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Le Brexit en débat chez les députés français (2)

Deuxième partie : « Si l’Europe n’est pas un plein mais cette gestion non conflictuelle des identités diverses, alors cette Europe, la nôtre, l’Europe européenne n’est plus un lieu mais un rayonnement. Elle n’a pas de frontières, fussent-elles labiles, et sa géographie se réduit à un point d’irradiation. L’Europe n’est pas un espace, mais une onde. » (Virgil Tanase).



C’est le deuxième volet du débat sur le Brexit à l’Assemblée Nationale du 28 juin 2016, après avoir évoqué notamment la conception de Manuel Valls et de François Fillon.


Philippe Vigier : « Les véritables patriotes sont européens ! »

Le président du groupe UDI à l’Assemblée Nationale, Philippe Vigier, a désigné l’immobilisme européen de François Hollande comme l’origine de la désaffection des Français pour l’idée européenne : « François Hollande en est en partie responsable en ayant fait croire qu’il pouvait décider de tout et tout seul s’agissant de la renégociation du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, avant d’en renvoyer l’échec sur l’Union Européenne. Il a fragilisé le couple franco-allemand en jouant une partition de soliste qui a isolé la France. Il a mis à mal notre crédibilité en se montrant incapable de respecter les engagements budgétaires que nous avions pris auprès de nos partenaires européens. De surcroît, il a décidé que l’Union Européenne ne méritait pas mieux qu’un Secrétariat d’État alors même qu’il faudrait un ministre de plein exercice, à la mesure du rôle qu’elle joue dans le quotidien des Français. ».

Il a, comme Manuel Valls, mis en garde contre un référendum sans projet alternatif : « Je le dis clairement, organiser aujourd’hui, en France, un référendum sur l’Union Européenne permettrait aux extrêmes d’alimenter une confusion pernicieuse entre les carences actuelles, et réelles, de l’Europe et la construction européenne, dont les objectifs doivent être protégés. ».

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Pour lui, l’Europe, c’est l’intérêt de la nation française : « Seule, comment [la France] pourrait-elle tirer son épingle du jeu de la mondialisation ? Elle ne le pourrait pas, contrairement à ce qu’affirment les populistes de tous bords ! C’est pourquoi il faut avoir le courage de dire haut et fort que les véritables patriotes sont européens ! ».

Il faudrait, pour que la France en bénéficie, être très ambitieux : « Nous devons associer les peuples d’Europe à cette refonte du projet européen. Depuis trop longtemps, l’Europe s’est construite en ignorant les peuples. Disons-le sans détour : plus rien ne se fera tant qu’on n’aura pas regagné leur confiance. C’est pourquoi nous voulons une Europe pour eux et avec eux ! Je propose par conséquent qu’une consultation citoyenne soit lancée dans toute l’Europe, que chacun des parlements nationaux apporte une contribution à ce débat européen (...). Notre groupe souhaite [qu’une nouvelle Constitution européenne] permette enfin à l’Union Européenne de se choisir un Président de manière démocratique. Je souhaite qu’un référendum soit ensuite organisé pour consulter les peuples européens simultanément dans tous les États membres. (...) L’Europe doit (...) prendre des initiatives d’une ampleur inédite pour favoriser la mobilité des jeunes en Europe, à l’image de ce qu’Erasmus a formidablement réussi, mais aussi faciliter la création de nouvelles filières créatrices d’emplois et poser les jalons d’une politique de citoyenneté et d’une culture européennes à part entière. ».

Répondant à ces propositions très fédéralistes, Manuel Valls a botté en touche : « Même si j’ai beaucoup de respect pour le fédéralisme, monsieur Vigier, ce n’est pas le sujet aujourd’hui. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est conforter la puissance des États-nations afin qu’elle soit utile à la construction européenne. ».


Roger-Gérard Schwartzenberg : « L’utopie est la vérité de demain. » (Victor Hugo)

Le président du groupe PRG à l’Assemblée Nationale, Roger-Gérard Schwartzenberg a rappelé l’engagement européen historique de son courant politique : « Les radicaux ont toujours été profondément attachés à l’Europe, cet espace de paix, de fraternité. C’est d’ailleurs un radical, Maurice Faure, qui eut l’honneur de signer le traité de Rome au nom de la France. ».

Puis il s’est inquiété des extrémismes : « Aujourd’hui, d’un bout à l’autre du continent, le nationalisme et le populisme progressent (…). Partout, le même discours ; partout, les mêmes arguments simplistes, voire fallacieux ; partout le même nihilisme, qui veut détruire plutôt que construire. L’europhobie est devenue la forme nouvelle de la xénophobie, telle qu’elle s’exprime au travers de campagnes fondées sur le refus d’autrui, sur le rejet de l’étranger, stigmatisé, rendu responsable de tous les maux, de toutes les difficultés. La roue de l’histoire va-t-elle tourner à l’envers ? Va-t-elle nous ramener vers l’Europe d’autrefois, désunie, divisée, dissociée ? Y aura-t-il de proche en proche, par un effet de dominos, contagion des nationalismes en Europe ? Le risque est grand. ».

Se distinguant des autres orateurs, il a rappelé que l’Europe était aussi le berceau des droits de l’Homme : « Aujourd’hui, dans cette décennie si troublée, l’Europe doit réaffirmer plus que jamais ses valeurs de liberté, de tolérance et de solidarité. Car, on le sait bien, il n’y a pas de politique durable sans éthique. Chacun le sait, il y a une alliance naturelle entre l’Europe et les droits de l’Homme. Cette alliance s’est d’ailleurs inscrite dans les traités fondamentaux. En 1997, le Traité d’Amsterdam prévoit déjà la suspension du droit de voter au sein du Conseil d’un État membre qui se serait rendu coupable d’une violation grave et persistante des droits fondamentaux. Par ailleurs, la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne, proclamée au Sommet de Nice en 2000, a été annexée au Traité de Lisbonne. Ayant désormais la même force juridique que les traités, elle oblige les États de la même manière. Les six chapitres de cette charte s’intitulent respectivement dignité, liberté, égalité, solidarité, citoyenneté, justice : de grands principes pour une vraie démocratie. ».

Sur le plan institutionnel, Roger-Gérard Schwartzenberg a prôné un renforcement de la gouvernance commune : « La Commission Européenne (...) peut-elle rester cette technostructure incapable d’entendre les peuples, qui garde le monopole de l’initiative législative ? Le Conseil, véritable trou noir de la démocratie, peut-il continuer à prendre des décisions dans l’opacité la plus complète ? Le Parlement Européen et les parlements nationaux peuvent-ils décemment continuer à jouer les faire-valoir des décisions politiques ? Enfin, la BCE [Banque centrale européenne] peut-elle demeurer indépendante du pouvoir politique et au service des seuls marchés financiers ? ».

Et de conclure avec une belle érudition : « L’empereur romain Héliogabale aimait à faire servir à certains de ses convives, en guise de plats, les dessins des mets qui composaient le menu et ceux-ci devaient s’en contenter. Ce n’est pas ce genre de festin qu’attendent les peuples européens. ».


André Chassaigne : « Un sentiment de vide s’est emparé de nos concitoyens. »

Le président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale, André Chassaigne, un moment tenté par la candidature à l’élection présidentielle (en 2012), a affiché sa préférence de l’humanisme au nationalisme : « Si l’heure est à la reconstruction européenne, celle-ci devra se faire sur des bases saines, celle de l’humanisme et de la solidarité, et non pas sur le nationalisme et la peur de l’autre, qui sont autant d’impasses mortifères pour les peuples européens. L’état de paix relative que connaît le continent depuis soixante-dix ans doit être préservé à tout prix. ».

Et avant de citer Jean Jaurès, il s’en est pris à l’Europe prétendue libérale : « La vague néolibérale a écrasé le projet européen et, partant, l’ambition de réactiver un idéal. Un sentiment de vide s’est emparé de nos concitoyens, sentiment qui s’explique par l’absence de perspective politique alternative à l’Europe qu’on nous propose, ou plutôt qu’on nous impose. ». L’emploi du "on" montre une certaine passivité : pourquoi ne proposerait-il pas lui-même une perspective alternative ?


Laurent Wauquiez : « La France s’est déclassée en Europe et l’Europe s’est déclassée dans le monde. »

Responsable de premier plan du parti LR, se positionnant proche du populisme antieuropéen, Laurent Wauquiez n’a pas manqué de jouer sur la facilité et la démagogie en s’en prenant aux élites… dont il fait paradoxalement partie : « Ce n’est pas le peuple qui est aveugle : ce sont les élites européennes qui sont restées sourdes ! Nous sommes dans le déni de la réalité depuis bien trop longtemps. ».

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Très politique, il s’en est pris (lui aussi, comme Philippe Vigier) à l’immobilisme de François Hollande : « Depuis quatre ans, vous n’avez lancé, avec le Président de la République, aucune initiative, vous n’avez fait preuve d’aucune volonté politique forte pour faire bouger l’Europe et éviter cette catastrophe annoncée. Aujourd’hui, vous feignez devant nous de découvrir un désastre dans lequel vous portez une lourde responsabilité car vous n’avez rien fait. ».

Mais je me demande s’il vaut mieux être immobile ou proposer n’importe quoi pour quérir quelques voix, comme ceci : « Il faut supprimer la Commission en tant qu’institution dotée d’un pouvoir d’initiative législative. Le politique doit reprendre une parole qu’il a désertée depuis trop longtemps. Dans quelle constitution politique digne de ce nom a-t-on déjà vu une structure administrative non élue avoir un pouvoir d’initiative et dicter une législation à l’ensemble de ses membres, y compris aux parlements nationaux ? ». Justement, l’Europe n’a pas de constitution politique, cela aurait peut-être échappé à Laurent Wauquiez.

Et un signe qui ne trompe pas et qui reprend sournoisement le style de l’extrême droite, c’est d’utiliser le pronom "ils" pour mettre un fossé entre "eux" (les mauvais) et "nous" (moi et vous le peuple) : « Ils avaient cru enfin que l’Europe pouvait exister sans se référer à son histoire et à sa culture. Mais l’Europe, c’est la tradition gréco-latine, ce sont les racines chrétiennes, c’est l’Europe des Lumières, et on ne construira plus l’Europe sur la négation des identités nationales. ».

Et de finir comme Bruno Le Maire sur l’idée d’un référendum : « Une fois arrêtée cette refondation complète, il faudra consulter les Français par référendum parce qu’en démocratie, on ne bannit pas le peuple. Vous êtes face à l’Histoire. François Hollande, tout au long de son mandat, n’a procédé que par compromis, par petits ajustements, par demi-mesures. Le résultat, c’est que la France s’est déclassée en Europe et que l’Europe s’est déclassée dans le monde. ».

Manuel Valls n’a pas pu s’empêcher de lui répondre assez férocement : « Il y en a assez de la démagogie qui consiste, quand on a été Ministre des affaires européennes et qu’on aspire à revenir au gouvernement, à venir proposer ici de supprimer la Commission Européenne ! Le débat peut être de bonne tenue. Nous sommes des gens responsables. Vous n’êtes pas les parlementaires d’un petit pays, vous êtes les parlementaires et je suis le chef du gouvernement d’un pays qui s’appelle la France, qui a contribué à la fondation de l’Europe. Cela impose un peu de sérieux, et la plupart des orateurs en ont fait preuve. Bon sang ! la quête de quelques points de popularité supplémentaires ou des voix du Front national ne justifient tout de même pas porter ce type de comportement et de propositions. ».

Le Premier Ministre a même été plus clair sur le clivage qui se préfigure dans le futur débat présidentiel : « Je le dis aussi bien à Nicolas Dupont-Aignan qu’à Laurent Wauquiez : leurs propos, leurs propositions, la musique qu’ils font entendre, notamment Laurent Wauquiez, vont accompagner ce mouvement [l’extrême droite]. Et ils n’auront pas d’autre choix, à un moment donné, que de s’engager à sortir de l’Union, car c’est ce à quoi la démagogie et le cynisme conduisent : à une sortie de l’Union Européenne. Cette question donnera lieu à un beau débat à l’occasion de l’élection présidentielle, entre d’un côté ceux qui jouent cyniquement aux apprentis sorciers et veulent nous conduire à la déroute nationale, dont la vision n’est pas celle d’une France forte en Europe et dans le monde, mais qui improvisent en fonction d’échéances internes, et de l’autre, ceux qui malgré leurs différences, et les propos de François Fillon allaient dans ce sens, sauront assumer ce qui est quand même une sacrée responsabilité : celle de résister à la démagogie, au populisme, à ceux qui veulent détruire. ».

Dans le prochain article, je terminerai ce compte-rendu des interventions parlementaires sur le Brexit, avec notamment Nicolas Dupont-Aignan.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 juillet 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Patriotisme.
Intervention de Bruno Le Maire sur le Brexit le 28 juin 2016.
Le Brexit en débat chez les députés français.
Verbatim intégral du débat parlementaire sur le Brexit (le 28 juin 2016).
Tribune de Jean-Christophe Lagarde (24 juin 2016).
L’Europe n’est pas un marché.
Nouveaux leaders.
Remaniement ministériel du 29 juin 2011.
Peuple et populismes.
Le Brexit.
Jean-Claude Juncker, premier Président de la Commission Européenne issu des urnes.
La France des Bisounours à l’assaut de l’Europe.
L’Europe, c’est la paix.
Le Traité de Maastricht.
Le Traité constitutionnel européen (TCE).
Le Traité de Lisbonne et la démocratie.
Le référendum alsacien.
Nuit Debout.
Démocratie participative.
Vote électronique.
Monde multipolaire.

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7 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 27 juillet 10:31

    La « démocratie » européenne a été récemment défendue par Ségolène Royal. Dans une interview à la BBC, elle a notamment déclaré :(de mémoire) : « Il n’est pas question de faire voter , comme D.Cameron, les Français , pour ou contre l’europe, la seule question pourrait être, quelle europe voulez vous ? ».
    C’est pas beau la conception de démocratie populaire de nos dirigeants/énarques ?Les masques tombent. Soyons certains que cette manière de penser est généralisée parmi les « élites ».

    Conclusion , si nous ne voulons pas de l’UE actuelle, nous ne devons pas voter pour le PS, ni pour LR.

    L’europe est avant tout un « PAC » (piège à cons).


    • Ouam 27 juillet 10:42

      @Alpo47 27 juillet 10:31

      Salut Alpo47

       

      C’est évident ce que tu dis, ceul un mec heuu comment dire ca ?

      Voila j’ai trouvé, pas très gaté par la nature peut encore penser que c’est en votant pour le PS ou LR que les choses vont changer

      C’est de cela que tu parles je pense.

       

      https://www.youtube.com/watch?v=TrpbBRBHqGk

       

      J’adore le :

      « Nous ne ferons pas l’erreur de David Cameron, NOUS NE FERONS PAS DE REFERENDUM EN FRANCE POUR LA SORTIE DE L’EUROPE, CA, JE PUIS VOUS l’AFFIRMER. »

      Et la suite apres « Nous somme des démocrates » , mon cul oui, c’est nous sommes des gros fachos qui protégeons nos propres interets en écrasant le peuple


      • Jo.Di Jo.Di 27 juillet 10:43


        Ségôôô la gôôôchôôô explique la Ploutocratie Sexialiste (de l’herpès LRPS) .... la démocratie pour les grands remplacés soumis ....
         
        https://www.youtube.com/watch?v=TrpbBRBHqGk

         
         
        « Nous ne ferons pas l’erreur de Cameron, nous ne ferons pas de référendum sur la sortie de l’UroReich .... La bonne question aux cons de benêts est : quel Reich voulez vous les sans-dents ? »
         


        • zygzornifle zygzornifle 27 juillet 14:48

          @Jo.Di


           ségo condamné en rappel par les prud’hommes a verser les arriérés de salaires qu’elle avait honteusement conservé .....Une vrai Socialiste les yeux dans les yeux.....

        • Ouam 27 juillet 10:46

          Et c’estait bien sur « seul » et pas « ceul » taper trop vite sur mon clavier de mer..


          • zygzornifle zygzornifle 27 juillet 14:51

            mince le 49,3 ne fonctionne pas pour le brexit, on ne peut pas obliger les English a rester a la maison avec les autres Tanguy .....


            • janel Janel 27 juillet 21:29


               « Si l’Europe n’est pas un plein mais cette gestion non conflictuelle des identités diverses, alors cette Europe, la nôtre, l’Europe européenne n’est plus un lieu mais un rayonnement. Elle n’a pas de frontières, fussent-elles labiles, et sa géographie se réduit à un point d’irradiation. L’Europe n’est pas un espace, mais une onde »


              A Monsieur de Rokotoarison aidez moi à comprendre cette phrase alambiquée à l’extrême. Elle commence avec l’idée d’une supposition que « si l’Europe n’est pas un plein » . Bizarre, il compare l’Europe à un plein. Elle est pleine de quoi l’Europe ? Mais que suis-je bête, j’ai pas remarqué la négation. L’Europe n’est donc pas pleine. Mais pas pleine de quoi au juste ? Ce qui ne résout pas le problème. Bon, il faut se résigner pour comprendre ce début de phrase à admettre que l’Europe est un récipient comme le sont toutes les fosses à merde et quand on dit qu’elles sont pleines nous savons de quoi il en retourne. Il en va de même avec l’idée d’une construction européenne.


              Mais voilà ça se complique ce qui ne me fait pas avancer dans la grande compréhension de ce à quoi doit ressembler un récipient qui n’est pas plein, c’est à dire vide. Peut-être que pour mettre un terme à ce désarroi, devrais-je penser que l’Europe est un concept vide de toute signification comme le sont les pots de chambre lorsqu’il sont vides mais prêt à servir.


              Je sais, je l’admet, je suis méchant avec un écrivain fut-il roumain, il n’en reste pas moins médiocre et proeuropéen par intérêt mercantile. Il est médiocre parce qu’il écrit non pas comme un sabot ni comme deux mais comme un régiment de sabots et comme les sabots ne marchent que s’ils sont accouplés à un autre pour former une paire. Il faut donc tout multiplier par deux. Je ne vous dis pas la quantité de sabots que représente cet écrivain roumain cité en exemple par Sylvain rocoto... etc... tout aussi saboteur.


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