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Accueil du site > Actualités > International > Le retour de la France dans l’OTAN : un cas de haute trahison (...)

Le retour de la France dans l’OTAN : un cas de haute trahison ?

C’est désormais officiel, mais l’annonce en sera faite à l’occasion du sommet prévu les 3 et 4 avril prochains à Strasbourg et à Kehl, pour le 60e anniversaire de l’Alliance atlantique : la France va réintégrer les structures militaires intégrées de l’OTAN. Le premier à en être informé a été le secrétaire général de l’Alliance atlantique, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, qui a rencontré Nicolas Sarkozy en février dernier, après avoir été reçu en audition par les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale.

Avec cette décision, lourde de conséquences politiques et diplomatiques, le chef de l’Etat français rompt avec une tradition d’indépendance nationale vieille de plus de quarante ans que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, avaient (plus ou moins) respectée.

C’est en effet en mars 1966 que le général de Gaulle, posant clairement le problème de la compatibilité de l’OTAN avec les intérêts et l’indépendance de la France, avait pris la décision la plus importante sans doute de sa présidence, en annonçant le départ de la France des structures intégrées de l’OTAN, c’est-à-dire du dispositif plaçant les forces alliées sous l’autorité des Américains, et en exigeant le démantèlement de toutes les bases et installations américaines présentes sur le sol national. Il rejetait ainsi une tutelle faisant de la France un pays vassal des Etats-Unis.

La conviction du Général s’était faite bien avant son retour au pouvoir en mai 1958. Dès le milieu des années 1950, l’OTAN était déjà largement discréditée à ses yeux, dans la mesure où elle impliquait une inféodation inacceptable de la politique étrangère française au leadership américain. C’est la raison pour laquelle, le 17 septembre 1958, quelques mois à peine après la fondation de la Ve République, le général de Gaulle avait adressé au président américain, le général Dwight Eisenhower, et au Premier ministre anglais, Harold Macmillan, un mémorandum réclamant la création d’un « directoire » tripartite de l’Organisation composé des trois puissances américaine, britannique et française. Cette demande se heurta rapidement à une fin de non-recevoir de la part des Etats-Unis. L’année suivante, au printemps 1959, le Général décidait de retirer du commandement de l’OTAN la flotte française de Méditerranée (elle sera également retirée en 1964 du commandement allié de l’Atlantique), puis, à l’automne 1960, de n’affecter que partiellement les forces françaises à la défense aérienne intégrée mise en place dans le cadre de l’OTAN. En 1962, il décidait également de ne pas replacer sous le commandement Centre-Europe de l’OTAN deux divisions françaises qui en avaient été retirées lors du conflit algérien, et précisait que la France se tiendrait dans un rôle de réserve par rapport à la « défense de l’avant » que l’organisation intégrée entendait alors mettre en place en Allemagne le long du rideau de fer. A partir de 1963-64, l’affirmation de l’indépendance de la France devint indissociable de la création d’une force de dissuasion nucléaire française indépendante et d’une contestation générale de la politique des blocs instaurée à Yalta. La décision de mars 1966 sera la conséquence logique de cette politique mûrement réfléchie.

Le 21 février 1966, au cours d’une conférence de presse, le général de Gaulle annonce donc le retrait de la France de l’OTAN. Le 7 mars, il fait part au président américain Lyndon B. Johnson de l’intention de la France de recouvrer l’« exercice entier de sa souveraineté ». Deux mémorandums à l’intention des Etats membres de l’Alliance, datés des 11 et 29 mars, en détaillent les modalités. Tout en restant membre à part entière de l’Alliance atlantique, la France se retire de la structure militaire intégrée de l’OTAN. Les forces françaises affectées au commandement de l’OTAN cesseront de l’être à dater du 1er juillet 1966, et les troupes et installations militaires américaines devront avoir quitté le territoire national avant le 1er avril 1967. Les détails de la coopération future entre la France et l’OTAN seront précisés par la négociation qui s’engage à l’automne 1966 entre le général Charles Ailleret, chef d’état-major des armées françaises, et le général américain Lyman Lemnitzer, commandant suprême des forces alliées en Europe. Cette décision aura pour conséquence le transfert en Belgique du Commandement suprême de l’OTAN (SACEUR), jusqu’ici installé à Rocquencourt, près de Versailles.

Bien qu’elle représente une incontestable rupture, la décision de Nicolas Sarkozy ne surprend toutefois pas vraiment. Au cours de ces dernières années, nombre de hauts responsables de l’establishment militaire français sont devenus autant d’agents d’influence de l’atlantisme, tandis que, du côté de la classe politique, la volonté d’indépendance de la France vis-à-vis de l’OTAN s’est incontestablement affaiblie.

En 1986, on avait déjà vu une division française participer à l’exercice « Frankischer Schild », puis 20.000 soldats français engagés en 1987 dans l’exercice « Moineau hardi ». En 1990, l’Allemagne fut réunifiée dans le cadre de l’OTAN, avec l’accord de Mikhaïl Gorbatchev, et non dans le cadre d’une « grande Europe » comme le souhaitait alors François Mitterrand (déclaration de Kiev, 6 décembre 1989). En décembre 1995, la France avait déjà annoncé son retour au conseil des ministres et au comité militaire de l’OTAN (la plus haute autorité militaire de l’Alliance, qui réunit les chefs d’état-major des pays membres) - mais pas au sein du système militaire « intégré ». On sait néanmoins qu’entre 1995 et 1997, Alain Juppé étant alors Premier ministre de Jacques Chirac, la France avait envisagé sa pleine réintégration dans l’OTAN, perspective qui n’avait échoué qu’en raison de l’intransigeance américaine. La France avait en effet posé comme condition à ce retour l’obtention du commandement militaire du flanc sud de l’Alliance, à Naples, ce que les Etats-Unis, peu désireux de placer sous autorité étrangère le commandement de leur VIe flotte, avaient immédiatement refusé.

Les troupes françaises ont ensuite été partie prenante dans la guerre de l’ex-Yougoslavie, tout comme elles l’avaient été dans la première guerre du Golfe. En 1999, la crise du Kosovo donne à l’OTAN l’occasion d’intervenir au moyen d’une offensive de bombardements aériens. La même année, trois pays issus de l’ancien bloc de l’Est, la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, adhèrent à l’OTAN. Sept autres pays d’Europe centrale et orientale (Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Roumanie, Bulgarie, Slovénie) les imiteront en mars 2004. Ces adhésions, nées d’une fascination pour l’Amérique et le système néolibéral, sont bien entendus encouragées par les Etats-Unis, qui souhaitent contrôler l’espace est et sud-est européen, comme pont vers la Caspienne et l’Asie centrale.

En 2003, un groupe de personnalités européennes comprenant Valéry Giscard d’Estaing, Felipe Gonzales, Douglas Hurd et Helmut Kohl, affirme solennellement que « l’Alliance atlantique renouvelée demeure le principal pilier du partenariat entre l’Europe et l’Amérique » (Le Monde, 15-16 juin 2003). A cette date, des officiers français sont déjà « insérés » au sein du SHAPE, c’est-à-dire de l’état-major des puissances alliées en Europe. Le 8 décembre 2005, les Etats-membres de l’OTAN acceptent de participer, à des degrés divers, à la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), présente en Afghanistan sous commandement américain. Détail peu connu, durant le printemps et l’été de 2007, l’armée de l’air française a même assuré la protection du ciel des pays baltes dans le cadre de l’OTAN, situation dans laquelle le commandement de l’Organisation aurait parfaitement pu donner à un pilote français, par exemple en cas d’incursion russe, un ordre de tir contre un avion violant cet espace aérien.

Elu président de la République le 2 mai 2007, Nicolas Sarkozy, chef des armées aux termes de l’article 5 de la Constitution, et qui ne dissimule rien de sa sympathie active pour les Etats-Unis d’Amérique, se montre désireux d’aller plus loin. Dès le 27 août 2007, dans son premier grand discours de politique étrangère prononcé devant la Conférence des ambassadeurs en poste à Paris, il laisse entendre que la France reprendra bientôt « toute sa place » au sein de l’Alliance atlantique. Le mois suivant, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, engage publiquement une réflexion sur le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l’OTAN. «  Ma conviction, déclare-t-il lors de la 5e Université d’été de la défense réunie à Toulouse, est que l’Europe de la défense ne progressera pas si nous ne changeons pas de comportement politique au sein de l’OTAN ».

En avril 2008, au sommet de l’OTAN de Bucarest, Nicolas Sarkozy - qui avait pourtant déclaré, durant sa campagne présidentielle, que la présence française dans ce pays n’était pas essentielle à nos intérêts - accepte d’envoyer, à la demande des Etats-Unis, des troupes supplémentaires en Afghanistan, où 53 000 hommes de 40 pays sont déjà déployés sous l’égide de l’OTAN, aux côtés de 36 000 soldats américains, au sein de deux forces multinationales (Coalition-Opération Enduring Freedom et Force internationale d’assistance à la sécurité). Il faut rappeler que cette guerre interminable, perdue d’avance, a été engagée au départ à seule fin de garantir l’exploitation par la firme californienne Unocal (absorbée entre-temps par Chevron) du pipe-line devant relier la Caspienne à l’océan Indien via le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan. D’où l’installation à la tête de l’Etat afghan du président fantoche Hamid Karzaï, ex-agent de la CIA, ex-expert de l’Unocal chargé de superviser le projet de pipe-line trans-afghan. Cette guerre néocoloniale menée depuis sept ans a eu pour seul effet de stimuler les terrorismes au lieu de l’apaiser, et de renforcer les talibans au lieu de les affaiblir, tandis que la population locale se dressait de plus en plus contre l’occupation étrangère et que l’Afghanistan se transformait peu à peu en un Etat narcotrafiquant.

Le retour annoncé de la France dans l’OTAN a également servi de toile de fond aux discussions provoquées, en juin 2008, par un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale censé dessiner les orientations stratégiques de la France pour les quinze prochaines années. La publication de ce document, qui annonçait notamment une réduction de 54.000 personnels des effectifs militaires français au cours des années à venir, a vu s’accentuer le clivage entre tenants de l’atlantisme et partisans d’une défense indépendante. On se souvient qu’un groupe d’officiers généraux et supérieurs des trois armées (terre, air, mer), regroupés anonymement dans le groupe « Surcouf », avait alors ouvertement critiqué les nouvelles orientations officielles. Un texte publié sous ce nom dans Le Figaro (19 juin 2008) parlait d’« absence de critères politico-militaires d’intervention », de « flou des priorités géopolitiques », de « dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible », de « véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu’hier ». En réponse, Sarkozy a tenté de faire identifier les contestataires afin de les sanctionner, à un moment où ses relations avec l’armée s’étaient particulièrement dégradées (affaire du 3e RPIMA de Carcassonne, démission du général Cuche, etc.).

Le Livre blanc prône en fait une évolution de la stratégie de défense tendant à abandonner les moyens d’intervention externes lourds (aviation, second porte-avions) au profit des armements terrestres légers et, surtout, des techniques et des moyens de renseignement (satellites, drones, systèmes de surveillance spatiale, etc.). Le géopoliticien Aymeric Chauprade, récemment mis à la porte du Collège Interarmées de Défense par Hervé Morin, note que ce glissement stratégique correspond à un renoncement par la France à sa capacité d’intervention autonome afin de mieux favoriser son intégration au sein de l’OTAN. Il s’agit en fait de transformer l’infrastructure de la défense française en un système plus spécialisé mis à la disposition des Etats-Unis et, plus largement, d’une coalition politique occidentale tout à fait conforme à la doctrine américaine du « choc des civilisations », l’idée générale étant qu’il faut répondre aux « menaces » par l’intégration croissante des nations occidentales, dans un monde où il n’y a plus de différence entre défense nationale et sécurité, entre sécurité intérieure et extérieure (cf. la récente fusion de la DST avec une partie des effectifs des Renseignements généraux pour former le Renseignement intérieur).

Au ministère de la Défense, on fait par ailleurs observer que la France participe déjà à la plupart des opérations de l’Alliance, que des généraux français commandent régulièrement certaines opérations de l’OTAN, et que la France contribue aussi à hauteur de 13% au budget de l’Organisation (elle est aujourd’hui le troisième contributeur financier pour les activités de l’OTAN auxquelles elle participe et le cinquième pour l’ensemble des opérations). La conclusion qu’on en tire est que la réintégration dans le dispositif intégré n’a pas l’importance que certains lui attribuent (« il ne s’agit pas de la révolution qu’on prétend », dit Hervé Morin). C’est évidemment sous-estimer la portée symbolique d’un tel geste. Et d’ailleurs, si c’est vraiment si peu important, pourquoi le faire ?

Nicolas Sarkozy, quant à lui, a eu recours à un argument des plus étonnants. Dans son discours aux ambassadeurs du 27 août 2007, il a déclaré que, « pendant les décennies de contrainte bipolaire, comme pendant la décennie de situation unipolaire, il était juste et souhaitable que notre pays marque sa différence par rapport à Washington », tandis qu’aujourd’hui c’est la politique inverse qui s’impose. Déclaration prononcée avec un aplomb stupéfiant, car c’est exactement à l’argument opposé que recouraient, pour condamner la décision prise en 1966 par le général de Gaulle, ceux qui professaient alors le même atlantisme que le chef d’Etat français actuel. A l’époque, à les en croire, c’est précisément parce que le monde était alors bipolaire que toute dissidence par rapport au camp américain revenait à faire le jeu de Moscou. Quant au contraste dressé par Sarkozy entre les deux époques, il est encore plus ridicule, car c’est précisément au moment où nous entrons dans un monde multipolaire qu’un alignement sur Washington devient totalement inconsidéré. En d’autres termes, si la décision du Général était en 1966, en pleine guerre froide, parfaitement justifiée, le maintien de la France en dehors de l’OTAN l’est plus encore aujourd’hui, maintenant que la guerre froide est terminée. C’est justement dans un monde multipolaire, instable par définition, que l’on a besoin d’une défense indépendante non alignée.

Depuis la désintégration du système soviétique, l’OTAN n’a en réalité plus de raison d’être. Créée lors de la signature du traité de l’Atlantique-Nord, le 4 avril 1949, pour prémunir l’Europe occidentale contre la puissance russe, alors considérée comme une menace, cette organisation est un pur produit de la guerre froide. Lors de la chute du Mur de Berlin, elle aurait du être dissoute comme fut dissous le Pacte de Varsovie, pour une raison toute cartésienne : une alliance ne survit pas aux raisons qui l’ont fait naître. Il n’en fut rien, bien au contraire.

Loin de faire disparaître l’OTAN, les Américains ont redéfini sa mission, sans aucune concertation ni réflexion globale avec leurs alliés, en étendant toujours plus loin sa zone de compétence, et d’abord en direction de l’Europe centrale et orientale. Dans le conflit de l’ex-Yougoslavie, on vit ainsi l’Alliance atlantique prendre en main la gestion militaire de la crise, puis le contrôle de la mise en application des accords de paix. L’OTAN a ainsi complètement changé de nature. Elle projette désormais forces et puissance dans le « hors-zone », notamment à travers les programmes de « Partenariat pour la paix » et de « Dialogue méditerranéen ». Elle a parallèlement poursuivi sa marche vers l’Est, en violation formelle des assurances données par les Etats-Unis à Mikhaïl Gorbatchev lors de la réunification allemande. Dès le 11 septembre 2001, le président George W. Bush avait d’ailleurs pris position pour une « grande OTAN [...] de la Baltique à la mer Noire », afin de s’ouvrir la voie de la Caspienne et de la mer Noire. Ces orientations ont été confirmées au sommet atlantique de Prague, les 21 et 22 novembre 2002 : l’organisation atlantique passe alors clairement d’une perception géographie limitée à une perception fonctionnelle globale des enjeux de sécurité. La Déclaration de Prague stipule en effet que l’OTAN doit désormais pouvoir aligner des « forces capables de se déployer rapidement partout où elles sont nécessaires [...] de mener des opérations à longue distance et dans la durée ». On passe, en d’autres termes, d’une structure relativement statique à un modèle expéditionnaire d’interventions tous azimuts, les centres de gravité de la géostratégie mondiale glissant dans le même temps vers le Moyen-Orient et l’Asie.

Pour répondre à cette nouvelle orientation, les structures de l’OTAN ont été modifiées. Jusqu’en 2003, les opérations militaires de l’OTAN se partageaient en deux grands commandements stratégiques, l’un et l’autre placés sous la direction d’un officier supérieur américain : le Commandement suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) et le Commandement suprême des forces alliées de l’Atlantique (SACLANT). Ce dernier a aujourd’hui cédé la place à un Commandement stratégique de la transformation (ACT), les alliés étant invités à participer à la création d’une Force de réaction rapide de l’OTAN comprenant 21 000 soldats appartenant à des unités européennes et susceptibles d’intervenir « partout où il le faudra ». Quant au SACEUR, basé au quartier général du SHAPE, il désigne désormais le Commandement Allié Opérations. Il est dirigé par un général américain assurant aussi le commandement des forces armées en Europe, dont le quartier général se trouve à Stuttgart.

L’OTAN réunit aujourd’hui 24 pays européens et deux Etats nord-américains. Elle comprend 22.000 employés et 60.000 militaires permanents. Transformée en simple alliance politico-militaire des Occidentaux, cimentée par les « valeurs occidentales » et le postulat sans cesse réaffirmé d’une communauté d’intérêts « transatlantique », on peut la considérer comme une sorte de gendarme planétaire chargé de la défense des intérêts occidentaux. Hervé Morin souscrit à ce programme : « Que doit devenir l’OTAN ? [...] A mon sens, l’Alliance doit défendre un certain nombre de valeurs. Lesquelles ? Celle de la communauté euro-atlantique. Celle-ci repose sur des fondements philosophiques communs : le libéralisme, la démocratie, les droits de l’homme » (Le Nouvel Observateur ; 12 juin 2008, p. 67). Nicolas Sarkozy s’est également réclamé de ces « valeurs occidentales » dans son discours aux ambassadeurs de janvier 2008.

C’est donc à cette nouvelle OTAN, devenue une coalition occidentale de légitimation diplomatique des entreprises américaines, qui a pour but de porter la guerre aux confins de la planète à seule fin de défendre les intérêts géostratégiques des Etats-Unis, que Nicolas Sarkozy a décidé de faire pleinement adhérer la France. La seule vraie question qui se pose alors est : pourquoi ?

Deux raisons ont été avancées. La première est qu’en revenant dans l’OTAN, la France pourra mieux peser sur ses orientations et sa réorganisation, c’est-à-dire qu’elle pourra mieux se faire entendre à Washington. La deuxième est qu’elle n’en sera que plus forte pour construire un pôle européen de la défense et désarmer les réticences de ceux de ses partenaires qui ne veulent à aucun prix d’une défense européenne indépendante de l’OTAN.

Croire qu’en étant « dedans », on pèsera mieux sur l’évolution interne de l’Alliance est en réalité une illusion. Les Britanniques ou les Allemands, fidèles partenaires des Américains, sont-ils jamais parvenus à influer en quoi que ce soit sur les stratégies de l’OTAN ? Au surplus, tout diplomate, même débutant, sait que lorsque l’on s’engage dans une négociation, les exigences que l’on entend voir satisfaites doivent être formulées avant de prendre l’engagement qui en constitue la contrepartie : c’est avant de faire une concession qu’on négocie, et non après. (Les prostituées le savent aussi : elles font payer leurs clients avant, non après).

Cela montre que jamais les Etats-Unis n’admettront que soit remis en cause leur leadership. Les gains escomptés à Paris ne sont au mieux que de pieux souhaits.

De toute évidence, ce n’est pas la promotion de quelques dizaines d’officiers français dans les états-majors de l’OTAN, ni les postes de commandement promis aux Français - la direction de l’ACT, basée à Norfolk, en Virginie, qui est l’un des quartiers stratégiques de l’OTAN, et un commandement régional à Lisbonne, quartier général de la Force de réaction rapide (dont la direction dépend entièrement du commandement suprême américain en Europe) - qui permettront de peser en quoi que ce soit. La vérité est qu’au sein de l’OTAN, le partenariat et l’intégration se résument à la subordination, quand ce n’est pas à l’alignement automatique. L’OTAN reste plus que jamais une machine de guerre américaine, contrôlée par les Américains et destinée à asseoir leur hégémonie sur des alliés transformés en vassaux. L’OTAN n’a qu’un seul commandement opérationnel suprême, le SACEUR, qui reste entre les mains du général américain commandant les forces américaines en Europe. Au sein de l’OTAN, ce sont les Américains qui décident, les Européens étant considérés simplement comme des exécutants. Lors de sa visite à Paris, le 12 février 2009, Jaap de Hoop Scheffer a d’ailleurs bien précisé que, si la France réintégrait le commandement militaire intégré de l’OTAN, ce serait de toute façon toujours à lui qu’il reviendrait de « gérer les choses au sein de l’OTAN ».

L’autre raison est, elle aussi, constamment ressassée dans les milieux officiels. Sarkozy déclarait ainsi, le 17 juin 2008 : « Notre position, hors du commandement militaire [de l’OTAN], entretient une méfiance sur l’objet de notre ambition européenne ». « Depuis dix ans, ajoute Hervé Morin, l’Europe de la défense piétine parce que nos partenaires européens ont l’impression que les Français veulent en faire un substitut à l’OTAN, à laquelle ils sont viscéralement attachés ». On en conclut que, si la France rentre dans l’OTAN, ses partenaires seront plus disposés à faire progresser la défense européenne, et que les Américains verront du même coup que les efforts déployés par Paris en faveur de celle-ci ne sont en rien dirigés contre eux. Sarkozy, qui ne manque pas une occasion de mettre en parallèle son intention de revenir au sein du commandement militaire intégré de l’OTAN et son désir de « donner une nouvelle impulsion à l’Europe de la défense », cite à ce propos les déclarations de George W. Bush au sommet de l’OTAN de Bucarest : « Le président des Etats-Unis a apporté son soutien au projet de défense européenne ; il l’a fait parce qu’il était convaincu qu’en portant ce projet, la France ne souhaitait pas affaiblir l’Alliance atlantique, que les deux étaient complémentaires et non antagonistes ». Tout à la recherche de l’approbation de Washington, Sarkozy ne réalise évidemment pas que ce que beaucoup lui reprochent, en France, c’est précisément de ne pas concevoir le projet de défense européenne comme une alternative au « parapluie » américain. Et que, par de telles prises de position, il confirme au contraire son intention de transformer l’Europe de la défense en un simple « pilier européen » de l’OTAN.

Le retour de la France dans l’OTAN ne lève en fait aucune des hypothèques qui pèsent sur l’avenir de l’Europe de la défense, celle-ci restant bloquée par les vues divergentes des Etats-membres.

Malgré les progrès de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) instaurée en février 1992 par le traité de Maastricht, puis réaffirmée par les traités d’Amsterdam (1997) et de Nice (2000), la déclaration franco-britannique de Saint-Malo (4 décembre 1998) et le Conseil européen d’Helsinki (10-11 décembre 1999), malgré la fondation en juillet 2004 d’une Agence européenne de défense (AED) placée sous l’autorité de Javier Solana, la défense européenne n’avance pas. Elle se borne à prendre en charge la « gestion de crise » et les missions ne relevant pas de la défense collective de l’Europe, c’est-à-dire qu’elle relève moins de la défense que de la sécurité. Bien entendu, il n’existe au niveau européen aucun état-major stratégique comparable au SHAPE de l’OTAN, ce qui signifie que toute opération européenne passe par l’organisation atlantique chargée d’en assurer la planification stratégique, ainsi que ce fut le cas pour la mission « Concordia » en Macédoine (2003) ou la mission « Althéa » en Bosnie-Herzégovine (2004). Comme l’a écrit Jean-Sylvestre Mongrenier, « l’Europe de la défense n’est pas la défense de l’Europe ».

Les Etats-Unis, qui ont depuis longtemps l’habitude de répondre par des moyens militaires à des défis qui pourraient trouver des réponses d’une autre nature, politique ou diplomatique en particulier, représentent aujourd’hui plus de 50% des dépenses militaires mondiales, ce qui signifie qu’ils dépensent à eux seuls pour leur armement plus que l’ensemble de tous les autres pays du monde. Au regard de ce formidable effort de puissance, les dépenses militaires des Européens apparaissent extraordinairement limitées. La « défense européenne » n’est actuellement qu’une juxtaposition de budgets et d’équipements nationaux souvent incompatibles entre eux. Alors que pour le seul secteur de la recherche et du développement, l’effort des Etats-Unis s’est accru de 40% entre 1990 et 2000, il a dans le même temps diminué de 22% chez les principales puissances militaires de l’Union européenne. Quant aux capacités de projection européennes, elles ne représentant même pas 20% des capacités américaines.

Mais l’essentiel est ailleurs. La défense européenne ne peut résulter que d’une volonté politique européenne qui pour l’heure n’existe pas, précisément parce que la plupart des Etats-membres de l’Union européenne préfèrent s’en remettre aux Etats-Unis du soin d’assurer leur sécurité. Depuis la conférence atlantique de décembre 1991, on sait que les partenaires de la France refusent absolument d’envisager un système de défense indépendant de l’OTAN qui risquerait d’éloigner, si peu que ce soit, les Etats-Unis du théâtre européen. Les Européens ne veulent pas d’une défense européenne indépendante de l’OTAN, de même qu’ils ne veulent pas d’une Europe-puissance qui se construise en dehors de la relation atlantique. Ils ne veulent pas de ce que le général de Gaulle appelait le 23 juillet 1964 une « politique européenne indépendante ».

Au demeurant, le principe d’une défense européenne autonome a été expressément exclue par le traité de Maastricht, dont le texte précise que « l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en ouvre ». La politique européenne de sécurité et de défense (PESC) ne saurait donc porter atteinte aux intérêts de l’OTAN, ni même diverger de ses orientations. En 2004, au sommet de l’OTAN d’Istanbul, Jacques Chirac était allé jusqu’à déclarer : « Il n’existe pas, il ne peut pas exister, d’opposition entre l’OTAN et l’Union européenne ». Les Européens se sont ainsi ligotés eux-mêmes, s’interdisant par avance de faire de l’Europe une puissance capable, au sein d’un monde multipolaire, de rivaliser avec les Etats-Unis, voire de s’opposer à eux.

Croire qu’en échange du retour de la France dans l’OTAN, les Etats-Unis se montreront plus disposés à accepter la mise en place d’une Europe de la défense est donc pour le moins naïf. Ils ne l’accepteront que dans la mesure où cette défense n’aura aucun caractère autonome. Présenter la réintégration de la France dans l’OTAN comme un préalable indispensable à la construction d’une véritable défense européenne est en outre un sophisme, dans la mesure où la plupart des pays européens ne veulent précisément pas d’une défense commune, considérant que tout progrès en ce sens constituerait un défi à l’OTAN et aux Américains. La défense européenne ne peut être mise en œuvre aussi longtemps que la plupart des Etats européens continueront à penser que les Etats-Unis la remplacent avantageusement. L’abandon par la France de son statut spécifique est-il de nature à les convaincre de renoncer à cette idée ? Elle ne peut, au contraire, que les renforcer dans leur conviction qu’il est bien inutile de consacrer leurs efforts à une défense européenne. Voyant la France rentrer dans le giron atlantique, ceux qui considèrent que l’armée américaine suffit à défendre l’Europe ne pourront qu’être confortés dans leur choix en faveur de la facilité et de la démission. Loin de relancer la défense européenne, le retour de la France dans l’OTAN risque même de signer sa mort définitive en entérinant une forme de division du travail entre l’Alliance atlantique et une Union européenne incapable de prendre en charge sa propre sécurité.

François Bayrou n’a donc pas eu tort de voir dans la réintégration de l’OTAN une « défaite pour la France et l’Europe » et un « aller sans retour ». Beaucoup de socialistes ont également protesté, assez mollement toutefois, ce qui ne saurait surprendre de la part d’un parti dont la quasi-totalité des députés européens se sont engagés à Strasbourg, en mai 2008, à participer à l’instauration d’un grand « marché commun transatlantique sans entraves en 2015 ». (Ce projet, qui engage la France dans une promotion fanatique du libre-échange mondial, consacre l’évolution de l’Union européenne vers une vaste zone de libre-échange fondée sur la libre circulation des biens et des services et prélude, semble-t-il, à une véritable « Assemblée transatlantique », c’est-à-dire à la mise en place d’institutions politiques communes aux deux côtés de l’Atlantique). Jean-Pierre Chevènement, sans surprise, s’est en revanche inquiété de voir la France s’engager « dans une mécanique qui réduira obligatoirement notre marge d’indépendance », en attendant de l’entraîner « dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ». Pour le socialiste Jean-Michel Boucheron, « si la France entre dans l’OTAN, il n’y a plus d’espoir de politique étrangère et de sécurité commune, plus d’Europe de la défense ».

Au sein même de la majorité, plusieurs personnalités ont exprimé leurs réticences. Dominique de Villepin a laissé prévoir un « rétrécissement » de la France sur le plan diplomatique, parlant d’une « faute » susceptible de faire passer la France « sous les fourches caudines d’un autre pays ». Alain Juppé s’est inquiété d’un « marché de dupes ». L’ancien député UMP Daniel Garrigues est allé jusqu’à parler de « trahison ». Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, évoque une « faute historique d’une gravité incalculable » et ajoute : « Nicolas Sarkozy devra assumer devant l’histoire le rôle de fossoyeur d’un symbole fort de l’identité française : la politique d’indépendance nationale instaurée par le général de Gaulle il y a plus d’un demi-siècle ». « Ce ralliement, dit Philippe de Villiers, traduit la dérive d’une large élite politique française qui n’a plus d’autre horizon que l’alignement systématique sur les Etats-Unis. L’idée que la France ait à jouer un rôle spécifique de puissance d’équilibre et de médiation, en s’appuyant sur une diplomatie libre, indépendante, non alignée, étrangère à la notion de bloc, aiguillon d’une Europe européenne, leur est devenue totalement étrangère ». Le Premier ministre François Fillon a décidé d’engager la responsabilité de son gouvernement sur cette question, mais il s’est bien gardé de céder à la demande de référendum formulée par François Bayrou ou Nicolas Dupont-Aignan.

Bien entendu, le retour de la France dans l’OTAN a en revanche été salué à Washington, notamment par Gordon Johndroe et Tom Casey, porte-parole respectifs de la Maison Blanche et du département d’Etat. Les Américains, plus que jamais demandeurs de troupes, puisqu’ils ne peuvent plus faire face seuls à tous les théâtres de conflits où ils sont présents, se réjouissent par avance d’être mieux en position d’exiger de la France qu’elle s’associe plus étroitement à eux dans les guerres présentes (Afghanistan) comme dans les combats futurs (Iran).

La décision prise en 1966 par le général de Gaulle était déjà motivée, de façon implicite, par sa volonté de maintenir la dimension multipolaire du monde. En se retirant de l’OTAN, le Général offrait la possibilité à un certain nombre de nations de se tenir aux côtés de la France sans plus souscrire à l’ordre bipolaire né des accords de Yalta. En mettant un terme à l’« exception française », Nicolas Sarkozy scelle la fin de la politique étrangère et de l’indépendance stratégique de la France, donnant ainsi le coup de grâce à toute l’œuvre diplomatique du général de Gaulle.

Il est de toute évidence irresponsable de rejoindre l’OTAN au moment où celle-ci apparaît plus que jamais comme l’alliance du monde occidental contre le reste du monde, comme une coalition ayant pour volonté d’imposer au reste du monde la supériorité des valeurs occidentales, qui ne sont en dernières analyses que des valeurs marchandes, provoquant tout à la fois la crispation de la Russie, qui se sent de plus en plus encerclée par les Occidentaux, et l’hostilité de tous les pays, notamment arabo-musulmans, rebelles instinctivement à la dimension de croisade néocoloniale affichée par l’Alliance. C’est à une normalisation atlantiste que revient cette décision, qui sera inévitablement perçue et interprétée comme un réalignement, sinon comme une capitulation, en même temps que comme la marque d’une « banalisation » de la position de la France, d’un affaiblissement de son autonomie et d’un renoncement à ses ambitions. En s’alignant sur l’hyperpuissance américaine au sein d’un bloc occidental monolithique, amorce d’une sorte d’empire néo-occidental, la France perd tout espoir d’être entendue comme une puissance indépendante dans un certain nombre de conflits, notamment au Proche et au Moyen-Orient.

Prise sans concertation ni exigence de contrepartie, sans débat politique préalable, sans que le peuple soit consulté, à seule fin de complaire aux Etats-Unis, sur lesquels il s’est aligné dès son élection, au moment même où l’OTAN se montre incapable d’obtenir des résultats décisifs en Afghanistan et ne cesse d’attiser les tensions avec la Russie, la honteuse décision de Nicolas Sarkozy revient purement et simplement à rentrer dans le rang. Elle crée les conditions dans lesquelles il sera de plus en plus difficile de dire « non » aux Américains, car la France ne disposera plus que d’une marge de manœuvre plus réduite. Les soldats européens continueront de faire office de supplétifs de l’US Army, en se faisant tuer dans des guerres qui ne sont pas les leurs, comme aujourd’hui en Afghanistan, et demain peut-être en Iran. Le général de Gaulle disait : « Je veux l’Europe pour qu’elle soit européenne, c’est-à-dire qu’elle ne soit pas américaine ». Nicolas Sarkozy, lui, fait cadeau de la France à l’OTAN, c’est-à-dire aux Etats-Unis. Un cas exemplaire de haute trahison ?


Article paru initialement sur le blog de polémologie THEATRUM BELLI


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88 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 18 mars 2009 10:53

    La décision de réintégrer le commandement de l’Otan n’engage pas de facto la France à être le supplétif zélé de Washington, chaque pays conservant son libre-arbitre en matière d’engagement.

    Mais cela c’est la théorie. En pratique, l’inquiétant dans cette affaire vient de la personnalité de Sarkozy qui, poussé par son américanisme délirant et son désir de plaire coûte que coûte au puissant allié, répondra à toutes les demandes qui lui seront faites, aussi absurdes ou injustifiées puissent-elles être. A cet égard, il ne fait aucun doute que Sarko au pouvoir à la place de Chirac, la France aurait pris une part active dans le conflit irakien.

    Blair a naguère été qualifié de "toutou de Bush", notre hyperprésident est bien parti pour être le "chienchien d’Obama". Puisse ce dernier ne pas se fourvoyer comme son prédécesseur !


    • Fergus fergus 18 mars 2009 11:29

      @ Dalamix. Votre affirmation "le petit épisode de l’Irak n’est qu’une anecdote" me rappelle un certain "détail de l’histoire". Les centaines de milliers de victimes innocentes de ce conflit injustifiable apprécieront. Lamentable !


    • Kalki Kalki 18 mars 2009 11:30

      C’est l’ultime trahison des Francais, et de la France.

      En d’autre temps pas si lointain un geste de ce genre serait de la COLLABOration.

      Meme si la france était présente à l’internationnal, en gardant son recul, elle gardait sa liberté de prise de décision.

      Peut etre une des bonnes décisions de de gaulle,
      qui n’a pas voulu que la france suive le troupeau

      Un troupeau dirigé par quel berger ?
      La tête de l’empire les usa.


      • Kalki Kalki 18 mars 2009 11:40

        DE PLUS :

        Je doute des bénéfice de tout cela. ( Tout comme pour le paquet fiscale d’ailleur)

        On remarque qu’on sait tout ce qu’on perd... notre liberté d’action dans l’OTAN ( et 15 millard tous les ans pour le paquets fiscale).

        Mais qu’on ne gagne rien en échange !


        Cela ne rapportera rien de plus à la france, pas de meilleur place sur le rang des état, pas plus d’économie ou de PIB, et pas plus de touriste !

        Au final c’est de la masturbation mental d’un président qui n’a pas la capacité de jugement, et qui croit qu’en faisant des cadeaux, en se soumettant (soumission) les autres capitaliste (une race altruiste s’il en est) font faire de nous des "AMIS".**

        Et tout le monde laisse faire ce fou (comme d’autre pays l’ont fait avec d’autre fou), et personne ne le démettra ou le critiquera pour se politique dans son ensemble, ses buts et ses moyens.

        Mentalité d’un petit caniche a la francaise (comme le fut blair pour bush) Je pense plutot qu’on va se faire en***er.


      • Kalki Kalki 18 mars 2009 12:55

        Réfutation, du Sarkozisme, SarkoBushisme sur Agoravox TV.

        L’atlantisme
        Je pense que les francais ( et je suis française meme si je suis né aux états unis), je pense que les français feraient une profonde erreur d’élire nicolas Sarkozy. Je suis fondamentalement contre la politique de George Bush, sarkozy est allé aux états unis l’année dernière à l’occasion de l’anniversaire du 11 septembre, mais c’était surtout une occasion pour rendre visite à George Bush ... . Je crois que Sarkozy est fondamentalement tourné vers les états unis et le dos tourné au reste du monde.

        Il a fait preuve d’atlantisme en tout circonstance, il est pour le pacte entre les entreprise américaines et les entreprises européénes pour avoir une zone de "libre" échange entre l’europe et les usa et en plus il est profondément atlantiste dans le SENS MILITAIRE, il veut que nous soyons SOUS la DIRECTION DE L’OTAN, et j’en veux pour preuve qu’il est allé voir madame Merckel et qu’ils se sont dit, dès que sarkozy aura été élu ils vont faire un PACTE, pour qu’il y ait une (NOUVELLE) Constitution LIGHT, avec toujours la phrase dans la première partie qui nous met tous sous la coupe de l’OTAN.
        "l’OTAN est le fondement de la défense de l’europe et l’instance de sa mise en oeuvre".

        Je ne veux pas d’une EUROPE inféodé aux ETATS UNIS, militquement OTAN, poilitiquement (par des traités internationnal imposé aux député européén puis imposé aux pays, c’est ca la démocratie) , économiquement ( par des zones de libre échange).

        Rupture : Le bilan de SARKOZY avant qu’il soit élut.

        http://www.oulala.net/Portail/IMG/07_04_14_Serge.Portelli.Ruptures.FRENCH.p df

        Tout ( absolument tout, il y a tant de preuves) mène à prouver que sarkozy est d’extrème droite idéologiquement. J’amène n’importe quel sympathisant a sarkozy de me prouver le contraire en analysant convenablement sans oeilleres.

        Sarkozy : le goût de l’extrême
        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52315




      • JL JL 18 mars 2009 11:33

        Sur le plan économique, Sarkozy qui répète à l’envi qu’il a été élu pour ceci ou pour cela oeuvre aujourd’hui à contre courant : en effet, depuis son élection le vent a tourné et son programme n’a pas changé. La loi Tepa, tant concernant le bouclier fiscal que la défiscalisation des heures supplémentaires est une hérésie. Dire que notre pays aborde la crise en position de faiblesse est une contrevérité : Nicolas sarkozy sacrifie délibérément notre modèle social qui sert d’amortisseur à la crise pour continuer à appliquer une politique dont aujourd’hui 90% des Français ne veulent plus.

        Sur le plan de la politique extérieure, cette décision de rejoindre le commandement intégré de l’Otan montre une fois de plus que nous sommes entrés en dictature. L’on apprend aujourd’hui que les Russes envisagent de renforcer leurs armements : c’est la réponse du berger à la bergère, une réponse logique au renforcement de l’Otan. Ce renforcement des positions respectives de l’Otan et de la Russie ne présage rien de bon quant à l’avenir de l’ONU.

        En bref, sur tous les plans on voit que Nicolas Sarkozy oeuvre à la destruction de nos valeurs et de notre pays. Sarkozy est déjà l’homme du passé. S’il veut entrer positivement dans l’histoire on ne peut que lui dire qu’il est urgent pour lui de ne rien faire. 

        S’il a fait sienne cette maxime attribuée à Napoléon : "quand on s’est trompé il faut continuer, ça finit par vous donner raison" il devrait méditer sur ce qu’il est advenu de nombre de dictateurs avant lui.


        • MagicBuster 18 mars 2009 11:34

          Crime de haute trahison , n’est-ce pas un prétexte suffisant pour destituer un président ???
           :->


          • JL JL 19 mars 2009 08:02

            Le "Crime de haute trahison" est un motif suffisant pour destituer un président, mais pas pour virer un dictateur. La haute trahison c’est toute la classe politique UMPS-Modem qui en est coupable.


            • La Luciole 18 mars 2009 11:36

              Inutile de faire de telles tartines pour justifier de simples opinions subjectives et partisanes. 
               
              Si les Français ont majoritairement élu un Président de droite qui courageusement n’a jamais caché sa conviction de devoir combattre cette "pensée unique de gauche" qui contamine sournoisement notre pays depuis plusieurs décennies (et cette décision de De Gaulle de quitter l’OTAN en était, sur le fond, une des premières manifestations) il faudra que les électeurs de gauche à leur tour se résignent... bref, nous fichent la paix afin que la France n’ait plus honte de cette 1ère valeur affichée dans sa Constitution : LIBERTE.

              Adhérer à un pacte qui affiche cette valeur commune, n’est en rien une dépendance, ni une soumission.


              • aurelien362 18 mars 2009 16:57

                On n’a rarement lu une telle connerie (dsl pour la grossiéreté...), vous devriez revoir votre histoire...

                Parce que, si je peux me permettre... Pendant 20 ans, c’est la gauche (notamment Mitterand) qui a été atlantiste et a dénoncé la décision du général de Gaulle de quitter l’OTAN... Alors que la droite gaullienne, au contraire, défendait cette indépendance.

                Alors qualifier l’opposition à l’OTAN de "pensée unique de gauche", c’est un peu se foutre du monde. L’opposition à ce retour n’est ni de gauche ni de droite. Elle est entre ceux qui veulent la France comme grand pays indépendant, et ceux qui la veulent comme vassale des USA.

                Au fait, si notre "cher courageux" président ose tellement revendiquer son appartenance à la droite... pourquoi fait-il venir au gouvernement Kouchner, symbole, pour le coup, de cette "pensée unique de gauche" que vous stigmatisez ?


              • Marianne Marianne 19 mars 2009 08:32

                Du 1er au 5 avril, contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg et Baden-Baden en Allemangne.

                Les autorités veulent empêcher les manifestants d’accéder au centre de Strasbourg, comme si la ville de Strasbourg appartenait à l’OTAN et à son commandement US ! ?

                Non à la guerre, non à l’OTAN !

                Rendez-vous sur le site du contre-sommet :

                http://www.otan-non.org/


              • souklaye souklaye 18 mars 2009 11:36

                 Le club des hommes-sandwichs

                Redéfinition :

                Tout est une affaire de cycle électoral, d’amnésie collective et de timing économique.
                Les antagonismes d’hier produisent les addictions de demain car elles ne sont que les parties visibles de l’interdépendance structurelle et géographique des peuples sédentarisés.
                Depuis que les idées incarnent les hommes, et plus l’inverse, les symboles monopolisent le temps des négociations, tout en rendant mimétiques les extrêmes supposés.
                Le monde est une construction sociale à géométrie variable et à durée déterminée où le moyen terme articule l’appareil idéologique des expansionnistes autarciques.

                La suite ici :
                http://souklaye.wordpress.com/2009/03/11/le-club-des-hommes-sandwichs/


                • LE CHAT LE CHAT 18 mars 2009 11:45

                  @dalamix

                  si la lumière doit venir des States , autant rester aveugles , on voit où leur clareté en matière de finances a conduit le monde ! leur politique impérialiste unilatérale ne rapporte strictement rien à la France !


                • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mars 2009 11:53

                  à dalamix

                  Avec votre chamante orthographe et votre délicieuse syntaxe, vous avez dit précédemment (sic)
                   :
                  "JE n’irais pas loin,ça ne sert à rien face à des aveugles !"

                  Alors, pourquoi vous laissez-vous aller à un nouveau commentaire ?
                  Inconstance ?
                  Inconséquence ?
                  Incohérence ?
                  Etc...


                • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mars 2009 16:45

                  à dalamix

                  a)
                  Je vous présente mes plus sincères excuses. J’ignorais que le Français était votre troisième langue. Mon niveau est identique au vôtre dans ma troisième langue, l’Anglais.

                  b)
                  "apperement vous avez une courte memoire ?"
                  Mais, ne m’interpelez pas sur le fond du sujet car je n’ai émis aucune réflexion : ni dans un sens, ni dans un autre.


                • aurelien362 18 mars 2009 16:59

                  L’Allemagne et la Turquie ne se sont opposés que parce que la France a été en tète de cette opposition, sinon, ils n’avaient pas les moyens diplomatiques de resister aux pressions, et n’avaient pas d’ailleurs de sièges permanent au conseil de sécurité.


                • aurelien362 19 mars 2009 11:52

                  Avec Sarkozy ? Je n’y crois pas.
                  Quand les "maitres" lui ont demandé plus de troupes en Afghanistan, il a servilement obéi.
                  Qaund les "maitres" ont voulu qu’il reconaisse le Kosovo, il l’a fait illico presto.
                  Quand les "maitres" lui ont demandé de réintegrer l’OTAN, il a obéi de même.
                  Donc bon...


                • plancherDesVaches 18 mars 2009 11:42

                  Monsieur De Benoist, vous faites trés bien de parler de haute trahison.

                  Et ce n’est malheureusement pas la seule lorsque l’on voit à quel point ce gouvernement puisse dans la caisse pour ces "relations" et son train de vie somptueux.


                  • docdory docdory 18 mars 2009 11:44

                     @ Alain de Benoist 

                     

                    Merci de votre magistrale démonstration . Effectivement , on peut parler de haute trahison . C’est en tout cas la deuxième mort de De Gaulle . Toute l’action de Sarkozy , depuis le début de son mandat , consiste entre autres à se débarrasser de tout ce qui pourrait rester, en France, de l’héritage de De Gaulle .

                     Pour ce qui est de l’intervention de la France en Afghanistan , j’avais démontré ici que les soldats français envoyés en Afghanistan mourraient en réalité pour les intérêts d’une République islamique, et non pas pour les intérêts de la France .

                     


                     


                    • abdelkader17 18 mars 2009 12:27

                      @doctory
                      arrêter un peu vos conneries avec vos fables de république islamique et méditer donc un peu cette phrase d’Anatole France au lieu de vous faire le porte parole de l’idéologie de la haine.
                      "On croit mourir pour la patrie on meurt pour les industriels"
                      De plus vous n’avez surement pas du lire cet article, Alain de Besnoit précise bien que Karzai est un agent américain travaillant pour une firme américaine, ce sont des guerres à but profane continuer à être aveuglé par le mensonge dominant reflètte une certaine céssité mentale.

                      "Il faut rappeler que cette guerre interminable, perdue d’avance, a été engagée au départ à seule fin de garantir l’exploitation par la firme californienne Unocal (absorbée entre-temps par Chevron) du pipe-line devant relier la Caspienne à l’océan Indien via le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan. D’où l’installation à la tête de l’Etat afghan du président fantoche Hamid Karzaï, ex-agent de la CIA, ex-expert de l’Unocal chargé de superviser le projet de pipe-line trans-afghan. Cette guerre néocoloniale menée depuis sept ans a eu pour seul effet de stimuler les terrorismes au lieu de l’apaiser, et de renforcer les talibans au lieu de les affaiblir, tandis que la population locale se dressait de plus en plus contre l’occupation étrangère et que l’Afghanistan se transformait peu à peu en un Etat narcotrafiquant."



                    • goc goc 18 mars 2009 11:45

                      Bravo pour l’article, j’aurais toutefois aimé que l’auteur developpe deux autres elements importants de notre retour dans l’otan,

                      Premierement, qu’en sera-t-il des marchés militaires : devrons-nous passer obligatoirement par du materiel americain (voir l’histoire du fameux pour ne pas dire "fumeux" avion de chasse imposé par les usa a tous les membres de l’otan), voir meme, nous verrons nous interdire le developpement d’outils specifiques, je pense a galileo par exemple. On peut meme extrapoler en se demandant a quel point nos militaires francais ne seront pas obliger de fournir tous les renseignements dont ils disposent sans avoir la garantie de la reciprocité.


                      Et deuxieme point, c’est l’obligation d’intervenir militairement en cas d’attaque (reele ou simulée) d’un des pays membres. On peut prendre en exemple l’affaire de la Georgie. Et ne parle-t-on pas d’une arrivé d’israel dans l’otan ??
                       

                      Enfin on peut prendre exemple sur la Grande Bretagne qui fournis des bases militaires pour les bombardiers B52 americians et surtout pour le systeme d’ecoute americain. D’ailleurs concernant cette histoire de bases militaires, on peut se demander si la prochaine phase de l’atlantisme sarkozien ne sera pas justement d’accueillir des troupes US sur notre sol (a cet egard l’affaire des troupes allemandes pourrait bien etre un leurre destiné a faire passer l’idée de troupes etrangeres chez nous)

                      Quand au PS et son attitude equivoque, l’auteur a parfaitement raison, il suffit de voir a quel point ce parti politique prefere axer sa comm sur l’affaire du bouclier fiscal, d’une importance pourtant secondaire, plutot que sur cette haute trahison


                      • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 mars 2009 11:47

                        Bonjour à l’Auteur

                        ouf ! Je suis allé jusqu’au bout , mais quel pavé .

                        Bis repetita placent , mais pas toujours . Pour la nème fois , un opposant au retour (complêt) de la France dans l’OTAN parle de trahison et il brandit la photo du Commandeur : Le grand Charles .

                        Je dis moi , pour la nème fois que De Gaule quand il a fait son coup a eu bien du pot qu’il n’y ait pas eu de conflit avec l’URSS . Notre armée sur laquelle vous vous penchez avec solicitude aujourd’hui était dans un état de délabrement incroyable dans les années soixante . Hors la force de frappe longtemps embrionnaire l’armée conventionnelle en était à peu près au niveau de la fin de la guerre 39/45. La troupe et le matériel avaient la même allure : navrante ! en dehors de quelques unités dites d’élite .

                        Nos forces en allemagne en réserve de l’OTAN avaient un matériel incompatible avec celui de nos alliés : Calibres des armes d’infanterie et des canons de chars et d’artillerie par exemple . En deux jlours nous aurions été à court de munitions sans pouvoir compter se réapprovisionner chez nos alliés .
                        De plus , par jeu politique , nous faisions planer un doute sérieux sur notre décision de participer ou pas à un conflit en europe . Il semblait très plausible selon les déclarations officielles que tant que les soviètiques n’auraient pas franchi le Rhin et attaqué le fameux "sanctuaire" national nous resterions en attente d’une décision .
                        Cette situation me désespérait ainsi que tous mes camarades .

                        Oui De Gaulle a fait un pari fou qui a eu l’heur de (re) dorer son blason auprès des français et de quelques pays du tiers monde mais qui a fait rigoler beaucoup de gens ailleurs . La grenouille qui veut se faire ausi grosse que le boeuf, vous connaissez ?

                        Bref , pour avoir vécu de l’intérieur l’armée française du temps du grand charles je remercie tous les jours le ciel d’avoir bénéficié malgré nous du parapluie américain ;

                        Maintrenant direz vous c’est autre chose, il n’y a plus de menace ! tiens donc . Si vous voulez vraiment l’indépendance nationale il faut en payer le prix et au moins doubler notre effort financier . Comme il n’est pas question de prendre cette décision et surtout en période de crise il vaut mieux faire partie d’une alliance .
                        Quand on est allié il faut jouer le jeu et ne pas faire ce que nous avons fait pendant quarante ans , un pied dedans un pied dehors . Je vous le dis comme je l’ai entendu, nous étions considérés comme des alliés peu fiables par nos voisins .

                        Je suis donc tout à fait favorable au retour complêt de la France dans l’OTAN .

                        Vive la république quand même .


                        • aurelien362 18 mars 2009 17:02

                          Voila quelqu’un qui oublie complètement que nous avions l’arme nucléaire, ce qui nous mettait à l’abri de toute attaque soviétique, contrairement aux autres membres de l’OTAN comme l’Allemagne ou la Turquie...


                        • aurelien362 19 mars 2009 11:54

                          Oui. Et le fait d’être, ou non, dans l’OTAN, n’aurait donc rien changé.


                        • Bois-Guisbert 18 mars 2009 11:47
                          la question du pourquoi de la politique Sarkozienne ! Rupture à tous prix ? Encore une fois la "révolution UMP" semble basée sur un retour en arrière incroyable ...Que restera t’il de notre pays, de notre identité, après tout celà ?

                          Mais quand comprendra-t-on que Sarkozy n’est pas Français ? 

                          C’est un citoyen français, et à ce titre, il a pu devenir président de la République, mais ce n’est pas un Français.

                          Sa présidence bling-bling comme son retour dans l’OTAN ne sont pas d’un Français, mais à la rigueur du magyaro-grec mâtiné de cosmopolitisme qu’il est, identitairement parlant.

                          Le Sarkozy qui avouait à Philippe de Villiers : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir ... », étant entendu que l’avenir en question, c’est le sien, reste égal à lui-même.

                          Et puis, il est le tout premier, parmi ses homologues, à ne pas considérer la fonction comme une fin en soi, mais comme un tremplin pour faire de l’argent, et avec une référence américaine : "Je fais ça pendant 5 ans et ensuite je pars faire du fric comme Clinton", en donnant des conférences. 

                          Cette trivialité et cette âpreté ostentatoire sont, elles aussi, aux antipodes d’une mentalité française toujours réservée face aux questions d’argent et de revenus.

                          Et il n’est peut-être pas si étrange d’observer que si l’on trouve assez facilement des concordances entre les présidents de la Ve République et des rois de France*, Sarkozy, lui, n’a aucun équivalent monarchique tout au long de l’histoire de ce pays qui n’est décidément pas le sien.

                          * De Gaulle et Louis XIV ; Pompidou et Louis XV ; Giscard d’Estaing et Louis XVI ; Mitterrand et Louis XI, l’Universelle Aragne ; Chirac et Clovis II le Fainéant.

                          • Cug Cug 18 mars 2009 11:49

                             Sarko est à la botte des néocons US, il ne bosse pas pour les français et les françaises mais pour les multinationales en passent de "win the world" ...
                             Limite Sarko président c’est déjà une trahison et puis il avait trahit Chirac alors je ne crois pas qu’il soit à une trahison prêt ... le bougre.
                             Je crois que le terme trahison est bien choisit pour le retour de la France dans l’Otan mais je crois aussi que c’est un choix de "cinglé" digne d’un buchien ...
                             Sarko c’est un dingue qui voulait vendre des crédits hyphotéquaires aux pauvres français en 2007 ... alors lui faire confiance pour l’avenir et le positionnement stratégique ... c’est être aussi fou que lui.
                             Sarko c’est l’ami de Pasqua, de Balladur et des Balkany quasi la mafia républicaine sans compter qu’il est l’ami de Bolloré, Lagardère fils et autre capitaliste qui ne voit en ce pays que le profit qu’ils en retirent ....

                             Mais tout n’est pas noir ... la droite vient de se prendre la claque du siecle pour au moins 20 ans, à sa tête elle avait besoin d’un génie français, la crise accentuant cela, elle se retrouve avec un traitre qui est pieds et poingts liés et qui l’entraine dans les tréfonds de l’histoire ...
                            Sarko c’est un Thiers au 21e siecle ...
                            « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang »


                            • Reinette Reinette 18 mars 2009 11:51


                              Retour dans l’OTAN + nomination de Lellouche : la boucle est bouclée. Avec Sarkozy, la France est maintenant totalement sous la botte des Etats-Unis


                              • Fergus fergus 18 mars 2009 16:17

                                Vous avez entièrement raison, Reinette, Lellouche est encore pire que Sarkozy en matière d’américanisme primaire béat.


                              • boris boris 18 mars 2009 11:52

                                Encore le nain ! ras le bol maintenant de ce mégalo à talonnettes, j’en peux plus de voir sa tronche trois fois par jour minimum dans les médias, des articles sur les forums qui n’en finissent plus, au moins au temps de Chirac, on voyait le Président de la raie publique une fois par an pour les voeux et de temps en temps lors de sommets machins-trucs.

                                Ce type est idiot où quoi ! il voit pas qu’au plus il persiste au plus il se ridiculise, où alors comme le dit Meyssan c’’est un agent de la CIA. M’étonnerait qu’a moitié ?


                                • Dubrovac 18 mars 2009 11:56

                                  Quoi que fasse Sarkozy, les Français ne bougeront pas parce qu’ils n’existent plus !!! Il n’y a plus de peuple en France, mais 60 millions de chacun pour soi. Réveillez-vous, ça fait belle lurette qu’il n’y a plus de nations. Sarkozy l’a compris et c’est pourquoi il fait tout ce qu’il veut. Il est là encore 3 ans !


                                  • Julius Julius 18 mars 2009 12:00

                                    Au cours du 20ème siècle, la France a plusieurs fois trahi ses alliés.
                                    1938 : Traité de Munich. La France a trahi la Tchécoslovaquie. Bientôt, la France elle-même a souffert des conséquences de son comportement (au cours de l’invasion nazie de la France, un tiers des blindes ont été volés dans la Tchécoslovaquie occupée).
                                    1954 : La France a causé la mort de l’Europe de la défense.

                                    1966 : C’est la France qui a demandé à USA de créer OTAN après la guerre. Une fois que la France a obtenu de ses armes nucléaires, elle a décidé de ne pas contribuer à la défense commune. Heureusement, les Américains sont restés en Europe. France, en dépit de son attitude, a bénéficié de la protection de l’OTAN, même pendant cette période.


                                    Peut-être que N. Sarkozy veut changer cela en 21eme siècle ?

                                    Peut-être que N. Sarkozy veut cesser de jouer le “passager noir” d’Europe.

                                    Ce qui est révélateur est l’incompréhension entre les discussions politiques en France et dans le reste de l’Europe. En France, tout le monde parle de la “indépendance sur les États-Unis” ou sur “le rôle prépondérant de la France dans l’OTAN ». Partout ailleurs, ils ont dit : “Enfin, la France devient européenne, elle va satisfaire son obligation en tant que partenaire européen”. Je pense que Sarkozy a compris que sans une pleine participation à l’OTAN, la France ne peut prétendre à jouer un rôle dans la défense européenne. Et je l’espère, Sarkozy va réussir, malgré les aboiements de tous les extrémistes.


                                    • CAMBRONNE CAMBRONNE 18 mars 2009 12:08

                                      MERCI JULIUS

                                      Vous refusez comme moi de chanter en coeur ou plutôt de hurler avec les loups . Ce que vous dites est malheureusement tout à fait vrai et c’est comme cela que nous sommes considérés par nos "alliés"

                                      Français ouvrez donc les yeux et cessez de vous regarder le nombril .

                                      AVIS aux moinssseurs : Amusez vous bien cela me conforte dans l’idée que ce média ne respecte pas la pensée divergeante .

                                      Vive la république quand même .


                                    • plancherDesVaches 18 mars 2009 12:14

                                      Là, ça n’est plus diverger. C’est simplement faire une croix sur le fait que De Gaulle avait au moins une qualité :
                                      IL PENSAIT A SON PAYS, LUI.


                                    • Mouche-zélée 18 mars 2009 13:37

                                      @ Julius

                                      Ton ami a dit "la France on l’aime ou on la quitte" rien ne t’empêche d’aller vivre sur TA terre promise .
                                      Ou sinon de ne pas cracher sur la France .
                                      Je préfère la France à un état de criminels, Sarkozy lui même trouve une origine génétique à la criminalité , il fallait oser ...


                                    • Julius Julius 18 mars 2009 14:03

                                      La plupart des Français d’accord avec la politique du président Sarkozy pour l’OTAN. Donc, je me sens très bien en France. Désolé de vous décevoir.


                                    • Mouche-zélée 18 mars 2009 14:48

                                      Julius

                                      Vous-vous sentez bien dans un pays que vous qualifiez de traitre plus haut ?
                                      Là je ne comprends vraiment pas....


                                    • faxtronic faxtronic 18 mars 2009 16:27

                                      He c est normal, Julius etant lui meme un traitre..


                                    • Mouche-zélée 18 mars 2009 16:44

                                      Julius

                                      Sous l’occupation la plus grande partie des Français n’étaient pas des résistants, loin s’en faut ...
                                      La propagande de Vichy et la propagande des nazy savaient dès l’époque manipuler les "sondages d’opinion".

                                      Expliquée de façon Sarko l’OTAN est une bénédiction, si les Français savaient le prix que cela va leur couter pour réintégre l’OTAN + les coûts de fonctionnement de notre commandement intégré, ils seraient bien moins chauds ....

                                      Merci de ton commentaire, je vais expliquer la chose autour de moi ...


                                    • abdelkader17 18 mars 2009 12:02

                                      Excellente analyse d’un intellectuel de grande dimension ostracisé par la presse et les médias dominants, tant il va à l’encontre des représentations, simplistes, binaires de l’idéologie marchande.
                                      Nous avons confirmation de la réalité du personnage Sarkozy un simple agent de Washington dont la préoccupation principale est de devenir le caniche en chef des visées hégemoniques des états unis couplée à celle de l’état terroriste sioniste dans un moyen orient centre de toute les attentions géopolitiques du moment.
                                      Alain de Besnoit à clairement souligné que l’otan n’avait plus de raisons d’être avec la disparition de la menace que constituait les anciens états menbres du pacte de Varsovie, il apparait clairement que la finalité du projet atlantiste est la mise sous tutelle définitive de l’onu par l’otan et la continuation de la politique impérialiste sous le thème désormais à la mode de stratégie du choc des civilisations.

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