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Accueil du site > Actualités > International > Le Soudan dessoudé : Les pays arabes attendent patiemment leur (...)

Le Soudan dessoudé : Les pays arabes attendent patiemment leur tour

Une information anodine nous apprend que le Soudan dans sa structure actuelle va disparaître amputé de près de 600.000 km² au profit d’un nouvel Etat. En effet par plus de 99% les Sudistes ont "voté" pour la partition. Diviser un pays en 2 n’est pas chose fréquente, mais cela mérite un petit commentaire. Le futur pays regroupe des Chrétiens et des animistes et, possède du pétrole. Le Soudan est un pays de l’est de l’Afrique. Bordé par 9 pays et la mer Rouge, c’est le pays le plus étendu du continent africain devant l’Algérie avec 2.505.813 km² dont 589.745 km² pour le Sud-Soudan, 42 millions d’habitants. Son nom vient de l’arabe Balad as-sûdaan, « Pays des noirs ». Pour l’histoire récente, en1989 le général el-Bechir s’empare du pouvoir. En 2003 : la guerre civile éclate au Darfour. En 2005 : signature à Nairobi d’un accord de paix entre le gouvernement de Khartoum et l’Apls. Cet accord prévoit pour une période de six ans, une large autonomie pour le Sud qui disposera de son propre gouvernement et d’une armée autonome ; à l’issue de cette période, un référendum d’autodétermination sera organisé le 9 janvier 2011. En 2009 : la Cour pénale internationale (CPI) lance un mandat d’arrêt contre Omar el-Bechir.

 A partir de cette date, Omar El Bachir décide de sacrifier son pays pour sauver sa tête. Nul doute que ce qui intéresse les Etat Unis en dehors de l’hypothétique protection des « chrétiens du Sud » c’est surtout le pétrole qui intéresse les Américains. Georges W Bush avait l’habitude de marteler que le niveau de vie des Américains n’était pas négociable, cela veut dire que l’ébriété énergétique à 8 tep/hab/an pour l'Américain continuera et tous les lieux ou territoires où il existe une goutte de pétrole sont les prochaines cibles américaines, comme l’a été l’Irak pays de civlisation millénaire et comme le sera le Soudan, où la partition est en marche. Après le Sud Soudan, ce sera le Darfour. Même un acteur comme Georges Clooney s’est découvert pour les besoins de la cause une âme d’humanitaire. Ceci étant dit un pays comme la Chine a aussi à un degré moindre sa responsabilité, même si elle consomme moins d’une tep/hab/an. Enfin il ne faut pas oublier le troisième acteur le plus important : Israël, qui n’aura de cesse d’atomiser les pays arabes pour des raisons géopolitiques. Il faut qu’elle soit la seule puissance à dominer le Moyen Orient, même si pour le moment elle est en tandem avec les Etats-Unis puisqu’ils vont dans la même direction… La disparition des nations arabes.

Pétrole

Pour en revenir au Soudan, on peut se demander comment un aussi grand pays chargé d’histoire puisse-t-il être dépecé sous le regard impuissant des Arabes qui regardent ailleurs et sous le regard ravi des Occidentaux et d’Israël ? Deux raisons importantes : d’abord, le besoin de plus en plus de matières premières et la boulimie pétrolière des grands (Etats-Unis, Europe, et Chine), mais aussi, des questions stratégiques et là c’est Israël qui mène la danse. On peut penser à juste titre quelle est l’inspiratrice du Grand Moyen-Orient par néo- conservateurs interposés aux Etats-Unis. Enfin l’éclatement de l’Union soviétique a permis d’ouvrir la boite de Pandore, les nations faibles comme celles des Arabes n’ont plus le parapluie soviétique, c’est alors le sauve-qui-peut pour les potentats arabes qui, chacun développent une stratégie de survie non pas de leur pays, mais de leur fauteuil présidentiel ou royal.

 Dans une contribution pertinente nous lisons : « Avec le temps, l’Empire ne s’est plus contenté de rêver. Il s’est, par contre, activé pour disloquer cet immense pays africain plusieurs fois millénaire. Ce Soudan trop grand pour passer inaperçu et trop stratégique pour que l’on laisse sa population y vivre en paix. (...) Ce Soudan, enfin, qui, par son seul emplacement, permet l’encerclement de tout le Moyen-Orient, l’Égypte en premier, l’amputant de sa profondeur géostratégique ainsi que de sa seule fenêtre ouverte sur les pays du Nil et ses eaux de plus en plus rares et qui sont pour l’Égypte, comme le sang dans les veines, d’une nécessité vitale. Et la découverte du pétrole n’a pas arrangé les choses. Pis, elle a eu pour effet immédiat d’accélérer une vieille approche américano-israélienne datant des années cinquante. Et c’est ainsi qu’un banal conflit entre pasteurs et agriculteurs, bousculés chacun dans son mode de vie par la sécheresse et les changements climatiques, y est érigé en choc des civilisations : Arabes contre Africains, nous dit-on souvent, ou, du reste, Musulmans contre Chrétiens. (...) »

« Cela dit, grisé par cet exploit et fidèle à ses vicieuses habitudes, l’Empire ne se contente plus, désormais, du Soudan. En effet, la politique d’encerclement du monde arabe que Ben Gourion résuma par sa célèbre phrase ´´l’emprise sur les extrêmes´´ place le Maghreb, aussi, dans ses agendas maléfiques. (...) Tribuns communautaires, racistes et revanchards et qui, sous d’autres cieux, se festoient allègrement avec ces mêmes fossoyeurs du Soudan comme Save Darfour et ses ramifications sionistes européennes. Tantôt défendant les Noirs de la Mauritanie, ou les Amazighs du Maroc et tantôt les Kabyles d’Algérie ou les Berbères de la Libye, ils constituent, en réalité, une cinquième colonne que l’Empire tâchera bien d’en faire, le moment venu, bon usage. Tâchera bien, en effet, de leur promettre les miettes dans son festin des vautours. »(1)

 Dans le même sens et pour bien comprendre la stratégie israélienne, nous lisons une contribution reprise dans le Réseau Voltaire des extraits d’un article de la revue Kivounim (Orientation), publié par l’« Organisation sioniste mondiale » à Jérusalem (n°14, février 1982). Ils présentent un plan de démembrement des États arabes, qui constitue la référence du projet de « remodelage du Proche-Orient » de l’administration Bush.

« La reconquête du Sinaï, avec ses ressources actuelles, est un objectif prioritaire que les accords de Camp David et les accords de paix empêchaient jusqu’ici d’atteindre (...)La situation économique de l’Égypte, la nature de son régime, et sa politique panarabe, vont déboucher sur une conjoncture telle qu’Israël devra intervenir...Sa division en provinces géographiques distinctes doit être notre objectif politique pour les années 1990, sur le front occidental. Une fois l’Égypte ainsi disloquée et privée de pouvoir central, des pays comme la Libye, le Soudan, et d’autres plus éloignés, connaîtront la même dissolution. La formation d’un État copte en Haute-Égypte, et celle de petites entités régionales de faible importance, est la clef d’un développement historique actuellement retardé par l’accord de paix, mais inéluctable à long terme. La partition du Liban en cinq provinces (...) préfigure ce qui se passera dans l’ensemble du Monde arabe. L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux, doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces États. C’est un objectif qui est déjà à notre portée. Riche en pétrole, et en proie à des luttes intestines, l’Irak est dans la ligne de mire israélienne. (...) La Péninsule arabique tout entière est vouée à une dissolution du même genre, sous des pressions internes. C’est le cas en particulier de l’Arabie Saoudite : l’aggravation des conflits intérieurs et la chute du régime sont dans la logique de ses structures politiques actuelles. (...) »(2)

Cinquième colonne

On le voit, la stratégie pour diviser et accaparer des richesses n’est pas seulement l’apanage des grands Etats-Unis, Europe, et Chine, Israël se sent concerné à plus d’un titre avec son savoir elle arrive à exporter des armes. Vente d’armes, soutien logistique, formation...L’intérêt de l’État hébreu pour les pays au sud du Sahara ne se dément pas. « En Afrique, là où il y a de l’argent, il y a des armes israéliennes », clame-t-il. « Les Israéliens sont derrière tous les conflits en Afrique », s’écriait en août 2009 le colonel El Guedaffi.

 Selon la chaîne Al-Alam, Adnan Abou-Amer a écrit que les services d’espionnage du régime sioniste, en soutenant, ces dernières années, la lutte armée, équipant les mouvements séparatistes du Sud Soudan des armes les plus sophistiquées et formant des dizaines de pilotes d’avions légers pour attaquer les centres gouvernementaux au Sud, ont joué un rôle destructeur contre le gouvernement central. La stratégie du régime sioniste au Sud-Soudan, notamment après la séparation, ne se limiterait pas uniquement aux intérêts économiques, et ce régime tente de désintégrer d’autres pays arabes dont l’Egypte, pour empêcher que ces derniers ne deviennent des dangers pour la stabilité et la sécurité d’Israël. (..)Le gouvernement américain, étant sous pression du lobby sioniste au Congrès, a dressé un plan nommé « le projet du nouveau Soudan » dont l’objectif est de détruire l’identité islamique du Soudan. Le Sud-Soudan détient 85% des ressources énergétiques. Les mines de magnésium et du cuivre, et le contrôle du Nil comme source vitale du Soudan et de 9 autres pays africains, ont fait que le régime sioniste et les Etats-Unis y portent une attention toute particulière. »(3)

 « Sur un autre plan, la Cour pénale internationale et derrière elle, Washington et les grands pays européens qui prêchaient jour et nuit pour juger le président soudanais Omar el Bechir pour génocide et crimes de guerre, ont changé de cap, et soudainement, les grandes puissances ne sont plus intéressées de traduire en justice « le responsable de la mort des millions de personnes au cours de la guerre civile qui a ravagé le pays », comme le prétendaient-elles. En échange de l’acceptation (ou la résignation) d’el Bechir de la partition du Soudan, révèlent des rapports américains, la communauté internationale renoncera à sa poursuite judiciaire, et plus encore, elle diminuera, et peut-être annulera, les dettes de ce pays ! Voilà comment le jeu politique international se joue contre les pays du tiers-monde : pétrole contre nourriture comme ce fut le cas en Irak, Terre contre Paix comme en Palestine occupée, et aujourd’hui nous assistons à la nouvelle équation au Soudan : partition contre Présidence ou Partition contre acquittement de dettes ! (..) »(4)

 Ahmed Halli parlant de l’apathie arabe écrit : « J’observe avec un certain étonnement que le Monde arabe semble résigné à voir le Soudan divisé en deux Etats, dès le début de la nouvelle année. Prévu pour le 9 janvier 2011, le référendum d’autodétermination organisé dans le sud du pays consacrera vraisemblablement la scission du pays en deux. Le « machin » arabe, ou Ligue des chefs d’Etat, publiera sans doute un communiqué exprimant des regrets, après avoir passé des décennies à ne rien faire, sauf à soutenir les tyrans du Nord et à attiser le feu. El-Bechir a, en effet, révélé ses plans d’après scission du Sud. Il a enterré définitivement le Soudan fédéral en annonçant que l’Etat du Nord ferait un nouveau bon dans l’application de la Charia. Le malheur du Soudan, c’est qu’il va perdre le Sud, et conserver des dirigeants corrompus et assoiffés de pouvoir. (...) Le rédacteur en chef du quotidien saoudien Alhayat, Ghassan Charbel, se dit surpris et attristé par les propos de Omar el Bechir, en tant que Libanais qui s’inquiète pour le devenir de son pays. Il s’étonne d’abord que les dirigeants soudanais puissent considérer comme inéluctable la scission du Sud, et qu’ils s’en réjouissent même par avance ». (5)

« « Est-il normal, relève-t-il, que la disparition de la diversité soit source de liesse, alors que l’on assiste au déchirement de la carte géographique du pays ? Et qui dit que la tentation du divorce se limitera à la partie sud du pays seulement ? Les pays arabes devraient s’inquiéter de ce qui va se passer au Sud Soudan, et de ce qui se passe au Kurdistan irakien, car ces évènements sont les prémices de la saison des séparations et de la partition des pays et des Etats », avertit Ghassan Charbel. (...) L’Islam qui se résume, aux yeux d’Omar el Bechir, à la flagellation, à l’amputation des membres et à la peine de mort. On peut légitimement penser que ce sont ces idées rétrogrades sur l’Islam qui séduisent le plus les dirigeants arabes, peu enclins à la sévérité envers le président actuel du Soudan. »(5)

 Omar el Bechir n’a pas su être le président de Tous les Soudanais. Pour garder le pouvoir pendant plus de 20 ans, il a joué de toutes les divisions attisant les haines et en définitive créant par son comportement les conditions d’une partition qui était inéluctable. Ce sera le sort de tous les pays dont les frontières ont été tracées par les colonisations. Il est à craindre que les pays arabes, voire les pays africains, vont être redécoupés selon la technique qui a démarré il y a un siècle par Sikes Picot puis après l’explosion de l’Union soviétique suivie de la disparition de la RDA et de l’atomisation de la Yougoslavie. Curieusement, les Européens à 27 découvrent ce désir d’être ensemble selon le mot de Renan. On parle d’inscrire dans le marbre les valeurs chrétiennes de l’Europe. Les dirigeants arabes savent que la théorie des dominos est en marche, ils sont résignés à la curée occidentale pourvu qu’ils gardent leur fauteuil.

 L’Occident, mais aussi les autres grandes nations, n’auront de cesse de vouloir accaparer des richesses des pays du Sud. Les pays arabes principalement seront de plus en plus les victimes expiatoires. Pour avoir brisé les espérances de leurs peuples, ils ont une responsabilité historique devant ce délitement qui fait qu’il n’y a plus d’unité. On avait cru un certain temps que la Oumma pouvait servir au nom des idéaux de l’Islam de ceinture de sécurité, il n’en n’est rien. Ce qui restera de plus en plus ce seront les ethnies ; les populations se redécouperont par nouvelle affinité culturelle en attendant de tenter de survivre ou de se satelliser autour des futurs nouveaux seigneurs : ceux qui détiennent la technologie. Quant à la Ligue arabe ou plus exactement la ligue égyptienne, on se demande quand est-ce qu’on annoncera enfin son acte de décès. Il est à craindre qu’à l’instar du Soudan le monde, dit arabe, se disloquera, ce que les sionistes ont prévu, ils tenteront de le faire avec les Etats-Unis mais pas seulement, il faut y ajouter les autres : l’Europe en perte de vitesse et qui s’accroche d’une façon pathétique à une vision du passé, celle du Commonwealth et sa version française celle de l’AOF, AEF.

« On ne s’impose qu’en s’opposant » dit le proverbe ; la reddition honteuse d’el Bechir lui permettra de sauver sa tête mais pas le Soudan. Les Arabes seront de plus ne plus balkanisés, et le découpage du Grand Moyen-Orient conçu par les néoconservateurs n’est qu’une pâle copie des desseins d’Israël. A cette cadence de délitement, le Monde arabe connaîtra un découpage qui favorisera les ethnies même les plus insignifiantes pourvu qu’elles soient détentrices de minerais divers et d’énergie. L’Arabie Saoudite sera réduite à un émirat religieux autour de La Mecque, le reste « appartiendra » aux futurs seigneurs de la science et à ce titre, Israël est très bien placé.

Il faut savoir que l’Algérie deviendra, après l’indépendance imminente du Sud-Soudan, le plus grand Etat africain et le dixième à l’échelle du Monde. En Algérie l’aura de la Révolution a été malmenée, salie, instrumentalisée au gré des connivences et combines en tout genre. Il n’y a pas à mon sens d’hommes politiques capables de développer une vision sur les vingt prochaines années. Tout au plus, c’est une gestion du quotidien qui permet de voir passer les jours sans aucune stratégie. Pour avoir des chances de durer, sans que cela ne soit garanti, il est nécessaire de réconcilier ce peuple avec son histoire. Sans vouloir renier l’apport fécond de la culture et de la langue arabes, il est important de réhabiliter l’identité première amazighe, c’est à n’en point douter un ciment. Nous devons de plus en plus revenir à nos fondamentaux.

L’identité amazighe transcende les frontières algériennes, elle est maghrébine, elle peut d’une certaine façon fédérer et c’est une chance, avec l’identité cultuelle que représente l’Islam les énergies et tenter de résister à cette mondialisation qui lamine les plus faibles. Cela ne suffira pas. Des dirigeants fascinés par l’avenir auront à coeur de permettre à chacune et à chacun de s’exprimer, et d’être des acteurs de leurs destins et non des moutons. Cela ne suffira pas. Avec le parler vrai, il faudra, toute affaire cessante, revoir de fond en comble le système éducatif qui est responsable à des degrés divers de cette débâcle. Seul le savoir sauvera l’Algérie qui doit impérativement tourner le dos à des réflexes et à une langue de bois qui n’ont plus cours.



1.http://www.alterinfo.net/Le-Soudan-et-le-festin-des vautours 9.12.2010

2.http://www.voltairenet.org/article9888.html

3. Plan néfaste des Sionistes pour le Soudan http://french.irib.ir Mardi 11 Janvier 2011

4.Nada Raad http://www.almanar.com.lb La partition du Soudan, 10.01.2011

5.Ahmed Halli Le Soudan garde le Nord et El-Bechir. Le soir d’Algérie 27.12.2010

 

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique enp-edu.dz


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13 réactions à cet article    


  • Rough 21 janvier 2011 10:59

    Encore une analyse délirante ! Quid des exactions des nordistes contre les sudistes ? quid de la volonté d’imposer la charia ? Quid des délires islamiques d’Hassan El Tourabi ? Quid de l’oppresion systématique des population du Sud ?....


    • asterix asterix 21 janvier 2011 12:30

      J’ai plussé ne fut-ce que parce que vous nous donnez un point de vue venu d’ailleurs.
      Mais bon, de vous à moi, j’aimerai savoir qui est en guerre contre qui dans votre histoire....
      L’Occident contre l’Orient ?
      Le Soudan Nord contre le Soudan Sud ?
      Les monarchies arabes contre leurs propres peuples ?
      Les Etats-Unis contre tous les autres ?
      Les arabes contre les noirs ? Les blancs ?
      Les égyptiens contre les soudanais ?
      Israël, le seul Israël ?
      Précisez, mon cher. Précisez...


      • Georges Yang 21 janvier 2011 12:48

        J’apprécie votre analyse, même si je n’en partage pas la totalité
        Les premières victimes de l’indépendance seront les noirs sudistes et en particulier les non Nuers et non Dinkas qui seront méprisés par les nouveaux leaders autour de Kir et Machiar qui les considèrent comme moins que rien
        L’aide internationale déja pillée depuis 2005 servira à acheter de l’immobilier à Nairobi et Kampala comme c’est déja le cas et les leaders du sud s’arrangeront avec les arabes du nord pour partager la manne pétrolière
        Enfin , les vrais islamistes, Béchir n’est qu’un militaro affairiste, reprendront du poil de la bête
        Quant au Darfour tout à fait d’accord avec vous,
        Dans son innocence, Clooney sert les intér^ets des néocons et des sionistes et le mythe des mauvais arabes qui tuent des bons noir,
        Le leader du JEM qui a fait un raid sur Khartoum est noir et proche de Tourabi
        J’en avais parlé sur ce site dans la nouvelle arche d’Obama
        *


          • LE CHAT LE CHAT 21 janvier 2011 12:55

            ça ne vous parait pas normal que les habitants non musulmans du sud de cet état complétement artificiel en ont ras le bol de subir l’humilation et les exactions des soudards muslims du nord ?
            Il vaut mieux qu’il se séparent , déjà plusieurs millions de morts , ça suffit !


            • Georges Yang 21 janvier 2011 13:32

              Les Arabes méprisaient souvent les sudistes mais les laissaient faire du commerce
              Les Dinkas et les Nuers monopolisent toutes les activités économiques au détriment des autres tribus qu’ils méprisent encore plus que les arabes


              • jullien 21 janvier 2011 14:27

                Merci beaucoup à l’auteur de nous montrer à quel point la solidarité ethnique peut obscurcir un esprit pourtant d’habitude intelligent. Et les massacres ? Le régime plus ou moins despotique de Khartoum est-il si engageant ?
                22 années de guerre civile (dans l’indifférence du monde pendant longtemps contrairement à ce que semble croire l’auteur) ont laissé des traces et le choix des habitants du nouvel État est compréhensible.
                Un certain sentiment de lassitude m’envahit cependant. Il s’agira du 201ème Etat de la planète (en comptant ceux à la légitimité contestée comme Taïwan, l’Ossétie du Sud ou le Somaliland). Il s’agit du cinquième Etat démembré en 20 ans. La survie nationale est une question de chance.
                Et la France, cette France que j’aime et auquel je me sens attaché par toutes les fibres de mon être, n’est a priori pas plus solide que les autres. Combien de temps durera-t-elle encore ?


                • Ann O’Nymous 21 janvier 2011 17:03

                  Le propos n’est pas très clair.


                  • baska 21 janvier 2011 19:39

                    Le Soudan dessoudé, encore un projet sioniste réussi avec l’aide de la communauté dite internationale ! La partition de ce pays était déjà consignée dans un document de l’organisation sioniste mondiale publié en février 1982 dans l’organe de ce mouvement : « Le Soudan ne continuera pas à exister dans sa forme actuelle et connaîtra la chute et la dissolution », objectif atteint par les adorateurs du veau d’or. Mazel tov !


                    • jef88 jef88 21 janvier 2011 20:42

                      Encore une histoire belge (...


                      • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 21 janvier 2011 22:27


                        Cet article intéressant a le mérite de présenter un avis contradictoire, rare, sur un sujet sensible et normalement très policé dans le genre politiquement correct.

                        Deux réalités coexistes :

                        1) Cette partition permettra de s’affranchir, un peu, des frontières coloniales taillées à la hache lors du Crime Colonial. C’est une bonne chose, un petit pas.

                        2) Les motivations de ceux qui ont imposé la possibilité de cette partition, les USA et leurs inféodés, ne sont absolument pas idéalistes, mais, est-ce une surprise, pétries du même cynisme et de la même cupidité qui les caractérisent habituellement. Le pétrole, diviser pour mieux régner, etc.

                        Quand au méchants islamistes affligés des pires défauts du monde, c’est bien évidemment le reflet d’une propagande très efficace, qui marque au fer rouge bien des esprits...

                        J’adresse mes pensées fraternelles au Nord et au Sud. Bonne route et courage.


                        • herope herope 21 janvier 2011 22:57

                          L’article ne tient pas compte que c’est l’Europe coloniale qui a dressé les frontières des Etats Africains en dehors de toute considération religieuse, ethnique....
                          Après l’intéret des occidentaux pour partionner une nation tienne plus à ses richesses pétrolières ou gazières qu’à des considérations humanitaires. La Birmanie avec sa dictature commerce tranquillement malgrés une guerre intérieure de plus 40 ans (les Karens minorité revendiquent leur indépendance ..) Ce n’est pas la nature du régime qui inquiéte les USA et consorts c’est l’accès sans problème aux resources : Kazhasthan, Ouzbékistan, Lybie, Algérie etc.... des dictatures les droits de l’homme l’ONU ?

                          www.fa-heropelyon.fr.gd


                          • eric 22 janvier 2011 11:06

                            Pour moi qui connait peu la question, votre article est surprenant. Je ne vois pas très bien en quoi la division du Soudan menace des arabes sauf a considérer que des populations du nord, si tant est qu’elles soient arabes, et parce qu’elle sont musulmanes, auraient un droit imprescriptible a dominer des sudistes qui pour le coup, ne semblent ni arabe ni musulmans. Je vois pas du tout en quoi les richesses éventuelles du sud Soudan auraient une vocation être arabes. Je ne vois pas non plus qu’il y ait une différence fondamentale pour un pays occidental, a acheter du pétrole ou du gaz a une dictature arabe ou pas ou a une démocratie. Après tout nous achetons aussi du gaz a la Norvège ou aux Pays Bas. La question de la répartition des revenus semble plus tôt un problème interne. Il ne concerne l’occident qu’en tant que les approvisionnements sont plus sur en provenance de démocraties états de droit. Les hasards du climat, de l’histoire et des mentalités font que l’essentiel des pays arabes et musulmans sont conduit a acheter les « richesses naturelles » de l’occident (encore que la on pourrait prétendre qu’il s’agit du fruit de son travail) sous forme de nourriture. Elles sont aussi soumises aux aléas des cours mondiaux etc...Je n’ai jamais entendu un paysan de l’ouest se plaindre de ce que les arabes pilleraient ses richesses. Pourquoi ? Pensez vous parfois a l’eau, au temps, et... au pétrole ! que nous devons gaspiller pour vous nourrir ?

                            Enfin, je vois bien l’intérêt fédérateur de la culture Amazighe pour certaines populations du Maghreb, celle qui la partage, mais pour les autres et le reste du monde arabe, il y a plus tôt un facteur d’éclatement et de dépeçage non ?

                            La réponse est peut être comme d’habitude Israël. Trois cent millions de personnes bourrées de pétrole arriveraient a se faire dépecer par trois millions bourrées de seuls talents ? Est ce crédible ? Les principales responsabilités ne sont-elles pas internes ? A cet égard on pourrait regretter l’existence d"Israël sans laquelle le Monde arabe serait peut être conduit a se poser des questions sur lui même. Il est vrai qu’il lui resterait l’occident comme bouc émissaire...

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