Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Tea Party : l’extrême droite américaine se radicalise contre (...)

Tea Party : l’extrême droite américaine se radicalise contre Obama

Nous n’avons pas fait le nécessaire pour étayer les fondations de notre prospérité (Obama)

Pour quiconque s’intéresse à l’Amérique, plus particulièrement aux États-Unis d’Amérique, il est de plus en plus difficile de comprendre ce qui motive la population à vouloir réélire un gouvernement républicain. Barack Obama a échoué en très peu de temps à maintenir haute sa cote de popularité. La conjoncture économique ne s’améliore pas. Les derniers indicateurs économiques sont au rouge avec un taux de chômage à 9,5% de la population active et un nombre record de plus d’un million de saisies immobilières cette année. La reprise de l’économie a nettement ralenti aux États-Unis au deuxième trimestre, la hausse du PIB n’ayant atteint que 1,6% en rythme annuel. L’économie nuit dramatiquement aux démocrates. Les Républicains (The Grand Old Party) viennent de franchir le cap des 51% des intentions de vote aux prochaines élections parlementaires de mi-mandat du 2 novembre prochain contre 41% pour les démocrates. Et pour le Parti démocrate, l’épine dans le pied reste la lenteur de la reprise économique et l’anémie du marché de l’emploi. Tout rationnel qu’il soit, Barack Obama n’a pas su montrer la fougue et la passion, d’avant les élections présidentielles, auxquelles s’attendait la population américaine, empêtré qu’il était dans les guérillas parlementaires sur la santé et l’économie. Barack Obama a oublié que la compassion engendre la sympathie. L’inflation engendre l’indifférence. Et le grand mouvement populaire qu’il avait soulevé s’est transformé en cauchemar : le Tea Party.

Il existe en effet une autre réalité qui sévit aux États-Unis : le mouvement ultra-conservateur du Tea Party. L’extrême-droite se radicalise davantage, en opposition au plan de relance économique américain. Il s’organise principalement par l’entremise d’Internet et refuse de se lier aux dirigeants du parti républicain (GOP). Son financement est assuré par trois milliardaires : Rupert Murdoch et les frères David et Charles Koch. Le chiffre d’affaires de Koch Industries (pétrole, chimie...) est estimé aujourd’hui à 90 milliards de dollars. Les frères Koch occupent les neuvième et dixième rangs de l’échelle des milliardaires américains. Le mouvement a pour porte-étendard nulle autre que l’ex-candidate à la vice-présidence, Sarah Palin. Le printemps dernier, les sondages leur accordaient 23% des intentions de vote des Américains contre 36% pour les démocrates et 18% pour les républicains.

La devise du Tea Party est simple : Restoring Honor. Les Tea Party Patriots ne donnent pas dans la dentelle. Le mouvement est né il y a un an. Les Tea Party Patriots s’opposent notamment au fait que l’État fédéral « subventionne les prêts immobiliers des losers  ». Les partisans de ce groupe sont sans pitié. Ils n’ont de cesse de dénoncer les déficits du gouvernement fédéral creusés, selon eux, pour faire face à la crise économique, sauver les banques, et financer la réforme de l’assurance maladie de Barack Obama. Un autre principe qu’avance le Tea Party consiste à dire : « Le gouvernement ne peut me forcer à être charitable ».

La colère des Tea Party Patriots s’inspire de celle des colons des Treize Colonies anglaises d’Amérique du nord qui, en 1764, se plaignaient d’être soumis à des taxes nouvelles par le Parlement de Westminster. Les habitants de Boston lancent un puissant mouvement de boycott des marchandises anglaises. Le résultat se fait sentir : en deux ans, les importations concernées diminuent de moitié. Le 5 mars 1770, une échauffourée se solde à Boston par la mort de 5 manifestants. En 1773, les coloniaux américains se révoltent contre la décision du Parlement britannique d’imposer la consommation du thé (dont ils assurent le monopole). Les colons s’habillent en costumes indiens, prennent d’assaut, la nuit, plusieurs vaisseaux commerciaux britanniques, et déversent le contenu de centaines de coffres de thé dans le port de Boston.

En janvier 2009, le président Barack Obama annonce son plan relance (stimulus). Rush Limbaugh, le célèbre animateur de talk-radio conservateur, lance contre le gouvernement fédéral une violente attaque. Des groupuscules se forment pour appuyer les attaques de Limbaugh. Quelque 750 réunions ont lieu un peu partout dans le pays le 15 avril, date-limite avant laquelle les Américains doivent payer leurs impôts. La chaine conservatrice Fox leur consacre une journée entière de reportages.

Il ne faut surtout pas sous-estimer l’ampleur de ce mouvement. Quelque 52 % des Américains ont maintenant de la sympathie pour le mouvement Tea Party. Au Kentucky, le néophyte Rand Paul a ravi la nomination sénatoriale à Trey Greyson, le favori de l’establishment républicain. Lors des élections de de mi-mandat du 2 novembre, le candidat démocrate Jack Conway se retrouvera nez à nez avec Rand Paul. Au Nevada, le Tea Party a appuyé la candidate républicaine Sharron Angle en raison tout particulièrement de ses prises de position. Elle est en faveur de l’abolition du département de l’Éducation. Le leader démocrate du Sénat, Harry Reid, se retrouve à égalité dans les sondages avec Sharron Angle.

En Arizona, le Tea Party n’a pas fait de gain. En effet, le candidat républicain défait à la présidentielle américaine de 2008, John McCain, a remporté la primaire de son parti. S’il gagne son pari en conservant son siège à la chambre haute en novembre, John McCain, 73 ans, serait réélu pour un cinquième mandat. Il a dépensé 20 millions de dollars pour battre son adversaire J.D Hayworth. Relativement au retrait annoncé par le président Obama des troupes en Irak, John McCain persiste toujours à dire que c’est une erreur. La dette américaine a atteint un sommet historique : 13.000 milliards de dollars. Le prix Nobel d’Economie Joseph Stiglitz estime que le coût réel de la guerre en Irak et en Afghanistan est plus proche de 3.000 milliards de dollars si l’on prend en compte l’ensemble de l’économie, de la prise en charge des morts et des blessés jusqu’à la hausse du prix du pétrole. Barack Obama évoque le chiffre de 1.000 milliards de dollars. Selon le Congressional Research Service, les coûts associés à la guerre en général pourraient se situer entre 274 et 588 milliards de dollars sur les 10 prochaines années, et les deux conflits auront coûté au total entre 1.560 et 1.880 milliards de dollars aux Etats-Unis (Information AFP). Si les « troupes militaires sont l’acier du vaisseau de l’Etat », comme l’indiquait Barack Obama lors de son dernier discours à la Nation, l’économie montre des faiblesses qui ont tout lieu d’inquiéter la population américaine. Obama a longuement loué les soldats américains qui ont participé à cette guerre. Mais du même souffle, il a dû admettre que « malheureusement, durant la dernière décennie, nous n’avons pas fait le nécessaire pour étayer les fondations de notre propre prospérité ».

Samedi dernier, à Washington, Glenn Beck, animateur ultra conservateur et populiste sur la chaîne Fox News, et un des hommes politiques les plus provocateurs des États-Unis, n’a pas hésité à organiser un rassemblement ultraconservateur des Tea Party Patriots sur les lieux mêmes du célèbre discours de Martin Luther King, le Lincoln Memorial. Jonathan Mann, correspondant de CNN international, trace de Glenn Beck un portrait peu flatteur : dans ses shows radio et télé, il parle, sermonne et pleure. Il gesticule, passe de l’idiotie à la solennité, se montre passionné ou professoral. Cela a fait de lui un homme riche. Ses programmes, ses livres, ses apparitions en public, ses sites Internet lui ont rapporté plus de 32 millions de dollars l’an dernier. Le nationalisme était au cœur de ce rassemblement. Sarah Palin, qui songeait l’an dernier à se présenter à la prochaine présidentielle avec Glenn Beck comme candidat à la vice-présidence, était au rendez-vous. 300 000 personnes ont également répondu à l’appel de Glenn Beck. Toutefois, selon une estimation basée sur des photos aériennes pour la chaîne CBS News, les manifestants des Tea Party étaient environ 90 000. Glenn Beck a revendiqué la présence de 300 000 à 500 000 personnes.

Glenn Beck a invité ses partisans à un renouveau religieux, comme l’indique le correspondant de Cyberpresse, Richard Hétu : « Nous devons extirper le poison de la haine qui est en nous, quels que soient les calomnies ou les mensonges qui nous sont adressés. Nous devons nous tourner vers Dieu et vers l’amour. Nous devons défendre ceux avec lesquels nous sommes en désaccord ». C’est ce même Glenn Beck qui avait comparé l’Amérique de Barack Obama à la Planète des singes et qui accuse Obama de racisme anti-blancs. Et Sarah Palin n’a pu résister à la tentation de formuler une critique voilée du président, qui a promis de « transformer fondamentalement » les États-Unis.

Paul Krugman, prix Nobel d’économie, économiste américain et chroniqueur du New York Times, invitait, lors d’une entrevue à CNBC, Barack Obama à adopter un nouveau plan de relance de 800 milliards de dollars américain, si ce dernier ne veut pas perdre le contrôle du Congrès aux élections de mi-mandat en novembre. Comment voulez-vous régler votre problème d’endettement si l’économie ne reprend pas, s’interrogeait l’économiste ? Krugman prévient qu’une nouvelle récession guette les États-Unis. Selon les économistes de Natixis, cités par le quotidien Le Monde, les dettes cumulées des États-Unis, du Japon, de la zone euro et du Royaume-Uni ont gonflé de 11 233 milliards de dollars entre 2007 et 2010.

Paul Krugman dénonce du même coup les réductions d’impôt de Georges W. Bush dont ont bénéficié et bénéficient toujours les riches. Ces niches fiscales pour les 1% ou 2% des Américains les plus riches sont un gâchis éhonté d’argent public. Ces niches priveraient l’État d’une somme de 70 milliards de dollars par année. « Il est difficile d’imaginer une manière moins efficace d’aider l’économie que de donner de l’argent à des gens qui en ont déjà beaucoup, et qui n’ont aucune chance de dépenser cette manne ». La Réserve fédérale et le gouvernement peuvent-ils et doivent-ils faire plus qu’ils n’ont déjà fait pour aider à relancer l’économie ? Le président Barack Obama a déjà laissé entendre qu’il adopterait de nouvelles mesures de relance, dont une aide aux PME, la promotion des exportations, davantage de réductions d’impôt pour la classe moyenne et des investissements dans les énergies propres. Ben Bernanke, président de la Fed, a lui aussi ajouté que la banque centrale était prête, si nécessaire, à réutiliser des mesures de stimulation économique déjà employées durant la crise, telles que l’achat massif de titres financiers pour faire baisser les taux d’intérêt à long terme.

Un autre sondage indiquait, la semaine dernière, qu’une majorité d’Américains désapprouvait la politique du président, soit 50 %, contre 45 % en sa faveur. C’est une première chute brutale pour Barack Obama depuis son élection. Avec l’annonce de ces nouvelles mesures, tant souhaitées par Paul Krugman, Barack Obama devra choisir l’intérêt de l’État ou des pertes importantes lors des prochaines élections de mi-mandat en novembre prochain. Un lourd dilemme. Le Tea Party, un grass-roots movement, sortira-t-il vainqueur de cette lutte qui se joue sur l’économie des États-Unis ? Pour gagner, les Tea Party Patriots devront imposer à l’Amérique leur crédo qui se résume à : « lutter contre les dépenses et les taxations excessives du gouvernement » et les trois principes qui gouvernent leur lutte contre le gouvernement : « la responsabilité fiscale, un gouvernement limité et l’économie de marché » ?


Moyenne des avis sur cet article :  3.63/5   (35 votes)




Réagissez à l'article

104 réactions à cet article    


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 11:15

    Marc


    C’est un point de vue qui se tient. 

  • olive17 olive17 2 septembre 2010 13:03

    sans compter que son slogan n’est ni plus ni moins qu’un titre de RUN DMC

    « yes we can »


  • NeverMore 2 septembre 2010 17:21

    Il perdrait même des voix en France, c’est dire ...


  • L'enfoiré L’enfoiré 2 septembre 2010 10:54

    Les Américains sont des gens qui veulent des résultats tout de suite. Leur situation économique, leur dollar qui remonte. Comme des enfants gâtés, ils veulent cela tout de suite. Wall Street attend des résultats des entreprises tous les trois mois. Nous sommes dans le court-termisme à tous niveaux. La tâche d’Obama était énorme dès le départ. On le savait, mais on rêvait. La grande crise était déjà là.
    Le pragmatisme américain est à tel point que le lundi, ils vont à droite et le lendemain, ils se retrouvent à 180° dans le sen sens inverse. Je connais très bien le problème.
    Un Européen changerait de quelques degrés en cas d’échec.
    Il est clair que l’on ne peut faire une politique de social en même temps que du conservatisme et protéger les fortunes faites.
    The Tea Party, une très vieille chimère, n’est que la peur intrinsèque de ne pas pouvoir faire ce qu’un Américain veut. Il est le balancier égoïste. Sarah Palin en tête. La femme au fusil qui va détruire l’Alaska sa faune, son environnement à la recherche de pétrole.
    Si on ne comprend pas toujours les Chinois, avec nos yeux d’Européen, pour ce qui est de l’Amérique, ce n’est pas nécessairement plus simple. Il faut du temps. Je demanderais bien ce qu’il en pense à Candide, qui ne vient plus par ici. 
     smiley


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 11:20

      L’enfoiré


      Mes salutations. Pour ajouter à la parodie, nous disons chez nous Sarah Palin, la gouverneure qui voyait la Russie de sa fenêtre. Plus sérieusement, je crois bien que si nous étions dans la même situation de crise, pertes d’emploi, pertes de maisons, saisies bancaires, dans le pays qui se prétend le plus riche au monde, nous aurions quelques sautes d’humeur. Il ne faut pas sous-estimer la détresse de l’Américain moyen. Il est important de préciser que si Obama perd sa majorité à mi-mandat, cela ne veut pas dire qu’il pourrait perdre les prochaines élections présidentielles. Les impacts du Tea Party sur les républicains pourraient être nuisibles. La mémoire de Georges W. Bush reviendra hanter les voteurs. 

    • L'enfoiré L’enfoiré 2 septembre 2010 13:10

      Pierre,

      « Marci ben », comme on dit chez vous. smiley
      « Je magazine », un peu, ces derniers temps

      "... si nous étions dans la même situation de crise, pertes d’emploi, pertes de maisons, saisies bancaires, dans le pays qui se prétend le plus riche au monde, nous aurions quelques sautes d’humeur.« 
      Eux qui ont l’habitude de »manger comme un bûcheron« . Ça la fout mal. Le pays de la liberté, de Wall Street ont eu de ses surprises sur prises.

       » Il ne faut pas sous-estimer la détresse de l’Américain moyen.« 
      Très vrai. Les films et feuilletons américains du type »Dallas, ton Univers impitoyable« est un peu passé de mode. Pourtant, il existe bel et bien, ce monde de »bas de gamme« qu’il voulait ignorer.

       » Obama perd sa majorité à mi-mandat, cela ne veut pas dire qu’il pourrait perdre les prochaines élections présidentielles.« 
      Voilà, encore, une erreur de rechercher des échéances de mi-parcours pour saper le moral.

        »La mémoire de Georges W. Bush reviendra hanter les voteurs."
      Exact.
       smiley


    • TDK1 TDK1 5 septembre 2010 13:58

      Bonjour L’enfoiré,

      Vous rendez vous compte, à la lecture de votre réaction, de la vanité qui s’en dégage ? Vous rendez vous copte que vous vous faites l’expression de cette attitude méprisante et hautaine que le monde entier reproche aux Français ?

      Qui êtes vous pour parler des américains en ces termes ? « des enfants gâtés » ! Le vieux cliché éculé de l’Européen supérieur et dominateur. Cela va faire bientôt un siècle que l’Européen n’a rien prouvé de sa supériorité. Comme quoi il n’est peut être pas plus idiot de changer à 180° plutôt que de « quelques » degrés (ce qui, d’ailleurs est complètement faux, les Allemands n’ayant pas hésité, sous le gouvernement Schreider à changer du tout au tout avec les effets bénéfiques que nous voyons aujourd’hui... Sous Tatcher, les Britanniques ont changé du tout au tout, sauvant leur pays et lui assurant le plus haut niveau de vie européen jusqu’à la dernière crise).

      Sarah Paulin, l’ennemi désignée du boboïsme mondial. Anti avortement, pro famille, attachée aux valeurs traditionnelles, y compris la chasse, ne s’embarrassant pas du politiquement correct, le DIAAAABLE de nos nouveaux religieux ! N’empêche que la mère Paulin a été Gouverneur d’un État grand comme trois fois la France, qui, contrairement à bien d’autres Etats américains (je n’irai même pas jusqu’à citer la Californie, vitrine W du boboïsme bien pensant qui est est cessation de paiement et ne paie plus ses fonctionnaires) n’a aucun déficit budgétaire, aucune dette structurelle et un revenu moyen par tête de pipe qui est le troisième des USA. Rappelez moi ce qu’à fait Monsieur Barack H Obama avant d’être élu ? Rien. Il était sénateur et n’avait jamais rien géré, pas même une ville !
      Son élection est une élection raciste. Il a été élu en vertu du réflexe de compassion à l’égard du « bon nègre ». C’est une élection Banania. Je vous choque ? Alors posez vous tranquillement dans votre fauteuil et relisez tous les commentaires parus lors de son élection. Reprenez les mot pour mot et replacez les dans le contexte « colonial » des années d’avant guerre. Vous serez surpris. Nos boboïstes bien pensants, tenants de la pensée unique d’aujourd’hui, qui font de "l’anti-racisme’ leur profession de foi sont en fait de parfaits racistes.
      Au nom de la discrimination positive, les USA ont mis à leur tête un dirigeant sans aucune expérience, idéologiquement dangereux. Et c’est là où je vous rejoins ! Le pragmatisme veut qu’une fois la gueule de bois passée, quand le vrai visage apparaît, les américains ne sont pas du genre à s’enfoncer dans leurs erreurs. Cela s’appelle du réalisme. Les Français en seront ils capables en 2012 ?

      Cordialement,


    • asterix asterix 2 septembre 2010 11:11

      Il n’avait pas la tâche facile dès le départ, s’est empêtré en Afghanistan malgré ses promesses, a instauré une sécurité sociale pour tous avec vingt pages d’exceptions et a reçu Deep Water comme un coup de poing sur la gueule.
      Les Etats-Unis ont toujours eu le choix entre la voie de droite soft et la voie de droite dure. Obamix suivra le destin de Carter, un brave type plein de bonnes intentions mais incapable de les réaliser. Dans deux ans, ils auront un Président plein de mauvaises intentions et parfaitement capable de les réaliser.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 11:21

        Asterix


        L’exemple de Carter est intéressant. Mais je ne compte Obama pour battu lors des prochaines élections présidentielles. Beaucoup d’eau va couler sous les ponts.

      • AniKoreh AniKoreh 2 septembre 2010 11:48

        @ Pierre, merci pour cet intéressant article.

        Beaucoup d’eau sous les ponts, certainement. Et de pétrole sur les côtes du Golfe du Mexique, les plages de Floride, et encore ailleurs.. !!

        Obama et son administration sont en effet plus que compromis dans cette affaire de forages à grande profondeur - avant même LES fuites DES puits, et l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon.

        Les infos sortent (essentiellement sur internet jusqu’à présent), malgré un black out strict, et vont continuer à sortir, en même temps que va croître l’exaspération quant aux dégâts..

         


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 11:57

        AniKoreh


        Mon compatriote François M l’a fort bien exposé hier. Les informations vont très certainement être publiées au compte-goutte. 

      • AniKoreh AniKoreh 2 septembre 2010 14:13


        Au compte-goutte.. smiley


      • LE CHAT LE CHAT 2 septembre 2010 11:28

        Morice a décidé de boycotter le thé ! non mais !  smiley


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 11:47

          Le chat


          N’est-il pas un peu tôt pour le thé ? Ici, il n’est que 06h du matin. Chez vous, c’est déjà l’heure du déjeuner.

        • LE CHAT LE CHAT 2 septembre 2010 11:53

          T’as raison , Pierre , ici c’est l’heure de l’apéro !  smiley


        • Hijack Hijack 2 septembre 2010 11:58

          Ben oui, normal tout ça !!! Oh Bwana a été élu pour booster ce genre de trucs ... La construction d’un lieu religieux près de Ground Zéro en est la preuve formelle...

          Tout en sachant que le 11/09 c’est tout ce que vous voulez, sauf des musulmans qui ne sont pas capables même de rêver une telle attaque !!! Et donc ... eh ben réfléchissez, ça fait du bien de temps en temps !
          Réfléchissez, même si ça va à l’encontre de ce que l’on vous a fait comprendre, ce que l’on vous a appris.

          Bref, Oh Bwana ... va presque faire la campagne électorale de Bush ... qui finalement était moins pire.

          A propos des négociations de paix avec Mahmoud Abbas, c’est comme si c’était l’OAS qui négocie la paix avec les harkis algériens, c’est comme en si 1945 c’étaient les collabos et le gouvernement de Vichy qui avaient négocié l’armistice ou la paix avec les allemands ...
          M. Abbas est considéré comme un traître partout ... même par les israéliens (mais se gardent de le crier haut et fort puisqu’il fait ce qu’ils lui ordonnenent). Il est considéré comme un traître, un lâche ... mais il nous l’a largement prouvé...


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 12:09

            Hijack


            Je me colle davantage sur l’analyse factuelle que sur les observations spéculatives. Dans le cas de Ground Zero, le président avait-il un autre choix que de défendre un principe inaliénable de la Constitution américaine ? Dans le cas des négociations de paix israélo-palestiniennes, tous les présidents des États-Unis, démocrates et républicains, ont cherché une solution, sans y parvenir. 

          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 12:15

            Je me base simplement sur la réalité ...

            Obama ne pouvait rien faire d’autre, on le sait depuis longtemps à présent.
            Il faut aussi élever un peu le débat, voire au-delà de ce qui nous est dicté ...


          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 12:18

            Je reviens sur le fait que les précédents gouvernements US ne pouvaient rien faire :

            Comment pouvaient-ils bien faire, puisqu’ils sont juges et partie ???

            Qu’il s arment Israël, les financent, les aident politiquement ... font leur boulot dans la région.


          • AniKoreh AniKoreh 2 septembre 2010 12:24


            Moins pire que Bush, allons, sérieux.. ?  smiley

            L’Afghanistan, l’Irak, 9/11, la guerre au terrorisme, la diabolisation des musulmans, le Patriot Act, etc., sont d’abord à mettre à leur actif, Bush et ses mentors néocons - Cheney, Rice, Rumsfeld, Perle, Wolfowitz..

            J’en passe, et sans doute des meilleurs, dans les coulisses..


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 12:40

            Hijack


            Je ne disconviens pas que les États-Unis ont des intérêts régionaux et qu’ils agissent brutalement parfois pour les défendre. Quels pays n’ont pas à défendre des intérêts stratégiques un peu partout sur la planète ? Les États-Unis, la Russie, la Chine, la France sont de ceux-là. Sont-ils moins brutaux que les États-Unis ? Pendant que les États-Unis arment Israël, la France s’apprêterait à vendre des missiles anti-char au Liban. Les fournitures d’armes à Taïwan par les Etats-Unis provoquent régulièrement la colère de la Chine. Notre planète obéit à des règles précises selon les influences des grands blocs économiques et militaires. 

          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 14:43

            Hola !!! C’est une façon de parler ...

            Ce que tu comprends pas ... c’est que Bush, vu son passé de blanc raciste déclaré néocon... on savait où on allait, on n’était jamais surpris...

            Tandis qu’avec Obama ... il fait le contraire de ce qu’on attend de lui ... 
            Au lieu de marquer l’histoire, il ne aissera une tâche dans l’histoire des présidents américains.

            Bush ... d’ailleurs est moins responsable car franchement con, ce qui n’est pas le cas d’Oh Bwana ... donc responsable !


          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 14:49

            Arhgghhh !!! Je crois que tu n’y es pas du tout ...

            L’impérialisme, tout comme le sionisme sont les tares de notre planète ... responsables de toutes les guerres, de tous les morts ... on ne peut excuser de pareilles idéologies quels que soient leurs motifs...

            Ils n’ont pas que des intérêts, ça va bien au-delà, mais pour comprendre, faut se poser les bonnes questions, voir ça de haut ... n’avoir aucune barrière !


          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 14:50

            Message ci-dessus à l’attention de AniKoreh


          • AniKoreh AniKoreh 2 septembre 2010 15:07


            Dis, Hijack (allez, je te tutoie, camarade), tu crois - sérieusement - que je ne comprends pas.. ? smiley

            Tu crois que je ne comprends pas quels sont les puissants intérêts * qu’il y a derrière l’escalade du conflit en Afghanistan, son extension au Pakistan, et les préparatifs pour l’attaque de l’Iran ?

            * Les puissants intérêts désignés en son temps par Eisenhower, lorsqu’il a mis ses fellow Americans, et le monde, en garde contre le Lobby.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 15:10
            Hijack

            La situation n’est pas aussi tranchée que cela. Restons au strict plan intérieur. Que peut faire Barack Obama avec une Amérique profonde qui lui tourne le dos ? Il est le premier président américain à réussir l’impossible : l’assurance santé pour tous. Le régime n’est pas parfait. Mais il répond à un immense besoin des populations pauvres privées de soins de santé. L’Amérique profonde n’en a cure du fait que les États-Unis ont de meilleurs rapports avec le reste du monde. On ne pardonne pas au président Obama de ne pas avoir ramené la prospérité. L’Amérique profonde n’a pas apprécié ses valses hésitations sur l’immigration. On lui pardonne pas davantage ses positions modérées sur les droits des homosexuels ou sur l’avortement. Le journaliste Ross Douthat du New-York Time écrivait qu’il existe deux amériques : The first America is wholly secular. Cette amérique qui ne vit que pour et par la Constitution des États-Unis (An America where the newest arrival to our shores is no less American than the ever-so-great granddaughter of the Pilgrims). L’autre amérique est celle qui ne parle ni espagnol, ni chinois, ni arabe. Elle tire sa culture du protestantisme et de son héritage judéo-chrétien. Elle ne parle qu’anglais. L’une est ouverte. L’autre est refermée sur elle-même. L’une est plutôt politique. L’autre est plutôt religieuse. Ainsi va l’Amérique de Barack Obama. Et ces deux hémisphères de l’Amérique voteront en novembre prochain.

          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 15:26

            @ AniKoreh,

            Bien sûr qu’on se tutoie ... dans un forum il est inutile de se vouvoyer...

            Je répondais à ton étonnement ... sur « moins pire que Bush » ...

            Un gars comme Bush, on sait d’avance ce qu’il va faire ... de plus, archi con, aucune instruction etc ... donc irresponsable.
            Bush par rapport au sionisme, c’est qu’il se servait d’eux ... car on connaît son fond antisémite.

            Oh Bwana ... fait ce que les racistes attendent de lui ... se met à genoux devant le sionisme.

            Si j’étais blanc raciste ... je dirai : tiens ce black est un vrai esclave, il fait vraiment tout pour nous donner raison ... après lui, les blacks n’auront plus aucune chance etc ....

            Voilà pourquoi il est pire que Bush ... pour le 11/09, il fuit et sanctionne même ses amis qui se posent des questions.


          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 15:40

            Pierre R. Chantelois

            OK... restons à l’intérieur ...

            La première chose à faire est de faire entrer tous les soldats US au bercail(Surtout Irak et Afghanistan et ne me parle pas des talibans qui ne sont rien d’autre que des combattants à leur manière), ensuite arrêter tous les conflits où ils sont responsables, partie prenante ... et puis ensuite,
            Supprimer l’aide astronomique faite régulièrement à Israël, ainsi qu’à l’Egypte.
            Supprimer églalement l’aide militaire en matériel à Israël.

            L’assurance santé, c’est une bonne chose (je mets ça d’ailleurs sur le compte de son épouse) ... mais c’est pas encore fait.

            Bref, là où je veux en venir, c’est s’il ne règle pas les problèmes US à l’extérieur, ça foirera à l’intérieur ... c’est pas plus compliqué que cela...

            Et au lieu de ça ... A présent, Israël souhaite agresser l’Iran (qui lui n’a jamais colonisé, ni agressé qui que ce soit) ... et pour cela fait tout pour engager les ricains... qui tombent dans le panneau.
            Voilà pourquoi ... l’équipe Bush savait ce qui allait se présenter comme obstacles devant eux ... ont laissé Oh Bwana, le bien nommé. L’esclavage, quoi qu’on dise n’est pas terminé, il a juste évolué.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 15:46

            Marc 


            Je ne partage pas votre avis. Si le président s’était tu, dans un débat aussi divisé, il aurait laissé tout le terrain aux tenants d’une thèse ou aux tenants d’une autre thèse. Il a tenté de ramener le débat sur les droits que confère le premier amendement de la Constitution des États-Unis : Our capacity to show not merely tolerance, but respect to those who are different from us—a way of life that stands in stark contrast to the nihilism of those who attacked us on that September morning, and who continue to plot against us today

            S’il s’était tu, il aurait été critiqué pour son manque de courage. 

          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 15:56

            Hijack


            La réforme du système de santé américain est définitivement entérinée depuis le 26 mars 2010. Elle pourra étendre la couverture maladie à 32 millions d’Américains supplémentaires. 

            Encore une fois, il ne faut sous-estimer l’importance des stratégies géopolitiques des États-Unis. Les intérêts régionaux dans le monde ont leur importance et il ne viendrait pas à l’esprit de la population américaine de sabrer dans cette aide versée à Israël, à l’Égypte ou à l’Arabie Saoudite, pour ne nommer que ces pays. Il en va ainsi de la France. Va-t-elle rappeler ses Boys d’Afghanistan ou d’Afrique pour éviter de sabrer dans les niches fiscales ? 

          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 16:35

            Pierre R. Chantelois,

            Bien sûr que je sous estime la stratégie US... surtout depuis le 11/09

            Je prévois d’ailleurs (suis pas le seul) ... une chute bien pire que celle de l’URSS ... tiens, après l’Afghanistan ... coïncidence quoi !

            L’assurance santé, ne concerne pas tout le monde que je sache.
            Mais rassure toi, Obama ... fallait bien qu’il fasse au moins quelque chose de bien... mais ce qui a fait là, sera effacé par ce qu’on pensera de lui par la suite.


          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 16:38

            Il avait le choix et l’immense responsabilité de ne pas provoquer !!!

            Je sais pour ma part que les musulmans n’ont rien à voir avec le 11/09 ... mais l’ayant fait croire et y construire un endroit de culte musulman est de la pure provoc 1er degré !!!


          • Hijack Hijack 2 septembre 2010 11:59

            Rectif post ci-dessus.

            Je voulais dire ... :

            La construction d’un lieu religieux musulman  près de Ground Zéro


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 12:59

                sonearlia


                Je viens de regarder Alex Jones. Si les choses étaient aussi simples 

              • franchamont franchamont 2 septembre 2010 14:34

                La vérité et la réalité sont en fait très simples et même souvent « incroyables ».

                C’est parce que c’est trop gros et trop évident que la grande majorité du peuple ne veut pas croire à ce qui se passe réellement.

                Ils ne sont pas prêts à l’inconfort moral que la connaissance du réel va leur asséner. Au petit matin ils préfèrent rester dans leur rêve le plus longtemps possible. Mais la réalité va bien vite les rattraper et les réveiller. Peu préparés, ils en souffriront bien plus.

              • fonzibrain fonzibrain 2 septembre 2010 12:45

                c’est l’armée qui est derrière le tea party


                beck l’a dit devant tout le monde, c’est l’armée qui restaurera les usa.

                usa = dictature militaire dans quelques temps 


                • simplesanstete 5 septembre 2010 18:20

                  Ce gentil canadien ne veut rien comprendre des choses simples. Le titre pour commencer ce n’est pas l’extrême droite mais DROIT, droit du fric de faire ce qu’il lui plait. Dès la création de la FED c’est clair j’écris un chèque, j’écris une loi, voir Aline Dediéguez. La finance est divine et son langage et discours est similaire à la bible, les prémisses identiques ; parier sur le futur et l’imaginaire !!!
                  Have a good flight, revisionnez Dr Strangelove.


                • ffi ffi 2 septembre 2010 13:06

                  A mon avis réduire le mouvement de Tea party à « l’extrême-droite » est un peu sommaire.
                  L’explication du nom, inspiré du « Boston Tea Party », est tronquée : il faut se mettre dans le contexte politique américain.

                  La boston Tea party, c’est historiquement le soulèvement contre l’empire Britannique et sa politique coloniale. C’est donc le symbole du peuple américain qui prend sa liberté, se délie de l’impérialisme et fonde la république. Une fois la république fondée, les US vont adopter tout le XIXème siècle une politique de type protectionniste, en opposition au libre-échange promu par l’Empire Britannique. La révolution américaine fut une réaction à la première vague de mondialisation libérale et financière de l’histoire. D’autres suivront, comme la révolution française par exemple.

                  Ceci posé, l’on peut interpréter les tea party. Ils symbolisent, pour les états-uniens fortement éprouvé par la crise, un mouvement de lutte contre le libre-échange, la mondialisation et l’impérialisme. D’où le coté patriote. Ces états-uniens pensent (à raison, je le crois), que leur patrie est en danger. Wall-Street est renflouée au-delà de toute raison, des gens sont virés de leurs habitations, les infrastructures se délabrent, les Etats sont quasiment en faillite et licencient massivement, Obama a remis leur santé au mains des assurances privées...

                  Un des thèmes préféré est la Fed. Beaucoup d’Etats-uniens pensent (à raison, je le crois) qu’il est anormal qu’une banque privée ait la haute main sur le dollars et en particulier qu’elle le vendent contre intérêt à l’Etat, ce qui augmente fortement les impôts. Le problème est le même en France. Pourquoi donc les Etats occidentaux s’obligent-ils à emprunter sur les marchés financiers, alors que ces marchés financiers sèment chaos et désolation ???

                  C’est là que Krugman ment. Il n’y a pas besoin d’emprunter 1 centime aux banques centrales pour éponger la dette : il suffit à l’Etat d’imprimer la monnaie lui-même, comme Lincoln l’a fait (green back) ou bien comme Kenedy avait commencé à le faire. Evidemment, ce genre de position ne plaît pas à tout le monde. D’où ces calomnies que colporte l’auteur, en référence comme d’habitude, selon la tactique de diabolisation éprouvée, à l’extrême-droite.

                  Mais, en vérité, le mouvement des tea party est massif. Des gens très variés s’y côtoient, simples citoyens, de droite ou de gauche. Ce qui les rassemble est le désir de ne pas voir mourir leur pays, mis à mal par le système, d’où ce ciment patriotique, reliant une alliance hétéroclite.

                  Dans un mouvement populaire, il est fort aisé de prendre des petits bouts de phrases par-ci, par-là, ou de braquer le projecteur sur quelques politiciens qui tente de le récupérer. C’est ce que fait l’auteur, qui tronque la réalité avec des concepts simplistes.

                  Ce qu’il faut voir, c’est donc qu’il existe un soulèvement populaire d’une ampleur considérable aux Etats-unis. Les républicains essayent de le récupérer, mais n’en sont pas à l’origine. Il y a une colère énorme contre la mondialisation, Wall Street et les banques.

                  Maintenant, bien malin celui qui saura ce qui va en sortir. Cela dit, les américains étant armés, une guerre civile n’est pas à exclure.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 septembre 2010 13:20

                    Fifi


                    Vous croyez vraiment qu’en imprimant des dollars les États-Unis vont redresser le marché de l’immobilier, vont contrer les prix qui baissent et modérer les saisies de maisons ? Dire que Paul Krugman ment... je vous laisse votre opinion, sans la juger.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès