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Accueil du site > Actualités > Environnement > Pourquoi n’y a-t-il (presque) plus de poissons en Méditerranée (et (...)

Pourquoi n’y a-t-il (presque) plus de poissons en Méditerranée (et partout ailleurs) ?

JPEG « Comme Rachel Carson l’a précisé dans une de ses dernières conférences, cette contamination constitue une expérience sans précédent : “Nous exposons des populations entières à des produits chimiques dont l’expérimentation animale a prouvé la grande toxicité et, bien souvent, les effets cumulatifs. Maintenant, cette exposition commence dès la naissance, voire avant, et, à moins que nous ne changions de méthodes, elle continuera tout au long de la vie des individus. Personne ne sait quelles en seront les conséquences, car nous ne possédons pas d’expérience antérieure pour nous guider”. » Al Gore, vice-président des États-Unis, préface du livre L’Homme en voie de disparition ? de Theo Colborn(1996).

« L’Homme en voie de disparition ? est un livre d’une importance cruciale qui nous oblige à nous poser de nouvelles questions sur les produits chimiques de synthèse que nous avons répandus à la surface de la Terre. Au nom de nos enfants et petits-enfants, nous devons trouver des réponses de toute urgence. Chacun d’entre nous a le droit et le devoir de savoir. » Ibid.

« Nous sommes devenus les cobayes involontaires d’une vaste expérimentation que nous avons nous-mêmes créée. »

Theo Colborn

Alors que l’Europe ne cesse de vitupérer la surpêche en Méditerranée depuis l’adoption de sa nouvelle politique commune des pêches (PCP) en 2014, accusant par là les pêcheurs d’être responsables de la disparition des ressources halieutiques de cette mer, il serait temps, après plus de deux ans d’acharnements iniques envers une filière qui tente difficilement de survivre, de rétablir quelques vérités éludées par des technocrates irresponsables et incompétents (appelons un chat un chat).

Après de très longs atermoiements, la Commission européenne vient tout juste de donner une définition très controversée des perturbateurs endocriniens[1] [2] [3].

Aussi anecdotique que cette information puisse paraître au profane, elle n’en témoigne pas moins, a minima, du « laxisme » et du « favoritisme » de l’Union européenne envers les multinationales telles que Monsanto, Syngenta, Dow Chemical, Bayer, BASF, etc. qui déversent leurs poisons dans notre environnement et notre alimentation depuis le début de la « révolution verte[4] ».

Mais que désigne-t-on exactement sous le terme de « perturbateurs endocriniens » et quel rapport ces derniers entretiennent-ils avec les ressources halieutiques et plus généralement la biodiversité (voire la santé humaine) ?

Avant de vous fournir une définition officielle des « perturbateurs endocriniens », je vais vous résumer en très peu de mots ce que cette expression cache en réalité afin que tout un chacun puisse bien comprendre l’immense enjeu de la problématique présentée ici : les perturbateurs endocriniens ne sont ni plus ni moins que la dénomination du plus grand scandale sanitaire que l’humanité ait connu à ce jour. (D’où le choix des citations choisies pour illustrer cet article.)

Au cas vous n’auriez pas tout à fait saisi la portée de cette affirmation, je vous conseille de la relire à nouveau.

Maintenant que la « bombe » est lâchée, venons-en aux faits et à la définition des perturbateurs endocriniens.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) chargée d’évaluer les produits chimiques avant leur mise en marché nous indique que : « De manière générale, il s’agit de substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui peuvent interférer avec le fonctionnement des glandes endocrines, organes responsables de la sécrétion des hormones. Cette action peut passer par différentes voies :

•Le perturbateur endocrinien peut mimer l’action d’une hormone naturelle et entrainer ainsi la réponse due à cette hormone.

•La substance peut empêcher une hormone de se fixer à son récepteur et ainsi empêcher la transmission du signal hormonal.

•Enfin la substance peut perturber la production ou la régulation des hormones ou de leurs récepteurs[5]. »

Par ailleurs, l’agence précise et souligne elle-même un détail d’une extrême importance pour le sujet qui nous concerne ici, à savoir que : « l’ANSES recommande de ne pas distinguer l’identification d’un PE pour l’Homme ou l’environnement[6]. »

Qu’est-ce à dire en réalité ?

Et bien que du point de vue hormonal, l’homme ne se différencie pas de la plupart des animaux vertébrés, voire même de certains invertébrés. Autrement dit, pour les scientifiques indépendants (c’est-à-dire, n’ayant pas de conflits d’intérêts avec l’industrie chimique, je précise), la plupart des différentes malformations, anomalies et/ou maladies que l’on constate sur les animaux et les êtres humains ont pour même origine un dérèglement du système hormonal que les substances chimiques viennent perturber.

C’est ainsi que les scientifiques, outre les habituels animaux de laboratoire, utilisent soit des batraciens (cf. Tyron Hayes, un biologiste américain de réputation mondiale travaillant à l’Université de Californie, Berkeley) ou bien… des poissons. Tel est le cas notamment de la méthode expérimentale que viennent de développer l’INERIS et l’INSERM[7].

Donc, si nous observons des perturbations chez l’homme et/ou chez l’animal qui impliquent des problèmes de croissance, de santé, de comportements, d’intelligence, de reproduction, etc. ou de façon plus générale un dérèglement quelconque de nos différents métabolismes, il y a de très fortes présomptions pour que cela provienne d’un dérèglement hormonal.

La question qui se pose alors est de savoir s’il existe au moins un problème, que les scientifiques ont déjà observé – chez l’homme ou chez l’animal –, qui pourrait expliquer la disparition du poisson tel que tous les pêcheurs méditerranéens le constatent chaque jour.

La réponse est effectivement oui. Et il ne manque pas d’études scientifiques pour le démontrer, comme nous allons pouvoir le constater.

Hécatombe dans le règne animal :

Concernant les animaux, il existe des milliers d’études qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, commentent, décrivent, analysent, etc. des phénomènes bizarres, sans liens apparents, impliquant la disparition de nombreuses espèces. Citons pour exemple :

  • 1952, côte ouest de la Floride : des scientifiques observent des oiseaux aux comportements étranges, ils ne semblent plus avoir de libido et se désintéressent de l’activité sexuelle lors de la période de reproduction ;
  • fin des années 50, en Angleterre : les loutres sont décimées ;
  • milieu des années 60, le lac Michigan : les visons deviennent stériles ;
  • 1970, sur le lac Ontario : un pourcentage anormal d’oisillons naît difforme ou meurt en bas âge ;
  • début des années 70, dans le Park national de Channel Islands sur la côte sud de la Californie : des femelles de goéland nichent ensemble et adopte des comportements « homosexuels » ;
  • années 80, sur le lac Apopka en Floride : des chercheurs découvrent des alligators au pénis atrophié après avoir constaté une très forte proportion d’œufs non viable ;
  • 1988, en Europe du Nord : une hécatombe de phoque se produit ;
  • début des années 90, en mer Méditerranée : les dauphins sont victimes d’un virus et meurent par milliers ;
  • etc.

Une scientifique, Theo Colborn, tentera de trouver le lien entre tous ces évènements documentés par des milliers d’études, rapports et autres enquêtes qu’elle décortiqua, répertoria et classa selon plusieurs critères pendant des années. Peu à peu, une évidence émergea tant et si bien qu’une intuition se fit jour et la nécessité d’organiser une conférence avec divers spécialistes d’horizons différents devint inéluctable. C’est ainsi qu’aidée d’un confrère avec qui elle partage ses idées, elle réunit, du 26 au 28 juillet 1991, 21 chercheurs – des toxicologues, des zoologistes, des anthropologues, des biologistes, des endocrinologues – au centre de conférences de Wingspread, dans la petite ville de Racine, dans le Wisconsin. Chacun, dans leur domaine, va apporter une pièce du puzzle.

« C’est au cours de ce colloque qu’est progressivement apparue l’idée que l’ensemble de ces phénomènes dus à différentes substances relevait d’un même mécanisme, l’action mimétique des hormones naturelles par des produits chimiques présents dans l’environnement et conduisant à des perturbations... » écrit le Sénateur Gilbert Barbier, auteur du rapport intitulé Perturbateurs endocriniens, le temps de la précaution remis le 12 juillet 2011 à l’Assemblée nationale (n° 3662) et au Sénat (n° 765).

« À l’issue de la conférence, rajoute-t-il, les participants ont publié une déclaration qui est à la source des nombreux développements d’aujourd’hui sur les perturbateurs endocriniens. » Cette déclaration dite de Wingspread et intitulée « Altérations du développement sexuel induites par les produits chimiques : le sort commun des animaux et des hommes » est à lire sur ce même rapport sénatorial.

Ce qui nous conduit à dire un mot, avant de conclure, sur les perturbations endocriniennes affectant les capacités reproductives de l’homme.

« Mâles en périls[8] » :

C’est un professeur danois d’endocrinologie et de pédiatrie, Niels Skakkebaek, qui crée la stupeur dans le monde scientifique en déclarant, lors d’un colloque organisé par l’OMS en 1991, qu’entre 1938 et 1990 deux paramètres importants permettant de mesurer la capacité spermatique de l’homme (test de fertilité) ont subi une altération importante. Le nombre moyen de spermatozoïdes par millilitre (ml) pour un éjaculat est ainsi passé de 113 millions à 66 millions par ml et le volume par éjaculat a baissé dans le même temps passant de 3,40 ml à 2,75 ml.

L’étude est publiée en 1992 et de nombreux scientifiques s’attellent alors à la tâche pour démentir les allégations de Niels Skakkebaek. Les recherches entreprises depuis ont non seulement confirmé la décroissance de la fertilité humaine d’environ 2% par an, mais elles ont également mis en évidence la perte de motilité et un taux anormal de malformation des spermatozoïdes.

Cela inquiète-t-il pour autant les décideurs publics même lorsque ceux-ci apprennent par l’OMS[9] que dans certains pays occidentaux, 20 à 40% des jeunes de 20 à 40 ans sont stériles ?

Pas plus que cela si l’on en juge d’après la définition que la Commission européenne vient de formuler au sujet des perturbateurs endocriniens.

Comment comprendre cette situation ubuesque ?

Jacqueline Verret, une toxicologue de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis qui sait de quoi elle parle, écrit dans son livre Eating May be Hazardous to your Health (Manger peut être dangereux pour votre santé) : « Ce n’est pas que les décideurs gouvernementaux soient corrompus, mais leur sens du devoir est constamment érodé par leurs contacts avec l’industrie et leur souci pour les effets à court terme sur l’industrie plutôt que pour les effets à long terme sur les consommateurs. »

Nous pouvons reconnaître dans cet état de fait, tout le poids du lobbying exercé sur nos représentants au détriment de l’intérêt des citoyens. Autrement dit, nous mésestimons encore grandement les effets délétères des « relations publiques » qu’entretiennent les multinationales avec nos dirigeants.

Lorsque l’on étudie l’histoire des perturbateurs endocriniens depuis leur récente découverte et leur non-prise en compte par les pouvoirs publics et les instances technocratiques chargées de protéger les citoyens consommateurs que nous sommes, comme en atteste la position de l’Union européenne vis-à-vis de cette problématique, nous ne pouvons qu’être dubitatif. D’autant que le coût économique sur la santé publique et l’environnement de cet empoisonnement quotidien de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons ou des aliments que nous mangeons a récemment été évalué à 157 milliards d’euros pour l’Europe[10]. Un montant incomplet qui ne tient pas compte des coûts liés aux atteintes et à la perte de notre biodiversité.

Ainsi, pour sauver l’activité de pêche artisanale comme elle se pratique en Méditerranée, il serait plus que temps que les décideurs européens et nationaux cessent de « frayer » avec les représentants de l’industrie chimique.

Enfin, pour répondre à la question que pose cet article et contrairement à ce qu’affirme le commissaire européen à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche, Karmenu Vella, si les poissons se raréfient dans les eaux méditerranéennes, c’est avant tout en raison de la pollution qui y règne en lieu et place de la surpêche qu’il dénonce, car comme exposé à notre ministre de l’environnement, Ségolène Royal, dans un récent courrier : « nous sommes les témoins passifs et impuissants d’une stérilisation massive de la mer Méditerranée dont les premiers effets se font largement sentir dans nos propres eaux territoriales[11]. »

Sauf à être d’une exceptionnelle mauvaise foi, nous ne pouvons plus aujourd’hui ignorer l’origine de cette stérilisation massive.

Philippe Vergnes

[1] Roussel, Florence (2016, juin), « Les critères de la Commission européenne sur les perturbateurs endocriniens découlent d’une logique déroutante », sur le site actuenvironnement.com. Consulté le 23 août 2016.

Extrait : « La Commission européenne n’avait aucune raison de repousser la publication de la définition des perturbateurs endocriniens selon sept chercheurs européens et américains. L’un d’eux Rémy Slama, directeur de recherche à l’INSERM, détaille leur analyse au regard de la définition proposée le 15 juin. »

[2] Roussel, Florence (2016, juillet), « Perturbateurs endocriniens : la France ne veut pas de la définition proposée par l’Europe », sur le site actuenvironnement.com. Consulté le 23 août 2016.

Extrait : « Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire, la définition proposée par la Commission européenne aboutirait à qualifier peu de substances comme perturbateurs endocriniens. L’ANSES propose une autre approche. »

[3] Horel, Stéphane (2016, juin), « Perturbateurs endocriniens : tollé contre Bruxelles », sur le site LeMonde.fr. Consulté le 23 août 2016.

[4] Le terme « révolution verte » désigne le bond technologique réalisé en agriculture au cours de la période 1960-1990, à la suite d’une volonté politique et industrielle, appuyée sur les progrès scientifiques et techniques réalisés dans le domaine de la chimie et des engins agricoles durant la Première Guerre mondiale et poursuivis durant l’entre-deux-guerres.

Cette politique combine trois éléments :

  • les variétés sélectionnées à haut rendement ;
  • les intrants, qui sont des engrais ou produits phytosanitaires ;
  • l’importance de l’irrigation.

[5] ANSES - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (2014, mai), « Perturbateurs endocriniens », sur le site anses.fr. Consulté le 30 août 2016.

[6] ANSES - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (2016, juillet), « L’ANSES se prononce sur les critères d’identification des perturbateurs endocriniens », sur le site anses.fr. Consulté le 30 août 2016.

[7] INSERM (2012, juin), « Un poisson pour détecter des contaminants perturbateurs endocriniens », sur le site inserm.fr. Consulté le 30 août 2016.

[8] « Mâles en péril » est le titre d’un reportage diffusé pour la première fois le 25 novembre 2008 sur la chaîne documentaire ARTE et rediffusé le 8 juillet 2011.

[9] PNUE/OMS (2013), Global assessment of the state-of-the-science of endocrine disruptors, sur le site de l’OMS. Consulté le 30 août 2016.

[10] Le journal du CNRS (2015, avril), « Perturbateurs endocriniens : le coût de l’inaction », sur le site lejournal.cnrs.fr. Consulté le 30 août 2016.

[11] Courrier de l’association Agir pour la Méditerranée et l’Environnement du 24 août 2016 adressé à Mme Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, expédié à l’ensemble de nos représentants députés et sénateurs et accompagné d’une lettre ouverte à leur attention.


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91 réactions à cet article    


  • clostra 3 septembre 10:36

    Que dire quand aujourd’hui un personnage de premier plan prétend (je traduis avec mon mauvais esprit habituel) que les boues rouges sont bonnes pour l’emploi ?

    N’est-ce pas le fond du problème ?

    Des laboratoires de recherche fondamentale dont les travaux sont financés par des laboratoires privés qui de fait s’octroient le brevet des molécules qui servent (pour la biologie/physiologie/génétique ... chimie etc) à caractériser des éléments fondamentaux (récepteurs) ?

    C’est précisément le désastre français et ses mille laboratoires pharmaceutiques mais également services et labo hospitaliers qui (pour remplir leur « caisse noire » dans le cas de ces derniers, vous inventent des maladies, enlèvent des thyroïdes, prescrivent à vie des substitutifs dont les excédents finissent dans nos rivières.

    Sur quoi se fonde actuellement la « grandeur » de la France ?


    • hunter hunter 3 septembre 10:48

      L’humanité est la seule espèce vivante de cette biosphère, capable de détruire la seule planète qui abrite sa possibilité de vivre, au nom de l’accumulation de bouts de papier avec des couleurs et des chiffres dessus !

      Que dire d’autre..... ? même ravagée à outrance, la planète s’en remettra ( ça prendra beaucoup de temps), pour peu que l’espèce la plus nuisible ait disparu, ce qui se produira bientôt !

      Suffit juste d’attendre.....

      Adishatz

      H/


      • Liber8 (---.---.252.12) 3 septembre 15:25

        @hunter
        pour peu que l’espèce la plus nuisible ait disparu, ce qui se produira bientôt !

        Tellement facile de cracher sur son prochain en mettant tout le monde dans le meme sac a merde. Grand bien vous fasse si vous voulez disparaitre, mais svp disparaissez tout seul dans votre coin.

        Car en verité une majorité ce satisfait de ses bourreaux et ne peut aujourd’hui vivre sans eux car incapable de vivre sans elle. Soumis car dans la paresse et la facilite quitte a en mourrir.

        Mais moi/nous ne baissons et baisserons pas les bras, nous pensons, nous créeons, nous avancons par notre propre volonté.

        Je/nous forgeons un avenir sans en demander la permission a qui que ce soit, ou cette minorité de crapules sera ignoré, mis a l’ecart pour disparaitre a tout jamais. 

        Liber8


      • hunter hunter 3 septembre 15:50

        @Liber8

        A la différence de beaucoup, la mort ne m’effraie pas ! j’ai effectué le travail, quand l’heure viendra, je ne quémanderai pas une minute de plus, mais je l’utiliserai pour supprimer le plus possible de ces ordures avides qui nous ont amené là !

        Je ne m’exclue pas de la masse, j’y appartiens, je suis responsable à mon niveau de toute cette merde, car je n’ai pas gueulé assez fort !

        Je crèverai donc comme les autres, comme mes frères en connerie humaine, mais je me battrai c’est sur, j’en ai les moyens techniques et la volonté !

        Peut-être combattrons-nous ensemble et mourrons-nous ensemble......j’essaierai de vous faire honneur, en espérant que vous en ferez de même !

        Adishatz

        H/


      • JMichel (---.---.227.163) 3 septembre 16:24

        @hunter
        je n’ai pas gueulé assez fort !

        Je comprends tout a fait, mais vous n’avez rien a vous reprocher. Vous avez certainement malgres l’énergie dépensé réussi a vous faire entendre. De bouches a oreilles votre message va circuler.Il n’est pas bon non plus de porter indéfiniment tout le poid de la misere sur vos épaules.

        Soyons clair, je ne cherche plus a combattre, j’avance et ce que je construis prendra de lui meme le dessus sur ce que je cherchais auparavant justement a combattre. Et pour cela je le fais sans en demander la permission a quiconque. Et si une loi absurde me l’interdit et bien je m’en contrefou car je le fait pour la bonne cause que, nous, defendons.


      • hunter hunter 3 septembre 18:50

        @JMichel

        Merci JMichel, sincèrement !

        Adishatz

        H/


      • mmbbb 4 septembre 18:24

        @hunter il y a des millions d ’exoplanetes qui pourraient avoir de la vie selon les astronomes A quelques années lumières ce n’est pas tres loin ! 


      • van lys 4 septembre 23:54

        @Liber8
        Si tu le dis !
        Grand bien te fasse de croire encore au paradis...sur terre.
        Ouvre les yeux, C’EST FOUTU !!!
        Les humains vont disparaître, bouffés par les pesticides et autres produit de synthèse, nucléarisés par le complexe militaro-industriel de l’atome et ses déchets civils.
        La destruction massive accélérée des espèces est en bonne voie irréversible.
        Bonne nuit.


      • Liber8 (---.---.38.175) 5 septembre 21:58

        @van lys
        C’est pas brillant mais c’est pas foutu. Ce sera foutu si effectivement tout le monde baisse les bras. Mais c’est pas pour demain que tout le monde baissera les bras.

        Ce que l’on souhaite, c’est que cela ne s’aggrave pas d’avantage jour apres jour et pour cela il n’y a qu’une seule solution, ce debarasser des criminels, des corrompus et de tout les sbires qui tirenet des benefices a foutre la merde.


      • César Castique César Castique 3 septembre 11:14

        « Pourquoi n’y a-t-il (presque) plus de poissons en Méditerranée (et partout ailleurs) ? »



        Je suis obligé de vous le dire, moi, je connais des milliers d’endroits, rien qu’en Europe, où on en trouve en veux-tu en voilà, et tous les jours, des tonnes et des tonnes : c’est dans les poissonneries, sur les marchés, dans les grandes surfaces et, congelés, dans des supérettes et même des épiceries de campagne.


        Et, figurez-vous, à des prix qu’une pénurie ferait grimper vers des sommets, qu’il s’agisse des poissons sauvages et de leurs tristes congénères d’élevage. 


        Alors voilà, votre titre, insignifiant parce qu’excessif, m’a dissuadé de lire votre prose...

        • Philippe VERGNES 3 septembre 11:25

          @ César Castique, bonjour,


          « Alors voilà, votre titre, insignifiant parce qu’excessif, m’a dissuadé de lire votre prose... »

          Juger d’une « prose » sur la supposée « insignifiance » de son titre, témoigne à tout le moins d’un excès bien plus répréhensible que le titre en question.

        • César Castique César Castique 3 septembre 13:00

          @Philippe VERGNES


          L’aphorisme « Tout ce qui est excessif est insignifiant », est de Talleyrand. 


          L’insignifiance de votre titre n’est donc pas supposée, puisqu’elle découle de son « excessivité ». « Excessivité » à l’appui de laquelle j’ai produit une preuve éloquente, à laquelle vous vous êtes soustrait en bottant en touche. Procédé extrêmement répandu dans tous les forums du web, et qui n’étonne plus.


        • Philippe VERGNES 3 septembre 13:54

          @ César Castique,


          Ce qui chez moi est « insignifiant » c’est l’imbécillité dont font preuve certains commentateurs. « L’imbécillité » étant à comprendre ici au sens C. du dictionnaire TLFi du CNRTL en ligne.

          Et lorsque j’ai affaire à une remarque imbécile, je ne me sens nullement obligé de répondre intelligemment.

          « « Excessivité » à l’appui de laquelle j’ai produit une preuve éloquente. »

          LOL !!! smiley

          Examinons donc la dite preuve :

          « ... blablabla ... Et, figurez-vous, à des prix qu’une pénurie ferait grimper vers des sommets, qu’il s’agisse des poissons sauvages et de leurs tristes congénères d’élevage. »
          Cet été, pour la deuxième année consécutive, les prix sous criée de certaines espèces de poisson méditerranéen ont battu tous les records. Il en est ainsi de la daurades qui s’est vendue jusqu’à 45 € le kilo, du bar (ou du loup chez nous) qui a atteint les 65 €/kg ou encore du rouget de roche : 44 €/kg. Et encore je ne parle même pas des nombreuses espèces vendues à des prix exorbitants qui, il y a peu de temps encore, n’étaient même pas triées par les pêcheurs, car elles n’avaient aucune valeur marchande. Cela concerne en fait toutes les espèces méditerranéennes de poisson français.

          Aussi, avant de dire n’importe quoi, assurez-vous de la provenance du poisson que vous voyez dans toutes les poissonneries que vous citez, car sur les bords de la Méditerranée, même les poissonniers locaux s’approvisionnent désormais avec du poisson d’importation, d’océan ou d’élevage.

          Désormais, la part des poissons locaux vendue par les entreprises de marée méditerranéenne est réduite à environ 20 %, alors qu’il y a peu de temps encore, elle représentait quasiment 100 % de leur CA. (Le marché du Thon est une exception.)

          Je vous laisse libre des conclusions à tirer de cet état de fait.

        • César Castique César Castique 3 septembre 20:17

          @Philippe VERGNES

          « Examinons donc la dite preuve »

          Ca, ce n’est pas preuve, c’est mon impression de consommateur. La preuve, en revanche, ce sont les tonnes de poissons qui se pêchent et se consomment chaque jour en Europe, à savoir 350. Mon impression, c’est le doigt ; la Lune, ce sont les tonnes en question.

           

          « Cet été, pour la deuxième année consécutive, les prix sous criée de certaines espèces de poisson méditerranéen… »


          Vous pouvez affirmer ce que vous voulez, s’agissant de la Méditerranée, je ne suis pas à même de vérifier. Je n’ai rien trouvé de chiffré sur Internet – si vous avez des liens, ne vous gênez pas.


          « Je ne parle même pas des nombreuses espèces vendues à des prix exorbitants qui, il y a peu de temps encore, n’étaient même pas triées par les pêcheurs, car elles n’avaient aucune valeur marchande.  »


          Et bien moi, j’en parlerai, pour dire que personne ne me fera croire que des poissons sans valeur marchande
          - c’est-à-dire dépourvus de qualités organoleptiques ! -, se vendent désormais à des prix exorbitants smiley


          « Je vous laisse libre des conclusions à tirer de cet état de fait. »


          La conclusion que j’en tirerai, c’est que l’affirmation selon laquelle il n’y a presque plus de poissons en Méditerranée et partout ailleurs, est une connerie.


          P.S. – Que vous souhaitiez combattre « Monsanto, Syngenta, Dow Chemical, Bayer, BASF, etc. qui déversent leurs poisons dans notre environnement », comme je viens de le lire en diagonale, je n’ai rien contre, bien au contraire. Mais ce n’est pas en balançant des énormités que vous ferez avancer votre cause.


        • christophe nicolas christophe nicolas 4 septembre 11:03

          @César Castique

          Sur les stocks océaniques et méditerranéens. Depuis la chute de l’URSS, on note une grande amélioration en mer noire et mer d’Azov parce que le volontarisme ne sait pas respecter la beauté de la création qu’ils attribuent au hasard, d’où leur chute pas par hasard. En fait, les ressources halieutiques dépendent beaucoup des éléments nutritifs ainsi, une brusque baisse des captures de pélagiques (Thon, sardines) dans le bassin du Levant a également été observée après la construction du barrage d’Assouan (Halim et al. 1995).


          Plus récemment, il semblerait que la sardine Méditerranéenne ait adopté le comportement de Kate Moss alors qu’on la souhaiterait plus grasse avec une activité sexuelle plus tardive. D’ici à ce qu’on lui recommande le Burkini, il n’y a qu’un pas que le gouvernement n’osera certainement pas franchir. Si la sardine devient LGBT, alors là, c’est foutu, c’est de l’humour

        • Philippe VERGNES 4 septembre 11:36

          @ César Castique,


          « Vous pouvez affirmer ce que vous voulez, s’agissant de la Méditerranée, je ne suis pas à même de vérifier. »

          Le problème justement concernant la Méditerranée, c’est que peu de personnes sont à même de pouvoir vérifier ce genre d’information exceptés les pêcheurs et les gens qui, comme moi qui, recueillent ces données et suivent l’évolution des débarquements depuis 25 ans. Et non, ce genre d’info n’est pas disponible sur Internet.

          « Et bien moi, j’en parlerai, pour dire que personne ne me fera croire que des poissons sans valeur marchande - c’est-à-dire dépourvus de qualités organoleptiques ! -, se vendent désormais à des prix exorbitants. »

          « ... personne ne me fera croire », cela résume tout le fond du problème, et pourtant si vous saviez...
          La valeur d’un poisson n’a jamais été définie par ses qualités organoleptiques. Ce n’est pas ainsi que fonctionne ce marché. Pour être transformé, un poisson doit faire une certaine taille et doit être suffisamment abondant pour rentabiliser une filière de transformation. En Méditerranée, il n’y a jamais eu de filière de transformation autre que des usines à soupe de poisson, car ces deux conditions ne sont jamais réunies : poissons trop petits et/ou trop peu de quantité.

          « La conclusion que j’en tirerai, c’est que l’affirmation selon laquelle il n’y a presque plus de poissons en Méditerranée et partout ailleurs, est une connerie. »

          ... dit-il sans avoir même pris soin de lire l’article qu’il commente.

          Bah, si vous faites professions de foi d’étaler votre ignorance en la matière comme une marque de compétence, c’est votre problème.

          En France, il n’y a guère que le Muséum National d’Histoire Naturelle qui étudie sérieusement la question. Malheureusement, il traite pas trop de problématique locale : « Sixième extinction : 7% des espèces probablement déjà disparues ».

          Autre article qui traite du même sujet que le mien en utilisant des sources dont je ne me suis pas inspiré, puisque aucune ne tient compte de la spécificité typiquement méditerranéenne (la surpêche - qui existe, il ne faut pas le nier -, n’est pas en Méditerranée le principal facteur de la disparition des ressources) : « Les poissons, espèces en voie de disparition totale ».

          « ... Mais ce n’est pas en balançant des énormités que vous ferez avancer votre cause. »

          Lisant cela, je m’interroge... vous n’avez jamais entendu parler de la disparition des stocks de poissons, de la sixième extinction de masse ou je ne sais quoi encore ?

          Si tel est le cas, je comprends votre ignorance, mais avant de dire ou d’écrire n’importe quoi, informez-vous un minimum. Vous vous rendrez service.

        • César Castique César Castique 4 septembre 11:40

          @christophe nicolas


          « Sur les stocks océaniques et méditerranéens. »


          Voilà qui confirmerait, s’il en était besoin, l’absurdité de l’annonce d’une disparition presque complète du poisson en Méditerranée et ailleurs.


          P.S. - Je retire toutes les critiques que j’ai exprimées jusqu’ici, si l’auteur constitue un dossier à l’appui d’une offre de services à France Vidange ou à Ici Pourri

        • César Castique César Castique 4 septembre 11:45

          @"Philippe VERGNES



          Je n’ai rien à ajouter, ni à retrancher, à ce que j’ai répondu à Christophe Nicolas, il y a de cela cinq minutes.

        • Philippe VERGNES 4 septembre 12:29

          @ César Castique,


          « Je n’ai rien à ajouter, ni à retrancher, à ce que j’ai répondu à Christophe Nicolas, il y a de cela cinq minutes. »

          Oui... les croyances, c’est bien pour cela que l’on ne peut débattre avec des ignorants.

          Pour infos, j’ai assisté à la restitution de l’étude sur les sardines et les anchois de Méditerranée que cite christophe nicolas, et le comportement « famélique » observé par les scientifiques. Les informations communiquées lors des débats qui ont suivies (qui n’ont pas été reportées dans l’étude en question pour diverses raisons) témoignent bien d’une perturbation endocrinienne due à la pollution. d’où la réduction de la biomasse qui est passé de plus de 200 000 tonnes à moins de 67 000 tonnes en trois ans (et cette baisse se poursuit).

        • César Castique César Castique 4 septembre 15:55

          @Philippe VERGNES



          Afin d’en finir une fois pour toutes, je suis obligé de vous dire que je ne parviendrai jamais à considérer des quantités qui se mesurent en centaines de milliers de tonnes dans certains cas, en dizaines de milliers de tonnes dans d’autres, comme « presque » rien. Je n’ai ni la mentalité du candide, ni celle de l’intégriste.



        • JC_Lavau JC_Lavau 4 septembre 16:08

          @christophe nicolas. On a déjà écrit des messages plus clairs, moins allusifs.


        • Philippe VERGNES 4 septembre 16:24

          @ César Castique,


          Afin d’en finir une fois pour toutes, si votre ignorance du problème vous pousse à considérer que les centaines de milliers de tonnes de poissons exploitables (donc commercialisable car pouvant servir de nourriture à une partie de l’humanité) se transforment en trois ans en dizaines de milliers de tonnes invendable du fait que le poisson concerné est devenue « famélique » (trop petit, trop maigre, trop malade) pour être commercialisé et consommé par cette partie de l’humanité qui puisait là une source importante de protéine se résume à « presque rien », abstenez-vous de commenter des articles que vous ne prenez même pas le soin de lire, car il se pourrait bien que vous ayez, bien plus que vous ne l’estimiez vous-même, la mentalité d’un candide intégriste (ce qui n’est pas incompatible, bien au contraire).

        • Aimé Diéval 4 septembre 18:59

          @Philippe VERGNES

          Est-ce qu’on a fait des études marketing auprès des femmes qui souffrent de problèmes, réels ou imaginaires, de surcharge pondérale, qui pourraient constituer un créneau intèressant pour des poissons « faméliques », à la fois trop petits et trop maigres ?


        • Philippe VERGNES 4 septembre 19:58

          @ Aimé Diéval,


          LOL !

          Je ne manquerais pas de suggérer ce débouché la prochaine fois que l’on me posera la question de l’exploitation de ce stock de poisson. (Je doute tout de même fort de pouvoir parvenir à convaincre quiconque d’investir sur une telle filière d’exploitation.)


        • christophe nicolas christophe nicolas 5 septembre 00:06

          @Philippe VERGNES

          L’évolution du comportement de la sardine me tendait la perche. Sachant que la taille minimum de la sardine est de 11 cm pour la pécher, cette citation « En revanche, globalement le nombre de poissons n’a pas diminué, il a même augmenté. Mais la taille des poissons a sensiblement diminué, passant de 15 à 11 cm pour les sardines. » montre que la sardine a plus d’un tour dans son sac. Avouez que c’est assez inattendu.


          Ce sont les eaux froides qui sont riches en poisson or nous sortons d’un siècle chaud ce qui ne va durer puisque le cycle solaire va favoriser un refroidissement et une pluviométrie plus abondante. Il est clair qu’il ne faut pas polluer les rivières et qu’il faudra démonter les barrages lorsque les techniques de production d’énergie auront assimilé certaines découvertes récentes non polluantes puisque c’est la matière organique charriée par les fleuves qui stimule le plancton et règle au plus haut le stock halieutique ce que tout le monde souhaite. En plus certaines espèces comme le saumon et les anguilles ont besoin de circuler et d’autres ont besoin des crues. 

          On a vu les centrales solaires qui exterminent les oiseaux, les éoliennes qui surdimensionnent le réseau et relancent le charbon, voici maintenant les usines marémotrices qui flinguent le plancton. L’écologie mérite une nouvelle réflexion globale pour dénouer cette affaire vaseuse. 



        • Philippe VERGNES 5 septembre 00:58

          @ christophe nicolas,


          « ... Avouez que c’est assez inattendu. »

          Désolé de vous contredire, mais en fait non, car en réalité, ce sont de nombreuses espèces qui sont concernés par ce phénomène de « nanisme » qui, si j’en crois les observations de professionnels sur la façade océanique commence également à toucher l’Atlantique. (Rappelons que ce problème est subitement apparu en Méditerranée il y a tout juste 10 ans.)

          Pour avoir assisté à la restitution de l’étude en question que je n’ai pas encore pu me procurer (ce dont je ne désespère pas), je sais aussi que de nombreuses observations, non précisées dans tous les articles de presses qui sont parus sur le sujet, n’ont pas été rapportées par les scientifiques qui ont mené cette étude. L’une des raisons en est que les recherches sont encore en cours. L’ensemble de ces informations accrédite la thèse des perturbateurs endocriniens, car l’adaptation des sardines ne consiste pas seulement à avoir réduit leur taille, leur maturité sexuelle a été abaissée (tout comme chez l’homme) et leur état de santé s’est très nettement détérioré.
          • réduction de la taille des sardines = altération du processus de croissance ;
          • maturité sexuelle abaissée = perturbation du système reproducteur ;
          • état de santé préoccupant = affaiblissement du système immunitaire.
          Bref, autant d’indices qui ne peuvent s’expliquer que par le phénomène de perturbateurs endocriniens du à la pollution chimique. Ce qui est encore confirmé par une autre information que n’ont pas communiqué au grand public les scientifiques responsables de cette étude : 30 % des sardines autopsiées possédait un foi infesté de coccidies. Ces bactéries ne rendent pas le poisson impropre à la consommation, mais traduisent le fait que le milieu dans lequel elles évoluent est fortement pollué.

          D’autres constats viennent encore en appui à cette hypothèse, mais ce qui m’interroge, c’est surtout le fait qu’interrogés, les scientifiques sont restés très évasifs dans leurs réponses. Mais je ne désespère pas d’obtenir un autre rendez-vous avec eux pour creuser cette question-là.

          Il est clair que les stocks de poissons sont tributaires de efflorescence algale et des « blooms » planctoniques qui eux-mêmes dépendent des nutriments apportés par diverses sources (les vents, les volcans sous-marins et les rivières). Le problème, c’est que les rivières charrient désormais des produits chimiques incompatibles avec les blooms planctoniques. Dans ces conditions, on comprend un peu mieux pourquoi il y a de moins en moins de poissons à pêcher.

          Pour finir, je suis assez d’accord avec ce que vous dîtes : « L’écologie mérite une nouvelle réflexion globale pour dénouer cette affaire vaseuse. »

          D’autant que je ne partage absolument pas l’opinion de ceux qui pensent que la surpêche est le principal facteur causant la disparition des ressources.

          En fait, j’ai assez creusé la question pour avoir désormais toutes les preuves qui démontrent que l’Europe désigne les pêcheurs comme étant responsable de la disparition des ressources pour protéger les fabricants de produits chimiques. Ce que tout le monde « gobe » comme des cons, car il n’existe que très peu d’expert dans ce domaine. C’est la raison pour laquelle, dans mon courrier envoyé à S. Royal, je qualifie les experts de l’Union européenne « d’experts qui non jamais vu la mer ».

        • Alren Alren 5 septembre 12:28

          @Philippe VERGNES

          Cher Philippe Vergnes,

          Vous avez tort de répondre à César Castique. Ses interventions à répétition « ras-le-bitume » ne sont là que pour masquer qu’il ne partage pas votre point de vue mais qu’il n’a aucun argument valide à vous opposer pour défendre ses chères multinationales.

          Pour moi vous avez écrit un des articles les plus importants publiés sur Agoravox, tant ce qu’il dénonce est vital pour l’avenir de l’humanité.

          À l’occasion, je ne peux m’empêcher de faire cette remarque à l’intention de certains : quand je dis que le biologique, le chimique et le biochimique sont une menace plus grande que le nucléaire pour l’humanité, cet article me donne raison !


        • Alren Alren 5 septembre 12:31

          @Alren

          Et de repousser le plus loin possible dans la liste les commentaires sérieux, au-delà de ce que lisent la plupart des lecteurs. Aujourd’hui la manœuvre est réussie !


        • Alren Alren 5 septembre 12:58

          @christophe nicolas

          Ce sont les eaux froides qui sont riches en poisson or nous sortons d’un siècle chaud ce qui ne va durer puisque le cycle solaire va favoriser un refroidissement et une pluviométrie plus abondante.

          TOUT démontre que la période anormalement chaude que nous connaissons est d’origine anthropique, par libération de CO2 à partir de carbone fossilisé (pour le charbon depuis le carbonifère c’est-à-dire l’ère primaire, avant les dinosaures !

          Les cycles solaires n’induisent pas à eux seuls de tels variations climatiques, il faut un changement de l’effet de serre qui dépend de la composition de l’atmosphère.

          Il est clair qu’il ne faut pas polluer les rivières

          Trop tard ! La Seine et le Rhône rejetteront de la dioxine d’origine anthropique pendant encore des siècles !

          Et l’on ne peut rien y faire, elle est prise dans la boue qui tapisse le fond du fleuve et est libérée progressivement.

          il faudra démonter les barrages

           ??? Les barrages n’empêchent pas que l’intégralité de l’eau d’un fleuve se déverse dans la mer !!!

          la matière organique charriée par les fleuves qui stimule le plancton et règle au plus haut le stock halieutique

          Les poissons sont comme nous : la chaîne alimentaire qui aboutit à ses proies peut être abondante, s’il absorbe des substances nocives (et les perturbateurs endocriniens peuvent être à dose infime tout en étant terriblement efficaces bien plus que le mercure par exemple) qui nuisent à sa santé cela se traduira par des troubles dont le nanisme, la quasi-stérilité et la malformation des jeunes aboutissant à une raréfaction de l’espèce.

          Mais cette raréfaction des espèces du bas de la pyramide alimentaire se traduira nécessairement par une pénurie de nourriture pour les superprédateurs.


        • César Castique César Castique 5 septembre 20:27

          @Alren

          « Vous avez tort de répondre à César Castique. (…) Il n’a aucun argument valide à vous opposer… ».

          A 20h25 pile, la quantité de poissons pêchée depuis le 1er frôlait les 105 millions de tonnes. Selon les informations que j’ai recueillies à titre d’argument valable, 40 % de la production provenaient de l’élevage, et 60 % de la pêche de poissons sauvages, soit quelque 60 millions de tonnes.

          Pour toute réclamation et/ou contestation, vous adresser à :

          http://www.planetoscope.com/eau-oceans/199-peche-et-prises-mondiales-de-poissons.html

          « … pour défendre ses chères multinationales.  »

          Elles ne me deviendraient chères que si les cours s’effondraient au détriment de mes éconocroques. Pour le moment, tout baigne.


        • César Castique César Castique 5 septembre 20:29

          @César Castique

          COMPLEMENT :



          A 20h25 pile, la quantité de poissons pêchée depuis le 1er janvier 2016.

        • Philippe VERGNES 5 septembre 23:19

          @ César Castique,


          Totalement hors sujet comme chacune de vos interventions. Comme tout bon gestionnaire cupide et avide de dividende, vous confondez pêche (production) et état d’un stock (ressource exploitable). Avec de telles compétences, il est sûr que nous sommes tous condamnés, vous et votre descendance y compris.

          Votre persistance dans le déni de ce qui est une évidence pour tout ceux dont l’avenir dépend de l’état de ces stocks est une insulte au bon sens et la raison.

        • César Castique César Castique 6 septembre 00:50

          @Philippe VERGNES

          « Totalement hors sujet comme chacune de vos interventions. »



          C’est-à-dire que c’est rapport à un rombier qui prétendait qu’il n’y a presque plus de poissons en Méditerranée et partout ailleurs.


          Toujours selon la même source que tout à l’heure, la quantité de « biomasse » prélevée dans des mers presque vides, a augmenté de 50’000 tonnes depuis 20:27. 


          Et il est inutile d’aller chercher de dilatoires considérations à base de gestion cupide avide de dividendes, de confusion entre quoi que ce soit : du poisson, à l’heure qu’il est, il y en a des centaines de millions de tonnes, et ça fait énormément par rapport à presque plus. En particulier, si les mots ont un sens.

        • Philippe VERGNES 6 septembre 07:33

          @ César Castique,


          « ... si les mots ont un sens. »

          Ils ont un sens dans le contexte de l’article que vous n’avez pas lu, mais que vous trollez quand même tout imbu de votre ignorance :

        • César Castique César Castique 6 septembre 10:12

          @Philippe VERGNES


          « Ils ont un sens dans le contexte de l’article... »


          Alors, dans ce cas, ce n’est pas du journalisme, c’est du racolage ! 


          J’avais pas mis à côté de la plaque en parlant de France-Vidange et d’Ici Pourri...

        • Philippe VERGNES 6 septembre 10:35

          @ César Castique,


          Pour ce qui est de « tapiner » sous les articles d’autrui, je n’ai aucun souci à reconnaître votre supériorité en la matière.

          Les mots ont TOUJOURS un sens dans le contexte dans lequel ils ont été écrits ou prononcés, car l’évolution des mots où des expressions les poussent à être de plus en plus polysémiques. Vous faites une exception d’une règle générale de communication. Autrement dit et pour faire court, comme tout bon troll qui se respecte : vous délirez.

        • alinea alinea 3 septembre 12:01

          Ce que je retiens de ce fléau est qu’on nous le fait passer pour « une idée » ou une opinion ! Toute réalité vue et dénoncée devient donc une « manière » de voir !
          Aussi que le lesbianisme qui semble se propager pourrait être dû à des perturbateurs endocriniens ?
          Où en est votre pétition ?


          • Philippe VERGNES 3 septembre 12:23

            @ alinea, bonjour,


            Plus on s’informe sur les perturbateurs endocriniens, plus on se rend compte de l’immensité du problème et lorsque j’écris que c’est le plus grand scandale sanitaire que connait à ce jour l’humanité, je crois bien que c’est encore un euphémisme.

            Concernant la pétition, elle n’en est qu’à 297 signatures, mais compte tenu de son objectif, elle s’inscrit dans une stratégie d’ensemble qui comprend diverses actions (lettre à la ministre de l’Environnement, lettre ouverte expédiée par mail à l’ensemble de nos représentants - députés nationaux et européens, sénateurs -, informations aux nombreux élus de communes littorales, aux associations locales, aux ONG, etc., réunions prévues avec les représentants des professionnels concernés, etc.). Bref, cela prendra pas mal de temps, mais pour l’heure, le plus urgent est d’informer nos élus car eux seuls peuvent prendre la décision de créer une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet, comme cela avait été le cas en 1974.
            C’est le bon moment surtout après l’émission d’hier soir sur Thalassa.

          • Philippe VERGNES 3 septembre 12:29

            (Pour ce qui est du « lesbianisme » et de l’homosexualité pour généralement, si aucune étude n’est catégorique, il semblerait effectivement que la propagation de ce type de comportement soit du aux perturbateurs endocriniens.)


          • alinea alinea 3 septembre 12:48

            @Philippe VERGNES
            j’ai fait ce que j’ai pu !! j’ai dû vous en apporter une vingtaine, de signatures, sans compter les suites que j’ignore ! Les parlementaires ne sont pas des gens en qui j’ai foi, mais il faut secouer les consciences de toutes les manières possibles !

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