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Accueil du site > Actualités > Environnement > Kokopelli exclue des jardins du roi soleil

Kokopelli exclue des jardins du roi soleil

L’information se trouve dans le midi libre de ce jour l’association kokopelli dont la vocation est la conservation des graines (semences) de plantes anciennes, ne verra plus ses graines dans les jardins du roi Soleil, jardins entretenus par le célèbre Jardinier Alain Baraton, auteur en 2007 d’un livre sur ce magnifique parc.

La décision provient du ministère de l’Agriculture, privant Kokopelli d’une tribune par la voix d’Alain Baraton sur France Inter qui visiblement utilise ses semences.

Fait d’autant plus étonnant qu’un communiqué de presse du ministère de l’agriculture déclare qu’il soutient les variétés anciennes menacées d’érosion génétique...

Il est vrai que l’association agace tout particulièrement le ministère de l’agriculture, le GNIS et les professionnels de la semence qui ont poursuivi l’association parce qu’elle commercialise des semences qui ne sont pas inscrites au répertoire des semences.

Le GNIS qui m’a adressé il y a un an un courrier suite à l’article publié le 4 janvier 2007 sur agoravox, explique que l’association est hors-la-loi puiqu’elle ne déclare pas et n’enregistre pas les semences qu’elle comercialise à titre de conservation. Le procès fut évidemment perdu, la secrétaire d’état du ministre de l’environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, suit paraît-il le dossier. Subtilité du droit français, pour éxécuter un jugement il faut en demander l’éxécution au tribunal et pour le moment aucune demande de ce type n’est faite, épargant ainsi à l’association Kokopelli une amende de 17000 €.

Kokopelli défend une autre ligne, la ligne "européenne" qui considère que les semences anciennes n’ont pas à être inscrites au répertoire des professionnels de la semence.

Deux enjeux sont sous-jacents.
Le premier est dans le maintien, la conservation de la biodiversité qui doit permettre à tous d’acheter et de planter des graines de plantes "traditionnelles" pour son plaisir mais aussi dans un souci de conservation. Dans ce cas il est indispensable de répertorier ces semences dans un objectif clair de connaissance.
Le deuxième réside dans la volonté de maîtrîser un risque sanitaire et surtout d’organiser un marché. C’est l’objectif principal du GNIS, qui organise les marchés pour assurer les approvisionnements en semence, etc. On le voit, le risque est manifeste qu’une association qui pense et agit différemment soit très vite ostracisée par un système "industriel".

Le grand perdant c’est la liberté, si plus personne n’a la liberté de commercialiser des semences anciennes sous prétetxte de prévenir tout risque sanitaire, il est évident que l’on touche là sans pour autant tomber dans le simplisme dans une aberration du système.

Comment conclure ?
Tout d’abord peut-être en rappelant que l’on ne peut que regretter la décision du ministère de l’agriculture. Pouvoir admirer et faire découvrir des plants anciens poussant dans le fabuleux parc de Versailles devrait être un projet pédagogique majeur pour sensibiliser les visiteurs à cette biodiversité menacée.
Ensuite l’agriculture doit évoluer. Entre productivisme à outrance permettant de faire de la France le grenier de l’Europe, mais dont les conséquences écologiques sont désastreuses par l’usage massif de pesticides et la petite production de fruits et légumes "bio" immangeable, il y a de la place pour toute une série d’exploitations, de regroupements pour permettre de mieux exploiter la terre menacée d’érosion, de mort, tout comme le sont nos fleuves à cause du PCB.
Enfin c’est tous les jours qu’il faut agir petit à petit dans ses comportements pour réussir en tant que consom’acteur à faire changer les habitudes des industriels, des commerçants et des politiques...


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36 réactions à cet article    


  • brieli67 15 janvier 2009 10:50

    http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article296

    Quelle idée de se DEMETERISER ! Cultiver avec la lune planter des cornes de boeuf dans le sol, faire du purin d’orties la panacée du petit et du grand jardinier.
    Arrêtez ces fadaises regardez du côté du Princes Charles avec son immense propriété vouée au bio/organics !

    Alors que tel sera l’avenir proche plus sûr plus rationnel plus bio sans produits 
    http://en.wikipedia.org/wiki/H...
    http://en.wikipedia.org/wiki/A...
    http://en.wikipedia.org/wiki/P...


    http://www.ohfarms.com.sg/
    Notre Carrefour a des automates de conception israelienne qui produisent 5oo salades par jour
    pour les champignons c’est plus dans les carrières avec du fumier de cheval
    http://www.gourmetmushroomsinc...

    et bientôt les LED pour la photosynthèse qui permettront de réduire à peu de frais la nuit tropicale et augmenter la photosynthèse
    http://www.greenpinelane.com/


    Dans l’alimentaire ce sera la Grande Distribution qui décidera donc nous les consommateurs
    et non la recherche bio/OGM et non les semenciers....


    Il y a comme une politique de rétention technologique, peur de détruire le monde des paysans, les jetter sur la route, libérer plein d’espace et pour le politique "inventer" un nouveau Monde. 

    Bes bald on nix for Ungüd


    TIENS ça vous dirait de planter du houblon "organic" -bio 
    http://attra.ncat.org/attra-pub/hop.html


    http://attra.ncat.org/attra-pub/altseed_search.php
    http://attra.ncat.org/attra-pub/seed_variety.html


    Les USA ce n’est pas que Monsanto 

    voir cette troika
    http://attra.ncat.org/troika.html
     


    • sisyphe sisyphe 15 janvier 2009 12:16

      Soutien à 1000% à Kokopelli, et honte à AVox pour le bandeau pub !
      Y a t-il un pilote dans l’avox ? 


    • Barbaring 15 janvier 2009 16:18

      Les pub sont des pub google donc elle analyse le contenu des pages pour mettre une pub en relation avec le contenu.
      Ex : si le mot clef JARDIN est utiliser plusieurs fois on obtiendras des pub dont les clients de google Adwords ont signalé se mot clef pour leurs pub.

      Donc je voit pas pourquoi sa gene des pub pour des concurents car au contraire il suffit de cliké dessus pour faire perdre de la thune à ceux ci. Surtout que pour certain mots clef sa peut couté jusqu’a 6$ le clic.

      Bien sur cliquer dessus 15 fois sert a rien car google retient qui clic.


    • alberto alberto 15 janvier 2009 11:02

      Bonjour et félicitation pour votre article

      Ce qui fait un peu tache, c’est la pub "Baumaux" en bandeau au-dessus de l’article !

      Pour rappel, le grainetier Baumaux fait parti de ceux qui veulent la peau de Kokopelli

      A quand une pub Monsanto sur AV ?

      Bien à vous.





      • masuyer masuyer 15 janvier 2009 11:19

        Alberto,

        ´c’est vrai que c’est du plus haut comique.

        La rédaction d’Avox,

        vous chiez un peu dans la colle là,non ?


      • alberto alberto 15 janvier 2009 11:52

        A Masuyer : c’est du comique qui nous fait rire jaune !

        Voilà ce que je peux dire publiquement : appréciant ce blog et y participant, il y a quelques jours j’ai ,approché la fondation AgoraVox afin de connaître le lien qui me permettrais de faire un (petit) don.

        Il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête, mais pauvreté n’exclue pas générosité.

        Je dois avouer que la proximité d’annonceurs tels que le Crédit Solidaire me va assez bien, mais Bumaux, non !

        Alors une petite charte éthique sur la question de la part d’AV serait la bienvenue...

        Bien à vous.


      • bulu 15 janvier 2009 11:52

        firefox + extension adblock (tout est gratuit) pour surfer sans pub


      • pépé 15 janvier 2009 18:21

        C’est curieux : je ne vois pas de bandeau ! A moins que mon adblock le bloque. Ouai, ça doit être ça.


      • leon 16 janvier 2009 09:27

        pourquoi ne pas faire un article sur les semenciers qui font pression sur l’etat ?
        le pognon le pognon le pouvoir.


      • colza 15 janvier 2009 11:19

        Petite production de fruits et légumes "bio" immangeable ???
        Avez-vous déjà mangé du bio ? C’est peut être parce que vous avez perdu le goût des vrais légumes que vous les trouvez immangeables.


        • Luciole Luciole 15 janvier 2009 14:08

          Moi aussi j’adore les fruirs et légumes bio.
          Avant de manger des gariguettes bio, je n’ai jamais su quel goût avait réellement les fraises !


        • TSS 15 janvier 2009 11:55

          je fais mon jardin moi même,je fais mon purin d’ortie,je ne traite pas mes fruitiers avec des produits

          chimiques,j’utilise des graines" BIO" !!

          à remarquer que le meilleur desherbant c’est l’eau bouillante !!

          et de plus j’em...de l’agroalimentaire... !!


          • zelectron zelectron 15 janvier 2009 12:05

            relevé dans les commentaires de :
            http://www.midilibre.com/articles/2009/01/13/20090113-GRAND-SUD-Kokopelli-exclu-du-Potager-du-Roi-a-Versailles.php5

            13/01/2009 à 11h18 | internote 
            L’attitude générale de Kokopelli, et de ses dirigeants est un refus radical de tout ce qui peut ressembler à une réglementation des semences. Or, depuis la création en 1932, à la demande des agriculteurs du catalogue français, la loi interdit de commercialiser les variétés non inscrites a ce catalogue. Celui-ci répertorie les variétés, ce qui permet d’éviter que des variétés différentes soient vendues sous le même nom, ou qu’une même variété ait des appellations différentes. Les acheteurs de semences sont ainsi protégés d’une mauvaises surprise lors de la récolte. La loi oblige que les variétés soient inscrites avant toutes commercialisation. Pour être inscrite par le ministère de l’agriculture, la nouvelle variété doit satisfaire un certain nombre d’épreuves, et prouver qu’elle est distincte des variétés existantes. Les variétés agricoles doivent en plus apporter un progrès agronomique et/ou technologique. Le Grenelle de l’environnement a confirmé cette nécessité. Pour transgresser cette réglementation, Kokopelli évoque un pseudo service publique de conservation de la biodiversité de plus de 1.200 variété anciennes. Par comparaison dans ce même registre la société semencière Vilmorin possède plus de 3.000 variétés uniquement en haricots. Pourtant cette conservation des variétés anciennes est une grande préoccupation des entreprises de semences, et la réglementation françaises l’encourage. Une liste particulière du catalogue a été spécialement créée à cet effet en France en 1997, sous l’impulsion des professionnels des semences et des associations de conservation, qui permet d’inscrire ces variétés et de les vendre aux amateurs. Les critères d’inscription sur cette liste sont plus souples que ceux exigés pour les nouvelles variétés mises sur le marché par les professionnels. Par ailleurs l’inscription est gratuite, car son coût est totalement pris en charge par les organismes officiels, et donc à la portée de tout petite structure désireuses de conserver ces précieuses variétés il serait donc facile a Kokopelli de poursuivre son activité en se conformant à cette règle. Les variétés anciennes sont ainsi conservées et vendues par des entreprises et artisans semenciers qui respectent les règles et donc les consommateurs, en garantissant la qualité des semences à l’identique des variétés annoncées. Le 16 Avril 2008, le projet de directive européenne permettant la commercialisation, dans les conditions facilitées, des variétés d’espèces agricoles adaptées à des conditions locales, et menacée d’érosion génétique a été adopté par le Comité Permanent des Semences. Ce texte ne permettra pas de toute façon de vendre, comme le fait Kokopelli, des variétés américaines non inscrites, nullement menacées d’érosion génétique, ni des variétés bénéficiant d’une appellation AOC comme le haricot tarbais propriété de la coopérative du même nom. Alors que Monsieur Guillet cesse de se poser en victime. La direction de la concurrence à constaté 3.645 infractions chez Kokopelli, il se doit d’assumer.


            • geko 15 janvier 2009 12:45
              "Au fil des ans, un arsenal juridique a été mis en place pour obliger les agriculteurs à utiliser des semences répondant aux critères de " stabilité " qualitative et quantitative " qu’impose l’industrie agroalimentaire.

              Mais des semences qui, pour effectivement être stables quelque soit la zone de production nécessitent l’utilisation massive de pesticides, d’irrigation et d’énergies fossiles (engrais, mécanisation).
              La course à l’autosuffisance alimentaire, une standardisation et une industrialisation des processus de transformation de ces matières premières ont exclu les semences ancestrales que les paysans utilisaient et qui, sur leur terroir, étaient les plus adaptées.
              La disparition des productions agricoles de ces semences s’est accompagnée de nouvelles contraintes législatives réduisant le recours à des variétés non inscrites au Catalogue Officiel.
              De l’autre coté, Les Certificats d’Obtention Végétale (COV) assurent un monopole de commercialisation pour une période donnée à l’obtenteur de la nouvelle variété qui répond aux critères du catalogue officiel.

              Cernés, les paysans n’ont alors d’autre alternative que d’acheter leur semence et les pesticides aux multinationales qui maîtrisent bien souvent les deux secteurs à la fois. Et pour assurer leur fortune, ce sont les hybrides F1 qui s’imposent par leur vigueur, mais obligent par leur caractère stérile et dégénérant aux agriculteurs de racheter des semences chaque année.

              (Les hybrides F1 sont le produit de la première génération d’un croisement entre deux variétés. Les générations suivantes (F2, F3...) perdent par dillution les gènes que la première génération exprime.)"

              "
              De nombreuses variétés sélectionnées à la ferme pourraient être inscrites au Catalogue Officiel. Mais les obstacles à franchir sont pléthore.
              Le premier est financier. L’inscription à un coût, de 250 à plusieurs milliers d’euros, qu’il va falloir ensuite rentabiliser sur l’exploitation.
              Ensuite, pour être inscrite, une variété doit montrer une stabilité morphologique dans le temps et l’espace. En d’autres termes, la variété doit garder les mêmes caractéristiques morphologiques quelques soient le terroir et les données météorologiques, année après année.
              Or, c’est justement la variabilité qui donne à ces variétés tout l’intérêt de leur adaptabilité.
              "

              sciences et nature


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 janvier 2009 12:07

              " Le deuxième réside dans la volonté de maîtrîser un risque sanitaire et surtout d’organiser un marché. C’est l’objectif principal du GNIS, " formidable, Yann,

              Nous avons voté pour le changement. Ainsi, nos législateurs accusent les risques sanitaires supposés par l’absence d’études sur les plantes anciennes, et légalisent les ogm au regard d’études produites par monsanto.

              C’est à dire que le " principe de précaution " servant à mettre en doute les plants anciens, ne s’applique pas aux ogm. Cela sous-entend donc immanquablement que la " loi du marché " est devenue maitresse en matière de législation en complet désaccord avec la population contribuable.

              Ces mêmes législateurs, soutiens actifs et puissants de la filière gastronomique, qui utilise et pratique pleinement l’usage et la diversité alimentaire de haute gamme, sont en train tout bonnement de privatiser la nature, et ceci au détriment du peuple qu’il soumet au " marché maquedo ".

              La loi du marché ne s’impose pas auprès de ceux qui sont en dessous, car il ne se nourrissent que leur propre production locale, ni ceux qui sont au dessus...puisqu’il la prodigue pour ceux qui sont dedans et prisonniers de celle-ci...

              les législateurs, comme les architectes qui n’habitent pas les maison qu’ils dess(t)inent, déclarent nos vieilles valeurs illégales. Nous pourront bientôt être emprisonnés pour avoir cultivé une plante naturelle...


              • Internaute Internaute 15 janvier 2009 12:30

                Cocopelli, du vrai bio ? cela reste encore à voir. Ils sont en procès avec Baumaux et c’est amusant d’avoir la pub de Baumaux avec cet article.


                • geko 15 janvier 2009 12:31

                  Merci pour cet article !

                  On peut en conclure que cette opération participe du grenelle des gredins ! Il n’est plus à démontrer que le ministère de l’agriculture suit la voix de ses maîtres lobbyistes !
                  En effet quelle idée démente d’aller prétendre que les graines appartiennent à tous et qu’il faut préserver ce patrimoine ! Kokopelli reconnue d’utilité publique pourrait passer au statu de révolutionnaire quand on sait que Monsento brevète la nature à tours de bras !

                  Sur France Inter le 8 février 2008 Nathalie Kosciusko Morizet

                  "L’association Kokopelli (...) protège notamment les semences anciennes. On y trouve des semences qui n’ont plus véritablement de sens commercial, qui en tout cas, ne sont plus représentées dans le commerce. Elle a un rôle de préservation de la biodiversité et de préservation du patrimoine. Parce que vous savez, les semences perdent leur capacité germinative au bout de quelques années. Il ne suffit pas qu’elles existent quelque part. Il faut pouvoir les reproduire, il faut pouvoir les protéger."

                  "L’association Kokopelli (...) a été condamnée par la justice parce que le droit français a une architecture en matière de semences dans laquelle elle s’insère mal."

                  "J’ai eu l’occasion de le dire dans l’hémicycle dans la nuit de mardi à mercredi. On est intervenu sur ce sujet avec Jean-Louis Borloo (ministre de l’Environnement, du Développement et de l’Aménagement Durables, ndlr.). La décision qui a été prise pose problème. Non pas en tant que telle, on n’a pas à commenter une décision de droit, mais parce qu’elle nous renvoie à une imperfection du droit."

                  "On étudie actuellement la possibilité, d’une part pour l’Etat de se dédire des sommes qui doivent lui être versées du fait de la condamnation de Kokopelli. Et d’autre part, de modifier la loi de telle sorte qu’il y ait une annexe au catalogue des semences pour les variétés anciennes qui permette de résoudre le problème. On a envisagé de le faire dans la loi OGM qui est actuellement discutée au Sénat. Ce n’est pas possible pour des raisons juridiques, donc on pourrait le faire dans la loi Grenelle de l’environnement qui sera présentée ce printemps."

                  Qu’en est-il aujourd’hui ?


                  Le roi Soleil on s’en cogne si kokopelli s’invite en même temps chez de nombreux jardiniers ! Le prestige n’est pas toujours là où on le pense !

                  Kokopelli dérange pour des histoires de pognon parceque le "marché du jardinage" est en pleine explosion et qu’il y a de la maille à se faire ! Il faut préciser par ailleurs qu’une grande partie de la pollution des eaux provient des potagers privés !

                  Je remercie Kokopelli de me faire découvrir une grande variétés de légumes, de me faire comprendre que la reproduction des plantes et la conservation des graînes nécessite de la méthode ! Je ne suis pas un intégriste du bio mais plutôt de l’agriculture raisonnée !


                  • alberto alberto 15 janvier 2009 13:21

                    Geko : je suis à peu près d’accord avec toi.

                    Sauf :" une grande partie de la pollution provient des potagers privés". D’abord je ne connais pas de potagers publics, ensuite même si la manipulation des produits phytosanitaires par des particuliers peut quelquefois être excessive, les quantités de produits utilisés par ces particuliers est sans commune mesure avec celles répandues par les industriels de l’agriculture.

                    Un dernier point : un particulier qui bricole dans son jardin peut sans doute se référer à l’agriculture dite raisonnée, mais la charte de cette agriculture raisonnée est suffisemment floue pour permettre beaucoup d’excès à un professionnel.

                    Bien à toi.


                  • geko 15 janvier 2009 14:17

                    Bonjour Alberto

                    Si la culture vivrière d’un potager est destinée à la consommation familiale rien n’empêche une commune par ex de mettre à disposition un morceau de terre destiné à être travaillé sous forme associative !

                    A voir la taille des gondoles des produits chimiques de toute sortes dans les jardineries industrielles je pense que cette pollution est significative ! 140 000 tonnes de pesticides dans l’agriculture alimentaire en europe chaque année (france inter).

                    De l’agriculture raisonnée elle consiste pour moi à minimiser l’usage des engrais et fongicides chimiques ! Pour faire simple je désherbe à la main mais je vous avoue je ne me lève pas l’été à 5H00 du matin pour aller buter les limaces au doigt ! J’utilise par contre un procédé qui ne pollue pas les eaux et j’organise la complémentarité des plantes ! Un déchèterie fait du compost à côté de chez moi...

                    Je dirais que l’agriculture telle que pratiquée consiste à contrôler la nature pour optimiser les rendements quand l’agriculture raisonnée consiste à organiser la nature pour un rendement optimal et pérenne en limitant les méthodes chimiques qu’aux cas d’exception !

                    Outre la satisfaction des fruits de la culture et de ses saveurs, Ma charte personnelle "je sais ce que je mange" ! Que du bonheur !

                    Cordialement


                  • alberto alberto 15 janvier 2009 15:39

                    Geko : Toujours d’accord, tu t’es établi ta charte "raisonnée" et personnelle pour l’utilisation de ton potager ce que nous faisons tous car n’étant pas maso on ne va pas arroser nos légumes avec des saloperies au risque d’empoisonner notre entourage !

                    Par contre quand une grande surface me propose un jus de pommes (par exemple) dont les pommiers sont cultivés en "agriculture raisonnée" je reste dubitatif quant au taux de pesticides que je suis menacé d’ingurgiter...

                    Pour moi le sigle "agriculture raisonnée" sert de faux nez aux industriels de l’agro-alimentaire pour nous refiler en douce (en moindre quantité peut-être ?) les pesticides dont ont sait aujourd’hui qu’ils sont responsables de toutes les nuisances que l’on sait.

                    Bien à toi.


                  • geko 15 janvier 2009 20:58

                    Tout à fait Alberto je distingue bien le concept de sa récupération commerciale par certains industriels !Il faut faire le tri ! Les principes et les méthodes ne valent rien si les esprits sont vérolés par l’adoration du veau d’or !

                    Ceci dit la pomme semble être un cas à part : L’agriculture raisonnée me semble le bon choix tant il vrai qu’on ne peut envisager la culture des pommes (pour en vivre) sans un minimum de traitement. La question à se poser peut on vivre de la culture de la pomme et offrir un produit sein pour l’alimentation ?



                  • Franck804 15 janvier 2009 12:31

                    J’ajouterais que, pour ceux qui habitent la région parisienne, il est possible d’acheter directement les semences Kokopelli sur leur stand au salon "Vivre autrement" au Parc Floral de Vincennes, courant Février.

                    Franck


                    • TSS 15 janvier 2009 12:59

                      Par ailleurs l’inscription est gratuite, car son coût est totalement pris en charge par les organismes officiels,

                      gros mensonge !!chaque inscription de graine est payante.... !!





                      • cathy30 cathy30 15 janvier 2009 13:13

                        Quelle fabuleuse idée de développer des plantes anciennes dans le potager du roi. Notre économie de marché n’aime vraiment pas la tradition, elle nuit à son développement, et je sais aussi que vous n’avez pas les mêmes moyens que vos ennemis dont la pub plus haut. Bon courage pour vos combats à venir, tel l’air de flute de kokopelli nourrit l’âme, vos semences l’espoir d’un monde meilleur.


                        • Traroth Traroth 15 janvier 2009 16:57

                          Il ne s’agit pas de tradition, terme dangereux qui sert aussi à justifier la corrida ou même l’excision, mais de patrimoine. Le patrimoine est une richesse qui visiblement n’intéresse que peu les politiques, qui ne voient que les intérêts de leurs bailleurs de fond et dans une moindre mesure leur réélection à un horizon de moins de 10 ans.


                        • TSS 15 janvier 2009 13:19

                          petite precision ,en moyenne 500€ par varieté inscrite !!

                          + une redevance annuelle pour analyse + des contraintes techniques enormes hors de portée de tout un

                          chacun.... !!


                          • brieli67 15 janvier 2009 14:05

                            comparez donc ce qui est comparable !!

                            BAUMAUX a été racheté par un grand semencier français

                            http://www.fermedesaintemarthe.com/&nbsp ;&nbsp ;
                            faites un tour dans la librairie !
                            C’est un ancien haut-fonctionnaire européen. C’est lui qui a lancé la mode des "vieilles courges" et des anciennes "tomates".
                            De guerre lasse, ce n’est plus qu’une marque de semencier !!

                            Même si le combat de KOKOPELLI est éthique et responsable et civique, je me bats depuis des années dans la belle Confédération Paysanne contre ces joyeux lurons infectés de la secte d’illuminés de la biodynamique et d’autres mysticismes etc... 
                            En plus cf le premier lien donné dans mon précédent message, il est clair que KOKO vend des produits de semenciers américains . Très louche...

                            Quant au potager du Roy..... Google mon ami et faites le point de la pression immobilière et des avis de nos chers politiques sur ce lopin de terres !!

                            Conservatoire ce potager ? Il fournissait dès sa création chaque jour de l’an les asperges dont le Roi Soleil raffolait, des raisins de table et comme fleurs, des lilas et des roses.
                            Les orangeries.... on admirait surtout la présence de fleurs et de fruits sur un même arbrisseau.
                            Des bigaradiers aux oranges amères étaient les plus résistants. Toute la gamme des cultivars de la mandarine et du kumquat étaient inconnus.

                            Dans cette lutte contre la main mise "libérale et internationale" des semenciers, agissons et choisissons les bons partenaires. Les anciens "purs et durs" de Greenpeace - se sont réconvertis dans l’encadrement du mouvement Slowfood...
                            Qu ’ ATTENDEZ VOUS POUR REJOINDRE l’association éco-gastronomique
                            http://www.slowfood.com/


                            • Luciole Luciole 15 janvier 2009 14:13

                              Pitié ! Quand on a des ennemis aussi puissants et féroces que les grands semanciers, on pourrait éviter les guerres de chapelle !


                            • foufouille foufouille 15 janvier 2009 15:08

                              @ brieli
                              "bon, propre et juste" ..........
                              un peu trop international
                              aucun chiffre sur le pognon
                              financement d’une universite privee au cout annuel inconnu mais financer en partie par des fonds publics

                              tres louche


                            • jardin 15 janvier 2009 14:29

                              Je suis assez abasourdie que votre article qualifie les produit bio d’immangeables ! 

                              Par ailleurs, c’est en effet Baumaux qui a tenté de tuer Kokopelli en lui demandant d’énormes dommages et intérêts. Sa pub placée ici est un peu paradoxale, mais après tout si pour vous les produits bio sont immangeables...

                              Vous expliquez assez mal le contexte. Kokopelli se place délibérement dans le refus de respecter une loi qu’ils jugent inique, et qu’ils n’ont pas par ailleurs les moyens financiers de respecter, car ré-inscrire une graine ancienne oubliée coûte cher.

                              Je suis loin de bien connaître le sujet... mais il me semble que j’en sais pourtant plus que vous.


                              • brieli67 15 janvier 2009 15:08

                                Alors le connoisseur vous avez trouvé qui est derrière la Ferme Sainte Marthe, qui est derrière Baumaux ?

                                Le plus grand vendeur/négociateur mondial de semences potagères et horticoles est français et qui plus est alsacien de Sélestat
                                Il a acheté plein de petits grainetiers et de contrats exclusifs avec des petits producteurs.
                                Que depuis peu il propose ses 22ooo références aux particuliers.
                                http://www.graines-voltz.com

                                UNE QUERELLE DE CHAPELLES ?
                                Plongez vous dans l’univers mystique de l’anthropologie, de la bio-dynamie..... Vous ne serez pas déçus du voyage.
                                qUE FAIRE ? cherchez des sites américains canadiens heirloom
                                http://en.wikipedia.org/wiki/Heirloom_plant
                                participez aux bourses d’échanges. ce sera un bon début de résistance.


                              • alberto alberto 15 janvier 2009 14:33

                                A tous : nos babillages auraient-ils de l’effet ? Le bandeau Bumaux a été remplacé par celui des pépinières Leloulay qui pratiquent le "MPS" , c’est mieux !

                                Bien à vous.


                                • brieli67 15 janvier 2009 15:49

                                  (Milieu Programma Sierteelt = Programme environnemental pour l’horticulture). 							
                                  chouette pour l’ etablisement brrrrrrr.

                                  chez GB il y a des petites merveilles 
                                  LE FAYOT QUI NE FAIT PLUS DE FLATULENCES
                                  le chili con carne et le cassoulet sans borborygmes ni pets
                                  la graine STAR sous haricots nains à écosser

                                  sinon également un beau tarbais succulent et blanc.

                                  Ces "légumes secs" sont des races et non des hybrides, vous pouvez à vitam eternam réserver quelques graines pour les poquets de l’année suivante. 

                                  Comme quoi chez l’adversaire juré haï , on peut comme jardinier amateur et eco-gastronome averti dénicher quelques merveilles.

                                  Alberto vous ne cultivez pas ou pas encore votre jardin. Qu’attendez-vous ? Soyez pragmatique !!


                                • Gzorg 15 janvier 2009 15:47

                                  Pourquoi attaquer cette société , que je sache elle fait plutôt oeuvre utile...

                                  J’ai testé quelques unes de ses semances qui se sont avérées de bonne qualité (des potirons anciens), par ailleurs c’est grace a cette société que j’ai apris ce que cachais vraiment les appellations comme Formule 1 etc...

                                  Pourquoi lui faire un tel procés en sorcellerie, je vois d’autres semencier beaucoup plus menaçant à l’horizon...et beaucoup moins attaquables.


                                  • foufouille foufouille 15 janvier 2009 18:08

                                    car ils veulent juste TOUT le marche
                                    eux seul vendent des graines de tabac blond
                                    ils ont fait chier kokopelli et veulent certainement interdire l’echange de graines


                                  • raymond 17 janvier 2009 10:07

                                    Bonjour à l’auteur.
                                    Juste pour préciser que ce matin Alain Baraton a confirmé que KoKopelli restait bien enregistré comme fournisseur dans les potagers du roy..
                                    Probablement suggéré par une vaste campagne sur internet
                                    merci ki ?

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