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Accueil du site > Actualités > Europe > Grèce, potion mortelle

Grèce, potion mortelle

Ça continue
        On croit rêver...
                 C'est Ubu et Molière à la fois :
   Plus on saigne le malade, plus on croit à sa guérison.
 Tout va assez bien pour le secteur touristique et très bien pour les privilégiés qu'on ne veut fâcher.
     C'est sans fin. De crise en crise, une autre se profile ;
 "La Grèce ne s'en sortira jamais si une partie de sa dette n'est pas annulée, et dans ces conditions, le fonds monétaire ne peut être l'un de ses créanciers", ose-t-on même au FMI
   Comment décrire le chaos qui s'approfondit ? La dette, en grande partie fruit d'une intégration irréfléchie et de spéculations étrangères sur le sol hellène, reste un point de fixation où l'obstination de Berlin et l'aveuglement de Bruxelles s'illustrent particulièrement. Angela oublie que la dette allemande a été plusieurs fois annulée dans son histoire.
  Un débat faussé sur fond de grande hypocrisie européenne.

 Pierre Moscovici, le roi de la logique comptable bruxelloise, énonce sentencieusement que la croissance s’améliorera si l’austérité se durcit ! 

   Alors que même au FMI, certains voient un peu plus loin, Emmanuel Macron s’est clairement déclaré en faveur d’une restructuration de la dette grecque – qui représentait 179% du PIB en 2016 – parce que « le système est intenable » et il a reconnu que « nous savons tous qu’il faudra en venir là » Mais il ne dit rien sur les modalités et le rôle de l'Allemagne de Merkel et Schaüble
   La détresse continue à régner dans de multiples secteurs, les plus vitaux.
  Pendant ce temps, les Grecs qui le peuvent, les moins résignés, continuent à manifester contre l'austérité.
   Les mythes sur la Grèce ont la vie dure et la crise risque de durer encore et même de s'approfondir :

  Dans les campagnes électorales en Europe (Hollande, France, Allemagne) on continue à asséner des contre-vérités avec aplomb. La dernière sortie du président (socialiste !) de l’Eurogroup sur « les gens du Sud qui ont dépensé leur argent pour se payer des femmes et de l’alcool et demandent au gens du Nord de payer les dettes qu’ils ont contracté pour cela » est le cas le plus scandaleux. (la tribune 21/03/2017)
  En France des candidats, moins violents, affirment qu’il faut tailler, en France, sur les dépenses sociales, les retraites, les salaires et les services publics pour ne pas se retrouver dans la situation de la Grèce, où les Grecs ont dilapidé leur pays.. la narration sur la Grèce est fausse et le remède, comme le révèle le cas grec, contre-indiqué.
  Comme membre de la Commission pour la Vérité sur la Dette et coordinateur du chapitre sur les origines de la dette j’affirme que le surendettement de la Grèce a une cause unique que tout le monde tait : des dépenses militaires excessives justifiées par les menaces d’un voisin menaçant, la Turquie, et le refus (malgré des demandes répétées de tous les gouvernements grecs depuis 1981) des pays européens de garantir les frontières de la Grèce. Si la Grèce avait dépensé autant que les autres pays européens pour sa défense ses dépenses publiques totales auraient été inférieures à la moyenne de tous les pays de la zone Euro, comme l’indique le graphique ci-dessous à gauche, qui figure dans le rapport de la Commission et n’aurait pas eu à se sur-endetter...
   Les marchands d’armes, principalement allemands, français et hollandais et les banques françaises et allemandes qui ont financé ces achats grecs. Et c’est pour subventionner tout cela que la Grèce a été soumise à un remède qui a eu pour résultat de diminuer de 27% son PIB et d’augmenter son chômage jusqu’à 27%.
   Malheureusement pour les Grecs la cure continue. De nouvelles diminutions des retraites, la soumission à l’impôt des revenus de moins de 800 euros/mois, la vente au rabais à une société publique allemande de leurs aéroports et la privatisation de l’EDF grecque sont parmi les dernières mesures qu’ils ont dû accepter. Et tout cela au nom d’une dette dont le montant – 300 milliards - n’a pas augmenté depuis 2012 mais du fait de l’appauvrissement infligé au pays atteint 180% du PIB : un niveau jugé par tous, sauf Mr Schaüble, comme insoutenable. Tant que cette dette pèsera sur ses épaules aucune perspective de rétablissement réel n’est possible pour la Grèce et le cercle vicieux de l’austérité lui sera appliqué, jusqu’au jour où la Grèce se révoltera, ou jusqu’au jour où l’Europe changera. Quand ? Le 15 juillet prochain (si la Grèce fait défaut) ? En Septembre (si l’Allemagne change de gouvernement) ? Nul ne sait....

  Mais il n'y a pas de cause unique à la dette grecque, qui n'est qu'une goutte d'eau par rapport à celle d'autres pays..mais l'Eurogroupe veut faire un exemple.
 

La dette grecque, une tragédie européenne © CADTM

_____D’autres articles et vidéos traitant du sujet :-Si la Grèce respire, c’est toute l’Europe qui ira mieux-Quelques vérités sur la dette grecque


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24 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 22 mai 13:22

    Bonjour,

    Qui ne dit rien consent... smiley

    • Alren Alren 22 mai 17:02

      @ZEN

      Merci Zen d’avoir souligné la peur du petit peuple grec face à l’ogre turc qui l’a martyrisé dans le passé (cf. les massacres de Chios), ce qui l’a poussé à des dépenses d’armement qui n’auraient pas été nécessaires si « l’Europe qui protège » lui avait donné des garanties et clairement indiqué aux Turcs qu’ils ne pourraient plus renouveler la tragédie de Chypre sans être en conflit avec elle aussi. 


    • quid damned quid damned 22 mai 21:57

      @ZEN
      Merci pour cet article Zen.
      Quand il n’y a pas ou peu de commentaires ou qu’ils tardent à venir c’est parfois qu’il n’y a rien à en redire. : )
      Salutations.


    • agent ananas agent ananas 23 mai 09:23

      @ZEN
      Merci à ZEN pour aborder ce sujet important.
      Non seulement la situation en Grèce est grave et scandaleuse, mais cette « expérience économique » pourrait devenir la réalité pour le reste de l’UE ; la Grèce étant devenue le laboratoire des pires théories néolibérales.
      C’est pourquoi le « fréxit » et le démembrement de l’UE devraient être à l’ordre du jour. Mais hélas, les électeurs semblent plus terrifiés par les fantômes du passé que par les dangers du futur...
      Si cet article suscite peu de réactions, la plus part des commentaires sont heureusement pertinents : qualité vs quantité ...
      Bref pour compléter cet article, celui de Dimitris Konstantakopoulos, qui fait état de la tragédie qui se joue actuellement en Grèce et qui en profite pour régler ses comptes aux traites de l’euro-gauche... (en anglais)


    • Attilax Attilax 22 mai 14:18

      Il fallait se barrer de l’UE...


      • malitourne malitourne 22 mai 15:55

        La Grèce est une bonne et tragique illustration de ce qu’un pouvoir politique, aussi progressiste qu’il soit, est impotent devant le diktat de l’UE.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 mai 07:15

          @malitourne
          La preuve que non, les Britanniques sont en train d’en sortir, mais avec les Conservateurs, puisque le Parti travailliste est pro européen ...


        • malitourne malitourne 24 mai 14:32

          @Fifi Brind_acier
          Dans l’UE point de salut...


        • Samson Samson 22 mai 16:08

          Ce qui est assez hallucinant, c’est que le même ministre grec issu de Goldman Sachs, Lukas Papademol qui avait recouru aux experts de la dite banque pour trafiquer les comptes grecs afin de lui permettre d’intégrer l’€uro, a été rappelé par les autorités €uropéennes pour administrer au peuple grec leur sévère cure austéritaire. En Islande, il serait depuis longtemps derrière les barreaux !

          Ce qui est assez hallucinant en matière de privatisation des bénéfices et de collectivisation des pertes, c’est que - au nom sûrement de la bonne et saine gestion du bien public (TINA) - l’insoutenable risque pris par ses très imprudents créditeurs (Deutsche Bank, Crédit Lyonnais, ...) sur la dette grecque a été transféré sans ciller sur le dos du contribuable €uropéen avec la bénédiction des Goldman Sachs boy’s de la BC€, de la Commission €uropéenne, de nos éditocrates et de l’ensemble de nos gouvernants et de notre classe politique.

          Ce qui est assez hallucinant, c’est qu’une Union €uropéenne qui se drape si volontiers des valeurs humanistes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen foule au pied tout choix démocratique -fort symboliquement au berceau historique du concept - pour au nom de la prééminence des traités livrer sans vergogne toute une nation membre au pillage de ses infrastructures et biens publics (transport, hopitaux, médias, sites culturels, ...) en jetant à la rue, en affamant et en précipitant tout un peuple dans la misère la plus noire.

          Ce qui est assez hallucinant, c’est que le sort du peuple grec ne suscite pas plus d’indignation, alors même que le « laboratoire » social et économique grec ne fait jamais que préfigurer et anticiper les standards de vie et de confort qui nous sont - ainsi qu’à toutes les nations d’€urope - déjà dévolus par l’€urocratie. On rêve de faire quelque jour ravaler leur morgue à nos €urocrates en leur facturant au même tarif déjà appliqué pour les célèbres brioches attribuées à Marie-Antoinette !

          Ce qui est assez hallucinant, c’est le constat que plus de 50 ans de construction €uropéenne - à l’origine destinée à relever notre vieux continent de ses ruines encore fumantes et des innombrables destructions laissées dans le sillage de la défaite du IIIème Reich nazi - aboutissent à notre soumission à l’orthodoxie budgétaire berlinoise sous la botte d’un IVème Reich mondialiste dans lequel l’Union €uropéenne ne figure guère que comme Reichsgau et dont les centres de décisions se concentrent dans les CA de quelques grands groupes financiers situés outre-atlantique.

          ... smiley


          • ZEN ZEN 22 mai 16:49

            @Samson


            Merci pour votre commentaire, éclairant sur plus d’un point
            Pendant ce temps-là, Herr Dr Schaüble s’emploie à renflouer l’ aventureuse Deutsche Bank, qui s’est
            distinguée particulièrement en Grèce, à l’époque où l’on prêtait à tout va...

          • Sozenz 24 mai 11:14

            @Samson
            comment voulez vous mettre tout ce monde derrière les barreaux ?

            https://www.youtube.com/watch?v=Ml99_1hdHTY

            pensez vous qu ’ ils ne savaient pas ce qu ’ ils faisaient en se mettant une immunité  ? ils savaient parfaitement l infamie qu ’ ils tramaient . et qu’ ils continuent de mettre en place . car oui , l objectif c est de mettre en esclavage et à mort toute l Europe ...

            ils méritent la corde sans procès ...


          • zygzornifle zygzornifle 22 mai 17:42

            la Grèce a voulu s’accrocher a l’UE comme une moule après son rocher , elle en paye maintenant le prix fort .....


            • ZEN ZEN 22 mai 18:12

              @zygzornifle

              Qui a voulu intégrer la Grèce à l’UE contre tout bon sens ?
              Qui y a fait de bonnes affaires civiles et militaires, de fructueux investissements qui l’ont mise à genoux ?

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 mai 20:31

              @ZEN
              Bonsoir, et ce n’est pas fini ! Quand un pays ne peut plus rembourser, on se paye sur la bête, on privatise les biens publics, en Grèce tout est à vendre, les trains, les aéroports, les plages, les îles ... Et on pille les ressources naturelles ! Car la Grèce est riche !


              « Les USA saisissent les ressources naturelles de la Grèce »

              "Les immenses gisements de pétrole et de gaz naturel, ainsi que les mines d’or, d’uranium, d’osmium et d’autres minerais rares, de même que quelques-unes des 6 000 îles qui étaient jusqu’à maintenant propriété d’État de la Grèce, sont en vente. L’Amérique met tout en œuvre pour se réserver la part du lion.« 



              Pour comprendre le processus de la dette et du pillage :
               »Les confessions d’un assassin financier" de John Perkins

              On peut noter aussi le silence assourdissant de tous les Partis de la Gauche européenne, qui ont applaudi à l’élection de Tsipras, et qui se gardent bien aujourd’hui de proposer le Grexit ...


            • baldis30 22 mai 21:49

              Un jour le peuple grec excédé se réveillera et le réveil sera brutal....

              On n’a pas compris qu’il est déjà en marche .... mais comme un somnambule !

              La seule chose qui pourrait sauver l’Europe d’un drame qui se passera sur le sol grec ( je pèse mes mots en écrivant cela ... comprenne qui voudra ...) c’est que l’Allemagne paye sa dette de guerre ....

              Faute de cela ses citoyens seront exposés les premiers .... mais la chancelière du IVème reich n’a rien compris et poursuit le cauchemar d’adolf ...


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 mai 07:14

                @baldis30
                Et pourquoi voulez vous « sauver l’ Europe », cette grosse arnaque contre les peuples ?? Les Traités européens n’ont pas été signés avec Merkel, mais par chaque gouvernement avec les 26 autres pays européens.


                Depuis 2005, les referendum se succèdent et les peuples sont de plus en nombreux à voter non, y compris les Grecs en Juin 2015 ! Comment en déduisez-vous qu’ils veulent comme Mélenchon « sauver l’ Europe », celle lubie malfaisante de tous les Socialistes ??

                Les Grecs ont dit clairement qu’ils ne voulaient pas de l’austérité imposée par la Troïka. Junker a répondu : « Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les Traités européens ». Et bien, au lieu de conseiller à Tsipras de sortir la Grèce de l’ UE & de l’euro, la Gauche européenne a choisi de laisser crever les Grecs ! Et vous vous dites de Gauche ??

                Mélenchon vous fait croire « au rêve européen », qui n’existe que dans la propagande européiste, il n’y a jamais eu de rêve européen.
                « Aux origines du carcan européen » par Annie Lacroix Riz.

              • JC_Lavau JC_Lavau 23 mai 11:00

                @Fifi Brind_acier. Mais il y a toujours des propagandistes béats qui nous réclament de sauver Mélanchon.


              • Sozenz 24 mai 11:28

                @Fifi Brind_acier
                les gens n ont pas compris que l europe dont ils parlent et dont ils revent ,ne ressemble à rien a l Europe qui est actuellement en place .
                ils osnt trop bornés pour entrevoir la difference ...
                c est comme raconter une conte de fée à des jeunes filles pour qu’ elle aillent trouver leur prince charmant et ces meme jeunes filles s accrochant à leur prince charmant tentent d en trouver un sous les traits de leur ignoble compagnon ...
                ils sont plein de poudre de perlimpinpin dans les yeux . certaines se réveillent quand elles se retrouvent à l hopital ...
                je pense que la comparaison est assez bonne .


              • Sozenz 24 mai 11:43

                @baldis30
                vous voulez faire payer le peuple allemand qui pour certains sont très pauvres pour un guerre dont ils n ont rien a voir ?

                faut à un moment stoper avec tout ce trafic de tunes , et faire passer l humain en premier ....

                il y a une petite poignet de salopards qui s amusent à massacrer du peuple ... ce sont ceux là qu’ il faut arrêter ;.


              • GerFran 23 mai 09:33

                GRÈCE : LES RETRAITÉS EN COLÈRE CONTRE LA 12ÈME BAISSE DE LEURS PENSIONS


                http://fr.euronews.com/2017/04/04/grece-les-retraites-en-colere-contre-la-12eme-baisse-de-leurs-pensions


                04/04/2017


                • hugo BOTOPO 23 mai 20:18

                  La GRÈCE peut rembourser sa dette, en totalité mais sous conditions !!!

                  Les éléments présentés par ZEN sont pertinents sur trois points :
                  - la part énorme de l’accumulation d’intérêts spoliateurs par les marchés financiers ;
                  - l’évasion fiscale des plus riches en ne payant pas leur juste part d’impôts ;
                  - l’influence néfaste de la baisse de plus de 25% du PIB sur d’une part l’activité dans le pays, donc sa capacité à créer des richesses, et d’autre part sur l’élévation du taux de dette publique ramené au PIB : une baisse de 25% du PIB entraîne de facto une augmentation de 33% du taux d’endettement (à dette constante) ; avec un maintien (ou une très légère baisse) du PIB comme en France, repositionnerait la dette de 180% PIB à 135% PIB se rapprochant du taux de l’Italie !
                  La baisse du PIB grec est le résultat des pressions de la Troïka, sans que cela augmente la capacité de remboursement, qui aurait été plus forte avec un PIB maintenu.

                  Cependant, dans les négociations la part assassine des taux démentiels a été prise en compte en 2011, avec l’effacement de 107 Md€ par les créanciers (système bancaire privé et de la Troïka) le 27 octobre 2011. On ne sait pas si les ardoises des banques européennes (France et Allemagne) qui se gavaient sur la bête, et qui ont plombé leurs comptes de résultats, avec des pertes, sont incluses dans ces 107 Md€, ou si ce ne sont qu’une part des emprunts du gouvernement grec.
                  Cet effort des banques privées ne se fait pas sans compensations : d’abord les facilités énormes d’emprunts à taux nul ou très faible auprès de la BCE, et le maintien de taux d’intérêts assez élevés pour les emprunts de refinancement pour la Grèce. De plus le QE par le rachat d’une partie des emprunts publics sur le marché secondaire a permis d’une part aux banques de vendre à la BCE des emprunts selon une cotation supérieure au nominal (quand un emprunt, quasiment garanti par BCE et États de UE, est à un taux supérieur de 3 à 4% au taux consenti à la France et à l’Allemagne, alors le différentiel de taux intervient dans la valeur des titres) et de conforter leurs fonds propres.
                  La Grèce doit payer sur les emprunts rachetés par la BCE les intérêts élevés obtenus sur les marchés financiers par les banques : les rachats de la BCE ne réduisent pas la dette de la Grèce, contrairement aux tous premiers rachats antérieurs au QE lorsque les cours des emprunts grecs sur les marchés secondaires étaient largement sous côtés (par rapport au nominal) : la BCE empochait les intérêts élevés, et a finalement consenti à rembourser ces intérêts une fois que le Gouvernement grec a remboursé les emprunts rachetés en capital et intérêts ! Dans le cadre du QE, cette facilité n’est plus applicable car elle concernerait tous les emprunts rachetés concernant divers dettes gouvernementales européennes. Le QE n’est destiné qu’à améliorer le bilan des banques et leur ratio de fonds propres.

                  Les premières mesures du QE ne concernaient même pas la Grèce, car il fallait des emprunts de bonne facture dont le remboursement ne devrait pas poser problème. Depuis quelques mois les emprunt grecs sont éligibles au QE, qui par statut ne peut concerner qu’un tiers de la dette de chaque pays, au maximum !
                  La dette grecque, fin 2016 de 312 Md€ se répartit en :
                  - BCE  : 27 Md€
                  - FMI  : 21 Md€
                  - États européens (en bilatéral)  : 53 Md€ (surtout Allemagne et France)
                  - FESF/MES (multilatéral européen) : 131 Md€ (surtout eurozone)
                  - Marchés privés (banques) : 50 Md€ en obligations et 15 Md€ en très court terme (prêts relais)
                  - divers : le solde

                  Les taux d’intérêts sur les différents emprunts vont de 1,5 à 4,6 %, alors que ceux de l’Allemagne sont d’environ 0,5% et ceux de la France inférieurs à 1% : les Grecs sont là pour compenser le manque à gagner des banques. Les États européens, en direct ou en multilatéral, ont emprunté aux banques sur les marchés financiers : ils ne veulent pas que leurs contribuables en soient de leur poche par des taxes et des impôts !

                  Il y a même des emprunts à 30 ans avec des taux de l’ordre de 1% !

                  Les nouveaux prêts en cours de négociations entre la TroÎka et la Grèce serviront à rembourser une partie des emprunts ci-dessus résumés !

                  La question de l’effacement d’une partie de la dette grecque est en cours de discussion chez les dignitaires de la finance européenne et mondiale : par ceux qui n’auront jamais à souffrir des décisions qu’ils vont imposer pour le bonheur des financiers !

                  Cet effacement n’est pas nécessaire : les Grecs exangues, sont en excédent primaire (avant la charge de la dette) de l’ordre de 3 à 3,5% du PIB ! Avec un taux de 1% ou moins, comme pour l’Allemagne donneuse de leçons, la charge en intérêts serait inférieure à 1,8% du PIB et il y aurait alors une possibilité de remboursement anticipé, par rapport à un emprunt à 30 ans ou plus. Ou d’investir à nouveau dans les équipements et structures publics qui sont aujourd’hui sacrifiés !

                  L’idéal serait un prêt direct de la BCE à taux voisin de zéro, comme le font toutes les banques centrales de plein exercice ! et sur 50 ans !


                  • Sozenz 24 mai 11:34

                    @hugo BOTOPO
                    L’idéal serait un prêt direct de la BCE à taux voisin de zéro, comme le font toutes les banques centrales de plein exercice ! et sur 50 ans !

                    vous voulez encore faire dégager des prets ( s endetter à 50 ans ) alors qu’ il y a deja escroquerie de la part de la bce , et des banques etc ...
                    Vousvous foutez de la gueule du monde ...
                    et les personnes devraient accepter de continuer à engraisser les gros tas ???
                    MDR

                    exemple : vous allez à l hosto et on vous charcute , il faudrait payer plein pot les « soins » deja effectués , et en plus repayer pour réparer les conneries et saloperies volontaires qu on vous à fait ? mais vous êtes du genre maso ....


                  • hugo BOTOPO 25 mai 18:26

                    @Sozenz
                    Actuellement la BCE et les banques se font payer (par amplification de la dette) les intérêts.
                    Malgré l’excédent primaire actuel la Grèce et les grecs s’enfoncent.
                    Dans ma proposition il n’y a plus d’intérêts à payer à la BCE et aux banques ; seulement du capital à rembourser en euros courants à la BCE : l’effet de l’inflation et d’une maigre croissance diminuera l’importance relative des remboursements. Déjà l’excédent courant est supérieur à un remboursement par annuités constantes sur 50 ans. C’est encore plus facile avec un remboursement progressif, donc plus faible les premières années.

                    Pour la BCE qui comptabilise en simples euros dans ses comptes, elle n’a pas à compenser une perte de pouvoir d’achat, vu qu’elle n’achète rien.

                    Dans votre solution les gros tas soit se font payer par les Grecs, soit se payeront sur notre dos directement et indirectement (si pertes ou moindre bénéfices, ils payeront moins d’impôts et ils augmenteront leurs taux d’intérêts sur nos emprunts et/ou découverts).

                    Êtes vous tellement maso pour préconiser cette solution ?
                    À vous lire !


                  • Sozenz 26 mai 17:59

                    @hugo BOTOPO
                    a mon avis , avec tous les interets qu’ ils se sont fuchus dans la fouille depuis des années , et ce quelque que soit le pays , ils se sont largement payés . donc pour moi . ils peuvent aller se faire voir ^^ on va etre cool avec les banques ; ils auront droit a un joli sourire .. ; nous ne sommes pas des sauvages quand même

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