n’est encore pas la seule conséquence de notre comportement.

Les retours que je reçois, eh bien beaucoup de gens me disent en tirer du courage, ce qui peut surprendre car ce livre pourrait désespérer. Et il y a un autre retour dont je veux parler.

Mon éditeur m’a appris, non seulement que des éditeurs chinois voulaient acheter les droits à traduction de mon livre, mais encore qu’il y avait eu concurrence entre eux et que le montant proposé était sans précédent – quarante fois ce qu’il est d’usage de proposer dans ce cas. Il y a donc une réceptivité particulière en Chine au discours que je porte.

Essayant de la comprendre, je la mets en relation avec une attitude chinoise qui transparaît dans la formule de Deng Xiao Ping sur le passage au capitalisme « traverser la rivière en tâtant une pierre à la fois » : c’est une attitude d’expérimentation pragmatique, bien ancrée dans la civilisation chinoise traditionnelle qui obtint des résultats impressionnants dans la technologie – gouvernail d’étambot, papier, poudre... – mais se désintéressait relativement de la théorie, contrairement aux Grecs de l’antiquité dont nous avons hérité, raison pour laquelle elle n’a pas développé de science appliquée.

Il faut aussi noter la tentative menée par le président chinois Xi Jinping depuis en gros 2014 de réintroduire des éléments de taoïsme et de confucianisme. C’est une réaction semble-t-il à l’augmentation de la corruption. Bien sûr, ce système est aussi autoritaire et peut être brutal, il ne faut pas le perdre de vue.

Ce qui est intéressant, c’est que l’expérimentation pragmatique suppose une certaine audace, mais sous-tendue par la capacité à revenir en arrière si le besoin s’en fait sentir. Pas de cliquet ici, pas de blocage unidirectionnel, on est prêt éventuellement à se remettre en question.

Une pierre à la fois, et sois adaptable

Pendant ce temps, en Occident, il faut constater que les questions qui occupent la scène publique sont par comparaison futiles, ou au mieux assez secondaires. On peut parler de la loi Travail en France oui, mais on ne parle pas de l’évaluation comme quoi 30 à 40% des emplois pourraient disparaître d’ici à quinze ans du fait de l’automatisation – et il s’agirait alors plutôt des services, on parle d’automatisation des tâches cognitives davantage que de robots à proprement parler.

Prouver l’existence du risque d’extinction, encore une fois je renvoie aux scientifiques. Je parle dans le livre de deux à trois générations – cependant cela pourrait aussi être plus rapide. Le réchauffement devient de plus en plus évident, et pourtant les accords ne sont pas respectés – Kyoto dont la référence est 1990, et pourtant les émissions de CO2 ont augmenté de 60% depuis, la COP21 l’année dernière et l’on essaie de faire des produits dérivés sur la taxe carbone, c’est-à-dire en réalité à ne sauver notre monde que s’il est possible que ça rapporte !

Débat avec le public

Question – Votre livre m’a fait penser à « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité » écrit par Yuval Noah Harari qui propose aussi un panorama général de l’être humain. Qu’en pensez-vous ?

Paul Jorion – Je ne crois pas qu’il y ait contradiction, mais davantage complémentarité entre ces deux regards. La différence d’approche peut-être la plus importante est que j’essaie de faire un pas en arrière supplémentaire et de voir les choses de plus loin, afin de regarder d’un oeil neuf ce qui « va de soi », ce dont on ne parle pas au sujet de notre espèce car cela paraît trop évident.

Un auteur de science-fiction par exemple peut nous décrire des espèces extra-terrestres à la psyché fondamentalement différente, et c’est en fait pour nous donner à repenser et à voir comme de l’extérieur notre psyché à nous. C’est un peu ce regard extérieur que j’ai tenté d’obtenir.

Question – Voyez-vous émerger de nouvelles formes d’action ? D’autre part, quel rôle attribuez-vous à la connaissance – je pense à la propagande climatosceptique dont l’impact médiatique a été important et dont il reste probablement des traces

Paul Jorion – Deux directions seraient intéressantes. Non seulement les mouvements citoyens visant à répandre de nouveaux comportements individuels et une notion de frugalité – je pense que se limiter à cela serait très insuffisant – mais encore le niveau où les décisions sont prises, étatique et bien au-delà.

Pensez par exemple aux règles comptables, on néglige le plus souvent leur impact politique, il est pourtant profond. Pour commencer, le fait de désigner les salaires comme un coût, et les dividendes comme des bénéfices, plutôt que de voir les uns et les autres comme les parts respectives des salariés et des actionnaires, mène à chercher systématiquement à réduire les premiers – question d’efficacité, vous voyez ! – tandis que les seconds il faut les maximiser ils deviennent l’objectif en soi. Et pourtant parler des salaires comme coût et des dividendes comme bénéfices... n’est qu’une convention.

Ce genre de convention est produit par des organismes comme la FASB pour les Etats-Unis, l’IASB pour le reste du monde. Voilà un exemple d’endroit où les décisions sont prises, où il faudrait agir.

The International Accounting Standards Board - pour vivre heureux, vivons cachés

Question – Le risque d’extinction découle-t-il seulement du phénomène du réchauffement ?

Paul Jorion – La complexité est encore une question essentielle. Elle a des dimensions multiples.

A Fukushima par exemple, ce sont des modèles différents qui décrivaient la résistance mécanique du réacteur respectivement à un séisme et à un tsunami. Les deux n’ont pas été mis en rapport, le cas d’occurrence conjointe d’un tremblement de terre provoquant un tsunami a été négligé, et les conséquences ont suivi.

Pensez encore à la dépendance de toute ville moderne envers l’électricité, y compris même pour la distribution d’eau. La fin de l’approvisionnement électrique signifierait le besoin pour la population urbaine d’émigrer à la recherche d’eau.

D’une manière générale, ils sont nombreux les domaines où l’humain a perdu le contrôle, ainsi que les points de fragilité du système. Voyez les « flash crash », les krachs éclair en Bourse, en quelques secondes, sans intervention humaine, causés par des logiciels de trading automatique. 

Question – N’y a t il pas un risque de cercle vicieux, dans le sens où l’homme étant déclaré incapable de faire face à de tels problèmes, la décision humaine serait remplacée de plus en plus par une intelligence artificielle – menant à perte de contrôle encore aggravée ?

Paul Jorion – Les travaux en intelligence artificielle mettent souvent en jeu des réseaux de neurones simulés par ordinateur, et ces réseaux obtiennent des résultats. Voir AlphaGo de DeepMind, premier logiciel à battre un champion de go en 2015, quand l’année précédente on prédisait qu’il faudrait une décennie avant d’y parvenir.

Qu’il s’agisse des discussions sur des « munitions autonomes », comprendre des drones qui prendraient d’eux-mêmes l’initiative de faire feu – et demain décideraient tout seuls qui doit être préventivement éliminé pour terrorisme, peut-être ? – ou des liens intenses de la recherche en I.A. avec les armées, il y a plus d’une raison de s’inquiéter des perspectives de l’intelligence artificielle.

MAARS de Qinetiq - Il est là pour vous protéger

Question – Que pensez-vous du Transhumanisme ?

Paul Jorion – L’immortalité ou du moins une espérance de vie de mille ans donnerait-elle plus de responsabilité à notre espèce qui serait obligée de prendre en compte le long terme ? Ou serait-elle indifférente à l’environnement car adaptable à peu près à tout ?

Je soupçonne que la question restera académique. Les biologistes expriment des doutes sérieux, il semble y avoir une limite « dure » à la durée de vie humaine, le corps humain est un tout qui n’est pas fait pour durer indéfiniment et qui ne se modifie pas aussi facilement que cela.

Je crois bien davantage aux robots qu’aux cyborgs.

Question – Peut-on parler du remplacement des emplois comme d’un risque existentiel ? Et la finance, est-elle un risque existentiel ?

Paul Jorion – La question du machinisme était déjà posée par Ludd au XIXème siècle – qui y répondait en cassant les machines. La meilleure réponse est de chercher à partager le bénéfice de l’installation de la machine, afin que le travailleur qu’elle a mené à licencier en ait sa part. Un mécanisme de taxe sur la machinisation serait intéressant.

Il y a de meilleures solutions...

La finance peut poser un risque existentiel indirect si une crise amène à la disparition de toute possibilité de paiement, parce que les banques ne se prêtent plus ou disparaissent. L’impossibilité de se procurer le nécessaire finit par menacer la vie.

Question – Comment êtes-vous passé de l’anthropologie au monde de la finance ?

Paul Jorion – J’ai été invité à travailler dans la finance suite à mon activité dans le domaine de l’intelligence artificielle, non en tant qu’anthropologue – c’était aux débuts des algorithmes de trading boursier. Il y avait là un intérêt propre, mais encore je l’ai compris un intérêt proprement anthropologique. La méthode des anthropologues est en effet l’observation participative, et elle ne peut fonctionner pour un milieu qui se ferme de lui-même à l’observation – comme le milieu financier le plus souvent. C’était donc encore une occasion rare d’appliquer l’anthropologie là où elle ne peut l’être en général !

Question – Deux questions provocatrices : un effondrement économique n’aurait-il pas de bons côtés, d’une part en forçant à chercher des solutions, d’autre part en forçant à laisser dans le sol une grande partie des énergies fossiles devenues trop complexes à exploiter ? D’autre part, les tendances nationalistes et populistes n’auraient-elles pas aussi des avantages, en forçant à ramener les échelons de décision à des niveaux où ils sont contrôlables par une démocratie nationale classique ainsi qu’en permettant à l’humanité plusieurs expériences indépendantes, d’où amélioration des chances de produire des systèmes viables ? Ceci indépendamment des inconvénients indéniables par ailleurs.

Paul Jorion – Certaines espèces animales font varier leur densité en fonction du stress perçu, elles l’adaptent ainsi à la « capacité de charge » de leur environnement. On a pu aussi considérer que la guerre de 1914 était en quelque sorte nécessaire et qu’elle a permis d’éliminer des jeunes hommes qui étaient « en trop ». On pourrait donc envisager un rôle de la pression économique pour adapter la densité des humains. Il est possible de se rapporter par exemple aux travaux de Chayanov, sociologue de la ferme russe au début du XXème siècle.

Cependant, l’espèce humaine est une espèce colonisatrice, comme les rongeurs. En cas de pression trop forte, la réaction est d’aller plus loin et de coloniser ailleurs. Mais la colonisation spatiale est une voie bloquée dans l’état actuel de la technique.

"Interstellar" n'était qu'un film. Nous n'avons pas de planète de rechange

Nous n’avons donc pas d’alternative, nous devons tirer des conclusions de nos réflexions commencées dès l’Antiquité sur l’éthique, et agir dans ce sens. Nous entretuer ne serait pas une solution.

L’étude concrète, sociologique, des méthodes de fixation des prix mène à une image bien différente des théories comme quoi le prix est le simple résultat de la rencontre de l’offre et de la demande. En réalité, par des négociations et des concessions réciproques, les différents acteurs d’un système économique cherchent à maintenir dans la durée leurs relations, à s’assurer que tout le monde « puisse vivre » afin que l’activité puisse continuer. C’est ce tissu de bonnes volontés réciproques qui fait marcher la société, c’est ce genre de choses qui peut servir de base à des solutions.


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87 réactions à cet article    


  • Jo.Di Jo.Di 21 mai 09:14

     
    Bio-capitalisme allégé, comptabilité responsable de l’auge durable, climatik bien tempérée, pour sainteté humaniste de la pâtée capital dévote, plus scientifique plus épargnant la bio-monaitarisée, mais plus rémunérateur ... assurant la maintenance du nouveau fétichisme pieux de la marchandise, dorénavant convertie, sanctifiant la résignation du ramper dans l’auge.
     
    Bonobobo vert le ver p... du Capital
     

    « C’est que cette civilisation est structuralement la récupération de la production [...] Toute la consommation mondaine relève de l’animation machinale [...] Et cet asservissement prétend dénoncer le machinisme ! [...] Depuis Huxley jusqu’à l’écologisme ... Quelle imposture ! »
     
    Clouscard
     


    • Jo.Di Jo.Di 21 mai 10:09

       

      Marcel Gauchet, passé du coté obscur de la force, décrit gôôôchiste, la p... du Capital.
       
       
      « La greffe s’effectue sur fond d’internationalisme [p... NPA], lequel se recycle à merveille dans la cause européenne, puis dans le cosmopolitisme multiculturel [BHL-Bergé], en pleine affinité avec le climat de globalisation économique en train de s’installer. Le libertarisme [libéral-libertaire] fournit le moyen d’entrer dans le libéralisme en gardant sa bonne conscience [Kohn le tripoté]. » 

       
      « L’anti-racisme ainsi compris va être la pointe émergée d’un phénomène de mentalité beaucoup plus diffus, beaucoup plus large, où toute une série de valeurs libérales acquièrent une identité de gôôôche [...] Il fait être ouvert sur tous les plans [...] Le repoussoir par excellence, c’est la fermeture, aussi bien économique, que politique où migratoire. »
       

      Mais bon.... qui a 2 neurones sait que le petit facteur chez Drucker roule pour le Capital.
       
       

      Extraits de « Comprendre le malheur Boobalandais »

       


    • Vipère Vipère 21 mai 10:25

      @Jo.Di

      Des preuves ?


    • jaja jaja 21 mai 10:32

      @Jo.Di « Mais bon.... qui a 2 neurones sait que le petit facteur chez Drucker roule pour le Capital »
       
      Pour qui qui n’a que deux neurones comme Jo Di je veux bien le croire smiley


    • mmbbb 21 mai 11:20

      @Jo.Di pour completer votre propos. Ces libétariens ayant fait pression pour l’adoption du mariage pour tous, ne s’emeuvent pas de la gestation pour autrui. Paradoxe ils traitent de reac ceux qui n’adoptent pas leur these et oublie que le faciste avait opte pour cette solution .


    • Jo.Di Jo.Di 21 mai 12:53

      @Vipère Des preuves de quoi ? C’est un extrait de son bouquin, achetez le !
       
      Sinon c’est juste le prolongement final de ce que Locke (père du libéralisme) a appelé la liberté de « conscience » (art 1 de la loi de 1905) c.a.d un relativisme absolu et individuel de la « métaphysique » de l’individu, donc hors de la Cité. L’Etat n’est plus qu’une garantie de libre service, ouvert, sans impératif de devoir envers l’Etat ...
       
      Au final mon fantasme est une liberté de conscience
      ... (dommage Marx n’avait pas lu Sade ...il aurait compris le capitalisme de la séduction qui allait effacer la amish ; le prolétaire de son époque). Je veau, j’ai le droit de conscience à l’achat du gode bébé gpa. Alors plus je multiethnique, plus j’individualise les « consciences » et détruis la praxis commune. cqfd.
       
      « Le juridique [de la Nation] est à la fois personnalité de base de la Cité et conscience de classe. Il exprime une nécessité : celle de la subordination des praxis diverses dans le même cadre et dans le même projet national. La cité se soumet à un devoir-Etre, au coercitif et à l’obligation. Une éthique fixe le destin dans le collectif. »  ’La construction de l’individu’ Clouscard


    • Jo.Di Jo.Di 21 mai 12:56

       
      D’ailleurs il le dit comme Clouscard (en plus simple)
       
      « Toute idée de grandeur, d’intelligence, de dévouement au service de la Cité est remplacée par l’horizon du mélange général, de la diversité heureuse, du métissage universel. »


    • Jo.Di Jo.Di 21 mai 23:58

       
       
      Pas d’Europe pour les migrants diplômés. Ankara fait le tri
       
       
      Si ça c’est pas de la bonne importation de veautants pour la gôôôche du Capital ....
       
       
       
       


    • izarn 22 mai 14:54

      @Jo.Di
      La Cité, l’Etat, la Nation....
      Détruire la cité, le civis, la citoyenneté et donc la civilisation.
      Globalisation universelle égale barbarie, dans le terme sauvagerie d’ordre satanique.
      Ainsi la cité protége l’individu.
      Détruire la cité au nom de l’individu :
      L’arnaque, l’oxymore suprème, la sottise ultime dans laquelle on reconnait le Diable.


    • mmbbb 21 mai 10:19

      o  Je n’apprécie guère ce genre d’auteur certes intelligent mais ayant mange dans la bonne soupe moleculaire ( algorithmes de trading automatisés dont le but n’est que le mercantilisme en l’occurrence produire de l’argent virtuel découple de l’economie reelle Les acteurs de l’economie reel paient le le prix fort de cette financiarisation de cette economie qui ne repose plus sur aucun socle ) et viennent comme Sakharov qui avait mis au point la bombe la plus puissance, se confier dans un livre sur la fin de l’humanite alors qu ils en sont des vecteurs responsables. Quant au CO2, et hop une ineme argumentation sur ce CO2 je suppose que ce Monsieur a pris l’avion durant sa vie comme N Hulot qui vient nous les briser menus . Le danger est l’explosion demographique et la pollution perenne des eco systemes ( voir les particules de plastique qui se melent au plancton, voir a venir ces nouvelles technologies polluantes et demandant de plus en plus d elements rares tel l’electronique ) .Je suis comme Cousteau qui deja en avait ras le bol d’entendre ce catastrophisme  sur le CO2 alors qu il porta son argumentation sur la destruction accélérée des forets Il faut nourrir l’humanite a la mode occidental en sacrifiant les forets comme le fait le Bresil dont les exportation de soja sert a nourrir les betes en batterie ( cochon en particulier ).. C’est de la mondialisation comme le trading pratique par cet auteur ou désormais l’espace geographique national a été efface au profit de grands groupes de production Ces ecolos qui ne cessent de critiquer le systeme alors qu ils beneficent et usent des avancees technologiques Quant au machinisme, c est bien un propos d’intello.Je suis issu du peuple , j’ai vu les anciennes  generations travailler comme des betes de somme. Levis Strauss etait respectable cet eleve l’est moins. La fin de l’humanite je m’en tape , les chantres de cette neo morale ecologique ne sont pas des parangons de vertu ecologique. Ils ne cessent de denoncer ce qu ils ont eux mêmes produits  un peu facile

       


      • Alexis Toulet Alexis Toulet 22 mai 00:12

        @mmbbb

        Vous vous élevez contre ceux qui « ne cessent de critiquer le systeme alors qu ils beneficent et usent des avancees technologiques », mais nous profitons tous du « système » économique tel qu’il existe - même si c’est évidemment à des degrés divers.

        Cela n’interdit pas de s’interroger sur son avenir et ses conséquences. Surtout lorsque sa viabilité à moyen / long terme est pour le moins sujette à caution, que ce soit à cause de fragilités systémiques (la finance mondialisée), de la limitation des ressources naturelles, ou pire encore des diverses pollutions. Et vous avez parfaitement raison de dire que la pollution au CO2 n’est pas la seule, loin de là, hélas...

      • mmbbb 22 mai 11:28

        @Alexis Toulet 

        Je n’apprécie guère ces néo moralisateurs écologiste . Je me méfie de ces nouveaux prophètes, ce ces Savonarole vert je doute de leur engament . le cas d’ecole est N HULOT cet hedoniste bo bo qui veut imposer ses vues de l’esprit Je n’ai pas son bilan carbone il a bien profité de la vie mais il devrait se taire Il est intellectuellement malhonnête c’est insupportable comme tant d’autres. Le CO2, j’ai l’impression d être dans le roman ORWELL quoique vous fassiez vous avez la consommation de CO2 si vous mangez de la viande c’est pas bien si vous faites ceci cela c’est pas bien L’ordre moral vous le rappelle Une dictature molle des esprit J’ai regarde le reportage des dessous de la COP de Lewino du Point a Paris la plupart se comportent comme le quidam , ils jettent leurs megots, les poubelles de tri ne sont guère respectées etc Encore un gros efforts avant d’ etre des donneurs de lecons Nous avons encore le droit d avoir notre libre arbitre Quant à l’interrogation, vous avez le droit et il est legitime je vous ferai simplement remarquer que j’appartiens à une génération ( je suis déjà un vieux con flamboyant ) ou nous ne dépensions en equivalent pétrole peut etre le tiers de ce que les jeunes generations consomment. Je me plains pas j’ai aime cette vie rude quoique les esprits etaient fermes  Le sociéte de consommation est passee et notre mode de vie rurale jugée auparavant ringarde, attardée a ete balayee  Quant a l’ecologie, avant de theoriser sur tous et de claquer de la machoire en employant de grands mots ; j’appartiens encore a cette géneration ou nous apprenions le respect ,respect  de la nourriture le respect de l’environnement . Je n’ai jamais  jete mes détritus en montagne puisque je pratique ce sport Allez interroger tous ces sportifs ils sont ecolos mais ils laissent leurs merde derriere eux. Vous devriez commencer déjà a apprende la civilite si vous vouliez que des projets en commun puisse etre envisages Ces ecolos sont dans une sphere a part ils sont comme cet auteur issu d’une classe sociale favorisee ont pu avoir un parcours professionnel convenable et ont un cadre de vie correct a l’ecart des violences dites urbaines et de la mixite sociale imposee par l’elite C’est le nouveau credo de la bo bo sphère .J’habite pres de lyon je connais leur cadre de vie . Le peuple qui est désormais ecrase aspire a une meilleur  qualite de vie Je suis dans ce cas Ma préoccupation majeure est d’avoir plus d’argent et ce n’est pas une honte un péché que je devrais expié . Ces ecolos francais sont une honte , des  debris idelologiques et deservent la cause ecologique . Des charlots . Salutations d’un ecolo  qui le fut avant que ce mot comme bio soient employes a contresens et a des fins marketing.


      • izarn 22 mai 15:11

        @Alexis Toulet
        ...mais nous profitons tous du « système »

        Bien entendu ! Ca va pas non ? Et puis quoi encore, on va s’enfermer dans un monastère au Sahara, sans profiter des miettes de notre esclavage prolétarien ?
        Ils seraient trop contents !
        Mieux on les entube, mieux ça vaut !
        Entubons le systéme ! Entubons le système !
        Tous ensemble à la prochaine manif....
        En fait, c’est notre moyen de survie, alors....
        Les grosses boites payent pas leurs impots en France, mais à 4% dans les paradis fiscaux autorisés dans l’UE : La City, Luxembourg, Belgique, Malte, Chypre....Plein d’autres...
        Vous ne voulez pas payer d’impots, si vous n’etes pas salariés (Salarié, t’es mort, fait comme un rat, tu payes. Meme des fois ont te piques direct le fric sur ta paye.), c’est trés simple, allez voir votre banquier... Pas de problèmes en offshore. Non, le Panama est grillé, mais il en reste pas mal....
        Meme si le gros con d’entrepreneur fait faillite, il pourra se barrer avec la caisse, et vivre peinard aux Iles Vierges...
        Ce monde est un paradis pour les salopards.


      • Madame michu (---.---.108.13) 22 mai 15:17

        @izarn

        Tous profitent du systeme !

        Demandez aux precaires s’ ils se gavent...


      • Daniel Roux Daniel Roux 21 mai 11:44

        Paul Jorion ne m’inspire pas confiance. Essayez de le critiquer sur son blog, et votre critique ne paraîtra pas. On ne peut pas avoir confiance en un blogueur qui pratique la censure pour conforter son ego. Celui qui vient lire un blog doit pouvoir exprimer son opinion, à condition de respecter les formes.

        Il n’est pas le seul mais cet article lui est consacré.

        Il devrait éviter d’aller dans les émissions de télé. Il n’est pas bon à l’oral. Il bégaie, bafouille, dit n’importe quoi. Je ne lui jette pas la pierre pour cela, mais il devrait prendre conscience de ses limites. Il n’en serait que plus crédible.

        Quant aux idées développées dans son livre, si je m’en rapporte à l’entretien reporté ici, c’est pas très original, le réchauffement climatique, la robotique, l’intelligence artificielle, le chômage de masse, la surpopulation, la bêtise égoïste de nos dirigeants... Tout ça, on le connait par cœur.

        Cela fait un demi siècle que nous savons que nous allons dans le mur.


        • Etbendidon 21 mai 12:07

          @Daniel Roux
          Bonjour DR
          je ne vais pas sur le blog de ce monsieur par contre sur votre profil je lis : 190 articles acceptés pour ... 342 refusés !
          je ne sais plus comment on dit : il critique la paille du voisin mais il ne voit pas la poutre ....
           smiley
          Autrement cet article est plutot indigeste et je suis d’accord avec vous pas très original


        • mmbbb 21 mai 12:43

          @ Etbendion « voir la paille dans l oeil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien » abrégé de la parabole de l evangile de Luc



        • Daniel Roux Daniel Roux 21 mai 14:11

          @Etbendidon

          Est ce qu’un modérateur est un censeur ? 

          Voici comment ça marche. Si un article obtient un certain nombre de votes +, il est publié à condition de respecter la la charte. Nombre d’articles pour lesquels j’ai voté « NON » sont parus. L’inverse est vrai aussi.

          J’estime que la modération est indispensable au bon fonctionnement du site et au maintien de sa crédibilité. Je donne mon obole.

          Il en va tout autrement pour les commentaires. Supprimer un commentaire parce qu’il est critique, c’est le censurer. Le supprimer parce qu’il est injurieux, c’est une obligation car même la liberté d’expression à ses limites.


        • Yves Vermont 21 mai 21:20

          @Daniel Roux
          Je comprends et partage plutôt votre point de vue sur Paul Jorion. Je vais régulièrement sur son blog. Il m’a aidé au départ pour comprendre ce qui nous est arrivé en 2007 - 2008. Depuis, je n’apprends plus grand chose (d’un point de vue technique). J’avais senti qu’il ne fallait pas le fâcher sur son blog, j’ai respecté cette règle du jeu.

          J’étais présent lors de la réunion dont Alexis Toulet a fait le CR car je voulais le saluer. J’ai vu un homme fatigué, un peu las, mais très actif intellectuellement. Je me demande quel but il poursuit aujourd’hui. Il me parait avoir bien analysé la situation économique mais n’en tire pas de conclusions qui pourraient nous faire avancer.

          Aller dans le mur ! Oui, mais pourquoi selon vous ? J’ai ma petite idée sur la question, on pourrait s’en causer ?


        • Alexis Toulet Alexis Toulet 21 mai 23:55

          @Daniel Roux

          Vous dites « Cela fait un demi siècle que nous savons que nous allons dans le mur ». C’est peut-être un peu exagéré sur la durée, il y a un demi-siècle seuls des scientifiques et des ingénieurs visionnaires l’avaient compris tel Hyman Rickover, Mais sur le fond vous avez raison bien sûr, les menaces d’effondrement de la civilisation technique - ou « extinction » de l’espèce comme va jusqu’à dire Jorion - sont déjà apparentes depuis pas mal de temps.

          Or... pratiquement rien ne se passe. Rien d’efficace en tout cas. Pourquoi ?

          Le livre dont nous a parlé l’auteur est précisément une recherche autour de cette question. On partage ou pas ses réflexions et ses conclusions - pour ma part, je n’en partage qu’une partie - mais quoi qu’il en soit cette question « Mais qu’est-ce qui bloque ? » est effectivement essentielle et le livre de Jorion a l’intérêt de commencer à l’étudier.

          Ce qui est urgent. Si l’on veut changer quelque chose à ce blocage, il serait souhaitable de le comprendre.


        • Daniel Roux Daniel Roux 22 mai 10:34

          @Yves Vermont et Alexis Toulet

          Bonjour,

          Ma réponse à vos commentaires, un peu longue, ne peut être qu’incomplète tant le sujet est vaste et complexe. Vous le comprendrez, je pense.

          Il y a un peu plus de 50 ans, René Dumont, un français, avait tiré la sonnette d’alarme avec son ouvrage « L’Afrique noire est mal partie » (1962).

          La nature de l’homme est inscrite dans son histoire en tant qu’espèce. Pendant des millions d’années, il a été une proie. La peur est inscrite dans son patrimoine génétique en même temps que sa formidable aptitude à survivre et à s’adapter aux environnements difficiles.

          Ces atouts pour la survie de l’espèce sont devenus des armes de destructions massives alors que nous allons vers les 10 milliards puis 15 milliards d’humains en 2100.

          Notre intelligence nous permet de connaître les menaces et leurs probables évolutions mais, la peur nous conduit à une agressivité et à une méfiance qui empêche toute entente entre les nations.

          Les USA se conduisent avec une irresponsabilité consternante en mettant la planète à feu et à sang afin de dominer le monde, tout simplement. Soyons persuadé que la Chine et la Russie, dans la même situation de surpuissance ferait exactement la même chose. D’ailleurs, elles le font déjà, dans leur sphère d’influence.

          Il ne s’agit donc pas d’une question de culture, mais de nature profonde de l’homme.

          Notre agressivité naturelle, nous rend incapable de restreindre notre expansion en tant qu’espèce. C’est ce qui me fait dire que nous allons droit dans le mur.

          Existe t-il une solution ?

          Si l’on en juge par les mesures prise par les deux premiers émetteurs mondiaux de CO2, les US et la Chine, quoiqu’on pense de l’influence de ce gaz dans le réchauffement climatique, nous pouvons être pessimistes. Les émissions de CO2 continuent d’augmenter, chacune de 2 nations espérant un affaiblissement de son adversaire ou craignant le sien.

          Le premier problème a résoudre devrait être la surpopulation de la planète. C’est un problème qui n’est même pas d’actualité. Nous sommes 7 milliards dont 1/3 survit au jour le jour, 1/3 vivote et 1/3 se goberge en toute bonne conscience. Qu’en sera t-il lorsque nous serons 15 milliards en 2100 ?

          Nous sommes déjà submergé par, les déchets de toutes provenances et les produits chimiques nécessaires à l’agriculture intensive et à nos soins corporels. Il faut ajouter à cela la surexploitation des mers ainsi que la baisse constante des surfaces de terres agricole et de la bio diversité.

          Le problème n’est pas de trouver des solutions, nous en serions capables, le problème la volonté de les appliquer, de répartir équitablement les efforts et de faire accepter à la fois les contrôles réciproques et les corrections impératives.

          La folie du pouvoir entraîne la paranoïa des dirigeants, qui conduit à l’agressivité des forts et la méfiance des faibles.

          Nous n’avons pas de planète de rechange. Les exoplanètes dont on nous rabat les oreilles sont inaccessibles.

          Ma conviction est que nous n’en sortiront pas volontairement.

          Reste le hasard et la nécessité, l’évolution ordinaire des espèces. Celles qui ne s’adaptent pas, disparaissent.


        • Onthecorner 22 mai 13:07

          @Alexis Toulet
          C’est peut-être un peu exagéré sur la durée, il y a un demi-siècle seuls des scientifiques et des ingénieurs visionnaires l’avaient compris tel Hyman Rickover

          Ou bien sous-exagéré. Malthus avait déjà tiré la sonnette d’alarme et c’était au 18e. La question se posait déjà à cette époque et même dés l’Antiquité et les premières civilisations. 
          Il ne s’agit pas de défendre le mathusianisme, la décroissance et autre alter-ismes mais de considérer que la piste de la solution de l’auteur est elle-même problématique puisque basée sur l’échange. Or en réalité, la réalité humaine, est que certains n’ont rien à échanger. Ni force de travail, ni savoir. Et pourtant doit-on les laisser au bord de la route (ce que nous faisons, en saupoudrant un peu de charité pour que ce soit un peu plus acceptable). 
          Peut-être que la question du « Qu’est qui bloque » le changement indispensable n’est pas centrale puisqu’on connait la réponse (la cupidité, la volonté de domination, l’égocentrisme ... une psychanalyse de l’humanité est-elle vraiment nécessaire ?) et celle de « comment faire ? », elle, fondamentale. 

        • izarn 22 mai 15:32

          @Yves Vermont
          D’avoir compris la situation économique, je n’en suis pas sur. Un homme qui refuse la production de monnaie par les banques, et non pas seulement de la banque centrale, ce qui est une contre vérité effarante. Puisque le but d’une banque centrale n’est pas de produire de la monnaie, mais de l’authentifier. Blanchir si on veut. C’est la manière exacte de ce que fait la BCE avec ces LTRO et donc « sa planche à billet ».
          Ce qui était déja le cas au Moyen-Age. Le sceau du roi, de l’évéque, ou du comte servait à authentifier comme honnète le poids d’or de la monnaie. C’est une stratégie de confiance.
          Cela n’a pas changé. Ce qui produit l’or, la base de la monnaie, ce sont les marchands, les banques, le crédit...
          Comment a-t-il pu comprendre la crise, la bulle de 2008 sur ces bases ?
          N’a-t-il pas vu qu’il s’agit d’une production de monnaie ex-nihilo, vide de richesse réelle ?
          Incompréhensible...
          Il suffit d’observer le CAC40, puis le BDI pour comprendre que cette monnaie produite ne repose sur rien, et certainement pas sur les économies des gens...
          Cela vient de la planche à billet de la BCE, qui fait dans l’escroquerie pure, contraire aux lois d’une banque centrale honnete et respectable.
          Les banques centrales ont décidé de fabriquer du vent, pour éviter la faillite des capitalistes.
          Cet argent ne vient pas de l’économie réelle à bout de souffle.
          Meme la rentabilité supposée des multinationales provient de leur capital financier artificiel.
          Si la bourse croule, elles seraient obligées de déclarer leurs pertes.
          Nous vivons un mensonge, le mensonge de la planche à billet, qui ponds de l’or pour les anes.


        • Madame michu (---.---.108.13) 22 mai 15:43

          @izarn

          Le systeme s’ ecroulerait en un instant sans la planche a billets.

          L’economie est en inflation, ce qui n’est pas proclame sur les toits.

          Of course, les chiffres de la croissance sont truques...

          Ue exige 3%, le gouvernement declare 1% de croissance, sauf que sans planche a billets on serait en faillite.

          Plus personne ne toucherait de chomage, retraite et touti quanti.


        • gimo 22 mai 16:37

          @izarn

          bien  vu  
           Créer, non posséder ; oeuvrer, non retenir ; accroître, non dominer.

          cette societe de merde ou le socle est la duperie 
           et ou le superficiel est de mis au lieu de l’essenciel
          Nietzsche lis vivront dans une societe de dupe   des un et des autre

        • L'enfoiré L’enfoiré 23 mai 20:16

          @Alexis Toulet
          Souhaitable de le comprendre ?

          J’ignore ce que vous souhaitez comprendre.
          Je vous pose une autre question : s’il n’y avait pas eu de problème des subprimes en 2007 et pas de crise, et pas été viré de la banque dans laquelle il était trader où serait il aujourd’hui en France ou en encore Californie ?
          Je vous informe que les Usa ne sont pas aussi généreuses dans montants de débits et de rupture de contrat.
          Une semaine par année de service.
          Si vous avez dix ans de service cela fait moins de trois mois de dédit 

        • joletaxi 21 mai 13:50

          J’ai zappé assez vite, quand l’auteur nous ressert les 2°

          avant d’avancer ce genre d’arguments, il serait peut-être indispensable d’un peu se renseigner sur le sujet non ?
          l’auteur a-t-i entendu parler de pause ?
          l’auteur n’a-t-i pas été interpellé par l’emploi continuel du conditionnel dans tous les rapports du GIEC
          likely, very likely, very very likely,la nov sciences comme l’aime Mme Michu


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 mai 15:03

            @L’AUTEUR


            «  »...Paul Jorion, anthropologue, sociologue et chercheur en Intelligence Artificielle,...«  »

            Dès que je lis cette expression « Intelligence Artificielle », je me méfie. L’auteur que vous citez a certainement l’esprit pollué par les gadgets de science fiction ! L’échec humain global d’aujourd’hui a été expliqué par Herbert MARCUSE, LE DERNIER ET GRAND PENSEUR ALLEMAND ! 

            A vous qui êtes « ingénieur et analyste des systèmes », je dis que moi-même je suis un chercheur dans le domaine exclusivement  « terrestre et naturel » et j’utilise mes propres ressources : 

            Lois d’Organisation Générales pour l’Investigation et le Contrôle des Incertitudes et Evaluations Logiques des Systèmes. 

            Mais ces « Logiciels » sont écrits dans le langage humain et même qu’ils sont primitivement Africain, ils me permettent de résoudre n’importe quelle énigme pour peu qu’elle soit « naturelle », je n’aime pas trop les artifices et l’artificiel !!!

            Il est clair que pour moi un anthropologue, un sociologue, un historien, un linguiste et ... simplement d’une façon générale, un homme de science qui se respecte et respecte les mécanismes de la vie, DOIT CRACHER SUR LES ROBOTS !

            PS : Cet auteur dont vous rapportez les bal bla est de même nature anxieuse que les intellectuels et scientifiques français des années cinquante du siècle dernier qui avaient prévu en utilisant les principe de leur « science maudite », « 50 millions d’habitants en Algérie pour le début des années 2000 », On en est encore loin aujourd’hui ...

            Cherchez bien l’origine de cette expression « La science maudite » !


            • lsga lsga 21 mai 15:09

              @Mohammed MADJOUR

              Commence donc par éteindre ton ordinateur et fermer ta connexion internet.


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 mai 15:28

              @lsga

              Pourquoi vous me tutoyez ... Gardons-nous ensemble les vaches dans les prairies du Web ? 

              Et si j’utilise le PC pour dire tout le mal qu’a généré la science du « 1 » et du « 0 », vous vous sentez offensé ?

            • lsga lsga 21 mai 15:31

              @Mohammed MADJOUR Le vouvoiement est une preuve de respect.


            • Osis Oxi gene. 21 mai 19:50

              @lsga
              "Mohammed MADJOUR Le vouvoiement est une preuve de respect."

              Tu as raison.


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 mai 21:20

              @lsga

              Bien reçu ! C’est dire que je ne me suis jamais trompé de jugement....

            • lsga lsga 21 mai 21:32

              @Mohammed MADJOUR
              je n’aime pas les réacs, c’est bien connu. 


            • Alexis Toulet Alexis Toulet 22 mai 00:04

              @Mohammed MADJOUR

              La méfiance envers les robots et l’intelligence artificielle peut parfaitement être défendue. Si vous vous en méfiez, il est d’autant plus important de comprendre ce qui se passe dans ce domaine, où les progrès sont rapides et leurs conséquences sur l’ensemble de la société pourraient être majeures.

              Concernant l’anxiété et la science, je dirais que les résultats de la science pointent des risques très graves pour l’humanité à échéance de quelques décennies tout au plus. On a le droit de penser que la science est « maudite », elle est quoi qu’il en soit un thermomètre et un indicateur. Casser le thermomètre parce qu’il peut causer de l’anxiété ne me semblerait pas une bonne idée.

            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 mai 16:30

              @Alexis Toulet

              @Alexis Toulet

              Moi je n’ai pas dit que la science était maudite. Je vous ai invité à chercher l’origine de cette expression. Elle est française, elle est coloniale, elle est l’invention des intellectuels français qui cherchaient dans les années clinquante du siècle dernier la solution à la « Question algérienne » et ... Finalement ils avaient compliqué les choses !!! 

              Cherchez bien vous trouverez... 

            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 mai 16:39

              @lsga

              Et moi je n’aime pas les soumis et les béni-oui-oui... Je n y peux rein !!! 

            • L'enfoiré L’enfoiré 23 mai 18:48

              @Alexis Toulet,


               Vous êtes ingénieur.
               

            • L'enfoiré L’enfoiré 23 mai 18:59

              @Mohammed MADJOUR,


               La science fiction ? Laissez-moi sourire ou même rire.
               Vous y êtes dedans avec les deux jambes jusqu’au genoux.
               C’est un très vieux informaticien qui a tout connu depuis les débuts du numérique qui vous le dit.
               N’allez pas chercher des vieux de la vieille pour vous sécuriser.
               Depuis que j’ai écrit cet article « Quand la pensée humaine s’intègre dans la machine », il n’y a plus aucun doute à avoir.
               La science n’a rien de maudit. 
               Elle existe comme parallèle à la religion.
               Cracher sur les robots ?
               Mais ils s’en foutent complètement les robots.
               Vous les pousser pour les renverser, ils se relèvent sans déplaisir.
               L’IA, vous ne savez absolument pas, jusqu’où il est capable de mener les androïdes, humanoïdes.
               Cela n’a plus rien à voir avec les robots dans les usines de voitures qui agissent comme des automates en répétitif..
               L’IA va beaucoup plus loin.
               Cet intelligence-là s’instruit en même temps qu’elle agit. 
               Si vous n’avez pas compris cela, c’est que vous n’avez pas vu « Nearly human »

            • julius 1ER 21 mai 15:09

               Certaines espèces animales font varier leur densité en fonction du stress perçu, elles l’adaptent ainsi à la « capacité de charge » de leur environnement. On a pu aussi considérer que la guerre de 1914 était en quelque sorte nécessaire et qu’elle a permis d’éliminer des jeunes hommes qui étaient « en trop ».


              @l’auteur,

              refaire l’histoire 100 ans après quoi de plus facile !!!!!
              mais il n’en reste pas moins vrai que même si cette guerre avait été planifiée ce ne sont pas pour les raisons invoquées (la surpopulation )
              mais bien pour des raisons politiques (la peur de la bourgeoisie de voir la classe ouvrière prendre le pouvoir) !!!!


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