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Accueil du site > Actualités > Environnement > Vers un monde durable : Croissance économique et écologie, une équation (...)

Vers un monde durable : Croissance économique et écologie, une équation épineuse

 Nous vivons dans une société de consommation. Qui dit consommation dit production. Qui dit production dit pollution (déchets et CO2 qui provoque le réchauffement climatique) et épuisement des ressources limitées (matières premières et énergie). Nous avons consommé en un siècle la moitié des énergies fossiles accumulées en 100 millions d’années.

Quelles sont les solutions ? Changement de mode de vie ? Bof, on a loupé le coche : avec le pétrole et la grande croissance économique pendant les 30 glorieuses, on a eu l’impression de vivre dans un monde sans limites, en progression permanente, où tout serait possible. On ne peut plus revenir en arrière, les habitudes sont trop difficiles à changer. Nouvelles sources d’énergie qui ne produisent pas de gaz à effet de serre, recyclage total et modes de production et de consommation qui ne produisent pas de déchets ? Facile à dire… Il y a des gens qui pensent que les avancées technologiques résoudront tous nos problèmes. On aime bien remettre à plus tard, mais dans le cas de la santé de notre planète, c’est quand même dangereux

Le dilemme consommation/écologie

Le problème du libéralisme économique est qu’il laisse libre-cours à des prédateurs qui vont profiter tant que possible sans se soucier de l’avenir. Ce sont les bases de notre société de consommation qui sont à revoir. Pourquoi ? Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe en ce moment : la récession économique entraîne une chute du prix de l’énergie (à cause d’une baisse de la demande) pour garder un niveau de consommation élevé (conservation du chiffre d’affaires)… On entend souvent les gens se plaindre de l’augmentation du prix de l’énergie, du pétrole… mais en fait ça ne coûte rien ! On fait venir des fraises depuis des milliers de kilomètres, et on ne s’en rend même pas compte ! La pression de la société de consommation est énorme, l’incitation à acheter se fait par tous les moyens : publicité, phénomènes de masse, ridiculisation du vieux…

Dans ses films adressés aux Français, Yann Arthus Bertrand met le doigt sur les excès de la société de consommation, avec de nombreux chiffres ahurissants commes ceux-ci (je n’ai pas vérifié s’ils sont exacts, mais ça parle) :

  • 1 milliard de portables sont fabriqués tous les ans, 426 000 portables sont jetés chaque jour.
  • 11 000 avions : le nombre de vols commerciaux qui ont lieu aux Etats-Unis toutes les 8 heures.
  • 170 000 piles sont produites toutes les 15 minutes.
  • 1 000 000 de tasses en plastique vont dans la corbeille toutes les 6 heures dans les vols commerciaux.
  • 1 sac en plastique est jeté toutes les 5 secondes.
  • 2 000 000 de bouteilles en plastique sont jetées toutes les 5 minutes.
  • 106 000 canettes en alu sont mises à la poubelle toutes les 30 secondes.

Al Gore aussi, y va de son message écologiste avec son film “Une vérité qui dérange”. Il est plutôt orienté vers les américains, en misant sur l’émotionnel, des arguments parfois douteux (comme le glaçon qui fait déborder le verre en fondant) mais convaincants pour des non-scientifiques (pour la bonne cause…).

Gaspiller et polluer, c’est mal

A la base, le problème de l’homme est qu’il est extrêmement paresseux : s’il existe un moyen de faire quelque chose en se fatigant moins, il sera utilisé (logique non ?). La tendance est à tout automatiser afin de produire un minimum d’efforts dans notre quotidien. Exemples : les transports, les ascenceurs, les volets/stores électriques… Conséquence : la nourriture n’est plus qu’apport énergétique superflu qui entraîne de plus en plus souvent l’obésité (cf. le stéréotype des hommes dans Wall-e : ils sont tellement gros qu’ils ne peuvent même plus bouger, et passent leur journée dans des véhicules munis d’écran TV).

Or on ne devrait pas pouvoir faire ce que la technologie nous permet, mais ce que les ressources de la Terre autorisent… Il faut un équilibre entre la monnaie et la planète. Si notre argent permet d’acheter plus que toutes les réserves renouvelables (voire réserves tout court) de la Terre, ça ne peut pas bien aller… En plus le phénomène s’accélère : en 100 ans à peine, la population mondiale a été multipliée par 4 et la puissance industrielle par 20. C’est un vrai changement d’ordre de grandeur, et par conséquent, la pression sur l’environnement est aujourd’hui devenue énorme, la nature est fragilisée.

Il faut faire des économies d’énergie et ne pas polluer ! Mmmh, je veux bien, mais que faut-il économiser au juste ? Ce ne sont pas les voitures qui polluent le plus, ce sont les entreprises qui créent le plus de déchets ! Oui, mais elles produisent pour qui les entreprises, directement ou indirectement ?

Mmmh, ok mais si les autres n’économisent pas je ne vois pas à quoi ça sert que moi j’économise. Je ne veux pas prendre en main ma consommation tout seul : je passerai pour un hurluberlu écolo et je profiterai moins que les autres ! Ca doit venir d’en haut ! Oui, mais alors faut élire les bons dirigeants politiques et faire pression sur eux… Les Américains l’ont bien fait en élisant Barack Obama (face à McCain/Palin y a pas photo !).

Mmmh, mouais. Mais en fait qu’est-ce que ça m’apporte d’économiser ? Rien dans l’immédiat… Si des sous, mais pour ce que ça rapporte… Oui, là on met le doigt sur un problème : l’énergie ne coûte pas assez cher ! Jean-Marc Jancovici pousse le bouchon encore plus loin en disant que l’énergie ne vaut rien !

Les conférences de Jean-Marc Jancovici, ça décoiffe !

Jancovici, c’est qui ? C’est un polytechnicien spécialiste du changement climatique et des questions énergétiques. Il a un site très intéressant : www.manicore.com.

Il y a environ un an, les conférences de la journée inaugurale de la 82ème édition des Semaines Sociales de France étaient consacrées au changement climatique et ses conséquences. Devant une salle comble, Michel Camdessus, président d’honneur des Semaines Sociales, après un discours inaugural, laissait la place à Jean-Marc Jancovici, pour un exposé dans un style décontracté, et avec un ton direct.

« Nous sommes tous des nababs », lance Jean-Marc Jancovici. Il attire là l’attention de l’auditoire sur la quantité astronomique d’énergie que consomme chaque individu dans les pays riches (nous avons tous à notre disposition en permanence une centaine d’”esclaves” énergétiques). Avec un certain sens de la formule, il cite sans détour les bouleversements aux conséquences désastreuses pour le climat : une forte hausse de la population mondiale, l’augmentation de l’énergie consommée par personne, surtout pendant les Trente glorieuses… Pour Jean-Marc Jancovici, l’heure est grave, et il n’hésite pas à dire les choses : « Le Club de Rome s’était essayé à une mise en équation de la vie humaine. La prolongation du système dans lequel nous vivons, ce ne peut être que son effondrement. Car le système se nourrit de la dégradation du capital naturel.”

Au fond, ce que dit Jean-Marc Jancovici est aussi simple qu’effrayant : l’environnement est menacé, et les efforts que nous pourrons faire pour le protéger ne suffiront pas si on n’opère pas un changement fondamental du mode de fonctionnement de nos sociétés. Le message est clair : le fonctionnement de nos sociétés est par nature dangereux pour l’environnement. « Dès qu’il y a croissance, il y a augmentation des émissions de CO2 ». Jean-Marc Jancovici a livré une analyse d’une brutale vérité qui pourrait laisser croire au pessimisme. Mais il reste au contraire persuadé d’une possible amélioration de la situation, et a été très heureusement surpris du Grenelle de l’Environnement, dont Jancovici s’est félicité qu’il ait abordé la question de la taxe carbone.

Le mieux c’est de le découvrir en vidéo, car son discours est génial : même si chacun des éléments de son discours est bien connu et largement documenté (quoique), il a une capacité de synthèse et une pédagogie excellentes. Il faut quand même s’accrocher un petit peu pour suivre, car il va vite… On peut trouver les vidéos de conférences entières ici et , ou en plusieurs parties sur Youtube en commençant par .

Pour plus d’informations sur les problèmes climatiques :

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC, IPCC en international) est une organisation qui a été mise en place en 1988, à la demande du G7. Depuis 1990, il a publié 4 rapports d’évaluation très détaillés (publications officielles), et le premier rapport donnait déjà des conclusions fortes concernant le changement climatique futur. Pour le dernier rapport, qui date de 2007, il existe une version simplifiée plus accessible (même si c’est en anglais).

On peut aussi trouver plus de détails à propos du GIEC sur cette page, où il est très bien expliqué pourquoi il faut croire ce que dit le GIEC… Le WWF a aussi sorti son rapport planète vivante 2008. Et il y a encore d’autres rapports


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19 réactions à cet article    


  • Julien Fischer Julien Fischer 13 décembre 2008 19:47

     J’espère que vous n’êtes pas sérieux. Je me demande bien qui est le blaireau... Moi en tout cas je suis convaincu de ce que je dis et je ne soutiens aucun prétendu lobby, sinon je n’aurais pas écrit cet article.

    Cordialement


  • gdm gdm 16 décembre 2008 14:21

    @Julien Fischer
    Le débat scientifique sur le réchauffisme continue entre les scientifiques. Les partisans du réchauffisme n’ont fourni aucune preuve qui puisse convaincre de maniere définitive. les scientifiques, avbersaires des theses réchauffistes, soutiennent des theses scientifiques intéressantes.

    Ainsi, la production de CO2 serait apres l’augmentation de température, et non avant. Cette these scientifique contredit l’autre these qui soutient exactement le contraire.

    Ainsi, certains scientifiques soutiennent que l’activité des taches solaires suffirait à expliquer la variation de température sur la planete.

    Mais il existe aussi une grave incertitude sur la maniere de mesurer un hypothétique réchauffement de la planete. En effet, les methodes de mesure ne sont pas fiables, et donnent parfois des résulats contradictoires. Selon certains scientifiques, la seule mesure valable de la température terrestre devrait etre prise a une certaine hauteur du sol, et pas au niveau du sol.

    De plus, il existe un autre débat purement économique. Combien coute l’adaptation des individus à un chagmenet de température ? combien couterait les mesures coercitives pour tenter de réduire le réchauffement ?

    Enfin, il existe un débat politique. Pour résoudre la question du réchauffisme, certains esperent l’existence d’un gouvernement mondial, avec une seule armée mondiale, une seule police mondiale. l’organisation fédérale permettrait aux pays locaux de gerer localement une partie de la politique. Mais le risque est important qu’un Etat fédéral mondial devienne vite un pouvoir totalitaire imposant par la force ses vues religieuses, ses valeurs étiques non partagées. les Etats n’ont jamais démontré qu’ils étaient sages et avisés, bien au contraire. Un Etat mondial serait pire.

    Je souhaite que les débats scientifiques continuent afin de faire progresser cette nouvelle science du réchauffisme. Mais les Etats ont tendance à croire trop vite certaines theses scientifiques spectaculaires et à omettre les autres.



  • Julien Fischer Julien Fischer 16 décembre 2008 15:00

    Merci gdm, voilà ce que j’appelle un commentaire constructif !

    Vous émettez plusieurs idées intéressantes, que je vais discuter ci-dessous.

    Vous dites que les méthodes de mesure de la température ne sont pas fiables. Soit, mais les preuves indiscutables d’un réchauffement (qui de plus est extrêmement rapide comparé au reste de l’histoire) de notre atmosphère ne manquent pas. Quelques exemples ici : http://generationsfutures.chez-alice.fr/climat/preuves_indiscutables.htm

    Certains disent que le réchauffement est un phénomène dû à des facteurs externes à notre planète (taches solaires), et non au CO2. Le contraire est démontré ici : http://www.democratiedurableblog.fr/index.php?post/2008/07/25/Preuves-du-rechauffement-climatique2

    Ensuite vous dites que même si tout le monde était d’accord sur l’origine humaine du réchauffement climatique, nous n’arriverions pas à inverser la tendance pour des raisons économiques et politiques. Là malheureusement je ne peux pas vous contredire. Difficile d’être optimiste dans de telles conditions.

    J’admets que l’Etat mondial est une utopie de socialiste, et il est bien probable que les hommes continuent de perdre leur temps en se bataillant dans leur société de consommation où l’égoïsme est roi. Et qu’ils disparaissent de la surface de la planète de cette manière, sans avoir sérieusement essayé de se mobiliser pour sauver la planète. Espérons pour nos enfants que ça n’arrive pas trop vite.

    Etaler de telles pensées (comme je viens de le faire) sur l’avenir est parfaitement inutile, car ce n’est pas constructif. Je préfère chercher des solutions qui nous permettront de sortir ensemble de la folie consommatrice (dont je suis pris aussi, puisque c’est la base de fonctionnement de notre économie).* Avez-vous une idée ?

    * (et je pense que vous êtes d’accord que notre économie est extrêmement gourmande en ressources de la planète, que ce soit les hydrocarbures ou les poissons)


  • gdm gdm 16 décembre 2008 21:41

    @Julien Fischer
    Vous dites que le réchauffement serait "incontestable". Votre affirmation est inexacte. La preuve est que ce réchaufement est contesté par des scientifiques honorables et qualifié pour le faire. Les preuves avancées par les uns sont contestées par d’autres scientifiques. Il est donc inexact de soutenir qu’une preuve d’une these serait aujourdhui suffisante pour convaincre.

    Je n’ai rien lu qui puisse me convaincre de la these du réchauffisme. Bien au contraire, tous les chiffres, toutes les courbes apportées par les réchauffistes me semblent contestables, réfutables. Aucun ingénieur sérieux ne pourrait etre convaincu par les courbes ou par les photos des propagandistes réchauffistes.

    Les theses des anti-réchauffistes me semblent tout aussi recevables que les theses réchauffistes. J’ai lu le rapport du GIEC sans y voir aucun argument scientifique convaincant. Mais j’y ai lu des theses scientifiques contestables, mal fondées.

    L’empressement des partisans du mondialisme à adopter la these des réchauffistes est compréhensible, puisqu’ils y voient un pretexte ideal a pousser à la constitution d’un gouvernement mondial. L’empressement des Etats est tout aussi compréhensible, car ils y voient une occasion d’épouser une mode médiatique en voque et démagogique et de restreindre les libertés individuelles par des augmentations de taxes.

    Vous me posez une question concernant les "ressources de la planete". Du point de vue d’un économiste, il n’existe que des ressources économiques. Il ne peut pas exister de ressources naturelles. Or c’est bien le raisonement d’un économiste qu’il convient d’avoir en ce qui concerne une hypothétique rareté de certaines ressources. Les ressouces économiques proviennent de la production des individus. Elle seront toujours produites. Parler de rareté sans parler de prix est absurde.

    C’est ainsi que vous parlez des "hydrocarbures" et des "poissons". Le raisonement d’un économiste consistera plutot a parler de ressouces économiques en énergie ou en poissons a consommer. en ce qui concerne l’énergie, sans augmentation du prix il reste encore plusieurs centaines d’années de consomation. et il reste au moins 1000 ans d’equivalent en charbon.

    En ce qui concerne les poissons, la moitié des poissons consommés dans le monde sont produits en fermes aquatiques. Il ne peut donc pas en manquer.









  • Julien Fischer Julien Fischer 17 décembre 2008 08:57

    @gdm

    Vous avez raison, je n’ai pas la légitimité d’affirmer que le réchauffement est incontestable. Mais quand je vois la rapidité de la fonte de la calotte polaire et des glaciers - on ne peut quand même pas contester ces images, si ? - je suis convaincu que quelque chose de non-périodique se passe.

    Et puis il me semble plus prudent de faire confiance à la majorité des scientifiques reconnus de la planète sur ce sujet. Malheureusement, comme je n’ai pas cherché, je ne connais pas de scientifique qui soutient l’anti-thèse du réchauffement - pourriez-vous m’en citer ?

    Ensuite je me demande si on plus intérêt à soutenir la thèse du réchauffement (même si on se retrouve du côté des "mondialistes" - comprenez bien que je ne soutiens pas la cause du "réchauffisme" par prétexte, car je préférerais qu’on n’ait pas cette menace, par simple amour de la beauté de la nature - je ne suis pas un humaniste), ou à soutenir le contraire (ce qui à mon avis arrange plus de monde - mais je n’oserais pas aller jusqu’à dire qu’il y a de la corruption dans l’air).

    Ensuite votre point de vue d’économiste est intéressant : la prédation de l’homme sur les ressources de la planète serait toujours équilibrée dans l’économie de marché par l’élasticité des prix. Mais vous êtes quand même d’accord que nous puisons dans des réserves énergétiques limitées (voir aussi cet article : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39430).

    Et pour l’élevage et l’espace utilisé pour l’agriculture, soit, mais tout ça ne peut être durable que si la population mondiale arrête de croître.


  • Julien Fischer Julien Fischer 17 décembre 2008 09:48

    J’oubliais de parler de la fonte du permafrost, qui en plus des soucis avec les pipelines (qui s’enfoncent en Sibérie...), qui a des effets de cercle vicieux, en libérant du gaz à effet de serre : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1750_fonte_permafrost_rechauffement_gaz_e ffet_serre.php

    Et au sujet des images, une réflexion (en anglais) sur l’impact qu’elles peuvent avoir, dans le but d’illustrer le réchauffement : http://www.treehugger.com/files/2008/09/this-is-not-global-warming.php


  • JONAS Virgule 13 décembre 2008 16:07

    @ L’Auteur :

    Félicitations pour votre article, dont dépendent tous les autres !

    Mais, surpris de constater un vide sidéral au niveau des commentaires ? J’espère qu’il n’est que momentané.

    La croissance permanente n’existe pas, elle aussi stupide que la théorie sur l’évolution de Darwin.

    J’oppose à cette dernière, celle de Lavoisier : " Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ". La théorie de Darvin néglige une fondamentale, c’est que l’évolution est suggestive, car on peut la confondre avec l’involution, tout dépend de ce que l’on considère comme évolutif ?

    Peut-on considérer l’homme comme évolutif, lorsqu’il massacre l’environnement qui lui permet de vivre ?

    Peut-on considérer comme intelligent, les hommes qui sachant l’issue de ce mépris, continuent par humanisme, poursuivre dans cette voie ?

    À vouloir sauver tout le monde, on finit par condamner la globalité.

    Trois bombes vont nous détruire : La démographie, la bêtise et l’eau (de mer).

    Nous sommes dans le VERSEAU ! C’est explicite !

    Une débâcle va se produire, quand ? Je n’en sais rien.

    Ce que je sais par contre : c’est que, lorsque l’eau s’élève d’un centimètre sur les cotes, elle s’élève de plusieurs dizaines de mètres aux milieux des mers et océans.

    Je sais aussi : que la chaleur détruit le magnétisme et qu’en conséquence, les flux qui donnent naissances aux aurores boréales et qui nous protègent des radiations solaires, vont être modifiés... !

    Que vraisemblablement, champ magnétisme terrestre le sera également (nous allons perdre le Nord ! ).

    Que nos savants n’en connaissent pas précisément les conséquences ! Faute d’avoir des références précises sur ce phénomène qui s’est déjà produit.

    Nous connaissons que très sommairement, les forces magnétiques qui régissent l’équilibre universel. Elles ne seront pas modifiées par une modification de l’axe de rotation terrestre, mais nous, nous retournerons aux cavernes !

    La où est le commencement, se trouve la fin !  smiley

    Bonne journée….

     

     


    • Julien Fischer Julien Fischer 13 décembre 2008 19:54

       Nous verrons bien ce qui arrivera, comme vous dites ça peut être une surprise... C’est pourquoi la décision la plus sage est de tenter de préserver le monde tel qu’il est actuellement, et nous avons là une lourde responsabilité - car comme le dit bien Jean-Marc Jancovici, l’aptitude de l’homme à modifier son environnement (= l’énergie qu’il consomme) a totalement changé d’ordre de grandeur ces dernières décennies.

      Pour le vide dans les commentaires, je pense que c’est dû à un bug du côté d’AgoraVox, car longtemps l’article n’était pas accessible aujourd’hui (une page vierge s’affichait) alors qu’il était bien présent dans la catégorie "Environnement"...


    • Loule 13 décembre 2008 20:04

      Je suis "désolé" (ça n’est pas vrai !) de vous dire que votre article n’a strictement aucun intérêt... Il est imbécile de glauser sur la sur-consommation humaine actuelle sans parler de la POPULATION MONDIALE. Certes, vous croyez peut être en un dieu, comme certain croient en leur rêve ou vont se faire "tirer les cartes"...
      Mais le vrai problème est la démographie : j’aimerais, monsieur, que vous soyez très jeune pour en baver dans 50 ans... Il n’y a pas de solution à la "pollution", aux ressources énergétiques, sans réduire drastiquement la population mondiale. Parler de guerre, comme certains est irresponsable et scandaleux. Non, il faut prendre les mêmes mesures qu’en Chine avec une application mondiale et beaucoup plus coercitive : il faut stériliser toute femme au deuxième enfant : réfléchissez, il n’y a pas d’autre solution....


      • JONAS Virgule 13 décembre 2008 22:18

        @ Loule :

        Vous êtes jeune et énervé et cela affecte votre commentaire.

        Vous avez parfaitement raison sur la régularisation des naissances, Gandhi a tenté de le faire en Inde, on l’a traité d’Hitler et de fasciste.

        Certaines religions s’opposent à cette restriction, les Chrétiennes, la Musulmane, etc. Si opposent également, bon nombre de coutumes et en Afrique, qui entretiendrait les vieux, il n’y a pas de retraite !

        Ce phénomène à croissance pythagoricienne, n’est pas prêt de s’inverser avec la pauvreté.

        Nous sommes dans une impasse et c’est malheureusement de manière aveugle comme la justice, soit sans discrimination, que la nature fera le ménage.

        Il est trop tard !  smiley

        J’espère me tromper, j’ai des enfants et ce genre de loterie ne me convient pas du tout.  smiley

        Bien à vous.

         

         


        • Lucie Vivien 13 décembre 2008 23:10

          @ Loule
          La terre pourrait tout à fait nourrir la population actuelle et même beaucoup plus d’après Jean Ziegler. Le problème, c’est que certains ingurgitent de la viande sous toutes ses formes à tous les repas jusqu’à s’en rendre malades, que d’autres accaparent les céréales pour faire rouler leurs voitures tandis que certains, avec la complicité de leurs gouvernements, meurent de faim.
          Les discours sur la réduction de la démographie ne sont souvent qu’un moyen d’éluder le problème de la répartition des richesses qui en gêne plus d’un. C’est tellement plus facile de s’en prendre aux gens en leur reprochant d’avoir des enfants que de se remettre personnellement en cause.
          Avec ce que vous mangez tous les jours, Loule, on pourrait nourrir plusieurs familles du Tiers-Monde, y avez-vous pensé ? Que diriez-vos si une entité supérieure faisait comme vous ("Il faut stériliser toute femme au deuxième enfant") et décidait : "Il faut sacrifier Loule pour faire vivre plusieurs familles d’Afrique" ?


        • Liberty 14 décembre 2008 09:13

          Super article qui révèle la lâcheté de nos élites faisant semblant de "miser sur l’avenir", sur l’écologie, la cohésion sociale ...

          Il n’en est rien !
          Nos "élites" méritent d’être TOUS décapités pour crime contre l’humanité, ils en sont à nous faire accepter de breveter partie du génome humain, en principe patrimoine de l’humanité...
          Superbe époque de crétinisation en phase terminale .

          Pour ce qui est de la démographie, je suis en accord avec Lucie Vivien ...


          • Julien Fischer Julien Fischer 14 décembre 2008 11:25

             @Loule : je vous prierai de relire, car j’ai aussi parlé de la croissance démographique, qui bien évidemment se conjugue à l’augmentation de la consommation individuelle pour faire pression sur l’environnement et nos ressources : "en 100 ans à peine, la population mondiale a été multipliée par 4 et la puissance industrielle par 20". 
            Mais la démographie n’était pas ici le sujet principal, c’est un problème auquel je m’attaquerai dans un autre article.

            Loule, je vous demanderai surtout d’écouter attentivement ce que dit Jean-Marc Jancovici, il vous éclairera sur les problèmes de notre civilisation bien mieux que moi.

            La "civilisation" occidentale est bien prétentieuse de vouloir en permanence appliquer ses règles aux autres. Il serait temps de commencer à écouter les autres visions (celles des musulmans, des chinois...) pour entrevoir un début de solution ensemble. Tant que ce ne sera pas le cas et que la consommation aveugle et égoïste (moi le premier) restera le leitmotiv de notre société, cette dernière sera une société décadente.

            Vous l’aurez compris, Lucie Vivien, je suis aussi de votre avis, sans être aussi radical que Liberty ;)

            Il y a deux poins sur lesquels il faut agir : la totalité des richesses de la planète que nous consommons, et la répartition des ces richesses.


            • Croa Croa 14 décembre 2008 11:52

              « Quelles sont les solutions ? Changement de mode de vie ? »
              Oui, tout à fait mais le probléme vient de ce que ce mode de vie n’est pas démocratiquement choisi. Nous devons d’abord analyser :

              Nous sommes des sujets-consommateurs d’un régime ploutocratique qui nous asservi par la dette. Il y a trop d’argent en circulation et la production de richesses réelles peine à suivre. C’est justement la dette qui nous oblige à produire cet excès de richesses... Bref, pour préserver l’avenir il faut d’abord changer de système économique c’est à dire arrêter la "croissance", mais cela suppose de nous libérer de l’emprise des banques. Cela suppose aussi une véritable révolution car nos élus sont des fantoches eux-mêmes soumis du système : Le "libéralisme" n’est qu’un faux nez, une idéologie de soumission en fait au capitalisme lequel n’est lui-même qu’un système assurant le règne des ploutocrates, c’est à dire d’une classe restreinte de financiers.

              Et réformer :
              Il faut virer les politiques en places, revoir les constitutions, reprendre en main les monnaies en réinstituant les monopoles d’état d’autrefois et en nationalisant les banques. Il faudra ensuite recentrer l’économie sur le local (chaque pays ayant le devoir de règlementer ses échanges mais pas seulement : Stop aux infrastructures de transport !), revoir la fiscalité (plus sur les revenus et les carburants mais supression de la TVA : de toutes façons il faudra consommer moins !.) et la règlemention sur les faillittes, le prêteur devenant responsable (actuellement c’est l’endetté qui est responsble. Comme le prêt serait devenu public et non plus privé ce sera de toute façon exceptionnel et très encadré.) Les richesses réelles seront donc désormais produites avant l’argent ; Il n’y aura pas de croissance mais un partage et les nouvelles valeurs seront celles de la qualité de la vie (actuellement ce sont les apparences qui comptent). L’activité humaine pourra ainsi devenir respectueuse des autres vies et de notre environnement. 

              Voilà, c’est simple  smiley mais ce n’est pas gagné !  smiley


              • Romain Desbois 14 décembre 2008 21:30

                Je citerai encore le plus grand économiste que la terre ait portée, Coluche.
                "Et que si les gens n’achetaient plus, ça ne se vendrait plus"
                C’est le fondement de la notion de consom’action.
                Nous avons un pouvoir négligé alors que non négligeable, notre porte monnaie. D’autant que les industriels et les commerçants n’ont pas d’idéologie, ils ne nous proposent que ce que l’on accepte d’acheter. Nous sommes tous donc responsable du monde dans lequel l’on vit !

                En ce qui concerne la démographie, cela se règle tout seul quand le niveau de vie d’une population augmente. Certes y a urgence alors on nous presse de méthodes radicales, pièges qu’il faut apprendre à reconnaître.

                Le niveau de vie ( plutôt le bien-être) n’implique pas forcément un consumérisme effréné, aveugle.
                L’écologie est compatible avec une économie florissante, si l’on compte tous les coûts des effets collatéraux et que l’on cesse cette société de gaspillage.

                Les solutions ont toujours existé et curieusement on les décrébilise en jetant le bébé avec l’eau du bain, avec maintenant les écologistes idéologues (voir les agrocarburants).

                Quand à Jancovici, il milite pour le nucléaire dans le sillon de son mentor Hulot.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 décembre 2008 12:36

                @ Julien,

                " Il y a des gens qui pensent que les avancées technologiques résoudront tous nos problèmes."
                malgré votre formidable effort, pour éveiller les consciences en citant des chiffres effarants, plouf ! Mais, avec cette vérité flagrante que " l’on veut tous un canapé tout équipé pour devenir handicapé social assisté " , c’est qu’elle est tellement vraie que vous avez coupé les couilles de tous les lecteurs actuellement en pleine discussion sur l’excellent article sur un sujet autrement plus important sur les ovnis... !

                Les spéculateurs avides de tout déstabiliser pour renverser notre monde fragile, ont interprété le discours de JMJ. Cette toute petite bande de terroristes élitiques spéculateurs veulent notre perte à tous. ils établissent le grenier de Svaldbar, dirigent nos moyens militaires vers les mers du sud pour mieux protéger les routes de leurs yatch, et à Chicago, font grimper le pétrole jusqu’un seuil maxi. En apportant vos lumières, vous leur offrez de nouvelles armes telement ils sont vicieux.

                Le bras de fer est insensé entre les milliards de pauvres et les deux cent familles riches. Sachons nous mêmes desquels nous sommes les complices par nos actes quotidiens, car nous sommes privés des principaux brevets sur les avancées technologiques qui assureraient notre autonomie énergétiques. http://crise-financiere.over-blog.com/pages/UNIROSS__une_entreprise_francaise_leader_en_danger-862386.html .


                • pepin2pomme 15 décembre 2008 14:04

                  Le monde, c’est comme le Titanic, il fonce droit vers un iceberg, mais tout le monde danse à bord. La conférence de Jancovici (donnée en lien dans l’article) fait froid dans le dos, tellement elle s’appuie sur des évidences, des fait avérés et incontestables, et des mathématiques élémentaires (pas celles des financiers). Au-delà de tout ce qui a été dit dans cette conférence, dans la synthèse de Julien et dans les commentaires ci-dessus, il y a une question que je me pose :
                  Pourquoi le sujet de cette course folle (et surtout ses conséquences prévisibles) n’est-il pas plus souvent traité par les médias ? J’y vois deux tabous :
                   - La décroissance : si elle est inéluctable, on peut choisir entre la subir ou l’anticiper. Il existe un parti politique (plus vert que les verts) qui prône la décroissance active. Un tel parti était représenté aux dernières élections régionales, son score se comptait sur les doigts d’une seule main pour une commune de 20000 habitants.
                   - La limitation des naissances : tabou parmi les tabous. Il va à l’encontre de préceptes religieux, et la moindre réflexion à ce sujet évoque l’eugénisme, le fascisme, le crime contre l’humanité et autres droits fondamentaux.
                  Cette façon que nous avons de nous voiler la face (je fais allusion aux politiciens et aux chaines de télévisions les plus "populaires") pourrait faire l’objet d’une étude de société intéressante.
                  A+



                  • Julien Fischer Julien Fischer 15 décembre 2008 20:51

                    Voici un article que j’ai lu ce matin dans le Monde, dont l’objet est que la crise économique actuelle est une chance de sauver notre planète, à condition de tirer les bonnes conséquences :

                    http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/13/la-crise-une-chance-de-sauver-la-planete_1130720_3244.html

                    @croa : Je suis tout à fait d’accord avec vous sur la nationalisation du crédit afin de contrôler l’endettement, qui devrait être réservé principalement au BTP (infrastructures) et l’immobilier. A mon avis, mais je n’ai sans doute pas assez creusé la question de ce côté. 
                    Il me semble évident également qu’il faut relocaliser notre économie, et réduire le transport de marchandises. Un moyen simple d’y contribuer dans la vie de tous les jours est par exemple d’acheter ses fruits et légumes (de saison bien sûr !) non plus dans les grandes surfaces mais en soutenant les petits commerçants qui vendent leur propre production.

                    Et bien sûr, Romain, nous sommes tous acteurs de la société de consommation. Concernant le nucléaire, cette manière de produire de l’électricité, largement majoritaire en France, a l’avantage de ne pas produire de CO2. Mais ça n’en fait pas pour autant un moyen de production durable, loin de là. Ca ne peut être qu’une solution temporaire.

                    @pépin2pomme : image très intéressante que celle du Titanic ! Ca me fait penser qu’actuellement nous en sommes toujours dans une phase de prise de conscience. Il y en a encore beaucoup qui n’osent imaginer que le Titanic puisse couler. Oui, l’homme est optimiste de nature, ce qui rend la décroissance inenvisageable... Prendre conscience ne suffit pas bien sûr. Une fois que tout le monde sera d’accord qu’il faut agir pour sauver le navire, ce sera déjà bien, mais après ? Si c’est comme avec la cigarette, faire de la prévention et surtaxer ne suffira pas. Ou peut-être que si ? 

                    En tout cas les produits que nous achetons doivent forcément devenir plus chers (notre pouvoir d’achat va baisser), car l’énergie n’a actuellement qu’un impact trop faible sur les prix (cf Jancovici). La taxe carbone votée par l’UE est un bon début dans ce sens.


                    • EXPAT456 17 avril 2009 17:02

                      @ l’auteur. Excellent article de prise de conscience.

                      Vous citez Jean-Marc Jancovici : « l’environnement est menacé, et les efforts que nous pourrons faire pour le protéger ne suffiront pas si on n’opère pas un changement fondamental du mode de fonctionnement de nos sociétés. »
                      Voici un concept economique qui apporte une pierre a l’edifice et propose une conception de l’economie « ecologiquement correcte » !

                      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/des-vertus-du-liberalisme-54637

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