’Le
Projet d’Israël », groupe
de lobby médiatique US, vient de produire une version révisée du
manuel de formation pour aider le mouvement sioniste mondial à
gagner la guerre de la propagande, garder leurs biens territoriaux
et convaincre l’auditoire international d’accepter que
leurs actes sont nécessaires et conformes aux « valeurs partagées
» par Israël et l’Occident « civilisé ».
Le manuel : « The
Israel project’s 2009 – Global Language Dictionnary »
enseigne comment justifier le massacre, le nettoyage ethnique, la
confiscation de terres, la cruauté et le mépris flagrant du droit
international et des résolutions de l’ONU, et en donne un parfum
plus doux, avec une giclée libérale de l’aérosol du langage
persuasif. Il est destiné à nous tromper, nous ignorants et
crédules, en nous faisant croire que nous partageons réellement les
valeurs du régime raciste d’Israël et que son comportement
abominable est donc digne de notre soutien.
Israël espère
faire un massacre de relations publiques.
La priorité des
priorités : diaboliser le Hamas
«
Différencier clairement
le peuple palestinien du Hamas. Il y a une distinction immédiate et
claire entre l’empathie que ressentent les Américains pour les
Palestiniens et le mépris qu’ils éprouvent pour la direction
palestinienne. Le Hamas est une organisation terroriste – les
Américains l’ont déjà compris. Mais si cela sonne comme une
attaque des Palestiniens (même s’ils ont élu le Hamas) plutôt
que de leur direction, vous perdrez le soutien du public. A l’heure
actuelle, de nombreux Américains ont de la sympathie avec les
souffrances des Palestiniens, et cette sympathie ne fera qu’augmenter
si vous ne parvenez pas à différencier le peuple de ses dirigeants.
»
(…...)
« Si…
si… si… Alors. » Faites porter le fardeau au Hamas pour qu’il
fasse le premier pas pour la paix en utilisant des “si” (et
n’oubliez pas de terminer par un “alors” fort pour montrer
qu’Israël est un véritable partenaire de paix.) « Si le Hamas
réforme… Si le Hamas reconnaît notre droit à exister… Si le
Hamas renonce au terrorisme… Si le Hamas soutient les accords de
paix internationaux… alors nous sommes prêts à faire la paix
aujourd’hui. »
Les
mots qui marchent
«
Nous savons que les
Palestiniens méritent des dirigeants qui se soucient du bien-être
de leur peuple, et qui ne se contentent pas de prendre les centaines
de millions de dollars d’aide américaine ou européenne pour les
mettre sur des comptes bancaires suisses et s’en servir pour
soutenir le terrorisme au lieu de la paix.
»
« On ne peut
faire la paix qu’avec des adversaires qui veulent faire la paix
avec vous. Des organisations terroristes comme le Hezbollah soutenu
par l’Iran, le Hamas et le Jihad Islamique sont, par définition,
opposés à une coexistence pacifique et déterminés à empêcher la
réconciliation. Je vous le demande, comment voulez-vous négocier
avec ceux qui veulent votre mort ?
»
(…..)
« Il
ne peut y avoir aucune justification au massacre délibéré
d’innocents, jamais… c’est un principe fondamental sur lequel
tous les peuples, dans le monde entier, sont d’accord : les gens
civilisés ne ciblent pas et ne tuent pas des femmes et des enfants
innocents. »
Soutien
de l’Iran ou soutien des USA – faites votre choix
«
Soyez humbles. ‘Je sais
qu’en essayant de protéger ses enfants et ses citoyens contre les
terroristes, Israël a accidentellement blessé des gens innocents.
Je le sais, et j’en suis désolé. Mais que peut faire Israël pour
se défendre ? Si l’Amérique avait abandonné des terres pour la
paix – et que ces terres aient servi au lancement de roquettes sur
l’Amérique, que ferait l’Amérique ? Israël a été attaqué
par des milliers de roquettes tirées par les terroristes
palestiniens soutenus par l’Iran à Gaza. Qu’aurait dû faire
Israël pour protéger ses enfants ?
»
(…..)
Voici le raisonnement derrière…
« Les
Américains croient fondamentalement que la démocratie à le droit
de protéger sa population et ses frontières. Et tandis que les
Américains ne veulent pas augmenter l’aide étrangère en des
temps de déficits budgétaires et de réductions douloureuses des
dépenses, il n’y a qu’un argument qui marchera pour Israël (en
quatre étapes faciles) :
1) En tant que démocratie, Israël
a le droit et la responsabilité de défendre ses frontières et de
protéger sa population.
2) Des groupes terroristes, dont le
Hezbollah et le Hamas soutenus par l’Iran, continuent de poser une
menace directe à la sécurité israélienne et ont maintes fois pris
des vies israéliennes innocentes.
3) Israël est le seul
véritable allié de l’Amérique dans la région. En ces temps
particulièrement instables et dangereux, Israël ne devrait pas être
contraint à faire cavalier seul.
4) Avec l’aide financière de
l’Amérique, Israël peut défendre ses frontières, protéger sa
population, et fournir une aide précieuse à l’effort américain
dans sa guerre contre le terrorisme.
»
(…..)
« Rappelez
aux gens –encore et encore- qu’Israël veut la paix. Première
raison : si les Américains ne voient aucun espoir de paix – s’ils
ne voient que la poursuite d’un épisode de ‘querelle familiale’
vieille de 2.000 ans – ils ne voudront pas que leur gouvernement
gaspille les dollars des contribuables ou l’influence de leur
Président à aider Israël. Deuxième raison : celui qui sera perçu
comme parlant le plus fort pour la PAIX gagnera le débat. Chaque
fois que quelqu’un plaide pour la paix, la réaction est positive.
Si vous voulez reprendre l’avantage des relations publiques, la
paix doit être au cœur de tout message que vous désirez
transmettre. »
Gaza
dans un étau
« Israël
a fait des sacrifices douloureux et pris des risques pour donner une
chance à la paix. Ils ont volontairement retiré plus de 9.000
colons de Gaza et de parties de la Cisjordanie, abandonnant maisons,
écoles, commerces et lieux de culte dans l’espoir de relancer le
processus de paix. Malgré cette ouverture pour la paix en se
retirant de Gaza, Israël continue de faire face aux attaques
terroristes, y compris des attaques à la roquette et des fusillades
d’Israéliens innocents. Israël sait que pour une paix durable,
ils doivent être à l’abri du terrorisme et vivre dans des
frontières défendables. »
(…...)
Injectez des « valeurs fondamentales » et
répétez-les encore et encore ...
«
Le langage d’Israël
est le langage de l’Amérique : ‘démocratie’, ‘liberté’,
‘sécurité’ et ‘paix’. Ces quatre mots sont au cœur des
systèmes politique, économique, social et culturel américains, et
ils doivent être répétés aussi souvent que possible parce qu’ils
résonnent dans pratiquement chaque Américain. »
« Une règle de
base simple est que lorsque vous en êtes à répéter le même
message tellement et tellement de fois que vous pensez vous rendre
malade, c’est juste le moment où le public va se réveiller et
dire : ‘Eh, cette personne est en train de dire quelque chose qui
m’intéresse !’ Mais ne confondez pas les messages avec les
faits… »
(…..)
«
Pourquoi le monde est-il
tellement silencieux sur les objectifs écrits, dits et affirmés du
Hamas ? »
« Une
communication réussie n’est pas le fait d’être capable de
réciter chaque date de la longue histoire du conflit israélo-arabe.
C’est le fait de souligner un petit nombre de principes
fondamentaux de valeurs partagées – comme la démocratie et la
liberté – et de les répéter encore et encore… Vous devez
commencer par montrer de l’empathie pour les deux côtés, rappeler
à votre auditoire qu’Israël veut la paix, puis répéter les
messages de démocratie, liberté et paix encore et encore… Il faut
répéter le message dix fois en moyenne pour être efficace. »
« La
situation au Moyen-Orient est peut-être compliquée, mais toutes les
parties devraient adopter une approche simple : la paix d’abord,
les frontières politiques ensuite. »
Les roquettes, les bombes et les atrocités : le
langage de la paix
«
Résultat final :
Qu’arrivera-t-il si nous n’arrivons pas à obtenir du monde qu’il
se soucie du fait que les parents israéliens du sud d’Israël
aient besoin d’esquiver littéralement les roquettes lorsqu’ils
accompagnent leurs enfants à l’école maternelle le matin ? Que se
passera-t-il si le monde permet à l’Iran, le plus grand
commanditaire du terrorisme d’Etat au monde, de se doter des armes
nucléaires ? Que va faire Israël si une mauvaise presse pousse les
citoyens américains à demander à leur gouvernement de tourner le
dos à Israël ? Pourquoi suis-je si préoccupé par le succès de
votre travail de communication ? Je m’en soucie parce que je ne
veux pas que nos enfants aient à vivre et la vôtre ont vécu
pendant l’Holocauste.
»
(…...)
« ‘Diplomatie
économique’ : c’est un terme beaucoup plus consensuel et
populaire que le vocable actuel de « sanctions ». Il parle à tout
le spectre politique : l’approche économique dure parle aux
Républicains, et le composant diplomatique satisfait les Démocrates.
»
« ‘Prospérité
économique’ : chaque fois qu’Israël parle de la ‘prospérité
économique’ des Palestiniens, il met Israël en lumière de la
façon la plus positive possible. Après tout, qui peut être en
désaccord ? »
« D’humain
à humain : nous savons que le Palestinien moyen et l’Israélien
moyen veulent se réunir et faire la paix. Ils veulent vivre en paix.
Par le passé, les dirigeants israéliens se sont réunis avec les
dirigeants arabes pour faire la paix. Mais comment voulez-vous faire
la paix avec le Hamas et le Hezbollah ?
»
« Humanisez
les roquettes : peignez de façon vivante ce qu’est la vie dans les
communautés israéliennes vulnérables aux attaques. Oui, citez le
nombre d’attaques à la roquette qui ont eu lieu. Mais
immédiatement après, continuez avec la description de ce que ça
représente de partir la nuit dans un abri.
»
Encore quelques conseils…
«
’Vivre ensemble, côte à côte’. C’est la meilleure façon de
décrire la vision ultime de la solution de deux Etats, sans le dire.
»
« Lorsque vous parlez d’un partenaire palestinien, il
est essentiel de faire la distinction entre le Hamas et les autres.
Seul les Américains les plus anti-israéliens et pro-palestiniens
attendent d’Israël qu’il négocie avec le Hamas, vous devez donc
dire clairement que vous recherchez un ‘partenaire palestinien
modéré’. »
« Le combat est sur l’idéologie, pas sur
la terre ; sur le terrorisme, pas sur le territoire. Vous devez donc
éviter d’utiliser les revendications religieuses d’Israël sur
la terre comme justification au fait qu’Israël ne veut pas
abandonner la terre. De telles revendications ne font que dépeindre
Israël comme extrémiste à des gens qui ne sont pas des chrétiens
ou des juifs religieux. »
« Pensez pro-palestinien. Alors
que j’ai parlé des victimes israéliennes, je veux reconnaître
les Palestiniens qui ont été tués ou blessés, parce qu’ils
souffrent eux aussi. Je veux en particulier tendre la main aux mères
palestiniennes qui ont perdu leurs enfants. Aucun parent ne devrait
avoir à enterrer ses enfants. »
(…..)
« Je veux voir
un avenir où les Palestiniens se gouvernent eux-mêmes. Israël ne
veut pas gouverner un seul Palestinien. Pas un seul. Nous voulons
qu’ils puissent se gouverner. Nous voulons qu’ils aient une
auto-détermination totale. »
« L’approche globale est la
suivante : vous devez isoler le Hamas en tant que :
- cause
essentielle du retard dans la réalisation de la solution de Deux
Etats
- la plus grande source de préjudice au peuple
palestinien, et
- la raison pour laquelle Israël doit défendre
son peuple contre le terrorisme.
(….)
Les
perles de sagesse de Regev – comment la région peut-elle être en
sécurité sous la menace des armes nucléaires d’Israël ?
«
Ce n’est pas seulement
Israël qui refuse de parler au Hamas. C’est toute la communauté
internationale… La plupart des pays démocratiques refusent d’avoir
une relation avec le Hamas parce que le Hamas a refusé de répondre
aux critères les plus élémentaires du comportement international.
» Mark
Regev
«
Voici les quatre points
de référence que le secrétaire général de l’ONU, Kofi Anan, a
mis sur la table. Et il a dit, parlant pour la communauté
internationale… Si le Hamas se réformait… Si le Hamas
reconnaissait le droit de mon pays à vivre libre… Si le Hamas
renonçait au terrorisme contre des civils innocents… Si le Hamas
soutenait les accords internationaux signés et acceptés au sujet du
processus de paix… alors la porte serait ouverte. Mais
malheureusement – tragiquement – le Hamas n’a respecté aucun
de ces quatre points de référence. Et c’est la raison pour
laquelle le Hamas est aujourd’hui internationalement isolé. Même
les Nations Unies refusent de parler au Hamas.
» Mark Regev
«
Israël est très
préoccupé par le programme nucléaire iranien. Et pour cause. Le
président iranien a parlé publiquement d’effacer Israël de la
carte. Nous les voyons accélérer l’enrichissement nucléaire pour
pouvoir avoir les matières fissiles qui leur permettront de
fabriquer une bombe. Nous les voyons travailler sur leurs missiles
balistiques. Nous les avons vu, la semaine dernière, lancer une
fusée pour mettre un soi-disant satellite en orbite, et ainsi de
suite. Le programme nucléaire iranien est une menace, pas seulement
pour mon pays, mais la région toute entière. Et il nous incombe à
tous de faire ce qui doit être fait pour l’empêcher de
proliférer. »
Mark Regev
La saisie de la Ville Sainte n’est pas
à l’ordre du jour
«
Le problème de communication le plus dur est la résolution finale
sur Jérusalem. Une écrasante majorité d’Américains veut
qu’Israël ait la responsabilité des lieux saints et ont
franchement peur des conséquences qu’aurait la cession du contrôle
aux Palestiniens. Rendez-vous compte :
(….....)
Prenez
le droit de nommer les choses par leur nom
«
Beaucoup à gauche voient
une crise ‘Israël c/ Palestiniens’ où Israël est Goliath et
les Palestiniens sont David. Il est essentiel qu’ils comprennent
que c’est une crise arabo-israélienne et que la force qui sape la
paix est l’Iran et ses alliés le Hezbollah, le Hamas et le Jihad
Islamique. Vous ne devez pas appeler le Hamas simplement le Hamas.
Nommez-les par ce qu’ils sont : le Hamas soutenu par l’Iran. En
effet, quand ils sauront que l’Iran est derrière le Hamas et le
Hezbollah, ils seront beaucoup plus favorables à Israël.
»
Notre devoir de respecter et de promouvoir les
droits de l’homme
«
L’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration
universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre
par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les
individus et tous les organes de la société, ayant cette
Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement
et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés
et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et
international, la reconnaissance et l’application universelles et
effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes
que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction. »
(Préambule de la Déclaration universelle des Droits de
l’Homme, 10 décembre 1948).