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Accueil du site > Actualités > International > Néolibéralisme et disparition des Etats-nations : La Belgique premier (...)

Néolibéralisme et disparition des Etats-nations : La Belgique premier maillon faible

« Prenez une salle de spectacle à Bruxelles où sont réunis un grand nombre d’artistes du pays. Dans un micro, une voix dit aux Flamands de s’installer à droite, aux Wallons à gauche (ou le contraire, peu importe). Des voix s’élèvent alors : « Et nous les Belges, on se met où ? » Histoire belge

Un coup d’éclair dans un ciel serein ! Les indépendantistes flamands de la NVA, ont remporté le scrutin dimanche 13 juin. Pour autant, ils se déclarent de grands partisans de l’Unité européenne, en laquelle ils voient une chance de dissolution de la Belgique dans le cadre d’une Europe des régions. Comment ce pays que l’on croyait stable est en fait vulnérable ? Tout remonte à 1830.La révolution belge de 1830 conduit à une seconde indépendance et l’établissement d’un État neutre sous l’autorité d’un gouvernement provisoire et d’un congrès national. Avec l’installation de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme premier roi des Belges, la Belgique devient une monarchie constitutionnelle et une démocratie parlementaire. L’unionisme entre catholiques et libéraux, à la construction d’un État libéral et une Constitution qui était en avance pour l’époque. Par l’initiative de son deuxième roi, Léopold II, qui a acquis l’État indépendant du Congo comme possession privée après la Conférence de Berlin en 1884-1885, la Belgique devient un empire colonial en 1908.

« Grand vainqueur des élections législatives du 13 juin, écrit Robert Sollé, l’indépendantiste flamand Bart De Wever prône "l’évaporation" de la Belgique. Rien de moins ! Certes, la Belgique a toujours manqué de solidité, mais on ne l’imaginait pas déjà en liquidation. Plusieurs facteurs favorisent cette évaporation. La chaleur, d’abord, et il est vrai que ça chauffe au pays de la frite. Le vent, ensuite, et tout le monde a entendu siffler le vent mauvais des récriminations nationalistes. La Belgique, en ébullition, changera-t-elle d’Etat ? Il est trop tôt pour le dire. »(1)

Séisme et tsunami

Le quotidien francophone Le Soir analyse les résultats de ce scrutin qui pourrait remettre en cause les fondements de l’Etat belge. « Un tremblement de terre ». Un résultat « historique ». Même si elle était attendue, la victoire des nationalistes flamands de la N-VA [Nouvelle Alliance flamande] a provoqué des réactions à la mesure de son importance. La N-VA est incontournable en Flandre C’est un véritable « tsunami » De Wever. Les nationalistes flamands remportent quelque 30% des voix au nord du pays. Leur président Bart De Wever est de loin, le recordman de voix, de préférence au Sénat, dépassant très largement le demi-million de voix. Cela se traduirait pour la N-VA par 27 sièges à la Chambre contre 17 au CD&V [chrétiens-démocrates], 13 au SP.A [socialistes flamands] et 13 à l’Open VLD [libéraux]. Le PS grand vainqueur du côté francophone : s’il ne s’agit pas, là, d’un tsunami, c’est toutefois une « victoire éclatante », reconnue par tous, du MR à Ecolo. Les deux vainqueurs du jour, Bart De Wever (N-VA) et Elio Di Rupo (PS), ont chacun à leur manière appelé au dialogue pour surmonter la crise communautaire avant de se consacrer aux urgences socioéconomiques.(2)

S’agissant du vainqueur, « Il est considéré comme le politicien le plus marrant, le plus intelligent...et le plus dangereux », note le quotidien progressiste De Morgen (...) Républicain (antimonarchiste), séparatiste et flamingant, De Wever concède une certaine arrogance et préfère se qualifier de « patriote flamand ». « Bart De Wever est l’avatar flamand de Berlusconi », estime pour sa part Guido Fonteyn dans Le Vif/L’Express. Bart De Wever, un néo-Berlusconi. (3)

Populiste et télégénique, le président de la N-VA indépendantiste, Bart De Wever, peut à présent caresser son rêve de voir un jour la Belgique s’« évaporer ». L’Anversois de 39 ans, à l’embonpoint marqué, historien de formation et père de quatre enfants, a réussi son pari. Son parti est passé de 3% en 2003 à 29% en 2010. Né dans une famille proche de l’extrême droite flamande. S’il se dit patient et modéré, Bart De Wever ne cache pas que son but ultime : une Flandre indépendante, membre à part entière de l’Union européenne. Comme étape « intermédiaire », avant « l’évaporation » de la Belgique, il propose une Belgique « confédérale », où les régions auraient plus de pouvoir que le gouvernement central, réduit à s’occuper de questions comme la défense ou les affaires étrangères.

« A propos de confédéralisme, écrit Bart Eeckhout, on peut déjà noter ceci : il n’existe nulle part dans le monde un pays confédéral stable et actif, à savoir une alliance entre des entités nationales fédérées qui décident ensemble de former un Etat. Le confédéralisme se termine soit par une refédéralisation, comme en Suisse, soit par la division d’un pays. Plus que la monarchie, c’est la dette publique d’environ 333,7 milliards d’euros (97% du PIB) et l’imbroglio autour de Bruxelles qui apparaissent comme l’actuel ciment négatif entre les Belges du Nord et du Sud. » Philippe Ledent, économiste chez ING parle de l’hypothèse de la séparation Flandres -Wallonie, écoutons-le : « La scission entre la Wallonie et la Flandre me paraît politiquement et économiquement impossible. Sur le plan économique, le principal obstacle au démantèlement de la Belgique est la colossale dette publique de l’Etat fédéral qui s’élève à 333,7 milliards d’euros (97% du PIB). (5)

« Même sur le plan politique, malgré la victoire des nationalistes du N-VA, la scission n’est pas envisageable. La Flandre n’a pas dans l’immédiat intérêt à se séparer de sa voisine wallonne car il se pose le problème de la région de Bruxelles. La Flandre est beaucoup plus prospère que la Wallonie. En 2008, elle représentait 58% de la richesse du pays, contre seulement 24% pour la Wallonie. A court terme, il est clair que l’arrêt des transferts entre les deux régions entraînera un choc négatif important sur l’économie wallonne. L’arrêt des transferts budgétaires permettra au gouvernement flamand de réduire la pression fiscale sur les ménages et les entreprises. Le pouvoir d’achat pourra augmenter entraînant une hausse de la consommation. Cependant, il ne faut pas oublier qu’abolir les transferts aurait pour conséquence de fortement appauvrir les Wallons. (...) Mais aujourd’hui, l’écart entre les deux régions reste très important, le rattrapage sera long et difficile. Et surtout, il impliquera une prise de conscience des autorités wallonnes des faiblesses de leur économie et de la nécessité de profondes réformes structurelles impopulaires. »(5)

Peu avant les élections, l’inquiétude des Belges était palpable : « L’implosion du Royaume de Belgique est-elle pour bientôt ? A la veille des élections générales, voyage chez les Flamands, partagés sur l’avenir de leur pays. En 1968, des milliers d’étudiants flamands de l’université de Louvain dépavaient les trottoirs et défilaient aux cris de « Walen Buiten ! » (Wallons, dehors).(...)Les Flamands obtinrent satisfaction. Les francophones plièrent bagage pour aller fonder, entre vaches et betteraves, une nouvelle université en Wallonie. Cette « victoire de Louvain » est une étape importante du long combat mené par les Flamands depuis la création du Royaume de Belgique en 1830, pour être considérés comme des citoyens à part entière et imposer leur langue à égalité avec le français.. (..) Léonie van Tielborgh estime aussi que « l’indépendance de la Flandre, ce n’est pas sérieux ». (..) « Par son grand-père et à l’école, elle a aussi compris l’un des mythes fondateurs de la conscience flamande : les soldats flamands morts durant la guerre de 14-18, pour n’avoir pas compris les ordres que leur donnaient leurs officiers francophones. (...) Confédéralisme, le mot est dans la tête de tous les Flamands. Une manière élégante de se séparer sans divorcer, et de vider progressivement l’Etat central des prérogatives qui lui restent. »(6)

Dans un texte oecuménique, de jeunes intellectuels belges originaires des trois communautés du pays ont publié le même jour dans un quotidien francophone et un néerlandophone le plaidoyer suivant : « Laboratoire de l’Europe, carrefour des civilisations, le pays doit rester uni.(...) Etre belge, n’est-ce pas avoir l’humilité d’accepter d’avoir besoin de l’autre pour se définir ? Etre belge, c’est accepter de ne pas être belge à soi tout seul. C’est accepter qu’une partie de nous, nous échappe. "Un pays n’est pas quelque chose de géographique", disait Brel. Etre belge, c’est plus qu’une réalité, c’est un état d’esprit. On trouvera toujours des raisons de se séparer. Aujourd’hui, ce sont les tensions linguistiques sur fond d’écarts sociaux, demain ce pourraient être les questions religieuses. Nous vivons à une époque où nos identités sont davantage à construire qu’il y a cinquante ans. (...) » (7)

« Avec sa mixité, sa diversité de cultures - la rencontre des mondes latin et germanique - et ses richesses linguistiques, la Belgique a été et reste un des laboratoires de l’Europe. Depuis toujours, nous sommes un carrefour de civilisations. (...) Ce qui se passe en Belgique, la méfiance de l’autre et le repli sur soi, est la boîte de Pandore de tous les Etats membres de l’UE. Les minorités linguistiques existent partout en Europe, à l’exception du Portugal. Demain, ce seront l’Ecosse, la Catalogne, les minorités slovènes en Autriche. Si nous ne sommes pas capables de vivre ensemble, qui en Europe l’est encore ? (...) Les universités et les partis politiques ont été scindés et nous n’avons jamais eu de médias unitaires bilingues. (...) Mais les hommes politiques n’en portent-ils pas une part très lourde dans la crise actuelle ?. Brel, encore lui, ne chantait-il pas : « On a vu souvent rejaillir le feu de l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux » ? Ne laissons pas à une poignée de politiciens le monopole de notre avenir. Exigeons de vrais hommes d’Etat, dignes de ce nom, pas des politiciens.(7)

Processus d’implosion

Regis Mex analyse d’une façon lucide le processus d’implosion belge. Ecoutons-le : « En ces temps de crise, écrit que ce soit d’un point de vue géopolitique, financier ou social, il est un petit pays européen dont on omet sans doute à tort de parler : la Belgique. En effet, cette dernière n’échappe pas aux conséquences de l’avancée des mesures visant à concrétiser un gouvernement mondial, ce qui ne peut être autrement, puisque la capitale belge, Bruxelles, est également la capitale de l’Europe. (...) Bien que cette cohabitation ait déjà connu plusieurs heurts, les choses ont pris de l’ampleur depuis trois ans, période pendant laquelle le peuple belge a assisté à une augmentation du nationalisme flamand et à la radicalisation du discours séparatiste. (...) » Dans son livre La marche irrésistible du Nouvel Ordre Mondial, Pierre Hillard nous disait ceci, en 2007 : « Parler de l’éclatement de la Belgique est une vieille Arlésienne depuis la fondation de ce pays en 1831, en particulier avec la reconnaissance de son indépendance et de sa neutralité lors de la Conférence de Londres(...) »(8)

« Le véritable coup de semonce a été lancé à la fin de l’année 2005 avec la signature d’un manifeste de 250 pages intitulé Pour une Flandre indépendante en Europe. C’est sous l’égide d’une cinquantaine d’hommes d’affaires, de journalistes et de professeurs d’université flamands, dit « groupe de Warande », qu’un document a vu le jour. Rappelant le retard économique de la Wallonie et le coût financier pour la Flandre, ce texte affirme : Á l’intérieur de la Belgique, la Flandre a évolué d’une région pauvre, sous-développée, vers une communauté à part entière avec sa propre langue, sa propre culture, un niveau de vie relativement élevé et ses propres caractéristiques et objectifs économiques et sociaux. (...) Ce texte rappelle le coût économique de la Wallonie sur le bon fonctionnement de la Flandre. (...) Cette disparité économique entre ces deux blocs entraîne des tensions croissantes entre Flamands et Wallons. Cette tension est rehaussée par l’édification de l’Union européenne, ce qui n’arrange pas les choses. Comme le souligne avec beaucoup de justesse un des membres du « groupe de Warande », Rémi Vermeiren : « Vu le nombre croissant de compétences européennes d’une part, et de compétences régionales d’autre part, il ne reste en fin de compte plus tant que ça de la Belgique. » Ces propos sont en fait valables pour l’ensemble des pays de l’Union européenne. En effet, nous assistons à l’édification d’un État européen parallèlement à la délégation de pouvoirs politiques, financiers, administratifs etc. aux régions, ces dernières traitant de plus en plus avec l’autorité supranationale de Bruxelles. Entre ces deux pôles, l’État national est pris dans un véritable étau. Vidé de sa substance, l’État belge n’est plus en mesure de freiner l’implosion du pays dont les oppositions culturelles accélèrent les envies d’indépendance des Flamands.(8)

« (...) Face à la partition programmée de la Belgique, de nombreux Wallons tournent leur regard vers la France. (...) En effet, si la France accepte d’intégrer avec son accord la Wallonie au corps national, nous risquerions d’ouvrir une véritable boîte de Pandore. (...)Si la France accepte d’intégrer la Wallonie ; les Basques, les Catalans d’Espagne pour ne citer qu’eux, ne manqueraient pas d’exiger d’intégrer leurs frères de sang français au sein d’une même entité territoriale(...) Il est concevable aussi qu’une Flandre indépendante se rattache aux Pays-Bas formant ainsi une vaste entité néerlandophone. (...) Nous avons donc là un bel exemple parmi d’autres des services que peut rendre cette crise aux processus de mondialisme et d’unification européenne, qui, si elle peut se faire, ne le pourra que sur les décombres des nations. ».(8)

La Belgique est un laboratoire ! Tout ce qu’il s’y passe n’est pas anodin et est effectivement à mettre en lien avec le projet d’un « nouvel ordre mondial » (NOM) qui est dans son étape « assassinat des Etats-nations ». Cette crise programmée va générer un chaos réorganisateur comme le disait Condoleezza Rice, (Ordo Ab Chaos). Ce qui se passe en Belgique semble être une « expérience de masse » qui ne doit pas nous être indifférente. A qui le tour ? Pour que rien ne s’oppose au néolibéralisme qui n’a rien à faire des Etats-nations faibles, s’intéressant surtout aux consommateurs, les Etats doivent disparaître au profit d’entités plus « flexibles » . L’Occident a adoubé sans coup férir la partition de la Yougoslavie, puis de l’Irak, et encourage l’atomisation d’autres puissances au nom, en théorie de la liberté des peuples, mais en fait de l’accessibiltié d’une façon facile et rapide aux richesses de ces Etats ( Kurdes, Darfour...) Les pays comme l’Espagne, la France ont , juste , retour des choses, aussi du mouron à se faire au nom de la liberté des peuples....

 

1.Robert Sollé : Molécules Belges. Le Monde 15 06 2010

2.Olivier Mouton : La victoire éclatante des indépendantistes flamands. Le Soir 14.06.2010

3.Bart De Wever, le Flamand qui voudrait voir la Belgique s’« évaporer » NouvelObs. 14/06/10

4.Bart Eeckhout : Le charlatanisme pur et dur des nationalistes. De Morgen10.06.2010

5.Elodie Grangié:Interview de Philippe Ledent : La Flandre...la Wallonie ? 14/06/2010

6.La Flandre à mille temps. Liberation.fr 12/06/2010

7.Q. Martens, L. A. Nobels, A. de Lame, S. Siegers : L’art d’être belge De Morgen 10.06.2010

8.Régis Mex : La Belgique, une victime du Nouvel ordre mondial ? AlterInfo 11 Juin 2010

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique enp-edu.dz


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48 réactions à cet article    


  • Elsass Elsass 17 juin 2010 15:17

    Merci pour cette brève , concise et fine analyse sur ce phénomène régionalisant et déstructurant.


    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 17 juin 2010 15:43

      @ l’auteur

      Vous habitez en Belgique ou vous commentez de loin ?

      Si ils ne veulent plus vivre ensemble, où est le problème ?


      • Antoine Diederick 18 juin 2010 00:39

        A Alois, ben le problème il est exposé ds l’article, la tâche d’huile nationale-socialiste et le régionalisme...je me trompe.


      • Traroth Traroth 17 juin 2010 16:12

        Je ne suis pas d’accord avec vous concernant l’intérêt que les libéraux trouveraient dans la disparition des Etats. Les Etats sont de fantastiques machines à amuser la foule, comme l’infâme « débat sur l’identité nationale » l’a encore montré récemment.

        Franchement, débattre de l’identité nationale en pleine fusion de tout le pognon existant dans le creuset du libéralisme, il fallait le faire !

        Vous croyez que les libéraux ont envie d’hériter en personne de la charge de s’occuper du peuple ? Certainement pas. Les états-nations font ça très bien. Les gens peuvent jouer à plein de jeux insignifiants : les élections, le foot, la guerre... Ca ne sert à rien, puisque les états-nations n’ont plus de pouvoir, mais ça leur donne l’impression que leur voix compte. C’est l’écran de fumée idéal !
        Et pendant ce temps-là, ils ne revendiquent pas au niveau mondial, qui est le seul niveau qui importe désormais.


        • Marc Bruxman 17 juin 2010 16:12

          Le Flandre rattachée aux Pays-Bas ? Mdr ! Demandez aux Hollandais ce qu’ils en pensent vous n’allez pas être décu ! Et en plus c’est réciproque ! ! ! 




          • sisyphe sisyphe 17 juin 2010 16:13

            La Belgique est un laboratoire ! Tout ce qu’il s’y passe n’est pas anodin et est effectivement à mettre en lien avec le projet d’un « nouvel ordre mondial » (NOM) qui est dans son étape « assassinat des Etats-nations ». Cette crise programmée va générer un chaos réorganisateur comme le disait Condoleezza Rice, (Ordo Ab Chaos). Ce qui se passe en Belgique semble être une « expérience de masse » qui ne doit pas nous être indifférente. A qui le tour ? Pour que rien ne s’oppose au néolibéralisme qui n’a rien à faire des Etats-nations faibles, s’intéressant surtout aux consommateurs, les Etats doivent disparaître au profit d’entités plus « flexibles » .


            Tout à fait exact. 

            Le seul but des puissances financières dirigeant le « néolibéralisme » est, effectivement, de se débarrasser des états et des démocraties ; ces entités empêchant leur mainmise totale sur le monde. 

            La Belgique n’en est qu’une étape, comme le sont la Grèce, l’Espagne, et tous les autres pays européens, dont le tour viendra, tant que le système de création monétaire restera en l’état, provoquant l’endettement croissant des pays, au profit des entités financières. 

            Le processus de privatisation du monde mis en marche depuis les accords scélérats de 1973, amorce une nouvelle étape, avec l’assentiment et la complicité des dirigeants politiques européens, valets de ces puissances financières. 

            Il n’est pas innocent ou fortuit que cette nouvelle étape s’attaque à l’Europe, et laisse intacts le bloc Etats-Unis- Angleterre ; au moins autant endettés, mais totalement partie prenantes de cette mainmise sur le monde. 

            On continue à crier dans le désert, mais la seule solution à cette OPA plus qu’hostile sur les états et démocraties européens ; préméditée, volontaire, organisée, est la REFORME MONETAIRE supprimant aux puissances financières leur pouvoir de nuisance, de prédation, d’imposition de la dictature mondiale néolibérale. 

            Mais les partis de gouvernement ; tant de majorité que d’opposition, continuent leur marche forcée vers l’abime, sans jamais évoquer ce point essentiel ; charnière de la privatisation définitive du monde, et de l’instauration dictatoriale du nouvel ordre mondial. 

            Le salut ne pourra venir que des peuples, quand ceux-ci auront enfin décidé de prendre leur destin en mains, et renvoyé leurs instances dirigeantes (tant nationales qu’européennes et mondiales), à leurs concussions mortifères. 


            • Traroth Traroth 17 juin 2010 16:33

              « Le seul but des puissances financières dirigeant le »néolibéralisme" est, effectivement, de se débarrasser des états et des démocraties ; ces entités empêchant leur mainmise totale sur le monde.«  : Vous vous trompez, sisyphe. Si ça arrive, les puissances de l’argent seront confrontées directement au peuple en colère, chose qu’elles veulent à tout prix éviter, car le peuple peut leur briser les reins comme une allumette en un seul soubresaut, l’Histoire est là pour le démontrer.
              L’Etat est le faux-nez idéal pour choper les coups. La »démocratie" (enfin ce qui en tient lieu actuellement) est la farce idéale pour calmer le peuple et lui faire croire que sa voix compte.

              Votre erreur est compréhensible. Vous ne voyez pas que les puissances financières n’ont pas besoin de conquérir le pouvoir : Elles l’ont déjà !

              Je vais me risquer à un pronostic : ce que veulent les puissances de l’argent, c’est faire perdurer la situation actuelle ou quelque chose d’analogue, ad vitam eternam.


            • sisyphe sisyphe 17 juin 2010 16:57

              @ Traroth 

              Je confirme que les puissances financières veulent se débarrasser des démocraties. 
              le néolibéralisme n’est compatible qu’avec les régimes autoritaires et anti-démocratiques ; il a été mis en place sous Pinochet, et ne s’est étendu que grâce à l’impérialisme américain. 

              Actuellement, il fonctionne parfaitement en Chine, régime totalitaire, et n’aura de cesse que de se débarraser des démocraties, pour mettre ce qui restera des pays à la botte de dictateurs à leur service, supprimant toutes les lois des démocraties, qui empêchent leur mainmise et leur privatisation du monde. 


            • Traroth Traroth 17 juin 2010 17:18

              Je pense que vous vous trompez. Les Chinois n’ont pas le même passé historique que les pays occidentaux. Vouloir supprimer la démocratie (qui n’est plus qu’une façade) n’aurait que des inconvénients sans aucun avantage.


            • samir 17 juin 2010 17:29

              Je ne sais qui de vous deux a raison

              mais je pense qu’un semblant de democratie matiné de beaucoup de propagande comme on l’observe aujourd’hui sera toujours plus pérenne et efficace


            • Traroth Traroth 17 juin 2010 17:36

              Je ne dis pas autre chose.


            • alcodu 17 juin 2010 18:19

              Curieux article qui impute le nationalisme exacerbé des belges au « néolibéralisme ».

              On se demande jusqu’où les étatistes iront dans leur négation du réel.

              gauche libérale


              • Shaytan666 Shaytan666 17 juin 2010 18:26

                Non pas le nationalisme exacerbé des Belges mais le nationalisme exacerbé de certains Flamands et Wallons.
                Peut-être qu’un jour Morice pourrait nous pondre un articles sur le nationalisme exacerbé des Flamands du Nord (59), il doit bien le connaître, c’est son coin !


              • L'enfoiré L’enfoiré 18 juin 2010 11:00

                Morice, un belge ? Lui, écrire un article sur la Belgique ?
                Amusant.
                Vous en voulez ?


              • Shaytan666 Shaytan666 18 juin 2010 11:09

                Salut Guy,
                Morice écrire un article sur la Belgique, que dieu nous en préserve smiley.
                Je voulais simplement dire que le sieur en question habitant Tourcoing, pourrait nous faire un article sur les nationalistes flamands du département du Nord, qui ont de plus en plus le vent en poupe et qui point de vue néo-nazisme (je m’accorde un point godwin) n’ont rien à envier à leurs amis du VB.
                Ceci étant dit je me demande quand même ce qui va sortir de la mission d’information de De Wever, je crains fort qu’il ne caresse Di Rupo dans le sens du poil en lui faisant miroiter le siège de Premier.


              • L'enfoiré L’enfoiré 18 juin 2010 12:14

                Salut Shay,

                "... un article sur les nationalistes flamands du département du Nord« 
                Cela pourrait être intéressant, en effet.

                 »...mission d’information de De Wever« 
                Cela va être le thriller de l’été.
                Je viens de lire ce que le Vif L’Express en dit. »L’évaporation de la Belgique ne laisserait que des perdants« .
                Happart : »BdW n’est pas un sépartiste, mais un autonomiste"
                 smiley

                , je crains fort qu’il ne caresse Di Rupo dans le sens du poil en lui faisant miroiter le siège de Premier.


              • LE CHAT LE CHAT 18 juin 2010 14:41

                @l’enfoiré

                tu rigoles, Momo écoute tous les jours Radio Eulenspiegel  pour y traquer tout ce qui pourrait rappeler les heures les plus sombres de notre histoire !

                t’as vu le nouveau drapeau des flamands ? et en plus , ils balancent des chats du haut du beffroi d’Ieper ! des monstres !  smiley


              • Antoine Diederick 18 juin 2010 18:10

                ouais, des monstres, balancer des cats des beffrois c’est sanguinaire !

                en plus, c’est même pas un saut à l’élastique, c’est juste pour essayer de comprendre Newton...


              • Antoine Diederick 18 juin 2010 18:29

                cè la pub pour l’opel merimachin.... ???? Ouais, belle caisse, mais le moteur ?

                passée cette minute de déconnade, je redeviens sérieux.....


              • Antoine Diederick 19 juin 2010 00:15

                Eulenspiegel en Lamme Goedzak...

                C’est à Damme, pas à Lille !!! smiley


                Mais cette histoire populaire , nous la retrouvons aussi en Allemagne....

                L’imaginaire flamand en à fait un farceur qui « niquait » les espagnols....sous le règne de Charles le Quint.

                Van Waver, de dikke Bart, is misschien als de Lamme Goezak....maat zonder de meester die is Uylenspiegel, wie is en helder, een echte.



              • Antoine Diederick 19 juin 2010 00:18

                ok, « maar = mais »et ’maat’ la mesure, la taille.

                korrectie van mijn post....

                Dus , goede nacht iederen.


              • Shaytan666 Shaytan666 17 juin 2010 18:23

                J’avoue piteusement ne pas avoir lu l’article en diagonale mais j’ai quand même noté ceci :
                Face à la partition programmée de la Belgique, de nombreux Wallons tournent leur regard vers la France. (...)

                Le parti ratsachiste RWF, Rassemblement Wallonie France à fait 1,5% à tout casser.
                Il y a plusieurs années qu’un soit disant socialiste, José Happart, milite pour la disparition des États Nations et une Europe des Régions, le programme de la NVA s’inscrit dans le même ordre d’idées, les jour des élections il y avait dans la salle des drapeaux flamands avec lion aux griffes noires (très important) et à peu près le même nombre de drapeaux européens.


                • joletaxi 17 juin 2010 18:42

                  Vouloir relier le nationalisme flamand au néolibéralisme est pour le moins curieux.

                  De plus le survol historique des faits ne donne qu’un tout petit éclairage sur la réalité historique,vécue et interprétée très différemment de part et d’autre.
                  La volonté flamande d’indépendance est selon moi d’abord économique.Mais cette volonté a ses limites.parler des transferts est difficile.Le slogan, chaque ménage flamand paie X milliers d’euros chaque année aux wallons est réducteur.La réalité est beaucoup plus complexe.Les flamands en sont bien conscients, eux qui dans les années 60 ont imposé l’état CVP, qui a draîné tous les capitaux vers la Flandre.
                  Et puis il y a Bruxelles, ville sur laquelle ils projetaient de faire main basse, en y installant leur capitale régionale et en instituant une politique de logement flamand à coup de subventions.
                  Cela fait 50 ans qu’ils agitent la menace de sécession, mais j’ai nettement l’impression que mis en demeure de réaliser ses promesses,Mr . Dewever va se trouver dans la même situation que Mr. Leterme(qui entre parenthèse est devenu beaucoup plus belge avec le temps),l’homme qui avait comme slogan:5 minutes de courage pour régler le problème.
                  Une sécession unilatérale les priverait définitivement de Bruxelles, et peut-être bien des communes à facilités,car n’oublions pas que la frontière linguistique a été établie en dehors de la volonté des populations à l’époque, toute chose qui redeviendrait négociable .
                  Ne pas oublier non plus que la crise n’épargne pas la Flandre,et que l’on pourrait aussi avoir besoin de la solidarité dans l’autre sens.
                  Par contre, je ne vois pas comment on réussirait à former un gouvernement,celui qui est tombé n’était pas loin s’en faut composé de gens moins capables que ceux qui sont en lice actuellement.


                  • Antoine Diederick 18 juin 2010 00:43

                    a Joletaxi, à mon avis dans moins d’un an , nous retournerons aux urnes, ce qui aura l’effet d’exéder les électeurs qui vont partir en vacances le jour de la votation....bcp de belges en ont plein le dos d’aller voter tous les 6 du mois à cause du laisser aller de la classe politique...


                  • Marc Bruxman 17 juin 2010 18:59
                    « Je confirme que les puissances financières veulent se débarrasser des démocraties. 
                    le néolibéralisme n’est compatible qu’avec les régimes autoritaires et anti-démocratiques ; il a été mis en place sous Pinochet, et ne s’est étendu que grâce à l’impérialisme américain. »

                    Vous vous trompez. La démocratie a un énorme avantage : Créer un écran de fumée entre le peuple et ceux qui décident vraiment. Diminuer le coût de maintient de l’ordre. Puisque vous votez dans 5 ans, ne vous révoltez pas. 

                    Elle rend les sociétés plus stables. Parce qu’une fois qu’une certaine stabilité est atteinte et que la démocratie est en régime de croisiére, elle crée une sorte de pouvoir fort à la fois temporaire mais permanent. Traduire les hommes changent mais l’état reste. Votez pour qui vous voulez, une construction, l’état restera en place et à moins d’être réformée ne fonctionera pas différamment après l’élection. Dans une grande intelligence les démocratie ont été conçues pour rendre toute réforme institutionelle complexe, renforcant ainsi la stabilité. 

                    D’une certaine façon, une dictature se basant sur la seule force brute de son pillier central est beaucoup moins forte qu’une démocratie moderne. L’économie a besoin de cette stabilité. 

                    La Chine, derriére ce que l’on voit connait de graves émeutes réguliéres qui coutent très cher à l’économie de ce pays. Le bordel au Xinjiang et au Tibet ce sont des milliards partis en fumée. Le développement de leur économie les force à donner des libertés au détriment de la force brute (positif) mais comme ils tardent du coté institutionnel, il n’y a pas de soupape d’évacuation et la violence s’exprime sous la forme d’émeutes. Ce n’est pas idéal. D’un autre coté, si ils démocratisaient maintenant, la démocratie ne serait pas dans un état « stable » et cela serait probablement un vrai bordel. Donc ils essaient d’y aller progressivement et cela portera ses fruits. Ils attendront peut être 20 ans la démocratie, mais éviteront de subir le même sort que les russes. 

                    Ne croyez donc pas que démocratie et libéralisme s’opposent. L’un ne peut bien fonctionner sans l’autre. Sans liberté économique vous n’avez aucune liberté. Et la démocratie, en créant l’illusion d’un pouvoir politique central stabilise cette société qui partirait en vrille sinon. Un vrai contrat de confiance ;) 





                    • L'enfoiré L’enfoiré 18 juin 2010 11:03

                      Marc,
                       Je partage à 100% vos idées présentées ici. smiley


                    • alcodu 17 juin 2010 19:59

                      Les Flamands en ont marre de payer la sécurité sociale des Wallons.
                      Les Etats providence font faillite.
                      Le corporate welfare fait faillite.
                      Les prélèvements obligatoires des Etats nation mafieux ne cessent d’augmenter depuis 50 ans, partout sur la planète sans la moindre amélioration du sort des plus démunis.
                      Tous les Etats socialistes sans exception, provoquent la misère et la perte de liberté avant de disparaître dans le chaos.

                      Mais les ultra-étatistes en pleine déconfiture continuent d’attribuer leur désastre constructiviste à un « néolibéralisme » inventé de toutes pièces.
                      .
                      Gauche libérale


                      • sheeldon 18 juin 2010 11:43

                        Tous les Etats socialistes sans exception, provoquent la misère et la perte de liberté avant de disparaître dans le chaos.

                        je trouve que chavez a amélioré la démocratie dans son pays , morales n’a pas dû non pus la diminué ....

                        juste un exemple , au vénézuéla a mi mandat le peuple vote pour dire si le président reste ou pas !

                        imaginez ce système en europe ....... déjà rien qu’en france cela aurait été cocasse !

                        quand au néo libéralisme inexistant faut quand même arrêté le biberon !

                        marrant les libéraux de gauche bientôt les anars centristes !


                      • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 18 juin 2010 14:01

                        Après alternative libérale ,on ose même gauche libérale.

                        Alors soyons d’accord,la gauche c’est la défense des intérêts des travailleurs.

                        Le libéralisme c’est la libre circulation des biens et des hommes c.a.d la concurrence absolue,la suppression de la limite du temps de travail,la suppression du salaire minimum et j’en passe.

                        « gauche libérale »

                        ....error...
                        ...error...
                        ...error...


                      • asterix asterix 17 juin 2010 20:36

                        C’est sidérant d’entendre parler de la Wallonie rattachée à la France. Le parti du rattachement a bien fait une augmentation de 22 pour cent. Il est passé de 0,47 pour cent à 0,66 pour cent du vote exprimé.
                        Le problème, c’est Bruxelles CAPITALE de l’EUROPE que les Flamands veulent annexer, alors qu’ils n’en représentent que 8 pour cent de la population.
                         


                        • Antoine Diederick 18 juin 2010 00:32

                          mais non les flamands ne veulent pas annexer Bxls, pour cela, il faudrait changer la Constitution...

                          Bruxelles est reconnue comme région avec un statut spécial ds le texte fondamental suite à la présence des institutions européennes...

                          c’est juste un fantasme électoral.



                        • L'enfoiré L’enfoiré 18 juin 2010 11:06

                          Antoine et Asterix,
                           Vous voulez de la fiction ?  smiley


                        • Ibn Taymiyya 17 juin 2010 21:30


                          Visiblement l’auteur n’y connait pas grand-chose , vu la cascade de citations qui font son papier . La presse tout le monde la lit et les analyses de vos citaitons sont connues, que dis-je, ça fait au moins 20 ans qu’on nous annonce le tremblement de terre final.

                          Mais, bon, le novice que vous êtes ne pouvait que s’en remettre aux « spécialistes ». C’est de bonne guerre .


                          • Antoine Diederick 18 juin 2010 00:28

                            A l’auteur,

                            Vous avez écrit un article comme j’aurais aimé un lire un dans la presse française, qui décidement, ne comprends rien , la presse française, à la Belgique....

                            Je ne suis pas tout à fait d’accord avec certains points de votre texte mais dans l’ensemble, votre texte va en effet plus loin que d’autres essais publiés ailleurs.


                            Bonne continuation.


                            • Antoine Diederick 18 juin 2010 00:36

                              selon les dernières études chercheurs ULB , les socialistes doivent leur victoire à une « clientèle » , une plateforme très fidèle en Wallonie et la récupération des voix des écolos, ce qui à mon sens montre bien que les partis écologiques sont bien des socialistes qui s’ignorent, c’est le « greenwashing » politique smiley


                              • brieli67 18 juin 2010 00:44

                                et si l’Europe ne veut plus de cet archéo Bruxelles ??

                                on en fait quoi ? un musée ? un mausolée ?


                              • Antoine Diederick 18 juin 2010 09:54

                                a Brieli,


                                on vend tous les batiments aux chinois qui en feront un quartier d’affaire comme pour la Défense à Paris et on nommera le fils de Sarko administrateur général de l’ensemble smiley smiley smiley



                              • Lucien Denfer Lucien Denfer 18 juin 2010 11:08

                                Ou comment traiter des préoccupations locales en prenant un exemple lointain. Une manière subtile de ne pas ajouter sa voix au « tintamarre » ambiant. On aimerait bien savoir ce que pense l’auteur de la proclamation à Paris du GPK...

                                Vivre ensemble c’est aussi accepter les différences et laisser une place à l’autre, sans tenter de le faire disparaître dans l’uniformisation.


                                • xray 18 juin 2010 11:28


                                  Lorsque sur le net, on croise des Belges, on comprend qu’ils ne puissent pas s’entendre entre eux. 
                                  Les Belges n’existent pas par eux-mêmes.  Ils n’ont de repère que leur dieu imaginaire. Bref,  ce ne sont pas des cadeaux. 

                                  Ils peuvent même se montrer dangereux.  Si GOOGLE a choisi la Belgique pour s’y installer,  ce n’est pas pour rien. 


                                  L’Europe des régions 
                                  Cela fait des années que l’Europe des régions est prévue. Les journalistes préfèrent ignorer le sujet (surtout pendant les périodes électorales).  Il faut dire que la France sera découpée en trois ou quatre parties. 

                                  La partie nord de la France sera rattachée à la Wallonie. Que du plaisir ! 
                                  La Flandre sera rattachée aux Pays bas. 

                                  Un bout du sud de la France ira rejoindre l’Espagne pendant que l’autre bout sera rattaché à l’Italie. Etc. 

                                  L’Axe CIA-Vatican a gagné. 

                                  L’EUROPE des curés
                                  http://mondehypocrite.midiblogs.com/ 


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