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Accueil du site > Actualités > Europe > Juncker, apprenti dictateur des temps modernes

Juncker, apprenti dictateur des temps modernes

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens  » : voici ce que Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré au Figaro au sujet des négociations avec Athènes qui ont suivi l’élection de Syriza, qui a fait plusieurs annonces retentissantes cette semaine.

Haussement de ton ?
 
Face à un Alexis Tsipras offensif, Juncker répond sèchement : « Athène a accepté deux plans d’ajustement, elle doit s’y tenir. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas (…) Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place (…) Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités  ».
 
Le discours du président de la Commission est ambigu. En effet, il exclut « la suppression de la dette », ce que ne demande pas la nouvelle équipe, qui demande une décote. Et il dit respecter le suffrage universel, mais cela est purement formel s’il n’était pas possible de revenir sur les traités passés et qu’il n’est pas possible d’altérer fondamentalement ce qui en place. En même temps, Alexis Tsipras a clairement indiqué qu’il changera fondamentalement les politiques menées depuis 2010, puisqu’il a mis fin aux privatisations, remonté le SMIC et embauché des fonctionnaires ! S’agit-il d’un simple effet de style pour la négociation ou d’un regret sur l’organisation telle qu’il la souhaiterait en Europe ?
 
Totalitarisme juridique et démocratie

Il est difficile d’y voir seulement une posture de négociation, d’autant plus que la Grèce a beaucoup d’atouts dans sa manche et ne semble pas disposée du tout à poursuivre les politiques délétères qui ont mené à un désastre humain et social que l’histoire jugera sans doute durement. C’est sans doute le moyen pour lui de donner le change pour les pays créditeurs. Mais on peut aussi y voir plus fondamentalement une partie de la conception politque des élites européennes qui sanctifient les traités, placés au-dessus de la démocratie. En effet dire « qu’il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens  » indique que le choix des électeurs pèse moins que les choix des dirigeants précédents.

Ce faisant, Jean-Claude Juncker fait un double contre-sens sur ce qu’est la démocratie. D’abord, le choix démocratique du peuple est l’instance suprême, qui peut toujours défaire ce qui a été fait dans le passé, à partir du moment où cela réunit une majorité, bien entendu. Les traités ne sont que des bouts de papier à la durée de vie limitée qui ne sont que peu de choses face aux choix démocratiques. Ensuite, le président de la Commission a le tort, courant dans ces cénacles européens, de mettre le droit au dessus de la démocratie, un moyen d’étouffer cette dernière, comme l’a bien expliqué Jacques Sapir dans une série de papiers qui prolongeait utilement le livre d’Emmanuel Todd « Après la démocratie ».
 
En un sens, merci au président de la Commission de montrer le fond de sa pensée dans des circonstances où la démocratie grecque devrait faire plier la vision juridiquo-autocratique des hiérarques européens. Ce faisant, cela montre aux peuples qu’ils peuvent à tout moment se libérer de ce carcan.

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42 réactions à cet article    


  • pierre 31 janvier 2015 11:16

    Il ne faut pas le ( les) traiter de dictateurs, ce serait un mal maitrisable, mais de totalitaires-insaisissables. Ce qui est bien pire comme situation.


    • diogène diogène 31 janvier 2015 11:57

      « Le despotisme soumet une nation à un seul tyran, la démocratie à plusieurs. »

      Comtesse de Blessington

      ( Desultory thoughts and reflections)


      • César Castique César Castique 31 janvier 2015 12:49

        Juncker a absolument raison ! 


        Du moment que les traités sont acceptés à l’unanimité, leur remise en cause par les électeurs d’un seul pays, ou même de quelques-uns d’entre eux, est définitivement inenvisageable. C’est toute la construction qui serait bloquée. On en a vu ce qu’il s’est passé avec le vote français sur le Traité constitutionnel. 

        A partie de là, Juncker n’a fait qu’énoncer une réalité que chacun devrait connaître. D’autant plus que des dizaines de voix ont déjà dénoncé cette réalité. Et s’il faut s’en prendre à quelqu’un, ce n’est certainement pas à Juncker, mais bien aux électeurs des partis qui, en rendant Juncker « possible », ont implicitement approuvé ce système (en France, l’UMP, le PS, le Modem, l’UDI, le Front de gauche, EELV pour citer ceux qui ont des représentants au Parlement).

        • César Castique César Castique 31 janvier 2015 20:06

          « ...vous dites tout et son contraire... »


          Absolument pas, ce qui a été bafoué, c’est le vote d’une majorité de Français, qui, eux, avaient « bafoué » le Traité constitutionnel. 

          Et ceux qui exigent de Tsipras qu’il respecte les traités, lui enjoignent de bafouer le vote de ses compatriotes

          Nous sommes donc exactement dans le même schéma : respect des traités contre volonté populaire.

        • César Castique César Castique 1er février 2015 08:21

          « IL faudrait que vous expliquiez plus clairement ce que vous avez voulu dire... »

          … ce qui a été bafoué (le 4 février 2008, par le Congrès – Assemblée nationale et Sénat réunis), c’est le vote d’une majorité de Français qui, (le 29 mai 2005), avaient « bafoué » le projet de Traité constitutionnel (par 15’449’508 voix soit 54.67 %, contre 12’808 270 soit 45.33 %).

          On y est là ?


        • César Castique César Castique 1er février 2015 11:50

          « ...vous avoir compris... »


          Ouais, ouais, merci pour la lumineuse démonstration.

        • septikettak septikettak 31 janvier 2015 13:00

          Pourquoi « apprenti » ?


          • De Bredevan marc (L'INFOTOX) Bredevan marc (INFOTOX) 31 janvier 2015 15:37

            Même en reconnaissant que les élus grecs de Syriza, pour autant qu’ils aillent au bout de leurs promesses, ne manquent ni d’allure, ni de cohérence... à la différence des autres « gauches européennes » qui, mis à part les effets d’annonces et/ou critiques incessantes des politiques dites européennes, allemandes ou passées, c’est à dire de droite, de manière à tenter de masquer leurs propres et seules irresponsabilités, affirmer de manière un peu maladroite que les Traités européens ne sont pas sujets à modification suite à des votes nationaux n’est que correct.
            N’en déplaise à tous les révolutionnaires de salon, aucune constitution plurinationale, européenne, américaine ne se modifie au gré des votes « démocratiques » d’un seul de ses états !
            Par contre, l’idée que chaque pays se doit de rester responsable de sa propre constitution et de ses modifications renforce l’idée que la zone euro voire l’euro n’est qu’une construction technocratique, politique sans vision d’intégration économique, financière et/ou sociale et que son éclatement est souhaitable pour quiconque veut retrouver indépendance de gestion et d’institutions que la zone euro incomplète car non fédérale comme le sont les USA ne saurait garantir. 


            • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 31 janvier 2015 17:05

              Pour ceux qui ont la comprenette difficile : voici l’explication de la couverture plus que favorable que nos grands médias ont fait à Syriza cette semaine : la Grèce choisit la banque Lazard pour l’aider à renégocier sa dette. A la clé : des millions à gagner pour Mathieu Pigasse, l’heureux banquier, homme d’affaire, patron de presse, digne représentant de l’oligarchie. Alors, le grand soir, c’est pour quand ? Va falloir attendre un peu apparemment. Tsipras et Juncker jouent à celui qui pisse le plus loin mais tout ça n’est qu’un jeu de dupe pour éluder les vraies solutions : sortie de l’euro et de l’UE pour la Grèce.


              • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 1er février 2015 16:32

                Je souhaite qu’il réussisse à faire sortir la Grèce de l’euro et de l’UE. Mais il n’en parle pas, ou plus. Ça fait peut être partie de sa stratégie. A voir. Mais je ne souhaite pas pour la Grèce qu’elle se jette dans les bras de la banque Lazard.


              • Auxi 31 janvier 2015 17:20

                Pour les voleurs euro-fascistes type Juncker, pas besoin de quatre murs : un seul suffira.


                • SEPH 31 janvier 2015 17:49

                  En Occident nous vivons sous la dictature des banques et des transnationales. Bref sous la dictature de l’argent, ainsi les politicards qui nous gouvernent ne sont que leurs larbins.

                  Ces larbins mettent en place un régime policier rampant qui nous écoute, nous fiche, au cas où il prendrait des envies de liberté et de justice au peuple de France.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er février 2015 10:14

                    SEPH,
                    Si cela ne vous convient pas, sortons de l’ UE !
                    On sort du même coup de l’euro, de l’ OTAN et de TAFTA.
                    C’est un des rares droits dont disposent les Etats sans rien demander aux autres.
                    Il suffit que la majorité des Français le décide.


                  • SEPH 1er février 2015 10:29

                    @ Fifi Brind_acier

                    Tout à fait d’accord. Il faut que la France se « tire » au plus vite de ce marécage, avant que le peuple français soit broyé par les prédateurs et leurs larbins.

                    Après il sera trop tard


                  • zygzornifle zygzornifle 31 janvier 2015 17:58

                    Juncker aurait toute sa place comme conseiller d’Hollande voire ministre ou premier ministre ...


                    • David Heyo 31 janvier 2015 19:53

                      c’est encore mieux, puisque Juncker donne implicitement des ordres à Hollande ; la règle dans le pouvoir, c’est que « c’est celui qui conseille qui commande »


                    • David Heyo 31 janvier 2015 19:52

                      Juncker et ses sbires sont désormais obligés d’avancer à visage découvert, et de montrer à tout le monde combien ils sont contre la démocratie, pour un pouvoir corporatiste et spartiate. Le journalisme va devoir se positionner ; trahir une fois de plus la démocratie en servant les bandits hypnotiseurs, ou se rendre à l’évidence qu’un gouvernement démocratiquement élu et qui veut appliquer ses promesses, ce qui est la moindre des choses et dont tout le monde se plaint, va être attaqué par des gens...qui ne sont pas élus, sont corrompus au dernier degré, et mentent tout le temps. Les citoyens aussi devront choisir entre la lâcheté de servir des fous arrogants et flatteurs qui détruisent le monde, ou le simple bon sens que tout être évolué et pensant par lui-même devrait avoir : divorcer du fascisme mental qui pollue nos esprits depuis 40 ans


                      • fred.foyn Le p’tit Charles 1er février 2015 08:50

                        bof..les mafieux de l’UE feront plier la Grèce rapidement...


                        • Aldous Aldous 1er février 2015 10:27

                          Tout dépends de ce que Poutine fera vis à vis de la Grèce.


                        • fred.foyn Le p’tit Charles 1er février 2015 10:36

                          Poutine ne dispose pas de 350 milliards d’euros pour aider la Grèce tout simplement... !


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er février 2015 10:37

                          Aldous,
                          C’est Matthieu Pigasse qui va s’occuper une nouvelle fois de renégocier le dette, comme il l’a fait en 2012. Cela a-t-il aidé les Grecs ? Aucunement, ils sont ruinés. Du moins le peuple grec, pas les riches.


                          A quoi ont servi les prêts ? A payer la dette, pour les 3/4.
                          Et à financer une armée au service des guerres de l’ OTAN.
                          La Grèce, en % du PIB, arrive en 2e position derrière les USA, en matière de financement militaire.

                        • fred.foyn Le p’tit Charles 1er février 2015 12:46

                          Moi non plus..mais l’argent mène la danse.. !


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er février 2015 10:30

                          Il en a toujours été ainsi, n’en déplaise aux doux rêveurs qui essayent de nous vendre « Une Autre Europe à la St Glinglin » depuis plus de 30 ans. Un copain de Delors, Padoa Schiosa, expliquait que l’ Union européenne n’était pas démocratique, c’était du « despotisme éclairé ».
                          Eclairé sans doute par Goldman Sachs et Monsanto...


                          Il n’existe pas de démocratie sans « demos », sans peuple.
                          Il n’y a pas de peuple européen, mais un ensemble de pays aux cultures et intérêts différents.
                          Le vrai pouvoir est dans la Troïka, avec des gens jamais élus par personne.
                          Ils s’en fichent de votre avis, ils sont indépendants, surtout de l’avis des citoyens.

                          Pour les Droites européennes, le manque de démocratie ne les empêche pas de dormir.
                          Pour les Gauches, ils rouspètent pour la forme, tout en nous promettant « une Europe sociale à la St Glinglin ».

                          L’idée de s’occuper de la France et des Français les révulsent.
                          Le PCF, avant de se perdre dans la Mitterrandie, avait pourtant une excellente analyse de l’ Europe des banksters qui s’installait...

                          • nobody 1er février 2015 11:55

                            @fifi


                            « Il n’existe pas de démocratie sans »demos« , sans peuple » c’est précisément parce que le peuple est mort (corrompu par la société de consommation) que la démocratie est morte !
                            Les individus qui vivent aujourd’hui dans un confort relatif soutiendront majoritairement « le Système » jusqu’au bout dans la logique du « il vaut mieux tenir que courir ».
                            Le peuple se réveillera (s’il se réveille un jour) quand il sera trop tard, c’est à dire lorsque les portes du pénitencier se seront refermées sur lui.
                            Le problème de fond de nos sociétés est que l’intérêt général (au delà du discours) a disparu au profit des intérêts particuliers, c’est en fait un problème de religion : les hommes se sont proclamés dieux (ce qui explique que les problèmes de corruption et d’inégalités soient désormais devenus insolubles).

                          • COVADONGA722 COVADONGA722 1er février 2015 11:32

                             l ’ U E delanda est !





                            • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 1er février 2015 12:18

                              @ SEPH


                              Vous écrivez dans votre message du 31 janvier à 17H49 :

                              « En Occident nous vivons sous la dictature des banques et des transnationales. Bref sous la dictature de l’argent, ainsi les politicards qui nous gouvernent ne sont que leurs larbins.

                              Ces larbins mettent en place un régime policier rampant qui nous écoute, nous fiche, au cas où il prendrait des envies de liberté et de justice au peuple de France. »

                              Je vous donne raison.

                              Personnellement j’écrirais plus précisément :

                              « En Occident nous vivons sous la dictature des banques et des transnationales et de l’anglais. Bref sous la dictature de l’argent, ainsi les politicards qui nous gouvernent ne sont que leurs larbins.

                              Ces larbins mettent en place un régime policier rampant qui nous écoute, nous fiche, au cas où il prendrait des envies de liberté et de justice au peuple de France. »


                              La dictature de cet anglais de bazar (= le Global English) et les mesures qu’il convient de prendre sont absentes du programme politique de tous les partis français, y compris l’UPR , alors que je partage sa vision politique d’une manière générale.

                              Quant aux autres partis politiques français, ce n’est même pas la peine d’en parler. 


                              Cordialement.


                              Thierry Saladin



                              • cassandre4 cassandre4 1er février 2015 12:29


                                 « Il ne peut y avoir..gna, gna gna..etc..etc.. ! » évidemment ce genre de phrase,ne sera pas reprise en boucle par les merdias ! contrairement à « Je me sent Coulibali » !

                                 Les merdias ne sont plus qu’un instrument de propagande !  smiley


                                • elpepe elpepe 1er février 2015 13:29

                                  Oui on peut être content que le peuple Grec se libère de la troïka, une aberration de plus sur cette planete, au meme titre que l’EI. Ils ne nous coupent pas les têtes avec un canif, mais ils nous affament, choisissez entre mort lente ou rapide ..

                                  Ceci dit le peuple Grec, va être mis au pied du mur, et devoir apprendre a survivre par lui-même sans racketter l’Europe, je ne pense pas que la Russie va aimer se faire plumer comme nous.
                                  Pour le petit peuple, même si les temps vont être durs, car le raser gratis est termine, il n’avait rien a perdre, donc in fine je reste convaincu que cela est une bonne chose.
                                  L’erreur de la finance (dixit Europe) est de laisser pour compte des millions de citoyens qui n’ont plus rien a perdre, car alors ils auront raison de tout tenter,
                                  Il aurait été plus habile de continuer a les acheter un petit peu, ça s’appelle le SMIC, RSA, ou esclavagisme des temps modernes,
                                  Ou les un peu moins pauvres payent pour les plus pauvres, ’go and f. yourselfs’ will say the richest guys on this planet  smiley

                                  Le probleme est que tous sont entrain de devenir pauvres, damned, il n’y a plus personne pour acheter la paix sociale.

                                  J ’espère que la Grèce va aller jusqu’au bout et les autres pays européens prendre le pas.
                                  Ma tendance a extrapoler me ferait même dire que l’on devait détricoter aussi les nations et revenir aux régions, seul moyen de contrôler tous les rigolos et bandits de politiciens, fonctionnaires de tout poil qui s’en mettent plein les poches, et seul moyen a mon avis d’établir une véritable démocratie directe.


                                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er février 2015 14:33

                                    J’ai déjà dit auparavant qu’un peuple ne peut pas obéir à deux pouvoirs. On verra bien ce que la Grèce fera dans les prochains jours ou prochaines semaines.

                                    Ou bien la Grèce s’impose face à Bruxelles et d’autre pays suivront, ou bien Bruxelles impose son dictat à la Grèce et cette dernière succombera définitivement . Drôle de monde !!!


                                    • elpepe elpepe 1er février 2015 15:20

                                      Drole de monde comme vous dites, mais je pense que la Grèce est bien parti pour aller jusqu’au bout, et je ne serais pas surpris que Podemos va suivre en Espagne, un autre grand espoir pour cette humanité,
                                      Le problème en France et que l’on a pas de mouvement et élan comparable ... pauvre de nous avec le FN, on va partir en vrac, avec les Socialos/UMP on est déjà totalement dans le décor ..


                                    • AlainV AlainV 1er février 2015 20:47

                                      En France, nous aurons une chance, si nous abandonnons le fn à ses mauvais démons pour suivre ceux qui proposent la même voie que Syriza : les rassemblements citoyens qui naissent un peu partout et qui vont de EELV au NPA, en passant par le PG, le PCF et beaucoup de petits partis, prêts à s’unir.


                                    • alinea alinea 2 février 2015 01:09

                                      Les traités sont faits par l’oligarchie et ses serviteurs ; ils ne déplaisent pas aux nantis qu’ils ne briment nullement. Le peuple on s’en fout, si le peuple s’exprime, un peu tard, on décrète qu’il doit assumer les conneries de son oligarchie !
                                      Merde aux oligarques ! Quand tout le monde sera de cet avis, le monde changera !


                                      • Samchant Samchant 2 février 2015 03:44

                                        J’espère que la France aura les mêmes « couil... » que la Grèce ! Foutez en l’air tout ce système de nantis, régi par les banques et le capital ! Cessons de payer les banques qui se gavent sur le dos des pays et des travailleurs, cessons d’entretenir des hordes de caciques européens qui se remplissent les poches sur notre dos ! L’Europe c’est pour les Peuples et non pour enrichir les Banques, pas plus que la PAC n’est faite pour engraisser à plus de 60% les grands propriétaires terriens européens (genre Reine d’Angleterre ou Prince de Monaco et autre monarque détenteurs de grands domaines ...).


                                        • Ruut Ruut 2 février 2015 07:13

                                          L’UMPS ont prouvé qu’ils n’en avaient pas.


                                        • soi même 2 février 2015 11:46

                                          On est où l’on ne l’est pas, et en même temps tous concours à un retour à une aristocratie politique, à un retour vers l’autoritarisme royaliste, de se fait il est évident ceux qui rentrent dans le sérail politique peuvent difficilement échapper à cette tentation humaine de devenir un dictateur !
                                          Surtout avec le délabrement et la situation d’urgente pour nous évités le naufrage, la tentation est forte de passé outre à l’aspiration profonde des peuples et pensé que seul l’on détient la vérité !
                                          Le débat d’idée fait rage et l’aspiration est forte vis à vis de la démocratie, et il est soigneusement entretenue la confusion entre république et démocratie, il est tous à fait possible d’être dans une république sans démocratie comme il est tous à fait possible d’être dans une démocratie sans être dans une république,

                                          Et tant qu’il n’aura pas le respect que ce sont les véritables impulsions de notre époque qui doit être véritablement mit en avant, et que l’on s’obstine politiquement à restauré un age d’or du pouvoir, qu’il soit impérialiste où républicain, il est évident que cela ne pourra que débouché que sur une finalité dictatoriale, et pour causse, et cela est le drame de notre époque, de pas comprendre que c’est la collégialité des pouvoirs qui doit être rechercher par la notion des contres pouvoirs qui doivent être le régulateur et non le fait d’un homme, où d’un groupes d’hommes qui a la majorité et qui dicte ces lois et ses intentions aux autres car l’on oublie une chose essentiel aujourd’hui !

                                          C’est le pouvoir de la Finance qui fait la politique et ce n’est plus la politique qui dite ses lois à la finance et pour que cela reprenne un cours normale, il doit avoir une restauration du monde politique, une limitation du pouvoir de la finance et pour que cela soit possible, c’est à la société civile qui doit être doit en être le garant et non par l’unique représentation politique par ces institutions qui en découle !

                                          Et tant que le débat sera caviarder sur la Société Civile et du rôle et de sa responsabilité à assumé, il aura toujours des articles comme celui si pour décrire les dérives politiques , rien avancera, et si par hasard vous arriverez au pouvoir, vous n’orriez pas d’autre choix de faire la même chose car vous n’avez rien conçus sur la question de salutaire, sur le font votre modèle que vous proposez fonctionne en réalité sur le même principe, car dans votre champs de réflexions vous ne concevez rien de nouveaux si c’est amélioré le synthème dans quelque chose qui vous paraîtrais plus juste et sur le fond ne réglerais rien si c’est , donnerait l’illusion d’avoir réglé la chose et d’avoir moralisé les mœurs politique !

                                           


                                          • Zevengeur Zevengeur 2 février 2015 13:29

                                            Puisque la Grèce est maintenant en équilibre primaire, elle est en position de force.

                                            Car si les Eurocrates totalitaires veulent sauver l’Euro, ils plieront, sans cela la Grèce sort de l’Euro (et de l’UE au vu de la politique outrageusement atlantiste de ce machin).

                                            Elle revient au Drachme, puis fait un défaut total sur sa dette.

                                            Le poids de la charge de la dette en moins, elle pourra ensuite conserver un budget en équilibre voire même en excédent si en plus elle s’attaque à l’évasion fiscale.


                                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 février 2015 19:01

                                              Zevengeur,
                                              Il reste 2 milliards dans les caisses de la Grèce, si la dernière tranche de 7 milliards du FMI n’est pas versée début Mars, la Grèce ne pourra pas payer ses fonctionnaires, ni payer les promesses sociales


                                              La Grèce sera en cessation de paiement, alors qu’elle dort sur des réserves de pétrole qui pourraient faire d’elle le pays le plus riche d’Europe... Tout cela sent l’arnaque de grande taille.

                                            • Tillia Tillia 2 février 2015 18:26

                                              « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens  »


                                              Vous avez voté pour quelqu’un ? Pour une quelconque instance ? Non ?
                                              Alors que voulez vous qu’il y ait de démocratique ... Juncker a donc raison. 

                                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 février 2015 18:57

                                                Les Grecs dorment sur des réserves de pétrole.
                                                Allez savoir si tout ce cirque ne cache pas une privatisation en loucedé, des ressources grecques en hydrocarbures, alors qu’elles feraient de la Grèce le pays le plus riche d’ Europe !


                                                Pourquoi Syriza n’en parle pas ? Pourquoi font-ils semblant d’ignorer que Washington a préempté ces richesses au bénéfice d’une entrepris américaine, selon un partage léonin :
                                                20% pour la Grèce, 20% pour la Turquie et 60% pour l’entreprise Noble Energy.

                                                Si Obama voulait vraiment sauver la Grèce, il lèverait les sanctions contre la Russie, pour que les Grecs puisse vendre à la Russie leurs productions agricoles.
                                                Et il dirait que la Grèce peut tout rembourser grâce au pétrole.

                                                Ou encore faudrait-il que Tsipras ait les c...les de Chavez, qu’il sorte la Grèce de l’ UE et qu’il nationalise tout ce qui est dans les eaux territoriales grecques ? CQFD.

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