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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le gaz de schiste : faits et extrapolations

Le gaz de schiste : faits et extrapolations

Ce gaz non conventionnel réveille des peurs profondes. Il paraît nécessaire de ne pas céder à (un début) d'hystérie collective, et de raison garder...

Les schistes sont des roches feuilletées. Elles résultent soit d’une sédimentation ancienne (à l’ère Primaire, pour aller vite) par ‘couches’ successives empilées siècle après siècle, soit d’une transformation par l’action de la chaleur et de la pression des grandes profondeurs (entre 5 et 10 kilomètres). Les schistes d’origine métamorphique sont les plus courants, présentant des structures et caractères multiples. Certains contiennent du kérogène plus ou moins solide que l’on peut extraire par distillation (voir plus loin), d’autres du graphite ou de l’alun. A l’air libre, la roche résiste mal aux contraintes physiques et chimiques, et se détériore facilement. Sous l’action du gel ou de l’eau de pluie, le schiste se décompose en graviers plus ou moins pulvérulents, constituant un cas concret de pollution naturelle. [1]

Ce sont les schistes à ‘kérogène‘ qui suscitent la controverse. Car la pâte (à mi chemin entre le charbon, et l’hydrocarbure) incluse dans la roche peut servir après transformation. Dans certains cas, le bitume apparaît à l’air libre, plus proche du pétrole lourd que de la roche. Parce que la transformation de la ressource brûte coûte trop cher, les débouchés des bitumes sont restés limités : revêtements plutôt que carburants. En moyenne, les sous-produits de la pétrochimie reviennent moins cher : on utilise donc en règle générale le bitume artificiel, plutôt que le bitume naturel ou les schistes bitumineux. Néanmoins, les réserves estimées sont très importantes, de l’ordre de 150 à 200 milliards de tonnes au Canada ou au Venezuela. [2]

Bien d’autres pays possèdent du bitume dans leur sous-sol, mais dans le cas de ces deux pays, il faut bien comprendre que leur situation énergétique se situe aux antipodes de celle des pays européens ou du Japon dépourvus d’hydrocarbures. Au Canada, en particulier, gros producteur d’hydroélectricité, de pétrole et de gaz naturel, la perspective de développer l’exploitation d’un hydrocarbure ‘non conventionnel’ provoque plus de réticences que d’enthousiasme. Dans ce pays neuf, la population connaît les contrecoups d’une exploitation minière destructrice des paysages (mines à ciel ouvert), aux coûts indirects non pris en charge par les compagnies minières.

Il n’empêche que la ressource existe, et que la transformation du bitume ne pose pas de problème technique majeur ; elle a déjà été expérimentée en Allemagne pendant la Seconde guerre mondiale. De surcroît, des pays gros importateurs d’hydrocarbures pourraient, grâce à l’extraction des schistes, limiter leur dépendance énergétique. Les Etats-Unis et la Chine extraient de grandes quantités de pétrole et de gaz, mais en achètent de plus en plus à l’étranger. Leurs compagnies minières exploiteront les schistes lorsque le temps viendra. Pour l’Europe continentale, France en tête, la ressource représente théoriquement une chance. Cela étant, la pyrogénation qui liquéfie le kérogène des schistes nécessite une telle énergie (combustion vers 500°C) qu’il faut un prix très élevé du produit final. En deçà de ce seuil, l’opération n’est tout simplement pas rentable. Cela étant, dans le sud de la France, c’est un autre sous-produit qui est en cause, sous forme gazeuse.

Dans son article intitulé ‘Le gaz non conventionnel bouleverse le marché mondial‘, Jean-Claude Bourbon signale qu’aux Etats-Unis, le gaz extrait (525 milliards de m3 en 2005 / source) proviendrait pour moitié de la transformation du schiste. Il oublie de préciser que le secteur de l’énergie bénéficie du soutien de l’Etat, et que les normes environnementales restent plus réduites qu’en Europe, sans les mêmes contraintes sur la restitution d’un site après exploitation. Lors de la tragique explosion de la plate-forme pétrolière au large des côtes de Louisiane, la population n’a pas cessé de réclamer un maintien de cette politique (source). J’ajoute que sur le territoire américain, la localisation des ressources en schistes bitumineux implique une faible implication des populations. Quel est le pourcentage d’Américains qui résident dans les Rocheuses ou même dans l’intérieur du Texas ? Il semble difficile de transposer le ‘cas’ américain à la France.

Sur un territoire équivalent à un département (4.327 km²) situé entre Valence et Montpellier, Total a obtenu le 31 mars 2010 un ‘permis exclusif de recherche’ pour cinq ans. Le groupe prospecte sur la base d’une rentabilité en hausse du gaz non conventionnel : amélioration du taux de récupération, et mise au point de nouvelles techniques (forage horizontal, fragmentation des roches, fracturation hydraulique). Mais les bénéfices escomptés peuvent disparaître. Jean-Claude Bourbon observe que l’arrivée massive de gaz non-conventionnel sur le marché de l’énergie a provoqué un affaissement des prix sur le marché libre (en moyenne deux fois plus faibles que sur le marché des contrats à long terme). La surproduction gazière laisse peu de place pour une exploitation respectant des normes environnementales strictes. On le devine dans l’article de ‘La Croix’. Le gaz de schiste inquiète, alors que “la plupart des spécialistes restent sceptiques sur un développement rapide du gaz non conventionnel en Europe, en particulier à cause des contraintes environnementales.” En cas d’extraction, les nappes phréatiques seraient susceptibles d’être au contact des eaux d’écoulement. Il y aurait alors ‘de l’eau dans le gaz’.

Jean-Claude Bourbon n’a pas pressenti en mai dernier la montée de l’hostilité des habitants vis-à-vis de l’exploitation de la ressource gazière dans le sud de l’Ardèche. Les élus s’insurgent et les manifestants défilent. Tous demandent l’interruption de la prospection (source). Des personnalités de premier plan participent à l’émulation collective. Quand les opposants se bornent à répercuter des critiques venues du Canada, dans un tout autre contexte (voir plus haut), je ne déborde pas d’enthousiasme. Les retombées attendues ne seraient que négatives ? Pourquoi ne pas évaluer le gisement et discuter ensuite des opportunités ? Cela étant, je ne me fais aucune illusion sur ma capacité à convaincre les convaincus. Beaucoup expriment à mon sens une angoisse recevable ; pour eux, l’Etat n’est ni fiable ni impartial. Et la parole d’un ministre de l’Environnement pèse moins que des rumeurs infondées. Je leur donne malheureusement en partie raison [’Ne pas confondre ‘jeter un pavé dans la mare’ et ‘ne pas se mouiller‘]

Sur la beauté en danger de la région, je reste de marbre. Car les habitants défenseurs de leur petit bout de terre ont la mémoire courte. Qu’ont-ils fait pour épargner les paysages mités par les résidences secondaires, gangrénés par la périurbanisation [’Exil plus qu’exode‘]. Les élus qui la main sur le cœur jurent fidélité au Languedoc éternel et aux Cévennes austères ont hier soutenu l’exploitation charbonnière du bassin d’Alès (source), encouragé les activités industrielles dans la vallée du Rhône (source). Ils ont accepté (favorisé ?) la multiplication des axes de transport (autoroutes et lignes train & TGV). Des centrales nucléaires ont été implantées dans l’Ardèche (Cruas) ou la Drôme (Tricastin). La population des départements concernés par le gaz de schiste a augmenté dans des proportions qui dépassent largement les moyennes nationales. En 1975, 648.000 personnes vivaient dans l’Hérault. Le ‘cap’ du million a été passé en 2006 [source]. 494.000 personnes vivaient dans le Gard en 1975 pour 638.000 aujourd’hui. Dans l’Ardèche, la croissance démographique a été plus lente : 257.000 habitants en 1975 pour 309.000 habitants en 2007. Or, le taux de chômage dépasse la moyenne nationale : 13,1 % dans l’Hérault, 12,7 % dans le Gard et 9,6 % dans l’Ardèche (Insee, chiffres du troisième trimestre de 2009). Mais on ne défile pas en France pour les chômeurs.

Quant à l’eau, lors des orages cévenols, elle dévale des pentes et déverse dans les cours d’eau des tonnes de détritus ; le tout plusieurs fois par décennies. Les sinistres les plus récents le rappellent cruellement [’Guigne à Draguignan‘]. Dans le bassin versant du Lez sur lequel s’étale l’agglomération de Montpellier, la commune de Lattes constitue un exemple caractéristique : PPRI. Il s’agit me semble-t-il d’une menace humaine et environnementale autrement plus grave que celle représentée par le gaz de schiste… Il va sans dire pour finir que je ne signe aucun bon de décharge pour Total, et ne suis pas hostile à la recherche sur les économies d’énergie ; mais ceci est une autre histoire !

PS./ Geographedumonde sur les questions énergétiques : ‘Pacte-à-quatre‘, ‘Energie ventripotente‘, ‘Le cru bourgeois gentilhomme‘, ‘Pauvre Corse… Déchirée entre rêveurs obsessionnels et dilapidateurs professionnels‘, ‘Ne pas confondre queue de réseau et queues de prunes‘, ‘Décroissants obscurs‘… 

  • [1] SCHISTE. Les schistes sont des roches d’aspect feuilleté. […] Elles sont très répandues dans les séries sédimentaires, soit seules, soit en alternance avec d’autres roches, grès par exemple, pour constituer des séquences rythmiques caractérisques de certains flyschs. […] La schistosité. Le terme ’schistosité’ a une signification structurale et non génétique. C’est dire que le feuilletage peut être dû à différentes causes. L’une d’elles est simplement l’alternance de lits très fins pélitiques et micacés, lors de la sédimentation (schistosité primaire). Mais, généralement, la schistosité se développe plus tardivement, au cours de l’orogenèse (schistosité secondaire ou diagénétique). […] Plis et schistosité sont dus à la même cause : une contrainte, sensiblement perpendiculaire aux plans de clivage, qui provoque l’orientation des minéraux phylliteux le long de ces surfaces de glissement, comme l’avait déjà montré expérimentalement A. Daubrée en 1879 : de l’argile comprimée dans un cylindre s’écoule à travers un orifice rectangulaire en feuillets perpendiculaires à la direction de la poussée.La schistosité dépend de l’intensité des contraintes mécaniques, mais aussi de la charge des sédiments : il semble qu’elle ne se manifeste qu’à une profondeur de l’ordre de 5 à 10 kilomètres. […] Principaux types de schistes. Lorsqu’une roche pélitique présente une schistosité primaire (due à la stratification), il est préférable de l’appeler ‘argile feuilletée’ ou ’shale’, en réservant le nom de schistes aux roches dont le feuilletage est d’origine mécanique. Parmi ces derniers, les ’schistes argileux’ sont des roches cohérentes, finement cristallisées, dans lesequelles ont peut rencontrer du quartz, de la séricite, de l’illite, de la chlorite, de la calcite, de pyrite et de la magnétite. Leur coloration est variable : noire (matières organiques, graphite), verte (chlorite), rouge ou violette (oxydes de fer), ou bigarrée (divers sels de fer). Les principales variétés sont les ’schistes bitumineux’, qui donnent par distillation des hydrocarbures (huile de schiste). On en a exploité en France, d’âge permien, dans les bassins d’Autun et d’Aumance. Les ’schistes carburés’ renferment une proportion assez élevée de graphite et sont utilisés pour le dessin. Les ’schistes alunifères’ contiennent de l’alun provenant en partie de décomposition de la pyrite. Ils peuvent être employés à l’amendement des vignobles, d’où le nom de ’schistes ampéliteux’ (du grec ‘ampelos’, vigne) donné à certains. Les ’schistes ardoisiers’ sont plus durs et très fissiles. […] Les ‘phyllades’ se rapprochent beaucoup des ardoises, dont elles se distinguent à l’oeil nu par leur aspect plus lustré et plus brillant (schistes satinés). […] Décomposition des schistes. A cause de leur structure, les schistes sont plus ou moins clivables et très sensibles à la désagrégation physique par le gel, les dilatations différentielles, la pénétration des racines. En climat froid, le débitage en plaque est caractéristique. Les fragments s’accumulent en éboulis à forte pente (zone du Houillier dans les Alpes). En climat tempéré, les schistes ont un modelé doux, dû à l’empâtement des formes sous les débris de décomposition. Les sols, jaunes ou bruns, sont souvent peu fertiles. En climat tropical, l’altération chimique prend le pas sur la désagrégation physique, et on observe une latéritisation progressive dans laquelle on reconnaît, en profondeur, la structure initiale de la roche. CHARLES POMEROL (Encyclopéde Universalis)
  • [2] BITUME. Les bitumes groupent l’ensemble des produits organiques naturels riches en carbone et en hydrogène, fusibles, combustibles et solubles dans le sulfure de carbone. Ils comprennent les gaz de pétrole, huiles brutes (pétrole), cires minérales, asphaltes et asphaltites. On y ajoute les produits analogues obtenus par pyrogénation de matières organiques naturelles (schistes bitumineux). […] Dans l’industrie, l’utilisation des bitumes naturels a largement diminué au profit des bitumes artificiels, qui sont soit des résidus de distillation du pétrole, soit des produits plus oxydés, obtenus par soufflage à l’air. Composition et classification. Les bitumes constituent un ensemble assez disparate par leur composition. Ils sont formés par des mélanges variables des familles suivantes de constituants : hydrocarbures, résines, asphaltènes, carbènes. […] Le cas du pétrole et des gaz naturels est traité d’autre part. Les autres bitumes peuvent se trouver : (1) en masse, à l’état libre ; des suintements superficiels d’asphalte sont exploités aux Etats-Unis, au Mexique, en Israël, au Venezuela, à la Trinité (lac d’asphalte) ; (2) sous forme d’amas dans les fissures ou géodes des roches […] ; (3) en imprégnation dans l’espace poreux des roches (calcaires, grès, sables) ; ‘grès et sables asphaltiques’ de l’Athabasca (Canada), de l’Orénoque (Venezuela), de Bemolanga (Madagascar) ; ‘calcaires asphaltiques’ de Saint-Jean-de-Maruejols, de Pont-du-Château (France) ; (4) disséminés dans les roches à l’état très divisé ; toutes les roches riches en kérogène contiennent des bitumes qui résultent de la transformation de celui-ci ; leur teneur varie (de 100 à 10.000 p.p.m.) ainsi que leur composition (de celle d’une huile brute à celle des asphaltes) selon la nature et les conditions d’évolution du sédiment ; lorsque la roche est une marne ou argile fissurée, une petite fraction du bitume en place peut quelquefois être produite par des forages pétroliers, comme dans la formation de Bazhenov en Sibérie occidentale ; (5) à l’état potentiel : ’schistes bitumineux’ ; lorsque le kérogène est abondant, il se décompose vers 450-500°C en donnant de l’huile, dite ‘huile de schiste’, du gaz, de l’eau et un résidut cokéfié. Origine. Tous ces produits dérivent de la matière organique, d’origine animale ou végétale, qui est incorporée dans le sédiment lors de son dépôt au fond des mers ou des lacs. Cette matière se transforme progressivement en un produit insoluble, de structure complexe, probablement polymérisée : le ‘kérogène’. Sous l’effet de l’enfouissement progressif des couches, et en particulier grâce à l’augmentation de température qui en résulte, une partie du kérogène se transforme et hydrocarbures, résines et asphaltènes. Une partie de ces produits est expulsée, sous l’effet de la compaction des sédiments, vers des roches poreuses (grès, calcaires) où ils s’accumulent pour former, selon leur composition, des gisements de pétrole ou certains types de grès et calcaires asphaltiques. […] Les hydrocarbures, résines et asphaltènes qui n’ont pas été expulsés hors du sédiment où ils se sont formés constituent les bitumes disséminés. Dans un bassin pétrolifère, leur masse totale est souvent très supérieure à la masse totale du pétrole accumulé en gisements. Enfin, le kérogène restant peu constituer, s’il est assez abondant (de 10 à 50 pour 100 en poids rapporté à la roche), un schiste bitumineux, c’est-à-dire un matériau capable de donner des bitumes par pyrogénation. […] Propriétés et usages. La densité des bitumes (pétrole et gaz exclus) varie sleon leur composition ; elle est cependant voisine de 1. Ces corps sont thermoplastiques ; leurs propriétés mécaniques sont fonction de la température, de la présence de solvants et de la charge qu’ils supportent. Les bitumes naturels ont été remplacés dans beaucoup d’usages (revêtements routiers, étanchéité, toits, imperméabilisation du papier) par des bitumes artificiels. Les calcaires asphaltiques sont encore activement exploités : le matériau broyé, dont la teneur en asphalte est ajustée vers 10 pour 100, sert à revêtir les sols (trottoirs). Les grès et sables asphaltiques commencent à être exploités par séparation ou distillation de l’asphalte (ceux du Canada contiennent de 150 à 200 milliards de tonnes de bitume et ceux du Venezuela au moins autant). Enfin, les schistes bitumineux représentent une réserve potentielle d’huile bien supérieure à celle des gisements de pétrole. La pyrogénation des schistes, vers 500 °C, pour produire de l’huile de schistes, est une industrie ancienne, mais qui a été pratiquement éliminée par l’usage du pétrole, sauf dans les périodes de pénurie (guerre de 1939-1945). Elle est cependant encore active dans quelques régions (Estonie, Mandchourie). On commence également à s’en préoccuper de nouveau dans d’autres pays, en particulier aux Etats-Unis (Utah, Colorado), au Brésil (Parana) et au Maroc. BERNARD TISSOT (Encyclopédie Universalis)

Incrustation : gaz + eau…


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49 réactions à cet article    


  • Yvance77 2 mars 2011 10:24

    Salut,

    Là on joue avec le feu et, c’est même assez incroyable que l’on ai pu donner des permis de forer (juste pour voir)

    Faisons un parallèle avec la cuisine. Il y a diverses sortes de pâtes : sablée, brisée, feuillettée.

    Les plus fragiles sont les sablées et feuillettées.

    Iden au niveau de ces roches, sans compter les millions de litres d’eau qu’il faut pour extraire le gaz de shiste.

    Très bon doc à voir bientôt GASLAND

    Il va falloir pendre par les burnes ceux qui pourrissent de la sorte nos vies et environnements !


    • Sébastien Arsac Sébastien Arsac 2 mars 2011 10:44

      Un article de rue89 : « Le « WikiLeaks » des gaz de schiste sur la radioactivité » sur une enquête publiée par le New York Times.


      • Antidote Europe 6 mars 2011 16:56

        Lien pertinent. Il n’y a pas à extrapoler. Nous avons maintenant le recul suffisant du désastre de l’exploitation américaine pour refuser de polluer nos eaux, notre environnement pour satisfaire les caprices d’industriels peu scrupuleux.
        Refusons d’être pris pour des imbéciles, des masochistes ! Dégrader nos santés pour enrichir quelques manias de l’industrie et apparatchik du gouvernement, non merci ! 


      • alberto alberto 2 mars 2011 11:16

        Bonjour,

        Voilà un article bien didactique !

        Mais je pense que le point de discussion doit être le suivant : sommes nous prêts à sacrifier les nappes phréatiques et nos ressources en eau potable, au bénéfice des gaz de schistes...et de ceux qui les extraient ?

        Bien à vous.


        • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 2 mars 2011 11:34

          Très bonne question, à laquelle je souscris. En revanche, je ne vois pas l’intérêt d’avoir peur par principe. Dans le post de ’Rue 89’ [ http://www.rue89.com/planete89/2011/03/02/le-wikileaks-des-gaz-de-schiste-la-radioactivite-192960 ], c’est le principal problème.
          Tout ce qui est dit est visiblement argumenté. On oublie seulement de préciser que toutes les activités minières présentent les mêmes caractéristiques : dangerosité, pollution, etc. Sans exception. Il ne faut pas craindre d’étudier le rapport coût-bénéfice.
          Je terminerai par un exemple concret, celui de l’orpaillage en Guyane, pour montrer que les manifestations et les positions de principe ne suffisent pas...[ http://geographie.blog.lemonde.fr/2008/01/22/cclx-guyane-tombeau-des-vanites-politiques-de-lorpaillage-illustration-dun-developpement-non-maitrise/] Qui en France est favorable à cette activité qui consiste - entre autres - à rejeter dans les eaux courantes un poison mortel, le mercure ? Et pourtant, c’est ce qui se passe dans ce DOM, au vu et au su de tous.


        • paoum 2 mars 2011 14:26

          il faut bien dire stop à un moment, il faut bien un début à l’action, l’auteur, il faut bien une goutte d’eau !

          pourquoi tentez-vous de décourager une initiative des citoyens pour faire respecter leur droit à refuser qu’on saccage leur pays plus avant ?
          c’est justement aussi l’expérience des mensonges des industriels et leurs empoisonnement volontaires des populations qui soutient cette révolte légitime,

          ne nous retournez pas, svp, la situation avec des arguments pourris, du genre « ça se fait déjà » parce ça ne rend pas les choses moins inquiétantes ni moins scandaleuses.

          cette histoire de gaz, c’est le mépris de trop, c’est une logique de mort complète.

          commençons par ça, le reste suivra tout seul.

          « free your mind, and your ass will follow » (georges clinton)


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 2 mars 2011 19:58

          Je suis effaré par la malhonnêteté intellectuelle de l’article et, je le crains, de l’auteur dont j’ai du mal à croire qu’il soit à ce point inconscient de sa propre réthorique.

          C’est bien mignon de jouer le savant géographe qui nous en donne une tartine sur la géologie (qui fait si facilement consensus) mais il s’agit aussi d’avoir un minimum de connaissance sur les points qui fâchent et qui font tâche.

          Or la question de l’eau est ici CRUCIALE.

          Pouvez-vous nous dire... :
          1) l’identité des 560 substances qui vont être introduites avec l’eau dans la roche fracturée ?
          2) la quantité de ces substances que recevra chaque forage ?
          3) le devenir (la trajectoire) de ces substances ?
          4) le seuil de l’inacceptable concernant l’impact sur les nappes phréatiques ?

          A supposer que vous soyez capable de répondre aux questions 1 et 2, ce dont je doute, il est sûr que vous êtes absolument incapable de répondre aux questions 3 et 4, les plus importantes.

          Le fait est que vous ne vous en êtes posé aucune. Vous seriez payé par les pétroliers que je n’en serais pas étonné outre-mesure.

          En réponse à la question 4 je proposerais volontiers que nous appliquions le principe pollueur -payeur. C’est-à-dire que pour chacune de ces 560 substances, chacune des molécules retrouvées dans les nappes phréatiques soit taxée 1 euro.

          C’est pas cher 1 euro, mais le nombre d’Avogadro étant ce qu’il est, je pense que les pétroliers renonceraient vite à leur visées dévastatrices s’ils devaient payer ainsi l’impact écologique.

          Je pose donc la question : qu’attends-t-on pour opérationnaliser le principe pollueur-payeur, de cette manière ou d’une autre ?


        • JL JL 2 mars 2011 11:34

          L’extraction des gaz de schiste n’a pas pour but de nous procurer de l’énergie mais d’enrichir nos industries. C’est avant tout une gigantesque pompe à fric, puisque le coût en terme de perte de patrimoine national et donc collectif sera disproportionné au regard du bénéfice que les citoyens en retireront.

          Ne pouvant plus coloniser les pays du tiers monde, nos multinationales sont en train de se préparer à coloniser la France, avec les conséquences que l’on sait sur les environnements et les populations colonisés. Il est temps de mettre le holà à cette industrialisation démente et sur laquelle nous avons jusqu’ici fermé hypocritement les yeux : parce que ça va nous détruire comme nous avons détruit des pays loin de nos regards..
          Dans les années 70, un petit village du bout de la France a su faire reculer un projet de centrale nucléaire à Plogoff ! Les Français ne sauraient pas empêcher ce qui sera l’équivalent de plusieurs centrales ayant déjà explosé avant même que de produire ? Car c’est cela que l’exploitation de ces gaz promet.


          • paul 2 mars 2011 11:35

            Merci pour le cour de géologie - sauf que je ne vois pas en quoi la désagrégation des schistes dans la nature constituent « un cas concret de pollution naturelle » : curieuse explication anthropomorphique du processus de l’érosion des roches .

            L’affaire des gaz de schistes est surtout intéressante pour montrer le mépris de l’information et du débat démocratique sur les grandes orientations économiques du pays .
            La plupart des gens ont découvert l’affaire très récemment, y compris ceux directement concernés ( « qu’est ce que cette foreuse fait dans mon jardin ? » ). Voir également l’article de Cabanel sur ce site et les vidéos nombreuses et très inquiétantes comme « Gasland »

            Prétendre que la parole d’un ministre pèse moins que des rumeurs infondées, relève, dans ces circonstances, d’une certaine mauvaise foi .

            Enfin des phrases comme « sur la beauté en danger de la région, je reste de marbre » ou
            « les habitants défenseurs de leur petits bouts de terre ont la mémoire courte » pour dire
            que, vu les dégradations environnementales existantes, un peu plus un peu moins c’est sans importance, ...sont très surprenantes de la part d’un enseignant géographe .


            • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 2 mars 2011 12:17

              Vos remarques sont très judicieuses. La ’pollution naturelle’ est une expression qui en tant que telle n’a pas de sens. J’aurai dû la mettre entre guillemets ! Mais je l’ai employée à dessein. Car la désagrégation des roches (en particulier dans la zone inter-tropicale) entraîne une dilution dans les eaux courantes. En temps normal. Les cuirasses ferralitiques sont le résultat d’une (re)concentration d’éléments métalliques.
              Dans un autre ordre d’idée, le radon émis par certaines roches dans les massifs anciens dégage de la radioactivité ’naturelle’. Ce n’est pas pour cela que ce n’est pas dangereux !
              Quant aux dernières phrases relevées, la provocation ne me fait pas peur, parfois. Et j’assume...


            • colza 2 mars 2011 11:45

              Bonjour,
              Mélanger le mitage pavillonnaire des paysages et ça, c’est vraiment gonflé.
              Rien que la vue des ce paysage du Colorado ( ça n’est pas Dien Bien Phu, chaque petit point clair est un forage !), transposé en France devrait interdire l’exploitation du gaz de schiste à tout jamais.
              Sans compter le gaz au robinet (pratique, non ?), l’eau des nappes phréatiques polluée pour des dizaines d’années et l’agriculture évincée...


              • ZenZoe ZenZoe 2 mars 2011 11:59

                Méfiance !

                Méfiance, quand les autorités nous présentent tout projet comme étant pour notre bien.
                Méfiance, quand elles nous promettent la main sur le coeur que rien ne sera abîmé.
                Méfiance, quand elles nous assurent que les forages sont « juste pour voir ».

                On nous a déja fait le coup à plusieurs reprises. Quand tout le pays sera couvert de champs d’éoliennes, de panneaux solaires, de carrières, de puits de forage, des déchets afférents, même dans les parcs naturels protégés, on sera contents !


                • ZEN ZEN 2 mars 2011 12:03

                  Les faits parlent d’eux-mêmes...


                  • ZEN ZEN 2 mars 2011 17:12

                    Merci pour ces liens, cher astus !


                  • barbamaman 2 mars 2011 12:49

                    C’est un raisonnement plutôt absurde que de dire que puisqu’il y a déjà des exploitations (tant industrielles qu’immobilières) qui dégradent les paysages etc, alors pourquoi s’offusquer que ça continue voire que ça empire.

                    Puis mettre ds le même panier tous les départements concernés lors du laïus sur les infrastructures routières, ferroviaires ... L’Ardèche n’est pas vraiment concernée^^ Ha si, elle a une ligne de fret traversant nombre de villages et la SNCF souhaite l’exploiter avec un train toutes les 4mn.

                    • jerry 2 mars 2011 14:25

                      Votre raisonnement est pour le moins biaisé ou partial.
                      En effet, non content de rabaisser les provinciaux à de vulgaires défenseur de leur paysage (il est vrai qu’un derrick tous les 20km ce n’est pas la mort, mais c’est oublier bien vite qu’autour de ce dernier la zone dévastée par les produit chimique et l’arasement est bien plus vaste), vous oubliez le point principal reprocher la technique de fracturation : il faut injecté dans le sol 200 tonnes (par puit) d’un cocktail de 650à 900 produits chimiques. La moitié au moins de ces produits ne sera pas récupéré et restera dans un sol explosé par l’eau à haute pression.
                      Il faudrait être bien naïf pour imaginer qu’il ne vont pas polluer les nappes phréatiques et cours d’eau souterrains, et ce pour des siècles, rendant l’eau toxique sans espoir d’amélioration (les fameuses inondations dont vous parlez ne vont pas lessiver le sous-sol).

                      La révolte en cours n’a pas pour seul objectif de défendre l’intérêt des seuls occupants actuels du territoire, mais surtout de tous les suivants : les générations futures. De quel droit (im)moral des compagnies et responsables politiques s’autoriseraient à rendre impropre à la consommation l’eau du sol pour les futurs habitants au seul bénéfice de leurs actionnaires ?

                      Condamner, en connaissance de cause, les générations suivantes à ne pas pouvoir boire de l’eau locale, moi j’appelle ça un crime contre l’humanité !! (et je pèse mes mots)


                      • tchoo 2 mars 2011 14:32

                        Article assez étonnant !
                        Ainsi on pourrait faire fi de la pollution engendré par ce type d’exploitation, sous prétexte que pour les précédents investissements on s’en est moins préoccupé voire pas du tout.

                        La vrai question est « le jeu en vaut-il la chandelle » et attention à ne pas mettre le feu !


                        • Triodus Triodus 2 mars 2011 14:41

                          DE-GAZE !!


                          • TSS 2 mars 2011 14:49

                            il ne s’agit ni de peur ,ni d’etre retrograde !c’est simplement être pragmatique !

                            on nous serine depuis des années que le grand problème et le grand combat des prochaines

                            decennies ...c’est l’eau et là on va bouziller des quantités pharamineuses d’eau dont à peine la

                            moitié sera recuperée et de plus polluée avec des produits que l’on ne connait pas et tout ça pour

                             le « fric ».... !!


                            • colza 2 mars 2011 15:02

                              Excusez moi d’insister, mais il faut absolument que TOUT LE MONDE clique sur le lien ci-après :

                              http://maps.google.fr/maps?q=garfield+county+colorado&ie=UTF8&hl=fr&hq=&hnear=Comt%C3%A9+de+Garfield,+Colorado,+%C3%89tats-Unis&ll=39.997375,-109.396534&spn=0.071539,0.169086&t=k&z=13

                              Il ne s’agit pas d’un forage tous les 20 km, ni même 5 km, mais bien d’un forage tous les 1km, voire même tous les 500 m. Imaginez la vallée de la Dourbie, l’Ardèche, Vallon Pont d’Arc ou le Larzac détruit comme le paysage du Colorado révélé par cette image Google Maps !
                              Quels intérêts économiques « supérieurs » pourraient justifier un pareil désastre !
                              Je suis révolté (ou indigné, puisque c’est le mot tendance) à la pensée que cela pourrait arriver.


                              • g.jacquin g.jacquin 2 mars 2011 16:40

                                Dans le cas d’un plaine, oui !!!! 500 m ? pourquoi pas ! c’est comme au Canada....

                                Mais imaginez les Cévennes... Dès qu’une plate-forme sera terrassée, ce sera tous les 50 m !!!
                                Avec à chaque fois, un ballon de 6m pour évacuer les condensats et probablement un ballon bien plus grand pour le stockage !

                                L’auteur devrait mieux ce renseigner.... Recopier Wikipédia n’est pas suffisant quand on ne sait pas de quoi on parle !


                              • colza 2 mars 2011 18:18

                                D’accord avec vous.
                                Je parle simplement de ce qui existe et qui est déjà suffisamment dramatique.
                                Si des exploitations se faisaient en Cévennes, cela serait catastrophique à tous les niveaux.
                                Il n’y a presque pas d’eau, il faudrait donc des norias de camions pour amener les millions de litres d’eau nécessaires, donc créer des routes partout et de la pollution.
                                Les causses sont calcaires, donc poreux. Qui peut croire que les millions de litres d’eau polluée et chargée de produits chimiques dangereux, remontée des puits, resteraient bien sagement dans des bacs de rétention bien étanches et surveillés et ne finiraient pas dans le sous-sol ?
                                Et les populations des lieux, que deviendraient-elles ?


                              • Arthur 123 2 mars 2011 15:09

                                Ce qui faut rajouter aux débats, il est vrais que depuis l’après guerre, il a eu une érosion du respect de la nature. Et que la pollution de la société de surconsommation à fait des ravages. ce n’est pas pour cela que nous devons céder au paradis de l’exploitation du gaz de schiste. Il y a plusieurs raisons, depuis par la voix des parlementaires à l’adhésion du traité de Lisbonne, la France n’est plus maitre de ses décisions et de ses réalisations.
                                Elles sont surbroder aux directive de UE. D’autres par l’UE se révèle sont ajustisments par ses directives aux dogmes du néolibéralisme, qui n’eut s’embarrasse pas d’écologie mis des dégâts environnementaux qui découle de leurs exigences.
                                 Et pour finir il y a des accord aux seins de UE d’ouvrir complet des marchés Européen aux produits, services, capitaux et normes venant des État Unis en 2015.

                                Ce qui veux dire que cela dépasse le simple raisonnement, nous sommes raisonnable nous feront mieux que les Américains.
                                Du fait comment nous avons polluer hier, une pollution de plus est négligeable, ce que laisse entendre ce papier.

                                Au font nous affolons pour rien, et que nous avons à dire merci à nos politiques.
                                Surtout ne brouillon pas les cartes juteuses de la haute industrie.

                                Et bien justement nous devons nous déterminez, lors des prochaines élection à exiger de sortir de l’Europe. Il est vital, en déplaise aux verts et Europe Écologie, nous devons littéralement changer de cap.
                                 Écoutez ce que François Asselineau dit sur l’EUROPE et vous comprendrez ce qui se joue aujourd’hui est cruciale pour notre indépendance Nationale.


                                • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 2 mars 2011 15:16

                                  Bon, ne sais que je ne vais convaincre personne [ smiley ] mais je me borne ici à en appeler à la réflexion. Rien de plus.
                                  Le lien précédent permet de visionner un coin d’Amérique : regardez celui-là, c’est Salsigne, en France : http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&q=Salsigne&aq=&sll=39.997638,-109.396362&sspn=0.008844,0.026071&ie=UTF8&hq=&hnear=Salsigne,+Aude,+Languedo-Roussillon&ll=43.336416,2.360859&spn=0.033586,0.104284&t=k&z=14
                                  Pendant des décennies, on y a exploité de l’or : http://www.rfi.fr/contenu/20100311-salsigne-pollution-dechets-mine-or. Mais le préfet a finalement obtenu la fermeture du site.
                                  J’en reviens à ce que j’ai déjà évoqué un peu plus haut. Il n’y a pas d’exploitations minières par essence respectueuses de l’environnement. Seuls les règlements et normes peuvent éventuellement ’limiter la casse’. Personnellement, j’ai donc confiance dans les représentants de l’Etat et ne doute pas qu’ils éviteront de laisser telle ou telle entreprise détruire impunément un paysage.


                                  • ZEN ZEN 2 mars 2011 16:18

                                    Je me borne à en appeler à la réflexion...

                                    Justement ! Voyez tous les liens de cette analyse
                                    Les Québécois demandent au moins un moratoire
                                    Et il y a eu d’autres articles sur AV concernant le sujet


                                  • g.jacquin g.jacquin 2 mars 2011 16:56

                                    C’est incroyable... L’auteur va-t-il sans arrêt nous montrer les erreurs des élus du passé, qui s’en sont mis pleins les poches sur des projets foireux, pour nous faire croire d’une certaine «  »viabilité«  » des forages de schiste !

                                    S’il n’y a pas d’exploitations minières sans danger et respectueux de l’environnement, l’exploitation des gaz de schiste est le pire exemple, en plaine .... Imaginez en zone de montagne... comme nos Cévennes !!!!!!! 

                                    Si, personnellement, vous avez « confiance » dans les représentants de l’état, c’est que vous êtes un con (il ne me vient pas d’autre qualificatif) !
                                    Personnellement et comme tous les Cevennols, nous, on n’a pas confiance dans ces incompétents pseudos gestionnaires, qui ne veulent qu’une chose, c’est faire du fric sur notre dos !!!

                                    Et on ne va pas laisser pourrir notre paysage pour ces gens-là !


                                  • ZEN ZEN 2 mars 2011 17:06

                                    Ayez confiance !... smiley
                                    Pensez à la saine gestion « contrôlée » des forages d’Elf dans le Golfe du Mexique smiley


                                  • ZEN ZEN 2 mars 2011 17:10

                                    Ou plutôt BP
                                    C’était en mode ironique, natürlich...


                                  • colza 2 mars 2011 18:22

                                    + 1
                                    Aucune confiance dans les responsables politiques ou industriels.
                                    Je ferai personnellement tout mon possible pour que jamais les forages puissent voir le jour.
                                    Si on les laisse commencer, nous sommes cuits.


                                  • TSS 2 mars 2011 19:09

                                    Là il ne s’agit pas de destruction de paysage mais de pourrissement du sous sol et des nappes

                                    phreatiques avec des produits chimiques (+ de 500 parait il) que l’on ne connait pas et dont on

                                    ne connait pas les effets à courts ou longs termes !!

                                    De plus l’ecorce terrestre ayant une faible epaisseur quid des effets de ces mini tremblements

                                     de terre à repetition partout dans le monde ?

                                    l’appat du gain(pour les exploitants) et le mepris de son prochain(pour les politiques) elevés

                                    à ce niveau c’est incroyable et digne d’un tribunal d’exception... !!


                                  • Linz 6 mars 2011 17:51

                                    A l’auteur

                                    Ecrire que :
                                    « Personnellement, j’ai donc confiance dans les représentants de l’Etat et ne doute pas qu’ils éviteront de laisser telle ou telle entreprise détruire impunément un paysage » ,relève d’une sidérante naïveté .


                                  • joletaxi 2 mars 2011 15:27

                                    Article de bon sens.

                                    Que je sache, les gens du Nord ,de Lorraine ont mis à disposition leur « belle région » au service de l’essor économique du pays.Je n’entends guère les habitants de « coins de paradis » réclamer la remise en l’état ante de ces régions.
                                    Si cette filière est reconnue d’utilité publique, il ferait beau voire que ces régions fassent exception.
                                    Je souleverai cependant une erreur d’appréciation :

                                    «  les normes environnementales restent plus réduites qu’en Europe, sans les mêmes contraintes sur la restitution d’un site après exploitation. Lors de la tragique explosion de la plate-forme pétrolière au large des côtes de Louisiane, la population n’a pas cessé de réclamer un maintien de cette politique (source). »

                                    Bien au contraire,les normes environnementales aux USA sont un véritable casse tête et l’EPA a des pouvoirs quasi illimités.Bon nombre de réglementations US feraient descendre dans la rue ici.
                                    Concernant la catastrophe de deepwater, la note de dédommagement avant même procès risque d’être « titanesque »,rappelez-vous la pollution des côtes d’Alaska, qui avait coûté une véritable fortune aux compagnies.
                                    A comparer avec les sommes ridicules obtenues par les gens lésés lors des pollutions sur nos côtes,au prix(un vrai scandale d’ailleurs)de procédures byzantines.
                                    D’ailleurs,nous n’avons toujours pas réussi à imposer les doubles coques sur nos côtes.

                                    Toute exploitation industrielle occasionne des nuisances.
                                    Même les éoliennes,qui dévaluent la valeur de votre propriété, qui font exploser votre note d’électricité,et au passage coupent en rondelles les oiseaux de passage.
                                    Ce que l’on voit aux USA(+ de 20.000 puits en exploitation) ce sont les inévitables ratés de l’incessante lutte des entrepreneurs pour se soustraire aux obligations(et je le répète,elles sont très strictes aux USA) et augmenter leurs profits, et l’administration pas toujours performante pour toutes sortes de raison bien humaines.
                                    Les cas de « ratés » aux USA sont plutôt marginaux au regard de la production et l’impact sur les finances des états et de l’emploi sont des moteurs puissants pour supporter quelques inconvénients.
                                    Le plus rigolo dans l’histoire c’est que par un détour de l’histoire dont seule la nature a les secret,les lobbys antinucs US, dont l’agressivité et l’influence ont conduit à tuer la filière nucléaire,hypnotisés par les possibilités pour eux de lutter contre le réchauffement climatique,et le CO2, ont favorisé le gaz en place du charbon comme énergie primaire.Or, il semblerait que le principal problème d’épuration des eaux de forage ne soit pas les adjuvants chimiques,mais bien les éléments radio actifs que l’on ne sait pas éliminer dans les staions classiques.
                                    Non seulement, ils vont malgré tout avoir le CO2 provenant du gaz, mais en plus un Tchernobyl inattendu.



                                    • g.jacquin g.jacquin 2 mars 2011 17:19

                                      NON JO !!!!

                                      Cet article est idiot, c’est une recopie bête et partielle de Wikipedia qui n’est pas étayée en fonction de l’environnement dans lesquels les forages se feront !!!!

                                      Jo, vous êtes quelqu’un de sensé et logique alors travaillez ce sujet en tenant compte de l’environnement Cevennol !

                                      Je connais et j’approuve vos raisonnements sur l’éolien.... Comprenez que les forages pour récupérer les gaz de schiste, c’est le pire du pire !!!

                                      L’éolien à côté, c’est presque « de la roupie de sansonnet » et vous connaissez mes écrits ! donc, je pèse bien mes mots !

                                      Il ne faut pas oublier que dans le principe même du fracking, on peut polluer FACILEMENT les nappes, mais pire, dans le pays Cevennol, ce sont des sources souterraines qui descendent des causses vers les vallées de l’ hérault, du lodévois, du bitterois etc. !!!

                                      Or polluer ces sources ou ces nappes mettent en danger des populations bien plus importantes que ce que vous pouvez voir au Canada ou au USA !

                                      Prenez les cartes hydrologiques du Larzac et regardez vers où se dirigent ces nappes ou sources !!!! Il n’y a pas de rivière sur le Larzac, car la roche est fracturée (basalte, Grès etc...) Donc, les pluies s’écoulent tout de suite en profondeur et alimentent les nappes ou rivières souterraines....

                                      Et puis bien sur, il y a tout l’environnement qui est remis en cause.... Mais là, on est plusieurs à en parler ! 

                                      Travaillez sur ce sujet.. C’est deux ou trois heures de boulot, mais après vous comprendrez pourquoi on est revolté dans les Cévennes !

                                      Relisez mes commentaires, posez-moi des questions, mais surtout ne dites pas que l’auteur écrit un article de bon sens .... C’est tout le contraire !


                                    • joletaxi 2 mars 2011 19:17

                                      @Mon cher Jacquin


                                      il faut bien que quelqu’un apporte la controverse afin que de nouveaux arguments puissent voire le jour.

                                      Si je parle des houillères du Nord, ce n’est certainement pas pour glorifier ce passif industriel, c’est pour rappeler que d’autres régions ont eu à endurer des gâchis industriels,à des époques où l’on ne se souciait guère de normes,mais que par contre cela a été le moteur de notre progrès et du confort de vie de nos sociétés.Et ils n’en sont pas morts(pas tous) certains maintenant militent pour la conservation des terrils qui sont devenus des milieux naturels à protéger !

                                      Pour le gaz de schiste, excusez-moi, mais je jubile.

                                      Nos écolos ont réussi à tuer la filière nucléaire en fermant superphénix.
                                      Dans cette campagne, ils ont fustigé le chauffage électrique,comme une aberration,car cela aurait provoqué la nécessité de plus de tranches .

                                      Or, si l’on réfléchit un peu, il aurait suffi de promouvoir les radiateurs accumulateurs électriques ou tout autre dispositif d’accumulation,qui se chargent la nuit à un tarif dérisoire.( on aurait même pu à moindre coût récupérer les chaufferies conventionnelles en adjoignant un boiler de forte capacité)
                                      Cela aurait conduit à une optimisation de l’utilisation des centrales, avec un abaissement des coûts,donc du prix du kw.
                                      Et bien entendu l’abandon, ou la réduction de l’usage du gaz et du pétrole,donc sans CO2,et l’inutilité de sécuriser des approvisionnements de gaz.

                                      Juste retour des choses, ils risquent d’avoir les forages dans leurs jardins, et cerise sur le gâteau,des rivières radioactives.

                                      Je suis mauvais camarade hein smiley

  • g.jacquin g.jacquin 2 mars 2011 20:19

    Si vous pratiquez le 3ieme degré .....

     

    Pour rebondir sur votre dernier post, le prix de revient du MWh nucléaire est de 30.9 €. soit un KWh à 0.0309 €....

    Même si on rajoute le transport et la marge, on obtient 0.06 € / KWh en prix de vente (si on n’a pas à faire à des bandits)....

    Prenez votre facture EDF et regardez le montant qu’EDF vous facture le KWh....

     

    Point 2 - pour réaliser des économies d’énergies, il faut augmenter le rendement des chauffages !

    - Soit un convecteur à résistance électrique à un rapport de 1 (pour 1 KWh consommé, il produit 1 KWh de chauffage), on peut mettre des systèmes thermodynamiques (PAC).

     

    Leur COP (coef de perf.) est couramment de 4 pour pour -7° C en température ext.

    Soit pour 1 KWh consommé, ils en produisent 4... donc 3 gratuits par rapport à un convecteur.

    Mais ..... ça coûte !

    Un convecteur de 2 KW pour une pièce de 12 m² coûte moins de 100 € soit pour une maison de 100m² environ 1500€.

    En système PAC, compter avec du matériel correct, 8000€ !!!!! Il faut donc que l’état participe sous forme de crédit d’impôt ! (ça existait mais, Borloo l’a supprimé ! ben oui... il n’y avait plus assez d’argent pour l’éolien et le PV...) !

    Enfin, la CRE ne nous a toujours pas dit combien coûte le MWh des centrales qui passent en exploitation de 30 à 40 ans !!!!! certainement inférieur à 20€ du MWh.

    Donc aujourd’hui, le gaz de schiste ne peut être un argument contre le tout électrique, car tous les outils existent pour diminuer notre facture !!!

    De plus, il faudra comparer le prix de revient du gaz de schiste avec les tarifs que pratique Gazprom !!!! et il faudrait, au cas où les CRS, l’armée etc... nous empêchent d’interdire les forages, regarder qui paye la différence entre Gazprom, le gaz du golf, le gaz algérien et le prix de revient du gaz de schiste !!!!

    Mon petit doigt me dit que tous les Français vont devoir à nouveau mettre la main au portefeuille !!!!!!!

     

    Décidément, j’ai beau tourner le problème dans n’importe quel sens et j’arrive toujours à la même conclusion.... Le gaz de schiste est totalement inutile pour la France !


  • Arthur 123 2 mars 2011 20:58

    le prix de l’électricité issue de l’énergie nucléaire est sous évalue, quand il y a un démantèlement d’une centrale, elle coute quatre fois sa construction.


  • colza 2 mars 2011 22:11

    On ne sait même pas ce que coûtera le démantèlement d’une centrale nucléaire !
    Voyez ce lien concernant le site nucléaire de Brennilis en Bretagne :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_nucl%C3%A9aire_de_Brennilis
    Le démantèlement est en cours depuis 1986 !
    Il reste encore la partie la plus critique à démanteler, soit le réacteur....
    Le coût estimé du démantèlement en 1986 était de 482 millions d’euros (20 fois plus que l’estimation de la commission PEON qui est à l’origine du parc nucléaire actuel)
    Et nous somme en 2011 !


  • Arthur 123 3 mars 2011 03:37

    c’est le prix constater en Allemagne dans leur démontage d’une centrale atomique dans les années 90 si n’est souvenir sont exacte.

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    Bruno de Larivière

    Bruno de Larivière

    Enseigne la géographie post-bac et hors-fac.


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