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Accueil du site > Actualités > International > Bloc euro-atlantique unifié en 2015 : vers l’Europe servile (...)

Bloc euro-atlantique unifié en 2015 : vers l’Europe servile ?

A un mois des élections européennes, les grands enjeux tardent à apparaître aux yeux des citoyens. D'où un désintérêt bien compréhensible. Pourtant, c'est la finalité même de l'Union européenne qui est en train d'être scellée, avec la récente officialisation du projet de Grand Marché Transatlantique, lui-même simple étape dans la marche forcée vers le "nouvel ordre mondial", dans lequel l'Europe se verra arrimée au navire américain. Le fantasme d'une Europe-puissance indépendante semble bel et bien en passe de s'évanouir. Sans même juger de la valeur du moment historique que nous vivons, il est invraisemblable qu'il se décide sans débat, sans que le peuple souverain n'en ait été aucunement informé. Assurément, un sale coup pour la démocratie.

Les 6 et 7 juin prochains se dérouleront en France les élections européennes. Les électeurs auront alors à choisir les 72 députés qui les représenteront pendant 5 ans au Parlement européen. Au total, ce sont 736 députés qui seront élus pour représenter les 27 Etats membres de l’UE.
 
Parlement européen : la défiance
 
Déjà, on prévoit une abstention record pour ces élections, avoisinant les 66 % ! Selon Libération du 13 avril, "la responsabilité de la presse dans ce désintérêt est écrasante : seulement 36 % des citoyens ont lu, entendu ou vu un sujet consacré au Parlement européen dans leurs médias."
 
Le quotidien établit un lien de causalité entre la mauvaise couverture médiatique de la vie politique européenne et "un effondrement de la confiance dans les institutions communautaires : le Parlement européen perd six points dans l’indice de confiance en six mois, passant de 51 % à 45 %, la Commission chute de 47 % à 42 % et la Banque centrale européenne, en dépit de son rôle stabilisateur unanimement salué par les politiques et les experts, de 48 % à 39 %. Une défiance qui se reflète dans l’abstention massive qui menace la légitimité de la seule institution européenne élue au suffrage universel."
 
Grand Marché Transatlantique : tous ignorants
 
Les Européens ne vont sans doute pas reprendre confiance en leurs représentants lorsqu'ils apprendront massivement ce que Jean-Luc Mélenchon a révélé au grand public (non initié), le 21 avril dernier sur BFM TV, à savoir l'existence d'un projet de "grand marché transatlantique dérégulé, sans droits de douane et sans barrières à la circulation des capitaux et des marchandises", voté (là est le comble) par le Parlement européen, "socialistes inclus", il y a quelques mois, dans la plus grande discrétion. "Nous sommes entraînés, à la date de 2015, annonce le sénateur de l'Essonne, dans une aventure où nous ne formerons plus qu'un ensemble économique et social avec les Etats-Unis, et personne n'en parle une seconde où que ce soit".
 

Le journaliste Jean-Jacques Bourdin reconnaît d'ailleurs ne pas être au courant de ce projet, pourtant fondamental. Dans Marianne2, c'est Régis Soubrouillard qui, le 23 avril, avoue benoitement son ignorance et celles de ses collègues : "nous étions jusqu’ici tout aussi ignorants que lui de ce projet de Grand Marché Transatlantique, sorte de World Company en pleine efflorescence." Effarant. La genèse de ce projet remonte pourtant (nous allons le voir) au début des années 1990 !
 
Les journalistes de Marianne2 ne doivent d'ailleurs pas lire leur propre journal, puisque, le 9 avril 2009, E. Aperaude, fonctionnaire international, y évoquait clairement cette "résolution votée au parlement européen qui renforce la suprématie américaine dans les relations transatlantiques", dans un article au titre sans équivoque : L'Europe de la servitude volontaire. Référence au fameux Discours de la servitude volontaire d'Etienne de La Boétie.
 
Lutte à mort contre le protectionnisme
 
De quoi s'agit-il exactement ? Le 26 mars 2009, le Parlement européen approuve par 503 voix pour, 51 voix contre et 10 abstentions, une résolution sur "l'état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis". Son but : construire "un véritable marché transatlantique intégré", qui devra être établi "d'ici à 2015". C'est le Conseil économique transatlantique (CET), créé lors du sommet UE-USA du 30 avril 2007, et orienté entre autres par "des représentants du monde de l'entreprise", qui veillera à l'harmonisation des législations pour faciliter "l'approfondissement du marché transatlantique". E. Aperaude note à ce sujet, avec malice : "On imagine sans mal les choix qui seront opérés entre place de l'État et rôle du marché"...
 
Quant à Trait d'union, une sensibilité du PS née au lendemain de la campagne du Non à la Constitution européenne, elle appelle, le 26 juin 2008, à "Refuser l'Europe américaine" et dénonce dans le projet de grand marché transatlantique la "promotion fanatique du libre échange au niveau mondial comme le montre la déclaration commune du sommet UE-USA du 10 juin [2008]  : « nous résisterons au sentiment protectionniste à l’intérieur et nous nous opposerons au protectionnisme à l’étranger. Les modèles du libre et juste échange et de l’investissement ouvert sont les piliers de la croissance économique mondiale »."
 
Sécurité commune
 
"Parallèlement aux négociations sur l’existence d’un grand marché, des discussions discrètes se sont développées afin de créer un espace commun de contrôle des populations", nous apprend le sociologue Jean-Claude Paye, le 16 décembre 2008 dans L'Humanité. "Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établi un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté, de sécurité et de justice  », d’ici 2014." Selon Paye, l'enjeu de la création d'un tel espace, plus encore que le transfert des données personnelles et la collaboration des services de police (processus déjà largement réalisé), consisterait dans la possibilité, à terme, de la remise des ressortissants de l’Union aux autorités américaines.
 
Le sociologue fait cette remarque intéressante : "Le parallélisme entre la libéralisation des échanges entre les deux continents et le contrôle états-unien des populations européennes existe durant les 13 années qu’a duré le processus de négociation. Ainsi, le 3 décembre 1995, au sommet USA-UE de Madrid, fût signé le « Nouvel Agenda Transatlantique » visant à promouvoir un grand marché transatlantique, ainsi qu’un plan d’action commun en matière de coopération policière et judiciaire."
 
Inféodation politique aux Etats-Unis
 
En conclusion de son article, Jean-Claude Paye insiste sur le caractère avant tout politique du grand marché transatlantique, pour lequel "la création d’une Assemblée transatlantique est évoquée", et rappelle qu'il "s’appuie sur la primauté du droit américain".
 
E. Aperaude relève lui aussi que le projet d'unification euro-atlantique n'est pas seulement économique, mais aussi politique et militaire, et va clairement dans le sens d'un alignement des Etats européens sur les Etats-Unis : "L'accord de partenariat, à négocier une fois le traité de Lisbonne ratifié, devra être conclu d'ici à 2012. Il devrait comprendre la création d'un Conseil politique transatlantique (CPT) de haut niveau, chargé de coordonner « systématiquement » la politique étrangère et de sécurité. Au cas où quelque chose échapperait à l'OTAN, « pierre angulaire de la sécurité transatlantique » dont le rôle est déjà gravé dans le marbre du traité de Lisbonne (en son article 42), le CPT serait ainsi chargé de rectifier « systématiquement » des positions « coordonnées ». Ce qu'en d'autres termes on appelle l'alignement. (...) Ce texte s’inscrit pleinement dans la reprise des cadres économiques structurels néolibéraux et dans une soumission à la puissance étasunienne".
 
TPN : la source d'inspiration
 
Mais quelle est l'origine de ce grand projet ? Elle est à chercher, selon Paye, dans l’action d’un institut euroaméricain, le Transatlantic Policy Network (TPN), ou Réseau politique transatlantique. "Fondé en 1992 et réunissant des parlementaires européens, des membres du Congrès des États-Unis et d’entreprises privées, il appelle à la création d’un bloc euro-américain au niveaux politique, économique et militaire. Il est soutenu par de nombreux think tanks comme l'Aspen Institute, l'European-American Business Council, le Council on Foreign Relations, le German Marshall Fund ou la Brookings Institution. Il est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsoft, Daimler Chrysler, Pechiney, Michelin, Siemens, BASF, Deutsche Bank, Bertelsmann."
 
Cette organisation bicéphale euro-américaine élabore des documents qui sont, d'après Pierre Hillard, professeur de relations internationales à l'école supérieure du commerce extérieur (ESCE), de "véritables feuilles de route" pour aboutir à un bloc euro-atlantique unifié : d'abord, en 1995, le Nouvel Agenda Transatlantique, suivi en 1998 du Partenariat économique transatlantique, puis le rapport du 4 décembre 2003 intitulé Une stratégie pour renforcer le partenariat transatlantique, et enfin le Conseil économique transatlantique, établi par un accord signé le 30 avril 2007 à la Maison Blanche par le président américain George W. Bush, le Président du Conseil de l'UE Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (ces étapes sont décrites, par exemple, sur le site de la Documentation française et celui de RFI).
 
Logique du système  : vers un gouvernement mondial
 
Pour saisir la logique à l'oeuvre dans le projet de grand marché transatlantique, il convient de prendre du recul, et c'est là que l'analyse de Pierre Hillard peut s'avérer fort utile. Ce professeur de relations internationales prend très au sérieux la volonté des élites mondialistes (comme Jacques Attali) de voir naître un gouvernement mondial. L'avènement d'un tel pouvoir passe, selon lui, par la création de grands blocs politico-économiques standardisés, régis par les mêmes règles, les mêmes lois, au sein desquels les Etats seront peu à peu "concassés", et qui, à terme, pourraient fusionner dans "une sorte de région monde".
 
Et Hillard observe justement la mise en place de tels blocs un peu partout sur la planète : l'Union européenne bien sûr, qui constitue le modèle des autres constructions, l'Union Nord-américaine (Etats-Unis, Canada, Mexique), lancée le 23 mars 2005 à Waco au Texas et dont l'unification serait prévue pour 2010, l'Union asiatique, lancée fin 2006, les Etats-Unis d'Afrique, dont l'idée a été relancée en 2007, l'UNASUR (Union des Nations sud-américaines), créée le 23 mai 2008, ou encore le SICA (Système d'intégration centre-américain), dont la création remonte au 6 décembre 2008. Dans tous ces ensembles, on prévoit la mise en place d'une monnaie commune, d'un passeport commun et d'un parlement commun.
 
 
L'étape nécessaire du Traité de Lisbonne
 
Dans ce grand puzzle planétaire, le bloc nord-américain doit s'associer au bloc européen à l'horizon 2015 ; ce qui fait dire à Pierre Hillard que l'idée, si souvent avancée par nos politiques, d'une Europe-puissance, qui ferait contre-poids aux Etats-Unis, "c'est de la foutaise, c'est un mensonge énorme".
 
Cette unification programmée du bloc euro-atlantique explique le passage en force de Sarkozy avec le Traité de Lisbonne. En effet, alors que les Français avaient voté contre le Traité constitutionnel européen en mai 2005, le Parlement européen a adopté des résolutions le 13 janvier et le 9 juin 2005, appelant à la création d'une "Assemblée transatlantique", réunissant les membres du Parlement européen et des différents parlements nord-américains. D'où la nécessité, au préalable, d'avoir un bloc nord-américain unifié et un pôle européen unifié... et donc de faire adopter, en évitant un référendum trop risqué, le Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité constitutionnel, de l'aveu même de Valéry Giscard d'Estaing.
 
 
 La Chine en ligne de mire
 
L'objectif du grand marché transatlantique est de contrebalancer la puissance économique chinoise, avec un bloc unifié de 800 millions de consommateurs. En produisant ensemble 57% du PNB (produit national brut) mondial, les Etats-Unis et l’Union européenne espèrent demeurer le moteur de l’économie mondiale.
 
Trait d'union pointe du doigt la signification géopolitique de ce bloc euro-atlantique : "Il donne corps au projet de formation d’un « Occident politique » voulu par la doctrine américaine du « Choc des civilisations ». Telle est la ligne adoptée par de très nombreux dirigeants européens et en France par Nicolas Sarkozy. Cette vision géopolitique repose sur l’idée que l’hégémonie de « l’Occident » est mise en cause et qu’il faudrait répondre au phénomène par une intégration croissante des nations « occidentales » sur le plan économique comme militaire." La Chine est évidemment le grand concurrent qui peut mettre un terme à la suprématie occidentale.
 
D'ailleurs, dès septembre 2000, le rapport Reconstruire les défenses de l'Amérique, produit par le think tank néoconservateur PNAC, était largement conçu pour "faire face à l'accession de la Chine au statut de grande puissance" (page 19) et préserver la Pax Americana, dont on envisageait la fin imminente (page 13) en l'absence des réformes militaires appropriées. Dès la page 2, on pouvait y lire que l'un des objectifs clés des Etats-Unis était de "dissuader l'émergence d'une nouvelle grande puissance concurrente" et de "maintenir la suprématie américaine". Approfondir la relation euro-atlantique (certains diront "s'assujétir le Vieux Continent") était, dans cette perspective, une priorité.
 
L'Europe sur le Grand Echiquier
 
Nous sommes ici, notons-le bien, en plein dans la stratégie américaine défendue, dès 1997 dans Le Grand Échiquier, par celui qui est aujourd'hui le conseiller informel de Barack Obama en politique étrangère, Zbigniew Brzezinski.
 
Sa théorie, lit-on dans Wikipédia, "se base sur l'idée que l'amélioration du monde et sa stabilité dépendent du maintien de l'hégémonie américaine. Toute puissance concurrente est dès lors considérée comme une menace pour la stabilité mondiale. Son unique but est de maintenir et développer l'hégémonie des États Unis d'Amérique dans le monde. (...) Contrairement à l'unilatéralisme du président George W. Bush, il est plutôt pro-européen, dans la mesure où selon lui le leadership américain, qui seul pourrait sauver le monde du chaos, ne peut être pleinement réalisé et atteindre ses objectifs qu'en coopérant avec l'Europe. Selon ses propres mots : « Sans l'Europe, l'Amérique est encore prépondérante mais pas omnipotente, alors que sans l'Amérique, l'Europe est riche mais impuissante. » Il voit dans l'alliance USA-Europe un axe qui permettrait à chacune des parties de devenir plus puissante tout en ayant un impact plus fort sur la paix et le développement dans le monde."
 
Voici justement un décryptage du Grand Echiquier par l'essayiste Michael Ruppert (sous-titré en français) :
 
 
Un axe en expansion
 
L'axe euro-atlantique ne s'arrête pas aux frontières actuelles de l'Europe, puisque l'objectif est de lui rattacher, indique Pierre Hillard, tous les pays du sud de la Méditerranée et du Proche-Orient. Cette "intégration" politique et économique s'effectue, dans le cadre de l’UE, dans un programme qui s’appelle la PEV (Politique européenne de voisinage), et qui concerne aujourd'hui neuf pays du Sud : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoires palestiniens, Tunisie, et cinq pays de l'Est : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie et Ukraine (les cas de la Biélorussie, de la Libye et de la Syrie étant plus particuliers). 
 
"La PEV, peut-on lire sur le site officiel, va au-delà des relations existantes pour offrir une relation politique et une intégration économique plus poussées. (...) La PEV reste distincte du processus d'élargissement même si elle ne préjuge pas, pour les voisins Européens, de l’évolution future de leurs relations avec l’Union, conformément aux dispositions du Traité."
 
Pierre Hillard considère sur France 24 que l'Afghanistan lui-même pourrait être rattaché à l'axe euro-atlantique : "Il faut bien comprendre que l'Afghanistan n'est qu'un morceau du puzzle dans une vaste recomposition du Proche-Orient, qui devrait être lui-même rattaché à un axe euro-atlantique. Je pense à Brzezinski qui parlait de "l'arc de crise" entre les pays du Proche-Orient, qu'il souhaite balkaniser. Il y a une volonté de parcelliser des Etats du Proche-Orient comme l'Afghanistan et l'Arabie saoudite, avec même la volonté de créer un Etat du Vatican musulman".
 
Réseaux transatlantiques : une influence décisive...
 
Si l'on comprend bien la stratégie américaine, qui vise à la préservation de son hégémonie, on s'interroge davantage sur la démarche des Européens, et notamment des Français, si prompts à se ranger désormais derrière l'Oncle Sam, notamment lorsqu'il s'agit de valider ses guerres. Un élément de réponse nous est donné par le géopoliticien Aymeric Chauprade. Selon lui, les Etats-Unis profitent d'un dispositif transnational redoutablement efficace, fondé sur une constellation de fondations, de think tanks et d'ONG, qui leur permet de sélectionner les personnalités (notamment européennes) qui accéderont aux plus hautes fonctions du Fond monétaire international, de la Banque mondiale, de l'Organisation mondiale du commerce... ce que Chauprade nomme "l'architecture visible de la mondialisation".
 
Car il y a une "architecture invisible de la mondialisation, celle dont les médias ne parlent pas", et elle est justement formée de ces "grands réseaux transatlantiques" que sont "la Commission Trilatérale, le groupe de Bilderberg, le groupe Aspen", et qui "adoubent un certain nombre de personnalités internationales pour vérifier s’ils participent de la même idéologie", avant leur accession à la tête des grandes instances internationales. Chauprade cite les cas de Pascal Lamy (directeur général de l'OMC), Dominique Strauss-Kahn (directeur général du FMI) et Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères). Mais il affirme aussi avoir fait une étude très précise sur le parcours des gens qui sont arrivés "dans les premier, deuxième et troisième niveaux" de toutes ces organisations, et tous seraient passés par les grands réseaux transatlantiques. Et le géopoliticien de dénoncer les hommes en charge des affaires internationales en France, qui se situeraient "sur une ligne d'ingérence pro-américaine" et seraient "au service d’un idéal mondialiste, et pas au service d’intérêts temporels, ceux des Etats qu’ils sont censés servir".
 
... jusqu'à la purge des opposants ...
 
Chauprade sera viré, le 5 février 2009, de son poste d'enseignant au Centre interarmées de défense, officiellement pour avoir été complaisant envers les thèses alternatives sur le 11-Septembre, plus vraisemblablement à cause de ses opinions souverainistes et hostiles au courant néo-conservateur, et de son opposition au retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. L'occasion, pour lui, de dénoncer de nouveau "le petit clan qui, au coeur de la Défense défend des intérêts étrangers, essentiellement américains".
 
L'éviction de Chauprade rappelle d'ailleurs celle, survenue à RFI durant l'été 2008, du journaliste Richard Labévière. L'homme dénoncera à son tour une tentative pour imposer une lecture américaine et néoconservatrice des événements, notamment du conflit israélo-palestinien. Une telle mésaventure ne risque pas d'arriver aux Young Leaders de la Fondation franco-américaine, dont l'objectif "est d'oeuvrer au resserrement franco-américain dans le but de favoriser l'émergence d'un bloc atlantique unifié. Cette fondation recrute après une sélection sévère des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse "talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l'un ou l'autre pays"." Parmi les journalistes : Jean-Marie Colombani, Erik Izraelewicz, Laurent Joffrin, Christine Ockrent...
 
Les dissidents, qui ont donc parfois subi la purge, ne sont pas les seuls à avoir récemment fustigé les réseaux d'influence pro-américains en France. Jean-Luc Mélenchon, le 5 avril sur le plateau de Ripostes, accusait le député UMP Pierre Lellouche d'être "aligné CIA". Fin février, c'est François Bayrou qui, dans Parlons Net !, suite à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, dénonçait à son tour "des forces puissantes qui depuis longtemps voulaient nous faire rentrer dans le rang" et "un courant d’influence qui veut perpétuellement que nous abandonnions notre indépendance pour entrer dans l’orbite d’influence que vous savez".
 
... mais des journalistes à l'ouest !
 
Malheureusement, nos journalistes ne semblent pas plus au courant de l'existence des réseaux d'influence transatlantiques (ou simplement pas motivés pour en parler) qu'ils ne le sont du grand marché transatlantique. Souvenons-nous de ce moment d'anthologie sur le plateau de C dans l'air, lorsque Yves Calvi, s'empressant de clamer sa propre ignorance, interroge ses invités sur le groupe Bilderberg : aucun n'en a jamais entendu parler, ni Nicole Bacharan, pourtant historienne, politologue et spécialiste des relations franco-américaines, ni Jean-François Kahn, fondateur de Marianne, ni Gérard Chaliand, géostratège... C'est un peu comme un philosophe qui n'aurait jamais entendu parler de Platon, ou un journaliste sportif pour lequel le nom de Zinédine Zidane n'évoquerait strictement rien. On baigne en plein dans la quatrième dimension !
 
 
Il suffit pourtant de lire Libération, L'Express, Rue 89, CBC, l'Asia Times, la BBC, ou encore de regarder RTL TV, pour savoir que ces conférences, certes très discrètes, et pour lesquelles chaque participant est tenu au secret, existent bien... On peut aussi écouter Patrick Devedjian narrer à Karl Zéro "son" Bilderberg. Mais d'aucuns préfèrent nier certaines réalités, de peur sans doute qu'elles ne nourrissent trop de fantasmes parmi les gens de la plèbe... à la curiosité mal placée. Le complotisme délirant se nourrit de l'ignorance et le comportement de Calvi et de ses invités ce jour-là n'a pu que l'alimenter... richement.
 
Puisque l'on parle de "complot", remarquons en passant que la plupart des personnalités qui ont parsemé cet article, et qui sont des opposants au projet de grand marché transatlantique, ont pris des positions peu orthodoxes sur le 11-Septembre : Chauprade bien sûr, Labévière, Hillard (voyez son ironie à la 48e minute de cette vidéo lorsqu'il parle du "nouveau Pearl Harbor" évoqué dans le fameux rapport du PNAC de septembre 2000), mais aussi Mélenchon. Parenthèse fermée.
 
Nécessité du débat
 
Si j'ai cité longuement des opposants au grand marché transatlantique, ce n'est que parce qu'ils sont les seuls à médiatiser ce sujet. Etrangement, les promoteurs du projet n'en font guère la publicité. Pas même Benoît Hamon, pourtant porte-parole du PS, et qui défendit le 7 mai 2008 la « Résolution du Parlement européen sur le Conseil économique transatlantique ». L'enjeu ici est démocratique, tout simplement. Peut-on continuer à construire l'Europe, désormais le bloc euro-atlantique, dans le dos des peuples (sans même préjuger du bien-fondé de cette direction) ? Evidemment non, si l'on n'a pas complètement renoncé à vivre en démocratie (même si, selon Jacques Attali, celle-ci ne sera pleine et entière qu'après l'avènement d'un gouvernement mondial... d'ici un siècle peut-être).
 
Sur le site Europe Solidaire Sans Frontière, on pouvait lire ceci, le 25 mai 2006, sous la plume de Thierry Brun : "Le Parlement européen se prononcera fin mai sur une zone de libre-échange sans entrave entre les Etats-Unis et l’Union européenne. La décision a été prise sans consultation et avec l’étroite collaboration des multinationales américaines et européennes. (...) Une vingtaine d'organisations (...) ont dénoncé cette opération menée "dans la plus grande opacité, sans que les peuples ou les parlements nationaux aient leur mot à dire"." Ce genre de plainte parsème la vie politique européenne.
 
Une volte-face à expliquer
 
Les citoyens français ont d'autant plus besoin d'explication au sujet du grand marché transatlantique que nos dirigeants y étaient fermement opposés il y a près de 14 ans... Le 27 juillet 1995, voici en effet ce qu'on pouvait lire dans Libération : "Christine Chauvet, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, a réitéré hier l'opposition française au projet de zone de libre-échange entre l'Europe et les Etats-Unis, défendu par l'administration américaine. « Ne soyons pas naïfs, a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse, cette initiative de libre-échange transatlantique est un des aspects de l'offensive commerciale américaine. » Selon Christine Chauvet, ce projet tire son origine dans le fait que « les Etats-Unis n'arrivent pas à résorber leur déficit commercial avec les pays asiatiques et qu'ils cherchent en conséquence de nouveaux débouchés en Europe »." En 2009, la France serait-elle devenue naïve ?
 
La volte-face est particulièrement frappante du côté socialiste. C'est, semble-t-il, sans aucun débat que le Parti socialiste européen (PSE) a radicalement changé sa position quant au Grand Marché Transatlantique. Suite à l'adoption, le 28 mai 2008, de la « Résolution du Parlement européen sur les relations transatlantiques », on pouvait lire en effet, sur le site de Trait d'union : "Le Parti socialiste européen (PSE) vient d’engager un tournant crucial dans le projet de construction européenne. (...) La gauche démocrate en Europe s’est en effet engagée, en accord avec la droite européenne, dans la construction d’un futur « grand marché transatlantique ». Ce projet avait été mis en échec par le gouvernement de Lionel Jospin en 1998. Mais il a été relancé en 2006 par deux rapports dont l’un défendu par une députée européenne du SPD [ndlr : Erika Mann] en faveur d’un « grand marché transatlantique sans entraves en 2015 ». A l’époque les députés européens de notre parti s’y sont opposés. En mai 2008, une nouvelle résolution favorable à un marché commun transatlantique a été adoptée par le Parlement européen. Cette fois, la quasi totalité des eurodéputés PS français l’ont soutenue. Pourquoi ce changement de position ? Aucun débat au sein de notre parti n’a été organisé. C’est pourtant un choix fondamental." Quelques explications seraient en effet les bienvenues...
 
La sagesse d'un gamin de 18 ans
 
Finissons par où nous avions commencé, et ce bel article d'E. Aperaude, que les journalistes de Marianne2 avaient oublié de lire : L'Europe de la servitude volontaire : "Cet inquiétant discours de la servitude volontaire de l'Europe est, dans la perspective des élections de juin prochain, un vrai sujet de débat. Ce projet, certes public mais discret, est noyé dans la masse de la production du Parlement ou de la Commission et appuyé par l'énorme majorité des eurodéputés. Il engage pourtant de manière déterminante notre continent, nos États et nos populations sur une voie délicate. Qu’en disent les forces politiques, notamment à gauche, qui solliciteront nos suffrages le 7 juin ?" Question absolument déterminante, dont il serait inconcevable qu'elle n'occupe pas le centre du débat à l'occasion de ces Européennes. Il ne reste plus que quelques semaines.
 
A défaut de transparence de la part de nos élus, il ne nous restera plus qu'à lire et relire le chef-d'oeuvre d'Etienne de La Boétie, et à suivre sa consigne finale :
 
"Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. (...)
 
Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort. Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? (...)
 
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre."
 
 
Crédit photo : Vignette Wikipédia

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87 réactions à cet article    


  • goc goc 4 mai 2009 09:56

    De toute façon, les deux grands partis politiques ont tout interet à pousser à l’abstention, car moins il y aura de votant, moins il y aura de deputés non « UMPS », et comme les electeurs « républicains » (c’est a dire, ceux qui vont toujours voter), sont majoritairement pour les candidats « UMPS », les deux grands partis seront gagnants.

    Par contre, tel un boomerang, l’affaire « dieudonné » et sa liste antisionniste, pourrait bien leur revenir dans la poire, et pousser les votes vers les partis non « UMPS ».


    • Nicole 4 mai 2009 15:21

      Pour mesurer la gravité des actes commis par Israël, qui tient dans ces projets un rôle central :

      USS Liberty

      Opération Ezra et Néchémia (Comment on tue des juifs turcs pour obtenir des alyah massives), ce dont témoigne Naïem Giladi

      Bilderberg

      ....


    • Nicole 8 mai 2009 15:57

      La question du jour : le livre de Richard Labévière va-t-il sortir ou le Mossad parviendra-t-il à bloquer sa publication ? « La tuerie d’Ehden ou la malédiction des arabes chrétiens ? »

      Fayard, 13/05/2009 408 p ISBN : 9782213643656
      13 juin 1978 dans les montagnes du Liban Nord.

      Depuis minuit, les unités de combat Kataëb, le parti phalangiste de la famille Gémayel, bouclent la région d’Ehden, un village de montagne au cœur du fief de la famille Frangié.

      4 heures du matin : un coup de canon donne le signal de l’assaut. Maîtres d’œuvre de « l’opération Cèdre », les services secrets israéliens ont monté une opération secrète dans l’opération : persuader Béchir Gémayel d’en confier le commandement à Samir Geagea pour être sûrs d’atteindre les objectifs visés.

      Le député Tony Frangié, sa femme Véra et leur fille Jihane, trois ans, sont assassinés. Vingt-huit villageois sont tués.

      En éliminant un dirigeant chrétien de premier plan hostile à Israël, le Mossad vient d’inventer le concept d’« assassinat ciblé ». Il offre ainsi le pouvoir chrétien à Béchir Gémayel, portant à la présidence de la République libanaise une famille qui lui est favorable et à travers laquelle Tel-Aviv pourrait signer une paix séparée avec le Liban. Inaugurant une longue série de guerres interchrétiennes, la tuerie d’Ehden resserre le « nœud maronite » entre les phalangistes alliés à Israël et les Arabes chrétiens qui revendiquent leur pleine et entière appartenance au monde arabe.

      Trente ans plus tard, le nœud n’est pas desserré. Le général Aoun et Sleimane Frangié, le fils du député assassiné, incarnent l’avenir des Arabes chrétiens. Leur combat constitue un démenti au prétendu « choc des civilisations » qui voudrait voir s’affronter l’Occident et l’Orient.

      Richard Labévière est rédacteur en chef de Défense (Institut des hautes études de défense nationale - IHEDN) et auteur, notamment, des Dollars de la terreur ; de Bethléem en Palestine avec Pierre Péan ; de La Bataille du Grand Nord a commencé…avec François Thual.


      http://www.bibliosurf.com/La-Tuerie-d-Ehden-ou-la

    • Patrick FERNER 6 mai 2009 10:47

      Cela me fait penser à cette phrase :

      « Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, on a raison de penser ce qu’on pense »


    • pendragon 4 mai 2009 10:10

      Si, dans l’opposition, il vous manquait le génie d’un Etienne de la Boétie, ou simplement son imitation par les opposants qui s’expriment dans les médias, pour parvenir à changer de gouvernement ou de politique en France, nous sommes près de revoir 25 ans de droite au pouvoir.


      • JahRaph JahRaph 4 mai 2009 11:56

        @Arthur Mage : écoutes, au lieu de parler. On apprend des choses, de la sorte.

        La CIA a envisagé de perpétrer un attentat « pro-cubain » sur le territoire des états-unis, afin de justifier une intervention armée sur le sol Cubain. Heureusement, ce projet n’a pas abouti.

        Je sens que tu me prends-là pour un anti-américaniste primaire, pourtant ce que je dis n’est que la stricte réalité, renseignes-toi et lis les documents déclassifiés de la CIA.

        Les services secrets israëlien ont fait un attentat « sous faux drapeau » comme on dit, à l’époque où l’essentiel des juifs d’Irak préféraient rester dans leur pays, plutôt que d’émigrer en Israël. Après l’attentat anti-juif, l’immigration (ou l’Aliyah, c’est selon....) a été massive.

        Et là, je sens que tu me prends pour un anti-sémite primaire, pourtant ce que je dis n’est pas faux, cherches et tu trouveras.

        Je préfèrerais mille fois te dire que non, les opérations sous « faux drapeau », ça n’existe pas, et que en tout cas, si ça existe, c’est ailleurs et pas dans nos démocraties, etc.

        Mais bon, j’ai plus 15 ans, et je ne joue plus aux jeux de rôle....


      • Nicole 4 mai 2009 15:13

        @JahRaf

        Un exemple ? Northwoods :

        http://newsworldwide.files.wordpress.com/2008/12/northwoodsdocument.pdf

        Et vous en avez plein d’autres en remontant dans la racine.


      • JahRaph JahRaph 4 mai 2009 17:12

         smiley Merci Nicole

        @Arthur Mage : désolé, en me relisant, je me rends compte que j’ai une fâcheuse tendance à être agressif...


      • appoline appoline 4 mai 2009 18:18

        @ Turututu,
        Tiens encore McNamara, décidément la surpopulation le titille ce triste sire. C’est aussi sur cette dernière que le nouvel ordre mondial ne s’étale pas trop. Il est clair que les thinks tank n’oeuvrent pas dans l’ombre en y incluant l’intégralité de la population. Vous faites allusion à Giap,en Indochine alors qu’il était ministre des affaires étrangères, s’est présenté de nuit pour assister à une réunion avec Leclerc et Ho, malheureusement il n’avait pas décliné son identité, il s’est vu « accroché » par mon père, suspicieux, comme quoi les affaires étrangères ne sont plus ce qu’elles étaient. 


      • Taïké Eilée Taïké Eilée 4 mai 2009 22:21

        @ Arthur Mage qui écrit  : "N’instruire qu’à charge dans un cadre journalistique, en s’appuyant, alors qu’on a plutôt soutenu la candidate socialiste lors des dernières présidentielles, notamment sur les idées et propos d’Aymeric Chauprade, qui a quant à lui soutenu la liste de Philippe de Villiers lors des dernières élections européennes et pense, tout comme l’auteur de ce texte, que les Etats-Unis ont commis contre eux mêmes les attentats du 11 septembre, c’est en effet être opposé de façon primaire et le dire, c’est le constater ; cela n’a rien de primaire.« 

        1° n’instruire qu’à charge ? la seule chose que je dénonce ici, c’est l’absence de débat devant le peuple par rapport à un changement de cap à ce point important pour l’UE. Sur le fond, faut-il se réjouir de la naissance d’un bloc euro-atlantique unifié ? une alliance continentale (avec la Russie notamment) était-elle préférable ? la préservation d’une réelle indépendance est-elle possible compte tenu de l’évolution du monde ? je n’y réponds pas. Comme je l’ai écrit, je donne essentiellement la parole à des opposants au projet de Grand Marché Transatlantique, car ils sont les seuls à avoir médiatisé le sujet. J’aurais été très heureux de citer ses promoteurs, qui constituent une écrasante majorité au Parlement européen, mais je n’ai pas trouvé trace de leurs déclarations publiques.

        2° s’appuyer sur un électeur de Villiers, alors qu’on aurait soi-même soutenu Royal ? d’abord, mon »soutien" à Royal est très relatif... j’avais seulement écit un article pour dire que je l’avais trouvée plus convaincante que Sarkozy dans le débat du 2e tour... Ensuite, je ne cite ici Chauprade que pour des faits qu’il rapporte (l’existence de réseaux transatlantiques et le passage qu’y ont fait les dirigeants des grandes instances de la mondialisation). Qu’il ait voté Villiers ou pas change-t-il quelque chose à la véracité de ces faits ?

        3° quant au 11/9, vous devez lire de travers... je ne sais pas ce que pense Chauprade, si ce n’est qu’il ne croit pas à la version officielle, et donne un certain crédit à l’idée que le complot d’Al-Qaïda aurait pu être manipulé par les Américains. Pour ma part, je n’ai jamais affirmé la thèse simpliste que vous dites.


      • Matozzy Matozzy 4 mai 2009 23:36

        Ne vous fatiguez pas Taiké Eilée. Arthur Mage n’a pas pour habitude d’argumenter sur le fond. Il choisi des associations douteuses qu’ils fomente lui-même pour essayer de diffamer un peu tout le monde. Plus personne ne lui accorde le moindre crédit.

        Il a repris du service depuis qu’il n’est plus systématiquement « caché » par le vote des lecteurs/commentateurs. Il était d’ailleur assez amusant de le voir systématiquement pleurer à la censure, sans jamais se poser la question de la bêtise ou mauvaise foi de ses argumentations.


      • Taïké Eilée Taïké Eilée 5 mai 2009 02:12

        @ Arthur Mage : lorsque je disais que je n’avais pas trouvé trace d’interventions publiques des promoteurs du projet, je voulais parler d’interventions médiatiques, adressées au grand public. Car, bien sûr, on trouve des informations en allant sur des sites d’institutions, rien n’étant secret, mais seulement très discret. Mais dans la presse grand public, les infos me semblent rares... or c’est ici qu’on serait en droit d’en trouver.

        Je n’ai jamais soutenu que les personnes que je cite sont neutres. D’évidence elles ne le sont pas, elles ont des positions politiques, parfois religieuses, très claires. Ce pourquoi il serait utile de contre-balancer leurs points de vue par ceux des promoteurs du projet... qui jusqu’ici ne se pressent pas sur les plateaux de télé pour nous en parler. N’ayant que le son de cloche des opposants, je l’utilise, d’autant que leurs interventions sont en général fortement documentées. Mais vous avez raison, on ne prend jamais assez de recul vis-à-vis de ses sources...

        Quant à la citation de La Boétie, elle n’est pas à prendre entièrement au pied de la lettre. Je dis que sans information (venant de nos politiques et des médias) sur les grands sujets que je survole dans cet article, on ne peut pas parler de vraie démocratie (puisqu’on vote en ignorant l’essentiel, qui se décide sans nous) et l’on n’est plus très loin de la tyrannie que La Boétie nous incite à ne plus alimenter de nos propres forces. C’est un beau texte dont je conviens qu’il a peu de chances de produire de véritables effets dans la réalité...

        Quant à la lutte anti-terroriste, elle n’est certainement pas qu’un prétexte dont usent les Etats-Unis (ou d’autres puissances) pour imposer leur domination, mais elle peut être aussi cela... instrumentalisée à d’autres fins. Ce qui ne remet pas en cause la réalité du terrorisme. Quant au 11/9, je me suis borné à soulever des questions légitimes, à présenter des informations parues dans la presse mais peu connues, et qui contredisent l’histoire « officielle », sans prétendre dire d’ailleurs si elles sont toutes justes. On peut difficilement me prêter la thèse que vous dites et que je disais « simpliste » à la lecture de mon article sur les services pakistanais... Il n’y a pour moi que de très nombreuses questions.

        Enfin, si j’avais relevé les erreurs de Royal dans le papier que vous citez, je relève également ici une possible erreur de Pierre Hillard (à confirmer) lorsqu’il dit que Philippe Val est membre de la Fondation franco-américaine. La liste de tous ses membres est en effet visible sur son site, et celui de Val n’y figure pas.

        Merci pour vos remarques.


      • Taïké Eilée Taïké Eilée 9 mai 2009 01:40

        Pas d’erreur de la part de Pierre Hillard, qui m’a écrit pour me préciser qu’il parlait en fait de Philippe Wahl (young Leaders en 1994) et membre à l’époque d’Havas. J’ai demandé à ce que mon erreur soit retirée de l’article afin d’éviter toute confusion.


      • unandeja 4 mai 2009 10:35

        Tous les délires d’expansionnisme ou de mondialisme ont toujours fini par s’écraser à la fin....je me demande si celui ci fera exception à la règle.... ;ce qui est triste c’est que une fois encore la peuple n’est qu’un pion inutile et méprisé.


        • HELIOS HELIOS 4 mai 2009 10:58

          Evidement j’ai voté « pour » cet article qui me plait bien, même si certains dfétails...

          Oui, mais voila, l’Europe, ce n’est pas la France, et il semblerai que parmi les 27, nous soyons plutôt isolé dans cette perception de l’intependance de l’Europe. Même que les anglais, ce porte-avion américain ancré définitivement au large de nos cotes, sont carrément opposé à cette autonomie et sont plutôt « unionistes » ...

          A partir de cette constatation, vouloir affirmer cette indépendance, c’est d’abord convaincre les 25 (26 moins les anglais) de la sincérité et de l’opportunité de notre attitude. Ce n’est pas evident bien sûr d’autant qu’une bonne partie des pays anciennement a l’est de l’Europe, issus du bloc communiste, sont plutôt pro-américains pour d’evidentes raisons qui ne nous motivent plus.

          Mais il y a aussi un autre aspect interressant qu’il faudrait prendre en compte, c’est l’avenir du monde occidental. Un bien grand mot certains me dirons, mais face aux difficultés actuelles où nous voyons des etats voyous, des paradis fiscaux (je sais, je sais...) qui fait que le meilleurs moyen de defendre nos valeurs, c’est encore de faire bloc ! A nous maintenant de gerer notre DIFFERENCE avec le pouvoir américain.

          A moins de choisir --- mais je me demande bien ou serait la valeur ajoutée --- de s’associer a l’Afrique et/ou a l’ouest de l’Asie hors Chine, pour faire une bloc que nos valeurs ne seraient pas a même de dominer (... quand l’Europe appliquera la charia), notre avenir est clairement avec les continents Americains, n’en déplaisent a ceux qui pretendent le contraire.

          J’en conclu rapidement que les élections européennes sont un vrai tremplin pour affirmer notre volonté et d’inflechir depuis l’interieur les orientations politiques, economiques, etc de la structure européenne. A nous de bien comprendre les enjeux et d’envoyer a Bruxelles/Strasbourg les gens les mieux armés et les plus competents pour defendre notre position.
          Il y a des enjeux de politique interieure, croit-on, mais la realité est probablement plus simple, car politique interieure française actuelle et l’Europe qu’on veut ou qu’on ne veut pas, c’est fort probablement la même chose. C’est surement pour cela qu’on n’en parle pas trop, pas assez...

          Vous serez tous, seuls dans l’isoloir, un peu comme en 2002 a vouloir du changement, du vrai changement --- peu importe si le choix fut douteux ou mal compris--- en juin prochain... sauf qu’en 2002 nous nous sommes laissés manipulés par un président qui avait 65% de desapprobation (Sarkozy en a 64% ce lundi matin) et au final, nous n’avons pas eu les couilles de valider notre choix et c’est avec 82% qu’il fut reelu. Belle operation n’est-ce pas ?

          Alors, ne faisons pas pareil. le type d’election n’est pas identique, il n’y a pas plusieurs tours, votons immediatement pour ceux qui portent nos valeurs, personnellement, mais vous n’etes pas comme moi, pas tous du moins, je ne supporterai pas ni l’UMP, ni le PS pas plus que les partis de Besancenot etc... je vais avoir du mal, c’est sûr, mais je voterai et je choisirai...


          • copainsky 4 avril 2011 14:35

            Faire bloc ! Alors là je partage complètement ton avis, si on veut en finir avec les paradis fiscaux et différentes dérives du système financier, il n’y aura que la mobilisation. Les peuples ont un grand pouvoir politique dans la mesure où ils s’unissent, peu importe l’obédience, pour un interêt commun. www.aidonslargent.org


          • robin 4 mai 2009 11:17

            Ca fait des années que ceux qu’on appelle dédaigneusement les conspirationnistes nous ont annoncé les différentes étapes de la mise en place de la dictature mondiale, qui se déroule pourtant tranquillement sous nos yeux , discrètement mais factuellement et dont les médias sont complices soit par intérêt bassement matériel, soit par incompétence, soit par panurgisme, mais je crais que le jour où on les prendra au sérieux (les conspirationnistes) il ne soit trop tard !


            • Walden Walden 4 mai 2009 12:48

              Voire... Pas besoin d’être conspirationniste pour observer que les lobbies des entreprises multinationales dictent désormais la plupart des décisions politiques majeures aux Parlements occidentaux.

              La souveraineté populaire se voit ainsi progressivement confisquée, ne laissant plus qu’une coquille vide de démocratie afin d’illusionner les citoyens-spectateurs réduits au rang de consommateurs volontairement asservis.
              -------------

              Félicitations à l’auteur pour ce remarquable article de fond.


            • appoline appoline 4 mai 2009 18:22

              @ Robin
              Et bien oui, très cher, quand nous parlons de ce qui gêne, on nous traite d’illuminés, quoique le terme ne soit pas très adapté ; d’autres diraient bien que nous sommes finis au pipi de chat.


            • robin 4 mai 2009 11:19

              Voici un lien avec une vidéo très instructifs pour les naifs qui croient encore à la gueguerre droite-gauche attrape nigauds :

              http://911nwo.info/2009/01/14/conference-du-20-decembre-2008-vers-un-gouvernement-mondial-par-pierre-hillard/


              • FR-ank FR-ank 4 mai 2009 11:50

                Felicitations, tres bon article source sur cette servitude europeenne a la grande puissance etasuniennedecide par nos pseudo-representant sense representer nos interets. Comment en est-on arrive a, ce tel point de non-retour ?
                on n’arrete pas de le dire avec newropeans, mais tres tres dure a se faire mediatiser.
                newropeans : 1er parti transeuropeen fait par et pour le citoyen europeen mis un peu + en avant que l’argent-dette tout puissant.

                Ensemble, reprenons l’europe au 7 juin 2009.


                • Forest Ent Forest Ent 4 mai 2009 11:54

                  Article fourre-tout qui a, sur le fond, 15 ans de retard. L’intégration occidentale s’est faite il y a 15 ans avec les accords de Marrakech et de Copenhague, et le traité de Maastricht. Contrairement à ce que dit l’auteur, les mouvements actuels ne visent pas à la renforcer, mais à lui éviter de sombrer corps et biens, suite au vaste mouvement de protectionnisme que la crise créée par cette intégration a engendré.

                  Aujourd’hui, les US ne recherchent plus nécessairement un leadership mondial, mais affrontent le vieux démon de l’isolationnisme.


                  • appoline appoline 4 mai 2009 18:27

                    @ Forest,
                    Oui mais les moyens de communication ont évolué depuis 15 ans et réagir même tardivement n’est peut-être pas totalement vain.


                  • Yvance77 4 mai 2009 11:56

                    Salut,

                    Putain les bras m’en tombent. J’ai consulté le calendrier et nous sommes le 4 Mai 2009 pas le 1er Avril, car dès les première j’ai cru à une bonne blague de potache de l’auteur.

                    Auteur qui au demeurant à fait un remarquable travail. Sincèrement j’ignorais cela, et j’espère que ceci n’es qu’une vaste plaisanterie ... mais cela ne semble pas le cas.

                    Puis il y a une question toute conne qui vient.

                    Un parlement élu avec si peu de votants comment peut il ensuite se prévaloir d’une once légitimité vis à vis de tous les peuples d’Europe (ou presque) ?

                    Quant à ce connard de Mage laissez le en paix, manger les boules de Georges Bush c’est tout ce qu’il a su faire de sa vie de minable.

                    A peluche ... et en avant la Révolution


                    • Yvance77 4 mai 2009 11:58

                      ... car dès les premières lignes

                      petit oubli désolé.


                    • JahRaph JahRaph 4 mai 2009 12:02

                      @l’auteur : article passionnant, très bien écrit.

                      La seule porte de sortie de ce processus d’intégration transatlantique, c’est 2012, et c’est en France.

                      Le protectionnisme n’est pas l’ennemi. Combattre le protectionnisme de manière dogmatique, c’est faire le jeu de feu Milton Friedmann, un des pires économistes du 20ème siècle (ses théories ont été mises en application dans certaines dictatures d’amérique du sud, voir l’excellent livre de Naomi Klein, la stratégie du choc, sur le sujet).

                      Donc je ne comprends pas bien, cher Forest Ent, ce que vous appelez « le vieux démon de l’isolationnisme ».


                      • Forest Ent Forest Ent 4 mai 2009 12:13

                        Arf. Je l’ai déjà décrit dans cinq ou six articles. C’est une simple lecture de l’histoire de 1929 à 1936. Le libre-échange crée la crise. Une fois celle-ci venue, tout le monde rentre la tête. Ceux qui y avaient cru et exporté sont désemparés. En 1936, le Japon a envahi la Chine. Le risque est le même aujourd’hui. Vous penseriez quoi à la place des chinois à qui on dit que leurs usines ne servent plus à rien, qu’ils n’ont plus d’emploi, que leurs économies en dollars ne valent plus rien, etc ... ? Les crises ne sont pas des transitions vers des mondes meilleurs. Ce sont des suites de drames humains qui conduisent à des choses différentes et des tas de gravats ;


                      • jeanclaude 4 mai 2009 13:36

                        Et alors ? Mérite le leadership mondial celui qui fait ce qu’il faut pour. Si les européens ne parviennent pas à s’unir assez rapidement pour co,ntrebalancer la puissance américaine, c’est tant pis pour eux.

                        Et ils n’en seront pas nécessairement plus malheureux dans les années qui viennent.

                        Tout cela ne fait pas plaisir aux anti-américains - quelles que soient leur conviction.

                        J’ai lu votre article très rapidement. Mais accuser les socialistes de lâchage ( ou j’ai mal compris), c’est en faire des boucs émissaires faciles.

                        Le positionnement de la France, depuis le simulacre gaulliste, c’est tout simplement la réalité qui rattrape une nation dont les citoyens n’ont plus l’ambition et dont l’état n’a plus les moyens d’être un tout grand.

                        En tout cas je préfère être lié à/par l’amérique à l’ex-union soviétique.


                        • JahRaph JahRaph 4 mai 2009 13:55

                          @jeanclaude :

                          « En tout cas je préfère être lié à/par l’amérique à l’ex-union soviétique. »

                          Si je vous dis que je préfère être un enfoiré qu’un en...ulé, vous trouvez que c’est un bon raisonnement ?


                        • dom y loulou dom 4 mai 2009 15:06

                          vous vivez encore, jean-claude, dans le cadre de pensée qui fut établi durant la guerre froide, qui n’a jamais existé, qui elle aussi ne fut qu’un simulacre maintenant les populatins dans la peur.

                          En l’occurence ce sont les chinois les puissants aujourd’hui et s’il me faut choisir un bord entre deux empires je préfère une nation qui cherche la coopération tous azimuts qu’à des gens qui trouvent normal de tuer des gens tous les jours, simplement parce que leurs commanditaires sont des marchands darmes. plus insensée comme perspective on aura rarement vu.

                          Obama a déjà rompu TOUTES ses promesses électorales.

                          Qu’on sorte de cette hypnose infecte, de ce leurre supplémentaire.

                          La désillusion sera à la hauteur des attentes et ce type c’est du vent, un écran de fumée devant les bourreaux de ce monde. Vous n’avez pas vu les affiches de sa campagne « yes we can ? » desc ouleurs rappelant l’ère hippie, mais délavées, comme si les couleurs en soi faisaient mal à leurs mirettes.

                          Maintenir l’hégémonie americaine à tout prix, voilà leur credo et l’europe pourrait se distancier au lieu de se faire embarquer bêtement dans un trip complètement fasciste.

                          C’est dont on voulait déjà vous prévenir il y a huit ans et qui amena finalement cette chose hybride appelée TCE. L’europe peut toujours s’affirmer, si ses populations le voulaient, avec un appui chinois aussi apparent. Et pas , comme on nous le sert systématiquement en « peuple européen uniformisé » puisque c’est justement l’optique impérialiste de la main-mise sur l’europe, mais dans l’affirmation et la revendication des différences et le soin du multiple au lieu du tout hamburger et bombes au napalm.

                          L’occident n’a pas que des ennemis et l’intelligence est toujours la denrée la plus recherchée en ce monde.

                          Nous ne serons pas tous les vassaux lobotomisés de la reine des crapauds.

                          Et elle règne sur l’angle-terre des banksters... la terre d’angles... la grande pyramide et tout ce système pyramidal fait de sous-fiffres et de sous-sbires technocrates agresse quiconque porterait une perspective sociétale ayant un autre fonctionnement que cette hiérarchie millénaire infâme, quiconque porterait encore une velléité d’indépendance intelectuelle face à l’aplatissement qu’opère la pensée médiatique, le bourrage de crâne quotidien.

                          les sous-sbires ne voudraient-ils donc pas accéder à autre chose que des vies d’esclaves vouées à des mensonges puants ?

                          le christ nous disait que la vérité nous libèrerait, c’est vrais. encore faut-il la chercher la vérité et ne pas croire qu’elle équivaut à mille stupidités servies comme des essentiels.

                          On ne construit pas une civilisation durable sur la base de mensonges ni n’assure-t-on l’avenir en pourchassant des coupes dans des concours ni ne peut-on espérer de paix en faisant tonner des armes. cela ne fait qu’engendrer une société qui ne fait que s’écrouler sur elle-même toute la journée.

                          Et ensuite on s’étonne que tous les essentiels sont gommés les uns après les autres, mais tant que les « entertainments » seront plus importants que les essentiels de la vie, aussi longtemps nous verrons la civilisation s’effondrer et les mauvais penchants diriger une vile machine de guerre, seul élément qui est encore vraiment entretenu par les tenants du système. Les médias et les militaires. tout les reste est mis en cause et malmené.

                          Quel genre de société est-ce là d’après vous ? 

                          Vous ne voyez donc pas à quel point tout est devenu insensé ?


                        • Grandghana 4 mai 2009 23:48

                          « J’ai lu votre article très rapidement »

                          Quel manque de respect envers l’auteur que d’avoir lu rapidement un tel article de fond et ensuite se permettre de faire des commentaires à son sujet.
                          Que dire de la fin de votre post ? Archaïque, réactionnaire, passéiste... Nous avons le choix dans les qualificatifs. Aucune raison de fond n’est même avancée pour argumenter votre choix des US vs CCCP (quitte à faire dans le vintage allons y gaiement !). Cela eut été intéressant.
                          Idem pour le « simulacre gaulliste ». Cela n’est pas ma famille politique (notez qu’aujourd’hui je me définirais simplement comme un humaniste) et il est certain que le gaullisme a engendré ou alimenté certains travers (ex : ce n’est pas le Général qui aurait poussé à un paysage médiatique libéré ; contrairement à Paris smiley) Néanmoins j’aimerais que certains aspects du gaullisme puissent revenir à l’honneur type la probité, la décence, la vision... Là encore pas d’argumentation pour accompagner votre anathème. Dommage car c’est cela qui permet le débat.

                          Je suis prêt à parier que vous croyez aux conclusions de la commission d’enquête officielle sur les évènements du 11/09. Je fais un autre pari : que je vous hérisse les poils en vous parlant de Thierry Meyssan et de sa thèse contradictoire sur cet évènement marquant.
                          Pourquoi cette (très légère) digression ? Tout simplement pour vous dire que Monsieur Thierry Meyssan est un spécialiste de géopolitique renommé et très écouté en Russie (et c’est loin d’être le seul pays). Un programme télévisé récent s’appuyant sur ses travaux à réunis des dizaines de millions de téléspectateurs et s’est placé en pôle position au niveau de l’audimat local. Ses conférences font le plein. Tout cela pour vous dire qu’en l’occurence nos amis Russes sont peut être plus ouverts (signe d’intelligence de mon point de vue) et moins naïf que ne l’est une grande partie de la population Française.
                          Et lorsqu’on parle de culture général on est loin de penser Etats Unis alors que nos amis Russes de tout temps ont eu sérieuse réputation en ce domaine.

                          Bref, évitons de tomber dans un discours d’inspiration mcarthyste pour garder un peu de hauteur dans nos échanges. Ce sujet et cet article le méritent.

                          Je profite d’ailleurs de ce post pour féliciter vivement l’auteur. Travail remarquable sur un sujet de tout premier plan. Je me targue de posséder quelques connaissances sur ce sujet. Là, je suis bluffé par votre synthèse sur le fond et je suis fan de votre style d’écriture sur la forme. Du nectar  !!!


                        • ASINUS 4 mai 2009 14:05

                          bonjour taiké eilé demonstration impeccable j ai tout compris c est vous dire ;
                          juste l adjectif servile dans le titre que penseriez vous de vassale ? nous fournissons
                          les suppletifs sur le lime de l empire et notre minicaudillo fait hommage à son
                          noir suzerain pour peu que celui ci le laisse regner sur sa principauté bananniere


                          • Pacalvotan Pacalvotan 4 mai 2009 14:07

                            Ce monde est foutu. Dans 100 ans la France fera partie de l’Histoire, en tant que collaborateur de l’anéantissement mondial. Le « pays des droits de l’homme », un titre usurpé.


                            • appoline appoline 4 mai 2009 18:31

                              @ Pacavoltan,
                              Qu’est-ce qu’on en a à foutre, dans 100 ans, on sera ailleurs (lol)


                            • dom y loulou dom 4 mai 2009 14:29

                              etienne de la Boétie parlait sans doute de Bonaparte n’est-ce pas ?

                              parce que aujpurd’hui les tyrans sont au pluriel, ils forment un groupe hégémonique qui n’a pas d’histoire officielle parce qu’ils se sont toujours camouflé durant toute l’histoire pour bien brouiller les pistes et les esprits, finançant hardiment Hitler et armer en même temps les alliés contre lui.

                              Ce ne fut que la version la plus apparente de ces malversations issus du mensonge gros comme le monde lui-mêe.

                              On se demande quand même pourquoi cela semble tellement difficile de lire un texte qui aurait changé toute la course de l’histoire si l’humanité voulait bien s’intéressr à ses origines et trouver des ressources insoupçonnées en elle-même.

                              Si vous ne le faites pas, vous serez toujours victimes des mystificateurs et c0est leur arme la plus efficace contre toute opposition, la mystification intérieure, la spiritualité abaissée au niveaundes peurs animales est le pilier de leur pouvoir.

                              Et un texte de vérité se tient là, à l’aube de ce que nous croyons le début de l’histoire... tandis que l’histoire s’arrêtait alors pour laisser plavce à la barbarie la plus cruelle. Depuis 4000 ans.

                              Avant. Il y avait un avant et nous allons vers lui, fatalement. Consciemment ou inconsciemment. Si c’est inconsciemment nous reproduirons fatalement la « faute originelle » dont parle le sumérien pour avertir les descendants de notre temps. voilà ce qui fut caché sous des tonnes de rajouts, de recopiages bâclés, de transcriptions hasardeuses et/ou carrément fausses ou inventées de toutes pièces.

                              mais le faitmême qu’un texte aussi important ait été interdit, camouflé, gommé pendant 4000 ans doit nous montrer sa véracité sans failles. Aucun ancien texte n’est plus précis que lui et si votre avenir vous importe lisez-le !!!

                              « the lost book of Enki »
                              traduction par Zecharia Sitchin

                              Un texte qui nous montre que durant toute l’histoire de l’humanité nous n’avons que essaié de nous récupérer d’un cataclysme nucléaire qui fut la véritable « faute originelle » et qui réduisit l’humanité à l’esclavage.

                              En plein milieu de ce qu’on nous a montré comme une évolution lente, en plein supposé âge de la pierre s’élève la voix d’Ea, qui reçut le titre d’Enki sur terre, combattue depuis lors, toujours de nouveau, chaque vérité à chaque nouvelle génération, chaque vérité qui doit ramener les aom à eux-mêmes, à leur plein potentiel, tel qu’il fut voulu par les concepteurs d’origine et non ce qu’en ont fait les anges déchus, la voix de la vérité bafouée, écrasée et tout l’attiral médiatique est apparu dans cette optique manipulatrice.

                              Il faut le voir, connaitre ce récit, parce qu’il n’y absolument rien de plus important dans la minute que nous vivons sur ce monde.

                              De notre mémoire dépend notre avenir. C’est pour cette raison qu’on nous détruit les neurones avec de la chimie tous azimuts, afin de nous empêcher de nous récupérer nous-mêmes !!!

                              Faites cet effort, on vous en supplie pour vous-même.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 mai 2009 14:47

                                Le problème avec cet article est qu’il mêle tout et n’importe quoi à titre de commentaire négatif sans donner le moindre contenu concernant un tel accord pour la bonne raison qu’il n’existe pas encore.
                                 
                                Comme toujours, tout dépendra de son contenu en fin de course et des structures de décision que mettra en place un tel traité ; mais aussi de la politique américaine dont il est rappelé qu’elle ne devrait et ne pourrait plus être celle de Bush (unilatéralisme) .

                                Quant à la nécessité de cet accord elle s’impose justement pour réguler le capitalisme mondial qui ne connait aucune frontière, de même pour traiter la question écologique nécessairement mondiale et la lutte contre le terrorisme international.

                                Du reste un tel accord informel est déjà en cours de constitution du fait même de cette nécessité ; or il vaut toujours mieux un traité formel au fonctionnement transparent auquel les parlements européens seraient associés qu’une alliance des états au pouvoir occulte.

                                L’anti-américanisme systématique ou le souverainisme franco-français ou européano-européen est une niaiseraie politique dans un monde dors et déjà global : la gouvernance mondiale est inévitable à moins de se et de nous rendre impuissants face aux problèmes mondiaux.

                                Attali a raison sur de ce point !


                                • monavis 4 mai 2009 17:46

                                  Quant à la nécessité de cet accord elle s’impose justement pour réguler le capitalisme mondial qui ne connait aucune frontière, de même pour traiter la question écologique nécessairement mondiale et la lutte contre le terrorisme international.

                                  ----

                                  Tu crois encore au monde des bisounours ? Ou joues tu à l’idiot utile du mondialisme  ?

                                  Peut-être un peu des deux ?

                                  Tous les institutions mondialisées sont bien plus destructrices que créatrices.

                                  Je t invite à voir le film ’let s make money" en ce moment au cinéma et à écouter l’interview de john perkins qui ne se cache même plus pour expliquer comment fonctionne la mafia financiere mondialisée dont il fait partie.

                                  Et il ne s’agit en aucun cas de faire de l’anti américanisme car le peuple américain est tout autant dans la merde que nous dans cette globalisation. Ce sont les élites qui ont le cul posé sur les chaises des institutions internationales qui sont les criminels, pas le peuple abruti par les médias qui ne comprend pas un copec de ce qui arrive.
                                  Donc argument totalement stupide.


                                • Antoine Diederick 4 mai 2009 22:55

                                  Le souverainisme est en effet limitant et c’est dommage que ceux qui réagissent contre certaines formes du convenu , du scénario annoncé sont souvent les personnes qui cultivent quelques extrêmes. Toutefois, cette constatation n’enlève rien à la pertinence de leurs réflexions tandis que parfois leurs prétentions ou convictions ne sont pas toujours fondées....ou encore réalisées...

                                  Ces personnes sont cependant à écouter, un peu comme des lanceurs d’alerte dans le ron-ron du lissage des idées et des comportements attendus....


                                • Grandghana 5 mai 2009 00:26

                                  Parce que vous croyez franchement que la bonne attitude est d’attendre encore avant d’émettre le début d’une objection sur un tel sujet. Monavis a raison (au moins de poser la question) : vous vivez chez les bisounours !

                                  Réveillez vous Monsieur. Lorsque je lis votre post j’ai l’impression de lire la propagande servie par le payasage médiatique autorisé. Bientôt vous allez m’avancer que la terre a un vrai problème avec ses plus de 6 milliards d’individus et qu’il pourrait être intéressant d’écouter des gens comme Y. Cochet à ce sujet. Bon sang mais où va t-on ???

                                  "Du reste un tel accord informel est déjà en cours de constitution du fait même de cette nécessité ; or il vaut toujours mieux un traité formel au fonctionnement transparent auquel les parlements européens seraient associés qu’une alliance des états au pouvoir occulte.« Encore le monde des bisounours en action. Parce que vous croyez encore au rôle et au pouvoir des parlements européens. Je prends un seul exemple : pensez vous que le Parlement Français est libre de ses choix ??? Hadopi vous connaissez peut être...

                                  Vous croyez aussi que la fin du mandat de Bush va signifier du mieux pour les USA. Enfin c’est ce que je crois discerner à travers votre 2ème paragraphe. Pfffffffff Bisounours world quand tu nous tiens... Obama is Savior ? Je ne peux même pas rigoler. Cela est trop grave.

                                   »Niaiserie" et Attali cela rime. Parce que être dans le rôle du petit cochon à côté de l’abattoir qui se fait une fête d’être le prochain, avec certains de ses potes à groin, à pouvoir profiter d’un bon de sortie vous appellez cela comment vous ? Si vous n’avez pas trop peur de sortir de la masse je vous conseille la lecture des Livres Jaunes. Mais allez y mollo car je ne voudrais pas être à l’origine d’une crise cardiaque.
                                  Et pour finir avec le top mondialiste Attali, un des fossoyeurs du PS en tant qu’éminence grise et sherpa de feu F. Mitterrand, peut être êtes vous une de ses groupies. Cela expliquerait un tel aveuglement sur les thèses que défend cet homme là. Vous parliez de pouvoir occulte. Demandez donc justement à l’ex Sherpa ce qu’il en est vraiment des forces qui gouvernent le monde. Malheureusement lorsqu’on lui pose franchement la question cet homme à l’art du contournement. Bizarre ce comportement si on a la conscience tranquille et si on est un véritable adepte du débat politique. La preuve :
                                  http://www.alterinfo.net/Attali-face-a-We-Are-Change-Paris_a31041.html

                                  je referme ici le dossier Attali. Nous aurions beaucoup trop de points à traiter.


                                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 4 mai 2009 14:57

                                  Article extrêmement lourd à digérer et qui ne délaye pas la question : Faut-il voter, et pour qui ?

                                  Le Réseau politique transatlantique...est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsoft, Daimler Chrysler, Pechiney, Michelin, Siemens, BASF, Deutsche Bank, Bertelsmann."

                                  Michelin est la seule entreprise française où même le président de la République n’a pas droit de cité. Il doit faire l’objet d’un protocole très précis pour la visiter. Cela sous-entend deux hypothèses : Ou bien l’entreprise est déjà d’obédience mondiale et donc fermée à l’Etat et à la curiosité du citoyen, ou bien l’entreprise use du secret, ce qui lui assure autonomie et l’avance industrielle qui y est liée. Michelin s’est d’ailleurs retirée de la compètition notamment en Formule 1 puisque sa position de numéro 1 mondial du pneu est sa meilleure publicité.

                                  Votre affirmation traduirait donc, que les clients de ces consortiums industriels comptent plus que les votants à ces élections. Si tel est le cas, il n’est pas étonnant que le soutien médiatique soit absent et inutile, mais surtout, il parait donc évident que pour réduire l’influence de l’alignement transatlantique, c’est de ces marques industrielles dont il faut se détourner. Pour cela, il est un moyen extrèmement simple à mettre en pratique dès à présent...Boycotter toutes les pubs.

                                  La pub est résolument une campagne permanente à l’usage des plus gros pour manger les petits, qu’ils soient, entreprises privées, ou partis politiques. On peut ne pas voter, évidemment, mais cela ne sert à rien si l’on consomme quand même. Il est donc important de voter, afin de ne pas laisser que les voix des seuls militants soumis décider, mais surtout, pour les petits partis, les seuls non liés aux intérêts atlantistes. D’ailleurs, José Bové, ( 1,67 % des votes en 2OO2 ), a généré à lui seul le mouvement à l’encontre du géant Monsantrop...http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur

                                  On a toujours besoin d’un petit pois chez soi...heu, pardon, d’un plus petit que soi...http://www.letransmuteur.net/l-homme-qui-parle-avec-les-plantes/ . Cette histoire ne dit pas si cet homme fait pousser des petits pois d’un kilo...Ce serait amusant, n’est ce pas ?

                                  Pensez-y avant qu’il ne soit trop tard. L.S.

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Taïké Eilée

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