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Accueil du site > Actualités > Europe > Que va devenir l’Europe ?

Que va devenir l’Europe ?

Ca y est, le coup d'état est en marche : l'Union Européenne vient de se mettre d'accord pour modifier le traité de Lisbonne. Après une première tentative avortée il semble que, cette fois-ci, les pays les plus faibles ont fini par céder.

Il faut dire que les plus forts ont tout fait pour cela. Après avoir laissé la Grèce et l'Irlande se faire approcher par le FMI, les autres pays en difficulté n'avaient plus vraiment le choix : il fallait prendre une décision. Mais pas facile de se décider. D'un côté il y avait les Etats-Unis, et de l'autre l'appétit Chinois. Mais au centre, il y a l'Europe

J'entendais l'autre jour je ne sais plus quel analyste évoquer le dilemme futur auquel serait confronté l'Europe de demain : faire allégeance à l'une ou à l'autre des deux puissances évoquées plus haut… Mais c'était sans compter sans cette troisième alternative, c'est à dire faire de l'Europe un Etat “géant”, fédéral, capable de devenir une puissance économique de premier plan. Mais pour cela, il lui faut changer d'abord ses institutions, et créer un gouvernement fort, centralisé, harmonisé, et réduire l'équipe gouvernementale à un petit nombre d'individus possédant réellement le pouvoir sur les autres.

En regardant les choses sous cet angle, on serait même tentés de croire que toute cette crise n'est en réalité que le prétexte destiné à faire accepter de la part des pays les plus faibles l'hégémonie des plus forts, qui sous la menace d'une faillite de leurs Etats se trouveraient autrement à la merci des deux grandes puissances en embuscade, prêtes à fondre d'abord sur les petits, et ensuite sur les plus gros. Petit à petit on voit donc se former différents blocs de taille imposante, et se dessiner les différentes alliances qui rendront possible, à l'avenir, leurs oppositions dans des conflits géostratégiques majeurs

En effet, on s'aperçoit avec cette crise européenne que la souveraineté des nations n'est pas tout à fait indépendante des relations internationales, et que l'Union européenne en tant qu'agrégation de pays est fragilisée du point de vue des rapports de force économiques et sociaux. La concurrence qui règne entre les pays au sein de l'Europe détruit l'unité qui seule serait capable de résister, à terme, à l'appropriation des Etats eux-mêmes par des puissances étrangères. On l'a vu lors de la proposition de la Chine de racheter des territoires entiers de la Grèce, qui a bien vite été contrée par les propositions du FMI… pour aboutir à l'aide européenne.

Le but des tractations actuelles est donc de faire s'unir les pays de l'Europe au sein d'une même entité homogène, une sorte d'”empire” à l'américaine… ou à la chinoise. Pour ce faire, les Etats encore puissants de l'Europe ont besoin de s'affranchir de l'égalité institutionnelle établie par les traités initiaux car aujourd'hui, même le traité de Lisbonne ne suffit plus.

Mais c'est justement la veille de cette réunion du 16 décembre qu'a été émis l'hypothèse d'une dégradation de la note de l'Espagne, afin que les dernières réticences à l'imposition des exigences franco-allemandes soient levées. Il apparaît cependant, à la lumière des derniers évènements, que la prise de contrôle effective de l'Europe par ces deux grandes puissances soit le seul remède au délitement de l'union européenne. Bientôt vont se réjouir médias et politiques, et marchés également.

Maintenant, la question est celle-là : devons-nous nous effrayer, ou au contraire nous satisfaire de ce bouleversement ? Soit on considère qu'en réalité cet accord signifie non pas la pérennité de l'union, mais plutôt son allégeance tacite aux Etats-Unis de peur de tomber dans le giron chinois, soit il faut le prendre comme une déclaration d'indépendance de l'Europe qui, profitant de la faiblesse de la plupart de ses membres, sauve à la fois sa puissance et prend du même coup le contrôle d'une entité qui, ainsi, se trouve en passe d'être la première économie mondiale. La mise sous tutelle de la majorité des Etats Européens par les quelques puissances encore solides peut effectivement être considérée comme une bonne chose d'un point de vue géostratégique, mais laisse présager quelques inconvénients majeurs dont nous nous apercevrons sans doute assez rapidement : la mise en place d'un gouvernement effectif de quelques uns sur l'ensemble des autres, avec comme corollaires un régime autoritaire quasi féodal, et des sacrifices allant sans cesse croissants pour les populations les plus faibles de l'union européenne.

Car il ne faut pas se leurrer, cette nouvelle donne ne va pas modifier ni renverser les tendances économiques actuelles, car au delà de l'Europe c'est le monde entier qui se trouve malade de sa mondialisation. Les peuples mis à contribution vont bien finir par dire “stop”, et l'enjeu pour les dirigeants est d'arriver, avant la révolte, à établir des bases légales suffisamment contraignantes pour la pouvoir maîtriser.

Comme on le voit avec la montée des extrêmes un peu partout dans le monde, les questions nationalistes s'affrontent avec l'économie mondialisée, qui sont les deux extrêmes du capitalisme. Mais face à la faillite de ce système, personne “en haut” ne semble vouloir comprendre que l'une comme l'autre sont les deux faces d'une même erreur, celle de croire que ce système est encore capable de fonctionner sans entrainer les excès qui apparaissent (encore une fois) aujourd'hui.

C'est un problème idéologique majeur. Car si pour certains la fermeture des frontières et le protectionnisme sont la seule solution envisageable, les ressources et la puissance ne peuvent se satisfaire d'un Etat grand comme la France. Et si pour d'autres la libéralisation des marchés et la dérégulation sont la solution, alors ils se trouvent à la merci des plus gros qui n'hésiteront pas à les asservir.

C'est pour cela que l'Europe en tant qu'Etat souverain est un des grands rêves de nos dirigeants. En réunissant “nationalisme” européen et mondialisation financière, une entité fédérale dirigée fermement serait protégée des grandes puissances extérieures, tout en étant capable elle-même d'être un prédateur pour les autres.

Pour le moment, nous ne pouvons pas encore savoir ni de quelle manière ni par qui nous serons dévorés, nous les peuples, mais une chose est sûre, nous serons dévorés. Mais prenons garde aux extrêmes, ils ne servent toujours que les puissants et les dictateurs.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


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29 réactions à cet article    


  • suumcuique suumcuique 18 décembre 2010 09:38

    Mais prenons garde aux extrêmes.

    Comme dirait le directeur de la Banque Européenne

    • epapel epapel 18 décembre 2010 20:16

      Je ne suis pas sûr que ça va faire avancer le schmilblick.


    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 décembre 2010 10:59

      « L’Europe », ce fragment de continent le plus perfide de la Terre est en train de devenir de plus en plus communiste, après avoir lui-même détruit le « Bloc de l’Est » et en faisant tout ce qu’il peut aujourd’hui pour destabiliser la CHINE !

      Il n’y aura pas d’issue à la FRANCE-EUROPE, je jure par DIEU TOUT PUISSANT !


      J’ai un article dans la rubrique « International » en instance de publication, ayez juste le courage de le valider si vous avez un minimum de dignité et d’honneur, car il faut bien respecter la charte de la Rédaction d’AgoraVox, non ?

      Faites-vous comme cette France périmée qui n’accepte de dialoguer qu’avec les incapables soumis, où est dans ce cas l’intérêt ? Avez-vous peur d’affronter la vérité mes amis Frantsouziches de la modératitude ?

      Mohammed MADJOUR.


      • epapel epapel 18 décembre 2010 16:31

        Si votre article est de la même veine, ce n’est pas surprenant.


      • pallas 18 décembre 2010 11:23
        caleb irri,
        Sa fait des années que je suis ici, sur Agoravox, j’ai souvent été traité de pessimiste.

        Pourtant, j’ai eu raison sur toute la ligne et plus personne ne peut contester ce que je dit sur se domaine la.

        L’avenir de l’Europe, il n’y en a pas, c’est simple.

        Je suis un Français dit de Souche, auquel mon ascendance sur le territoire français, date de milliers d’années

        Première chose, je remarque que ceux qui se dise identitaire, sont en général des Français qui n’ont pas une telle généalogie que la mienne, disons, qu’en tant que Français presque pur souche, je suis ultra minoritaire, mais cela n’a pas d’importance pour moi, mais beaucoup pour les lecteurs et intervenants, car chacun, cherchant son identité.

        L’Europe est en train de ce vaporiser, non pas ethniquement, car cela c’est produit par la première guerre et seconde guerre mondial, auquel, ce fut un génocide Européen, un suicide pur et simple, auquel, les survivants, n’étaient que des planqués, des lâches, des faibles.

        Si l’Europe est faible, c »est du que les habitants sont des faibles, les meilleurs sont morts lors des deux guerres mondiales, qui devraient se nommer, le suicide de l’Occident.

        Les Générations d’aujourd’hui, sont tous les fils et filles, des survivants, lâche, traitre.

        Beaucoup de femmes, à cette époque de grand suicide collectif, furent violé par les soldats, allemands, américains, anglais, donc un métissage forcé, entre les derniers français de souche et les autres ethnies occidentales

        La génération Baby Boomers, n’est rien d’autre que cela, d’où l’invention du mythe du multiculturalisme, car le fond, n’était que la recherche de ça propre identité.

        Je ne me considère pas comme Français, n’y Gaulois, n’y François, à mon échelle, le nom n’a pas d’importance, je suis ce que je suis, mon identité propre est mienne, et je ne suis pas croyant, n’y rien du tout.

        La fête de Noël, n’est rien d’autre que la fête du consumérisme, et non la fête du solstice d’hiver, il y avait à l’époque, la fête du solstice d’été.

        Il faut savoir que nous Européens, vivions dans une immense Foret, toute l’Europe de l’Ouest, ainsi que la Grande Bretagne, c’était une Immense foret.

        Nous Européens, sommes des hommes des bois à la base, d’où le mythe dans les légendes Elfes, les Hommes des Bois, c’est notre passé, oublié.

        Aujourd’hui, nous sommes devenu que des Gobelins, sans passé, sans avenir, sans rien.

        L’Europe des peuples, l’Europe tout court, n’existe pas, l’Europe de l’Ouest, c’est celui la même, et non celui Hellénique, ou Greco Romains, qui n’est que la bordure de la méditerranée Occidental.

        L’Europe est ultra pollué, les fleuves et rivières sont morts, pollué, les sols sont stériles, l’agriculture est hors sol, car le sol est stérile. Nous sommes trop nombreux sur le continent, qui ressemble à une immense Ville à l’">p>

        L’Europe, n’a aucuns avenir, l’horizon est conflit multi ethnique, multi religieux, les morts par maladies, la stérilisation massive en cours, du à la pollution.

        Tout enfant naissant est déjà stérile, quelque soit ethnie, il a des problèmes endocriniens majeur, l’Europe est devenu une Terre de Mort, digne du Mordor.

        L’Europe est fini, il se vaporise, et c’est irrémidiable.


        • zelectron zelectron 18 décembre 2010 12:21

          J’ai exactement tout le contraire à votre service : je suis bretono-slavo-germano-berrichon ne vous en déplaise. Mon Europe n’est pas celle des politiques ni des financiers mais celle des amis et copains aux quatre coins de notre continent et même un peu au delà de l’Oural en passant par la pointe d’Ouessant.


        • psain psain 18 décembre 2010 12:45

          @ PALLAS

          «  »"Je suis un Français dit de Souche, auquel mon ascendance sur le territoire français, date de milliers d’années en tant que Français presque pur souche’’’’’’’’’

          Vous êtes la preuve vivante des dégâts de la consanguinité .


        • pallas 18 décembre 2010 13:29

          Zelectron et Psain, je vais être clair, si je devais jugé l’identité sur le Droit du Sang, vous ne seriez même pas en France, je renverrai plus de 66 millions d’individus du sol Français, et il n’en resterai au mieux 500 000 individus.

          Au Niveau du Droit du Sang, je suis très minoritaire, nous pouvons revenir à cela, s’ils vous en souhaitent.

          Mal tombé celui qui cherche son identité du Droit du Sang, car celui ci deviendrai mon simple Servant en matière idéologique et Génétique, je peut considéré absolument tout le monde d’être un envahisseur à ce niveau généalogique, rare sont ceux d’avoir des ancetres datant de milliers d’années sur le sol Français.

          Quoi qu’il en soit, l’Europe est terminé, fini, Game Over, la partie est fini, c’est un fait, irréfutable, irrémédiable, nous voici rentré dans l’age sombre, ou l’Europe devient le tiers monde.


        • joelim joelim 18 décembre 2010 16:19

          Pallas, apprends déjà à écrire le français, avant de t’estimer plus français que les autres.


        • pallas 18 décembre 2010 16:38

          joelim, Troll de bas étage, tu ferai un médiocre Servant, tu juge mon Orthographe, je juge ta compréhension de texte.

          Tu est incapable de comprendre la lecture, faisant dans l’interprétation, qui est le pitoyable de nous deux ?.

          Moi et quelques fautes d’orthographes ?, ou toi qui ne sais pas lire, interpretant à ton besoin ce que tu souhaite comprendre ?.

          Dans le passé, tu aurai été un mauvais servant, désolé pour toi.


        • HELIOS HELIOS 18 décembre 2010 16:58

          Moi aussi je suis un français de souche, mais mon arbre ne remonte que jusqu’a la fin du 16eme siecle.

          C’est bizarre, mais même si j’ai actuellement un mal etre, ce n’est pas du tout ce que vous dites.

          Mon seul probleme est la dilution des valeurs europénnes dans un gloubi boulga mediterraneo musulman, --- religion et culture que je respecte au passage, mais qui n’est pas la mienne --- ainsi que la perte des valeurs chretiennes par ceux-la même qui devraient les defendre.

          Quand je vois un Hortefeux critiquer la decision d’un juge, quand je vois un Sarkozy demander a un Gbagbo de quitter le pouvoir, etr quand je vois comment ceux qui nous gouvernent le font par des attaques permanentes a notre dignité, je me dis que les américains et les chinois n’ont rien a voir avec tout cela, ils ne font que de profiter de notre etrourdissement.

          L’Europe est un magnifique projet, on nous a vendu a tous l’europe des nations et l’europe des peuples et on nous construit une europe du pouvoir et de la dictature. Notez, on l’avait bien decouvert avec le TCE, et ce traité a été rejeté. mais c’etait déjà trop tard, nous n’avions plus le pouvoir.

          Alors, sur le fond, si nous sommes incapables de la construire cette europe des nations et des peuples, tant qu’a faire autant que ce soit la France et l’Allemagne qui constituent le noyau dur du futur empire et qui gouvernent jusque sur ses marches, de la Suede a Chypre ou du Portugal a la Lettonie, au moins les choses seront claires et nous pourront discuter au minimum d’egal a egal avec les autres continents. Vous noterez au passage qu’il est impératif que la Turquie n’y soit pas et que surtout le « royaume uni » ait le moins possible d’influence au moins jusqu’a ce que le reste soit irreversible.

          Cela etant dit, il faut déja preparer la future democratie europeene si nous ne voulons pas que quelques aventures révolutionnaires, portées par des peuples a bout, ne viennent faire vasciller un edifice par ailleurs seduisant... et pour cela, il faudrait que Bruxelles, Strasbourg et companie prennent en mains les mecanismes financiers et retirent a la city tout pouvoir....

          Bon samedi a tous.


        • Dingo117 18 décembre 2010 18:08

          Cher Pallas,
          C’est vrai que tu ne possède pas encore la langue française avec des fautes aussi grossières !
          Mais tu feras des progrès, j’en suis sûr, dans deux mille ans encore, pour être un vrai français ?


        • epapel epapel 18 décembre 2010 20:05

          A condition que d’ici là elle apprenne l’arabe.


        • Yann Riché Yann Riché 18 décembre 2010 11:37

          Point de vue intéressant qui vise trop à renverser les causes et conséquences afin de faire coller au mieux la théorie de coup d’état... En effet les Etats n’ont pas la maille pour faire évoluer les notations des agences en particulier celle de l’Espagne.


          L’Europe souffre en fait d’un manque d’intégration et de démocratie ou inversement. L’Europe en tant que telle n’existe pas comme une entité unique mais comme un système qui imbrique différents niveaux de compétences -Schengen, Euro... 

          Même si c’est insuffisant ce sont des Etats démocratiques qui se retrouvent pour prendre des décisions. Donc l’Europe est démocratique, sans doute mal représentée, mais le problème de la représentativité et de la légitimité est un problème qui ne peut être réellement règlé, et l’Europe doit faire face à ses contradictions dans la mondialisation. La question n’est pas de savoir si l’Europe doit ou pas être fédérale, mais quand le sera -t-elle vraiment, c’est à dire quand les citoyens voteront-ils tous au même moment pour élire leurs députés et in fine un gouvernement issue de ce parlement.

          Enfin l’illusion du peuple qui se libère du mal mondial, excusez du peu cela reste une chimère. La misère confine l’Homme dans la survie, le reste ne concerne qu’une minorité, nous avons été élévé dans l’image d’épinale des robins des bois et autres Zorro, le monde est de loin bien plus complexe, le niveau de vie global s’élève malgré tout, les solutions sont à chercher dans les dé-concentrations de pouvoirs économiques et dans une meilleure réglementation mondiale, donc la loi plutôt que le contrat, or les lois nationales ne se suffisent pas il faut des lois européennes, et sans doute un jour une loi « mondiale », qui sait ?

          • kiouty 18 décembre 2010 12:05

            les solutions sont à chercher dans les dé-concentrations de pouvoirs économiques et dans une meilleure réglementation mondiale, donc la loi plutôt que le contrat, or les lois nationales ne se suffisent pas il faut des lois européennes, et sans doute un jour une loi « mondiale », qui sait ?

            OK, si on oublie que les ressources naturelles sont finies (ce qui mene inexorablement le systeme vers le gouffre) et que le systeme capitaliste ou les interets sont preleves par les grands patrons, les banquiers et les marches sur les travailleurs avant meme que la contrepartie en richesse ne soit effectivement creee parles travailleurs (ce prelevement anticipe s’appelant... le credit !!).

            Il n’y a pas qu’un seul niveau de probleme, celui de la regulation et de la legislation...


          • epapel epapel 18 décembre 2010 20:11

            L’Europe souffre en fait d’un manque d’intégration et de démocratie ou inversement.

            60 ans que ça dure et c’est pas près de s’arrêter !


          • JL JL 18 décembre 2010 12:30

            Je crois qu’il est très instructif, en lisant cet article, d’avoir à l’esprit que la moitié de la dette des mal nommés PIGS, est détenue par des Européens non résidents dans ces pays. : cf. « Qui joue contre l’euro »

            Autrement dit, les créanciers de la Grèce et autres sont essentiellement des Français, Allemands, Anglais ...

            Autrement dit, l’euro souffre d’une grave maladie auto-immune congénitale.

            Belle formule dont je ne suis pas peu fier, merci. 

             smiley


            • non667 18 décembre 2010 15:37

               à jl
              "Autrement dit, les créanciers de la Grèce et autres sont essentiellement des Français, Allemands, Anglais ..« .
              non les créanciers sont la clique des » madoffs " apatrides spéculateurs par internet multibanques au Bahamas ,suisses ,lichenstein ,etc .... maitres du fmi ,de la bce , etc...
              reste a connaitre les relations avec la clique asiatique !


            • epapel epapel 18 décembre 2010 16:29

              Il n’y a vraiment pas de quoi : ça ne veut rien dire.


            • JL JL 18 décembre 2010 21:37

              brave epapel qui fait ce qu’il peut ! Et il peut peu !

              la maladie auto-immune de l’euro c’est que ce sont les européens eux-mêmes qui spéculent contre les pays de l’euroland !

              Maladie congénitale parce que contractée par construction, une construction voulue par les ennemis des nations européennes et non colmbattue par les traitres néo-pétainistes qui ont bâti cette Europe.

              Pauvre epapel-coué !


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 18 décembre 2010 15:21

              Eŭropo absolute bezonas unu komunan lingvon.
              Tiam ĝi regos la tutan mondon.

              Kes çé ça ? 


              • epapel epapel 18 décembre 2010 20:09

                Toujours pas lassé au bout de 150 ans ? Allez, on y croit !


              • Pyrathome pyralene 18 décembre 2010 16:41

                Ca y est, le coup d’état est en marche : l’Union Européenne vient de se mettre d’accord pour modifier le traité de Lisbonne....

                ou comment faire pour faire marcher la planche à billet.......
                reste plus que le pire.....avant la débandade !....


                • epapel epapel 18 décembre 2010 20:02

                  J’en connais beaucoup qui l’ont souhaité et qui n’attendent que ça.


                • suumcuique suumcuique 18 décembre 2010 17:07

                  Je suis un Français dit de Souche, auquel mon ascendance sur le territoire français, date de milliers d’années.

                  Loin de la cacophonie grotesque du pseudo-débat sur l’« identité nationale » organisé il y a quelques mois par des politicards dont la plupart ne sont pas d’origine française et qui, de plus, ne peuvent pas savoir ce qu’est l’identité, puisqu’ils n’en ont aucune, loin des miasmes médiatiques répandus par l’idéologie multiculturaliste et multiraciale sous-jacente à ce pseudo-débat, il est nécessaire, pour retrouver nos véritables racines, de se référer aux travaux des raciologues de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. "Pour Fouillée le peuple français résulte de la fusion de trois races : Celtes, Germains, Latins. L’aristocratie gauloise descendait des anciens conquérants germaniques et scandinaves ; les paysans gaulois, au contraire, comportaient une forte proportion des occupants antérieurs à crâne rond, surtout de race celte. Plus tard, les nouvelles invasions germaniques, franques et normandes vinrent renforcer l’élément dolichocéphale grand et blond.Le Celte est « pacifique » ; "prudent, prévoyant, il est ménager de lui-même et de ses biens" (p. 109). Tel que le décrit Fouillée, son caractère est presque féminin : douceur, attachement au foyer, rêverie, poésie, religiosité, conservatisme. Au contraire des Celtes, les Nordiques sont parés de toutes les vertus viriles : aventureux, hardis et batailleurs, experts en beuveries et en prouesses amoureuses. Les brachycéphales, souligne l’auteur, ont toujours été dominés par les dolichocéphales, pleins d’audace et d’esprit de conquête, à la volonté impétueuse et aventurière. On constate donc que chez Fouillée l’opposition brun/blond, crâne large/tête longue, Celtes/Nordiques est métaphorisée et prolongée par une opposition féminin/masculin, dominé/dominant, masse/élite. Quant à l’élément méditerranéen, qualifié de « surtout dolichocéphale », il apporte aux Français de précieuses qualités intellectuelles et sociales. Ainsi voit-on que chez Fouillée chaque race a marqué plus particulièrement un niveau du caractère national : Les Latins l’intelligence, les Germains la volonté et les Celtes la sensibilité. La diversité se fond donc dans l’unité. "Cette fusion de trois races devait finir par former chez nous une harmonie rare et précieuse, une sorte d’accord parfait où le Celte donne la tonique, le Méditerranéen la médiante et le Germain la dominante."  Ayant atteint ici un niveau de discussion sérieuse, il convient de faire une pause en critiquant le caractère statique de la conception fouillienne du « peuple français », dans la mesure où, si elle en a bien repéré les trois constituants principaux, elle ne rend pas vraiment compte de leurs relations, de leurs interactions . Élevons-nous donc à un niveau encore supérieur avec Candolle et de Lapouge. "Pour ces derniers, l’histoire de France se ramènerait à la lutte inconsciente des dolichocéphales blonds conte les brachicéphales bruns ; cependant la « sélection sociale » favorise les seconds : "De deux races en compétition, la plus inférieure chasse l’autre" ; dans ces conditions la décadence attend notre pays. Seule une « sélection intentionnelle » pourrait l’enrayer mais elle est impossible en raison de notre double tendance à la ploutocratie et au socialisme. L’avenir dépend de la lutte à l’intérieur même de la nation des deux types, « noble et servile ».

                  Comme le dit si bien l’auteur de http://www.u-picardie.fr/labo/curapp/revues/root/33/edmond_marc_lipiansk.pdf_4a07ea 6896be2/edmond_marc_lipiansk.pdf, "la position de Fouillée est l’expression d’un libéralisme (il ajoute, naturellement) éclairé". Il en remet une couche en affirmant à juste titre que "Fouillée est apparu ainsi comme le porte-parole de l’idéologie nationale et libérale qui s’efforce de capter le patriotisme au profit de la République", sans s’apercevoir que la République est l’étape politique de transition entre la patria et la dissolution dans le marécage internationaliste. L’histoire est pourtant toujours en train de donner raison à la conception dynamique de de Lapouge. Car force est de constater que la ligne de décadence et de dégénérescence de la France suit exactement la courbe de l’ascension des éléments « celtes » et méditerranéens de la France, des « bourgeois ». Dans « Der Arbeiter », E. Jünger a admirablement fixé les traits du bourgeois en tant que catégorie mentale (notez que Je mets « celtes » entre guillemets car chacun sait que les « Celtes » sont une création du romantisme littéraire et scientifique).
                  Comme on dit, il fallait de tout pour faire une France. De tout, mais dans un ordre hiérarchique. Les Nordiques en haut (la tête), les « Celtes » plus bas (le tronc) et les Méditerranéens (à ne pas confondre, comme le fait Fouillée, avec les Romains, dont l’aristocratie était originellement nordique) encore plus bas (les membres inférieurs), chacun à leur place naturelle dans la hiérarchie.  Comme dans la fable d’Esope, le tronc a fini par se révolter contre la tête et, une fois que le tronc s’est imaginé avoir pris la place de la tête, ce sont les membres inférieurs qui se sont rebellés contre le tronc, pour, finalement, le supplanter. D’où l’expression "marcher sur la tête". La France agonisante marche toujours, mais sur la tête, uniquement grâce à ces quelques derniers éléments nordiques (nordiques et romains). Lorsque ceux-ci auront été définitivement éliminés, le Frankenstein créé de toutes pièces par la révolution soi-disant française s’écroulera. C’est dans l’ordre des choses.
                  César, devant la gabegie républicaine, franchit le Rubicon, n’hésita pas une seule seconde à le franchir ; les Nordiques n’hésitèrent jamais une seule seconde à bannir de leur communauté tout élément nocif ; les rois de France, tant que le sang frank coula abondamment en eux, tranchèrent toujours dans le vif. De ce sang porté vers l’action fulgurante quasiment chirurgicale, il ne reste plus que quelques gouttes et, de tous bords, les anti-européistes et les pro-européistes, à l’unisson, déclarent, avec cette sagesse populaire qui leur vient de leurs ancêtres gaulois et bourgeois : « prenons garde aux extrêmes ». Il ne faut surtout pas faire de vagues. Plus de grands hommes, uniquement des larves. Rien ne doit dépasser. Rien ne doit s’élever au-dessus de la médiocrité générale. Fouillée nous décrit à juste titre le Celte comme ayant "un caractère presque féminin«  : »douceur, attachement au foyer, rêverie, poésie, religiosité, conservatisme.« En 2010, le »presque" n’est plus d’actualité. L’actuelle « démonie » de l’économie est intrinsèquement liée aux influences de plus en plus féminines qui s’exercent sur les sociétés occidentales, que ce soit par l’entremise du substrat européen pré-nordique ou par l’entremise des « nouveaux arrivants », dont les valeurs, en dépit d’un machisme de façade, sont essentiellement matriarcales.


                  • epapel epapel 18 décembre 2010 20:14

                    Il est grand temps de remettre de l’ordre dans ce tas de spaghettis.


                  • epapel epapel 18 décembre 2010 20:07

                    Si c’était vrai, ça se saurait.


                  • isabellelurette 18 décembre 2010 19:27

                    Il y a quand même la solution du défaut sur la dette ... politiquement inacceptable aujourd’hui. Mais demain ?

                    La crise n’est crise que parce certaines options sont rejetées.

                    Et si nous, le peuple, on continuait à leur mettre des batons dans les roues ? Faut reprendre l’idée du bankrun (ciblé sur lesz banques commerciales, pas les coopératives) ... il fait trop froid pour manifester et, bien au chaud, on peut être plus efficace que dans la rue.

                    Suffit que chacun convainque quelques amis, et que cela fasse boule de neige. C’est de saison !

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