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Accueil du site > Actualités > International > La souveraineté : une lueur d’espoir pour le Québec

La souveraineté : une lueur d’espoir pour le Québec

La souveraineté du Québec représente une lueur d’espoir pour la province francophone du Canada, qui est encore allumée dans le cœur de beaucoup de Québécois. Malgré les accusations portés envers les partis qui la véhicule, ou les troubles politiques éprouvés au cours des dernières années au sein des gouvernements, cette indépendance continue de faire rêver ceux qui croit à l’autonomie décisionnelle reliée aux lois, à la gestion du territoire, aux impôts et à la protection de son environnement. De plus, les indépendantistes souhaitent l’appartenance de leurs ressources ainsi que la protection de la culture québécoise, qui définit l’identité de leur peuple.

 En premier lieu, l’autonomie est la valeur mis à l’avant-plan par le mouvement souverainiste en ce qui à trait aux décisions prises par le gouvernement au nom de son peuple. Tous les impôt récoltés aux contribuables sont envoyés actuellement à Ottawa et sont utilisés à des fins qui ne servent pas toujours les intérêts du Québec. En illustration, le gouvernement Harper a récemment préféré financer l’industrie de l’automobile en Ontario plutôt que l’industrie forestière au Québec, qui est un moteur économique essentiel à la santé financière de notre province. Ce choix est posé stratégiquement, au niveau du bassin d’électeurs des conservateurs, car celui-ci est beaucoup plus important en Ontario qu’au Québec, comme l’a clairement démontré la vague orange qui a déferlée aux élections fédérales de 2011. Un autre exemple constitue les contrats maritimes pour les frégates et les bateaux, octroyés à Halifax et Vancouver et représentant des retombées de 33 milliard de dollars, qui démontre à nouveau que nos impôts sont investis dans les chantiers hors-Québec. Pourtant, le Fleuve St-Laurent est un cours d’eau important pour notre économie, comportant des ports rentables, notamment a Québec et Montréal, qui sont très déterminants au niveau, entre autres, de l’importation et l’exportation de marchandises. Si le Québec serait en mesure de faire ses propres choix, il aurait alors la possibilité d’investir l’argent provenant des impôts dans des projets qui œuvre afin que les retombées financières reviennent au Québec

Deuxièmement, l’appartenance de nos ressources est une cause qui tient à cœur aux indépendantistes. Un des buts d’un gouvernement souverain est de faire davantage participer le Québec dans certains projets d’exploitation. En effet, en raison de son simple statut de province, le Québec est mis de côté dans plusieurs décisions reliées aux projets qui répondent à des objectifs de développement économique rentable et durable pour le Québec. Dans ce sens, la déclaration qu’a faite Maître chez nous au 21e siècle, une équipe constituée de québécois qualifiés dans plusieurs domaines, reconnaît le patrimoine collectif que nous ont légué nos chefs d’état entre les années 40 et 60, qui est constitué de la nationalisation des entreprises d’ici le but qu’ils soient gérées par des Québécois. De plus, ils reconnaissent également la prise en charge de notre potentiel énergétique à partir de 1944 et la nationalisation des infrastructures de production, distribution et transport d’électricité et de gaz naturel. Considèrent ces faits, Maître Chez nous exige donc que le gouvernement reprenne immédiatement possession de ces droits d’exploitation de nos ressources énergétiques, qui constituent notre bien commun. La déclaration est notamment approuvée par Greenpeace, organisme reconnu luttant contre la protection de l’environnement, ainsi que le Parti Québécois, Québec solidaire ainsi que plusieurs personnalités publiques de la société québécoise.

Par la suite, la protection de la culture est l’argument qui semble le moins controversé dans le débat de la souveraineté. En effet, peu nombreux sont ceux qui nient que la culture québécoise est en position précaire à l’heure actuelle. Tout d’abords, la souveraineté soutient qu’il est primordial de protéger inconditionnellement la langue française, qui est l’image des origines du peuple Québécois, faisant ainsi partie intégrante de notre identité au sein de la société. La Charte de la langue française, adoptée en 1977 sous le pouvoir de René Levesque, investigateur du mouvement séparatiste, est de plus en plus ignorée de nos jours. Par exemple, il est absolument inacceptable de tolérer l’affichage publicitaires inscrit uniquement en anglais tapisser le décor urbain de la métropole québécoise, Montréal. Cette situation encourage la perte de la langue au profit de l’anglais, qui est par surcroît beaucoup plus utilisée dans le monde des affaires ainsi que par la majorité de la population immigrante, considérant son statut de langue universelle. Sans pour autant dénigrer l’utilisation de l’anglais comme langue seconde, la souveraineté permettrait aux citoyens de conserver la langue de leurs ancêtres prioritaire, non seulement dans le domaine économique de la publicité, mais également au titre de langue maternelle pour la nouvelle génération, afin que les québécois conservent leur identité culturelle.

Quatrièmement, le gouvernement canadien dirigé par Stephen Harper ne semble pas placer la protection de l’environnement dans ses priorités, préférant subvenir à l’achat d’avions de chasse ou renforcer le système judiciaire que de concentrer ses efforts sur l’écologie. Pourtant, les scientifiques, journalistes ainsi que citoyens du monde s’entendent pour dire que le constat sur les réchauffements climatiques est alarmant. Effectivement, la surconsommation sur la planète amène celle-ci à se détériorer de jours en jours. Le protocole de Kyoto, une entente réunissant plusieurs pays sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, n’est pas respecté par les Canadiens, ce qui fait du pays une honte au niveau du respect de ses objectifs. Par contre, si le Québec deviendrait un pays, il pourrait alors décider, par exemple, de l’impact qu’il doit avoir pour réussir les objectifs établis par Kyoto. En ce sens, un grand rassemblement se tiendra le 10 décembre 2011 à Montréal, qui réunira des gens qui véhiculeront un message clair au gouvernement Harper : les québécois souhaitent la participation active de notre pays au protocole de Kyoto. Cet événement prouve que les québécois n’ont pas les mêmes priorités environnementales que le gouvernement canadien, ajoutant ainsi aux contradictions qui caractérisent les différentes visions du peuple québécois et du gouvernement qui est à sa tête.

Par surcroît, plusieurs films tels que « Chercher le courant », ainsi que une multitude de reportages, vantent le potentiel des énergies propres qui peut se développer au Québec et démontrent que les Québécois adhèrent au mouvement qui vise la protection de notre environnement. On cite par exemple l’énergie éolienne ou l’énergie solaire qui est abondante dans la province, au même titre que les pays d’Europe, tels que l’Autriche, l’Allemagne ou la Turquie, au sein de lesquels ces alternatives énergétiques sont placées au cœur des décisions prises par ces pays. Par ailleurs, des micro-entreprises québécoise entreprennent des solutions pour sauver la planète en transformant le lisier de vaches en substitut écologique pour le charbon, ou bien en transformant les déchets en pétrole comme l’avance Enerkem, située à Sherbrooke. Ces initiatives démontrent donc le désir des québécois de s’investir dans l’utilisation des énergies propres, suivant les modèles de nombreux pays européens qui ont implanté plusieurs alternatives pour contrer la consommation des ressources naturelles épuisables qui contribuent à la détérioration de la planète.

Les gens en défaveur de la souveraineté citeront plusieurs arguments à lesquels les réponses sont abondantes. Par exemple, plusieurs diront qu’il est important de régler en premier les problèmes éprouvés par notre province actuellement. Jean-Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska et fondateur d’Option nationale, un parti récemment fondé essentiellement dans le but de promouvoir les avantages de la souveraineté, répond en disant : « La souveraineté n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour régler tous les autres problèmes. » Cette citation est puissante puisqu’effectivement, il est juste de constater que chaque pays éprouve leurs problèmes en permanence, et la souveraineté permettrait justement d’y faire justement face afin de les résoudre selon la façon dont le peuple québécois le décidera. De plus, plusieurs disent qu’on doit essayer d’améliorer le gouvernement fédéral actuel en imposant nos idées avec plus de conviction. Pourtant, Jean-Martin Aussan répond à nouveau à ce contre-argument en soutenant judicieusement qu’il est bien futile de s’entêter à améliorer les capacités d’un autre peuple à nous gérer, puisque que nous seriont en mesure de le faire selon notre volonté. Les craintes éprouvés par les québécois de faire de leur province un pays sont normales, mais il est temps que le peuple québécois démontre du courage afin de bénéficier de tous les avantages de ce projet, considérant le dicton populaire « Qui risque rien n’a rien ».

Dans un autre ordre d’idée, d’autres prétendront que l’économie du Québec n’est pas assez grosse pour soutenir la séparation de la province. Pourtant, le Québec pourrait faire partie du 10 % des pays riches de la planète. En effet, selon l’économiste Pierre Fortin, reconnu pour avoir été nommé économiste s’étant le plus démarqué au Québec dans les dernières années, la situation économique des Québécois n’a rien à envier de celle de ces voisins américains ou ontarien. Dans un article récemment publié dans l’Actualité, on apprend que la pauvreté absolue est moins répandue au Québec qu’elle ne l’est en Ontario et aux États-Unis. De plus, les inégalités entre riches et pauvres sont moins prononcées au Québec qu’en Ontario et aux États-Unis. Il ajoute également que la concentration de la richesse est extrême aux États-Unis, moins prononcée en Ontario, et encore moins au Québec. Ces trois conclusions, basées sur des chiffres réels et une étude minutieuse de la situation financières des citoyens partageant le territoire de l’Amérique du Nord, prouvent clairement que la population québécoise a les moyens de devenir indépendants, et ce, sans mentionner entre autres, le faible taux de criminalité ainsi que des avantages sociaux dont notre peuple bénéficie. De plus, notre santé financière diversifiée repose sur plusieurs domaines, notamment l’exploitation de nos ressources qui sont abondantes, rependues aux quatre coins de notre vaste territoire. Dans cette optique, nous sommes assurées d’avoir des retombées provenant de l’expertise et le savoir-faire des québécois, en ayant toute les possibilités pour le faire.

Finalement, certains diront que la population québécoise n’est pas assez nombreuse pour former un pays. Pourtant, il est facile de répondre à cet argument avec des faits : le territoire du Québec est plus grand que 22 des 27 pays de l’union européenne unis ensemble. La population de 8 millions de citoyens fait du Québec une province plus nombreuse que la majorité des pays dans le monde, ce qui le situe au 89e rang sur 193 pays au total. Ces arguments qui citent donc la grandeur démographique du Québec sont des mythes, facilement vérifiables selon des statistiques réelles. La population québécoise n’a donc pas à avoir peur de sa position, comparée aux autres pays autour de la planète et de plus, ne doit surtout pas minimiser son pouvoir et son influence sur le monde qui l’entoure.

Des grands noms qui ont marqué l’histoire du monde par leur philosophie, tels que John Locke, Jean-Jacques Rousseau ainsi que Thomas Hobbes, parlent avec ferveur dans leurs écrits de la souveraineté de chaque nation, qui est selon eux légitime à chaque peuple. En effet, ils élaborent sur l’importance de gérer leurs pays respectifs selon les valeurs du peuple qui l’occupe, à l’image du Québec, qui pourrait être géré par les québécois. Ils sont donc plusieurs philosophes à croire en la grandeur d’un peuple, sa fierté, son autonomie et son respect, qui sont des qualificatifs véhiculés par toute société qui proclame la souveraineté de leur territoire. D’ailleurs, Hobbes écrit dans Éléments de la loi naturelle et politique, publié en 1642 : « la puissance et le droit sont liés à la Souveraineté par une connexion inséparable. ». Cette phrase démontre son opinion sur le fait que la souveraineté d’un peuple lui octroie littéralement sa puissance. Dans cet ordre d’idée, ces grands penseurs des derniers siècles auraient sûrement peu d’objectif à la souveraineté puisqu’ils défendent celle de leur nation avec force, et trouveraient donc légitime que nous défendions la notre au même titre.

Plus près de chez nous, plusieurs auteurs importants au Québec font la promotion de la souveraineté à travers leurs écrits. Dans cette optique, ils se sont rassemblés le 21 juin 1995 dans le but de rédiger un manifeste intitulé « Oui au changement », dans lequel 100 intellectuels québécois, comprenant des chercheurs, des universitaires, des enseignants ainsi que des philosophes qui ont à cœur la souveraineté du Québec. Michel Seymour, Jocelyne Couture ainsi que Kai Nielson sont des écrivains universitaires diplômés en philosophie qui ont participé non-seulement à ce manifeste, mais à beaucoup d’articles, de conférences et de livres promouvant la souveraineté de leur nation, datant des années 90 à aujourd’hui, dans lesquels on y retrouvent des arguments qui sont toujours d’actualité, plusieurs années plus tard.

En conclusion, Gaston Miron, poète et éditeur québécois, a affirmé un jour : « Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire. » Cette phrase est un exemple de détermination et d’espoir pour ceux qui souhaitent un jour voir leur province devenir un pays, afin de le gérer avec autonomie et selon les valeurs des québécois, dans le but d’en tirer des avantages liés aux retombées économiques, à la protection de la culture québécoise, à la défense de notre patrimoine ainsi qu’au bien-être de notre environnement. En expliquant tout les avantages d’un Québec souverain, la population a encore la possibilité de prendre possession de ce pouvoir qui s’offre à nous, dans l’optique éventuelle d’un nouveau référendum. Contrairement à la pensée de certains, la souveraineté n’est pas un le débat exclusif d’une époque, ni un débat dépassé et révolu, mais bien une lueur d’espoir qu’il faut défendre encore en 2011, et pour les années à venir, avec conviction pour le peuple que forme la nation québécoise.


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21 réactions à cet article    


  • Horatiu Russin Horatiu Russin 16 décembre 2011 08:50

    En tout respect envers les souverainistes québécois, la souveraineté du Québec ne verra jamais le jour, car le grand diable du monde ne permettra jamais qu’une telle chose se produise sur leur nez.

    Auriez-vous oublié le résultat du referendum d’octobre 1995 et la déclaration historique de l’ancien premier québécois Jacques Parizeau : « On a perdu, mais au fond par quoi ? Par l’argent et par le vote ethnique ! » Et, je suis sur et certain que vous vous souvenez tout aussi bien le fait que, le lendemain cette déclaration, Monsieur Parizeau a du remettre sa démission, sous la pression même des deux facteurs clés dont il avait parlé : l’argent et le pouvoir ethnique !

    Si vous vous répondez toute seule aux deux questions suivantes, vous allez réaliser immédiatement l’impossibilité d’atteindre le projet souverainiste.

    Les deux questions sont :

    1) 
    Qui détient le pouvoir financier, donc l’argent, au Québec ?
    2) Quelles sont, à tout point de vue, les plus fortes groupes ethniques au Québec ?

    Merci de vos réponses, qui clarifient pleinement cette belle histoire de la souveraineté !


    • Horatiu Russin Horatiu Russin 16 décembre 2011 09:22

      Petite correction à la première phrase : … sous leur nez !


    • corinne.asselin 16 décembre 2011 09:25

      Nous sommes dans une province démocratique, et les idées qui nous semblent une amélioration pour notre peuple doivent être véhiculées dans le but de devenir triomphantes. On a passé a 1% près de la souveraineté en 1995, et si l’on concentre nos efforts, nous pouvons à nouveau convaincre la population, surtout en considérant le tableau politique divergent du fédéral et provincial actuel. 


    • Horatiu Russin Horatiu Russin 16 décembre 2011 09:47

      Bonjour Corrine !

      Premièrement, je ne crois pas du tout qu’il y ait de la démocratie quelque part en Amérique du Nord. La souveraineté du Québec conduirait exactement à cela : elle redonnera la démocratie populaire aux québécois.

      « Je me souviens »  très bien le résultat de 49-51 du referendum d’octobre 1995, j’ai même voté pour le OUI ! Mais, convaincre le peuple ne suffit pas ! Et vous savez pour quoi ? Parce-que vous n’avez pas répondu aux deux questions fondamentales que je vous ai posé tout à l’heure.

      Essayez d’y répondre et ensuite, faites la règle de trois : si en 1995 « on a perdu au fond par l’argent et par le vote ethnique », quelle est la situation de l’argent et du pouvoir ethnique au Québec, aujourd’hui, 17 ans plus tard ?


    • corinne.asselin 16 décembre 2011 10:14

      Votre argument est juste, mais il ne justifie certainement pas l’abandon ou la résignation à la souveraineté. Si vous avez vous même votez oui, vous y avez vu les avantages et je crois qu’on doit continuer de les vanter malgré le fait qu’ils pourraient être écartés, en raison notamment de tout ce qui se passe en coulisses, à l’abris des regards et critiques du publique. Si tous les indépendentiste se résigneraient, le projet serait mort il y a bien des années. Pourtant, il continue de faire partie de l’actualité d’aujourd’hui grâce aux gens qui y croient : il ne faut pas s’avouer vaincus !


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2011 09:43

      Bonjour Corinne,

       Article envoyé à mon ami québecois.

       Un nouveau sursaut d’indépendantisme ?
       Est-ce à relier avec la décision de se retirer du protocole de Kyoto ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2011 20:58

        Tiens pas de réponse de l’auteure. Aurais-je piqué au vif ?


      • corinne.asselin 16 décembre 2011 22:07

        Bonjour à vous,

        Je peut vous assurez qu’il y a certainement un surseaut à l’indépendance au sein de la jeune génération du Québec. En effet, celle-ci, étant généralement plus porté sur la gauche, en plus, notamment, d’être attentif à l’environnement, partage plusieurs désapprobations qui se font sentir vis à vis la gouvernement conservateur actuel. Si vous avez lu mon article, vous avez vu que j’énonce également mon point de vue au niveau du protocole de Kyoto. Je crois qu’il y aurait une possibilité pour le Québec de faire partie de cette entente s’il serait en mesure de décider de tout mettre en oeuvre pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

      • L'enfoiré L’enfoiré 17 décembre 2011 09:43

        Merci Corinne,
         Comme il y a des vagues de nationalismes, je me demandais si cet aspect avait agi comme catalyseur à une nouvelle vague ou si ce mouvement de séparation était latent en permanence.
         Nous avons le même problème en Belgique, mais un peu à l’envers.
         Le problème communautaire et celui de l’économie vont parfois à contre courant.
         Vous n’avez pas de capitale en commun. Grosse différence.


      • frédéric lyon 16 décembre 2011 10:04

        Les dernières élections au Canada ont mis un point final au séparatisme Québécois. 


        Les électeurs du Québec ont envoyé le Parti Québécois aux oubliettes, ce parti séparatiste a été littéralement écrasé, et ils ont voté à une majorité écrasante pour le Parti Libéral qui est ouvertement fédéraliste.

        Dans ces conditions le débat sur l’indépendance du Québec est clos dans les faits, les Québécois n’en veulent pas.

        Il ne reste plus qu’à faire reconnaître et à installer définitivement le bilinguisme du Canada dans les institutions de la Fédération. 

        Le Canada est un pays bilingue, au même titre que la Belgique est un pays trilingue, ou la Suisse est un pays quadrilingue, il faut inscrire cette vérité dans le marbre, les anglophones devrait l’accepter, comme l’évolution des esprits dans la partie anglophone du pays semble l’indiquer.

        Un dernier point : les intérêts bien compris de la France ne se trouvent pas dans un soutien aventureux du séparatisme Québécois, ni dans un soutien aux séparatismes Wallon ou Vaudois.

        • _Ulysse_ _Ulysse_ 16 décembre 2011 14:42

          "Un dernier point : les intérêts bien compris de la France ne se trouvent pas dans un soutien aventureux du séparatisme Québécois, ni dans un soutien aux séparatismes Wallon ou Vaudois.« 

          Détrompez-vous !

          Vous croyais que le fameux »vive le Québec ... libre ! " du Général de Gaulle était fait pour quoi ?

          Cette sortie était calculée et dans les intérêts de la France. De même la France aurait intérêt à soutenir les Wallons SI et uniquement SI chez eux l’idée d’indépendance venait à prendre de l’ampleur.

          Politiquement, la France gagnerais beaucoup à se rapprocher et donc soutenir toutes les populations francophones à travers le monde. Cela représente des centaines de millions de personnes à travers le monde.

          Ca emmerderais les USAs ? Et alors ? C’était justement le but du Général ! La stratégie de De Gaulle consistait justement à se rapprocher de tous les pays plus ou moins non alignés sur l’un des blocs (occidental/soviétique) et à pousser les peuples à se libérer de toute forme de vassalisation. Renforcer ainsi l’influence de la France à travers le monde pour garantir son indépendance, ouvrir une troisième voie autre que la soumission à un empire étranger.

          C’est sur que c’est pas avec nos gouvernants acutels qu’on fera ce genre de choses, c’est une classes de traîtres qui gouvernent dans l’intérêt des USAs et de la Finance internationale.

          Je vous renvois aux conférences d’Asselineau et à son dossier sur De Gaulle :

          http://www.u-p-r.fr/

          http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/de-gaulle-et-l-europe/introduction-3


        • corinne.asselin 16 décembre 2011 22:33

          Bien qu’a première vu, on pourrait penser le contraire, les dernièrs élections n’ont pourtant pas mis un point final au séparatisme Québécois. En effet, ils ont démontré que le Québec ne partagaient définitivement pas la même vision que le reste du Canada anglais au niveau politique. Les québécois devraient se rendre compte des décisions prises par le gouvernement Harper reflètant des valeurs contraires à celle de la province francophone.


          De plus, j’appuie Mr.Ulysse concernant le fait que le Général de Gaulle n’a pas cité cette phrase célèbre sans en mesurer pleinement les conséquences. Il avait certainement les interêts de la France en tête suite à cette décision d’appuyer publiquement le Québec dans son projet de souveraineté. Osons également penser qu’il avait également les interêts du Québec égalament à coeur, par la même occasion.

          Je pense sincèrement que la France aurait tout à gagner de conserver son influence et sa renommée à travers le monde en appuyant le mouvement de souveraineté du Québec, qui est un geste important à ces fins. D’ailleurs, par nos origines communes, nous devrions se soutenir et non se diviser devant la diversité mondiale, à l’image de l’expression populaire « L’union fait la force ».

        • lloreen 16 décembre 2011 10:56

          Battez-vous , les Québécois, pour votre souveraineté et faites un pied de nez à tous les prophètes de malheur.
          Exigez le referendum car c’est le moyen qui épouvante les élites car elles perdraient tout contrôle avec cette « horreur » (pour elles....).
          En voici la preuve :
          http://www.liberation.fr/economie/01012368975-le-referendum-grec-fait-tomber-les-bourses

          Dans notre belle « démocratie à la française », notre président dispose d’un outil antidémocratique qui est l’article 49-3 de la constitution de 1958.C’est celui qu’il a utilisé en 2005 lors du referendum pour ou contre l’adoption du traité de Lisbonne.
          Les français avaient voté NON à 56% et le parlement qui a revoté a voté ...oui.Elle n’est pas belle, notre « démocratie » ?

          Alors battez-vous, c’est le conseil que je vous donne !


          • non666 non666 16 décembre 2011 12:52

            En fait, c’est le Canada tout entier qui doit reprendre ses frontières historique et se separer de la Compagnie de la Baie d’hUDSON 5V2RITABLE NOM DU « CANADA » anglais.
            Maine, Vermont et New hamshire sont également des provinces usurpées.

            Redevenez Français , tout simplment, et chiez sur les désiderata des anglo-saxons qui ne peuvent defendre le droit des peuples a disposer d’eux memes chez les autres sans le reconnaitre chez eux !
            Les etats unis sont eux aussi en train de se decomposer sous les coups de boutoirs de la pauperisation, de la prise de conscience des realités du 11 septembre, de la disparition des stock d’or de la reserve federale...
            Ne restez pas dans le sillage de ce navire qui sombre et qui aura reussit, au plus, a torpiller l’Europe et l’Euro avant de sombrer, conformémen aux Plan du Planing defense guidance de 1992.


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 décembre 2011 13:26

              Le Canada est un pays bilingue, au même titre que la Belgique est un pays trilingue, ou la Suisse est un pays quadrilingue

              Monsieur Lyon

              Rien de plus faux. Au Canada, le bilinguisme est officiellement reconnu par les lois et baffoués par les décisions administratives au cœur des provinces. Au Canada, il y a deux majorités, la francophone au Québec et l’anglophone dans les autres provinces et territoires ainsi que dans l’ensemble du pays, et deux minorités de langue officielle, l’anglophone au Québec et la francophone dans les autres provinces et territoires ainsi que dans l’ensemble du pays. L’anglais en tant que première langue officielle parlée, y compris la moitié de la catégorie « français et anglais », rassemble les trois quarts de la population (74,8 %) du pays et il représente au moins 90 % de la population dans toutes les provinces et territoires, sauf au Québec (13,4 %) et au Nouveau-Brunswick (67,2 %). Quant au français, il compte pour près du quart de la population canadienne (23,6 %) (Patrimoine canadien).

              Le gouvernement fédéral donne le plus mauvais exemple en matière de bilinguisme. Il vient de nommer un juge unilingue anglophone à la Cour suprême et le vérificateur général du Canada est également unilingue anglophone. Les francophones ont des difficultés à se faire servir en français à Ottawa (j’y ai vécu), à Toronto (que je connais bien), et ne parlons pas dans le reste du Canada. Nous ne sommes pas à New-York. Nous sommes dans le pays bilingue du Canada, selon les lois officiellles. La réalité est toute autre. Les anglophones peuvent se faire servir en tout temps en anglais au Québec. Deux poids deux mesures.

              Un clic sur Wikipedia vous aurait mieux informé : le français est la langue maternelle de 7 millions de canadiens (22.7% de la population du pays) et environ un million de francophones vivent dans les autres provinces où ils forment des minorités significatives ; au Nouveau-Brunswick (province bilingue), en Ontario, et, avec des populations plus petites en Alberta et en Saskatchewan. En 2011, la population canadienne était estimée à 34 278 400, en hausse de 40 400 (+0,1 %) par rapport au 1er octobre 2010. La population du Québec vient tout juste de franchir le cap des 8 millions.

              Pour être plus précis, voici ce que dit le Commissaire officiel aux Langues officielles du Canada :

              Le Canada forme le deuxième plus grand pays du monde. Son territoire s’étend sur six fuseaux horaires et touche trois océans. On y entend parler français depuis le climat tempéré des régions septentrionales jusque dans le Grand Nord. Comment est-ce possible ? Près du quart de la population a le français pour langue maternelle et environ trois millions de personnes parlent le français à titre de langue seconde.

              Le français est surtout parlé au Québec ; son territoire équivaut à trois fois celui de la France, ce qui en fait la plus grande province canadienne en superficie. Peuplé de 7,5 millions d’habitants, dont 6,7 millions qui parlent le français, il se classe au deuxième rang des provinces canadiennes pour ce qui est de la population et de l’économie. Société dynamique, le Québec est sans contredit le principal foyer de la francophonie en Amérique.

              En Ontario, première province canadienne par la taille de sa population et de son économie, 1,3 million de personnes connaissent le français.

              Dans les provinces atlantiques, dont le Nouveau-Brunswick, la seule province officiellement bilingue, un peu plus de 400 000 personnes parlent français.

              Dans l’Ouest canadien, qui comprend le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique, plus de 600 000 personnes ont une connaissance du français.

              On retrouve, dans les trois territoires du Canada, soit le Yukon, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, un peu plus de 7 000 personnes qui ont une connaissance du français.

              Au Québec, les anglophones ont leurs institutions publiques, leur réseau de communication, leurs journaux, leurs commissions scolaires, leurs écoles et leurs universités. Il n’en est ainsi qu’au Québec, monsieur. Il est une réalité incontournable : Au Québec, la langue anglaise a un pouvoir d’attraction neuf fois supérieur à celui de la langue française.

              En ce qui concerne l’indépendance du Québec, seule la volonté du peuple pourra faire du Québec une nation indépendante. Pour l’heure, la population du Québec a une autre vision que celle de l’indépendance. Et pour parvenir à l’indépendance du Québec, il faudra que cessent les querelles intestines entre indépendantistes. Depuis cinquante ans que j’observe la scène politique du Québec. Je désespère de parvenir un jour à l’indépendance de mon pays, le Québec. Les mots et la poésie ne suffisent pas. Il faut un courage et une volonté politique de faire de ce beau pays, le Québec, une nation indépendante.

              Et pendant ce temps, il serait heureux que la France réalise qu’un jour, la francophonie ne sera plus qu’un souvenir. Je vous suggère cette lecture instructive d’un article paru au Québec en novembre 2011 : Anglicisation de la France : un pays qui a mal à sa langue  : « Les efforts des Québécois pour la langue française ne sont pas bien relayés en France. Ils sont reconnus par les spécialistes, par les gens qui aiment le Québec, mais la méconnaissance des Français des autres parties de la francophonie dans le monde est énorme. La majorité des politiciens français et surtout dans ce gouvernement sont des gens qui ont une grande admiration pour l’anglais et qui ne sont pas du tout intéressés par la défense du français. »

              Pierre R. Chantelois


              • ffi ffi 16 décembre 2011 20:54

                Le Québec pourra se libérer. Mais il faudrait aussi que la France se libère.

                La France est en effet occupée, mais par la propagande, ce qui fait que les gens ne le voient pas : ils croient généralement que cela vient d’une évolution, ou bien de la mondialisation ou de je ne sais quoi d’autre.

                Au moins, au Québec, vous avez été occupé par des armées, donc la chose est plus claire.

                Si seulement l’Angleterre n’avait pas manigancée le coup d’état révolutionnaire, le Roi, qui venait de refaire la marine à neuf, vous aurait libéré, et nous serions un même peuple...


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 16 décembre 2011 13:28

                Désolé pour cette coquille : le bilinguisme est officiellement reconnu par les lois et baffoué

                Pierre R. Chantelois


                • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2011 14:11

                  Bonjour Pierre,
                   Bien d’accord. Quand on appelle les copains, j’aime quand ils arrivent.
                   Ce que dit Lyon est tout aussi faux pour la Belgique.
                   Trilingue très souvent à Bruxelles.
                   L’obligation fait loi.
                   Ailleurs c’est bernique. Oui, m’fi, va pas croire que le flamand.
                   Oui, l’anglais fleurit un peu plus.
                   Nous avons une énorme différence avec le Canada : l’étendue du territoire (au minimum : ratio 1/300).
                   Nous avons un premier ministre depuis peu.
                   « Quand il donne le chemin du Manneken Pis »
                   Le plus con, ce n’est pas qu’il ne le connais pas bien, mais que personne aurait pu lui donner cet enseignement en Wallonie à son époque. Je ne lui jette pas du tout la pierre.
                   C’est ça la vérité : ce n’était pas au programme des écoles.
                   Couper la Belgique en deux est-ce possible ?
                   Ca c’est la question à 5 francs.
                   Quand on a Bruxelles, au milieu du jeu de quilles, comme moelle épinière, c’est pas garanti sur facture
                   Ok, mais revenons aux Québecois, après cette parenthèse. ,
                   


                • frédéric lyon 16 décembre 2011 15:21

                  Je ne fait que regarder la carte électorale du Québec et je constate que cette carte est passée brutalement du bleu (couleur du PQ), à l’orange (couleur du Parti Libéral).


                  Visiblement les électeurs Québécois en ont eu assez des élucubrations du Parti Québécois sur l’indépendance du Québec et ont préféré se tourner (massivement) vers un parti politique ouvertement fédéraliste.

                  C’est un fait et nous dirons simplement que c’est le réalisme qui l’emporte. Ce qui n’empêchera pas les Québécois de continuer à lutter pour instaurer le bilinguisme à tous les échelons de la Fédération Canadienne. Il s’agit maintenant d’un combat politique légitime et réaliste et non plus d’élucubrations ou de fantasmes.

                  Le Québec n’a jamais eu les moyens politiques et économiques de son indépendance, même si cette revendication avait des fondements historiques indubitables. 

                  Les Québécois doivent désormais réserver leur énergie pour des combats politiques qui peuvent être gagnés et non pour des combats perdus d’avance.



                  • AlainR 16 décembre 2011 17:13

                    En réponse à M. Lyon,

                    Vous ne connaissez visiblement pas grand chose au sujet. Le bleu et l’orange auxquels vous faites référence sont les couleurs du Bloc Québécois et du NPD, 2 partis politiques de la scène fédérale.

                    S’il est vrai que le Bloc a subi une défaite cuisante aux dernières élections (pour diverses raison, dont le contrôle par les fédéraliste de la presse québécoise), les derniers sondages indiquent déjà qu’il remonte dans les intentions de vote, étant aujourd’hui nez à nez avec le NPD, à peine 6 mois après les élections.

                    Le combat perdu d’avance M. Lyon, c’est celui de l’intégration du Québec dans le giron canadian. Ce bilinguisme pan-canadian qui semble vous faire rêver n’existe qu’au Québec et que dans quelques régions très précises. Les francos-canadiens auront été assimilés d’ici 2 générations, au rythme où vont les choses.

                    Le réalisme, c’est de reconnaître que le Québec n’a rien à gagner à rester au sein de cette fédération. Il a, au contraire, tout à perdre.

                    Et quant à vos affirmations sur notre capacité à assumer notre liberté d’un point de vue économique, elles sont tout simplement absurdes. Même John James Charest, le premier ministre le plus fédéraliste de l’histoire récente du Québec a admis que le Québec en avait les moyens.

                    Bref, à vous lire, je m rends compte que les élucubrations et les fantasmes ne sont pas l’apanage des indépendantistes québécois.

                    Alain Rivet


                  • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2011 20:48

                    Et, en plus, pas tellement de connaissances des problèmes belges, de son histoire et du reste...
                    Mais on s’étonne qu’on n’a pas eu de gouvernement pendant 540 jours...
                    Là, comment est-ce possible...
                    Sont cons, ces belges, probablement...
                     smiley

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corinne.asselin


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