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Accueil du site > Actualités > International > Le démontage de l’euro avance en Finlande

Le démontage de l’euro avance en Finlande

Décidément, l’UE et l’euro ne sont que des châteaux de cartes. Alors que Londres prépare un référendum sur la sortie du machin européen, la Finlande, dont une ministre avait déjà indiqué en 2012 que le pays « ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix  », se pose à nouveau la question.

 
Les raisons des doutes d’Helsinki
 
A priori, il est surprenant que la Finlande se demande s’il ne sera pas plus intéressant d’abandonner l’euro. En effet, voici un petit pays, voisin d’une Russie sensible à son aire d’influence, qui remet en question son appartenance à un club plus peuplé et plus riche que son encombrant voisin. Voilà qui en dit long sur tous les problèmes que pose cette union monétaire contre-nature. Comme l’avait résumé Romaric Godin il y a quelques semaines dans la Tribune, le pays expérimente une vague d’austérité drastique qui a provoqué une grève générale en septembre, la première depuis 1956. En effet, le gouvernement issu des dernières élections a annoncé vouloir baisser de 5% le coût du travail et toute une série de mesures de baisse des prestations sociales dans la lignée des potions de la troïka.
 
Il faut dire que la situation économique du pays est difficile, puisque son PIB a reculé de 0,3% depuis 2010 alors que celui de la zone euro a progressé de 2,9% sur la même période. La production industrielle recule de manière continue depuis deux ans et demi. Le chômage approche les 10% et affiche la plus forte hausse de la zone euro. Les capitaux quittent le pays. En cause : une progression du coût du travail de 8,9% en 5 ans, alors que la productivité a reculé, diminuant fortement la compétitivité du pays, d’autant plus que bien des pays de la zone euro ont pratiqué une dévaluation interne. La nouvelle majorité a proposé de mener la même politique, couplée à une austérité budgétaire. Mais la quatrième année de récession pourrait pousser le pays à remettre en cause sa participation à l’euro.
 
Le piège de la monnaie unique
 
Bien sûr, la situation économique de la Finlande a aussi un rapport avec les échecs de Nokia, ancien leader de la téléphonie mobile, qui est passé à côté de la révolution des téléphones dits intelligents, au point de finir par vendre cette activité à Microsoft. Mais plus profondément, cela démontre une des failles majeures de la monnaie unique, qui impose une même politique monétaire à des pays différents, et qui pousse, comme on pouvait l’anticiper dès les années 1990, à une course mortifère au moins disant social. Avant l’euro, les pays ajustaient leur compétitivité par la valeur de leur monnaie. L’euro a transféré le fardeau de l’ajustement sur les salariés, qui doivent accepter, au mieux, des baisses des prestations sociales, au pire des baisses de salaires, comme en Espagne, ou en Grèce (-22% pour le SMIC).
 
Mais cette course au moins-disant social est une course sans fin. D’abord, il faut garder en mémoire qu’il existe à nos frontières des pays où le salaire minimum dépasse à peine 100 euros par mois, en Afrique du Nord ou en Europe de l’Est. Et pire encore, l’Afrique, et les pays les moins développés d’Asie descendent encore plus bas, au nécessaire. Certes, les pays européens échangent d’abord entre eux, mais l’entrée de l’Europe de l’Est a mis une pression à la baisse sur les salaires, particulièrement bien exploitée par Berlin, qui a aussi tracé une voie mortifère pour les pays dits développés, la baisse du coût du travail, jusqu’à l’horreur sociale des mini-jobs et de l’explosion de la pauvreté dans la croissance d’un modèle qui n’en est pas un pour qui regarde d’un peu plus près à la situation.
 

Mais pour la Finlande, l’ajustement à mener est extrêmement important, après avoir perdu sa locomotive économique. Il est donc bien logique que le pays finisse par se poser la question d’un retour à la monnaie nationale qui lui permettrait de s’ajuster de manière bien moins douloureuse.


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27 réactions à cet article    


  • lsga lsga 25 novembre 2015 10:51

    profitons en pour rappeler que la Grèce n’est pas sortie de l’Euro. 


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 novembre 2015 16:41

      Bonjour Isga,
      .
      C’est justement due au fait que la Grèce n’est pas sortie de Euro que la TROÏKA fait saigner les Grecs à mort !
      .
      Il vaut mieux être pauvre et pas être esclave ... hors le gouvernement grecque avait choisit l’option la pire, celle de rester dans l’UE et de garder l’Euro, ce qui rend les Grecs des plus en pauvres et les mets en esclavage face au monde de la finance, qui spolié au passage toutes les biens publics !
      Merci à Goldman & Sachs !!!
      .
      Avez vous compris que l’UE c’est de la dictature ?
      .
      Écoutez attentivement le témoignage de Régis Chamagne, Colonel de l’Armée de l’Air en retraite sur le fonctionnement de l’UE !
      http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/la-france-face-a-l-otan-51671
      .
      Et si après vous n’avez toujours rien compris sur la dictature de l’UE (TUE et TFUE) je ne peut plus rien pour vous !
      .
      http://www.upr.fr


    • izarn 26 novembre 2015 12:29

      @lsga
      La Grece est un contre exemple parfait. Et voulu.
      La Finlande est moins endettée. Elle réagit plus tot que la Grèce.
      La Grèce, pourrie par ses politicards, n’a jamais réagi, s’est enfoncée jusqu’au cou. Ensuite il y a le coté symbolique du pays.
      En plus les pays nordiques, sont traditionnellement peu européistes :
      Ce sont les pays du nord qui partiront les premiers.


    • mimi45140 25 novembre 2015 11:13

      Nous connaîtrons la même cure d’austérité , il serait peut être même intéressant pour ceux qui dirigent ce pays depuis 40 ans que ce soit le FN qui soit dans l ’obligation de mener ces cures d’austérité.

      Par contre je ne me rend pas compte des effets sur les jeunes ménages ayant achetés au plus haut de la bulle financière , les générations précédentes profitaient de l’érosion monétaire pour s’en sortir , les générations actuelles avec , une inflation maquillée , des baisses de salaires , des périodes de chômage , l’impossibilité de revendre correctement leur bien immobilier du fait de l’endettement long terme , je m’interroge , je pense que notre société vas devenir chaotique pour un très long moment.
      Je crois que la construction de la monnaie européenne à été une erreur et je ne suis même pas sur qu’ au long terme elle favorise quelqu’un.

      • mimi45140 25 novembre 2015 11:14

        @mimi45140

        bulle immobiliére

      • lsga lsga 25 novembre 2015 11:33

        @mimi45140
        Il y a 40 ans, on était en 1975. Avant, c’était déjà la droite et la gauche qui gouvernait. 

        Pourquoi ne dites vous pas : « depuis 70 ans » ? Ah oui, car ce serait ridicule. 

      • Zip_N Zip_N 25 novembre 2015 11:29

        Ce sont aussi eux qui testent le revenu de base inconditionnel universel, cela influe aussi certainement du coté de la balance et des réformes.


        • Vinciboulette 25 novembre 2015 14:14

          Le gouvernement finlandais actuel est très pro-occident (notamment par son intérêt affiché à rejoindre l’OTAN), et il s’est fait élire sur une série de promesses qui vont à l’encontre de sa politique très néo-libérale actuelle. Voyez par exemple les mesures qui ont causé la grève de septembre. Un beau témoignage de gratitude à ceux qui doivent travailler le weekend (à tout hasard : policiers, pompiers et personnel médical).

          Comme mentionné dans l’article de BFMTV que vous citez, ce débat au parlement surviendra suite à une pétition citoyenne. Et pas de la volonté du gouvernement. Par ailleurs, les déclarations des ministres des finances en 2012 et plus tôt cette année ont été faites dans des contextes de négociation tendus avec la Grèce et appuyaient la ligne stricte allemande.

          • izarn 26 novembre 2015 12:31

            @Vinciboulette
            Cela ressemble à Hollande, non ?


          • fred.foyn Le p’tit Charles 25 novembre 2015 16:30

            Monnaie de singes...celle des banquiers.. !


            • Alren Alren 25 novembre 2015 16:54

              Nokia est la locomotive économique des la Finlande. Elle a raté le passage des mobiles aux « smartphones » et souhaite se rattraper sur les réseaux de communication : la fibre optique est indispensable aux débits de bits nécessaires aux objets connectés qui fleuriront dans un proche avenir (et inciteront les consommateurs à renouveler leur équipement domestique).C’est pourquoi elle vient de racheter Alcatel-Lucent (avec quel argent ?). Le PDG de Nokia a annoncé froidement vouloir se débarrasser de l’encadrement financier et commercial de l’entreprise franco-américaine (le rachat de Lucent fut comme tout achat d’entreprise US un miroir aux alouettes pour Alcatel qui était un fleuron industriel par la qualité de ses ingénieurs formés dans la grande tradition d’excellence des télécommunications françaises).Bien entendu, c’est pour obtenir à bon compte ce savoir-faire des ingénieurs et chercheurs français d’Alcatel que Nokia a racheté le canard boiteux. Ainsi que d’éliminer un concurrent potentiellement redoutable.Le PDG a promis que pendant deux ans, aucun licenciement n’aurait lieu en France ... le temps « pomper » les secrets industriels. Après quoi ...Si j’étais lui, je laisserais quand même un fort bureau d’études dans ce pays qui se laisse acheter pour pas cher


              • izarn 26 novembre 2015 12:33

                @Alren
                Il me semble que c’est la Chine qui a acheté la branche smartphone Alcatel....


              • Alren Alren 26 novembre 2015 19:05

                @izarn

                Le smartphone n’est plus une source future de hauts revenus pour la rente spéculative.

                Ce qui la fait rêver ce sont les objets connectés dans la maison, la voiture, les robots industriels etc. etc.
                Et pour cela il faut des jonctions utilisant la fibre (de verre), les fréquences radio-électriques incluant l’infra-rouge et la lumière visible afin de multiplier encore les débits (par 10 ? par 100 ?)
                Bien sûr, concomitamment il faut écrire des logiciels hyperperformants, sans failles, résistants au piratage.
                Les logiciels pour smartphone, à côté sont des amuse-gueules.

                Ces logiciels devront être conçus par de super-cerveaux (la denrée la plus rare de toutes !)
                Or, est-ce un effet du cartésianisme, les ingénieurs français sont réputés dans le monde entier pour ce travail. (Un autre pays de matheux, l’Inde, a beaucoup déçu ceux qui comptaient exploiter de la main d’œuvre intellectuelle à bon marché : il fallait faire « réparer » nombre de programmes, en France notamment ...) 



              • Marc Chinal Marc Chinal 25 novembre 2015 17:21

                ouais, vive le nationalisme ! Vive la guerre ! Les autres sont tous des méchants, on ne peut pas vivre avec eux ! Fermons la porte à clé et attendons la fin ! smiley


                • Béo Ulaygues Béo Ulaygues 25 novembre 2015 18:00

                  « d’autant plus que bien des pays de la zone euro ont pratiqué une dévaluation interne »

                  Comment c’est possible ça ?

                  Quels pays ?

                  Avec l’ € comme monnaie ?

                  Planche à billets officieuse ?


                  • izarn 26 novembre 2015 12:48

                    @Béo Ulaygues
                    Dévaluation interne, en fait ça veut dire qu’au lieu de dévaluer la monnaie, on dévalue les salaires, c’est à dire qu’on les diminue. Par exemple diminuer les prestations sociales, c’est diminuer le salaire, puisque celles-ci sont reversées au salarié.
                    La baisse des revenus des salariés fait baisser la consommation, et implique une déflation sur certains produits. Mais pas tous, bien entendu pas les besoins essentiels : Logement, nourriture, electricité, auto....Les résultats sont un chomage de plus en plus important dans des conditions de survie plus difficiles.
                    Cela n’engendre que le mécontentement généralisé. Il faut contenir le peuple par la terreur, d’ou les attentats organisés par le Système (Que ça leur échappe ou non, ce n’est pas notre problème. On connait leur concept : Responsable mais pas coupable)
                    Voyez ce cirque continuel sur des conflits Moyen-Orientaux dont on a rien à foutre, avec l’éternelle foutaise de la guerre contre le terrorisme (Terrorisme organisé par le Qatar, Saoudie, Turquie et OTAN) qui sort du chapeau selon les besoins.
                    Ce n’est pas un hasard.
                    Ecoutez Francis Cousin sur ce point, c’est une analyse lucide.


                  • elpepe elpepe 26 novembre 2015 02:09

                    oui la sortie de l Euro va provoquer une inflation galopante,
                    Va-t-elle relancer l economie ? oui a la conditon que notre potentiel productif ait ete preserve jusqu a maintenant, ce qui n est pas le cas ....
                    Elle va permettre de financer un etat tres largement deficitaire, en debridant la planche a billets, mais cela ne fera que creer une hyper inflation correct ?
                    Alors tout va se devaluer, l immobilier mais aussi vos retraites et salaires de fonctionnaires
                    Seul l hyper capitallisme pourra tirer les marrons du feu,
                    Le social va forcement s effondrer car la seule logique sera chacun pour soi.
                    La sortie de l Euro est-elle inevitable, oui car deja programmee par les banques, la finance internationale,
                    Alors doit-on l anticiper pour l amortir et circonscrire la grise a travers une volonte politique, oui c est mon point de vue, car la seule vraie valeur a proteger est notre democratie et pays, en final.
                    Je donne 10 ans pour la France a renaitre de ses cendres et repartir plein pot, a plus de 50 ans je compte bien participer a ce nouveau depart smiley


                    • izarn 26 novembre 2015 13:02

                      @elpepe
                      Stupide, sans la France l’euro n’existe plus. De fait le franc sera moins fort que le mark, mais gardera une bonne valeur face au dollar.
                      Ce qui plombe l’euro ce sont les pays du Sud.....
                      La thése que l’euro survive sans la France est complétement ubuesque, c’est de la masturbation économique.
                      Le retour au franc ne va pas forcement rendre nos industries plus compétitives(En cela Delamarche a raison), mais cela va enlever le lourd fardeau de la dette sur l’Etat et permettre pour de bon une reprise.
                      Car l’argent necessaire à une reprise, et les QE, vont uniquement dans les poches de la finance à l’heure actuelle. C’est voulu.
                      Cela permettra aussi de réorganiser la finance et l’industrie, ce qui est interdit actuellement par le néolibéralisme prédateur et mortifère de l’UE et de la BCE.
                      Il faudra détruire les fameuses réformes structurelles qui ne sont que destruction économique des pays de l’UE. Depuis l’introduction de l’euro, les résultats sont entièrement négatifs, meme pour les travailleurs allemands.
                      Le reste c’est de la propagande.


                    • elpepe elpepe 27 novembre 2015 12:21

                      @izarn
                      Bonjour
                      ce que vous dites converge avec ce que j ai decrit en fait, mais ce scenario s’inscrit dans le temps,
                      vous ne pourrez empêcher une dévaluation massive, car elle sera déjà spéculative anyway

                      Que politiquement vous voulez cache cela aux electeurs je le comprend bien, mais d autres l expliqueront avec moult details

                      Sinon vous ne pouvez nier le poids de l’Etat et des taxes qui plombent totalement l economie marchande dans une economie mondialisee, les remises a l heure seront violentes et inevitables et cela est une tres bonne chose,
                      J espere bien que mon pays sera libere d une fonction publique archaique et plethorique, ainsi que des rentiers de tout poil (dont je fais partie), place aux risques, a l innovation et aux actifs. donc au travail.


                    • HELIOS HELIOS 26 novembre 2015 03:39

                      On peut accuser l’Europe de tous les maux... on est a peu prés d’accord !


                      On peut dire que l’Euro est une monnaie artificielle où la banque centrale européenne, n’applique pas de bonnes règles.... encore d’accord !

                      Mais ce qu’on a pas le droit de dire c’est que l’Euro est trop fort et empêche ou gène les exportations, c’est faux, archi faux et malhonnête... de plus cela cache une incompétence économique manifeste !

                      Pourquoi ? 

                      — d’abord parce que les échanges entre les pays européens membres de l’Euro représentent la majeure partie des exportations, aussi bien pour la Finlande que pour les autres. Cela rend neutre le cours de la monnaie, évidement, puisque tout le monde à la même.

                      — ensuite, un euro fort favorise toujours les industries de transformation puisque c’est grâce a cet euro fort que les matières premières, l’énergie, l’outillage etc sont en proportion moins couteux laissant de la place pour plus de compétitivité (vis a vis des pays hors de la zone euro).

                      — enfin, prétendre que les exportations ne sont pas compétitives -donc trop chères- est un abus, une manipulation de l’information, car, si un vendeur veut être compétitif par rapport a ses voisins, il suffit qu’il baisse ses prix (donc diminue ses marges, qui je vous le redis, ont été augmentées grâce a un euro fort qui diminue le cout des matières premières et l’énergie).

                      Il est hélas des incompétents qui aiment hurler avec les loups, affirmer des inexactitudes pour abonder dans la pensée unique etc.
                      L’Euro a des défauts, certes, mais surement pas celui d’être surévalué.

                      • elpepe elpepe 26 novembre 2015 09:06

                        @HELIOS
                        oui on pourrait facilement compenser le deficit competitif sans toucher a l euro car notre industrie est plutot de transformation
                        1- en diminuant de facon drastique les salaires du prive
                        2- en diminuant de facon drastique les taxes sur les entreprises
                        3- en compensant les pertes de l etat en taxant les seuls revenus des particuliers
                        4- en compensant les pertes de l etat en taxant massivement le patrimoine
                        5- en compensant les pertes de l etat en taxant la consommation

                        Le gouvernement socialiste a 2 amis et allies uniquement,
                        - les populations issues de l immigration et outre-mer car son electorat
                        - les fonctionnaires car son electorat

                        Il a donc choisi
                        - 1 generalisant les CDD et la precarite bravo bon choix
                         - et en rendant caduque le droit du travail en le contrournant par d autres lois, bravo c est tres malin
                         - decupler l immigration

                        - 2 mais il ne peut pas alle assez loin dans cette direction car je gouvernement est beaucoup trop addict aux taxes sur les entreprises qu il a progressivement et massivement augmentees durant cette derniere decenie tout particulierement, liquidant ainsi notre tissu industriel

                        - 3 mais uniquement pour les tres riches et classes aissees qui n ont pas la possibilite de planquer la partie a la marge de leur salaire - comme par exemple les deputes qui ne declarent que la partie faiblement imposee

                        - 4 oui mais ca commence a devenir dangeureux aussi pour eux il faut avancer mais de facon totalement discriminatoire

                        - 5 la bonne solution mais l electorat de gauche et syndicat ralent mais bon il s en foute car ils votent Lepen anyway et ils compenseront le deficit electoral avec encore plus d immigration

                        Donc en effet le gouvernement aurait pu compenser un euro fort en contrecarrant notre deficit competitif, mais il a prefere tres largement combler son deficit d electeurs, et preserver son electorat traditionnel cad les fonctionnaires
                        Autant dire que les investisseurs, les entreprises et salarie du prive comme moi savaient cela depuis le debut et n etaient pas assez cretins pour avoir le moindre espoir, et emmigrent massivement

                        Donc les socialistes n ont que le choix d une economie de la dette et etatique, et se sont rapproche de la finance et BCE car leur seul bailleur de fond, en leur donnant notre epargne. (regles sur le bail-in adoptees recemment)


                      • izarn 26 novembre 2015 13:17

                        @HELIOS
                        Vous retardez de 50 ans.
                        La part des matières premieres désormais dans les industries haute technologie est trés faible.
                        On n’est plus à l’époque ou on mesurait la richesse par les tonnes de charbon et d’acier !
                        Haahahhhhhhha ! N’importe quoi.
                        Regardez les courbes, il y a une forte baisse de matières premieres, et pourtant pas de démarrage ?
                        Le CRB est désormais aussi bas qu’au creux de la crise en 2009 !
                        http://www.investmentu.com/assets/images/content/2015/08/IU-Chart-3.jpg
                        Je ne suis pas sur que l’euro favorise les expotartions des grecs, portugais, espagnols, italiens....Cette monnaie est beaucoup trop chère pour eux.


                      • HELIOS HELIOS 26 novembre 2015 17:25

                        @izarn

                        Les grecs n’ont rien a exporter. Par contre ils achètent le pétrole qui fait marcher leur bateaux très bon marché. helas les armateurs ont depuis longtemps quittés le navire -si l’on peut dire- !!!


                        Quand aux autres, que vous citez, tant qu’ils achètent a d’autres pays européens, la valeur de l’Euro n’a strictement aucune importance. Divisez l’euro par deux, et c’est la même quantité qui servira a acheter les même biens dans la zone euro... sauf que, la part de matière, service, energie dans le mix des produits achetés n’est pas neutre. moins l’euro est fort plus cela coute. C’est un cadeau a tous les pays qui ont une économie faible que d’avoir une monnaie forte.

                        Pour la haute technologie, ce ne sont pas des tonnes, effectivement, c’est du service intellectuel, mais là n’est pas le problème. Vous croyez qu’il n’y a pas d’importation de matieres premieres ?
                        Vous vous gourez complètement. Les pays européens étaient, avant, auto-suffisant. Maintenant, il faut acheter de la viande, de la nourriture pour les animaux, des céréales, diverses denrées comestibles qu’on paye au prix fort grâce(ou malgré) les manœuvres de contournement fiscal des grands importateurs -et des moins grands comme les chaines de supermarchés-.

                        Un des problemes de la France est bien notre balance commerciale dont la qualité est completement occultée par les grandes ventes d’Airbus ou autres exceptions. Le tissuéconomique n’exporte plus ou tres peu. L’euro fort diminue sensiblement notre dépendance et surtout notre dette.... dette qui globalement n’est pas catastrophique puisque les français détiennent plus d’1/3 de cette dette et que globalement les créances que possède la France rendent quasiment nul notre endettement.

                        Nos pays europeens n’ont que des avantages a utiliser une monnaie forte. Ce sont seulement ceux qui souhaitent limiter les importations donc ceux qui ne veulent pas faire un effort de qualité et d’adequation au marche interieur qui souhaitent baisser la valeur de la monnaie.

                        Et comme je vous l’explique plus haut, exporter hors de la zone euro, necessite peut etre un alignement avec des prix de marchés internationaux et si cela s’avère necessaire il faut baisser les prix et ajuster la qualité... sauf que baisser les prix, c’est accepter d’avoir des marges « normales » pas des marges d’etablissement financier. Tout le monde veut se gaver en oubliant un peu trop facilement que les choses ont une valeur et qu’elles ne peuvent etre vendues a n’importre quel prix, surtout excessifs et deconnetés de la réalité. 

                        Competitivité, oui ? alors devenez efficaces, faites et vendez de la qualité, adaptez vous aux demandes des consommateurs, ajustez vos prix et votre marge et vous verrez qu’il existe une vie a coté des chinois. que ce soit en Afrique, ou en Amerique du sud, les produits europeens et français sont toujours plebiscités mais considérés comme trop chers, rien a voir avec l’Euro, juste un probleme de rapacité et donc de marge.


                      • Hector Hector 27 novembre 2015 10:40

                        @HELIOS
                        Bonjour Helios,
                        Je comprends que vos arguments partent d’un bon sentiment lorsque vous parler de restreindre les marges, de baisser les prix et les gros salaires qui soit dit en passant sont honteux et procèdent d’un mépris inacceptable envers la majorité des salariés.
                        Et nous sommes tous d’accord.
                        Par contre ajuster la qualité, c’est plus difficile, ne serait-ce qu’à cause des normes Européennes dont, entre parenthèses, se moque la Chine et autres pays d’Asie.
                        Pourquoi réajuster les marges puisque la délocalisation permet de les conserver tout en gonflant les bénéfices et les hauts salaires ?
                        Je comprends également qu’en théorie d’un pays à l’autre 1€ =1€ rendant sa valeur neutre. Mais en théorie seulement.
                        En réalité 1€ en Bulgarie n’a pas la même valeur qu’en France et il est très facile de s’en convaincre.
                        Si l’on compare les salaires moyens de ces deux pays, on obtient un ratio de 1/7. Faites le calcul, c’est très simple.
                        Ce qui veut dire qu’en Bulgarie avec 1€ on produit 7 fois plus ou que le coût du travail est 7 fois plus faible et ce n’est pas de la théorie.
                        Parler de compétitivité en l’état actuel des chose est un leurre éculé dont se servent encore malgré son obsolescence, la majorité de nos politiques.
                        La variable d’ajustement n’est plus la monnaie mais les salaires. Jamais les entreprises ne baisseront leurs marges, l’Euro a été créé dans le but contraire.
                        Pourquoi l’ensemble des entreprises Française délocalisent-elles leurs production dans ces pays ?
                        Le marché intérieur Français n’existe plus et nous sommes inondés d’importations et seuls les produits de luxe tirent les marrons du feu.
                        C’est aberrant qu’une entreprise comme Renault ferme ses usines Françaises pour revendre en France un produit fabriqué en Roumanie qui initialement était Français.
                        Cela dit, j’aimerai beaucoup vous croire.


                      • elpepe elpepe 27 novembre 2015 12:08

                        @izarn
                        oui en eftet c est pertinent
                        quel est la part du service dans notre PIB ?
                        d autant que l industrie (même de transformation) est minoritaire dans notre economie
                        d autant que le prix des matières premières dans cette industrie de transformation n est pas dimensionnant, uniquement le prix de la main d œuvre compensée par la valeur ajoutee conditionne essentiellement les marges (un produit sans grand différenciateurs aujourd’hui hui est déjà mort avant même son introduction)
                        d autant que en France nos PME et PMI sont trop petites pour avoir une vraie politique marketing alors ça nous plombe
                        etc ...
                        Donc en effet on peut dire que l Euro fort nous plombe, mais pour les industries non high tech, car dans ce domaine les différenciateurs permettent des marges inimaginables en France, de plus de 60%


                      • BA 26 novembre 2015 18:35

                        Chômage en octobre 2015 : record historique battu.

                        Chômage : catégories A, B, C, D, E :

                        France métropolitaine :

                        6 127 200 inscrits à Pôle Emploi.

                        France entière, y compris l’outre-mer :

                        6 462 400 inscrits à Pôle Emploi.

                        Variation sur un mois : + 0,2 %

                        Variation sur un an : + 5,1 %

                        http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-GS16RE.pdf

                        Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

                        - « Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. » (Jacques Attali, sur France 2, débat télévisé « Polémiques » animé par Michèle Cotta)

                        - « Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

                        - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

                        - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

                        - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

                        - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

                        - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

                        - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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