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Pourquoi Obama a gagné sa négociation sur la dette

Pour savoir qui a remporté une négociation, il faut d'abord savoir ce que les protagonistes attendaient de la négociation. C'est en comparant le résultat aux attentes que l'on est en mesure d'estimer celui qui, au final, s'en approche le plus.

"ouf ! le pire a été évité !" .... "Le monde respire" ..... "La première puissance mondiale fera face à ses échéances" .... "In extremis"

Les titres que vous avez pu lire ou voir depuis quelques jours vous rassurent, les USA ne seront pas en défaut de paiement, un accord de dernière minute a été trouvé entre Obama, le représentant des démocrates et celui des républicains.

Quelle est la nature de cet accord ?

Tout d'abord, l'Etat fédéral est autorisé à lever 900Mds$ (rien que cela..) sur les marchés en 2011 pour assurer son fonctionnement, et 1 200Mds$ en 2012 !!!! Pour mémoire, la dette actuelle de l'Etat fédéral américain est de 14 262Mds$ auquel, pour faire bon poids, vous n'omettrez pas d'ajouter les dettes des Etats, des villes. Si tout cela ne suffit pas, pensez que les ménages américains sont les plus endettés du monde.

Second point de cet accord, l'Etat fédéral s'engage à réduire son coût de fonctionnement de... 1000 Mds$ dans un premier temps, puis de 1500Mds$ dans un second temps. Les modalités d'application de ces réductions seront définie par une commission bi partite au plus tard pour le mois de novembre prochain.

Cet accord résout il les problèmes ?

Cet accord ne résout rien du tout.

1) Parce que le problème de l' Etat fédéral américain est triple : son niveau d'endettement, la nature de ses créanciers et ses perspectives de remboursement.

Cet accord permet à l'Etat fédéral d'augmenter considérablement son endettement. Endettement qui va servir au fonctionnement, pas à la restructuration de la dette ni à l'investissement infrastructurel. On aggrave donc le problème. Aujourd'hui, le premier créancier de l'Etat fédéral, ce n'est plus la Chine qui se fait tirer l'oreille, mais.... la FED, c'est à dire l'autre poche du même veston (phénomène que je dénonce moi-même depuis un an mais qui est brillamment et simplement expliqué ici). Or, les échecs patents des plans de relance d'Obama laissent l'Amérique sans réelle perspective de redémarrage. Tous les indicateurs économiques sont au rouge. Comment l'Etat va t il pouvoir rembourser ? Pas de perspectives de redécollage de l'économie, pas d'investisseurs, or, dans ce cas, c'est la FED qui se charge... Gare au décollage des taux !

2) Parce qu'il repousse la prochaine échéance à 2013 !

2013 sera l'année de tous les dangers. Un net-chroniqueur dont je suis loin de partager les analyses disait il y a quelques jours "dites à vos enfants qu'ils ont la chance extraordinaire de vivre en direct la chute de Rome". Oui, la période que nous vivons s’apparente par bien des égards à celle de la chute de l'empire romain et 2013 pourrait bien être la date fatidique pour un certain nombre d'Etats, dont le notre. Pour les raisons que nous venons d'évoquer, le problème de la dette américaine ne sera pas réglé en 2013 et il faudra refinancer. C'est à dire se retrouver dans le même contexte que ce que nous venons de vivre, passer devant le Congrès, évaluer l'état de l'économie, évaluer les capacités de remboursement, trouver des investisseurs. En 2013, la France deviendra le plus gros émetteur de dette en Euro avec environ 300Mds€ à refinancer et ce, tous les ans. D'autres Etats auront eux aussi des besoins. Une gigantesque crise de liquidités se profile donc en 2013.

Si, comme moi, vous êtes convaincu que cet accord ne résout rien mais ne fait que repousser à plus tard la gestion du problème, regardons d'un petit peu plus près les commentaires concernant l'aspect politique de cette crise.

Vous lisez partout dans la grande presse que les grands vainqueurs de cette négociation sont les républicains qui, aiguillonnés par leur aile droite, les "Tea Party", ont obligé Obama à faire des concessions sur les réductions budgétaires et la taxation des "hauts" revenus.

Je m'inscris en faux. Cette analyse est erronée, le vainqueur de la négociation est Obama et Obama seul.

Pour savoir qui a remporté une négociation, il faut d'abord savoir ce que les protagonistes attendaient de la négociation. C'est en comparant le résultat aux attentes que l'on est en mesure d'estimer celui qui, au final, s'en approche le plus. Les républicains, gens de droite, étaient motivés par la résolution du problème de la dette. Problème de fonds, solutions de fonds. Avant d'accorder à l'Etat fédéral le droit de régler son problème conjoncturel d'échéances, ils voulaient que le problème de fonds de l'équilibre budgétaire soit résolu, car, sinon, affirmaient ils, le problème conjoncturel se représentera d'ici peu encore aggravé par les dettes provenant de la nouvelle autorisation de levée de fonds. Souvenez vous, ils "exigeaient" 4000 Mds$ de réduction budgétaire (chiffre d'ailleurs repris par les agence de notation)afin de pourvoir espérer un début de solution. Les démocrates, quant à eux, gens de gauche, n'étaient attachés qu'à l'aspect tactique et émotionnel des choses. Il leur fallait obtenir le droit de lever suffisamment de fonds pour tenir jusqu'après les élections. Leur objectif n'était pas de résoudre ou ne pas résoudre le problème de la dette, mais de se mettre dans une situation qui n'obère pas trop les perspectives de l'élection de l'année prochaine. Cela fut clairement exprimé par un membre du cabinet d'Obama qui avait dit que le point non négociable, celui sur lequel ils ne transigeraient pas, c'est le relèvement de la dette à un niveau suffisant afin de ne pas avoir à renégocier avant 2012.

Les deux parties se présentaient donc sur des terrains totalement différents. L'une souhaitait résoudre un problème de fond, l'autre un problème tactique. Qui a résolu quoi ?

Le problème de la résolution de la dette est repoussé à 2013, les USA s'enfoncent un petit peu plus et le débat de fonds n'aura lieu qu'après les élections. Les républicains voulaient mettre en place une politique alternative d'épuration des comptes fédéraux.... Ils attendront !

Celui qui emporte une négociation est celui qui obtient ce qu'il recherche, pas celui qui s'attache à une posture. Les républicains ont donc perdu cette négociation.

Obama : One point ; Michelle Bachman, Zero !

Cette victoire d'Obama risque d'ailleurs d'être double. Les membres du Tea Party ne sont pas dupes de ce qu'il vient de se passer. Ils ne sont d'ailleurs pas dupes de la campagne de communication que mènent actuellement tous les medias traditionnellement pro Obama. En ne communiquant que sur l'aspect politique de la négociation, c'est à dire l’aspect sur lequel Obama, durant toute la crise, n'a fait lui même que communiquer, occultant ainsi l'aspect de fonds de la crise de la dette, en affirmant et en relayant l'idée que les "gentils" républicains, ceux avec qui on peut jouer au golf et passer des accords, sont sortis vainqueurs de la négociation, la grande presse bourgeoise enfonce le coin qui vise à casser l'unité du Parti Républicain. La masse des républicains modérés ne peut espérer gagner les élections sans le soutien des Tea Party. Provoquer intelligemment la rupture, c'est assurer la réélection d'Obama. Son seul et unique souci.


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20 réactions à cet article    


  • lambda 4 août 2011 10:16


    Obama c’est Wall Street
    Qui a gagné : les spéculateurs
    Qui a perdu : les épargnants


    • TDK1 TDK1 4 août 2011 11:09

      Bonjour, vous avez rigoureusement raison et j’ai répondu sur mon site à un commentaire qui disait la même chose que vous..


      J’ai d’ailleurs mis en ligne une video d’un analyste américain qui ne mâche pas ses mots


    • gonehilare gonehilare 4 août 2011 10:43

      @ L’auteur, l’élection...« Son seul et unique souci. »

      25 milliards d’€ de dépenses nouvelles, 

      Une croissance de 2,5% pendant 5 ans (juré !),

      Un déficit budgétaire limité à 3% dès 2013 (craché !), 

      Une crise mondiale... ? Mais quelle crise ?

      Cela ne vous rappelle rien ?

      Elections, pièges à cons !


      • sissa 4 août 2011 10:52

        "Les républicains, gens de droite, étaient motivés par la résolution du problème de la dette. Problème de fonds, solutions de fonds.« 
         »Les démocrates, quant à eux, gens de gauche, n’étaient attachés qu’à l’aspect tactique et émotionnel des choses.« 

        Si j’ai bien compris la pensée de l’auteur, la droite c’est rationnel(même la »droite chrétienne" ?) et cela n’ a en tête que l’intérêt supérieur du pays(y compris lorsqu’on a creusé le déficit pendant des années ?), tandis que la gauche, c’est bêtement émotionnel et cela ne s’intéresse qu’à ses petits intérêts tactiques.

        Quelle genre d’analyse peut-on fournir à partir de tels points de départ ?

        De la bouse.


        • TDK1 TDK1 4 août 2011 11:19

          Bonjour,


          Je laisse deviner les lecteurs à quel bord vous vous identifiez... smiley

          Vous voulez un exemple ?

          Une coquille s’est glissée dans l’article que je n’ai pu corriger car lorsqu’un article est envoyé à la modération, il n’est plus modifiable...

          La dette des USA n’est pas de 4262Mds$ mais de 14 262Mds$

          Mais bien, sûr, histoire d’illustrer mes propos ce n’est pas sur ce problème de fond que porte votre commentaire, ni même sur le problème de fond de la dette, ni même sur le problème de fond du rapport incestueux entre pouvoir politique et financier aux USA que porte votre commentaire, mais.... sur l’aspect anecdotique d’un détail de forme.

          Tant le contenu de votre commentaire que sa forme discourtoise suffisent à vous qualifier.

        • jeanclaude 4 août 2011 11:27

          De temps en temps sur ce site, il y a encore des articles qui apportent une info ou un point de vue « non conventionnel ». C’est le cas ici.

          Tous les commentaires ne vont hélas pas être à la hauteur. D’ailleurs çà commence déjà.

          On ne peut conclure de votre article que vous êtes pro républicain. Vous dites juste que la vraie question, c’est la dette, et qu’elle est effectivement mise sur le tapis par les républicains.

          On n’aime pas les républicains, donc votre observation gène.
          On n’aime pas l’Amérique. Donc ceux qui n’ont rien à perdre aimeraient bien qu’elle se casse le nez, et qu’elle n’arrive pas à se réformer.


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 août 2011 11:31

            Le problème est en effet politique , à savoir celui de la justice fiscale. En refusant tout nouvel impôt pour ceux qui bénéficient d’un max de niches fiscales, les républicains font de la réduction de la dette fiscale le symbole de l’injustice dont souffre les moins favorisés. Dans un tel contexte aucune réduction de la dette publique (qui est aussi en partie une reprise des dettes privées des plus pauvres, cf la crise des subprimes ) n’est politiquement possible, car, comme l’a dit Obama : les sacrifices doivent être équitablement partagés ou ne seront que source d’injustice sociale et de violence.


            PS : les républicains, sous les Bush père et fils ont aussi été les plus grands pourvoyeurs de la dette publique en faveur du complexe pétro-militaro-financier. Leur posture est encore plus hypocrite que celle d’Obama. Quant au Tee-party qui veut supprimer la FED, ce sont de purs et simples démagogues irresponsables.

            • TDK1 TDK1 4 août 2011 13:22

              Bonjour, Sylvain Reboul,


              Comme d’hab, je ne suis pas d’accord avec vous. Le problème n’est absolument pas politique dans les termes que vous évoquez. Si c’était le cas, que vos amis démocrates n’aient pris ces décisions lorsqu’ils étaient majoritaires, or ils ne l’ont pas fait. L’opinion générale américaine n’est pas favorable à l’augmentation des impôts et des taxes. Et vous savez pourquoi ? Parce qu’ils ont l’exemple de la France, le pays le plus fiscalisé au monde. Ils donnent la France en exemple, en particulier lorsque certains parlent « des plus riches ». Ils disent toujours, les plus riches aujourd’hui et tout le monde demain, regardez la France.

              Concernant les « pourvoyeurs » de dettes publiques, s’il vous plaît, ne vous contentez pas d’affirmer de manière péremptoire et prenez le temps de donner quelques chiffres :
              Lorsque Clinton a quitté le pouvoir (après deux mandats), la dette américaine représentait 58% du PIB (nous lui devons aussi la bulle immobilière à l’origine de la déroute financière de 2007 et l’endettement faramineux des familles américaines), lorsque Bush a quitté le pouvoir (après deux mandats), la dette était de 70% du PIB (avec la crise, les attentats du 11/9 et les guerres d’Irak et d’Afghanistan). Le camarade Obama, en trois ans (il n’a pas fini son premier mandat) en est déjà à 100% du PIB !!!! Et ose affirmer qu’il faut encore continuer et encore endetter les USA....
               
              Pour finir sur une note légère : Le « Tee » Party, n’est pas celui auquel vous faites allusion. Ce serait même plutôt l’aile modérée des républicains à laquelle le « Tea » Party reproche... de jouer au golf avec Obama smiley

            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 août 2011 08:39

              « L’opinion générale américaine  »


              L’opinion générale n’existe pas plus en aux USA qu’en France sinon pour ceux qui s’en réclament pour argumenter en faveur de tout et de son contraire. La question de la contribution des plus riches à l’effort commun reste un motif très profond de division entre les opinions politiques, en France et aux USA . À vous entendre il n’ y aurait plus de débat politique entre ceux qui prônent le solidarité entre riches et pauvres et ceux qui la refusent.

              Quant à Obama il a, cette fois-ci, échoué devant la chambre des représentants à faire prévaloir la solidarité sur l’inégalité, ce que je regrette, mais il n’est pas responsable de la crise économique systémique léguée par ses prédécesseurs, laquelle l’a obligé à transformer les dettes privées en dette publique pour éviter que le système ultra-libéral ne s’effondre ! Tout le monde sait cela y compris vous-même. Le tee party prétend résoudre la crise en supprimant l’état fédéral (la FED) , voire même et donc le dollar, ce qui est une stupidité pure et simple qui ne mérite même pas d’être discutée 

              Le débat va donc devenir celui de la prochaine campagne présidentielle US (et française) et vous verrez que les opinions en conflit, qui les unes critiquent Obama pour n’être pas assez à gauche et les autres pour être trop à gauche, vont rebondir, renvoyant votre pseudo- argument de l’opinion générale aux oubliettes. Je ne vois pas en quoi les plus défavorisés refuseraient, en effet, une augmentation des taxes pour les plus riches afin de réduire une crise dont les premiers ne sont responsables alors que les plus riches, sont protégés en grande partie de l’impôt par une multitude de niches fiscales, quant ce n’est pas en délocalisant leurs capitaux dans les paradis fiscaux ou en montant des systèmes financiers spéculatifs, voire pyramidaux (Madow).

              Votre article montre, en tout cas, que vous savez que votre opinion n’est pas plus générale que la mienne. Évitez alors à l’avenir de recourir à ce genre de procédé rhétorique par respect vis-à-vis de nos lecteurs et pour la qualité du débat démocratique. 


            • LE CHAT LE CHAT 4 août 2011 12:00

              parce que le suspens était complétement artificiel et qu’il voulait apparaitre en sauveur de l’économie ! à peu de chose près , républicains et démocrates pratiquent la m^me politique , et comme nos socialos , les démocrates font des cadeaux de riches aux riches et des cadeaux de pauvres aux pauvres .............


              • yellowsubmarine 4 août 2011 12:16

                article intéressant

                Obama a eu raison d’être tactique, éviter une renégociation avant l’élection était indispensable

                Obama n’a plus la majorité à la Chambre des représentants, et les républicains ont une minorité de blocage au Sénat, alors, avec une minorité de démocrates dit conservateurs, impossible d’augmenter les impôts sur les très riches

                mais la situation était différente il y a 2 ans, Obama avait la majorité à la Chambre des représentants, et une majorité au Sénat sans minorité de blocage des républicains

                à ce moment là, Obama aurait dû décider de la fin des diminutions d’impôt de Bush aux très riches, or il a fait un compromis avec les républicains, les « liberal » (progressistes) ont accusé Obama de trahison

                vous dites « Les républicains, gens de droite, étaient motivés par la résolution du problème de la dette »

                c’est irréel !

                les républicains traditionnels, et en fait une majorité de démocrates aussi, ont cédé au néo-conservatisme néo-féodal, qui organise la faillite des Etats avec des cadeaux fiscaux aux très riches, comme si le rôle d’un Etat moderne était d’enrichir les nantis, et des guerres, guerre en Irak illégale notamment

                selon le Sénateur Sanders 1/100 les plus riches ont accaparé 4/5 des richesses créés en 25 ans aux USA, comme si les USA s’orientaient vers une distribution des richesses tiers-mondiste

                les cadeaux fiscaux de Bush aux très riches ont été renouvelés jusqu’après les élections, la question est :

                Obama s’engage t-il, s’il est réelu, à mettre fin à une fiscalité bénéficiant à l’oligarchie

                est-ce le rôle d’un Etat moderne d’enrichir les nantis

                si c’est non, alors le Sénateur Sanders sera candidat, et Obama risque de perdre les élections

                les démocrates sont autant divisés que les républicains

                la question est la même sur les libertés civiles : lois liberticides de Bush assimilant les eco-warriors à des terroristes, non abrogées, les ravages écologiques de l’extraction du charbon continuent

                un clien d’oeil à W. Bush : neo-conservatism is evil


                • yellowsubmarine 4 août 2011 12:24

                  enfin, sous Clinton, les déficits étaient moindres


                • NeverMore 4 août 2011 12:31

                  Le cas de la dette des états unis aurait été exagérement monté en épingle. A quelles fins ?, Chacun peut se faire une idée.

                  Un article intéressant de Pascal Roussel sur le site www.les-crises.fr, qui resitue bien les choses. L’article et le site étant hautement recommandables, et très didactiques.

                  http://www.les-crises.fr/hollywood-a-la-maison-blanche/

                   


                  • cathy30 cathy30 4 août 2011 14:50

                    TDK1
                    Je suis désolée de vous apprendre que l’empire romain ne s’est pas effondré. Il s’est déplacé vers l’Orient et en occident il a pris une forme papale. Il ne faut pas se fier aux apparences.
                    j’adore le coup de la dette, puisque l’oligarchie nous la fait ici également. Y a plus rien (pour les pauvres), snif.
                    Attendons nous, en septembre à une crise économique effroyable, et en 2013 à un effondrement de notre civilisation (la notre pas la leur).
                    De plus je n’aime pas trop que vous compariez démocrates et républicains en gauche droite, ce n’est pas tout à fait juste. Cela rentre petit à petit dans nos têtes sans esprit critique.

                    Pour Obama, homme avec un passé fabriqué, il faudrait qu’il nous dise d’où il vient, après je me ferais une petite opinion.


                    • TDK1 TDK1 4 août 2011 15:28

                      Bonjour,


                      Oui, l’empire d’occident s’est effondré, mais cette citation provenait d’un confrère « keynésiste, obamolâtre et bien pensant », donc, forcément, approximatif... smiley (je précise, « joke », pour les grincheux..). Sur son évolution « papale », je ne suis pas du tout d’accord avec vous. C’est débat qui pourrait être intéressant et je vous invite à écrire un article sur le sujet, je vous promets de participer au débat.
                      La crise économique de septembre ne sera rien en comparaison à 2013. C’est effectivement la fin d’une époque et la fin de la domination du monde européo américain. 
                      Vous connaissez le slogan « follow the money ». Hors Afrique, les seuls pays au monde qui sont en situation de crise sont les USA et l’Europe. La Russie se développe, la Chine va bien, le Japon absorbe ses catastrophes et achète de la dette irlandaise, l’Inde s’enrichit....
                      HSBC vient d’annoncer qu’elle supprime 30 000 emplois (une peccadille...) en Europe et aux USA, pour en créer en Asie..., d’autre banques suivent. Renault vend en France des Dacia, la voiture qui, à l’origine, était prévue pour les pays émergents et ne devait pas être vendue en France, pendant ce temps là, Porsche, Mercedes pulvérisent leurs ventes en Chine.... « follow the money.. ; »

                      Vous avez raison sur la comparaison gauche/droite - démocrates/républicains. Les Français ramènent toujours tout à eux et cette différenciation américaine n’est pas comparable au clivage français. 

                    • cathy30 cathy30 4 août 2011 16:24

                      TDK1
                      Quoi vous n’avez jamais entendu parler du saint empire romain germanique ? Et oui ils ne peuvent pas penser à tout.
                      Je vous conseille d’aller vous balader dans des villes médiévales encore intactes, il y en a en Bretagne et la cerise sur le gâteau, la ville de Split en Croatie (magnifique) construit à la même hauteur que le palais de l’empereur Dioclétien qui fût lui evêque et créa le papisme.

                      Vous avez dû tout comme moi apprendre à l’école que la renaissance à redécouvert l’empire romain grâce à des découvertes archéologiques etc. Alors dîtes moi pourquoi dans les villes médiévales, il y a toujours des bustes d’empereurs romains ou bien même un palais romain comme à Split, il y a quelque chose qui ne colle pas, non ?

                      Je vous laisse un lien : ou est passé le moyen âge, vous en faites ce que vous voulez, et bonne lecture si le coeur vous en dit.

                      http://initial.bipedalism.pagesperso-orange.fr/25ma.htm


                      • Pegase Pegase 4 août 2011 18:32

                        J’ai toujours eu tendence à penser que la vérité était quasi systématiquement à l’opposé de ce qui était le plus largement dit et cru. Je devrais donc, normalement être d’accord avec votre article mais, pour cette foi, ben non, je ne peu pas vous suivre.

                        Je suis entièrement d’accord avec l’entrée en matière : l’accord ne résout rien, ne faisant que repousser les échéances.

                        Mais au final sur quoi s’appuie l’affirmation que ce soit disant accord serait une victoire des républicains ? en gros je résume un peu grossierement votre démarche :

                        Point 1 :
                        Cet accord est juste un sursis permettant de continuer l’endettement un peu plus (Ce qui me semble vrai)

                        Point 2 ;
                        Les républicains sont de droite donc, des gens sérieux, gestionnaires responsables etc. Tout le monde sait ça.

                        Point 2 bis
                        Les démocrates sont de gauche (Allez donc raconter ça à quelques militants, ils vous habilleront pour l’hiver smiley ) et vu qu’ils sont de gauche, ben forcément, ils sont dépensiers, ne pensent qu’à augmenter les impôts, ruiner l’économie au mépris des générations futures. Ca aussi tout le monde le sait.

                        Donc ces points 2 et 2bis forme le dogme « gauche=cigale / droite=fourmi » que tout le monde doit admettre et donc n’a pas besoin d’être démontré. Il est pret à l’emploi pour ce cheminement de pensée : « Accord mauvais -> Droite c’est bon/Gauche c’est mauvais => gauche gagné ».

                        Pour être d’accord avec votre article, il faut donc ADMETTRE le postulat « gauche=cigale / droite=fourmi » comme en géométrie on ADMET le postulat d’Euclide.

                        Cette histoire de plafond de dette est pourtant riche d’enseignements et on gagnerai beaucoup à l’examiner sous toutes ses coutures vu qu’en fait, il viennent de s’emplatrer le mur vers lequel nous fonçons pied au plancher.

                        Alors j’essaie de voir cet « accord » autrement : Déjà « accord » est entre guillemets parce que c’est en fait du rançonnage pur et simple. ou alors on peu dire que si je remets mon portefeuille, carte bleue et son code avec les clés de ma bagnole en prime au type qui me braque un calibre sur la tempe, c’est un « accord » résultant d’une « négociation »...

                        Les états-unis étaint arrivés au taquet défini dans ce qui leur sert de « regle d’or » : un plafond max de dette « A NE JAMAIS DEPASSER » et puis voilà, on s’apperçoit soudain que on ne pourra pas éviter de dépasser cette limite et donc,rompre cette « regle d’or ». Alors de deux choses l’une :
                        - On se retrouve en cessation de paiement avec le cataclysme economique qui en resulte.
                        - On se met d’accord pour foutre la regle d’or tel un vieux stylo au magasin des accessoires qui ne marchent plus et on continue à s’endetter jusqu’à un prochain palier ou, qu’on ne trouve plus de bailleur de fond...

                        Donc les alternatives sont « Accord ou catastrophe ». Dans de telles conditions, qu’on soit de gauche, centre ou de droite, Americain, Européen ou Papou, celui qui se sent le plus à l’abri de la catastrophe obtient TOUT CE QU’IL VEUT de celui qui craint le plus cette catastrophe. (raison pour laquelle les braqueurs ne visent pas leur propre tempe mais, de préférence, la tempe de celui à qui ils veulent soutirer du pognon)

                        En l’occurence ceux qui voulaient la seule réduction des dépenses sociales l’ont emporté sur ceux qui voulait équilibrer les efforts sur l’ensemble des couches sociales.

                        Ce delais de grâce avant l’effondrement ne profitera qu’à ceux qui peuvent vitre fait mettre leurs biens à l’abri, délocaliser etc. Et vu sous cet angle là, considérer que Obama ou les democrates ou encore la gauche aurait gagné.... Mouef, pas évident...  smiley

                        PS : Cette affaire permet aussi de réflechir sur l’intérêt d’établir notre petite regle d’or héxagonale à nous. Si c’est juste pour se retrouver dans deux ans comme les Américains aujourd’hui, pas sûr que ça vaille le coup. On pourrait tout aussi bien ecrire dans la constitution qu’en 2013 on se posera sur Mars... Faudrait peut être commencer par concevoir et construire la fusée qui va bien . smiley

                        Cordiales salutations à tous.


                        • Winston Smith 4 août 2011 18:52

                          Il n’y avait aucun risque, tout ca ce n’est que du cirque médiatique.


                          Par ailleurs, oui, ca ne résous rien : les élections sont dans un an !

                          Enfin, les USA ont déjà prouvé dans un passé récent leur possibilité de désendettement.
                          Leur potentiel est énorme ! Y COMPRIS FISCAL.

                          Bien sur, à cours termes ils vont souffrir un peu, mais quel importance ?

                          • Mugiwara 4 août 2011 19:03

                            l’idée aussi des républicains est de faire passer obama pour un président de merde parce qu’il aura obligé les américains à payer plus les impôts dans 2 ans ... 



                            c’est aussi une victoire de l’image pour la droite qui aura eu l’argent du beurre et le beurre en ne se salissant pas dans cette affaire, sans oublier qu’ils seraient peut être prêts à aider Hillary Clinton à se faire élire après le 2e mandat de obama si rien n’est résolu et bien sur, les républicains reviendront quand les démocrates auront trouvé un semblant de système qui marchera sur des oeufs d’autruches, réputés pour être plus solides que les oeufs de poules (enfin, je pense, surtout si je me fie à la taille de ces oeufs, malheur à moi si je m’aperçois qu’il n’y a pas de différences ...)... 

                            je plains les américains qui vont gouter aux rigueurs à l’allemande dans 2 ans comme nous en ce moment ... 

                            l’idée que les républicains aident obama à se faire réélire en présentant un candidat qui n’aura de toutes façons aucun charisme est plausible. 

                            je suppose que le monde va essayer de faire sans l’amérique jugée irresponsable, notamment par la BRIC ? 

                            bref, on marche sur des oeufs... (désolé, je ne manque des oeufs ... à force ...)

                            • Pépé le Moco 4 août 2011 23:25

                              @l’Auteur,

                              Votre article me fait penser à ces étudiants de l’ESJ ou du CFJ qui analysent une donnée factuelle sans aucun recul des données plus générales prépondérantes et en tirent des conclusions abérantes, un peut comme Pujadas.
                              Je vous l’accorde, ces étudiants ont les professeurs que l’on veut bien leur donner. Ces derniers, grassement rémunérés, conditionnent cette « progéniture » à donner les clés de ce qui est important, à savoir : faire du chiffre d’audimat.

                              Néanmoins et pour en revenir à votre article, la belle victoire concernant la négociation évoquée est peut-être réelle (quoique discutable), cependant l’échec quant aux promesses électorales est probant et cuisant, notamment concernant la mise en place d’une protection sociale.

                              Et pour en revenir à quelques données générales, cet echec était programmé dès l’élection de ce patin. Le mode de financement des campagnes électorales aux USA est basé sur le don et même si la marionnette a essayé de mobiliser les internautes (les citoyens ?) pour financer sa campagne, les fonds privés ont largement participé financièrement à son élection et ont donc exigé des retours en contrepartie. D’où, exit les promesses de campagne. Les électeurs américains ont finalement acheté des tubes de vaseline. Mais le comble, c’est que les représentants français adule ce système et la majorité des français ont du également investir dans le tube de vaseline (mais apparemment ils aiment ça !).

                              Un dernier point, quand vous écrivez « Les démocrates, quant à eux, gens de gauche » est une phrase impropre au sujet que vous traité. Aux USA, il n’existe pas de notion de tendance gauche-droite, mais républicains-démocrates (c’est le bipartisme et c’est sur cette base que les électeurs se prononcent au S.U.D.). Cependant pour « coller » à cette notion franco-française de gauche-droite, alors les démocrates américains, ainsi que le PS français font parti de l’autre droite, au regard du programme du Conseil National de la Résistance.

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