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Germany 2007

Sacré pays ! Sacrée nation ! L’Allemagne arrive à faire de ses produits d’occasion dits « second hand » des produits valorisés et recherchés. La troisième puissance économique de la planète n’est pas pour rien le premier exportateur du monde, devançant aisément les USA, le Japon et la Chine.

Ce que l’Allemagne arrive et réussit à fabriquer est de si bonne qualité, que, même d’occasion, il est encore recherché. Qui ne voudra pas d’une bonne Mercedès Diesel jeune de dix ans, d’une machine à laver Miele sortant d’une cave, d’un vieux robot de cuisine ou même d’une vieille machine à fraiser ?

L’Allemagne réussit aujourd’hui le pari du travail, de la qualité et de la rentabilité. Si les 35 heures de madame Aubry ont freiné la France, la demi-heure bénévole offerte par plus de 80 millions d’Allemands à leur pays est une manne sans prix. Au lendemain de la réunification des deux Allemagne, il s’agissait en fait, d’avaler et de niveler quelques 18 millions d’Allemands qui vivaient à quelques années lumière de la sœur de l’Ouest. On décida alors d’offrir à son entreprise une demi-heure de salaire gratuit, pour aider le budget de l’État.

Quel est donc ce curieux pays qui sort à peine d’une douloureuse guerre mondiale et qui est aujourd’hui le phare de l’Occident, la locomotive de l’Europe et l’espoir de tout un chacun ?

Présenter l’Allemagne est un peu tenter la quadrature du cercle. Mission impossible. À mon avis, seule la langue allemande permettrait de comprendre le fonctionnement du cerveau des Allemands. Une langue où le verbe est chassé en fin de phrase, où les mots sont composés selon les besoins et où les modes se déclinent de maintes façons. Une langue dite de roc et de pierre qui pourtant, est la mère de la philosophie, de la grande musique, de la peinture et de moult arts. Une langue qui, d’Internet et de l’informatique, saisit toutes les nuances et les exploite au moindre détail. Une langue qui, du détail fait une religion pour instaurer l’exactitude en dogme vénéré. Dans ce pays, les mots « peut-être » et « Inch’Allah » n’existent pas. Je répète souvent le vieux dicton allemand : « Eine Frau ist schwange oder gar nicht schwange, halbe schwange gibt’s nicht » (« Une femme est enceinte ou elle n’est pas enceinte, demi-enceinte n’existe pas »). Cette rigueur de la langue est finalement le reflet de la société allemande.

Les maux de l’Allemagne sont déjà pansés et lointains. Le souvenir de l’horrible Seconde Guerre mondiale, menée par un autrichien germanisé et devenu allemand à l’âge de 32 ans, Adolf Hitler, est en voie de se déculpabiliser. L’Allemagne est en train de réussir un pari extraordinaire pour digérer ses crimes de guerre, les comprendre, les accepter et les exorciser, pour pouvoir avancer. Depuis plus de vingt ans, les médias allemands rabâchent quotidiennement le crime allemand. Cette catharsis freudienne n’abolit pas le crime, mais libère le sujet actuel d’un fardeau que l’on n’osait même pas évoquer...

C’est ainsi qu’en politique étrangère l’Allemagne s’affirme et se dédouane de son histoire. Au dernier sommet du G8 en juin 2007, en Allemagne, Angela Merkel a su persuader le président américain de reconnaître la nécessité de réduire « substantiellement » les émissions de gaz à effets de serre. D’autre part, les complexes allemands nés de la défaite de 1945 et de la Shoah se dissipent. On retrouve plus de 8 000 soldats allemands en Afghanistan, au Kosovo et au Congo RDC.

Ce courage intellectuel a équilibré le citoyen allemand. L’ouvrier acharné, l’ingénieur invétéré ou le chirurgien dévoué sauront faire aujourd’hui la part des choses. Le travail est noble et nécessaire, mais la vie l’est tout autant. Sortez un lundi soir à Munich ou à Berlin, par exemple, pour aller dîner, il vous sera extrêmement difficile de trouver une table libre si vous n’avez pas réservé. Imaginez cela le week-end... L’Allemand travaille d’une façon religieuse, consciente et consciencieuse dans son lieu de travail, mais il a appris aujourd’hui à se défouler. Imaginez une grande partie des îles espagnoles des Canaries réservée aux Allemands qui viennent se défouler jour et nuit, pendant une semaine. Imaginez 20 millions de visiteurs en 15 jours (plus du double de la Tunisie et près du tiers de la France en un an) qui viennent s’éclater à Munich pour la célèbre Oktoberfest, la fête de la bière. Loin d’une beuverie, cette fête se veut un hymne à la joie, à la vie, à l’amour, à la bière et surtout à l’amitié.

En 2006, l’Allemagne affiche une balance commerciale excédentaire de plus de 170 milliards d’euros, contrairement à la quasi-majorité de la planète, qui est en déficit. L’euro fort (30 % plus cher que le dollar) ne freine nullement les exportations allemandes, contrairement au reste de l’Europe. C’est que le monde achètera le « made in Germany » à n’importe quel prix. La BMW 636 CS, la Mercedès nouvelle classe M, l’aspirine allemande, le logiciel percutant, la locomotive qui porte le nom de Sir Diesel, aussi bien que le simple téléphone cellulaire ou les célèbres machines-outils, seront achetés les yeux fermés, dans l’ensemble de la planète, parce qu’ils portent le label « made in Germany ». Et qu’importe leur prix d’achat. L’acheteur est assuré de la qualité, de la durabilité et de la fiabilité des produits. Les grands marchés émergents, tels que la Chine, l’Inde et le Brésil remplissent très vite les carnets de commande de l’Allemagne. Angela Merkel continue sur la lancée de Gerard Schröder, en assurant, à près de 83 millions d’habitants, un PNB (produit national brut) par tête et par an de plus de 35 000 dollars.

L’Allemagne doit, toutefois, faire face aux tensions sur le marché mondial de l’énergie et des matières premières. Près des deux tiers de l’électricité consommée en Allemagne proviennent de l’étranger, et principalement, de la Russie. Le pays importe 97 % de son pétrole, 83 % de son gaz et, curieusement, 60 % de sa houille. Ayant décidé d’abandonner l’énergie nucléaire (contrairement à la France), d’ici à 2021, l’Allemagne tire encore 30 % de son électricité de ses centrales. L’environnement prime. Le charbon et le biocarburant (à l’instar du Brésil), tout comme l’énergie éolienne (comme le Danemark), se substitueraient à l’énergie nucléaire.

Aujourd’hui, l’optimisme est de rigueur en Allemagne et la chancelière a réussi à imposer une image positive et ambitieuse de son pays, aussi bien sur le plan national qu’international. La croissance, l’innovation et l’emploi sont ses maîtres mots. Selon le journal français Le Figaro qui a donné le classement des cent femmes les plus influentes au monde, Angela Merkel arrive en tête, suivie de Condoleezza Rice. Bonne route madame la chancelière !

Aujourd’hui et plus que jamais, l’Europe a besoin de l’Allemagne. Mais n’oublions pas que cette force extraordinaire de l’Allemagne a besoin d’être canalisée et que la grande Europe peut être la plus belle aventure allemande.

Bach, Beethoven, Schubert, Richard Wagner, Haendel, Richard Strauss, Bertolt Brecht, Karl Marx, Humboldt, Nietzsche, Einstein, Goethe, Diesel, Schiller, Kant, Hegel, Schopenhauer, Koch, Leibniz, Martin Luther, Thomas Mann, Von Braun, Max Planck, Ferdinand Porsche et bien d’autres génies allemands... invitent les lecteurs à se remémorer la grande Allemagne, qui ne finira pas d’étonner le monde et d’apporter cette fois, d’une façon convaincante, son obole à la paix du monde !

Il serait enfin heureux, pour plus d’équilibre planétaire, que les cinq grands membres permanents de l’ONU, ayant un droit de veto (États-Unis, Angleterre, France, Chine et Russie), accueillent un nouveau membre, l’Allemagne, tout comme peut-être le Japon et le Brésil.

À leurs propres yeux, comme aux yeux de la planète, les Allemands redeviennent « Ein grosses Volk », un grand peuple comme les qualifiait déjà le général de Gaulle.


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77 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 1er août 2007 15:52

    Excellent article qui contribuera à dépoussiérer l’image éculée de l’Allemagne moutonnière. Oui l’Allemagne est solidaire quand il s’agit de sauver les entreprises qui ont construit sa réputation. Oui l’Allemagne grâce à la qualité de ses produits et au savoir faire de ses exportateurs est le symbole de la réussite économique. Oui l’Allemagne est un pays démocrate ou les citoyens réagissent promptement à tout ce qui ressemble à une dictature, la note du nazisme a été et est encore très lourde, mais la dénazification a été très efficace, et pour sûr, on ne les y reprendra plus ! Oui nous devrions en prendre de la graine et essayer de faire, au moins, jeu égal avec ce pays qui reste envers et contre tout notre premier client et notre premier fournisseur. Si De Gaulle, en visionnaire de génie, a su reconnaître ses vertus à une Allemagne à l’époque à genoux, il n’a pas été tendre avec son propre peuple : « les Français...des veaux ! » Saurons nous un jour enfin faire mentir cette sentence alors que nous retombons aujourd’hui dans un nombrilisme aveugle, caressé que nous sommes dans le sens du poil par un manipulateur aux effets de manches douteux.


    • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 1er août 2007 16:13

      Cher Armenius,

      Suis heureux de votre réaction ! L’Allemagne est hélas encore si diabolisisée chez certains... Pourtant c’est un des pays qui sauvera la Planète de tant de maux et que l’on devrait apprendre à plagier et à suivre ! Merci de votre intervention ! http://rachedelgreco.blogspirit.com/


    • La mouche du coche La mouche du coche 1er août 2007 21:12

      Désolé de casser l’ambiance mais on est mouche du coche ou on ne l’est pas. smiley

      Cet article reflète bien l’espèce de fascination de certains pour l’allemand et la soi-disante supériorité de ce peuple par l’organisation militaire de sa pensée, de son industrie, etc. L’allemand remplace le ROMAIN de l’antiquité dans notre imaginaire (celui qui a conquit son empire grace, devinez à quoi ? à son organisation et son obéissance aux ordres dans sa puissante armée. on touche au fantasme.

      La réalité est tout autre mais n’arrivera pas à détruire le mythe :

      - j’ai un ami qui a acheté une mercedes : elle n’arrêtait pas de tomber en panne ! Pour ne pas briser sa croyance en l’allemand infaillible, il me l’a justifié en me disant (je vous jure que c’est vrai) que la voiture était bonne mais hélas ! les chaines de montage de cette voiture étaient en Espagne ! (Espagne : pays latin, bordélique et feignant)

      - Tout le monde dit que les allemands sont propres et quand on les voit jeter des papiers sur les plages, on dit, (toujours pour conserver notre mythe) "oui, ils sont propres chez eux mais pas chez nous ! Bin voyons...

      - j’ai lu que les retards de l’avion Airbus A380 sont en large parti imputables aux retards des usines allemandes qui n’arrivent pas à organiser la production des pièces qu’elles doivent fabriquer.

      Aujourd’hui plus qu’hier, la création et l’innovation ne peut venir que d’une certaine inorganisation. Les allemands ne sont pas nuls évidemment, mais il ne faut pas en faire des demi-Dieux, nous gaulois sommes les plus forts. smiley


    • donegale 4 août 2007 13:55

      à la mouche qui coche,

      jamais lu autant de débilités des clichés dans votre commentaire !!!

      en ce qui conçerne airbus, c’est le boss Français, expert en délit initié qui a vendu ses actions avant le scandale !!! pour ça, on est les plus forts !!!

      et les gaulois les plus forts ??? les quels ! ceux qui sont évinçés par les Francs « nos cousins germain ! ».........................

      et ton ami, maybe a acheté à bon prix une mercedès volée revenue des Balkans !!!


    • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 4 août 2007 16:35

      mouche qui coche ne fait pas mouche ! Sans rancune !!


    • La mouche du coche La mouche du coche 6 août 2007 18:19

      Désolé de vous avoir fait du mal en touchant à votre mythe. smiley

      C’est dur, je sais, mais il le faut. Vous me remercierez plus tard. smiley


    • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 7 août 2007 15:40

      Dire que le but de cet article est juste de présenter la GRANDE DEUTSCHLAND et non pas de la comparer à la France...

      Caramba !


    • fouadraiden fouadraiden 1er août 2007 16:07

      c’est vrai. regardez la langue arabe,elle place le verbe souvent en début de pharse,l’action oriente le sujet de la phrase et l’écrase de tout son éclat . et pourtant devinez à quoi leur à servi une telle tournure grammaticale ?

      peut-être à écrire des artciles sur la vitalité des Allemands à l’exportation ? qui sait !


      • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 1er août 2007 17:26

        Cher Foued,

        Vous ne croyez pas si bien dire : Les langues arabes et allemandes ont plus d’un point communs : Difficultés, complexité et structure !

        Les Allemands sont du reste les plus grands orientalistes. Herr Peter Schmidt l’Ambassadeur d’Allemagne à Tunis en est un exemple vivant ! Göthe a succombé aussi à ce charme discret...

        Reste que les Allemands ont élu le TRAVAIL en dogme, en religion.... contrairement à d’autres !


      • Khalifa Chater Khalifa Chater 1er août 2007 16:41

        J’ai lu et écouté ton bon texte. Une analyse magistrale d’une réussite, conforté par un sérieux. Bravo.


        • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 1er août 2007 17:44

          Merci Professeur !


        • Bulgroz 1er août 2007 16:59

          Très intéressant tout cela, très réservé pour votre conclusion, vous vous en doutez sans doute.

          Une question particulière : comment avez vous su que votre famille a quitté la Crète en 1725 ?

          « Origine : la famille TRIMÈCHE a quitté l’île de Crête (Grèce) en 1725 pour la Tunisie via l’Italie : DRIMIS »

          Que signifie la mention de DRIMIS, dois je comprendre que Drimis est l’ancien nom de Trimèche ?


          • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 1er août 2007 17:41

            Chui très heureux de votre interêt à notre arbre génalogique ! Un ouvrage, fruit de 5000 heures de recherche, est apparu « La saga des Trimèche » où tous les détails figurent !

            Deux parties : 1/ Un arbre généalogique informatisé avec les 2642 descendants du prère Trimakis (Dhrimis) devenu Trimèche en 1881, par la plume d’un officier de l’état civil français... en Tunisie !

            2/ Une partie histoire (science humaine NON exacte !)

            Le journal PATRIA de Heraklion à présenté cet ouvrage à Heraklion en Crête et avec la télé nationale le rteste de la famille a été retrouvée... avec une année fatale et charnière celle de l’exode, que vous evoquez...

            La boucle est bouclée...les deux parties de la même famille (En Crete et en Tunisie) se recherchaient depuis des siecles déjà se sont enfin réunies ! Voir : http://rachedtrimeche.cigv.de/


          • Bulgroz 1er août 2007 18:07

            J’ai regardé et lu votre saga, très intéressant, félicitations pour vos recherches et merci.


          • haddock 1er août 2007 18:46

            Une langue dite de roc et de pierre qui pourtant, est la mère de la philosophie, de la grande musique, de la peinture et de moult arts.

            Presque la langue de Moulinsart ...


            • haddock 1er août 2007 18:52

              Sans dec , Monsieur Trimèche , votre optimisme est communicatif .

              Tout le plaisir est pour nous .


              • haddock 1er août 2007 18:57

                Enceinte c’ est plutôt schwanger ,


                • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 2 août 2007 00:27

                  cher ami, Vos riches contributions nous sont précieuses ! merci, Danke !

                  Oui, c’est bien Schwanger certes, mais je n’arrive pas à entrer dans mon propre texte pourt le corriger ! Un rédacteur veut bien me guider ?


                • haddock 1er août 2007 19:02

                  Vous avez eu raison de surligner Richard Strauss son Rosenkavalier est de toute beauté .


                  • luklamainfroide 1er août 2007 21:14

                    ALORS je serrais le son discordant ! l’allemangne un paragon de vertue et un model de réussite hein !!Les scientifiques allemands contre la guerre Une « Déclaration de Göttingen » actuelle

                    A l’occasion du 50e anniversaire de la légendaire Déclaration de Göttingen, des « scientifiques de Göttingen partisans de la paix et du désarmement » ont organisé le 30 juin un congrès et lancé un nouvel appel, dont nous publions ci-dessous la teneur.

                    ARTICLE TIRRé de réseauvoltaire bonne lecture !

                    1er août 2007

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                    Pays Allemagne

                    Thèmes Éducation à la paix

                    Nous, les participants au congrès de la paix de Göttingen tenu lors du 50e anniversaire de la Déclaration de Göttingen des 18 physiciens nucléaires opposés à l’armement nucléaire de l’armée allemande, nous nous sommes penchés sur les problèmes de la guerre, de l’armement et des stratégies militaires. En raison d’une lutte mondiale qui s’exacerbe et vise à s’emparer des matières premières minérales et énergétiques ainsi que de l’imposition militaire toujours plus visible des intérêts économiques de quelques grandes puissances, nous nous adressons à l’opinion publique et exprimons notre point de vue au sujet des points brûlants de la politique de la paix.

                    Militarisation de la pensée et de la politique Ces dernières années, les obstacles ayant empêché que l’Allemagne renonce, après la Deuxième Guerre mondiale, à la limitation de l’armée à la défense nationale imposée par la constitution ont été levés les uns après les autres. L’armée allemande se livre maintenant à des interventions militaires dans le monde entier et participe même à des guerres d’agression ainsi qu’à des occupations. L’exigence d’interventions à l’étranger a été justifiée ouvertement dans les directives de défense de 1992 déjà par la nécessité « d’assurer la liberté du commerce mondial ainsi que l’accès aux matières premières et aux marchés du monde entier ». Selon cette argumentation, les interventions militaires à l’étranger doivent continuer à faciliter et à assurer la croissance économique exponentielle des nations riches.

                    Actuellement, presque 10 000 soldats allemands et membres d’unités secrètes opèrent à l’étranger, notamment en Afghanistan, au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, au cap Horn, au Soudan, en Géorgie, en Ethiopie et dans la Méditerranée orientale. Pour justifier ces interventions, on invoque la lutte contre le terrorisme, l’aide humanitaire et le développement de la démocratie. En fait, il s’agit cependant de géopolitique et de l’accès aux ressources naturelles. Nous nous opposons à l’intervention de l’armée allemande qui a lieu à l’étranger sous ces prétextes et exigeons que le gouvernement et le Bundestag lèvent ces mesures.

                    Nous nous opposons donc aussi à l’engagement des Etats membres de l’UE à s’armer contenu expressément dans le projet de constitution européenne et visant à « améliorer graduellement leurs capacités militaires » et à instituer une « Agence européenne dans le domaine du développement des capacités de défense, de la recherche, des acquisitions et de l’armement ».

                    Nous exigeons que les gouvernements et parlements de l’UE éliminent l’obligation de s’armer du projet de constitution. Un accord de base d’Etats démocratiques ne doit pas contenir de telles exigences. En lieu et place, nous exigeons la création d’une « Agence européenne du désarmement et des stratégies de résolution civile et non militaire de conflits » qui n‘a pas été mentionnée jusqu‘ici. En outre, nous exigeons un arrêt strict des exportations d’armements, qui permettent et accentuent les conflits guerriers. L’Europe et, en particulier l’Allemagne, doivent se distinguer parmi les nations comme des champions tentant de résoudre pacifiquement et civilement les conflits. Comme le projet de constitution de l’UE le mentionne, cela implique tout d’abord « la solidarité et le respect mutuel entre les peuples », la lutte contre la pauvreté, la faim et la misère, ainsi que la préservation de l’environnement et des bases de vie naturelles « dans la solidarité envers les générations futures et la terre ».

                    La sécurité de l’Europe ne peut pas être assurée par la puissance militaire. L’Europe doit opposer à la militarisation croissante des relations internationales une force civile convaincante et considérée comme modèle dans le monde entier. Elle doit recourir à ses potentiels financiers et humanitaires pour résoudre les grands problèmes de l’humanité que sont la faim, la polarisation sociale ainsi que la protection du climat et de l’environnement.

                    Abolir les armes nucléaires - en commençant par chez nous Plus de 40 000 ogives nucléaires continuent de menacer l’humanité. Les puissances nucléaires officielles - de même que les puissances cachées - refusent de procéder au désarmement nucléaire auquel elles se sont engagées par l’accord de non-prolifération des armes nucléaires. Bien au contraire. De nouvelles générations d’armes nucléaires sont fabriquées et testées.

                    Simultanément, le monopole des armes nucléaires est utilisé sans vergogne pour soumettre d’autres pays au chantage et les menacer de guerre et même d’attaque nucléaire. Selon l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice du 8 juillet 1996, non seulement le recours aux armes nucléaires, mais aussi la simple menace d’y recourir violent le droit international et « notamment les règles du droit international humanitaire ».

                    Les plateformes de défense contre les missiles, qui se sont révélées totalement inefficaces, sont ressenties comme des provocations et peuvent inciter des Etats dépourvus d’armes nucléaires à se procurer leur propre système nucléaire de défense contre les missiles. Cette situation provoque une nouvelle spirale de l’armement. Seul un désarmement nucléaire radical peut renforcer la non-prolifération nucléaire et dissuader d’autres Etats de produire des armes nucléaires.

                    Les « 18 de Göttingen » s’étaient opposés à l’armement de la Bundeswehr, connaissant les conséquences d’une guerre nucléaire. Mais l’aviation militaire allemande procède à un recours potentiel aux armes nucléaires dans le cadre de la « participation nucléaire » aux armes de l’OTAN. Ainsi, on élude la requête des physiciens nucléaires de Göttingen, qui avait été acceptée alors politiquement. Dans l’esprit et dans la tradition des « 18 de Göttingen », nous exigeons la renonciation à la participation nucléaire. Nous avons besoin d’un monde dépourvu d’armes nucléaires. Nous demandons une interdiction internationale et la destruction de toutes les armes ABC. L’Allemagne doit donner l’exemple et se débarrasser d’armes de destruction massive.

                    Les « 18 de Göttingen » se sentaient encore concernés par les suites d’Hiroshima et de Nagasaki. C’est pourquoi ils voyaient dans l’utilisation civile de l’énergie nucléaire une solution pacifique de substitution. Conscients de la multiplicité des dangers (pas seulement Tchernobyl) et du double aspect de la technologie nucléaire, de la prolifération et de l’utilisation militaire de la technologie nucléaire, nous nous élevons aussi contre une nouvelle expansion de la soi-disant utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

                    Nous demandons également à tous les scientifiques de ne pas participer aux projets d’armement. La recherche et l’enseignement ne devraient être consacrés qu’à des objectifs pacifiques et civils. Les scientifiques doivent, de surcroît, renseigner l’opinion publique sur l’inanité et les effets destructeurs des guerres, en raison notamment des nouveaux systèmes d’armes.

                    Fait à Göttingen, le 30 juin 2007

                    Signataires : Scientifiques de Göttingen partisans de la paix et du désarmement Association de recherche sur l’environnement et les conflits (VUK) Institut de formation et de recherche (IFB) Bureau de la paix de Göttingen Communauté de travail de recherches sur la paix à l’université de Kassel (AGF) Association de scientifiques allemands (VDW) Initiative des spécialistes de sciences naturelles « Responsabilité de la paix et de l’avenir » Etablissement de formation Rosa Luxemburg Communauté de travail « Science et critique » à l’université technique de Brunswick

                    Traduction Horizons et débats Les articles de cet auteur


                    • luklamainfroide 1er août 2007 21:26

                      Tous les pouvoirs à Merkel ? par German Foreign Policy

                      article du reseauvoltaire !

                      27 juillet 2007

                      Depuis Cologne (Allemagne)

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                      Pays Allemagne

                      Des documents stratégiques récents provenant de l’entourage du ministère de la défense accentuent les exigences de la chancelière qui tendent à recourir à l’armée à l’intérieur du pays. Ces documents visent à soumettre largement la vie sociale aux exigences de la politique allemande d’hégémonie. L’économie et les ONG (organisations non gouvernementales) devraient participer dans une plus forte mesure à la « gestion des crises » mondiales, la population devrait assumer « davantage de responsabilités » dans la protection du pays contre des contrecoups, tels sont les mots d’ordre d’une « conception cadre qui définit une politique de sécurité englobant tous les ressorts » publiée à Berlin. Ces documents ont été élaborés par des dirigeants de la bureaucratie ministérielle allemande lors d’un séminaire de l’Académie fédérale de politique de sécurité (BAKS) et reflètent les objectifs qu’une instance dénommée « communauté stratégique » fixe aux appareils de fonctionnaires. Le Gouvernement « devra [...] retravailler la Constitution [...] dans des parties essentielles », estime le président de l’Académie fédérale à propos des conséquences juridiques des propositions de son institution.

                      Personnel d’encadrement de l’exécutif Le document stratégique berlinois a été élaboré dans le cadre du « séminaire de politique de sécurité » de cette année, qui s’est terminé il y a quelques jours. L’organisatrice, la BAKS est « l’établissement fédéral de formation en matière de politique de sécurité du rang le plus élevé et recouvre tous les ressorts ». Son travail est soumis directement aux directives du gouvernement fédéral [1]. Son président et le chef de la chancellerie fédérale procèdent personnellement au choix des participants. Sont invités surtout aux séminaires, qui s’étendent sur six mois et n’ont lieu qu’une fois par année, « des personnalités dirigeantes de l’exécutif », « de préférence au rang de Referatsleiters » [2]. De rares participants sélectionnés dans les « milieux de la politique, de l’économie, de la science, des syndicats et de la société civile » assurent les contacts avec d’importants milieux privés. Les « séminaires de politique de sécurité » nouent des « relations à long terme entre les décisionnaires des ministères de la Confédération et des Länder assumant des responsabilités importantes et des représentants déterminants de l’économie et de la vie publique », écrit la BAKS. Les « contacts établis de manière ciblée » sont entretenus soigneusement et assurent ainsi la liaison durable d’anciens participants à ce qui se nomme soi-même « communauté stratégique » de Berlin.

                      Conseil national de sécurité Les participants au « séminaire de politique de sécurité » qui vient de se terminer ont établi, pour conclure la manifestation, une « conception cadre » [3] qui développe des exigences extrêmes à partir de l’exemple de ce que l’on nomme la lutte antiterroriste. L’essentiel de cette proposition est de limiter l’auto­nomie des divers ressorts ministériels et d’établir une instance qui « élabore, dans une perspective stratégique dépassant les ressorts, des bases et stratégies conceptuelles ainsi que des directives politiques. » Ces dispositions sont avant tout des mesures relatives à l’expansion allemande. En outre, le comité doit, en cas de tensions, « être chargé d’élaborer une conception de la réaction aux crises adaptée à tous les ressorts. » D’après la « conception cadre », il peut se dégager du conseil fédéral de sécurité [4] ou s’établir à la chancellerie. Le président de la BAKS, Rudolf Adam, parle de « conseil national de sécurité [5].

                      Quartiers généraux du Führer à la chancellerie Adam recommande « d’envisager un changement de constitution ou une nouvelle interprétation de la Loi fondamentale » : « Quoi qu’il en soit, nous devrons réviser des parties essentielles de la Constitution, pour autant qu’elles concernent les forces armées et les mesures de politique de sécurité. » D’après Adam, « les questions fondamentales de l’existence nationale, la guerre et la paix, la détermination de ce qui est dans l’intérêt de l’Allemagne en dernier ressort et quels sacrifices s’imposent à cet égard » doivent être résolues non plus par le Parlement, mais par le chancelier [6]. « En fait, un centre de pouvoirs propre se développerait ainsi à la chancellerie, concède le président de la BAKS et recommande des compensations en faveur du ministère des Affaires étrangères (AA). Dans ce sens, le BND (service de renseignements, note du traducteur) par exemple serait retranché de la chancellerie et intégré dans l’AA. « Cette mesure se justifierait aussi sur le plan opérationnel », prétend Adam. « Les connaissances du BND seraient encore plus étroitement intégrées dans les méthodes opérationnelles de l’AA. Les mythes entourant les collaborateurs du BND deviendraient enfin crédibles. »

                      Militarisation de la vie civile Outre des propositions structurelles qui visent à émonder l’exécutif, la « conception cadre » élaborée par le « séminaire de politique de sécurité » contient une série d’exigences qui aboutiraient à une militarisation supplémentaire de toute la société allemande. C’est ainsi que les sciences doivent être mises davantage au service des autorités de répression, notamment par des « postes de recherche relatifs au terrorisme/à l’extrémisme » [7]. Des représentants de l’économie sont disposés à « s’engager fortement dans la gestion internationale des crises » [8], des ONG admettent de « respecter délibérément des normes et se prêtent davantage à des conciliations pratiques ».8 De plus, il y a lieu de « recourir davantage aux moyens d’action offerts par la politique de développement [...] dans la lutte contre le terrorisme ». Les directives de la « communauté stratégique » reflètent la possibilité de contrecoups hostiles à l’intérieur du pays. Il convient donc « d’intensifier la formation relative aux soins de premiers secours, dans le cadre de l’enseignement scolaire par exemple. » Il y a également lieu de « faire des recommandations concernant les réserves en produits vitaux pour une période restreinte ».

                      Recours à l’armée à l’intérieur du pays Le document relatif à la « conception cadre » recommande expressément d’éviter des pertes de frottements dues à des troubles parmi la population.6 « Il souligne que les lois et mesures accroissant les capacités de poursuite pénale et de protection contre des menaces terroristes doivent [...] reposer sur un consensus social ». Par conséquent, il convient d’examiner soigneusement dans quelle mesure des modifications de lois et des mesures [...] peuvent limiter les droits civils et libertés individuelles en faveur d’une meilleure sécurité. » Les auteurs n’entendent renoncer en aucun cas au recours à l’armée à l’intérieur du pays, recours pour lequel « des dispositions constitutionnelles claires doivent être créées ». Dans les cas dans lesquels le recours à l’armée à l’intérieur du pays peut déjà avoir lieu (entraide administrative), ils recommandent « un programme d’exercices sur l’ensemble du territoire [...], afin de coordonner les mesures des Länder, de la Confédération et de l’armée [...] ».

                      Eurofighter contre sa propre population civile Un « programme d’exercices » correspondant a visiblement été effectué pendant le G-8 d’Heiligendamm. A l’époque, le recours à l’armée à l’intérieur du pays s’est effectué par « l’entraide administrative »,9 conformément à un rapport du ministère de la défense. D’après ce rapport, deux Tornados, quatre Eurofighter et huit avions de combat Phantom ont décollé et neuf chars de reconnaissance du type Fennek ont démarré pour surveiller des manifestants. A partir de ces engins de guerre, des photographies et des prises de vue infrarouges des adversaires de la mondialisation ont été réalisées. Un pilote pour le moins a volé au-dessous de la limite minimale de 150 mètres appliquée en temps de paix. A eux seuls, les engins de l’aviation ont volé 23 heures au total.

                      Adaptation En fait, des milieux influents de Berlin s’efforcent d’adapter la stratégie du potentiel de répression pour s’opposer militairement à des troubles intérieurs, envisagés notamment si la guerre suscitait des goulots d’étranglement en matière énergétique.

                      German Foreign Policy Les articles de cet auteur


                    • luklamainfroide 1er août 2007 22:11

                      pour ce qui est du complexe de culpabilité dont semble soufrir les allemands vis a vis des juifes cela peut ce comprendre mais il n’est pas sain pour un peuple de trainer ce genre de fardeau indéfiniment ,une faute grave a été commise et la seule façon de ( réparré) je met le mot entre parenthese par ce que je ne pense pas que l’on puisse réparé ce genre d’acte ,je voulais dire par la que la seul façon de déppasser ce genre de crime c’est d’éviter a tout pris d’en commetre d’autre a l’avenir et aussi de fair en sorte que d’autre ne les commette pas non plus meme ci ces autres sont d’encienent victimes d’une enciene folie ,cela ne leur donne pas le droit de devenir boureau a leur tour ni d’etre audessut de toute critique !je joint a ce commentaire un article pertinent REVEUN MOSCOWITZ.Le silence allemand face aux crimes du sionisme « Chaque humaniste a le devoir de critiquer la politique d’Israël » par Reuven Moskowitz*

                      Selon le militant pacifiste israélien Reuven Moskowitz, paralysée par la culpabilité de la « solution finale », l’Allemagne contemporaine s’interdit de critiquer Israël et se rend ainsi complice des crimes sionistes.

                      1er août 2007

                      Depuis Jérusalem (Palestine/Israël)

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                      Chères amies, chers amis, C’est pour deux raisons que je n’ai plus écrit de lettre depuis un certain temps : Premièrement, quelques bons amis ont réagi avec malaise à mes propos de la « deuxième culpabilité » dont les Allemands se sont rendus coupables par le fait qu’ils se taisent à l’égard de la politique injuste des gouvernements israéliens. Deuxièmement, je ne voulais pas non plus contribuer à cette inondation d’informations avec mes propos désespérés au sujet du Proche-Orient.

                      La guerre fratricide palestinienne Pendant mon séjour en Allemagne, je me voyais confronté à des symptômes supplémentaires qui inquiètent beaucoup d’Allemands de bonne volonté. Parlons d’abord de la guerre civile dans la bande de Gaza. Ne s’agit-il pas de la confirmation d’un manque de fiabilité de la part des Palestiniens de devenir des partenaires de paix pour Israël ?

                      Une sagesse populaire juive dit : Le sage ne se laisse jamais pousser dans une impasse d’où une personne intelligente trouve une issue. Les hommes politiques israéliens responsables de la sécurité ne se sont montrés ni comme des sages ni comme des personnes intelligentes, mais comme des roublards rusés qui nous ont dirigés depuis 60 ans - nous ainsi que le Proche-Orient - avec détermination dans une impasse presque désespérée de la violence et de la riposte violente. Comme dans chaque conflit, on ne peut pas accuser un seul côté d’être le coupable. Mais dans ce cas-là, la symétrie n’est pas juste, le plus fort a le pouvoir - également sur l’information. Ce qu’aujourd’hui, dans les médias, on nomme « spin » - une déformation de la réalité - a déjà été aperçu par le prophète Esaïe : « Quel malheur de voir ces gens qui déclarent bien ce qui est mal et mal ce qui est bien ! Ils prétendent clair ce qui est sombre, et sombre ce qui est clair... Quel malheur de voir ces gens qui se prennent pour des sages et qui se croient intelligents ! » (Es. 5, 20/21)

                      La situation désastreuse dans la bande de Gaza est l’explosion extrême d’un volcan qui bouillonne depuis longtemps. La vérité historique amère est qu’en réalité la situation n’était pas toujours vouée à l’échec pendant ces 60 ans. Mais les hommes politiques israéliens travaillant avec des « spin » ont réussi à présenter les Palestiniens comme s’ils n’étaient pas des partenaires raisonnables et capables de régler le conflit de façon juste. Ils ont fait cela en essayant de les diaboliser et de les dénoncer comme peuple criminel. La déformation permanente de la réalité est possible, parce que la plupart des gens sont occupés avec des problèmes et des soucis quotidiens et qu’ils ne se donnent pas la peine d’apercevoir les vrais rapports. Ainsi, il était possible de tirer toujours la carte d’atout d’« Auschwitz », qui qualifie Israël de victime éternelle, et celle des Palestiniens et du monde arabe, les coupables éternels, incapables et peu coopératifs à chaque dialogue raisonnable sur le plan politique. Ainsi, le mythe a été créé que nous n’avons aucun interlocuteur - bien qu’au cours de ces 60 ans il y ait eu des douzaines d’entretiens sur des initiatives pour la paix. Malheureusement, les dirigeants arabes et palestiniens n’ont parlé au public que de la guerre, mais dans les cou­lisses ils étaient souvent prêts à négocier, tandis que les gouvernements israéliens ont parlé de la paix de façon diffuse, mais ils ont déclenché de nombreuses guerres. A juste titre, Uri Avnery a écrit : Quand les dirigeants arabes entendent qu’Israël tend la main à la paix, il faut se préparer à la guerre ... et ce n’est pas parce qu’Israël est plus sanguinaire, c’est parce qu’il poursuit fermement une stratégie claire, mais irréalisable : 1. Il faut à tout prix éviter la création d’un Etat palestinien. 2. Il ne faut en aucun cas accepter un Etat juif en Palestine, mais seulement la Palestine en tant qu’Etat juif. 3. Il ne faut en aucun cas assumer la responsabilité de l’expulsion des centaines de milliers de réfugiés ni reconnaître leur droit de retour au pays. Lors de l’escalade du conflit avec le monde arabe s’ajoutaient des intentions d’annexion, soit au détriment de la Syrie, soit au détriment du Liban et de l’Egypte.

                      Afin de réaliser cette stratégie, une dizaine de guerres ont été menées contre les Etats voisins. Le rêve secret de tous les dirigeants israéliens était d’amener la population palestinienne désespérée à abandonner et à se détruire elle-même - dans des guerres fratricides. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Cela signifie pour le gouvernement israélien la perspective de pouvoir influencer un gouvernement de fantoches selon la devise « divide et impera ». Les Palestiniens sont aussi responsables de cette guerre fratricide et ils poursuivent la même stratégie en sens inverse - une Palestine palestinienne -, mais c’est la politique israélienne mentionnée qui est avant tout responsable de cette escalade dramatique. Un autre sujet qui bouleverse et inquiète les gens : Comment des médecins musulmans peuvent-ils participer aux actes terroristes meurtriers ? On devrait tenir compte du fait que cela n’est pas un brevet musulman, même si cela n’est pas une consolation : L’Israélien Baruch Goldstein, le Serbe Karadzic étaient des médecins qui avaient juré le serment d’Hippocrate...

                      L’opportunité de l’heure gaspillée ? L’initiative arabe Lors des rencontres au Kirchentag : Je note ces lignes après le Kirchentag protestant à Cologne auquel j’avais été invité officiellement pour la première fois ! Depuis des décennies, j’y ai pris « la parole » principalement avec mon harmonica. Je dois cette invitation à l’engagement infatigable de Hans-Werner von Wedemeyer et je l’en remercie de tout cœur ! Dans la salle bondée de Gürzenich, j’ai eu l’occasion de parler devant beaucoup de gens, connus et inconnus. Ma gratitude et mon sentiment de bonheur étaient pourtant embrumé par le fait que je n’avais pas été invité à la grande table ronde consacrée au Proche-Orient. Je suis convaincu que cela aurait fait du bien aux participantes et participants du Kirchentag d’entendre également mon ‹autre› voix concernant le sujet. Le personnage principal de cette table ronde, Avi Primor, devait représenter la perspective pacifique israélienne. Mais d’après moi, c’était le mauvais choix, car, jusqu’à présent, il n’a apporté, tout comme Shimon Peres, Amir Peretz, Ehud Barak et d’autres, aucun message rendant possible pour Israël, la Palestine et le Proche-Orient une paix véritable et juste. C’est pour cette raison-là qu’ils appartiennent pour moi au groupe des politiciens, des prophètes et des prêtres déjà accusés par le prophète Jérémie par les propos suivants : « Car du plus petit au plus grand, tous sont avides de rapine ; prophète comme prêtre, tous ils pratiquent le mensonge. Ils pansent à la légère la blessure de mon peuple en disant : ‹Paix ! Paix !› alors qu’il n’y a point de paix. Les voilà dans la honte pour leurs actes abominables, mais déjà ils ne sentent plus la honte, ils ne savent même plus rougir ... » (Jérémie 6, 13-15a) Mais suis-je parvenu à transmettre quand même l’essentiel lors du Kirchentag ? Je suis de l’avis que nous avons aujourd’hui une opportunité de l’heure unique. Le seul plan de paix ayant une perspective a été ignoré de façon éclatante jusqu’aujourd’hui et Avi Primor l’a également mis sous le boisseau : L’initiative de l’Arabie saoudite de mars 2007, proposée lors du sommet arabe en Arabie saoudite, étayée et soutenue par 22 Etats arabes et des politiciens palestiniens tels que Abou Maazen, Ismaël Hanija und Khaled Mashal. Tout le reste est hypocrisie et dissimulation. On propose la paix à l’Etat d’Israël qui comprend la reconnaissance mutuelle, des frontières (de 1967) - qui représentent pour Israël la sauvegarde de presque 80% de l’ancienne Palestine - et l’instauration de contacts diplomatiques, économiques et culturels qui rendent possible une nouvelle cohabitation. Est-ce que c’est uniquement la faute au terrorisme du Hamas si l’on ne monte pas sur ce pont précieux et fragile qui pourrait être érigé au-dessus de l’abîme profond des peuples ennemis ? Au lieu de montrer de la coopération, on essaie par des pompiers boiteux et incompétents - connus sous le nom de Quartet du Proche-Orient - d’éteindre l’incendie. Depuis des années, ce véhicule sans capacité de manœuvrer avive de faux espoirs et empêche pourtant tout mouvement envers la paix. D’après des propos le plus récents au sein des cercles des dirigeants arabes, on peut espérer qu’ils veulent poursuivre activement cette initiative de l’Arabie saoudite mentionnée plus haut.

                      Capitulations allemandes Un autre point que j’ai mentionné à plusieurs reprises de manière très inquiète et qui renforce mon désespoir, c’est la capitulation « docile » de la plupart des amis de l’Etat d’Israël vis-à-vis un reproche d’antisémitisme dès qu’ils prononcent une parole critique concernant la politique israélienne. Je parle de « docile » car je n’entends guère une voix critique allemande qui ne prétend pas : « Reuven, ce que tu avances ne peut être dit que par des Juifs et des Israéliens. Nous, les Allemands, même si nous pensons exactement comme toi, nous ne pouvons pas le dire. » Je peux comprendre cette attitude, mais je ne peux pas la suivre !

                      Rien ne justifie cette autodiscrimination ! A mon avis, chaque humaniste allemand pacifique a le droit, voire le devoir de critiquer la politique de l’Etat d’Israël et de toute politique contraire à la loi et à la paix.

                      Naturellement, cette attitude de beaucoup d’Allemands est liée au passé. Ceux qui ont affiché de la repentance ont développé souvent une transfiguration compréhensible, mais pas toujours bien fondée envers la démocratie israélienne. La face sombre de l’Etat d’Israël était et est refoulé jusqu’aujourd’hui au profit du souci pour l’avenir de l’Etat d’Israël et la fausse supposition que toutes ses guerres soient de nature défensive. Or, de plus en plus, la vérité grave apparaît, une vérité que je dénonce inlassablement. Les politiciens dirigeants font preuve de mesquinerie même s’ils tâchent de la cacher par des blindés, des hélicoptères d’attaque et des pelles de démolition. La décision de Londres de 1945 qui sert de base à la condamnation des criminels de guerre allemands du nazisme à Nuremberg désigne comme le crime le plus horrible contre l’humanité le crime contre la paix. De tels crimes, mes dirigeants politiques se sont rendus coupables depuis presque 60 ans ! La dernière guerre au Liban était également un incendie volontaire bien organisé au Liban, dans la bande de Gaza et en Israël. Un monde qui affirme que la paix est le bien le plus important et accepte quand même cette guerre ne peut pas être considéré comme civilisé, cherchant la paix et soutenant les droits de l’homme universels et le droit international !

                      Si l’ex-ministre des Affaires étrangères bien aimé, Joschka Fischer, et la chancelière allemande Angela Merkel couvrent par réflexe ces crimes contre la paix, c’est qu’ils ont compromis la République fédérale allemande en tant que complice.

                      Pendant longtemps, j’ai pensé que les politiciens allemands étaient mal informés sur la politique au Proche-Orient. Depuis la croisade anti-terreur des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d’Israël, je suis convaincu du fait que les politiciens allemands sont mal orientés ! Les événements à Heiligendamm et les clôtures qui m’ont rappelé nos clôtures et nos murs, m’ont bouleversé. L’alignement de l’Allemagne sur la stratégie de sécurité véritablement échouée met en danger l’identité allemande couronnée de succès en tant que pouvoir pacificateur. Le dernier exemple incroyable en date pour le moment consiste en la proposition du ministre allemand de l’Intérieur, Wolfgang Schäuble, de copier une méthode israélienne : des exécutions ciblées de terroristes soupçonnés. Et cela dans un pays qui ne connaît même pas la peine de mort ! Dans une démocratie sûre d’elle-même, un tel appel aurait dû provoquer un cri outré. Une chancelière imprégnée de démocratie et d’Etat de droit ne devrait tolérer en aucun cas un ministre ayant de tels points de vue. Dans la République berlinoise pourtant, il y a de plus en plus de symptômes de l’histoire tragique de la République de Weimar : une démocratie avec de moins en moins de démocrates.

                      De cette manière, l’Allemagne est en train de perdre sa crédibilité en tant qu’Etat de droit et en tant que médiateur.

                      L’attribution du prix Ludwig Börne au vénimeux Henryk Broder Un autre symptôme de la défaillance de la conscience démocratique est l’attribution du prix Ludwig Börne, prix pour la littérature et le journalisme, à l’auteur et journaliste Henryk Broder. C’est un événement qui a eu lieu au « temple de la liberté allemande », à l’église de Saint-Paul à Francfort. Déjà en 1848, on appela cette église « Schwatzbude » (salon de bavardage) parce que tous les professeurs et les « sages » de la nation parlaient de liberté tandis que les princes et les rois allemands se mettaient à étrangler la liberté allemande et à installer la restauration qui trouva sa fin avec la catastrophe la plus sanglante et dévastatrice du 20e siècle. Dans ce temple légendaire, on a célébré, applaudi et honoré un égoïste forcené du nom d’Henryk Modest Broder qui crache son venin en prêchant la violence et la haine globale contre les musulmans. Mais ce lauréat du prix Ludwig Börne n’est pas aussi modeste, puisqu’il se croit - en tant qu’homme d’esprit - être le lauréat le plus mérité de ce prix pour la littérature et le journalisme. A mon avis, en lui décernant ce prix, on a déshonoré Ludwig Börne, un combattant passionné contre la restauration despotique, la guerre, l’oppression et l’injustice. La plupart des gens présents à l’église Saint-Paul ne se sont pas occupés de cela, mais ils se sont délectés du discours et de l’appel satiriques à l’intolérance et à la haine. La presse aussi en a parlé largement. Devant l’église se trouvaient des manifestants que les journalistes appelaient de façon dépréciative « la vieille garde ». Moi, j’y ai rencontré par exemple Evelyn Hecht-Galinski et Klaudia Karas et d’autres manifestants loin d’être séniles. Dans l’église, il y avait « un enfant » qui essayait de hurler que l’empereur acclamé était nu. L’enfant, c’était moi. Le chansonnier

                      Gerhard Schöne m’a appelé « l’enfant aux rides ». Un journaliste m’a appelé l’homme anonyme « prétendant » avoir survécu à l’holocauste. Un autre journaliste a parlé de moi dans un journal en indiquant mon nom tout en oubliant de me demander pourquoi je m’étais tellement indigné. Malheureusement, le maire de Francfort, Petra Roth, a réussi à me calmer en me faisant la fausse promesse qu’après cette soirée j’aurais l’occasion d’expliquer la raison de ma rage auprès de l’orateur et des gens très célèbres pleins d’éloges pour Henryk Broder et de poser mes questions. Elle m’a fait sortir habilement de la salle pour rentrer seule dans la salle des VIP. Et c’était tout. Comme dans ses paroles introductrices Mme Roth avait présenté H. M. Broder comme quelqu’un « de plein d’esprit », j’ai eu l’idée de lui demander où en était l’esprit quand un journaliste diabolise avec une arrogance insupportable 1,5 milliards de personnes tout en prétendant qu’il vaut mieux être malfaiteur que victime, et qui est fier d’être considéré comme « islamophobe au lieu de lâche ». Je vous demande de rompre le mur du silence et de vous soulever contre le chantage politique et moral ! Voilà 30 ans que j’essaie, en Allemagne, d’indiquer les points communs de la question de l’existence allemande et juive. Il y a 40 ans, le scientifique et théologien extraordinaire, Isaia Leibowitz, avait expliqué les structures de pensée judéo-nazie et démontré les actions qui en résultent et il en a averti le monde. Récemment, le livre Hitler besiegen (Vaincre Hitler) d’Avram Burg, l’ancien président de la Knesset, a paru. L’idée principale de ce livre est que l’Etat d’Israël se trouve actuellement dans une phase de transition entre la République de Weimar et le régime de terreur du national-socialisme. Ce n’est pas un avertissement désespéré, mais un appel urgent à abandonner la fausse politique pour faire place à la paix, à l’espoir et à la justice. Ça fait déjà trop longtemps que les démocrates allemands et ceux qui cherchent la paix et la justice se sont laissés mener en bateau par les paroles « Paix ! Paix ! » tandis que les dirigeants israéliens agissent contre la paix.

                      Reuven Moskowitz Né en 1928 à Schtetl Frumsiaca dans le nord de la Roumanie, il a survécu à l’holocauste. En 1947, il a émigré en Palestine où il a fondé avec d’autres le kibboutz Misgav-Am à la frontière libanaise. Après des études d’histoire et de littérature hébraïque à l’université de Tel-Aviv et à l’université hébraïque de Jérusalem, il a travaillé en tant que professeur d’histoire. En 1974, il a passé un an à Berlin faisant des recherches pour écrire sa thèse à propos du thème : « Les Allemands et les Juifs entre le pouvoir d’esprit et l’impuissance de la violence ». Depuis une quarantaine d’années il avertit du danger de l’escalade de la terreur et de la contre-terreur au Proche-Orient. Depuis le début, il s’est engagé au sein du mouvement israélien pour la paix et en 1967, après la guerre des Six Jours, il est devenu secrétaire du nouveau mouvement « Pour la paix et la sécurité » qui résistait à une annexion du territoire occupé et s’engageait pour une solution rapide du problème des réfugiés, la reconnaissance mutuelle d’Israël et des Etats arabes et le droit des Palestiniens à l’autodétermination. Il est fondateur ou cofondateur de plusieurs organisations en Israël qui font un travail pratique pour la paix. En 1972, il a cofondé le village de paix Neve Shalom/Wahat al Salam en Israël où il a vécu lui-même. Dans ce village, des Juifs israéliens et des Palestiniens vivent ensemble en jouissant des mêmes droits, ils ont une école primaire bilingue et une école pour la paix où des jeunes Israéliens juifs et palestiniens se rencontrent souvent pour la première fois et exercent dans des séminaires communs la cohabitation paisible. Ses activités en tant que professeur d’histoire comprennent toujours une éducation à la paix. En tant qu’organisateur des voyages non commerciaux à travers Israël et l’Allemagne en groupes mixtes, l’« aventurier de la paix » s’est engagé depuis longtemps pour la réconciliation judéo-palestinienne et la réconciliation germano-israélienne. En 2001, il a reçu le Mount Zion Award, en 2003 le prix de la paix d’Aix-la-Chapelle (Aachener Friedenspreis). Son livre Der lange Weg zum Frieden (Le long chemin vers la paix) en est à sa cinquième édition.


                    • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 2 août 2007 00:30

                      merci du partage !!


                    • Boileau419 Boileau419 2 août 2007 03:58

                      Cette manie d’écrire des titres en anglais !

                      Franchement, vous ne trouvez pas que « Deutschland 2007 » aurait été beaucoup plus approprié ?

                      Oh oui, on va parler de purisme gâteux, mais là n’est pas toute la question.

                      Si demain il prenait soudainement l’envie à tous les francophones de larder leurs textes de mots suédois, je ne protesterais pas tant que lorsque je vois des anglicismes à tous les coins de rue et d’article.

                      Pourquoi ?

                      Réponse : parce que la Suède n’incarne pas une puissance militaire et culturelle hégémonique qui cherche à ensevelir le monde sous ses déchets.

                      Par conséquent, du point de vue politique, une arrivée massive de mots suédois n’affecterait pas notre indépendance et la vitalité de notre culture, pas plus que les emprunts de mots italiens n’ont diminué la grandeur de la France à l’époque de François premier.

                      User de moys anglais sans discrimination, c’est signer un chèque en blanc à Monsieur Bush et à sa mafia. Qu’on le sache, carajo !


                      • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 2 août 2007 11:40

                        Vous avez raison KAracho !

                        DEUTSCHLAND 2007

                        Merci


                      • nipalm nipalm 4 août 2007 22:27

                        A Boileau419

                        Il y a carrément pire : un fois sur une pub devant le no de telephone du service commercial j’ai vu « hacheting ». Et malgrès l’omniprésence de l’anglais certain pense que la « destruction » de la culture française viens d’afrique...


                      • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 5 août 2007 10:48

                        à NIPALM

                        MERCI DE VOULOIR CONTRIBUER A SAUVER NOTRE SI BELLE LANGUE FRANCAISE !

                        Mais ! Mais, je ne pense pas que le danger vient d’Afrique ! Loin de là....la !


                      • nipalm nipalm 5 août 2007 18:53

                        Désolé si tu y a ressentis une attaque personnel mais je faisais plutot référence à certain discours démagogique que l’on entend parfois.


                      • Fred 6 août 2007 09:24

                        « User de moys anglais sans discrimination, c’est signer un chèque en blanc à Monsieur Bush et à sa mafia. Qu’on le sache, carajo ! »

                        Ca doit etre une des choses les plus stupides que j’ai pu lire depuis longtemps.


                      • zelectron zelectron 2 août 2007 11:18

                        « Ce que l’Allemagne arrive et réussit à fabriquer est de si bonne qualité, que, même d’occasion, il est encore recherché. Qui ne voudra pas d’une bonne Mercedès Diesel jeune de dix ans, d’une machine à laver Miele sortant d’une cave, d’un vieux robot de cuisine ou même d’une vieille machine à fraiser ? »

                        Chaque fois qu’en France j’ai voulu expliquer (depuis 30/35 ans !)qu’un « Moulinex » « jetable » car irréparable était une injure à l’esprit, un crime contre la planète, un gaspillage de sueur et de main d’oeuvre ( à l’instar du cassage de caillou ) et qu’il serait bien plus honnorable de fabriquer toutes ces babioles en sérieux, solide, non énergivore, réparable facilement et plutôt porter notre effort sur l’exportation que de dépenser des sommes « Kolossales » à jeter retraiter (où non) et remplacer par du « made in China » nos appareils de toutes sortes, il m’a été répondu il faut bien « faire marcher le commerce » je connais bien l’Europe en général et les allemands glissent aussi vers le « jetable » c’est dommage...


                        • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 2 août 2007 14:05

                          je pense cher ami, que les Allemands ont compris et réalisé, que s’ils veulent rester les Premiers Exportateurs du monde, ils doivent rester et demeurer dans LA qualité. Rien que la qualuté...


                        • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 2 août 2007 14:14

                          TEXTE POUR CARO : « je ne peux ni voter ni commenter je ne suis pas enregistree et il y a des gens tres bien sur ce site...Fais le pour moi stp »...

                          bonjour el greco

                          tu vois j’avais raison mon ami ton article est bien mené et ta façon de présenter le pays économiquement amène tout naturellement sa présentation sur le plan historique etc..

                          tu veux nous dire qu’on doit remettre l’Allemagne à l’honneur et qu elle devrait militer pour la paix future, pourquoi pas ? elle a longtemps fait figure de monstre mais il y a pire aujourd’hui.

                          commercialement ils ont qu il fallait travailler plus car pour eux ils reconnaissent dans le travail un épanouissement personnel ce n est pas un marché facile , ni magouilleur, et ils ont l esprit critique, ils demandent des produits de qualité et non pas de moindre cout et achètent des produits de haut de gamme c est notre principal partenaire commercial sur tout l export.tout au moins en chimie. lorsqu’on j ai du aller en allemagne sur des salons, tout est méthodique et organisé pas de blabla... des résultats j aime beaucoup travailler avec eux.car ils sont rigoureux et c est vraiment un modèle économique.

                          sur le plan histoire, j’en ai lu des vertes et des pas mures, of course,pas de leur faute s’ils avaient un « fou » à leur tête, ils ont subi aussi.

                          aujourd’hui le monde leur a t il pardonné, sûrement, mais pas totalement car leur hérédité est lourde. j ai lu tous les commentaires, et notamment l avant dernier de reuwen moskovick toutes les opinions sont respectables, surtout quand on milite pour lapaix.

                          Moi je me demande toujours, pourquoi ceux qui « peuvent » l imposer, ne l’imposent pas cette Paix quand ils auront oublié tous leurs intérêts économiques ....

                          je t’embrasse et bonne journée caro (Paris)


                        • stephanemot stephanemot 2 août 2007 12:51

                          Merkel récolte le fruit des réformes Schröder. L’Allemagne fait fort sur le haut de gamme nécessitant des biens d’équipement de pointe : le Made In Italy dans le luxe est en grande partie Made By Chinese et au noir (ex du côté de Prato).


                          • Edgar Edgar 2 août 2007 13:02

                            Ce texte est intéressant, dommage qu’il s’accompagne de sous-entendus répugnants envers d’autres peuples (considérés comme des feignants par rapport aux allemands) !


                            • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 2 août 2007 14:03

                              Aucun sous entendu ! Si UN SEUL.

                              Que plus d’un pays soit contaminé par le Virus T allemand. Le travail !

                              En Tunisie par exemple, où le PNB tête/an n’est que de 3500$US, il suffirait que le Tunisien double son nombre d’heures de travail (donc huit heures/jour et réellement) pour que le PNB passe à 7000$US

                              Amen !


                            • Internaute Internaute 4 août 2007 17:28

                              Si le nord-africain avait les qualités de l’allemand, cela se saurait. Il y a longtemps que les industries tunisiennes seraient à la hauteur des industries allemandes. Ceux qui croient en l’égalité universelle peuvent toujours se bercer d’illusion.

                              L’allemagne doit faire attention à ne pas galvauder le logo « Made in Germany » comme tant d’autres l’ont fait avant de périr (ex : Pierre Cardin). Les produits allemands fabriqués dans le tiers-monde ne valent pas plus que les autres et nuisent à l’image de marque.


                            • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 4 août 2007 17:41

                              cher Internaute,

                              1/ La qualité du travail tunisien n’est pas semblable, ni égale à celle du travail allemand ! Loin de là !! Et personne ne le prétend Amigo !!

                              2/ Le travail que les Allemands sous-traitetent dans d’autres pays est « curiesement » d’une très haute qualité et reste dans le giron de MADE IN GERMANY que tout pays du monde peut envier...

                              Je connais une jeune dame Allemande, dans un pays du monde dit Tiers, qui a pour travail d’inspecter la QUALITE de deux usines allemandes... 70 heures par semaine ! Rien ne peut éviter les filtres de LA qualité ! Rien !

                              Le made in Germany vaut de l’or !!


                            • nipalm nipalm 4 août 2007 23:01

                              Hum...

                              Je ne crois pas qu’un peuple soit plus travailleur qu’un autre. Je n’ai jamais travailler en allemagne ni pour des allemands par contre j’ai travailler plusieurs fois dans la production pour des sociétés française et une fois pour des suisses (eux aussi reconnu pour la qualité de leurs productions), et je peux vous dire que les contrôles qualité n’ont rien a voir (disons en gros les suisses obtiennent 10x moins de rejets) mais par contre il y a en 3 et 5 employés là ou en france il n’y en as qu’un. Je pense que c’est juste un question de choix, les sociétés française mise sur des faibles couts de productions alors que les allemands y préfèrent la garantie de la qualité.

                              Pour ce qui est de la qualité du travail dans le tiers monde, je ne crois pas qu’il soie moins bon parce que ces peuples travail moins bien (ce qui est la porte ouverte à toutes les idéologies racistes possible) mais car ils sont moins industrialiser que nous (et surtout que l’allemagne) et donc leur retard est du au fait qu’ils ne possèdent pas la technologie nécéssaire (on obtient pas une pièce de la même qualité avec une fraiseuse à commande manuel ou avec une fraiseuse commandé par informatique). Maintenant si vous voulez des explications pour ce retard, pour la plupart de ces pays vous les trouverez dans quelques siècles de pillages coloniales.


                            • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 5 août 2007 10:38

                              Cher(e) Nipalm,

                              Tout à fait d’accord avec votre approche, mais pas sur un détail...de poids !

                              LE TRAVAIL ! Oui, oui, l’Allemand est un gros bosseur ! SA grande « différence » n’est pas seulement une quantité de travail, mais une qualité, une conscience professionelle, un désir de finition et de perfection...que très, très peu de pays possédent. Hélas !

                              L’ouvrier allemand (aux ecritures, chercheur, infirmier ou informaticien par exp) reste UN grand modèle à suivre ! A mon humble avis CAramba !

                              Bon dimanche !


                            • Jacques 4 août 2007 17:23

                              J’ai personnellement des liens culturels très forts avec l’Allemagne et la Suisse alémanique. Il y a bien sur déculpabilisation totale de la nouvelle génération d’allemands nés après la seconde guerre mondiale. L’ancien apport culturel et scientifique allemand est bien évidemment important et ne peut être minimisé.

                              J’éprouve cependant une certaine gêne quand vous parlez de l’Allemagne de façon aussi dithyrambique. Les allemands que j’ai pu connaitre professionnellement ne sont pas plus sérieux et travailleurs que les anglo-saxons ou les français. Il n’y aucun modèle allemand qui s’impose aujourd’hui par sa supériorité a une modèle français.

                              L’écrasante supériorité qualitative des produits et la glorification du travail à l’Allemande sont des mythes tenaces hérités des 30 glorieuses.

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