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Accueil du site > Actualités > Médias > Est-il interdit de critiquer les journalistes ?

Est-il interdit de critiquer les journalistes ?

"L’affaire Mélenchon", une engueulade finalement assez anecdotique d’un homme politique en campagne avec un étudiant en journalisme, a déclenché un remue-ménage médiatique. Les suites de cet esclandre sont pleines d’enseignements et montrent une presse aux abois.

Il faut d’abord se pencher sur le buzz de la vidéo. Si on sait qu’un certain nombre d’internautes sont friands de ces vidéos "hors cadre", il est assez étonnant de voir ce buzz assez abondamment répercuté par les médias, y compris des télés qui ont passé la vidéo. Ces mêmes médias qui n’ont pas de mots assez durs pour stigmatiser Internet qui véhicule n’importe quelle vidéo volée ou "hors antenne", dont l’essentiel provient pourtant des médias.
Alors pourquoi donner tant d’écho à cet incident ? C’est que Mélenchon s’attaque aux journalistes, et il n’y va pas avec le dos de la cuillère. De "talibans professionnels" à "sale corporation voyeuriste", ça envoie sec. Mélenchon a donc commis le péché suprême : non seulement il critique vertement les journalistes, mais il engueule une sorte d’étudiant journaleux, qui est visiblement venu là pour provoquer. C’en est trop pour nos amis journalistes qui vont l’éreinter autant que possible dans leur colonnes.

Pourtant on pourrait se dire, vu que c’est eux qui sont mis en cause, qu’ils pourraient mettre la pédale douce dans un problème dont ils sont pleinement partie prenante. mais ils ne semblent guère troublés par ce genre de préoccupation déontologique. Le réflexe corporatiste joue à plein. Mais à mon avis pas seulement. Il semble que le milieu journalistique soit de plus en plus bousculé par les critiques qui se multiplient, malgré ses dénégations et ses railleries. Des journalistes rappellent immédiatement les attaques récentes de Peillon et cherchent des explications abscons ou essaient de noyer le poisson, tout en se donnant souvent le rôle de victimes.

Je vous invite à suivre Mélenchon dans ses pérégrinations post-buzz, c’est édifiant. Il est d’abord invité à C-à-dire, sur France 5, où on le somme de s’expliquer. Ca commence par la question, "Comment un homme de gauche, un démocrate comme vous peut-il prononcer une phrase comme cela ?" Sous-entendu, vous attaquez les journalistes, qui sont à l’évidence les défenseurs de la démocratie. Cela montre un certain autisme de ces gens, qui se retranchent dans une image auto-congratulante d’eux-mêmes. Pourtant, c’est précisément le rôle des médias aujourd’hui dans nos démocraties qui est au centre de bien des critiques.
 
 
 
Mélenchon est donc obligé de s’expliquer, subit une diffusion tronquée de la vidéo, et s’en sort plutôt bien, arrivant à revenir à l’essentiel, une critique constructive des médias. Et là il faut voir la figure crispée de l’interviewer.
"Ce que je reproche aux médias, c’est d’être asservis à l’idéologie dominante et à l’argent" assène-t-il.
Le journaliste se garde bien de développer le sujet, mais avance l’argument qui tue :
"Mais quand ca va pas bien pour les politiques, est-ce que c’est pas une mode pour eux de s’en prendre aux médias ?".
Exit le débat et les questions de fond. Il embraye avec Sarkozy qui mettrait en scène sa vie privée : "Est-ce que les hommes et femmes politiques ne sont pas responsables de cette dérive vers le superficiel ?".
Ben voyons. Il est assez étonnant de voir ce journaliste pas plus bête ni obtus qu’un autre, au contraire, nier les problèmes constamment en renvoyant les responsabilités. Cela me parait en fait le signe d’un profond malaise chez les journalistes, qui savent qu’ils participent à un système pourri, mais trouvent n’importe quel argument pour éviter un débat qu’ils ne veulent pas affronter, pour un tas de raisons.

Mais ceci n’est rien en comparaison du traquenard qui attend J.-L- Mélenchon au Grand Journal de Canal+. Vous pouvez suivre l’émission ici : http://player.canalplus.fr/#/331440 ou un extrait ici.
 
 
Avec pour commencer, un petit reportage uniquement à charge où on accumule de façon partiale et hypocrite tout ce qu’on peut trouver à dire contre Mélenchon sur cette affaire, en découpant notamment la vidéo en morceaux choisis, avec raccourcis faciles et amalgames avec le FN à la clé.

Après cela, Mélenchon subit les assauts indignés des quatre participants (un contre quatre, quelle équité....) qui cherchent à le coincer pour crime de lèse-majesté. Là, je ne suis pas pour glorifier qui que ce soit, mais il faut reconnaitre que Mélenchon fait fort. Il va désamorcer toutes les attaques, et même les ridiculiser, et finit par embrayer sur une critique construite des médias.
Il faut toute sa maitrise dans le débat et sa qualité d’orateur pour se tirer de ce traquenard. Il faut voir la tête déconfite des contradicteurs qui se voient renvoyer leur rhétorique dans la figure.
Au-delà des péripéties, on aura constaté une fois de plus qu’à aucun moment les journalistes (et assimilés) présents ne croient bon d’envisager la possibilité d’un quelconque débat de fond, mais font tout pour faire dire à Mélenchon qu’il regrette ses mots ou le faire passer pour un imbécile fanatique.
Cet autisme est intrigant. Les médias seraient-ils les seules entreprises à ne pouvoir être l’objet d’aucune critique ?
Penchons nous sur les raisons. Je pense qu’elles sont multiples.

- D’abord, les journalistes connus sont des gens estimés par une partie du public, certains adulés. Des vedettes souvent. Ca ne conduit pas facilement à la remise en cause.

- Ensuite, je suis persuadé que les journalistes savent qu’ils participent à un système pourri, mais ils se disent que ca a toujours plus ou moins été comme cela, et qu’il n’y pas le choix, il faut faire avec. D’autant que s’ils sont à des postes élevés dans ce système, cela implique qu’ils sont capables de faire des concessions.
Christophe Hondelatte l’a avoué à demi-mot, quand pour se justifier d’avoir censuré un invité dans un débat, il a déclaré :
 "Je n’avais pas envie que ce débat soit un débat anti-télé pour dire les choses. Et je crois que France 2 ne le souhaitait pas non plus, je suis garant de ça aussi. On a les mains dans le cambouis, on fait des compromis tous les jours, mais je ne veux pas qu’on dise à la télé que la télé c’est de la merde du sol au plafond."
La susceptibilité des journalistes sur le sujet les trahit. S’ils se sentaient clairs là-dessus, ils ne réagiraient pas avec cette virulence. L’esprit de corporation a bon dos.

- Commencer à remettre en cause le rôle des médias, c’est aussi remettre en cause leur position, leur capacité professionnelle, et même les vrais raisons de leur ascension. Comment peut-on être un bon journaliste dans un système discutable ?

- Enfin, et ce n’est pas le moindre, ils dépendent évidemment de leurs patrons, rédacteurs en chef et propriétaires des médias. Comment entamer un débat sans remettre en cause la main qui les nourrit ? D’autant qu’à ce niveau, ils savent que la porte de sortie peut s’ouvrir vite.

On est donc dans un système extrêmement pervers, où la position des journalistes (ceux du devant de la scène tout au moins) leur interdit pratiquement de débattre du rôle des médias aujourd’hui et de commencer la moindre remise en question.

Pour autant, je n’en fais pas des censeurs aveugles ou des fascistes qui veulent ignorer tout débat. On sent bien à travers les aventures de Mélenchon que les journalistes commencent à être touchés par les critiques qui montent de partout, y compris d’Internet, même s’ils veulent paraitre les ignorer. Mais leur situation leur fait rejeter tout questionnement, jusqu’à la caricature des arguments.

C’est pourquoi pour l’instant, tout débat sérieux parait in-envisageable à la télé et dans les médias sur le sujet. Qui oserait l’organiser ? Ce tabou revient en fait à une interdiction de fait du débat. Le système dans sa perversion a ainsi réussi non seulement à installer un format de médias où le conformisme aux choix politiques et économiques des pouvoirs en place est une règle, mais où aussi tout débat sur l’attitude et la neutralité des médias apparait bloqué.
Combien de temps le système pourra-t-il maintenir le couvercle sur la marmite ?

De manière concomitante, les syndicats de la presse commencent à bouger et à mettre les pieds dans le plat. Ainsi, le SNJ-CGT :

" La concentration des titres de la presse écrite et le processus de nomination des patrons de l’audiovisuel public mettent "la presse française en danger".
"On est face à une attaque sans précédent de la presse", a renchéri Jean-François Téaldi (France Télévisions), secrétaire général adjoint du syndicat.

"On le voit sur l’audiovisuel public, France Télévisions ou RFI (...) repris en main par le pouvoir politique avec la nomination des PDG par le président (de la République) et la possibilité de les démettre à tout moment, et on le voit dans la presse écrite avec les concentrations", a-t-il dit.

"Nous n’avons pas en France, ni en Europe, des seuils anticoncentration qui permettent de faire vivre le pluralisme (...) et empêcher des situations de monopole", a-t-il poursuivi, citant les groupes Lagardère, Bouygues et Dassault.

"Dans la PQR (presse quotidienne régionale), on est dans un régime soviétique avec souvent un seul titre par région. A part Berlusconi en Italie, la France est un cas unique dans le monde", a encore estimé Jean-François Téaldi.

Des réactions des obscurs de la presse, comme sous cet article, indiquent que des débats ont lieu dans les rédactions.

Les médias apparaissant incapables pour l’instant d’organiser tout débat sur leur rôle et leur indépendance, il serait temps que les acteurs de la société s’y mettent. Partis politiques, syndicats, organisations, associations, mouvements de citoyens, nous sommes tous concernés. Pour que ce débat ne soit plus interdit.


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96 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 3 avril 2010 12:24

    Il y a eu l’ère de l’infaillibilté du pontificale, nous sommes devant l’infaillibilité journalistique,

    sorti de l’école de journalisme, l’homme est oint de sacro-sainte imparitialité, et neutralité, oui ils sont démocrates, ils n’ont rien démontrer ni à prouver, remettre en cause leurs dires c’est un plasphème.


    • joelim joelim 3 avril 2010 13:14

      Oui, la médiacratie tente depuis 30 ans de s’imposer en nouvelle pseudo-religion. Les dogmes y sont légion et le corps ecclésiastique arpente les plateaux télé, en secouant les encensoirs que sont les microphones (bénis par les Grands Evêques Mediacratiques que sont les patrons de télévision). 

      D’ailleurs, un indice qui ne trompe pas : comme pour les trois religions monothéistes classiques, la pédophilie ou l’éphèbophilie y est excusée ou pratiquée (voir le cas Polanski/Mitterrand). Une vraie religion je vous dis !!!

    • Defrance Defrance 3 avril 2010 13:49

      A ce sujet ,notre ministre de l’inculture devrait bientôt se rendre en Israël, il y a 28000 jeunes Thaïlandais qui remplacent la main d’œuvre Palestinienne !


    • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 15:45

      Frida,
       Heureusement que vous ne regardez pas la tv comme vous l’avez dit sur l’autre fil.
       smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 avril 2010 17:33

      @ Joalim


      Nous sommes en « démocratie » médiatique. Le buzz tient lieu d’argument, les « 40 secondes pour expliquer le monde » dont parlait Chomsky sont en vigueur et les augunes prévalent sur les philosophes comme sur les sénateurs.  Toute l’information est biaisée par cette prétention des grands initiés médiacrates... et la propriété des médias par des intérêts particuliers. Grand temps que l’internet occupe plus d’espace et qu’un contrôle citoyen apporte l’impartialité.



      Pierre JC Allard


    • DIMEZELL 5 avril 2010 09:09

      Beaucoup de buzz pour pas grand chose.
      Mélanchon devra accepter de se comporter correctement avec les autres fussent -ils journalistes comme Besson devra accepter l’humour rocailleux d’un Guillon.
      Mais Mélanchon auquel on fait encore une pub formidable semble se croire au dessus de la mêlée, avec citation latine à l’appui.

      Quand aux journalistes, comme dans toutes les professions il y a les uns et les autres.....des bons et des moins bons.


    • Philou017 Philou017 5 avril 2010 10:20

      On est d’accord pour dire que l’incident en lui-même ne méritait pas ce remue-ménage. Mais il permet de mettre l’accent sur un problème crucial rarement mis sur la table : le rôle et l’indépendance des médias.
      Il montre aussi que certains politiques commencent à être tres critiques vis à vis des médias, et apporte la démonstration qu’il est très difficile pour une personnalité de critiquer le milieu médiatique, car dans notre société, beaucoup ont besoin des médias, ce qui institue un rapport extrêmement pervers.
      Il pointe aussi le fait que le milieu des journalistes est de plus en plus mal à l’aise sur ce sujet et que les critiques commencent à ébranler le mur de l’autosatisfaction.
      Ensuite, Mélenchon étant un des rares à avoir le courage de ses opinions sur le sujet, cela méritait d’être souligné.
      Et enfin, cela démontre également qu’à mon avis les choses ne sont pas figées,et que si les citoyens se mobilisent, ils peuvent peser sur le problème. A commencer par soutenir Mélenchon dans ses questionnements.


    • NEMROD34 NEMROD34 25 mars 2012 16:08

      Vos posts comme tout ce que vous écrivez étaient sans queue, têtes, ou source, vous êtes tout simplement complètement timbrée.


    • daniel72 daniel72 3 avril 2010 12:34

      Se présenter comme « Journaliste » n’est pas une référence ou une preuve d’intelligence quelconque.

       Comme dans tous les groupes socios professionnels, il y a des des journalistes pourris, idiots, vendus, brillants, ou bien honnêtes, incorruptibles, géniaux etc...
       Mélenchon a entièrement raison, même si sa réaction est explosive. IL a le droit d’être explosif.
       On doit absolument critiquer les journalistes dès lors que ceux ci sont ineptes, ou vendus, de parti pris, orientés, ou s’il n’est pas respectueux de la charte déontologique...’on peut toujours rêver).... etc... Vive le débat autour de cet incident trop rare.


      • daniel72 daniel72 3 avril 2010 12:41

        PS :

         Article vraiment très très bon. Merci.

      • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:23

        Bonjour à tt le monde.
        Désolé pour les lourdeurs de style qui restent. On devrait toujours attendre pour relire ses articles, mais bon...

        Comme vous le dites vive le débat. Je préfère dix fois un Mélenchon qui explose, qu’un discours de langue de bois.
        Mais je pense aussi que c’est le système qui génère des journalistes adaptés à ses nécessites. Cad trop souvent superficiels et conformistes. il y a bien plus de commentateurs que de vrais journalistes dans ce système, le tout encadré par un système de marketing de l’information qui privilégie les news, le drame immédiat, le spectaculaire et le superficiel. Le débat de fond et la pluralité d’opinions passent à la trappe. Tout ceci est catastrophique pour le débat démocratique.
        Le niveau d’info dans nos médias est indigne d’un pays démocratique.


      • leypanou 3 avril 2010 12:58

        J’ai regardé ce débat sur C+ et j’étais vraiment content des prestations de Mélenchon. J’ai aussi apprécié comment il a mis en évidence la nullité des personnes (vouloir lui faire dire absolument qu’il regrette ce qu’il a dit, lamentable). Tant qu’il n’y a pas d’émission à la télé où on peut critiquer le comportement général des médias (choix de la hiérarchie, traitement, choix des images, invités, etc, etc), on sera au même point. Et des journalistes feront tout pour qu’il n’en sera jamais ainsi. Vous vous rendez compte si une émission met en évidence les partis pris, les animateurs pseudo-neutres, les questions orientées, les partis pris sur les traitements des invités, etc, etc ? Même l’émission qui n’était ni fouillée ni longue l’hebdo du médiateur a disparu. Il faut regarder par exemple Frédéric Lordon comment il répond à cette problématique.


        • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:26

          « Et des journalistes feront tout pour qu’il n’en sera jamais ainsi. »

          Ce qui est grave, c’est que le systeme ne le permet pas. La vraie impertinence et l’auto critque ont disparu du paysage médiatique. Je ne me souviens pas d’un débat sur l’indépendance des médias depuis des années, pour na pas dire des décennies. Une sorte d’Omerta....


        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 3 avril 2010 13:23

          Bien l’article. +1

          Certains journalistes précieux sont si susceptibles qu’ils en deviennent ridicules. Voire carrément inquisiteur. Souvenez-vous de Duhamel et Apathie qui voulait bouffer du Peillon après l’affaire Chabot. La pauvre Chabot, directrice de l’information de France Télévision...

          Vous remarquerez d’ailleurs que leurs indignations sont sélectives. On les a moins vu quand il fallait défendre Denis Robert.


          • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:30

            Merci. La susceptibilité des journalistes sur le problème des médias est significative d’un malaise qui commence à émerger. J’ai l’impression d’un milieu où la remise en question n’est pas de mise. Mais ils ne peuvent pas ne pas avoir conscience de la fatuité de bien des aspects médiatiques. Il faudra bien que ca perce...


          • Defrance Defrance 3 avril 2010 13:43

            Bon article car dans les faits les journalistes critiques ou objectifs sont pratiquement tous au chômage, il ne reste, à quelques exeptions prés que la PRAVDA ELYSEEEUSE, que les cire- pompes de la Nomenklatura Politico - Financière !


            • alberto alberto 3 avril 2010 14:03

              Bien d’accord avec l’article ainsi que la plupart des commentaires ci-dessus.

              Mais Mélanchon a de la gueule et je crois qu’il n’y a pas beaucoup de journalistes pour faire le poids !

              Mais je voudrais vous faire part de ma constatation, c’est devenu un leitmotiv qu’on entend sur la plupart des radios de grande audience, dès qu’ils le peuvent, les « journalistes » ne perdent pas une occasion de dénigrer les infos échangées sur internet : " Internet c’est un cloaque...un égout qui ramasse tous les immondices de la création...Y en a même qui remettent en cause les enquêtes sur les attentats du WTC...C’est dangereux car ça peut égarer des esprit faibles...Etc !

              J’ai comme l’impression que les chutes de crédibilité, donc d’audience donc financières commencent à en paniquer certains d’où ces hargneuses réactions de défenses !

               C’est pas fini, la guerre des médias se poursuit : voir les reptations du pouvoir pour fliquer les internautes.

              A suivre, Bien à vous.


              • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:33

                J’ajouterai qu’à mon avis, ces gens se voient malgré tout comme l’élite du journalisme. Ils supportent mal les remises en question et ont bien du mal à s’avouer que la soupe qu’ils servent trop souvent n’est qu’une image assez artificielle de la réalité.
                Il va falloir que le village Potemkine des médias se lézarde.


              • joelim joelim 3 avril 2010 17:13

                Il se comportent en fait en clergé, se pliant docilement devant les doctrines qu’on les charge de soutenir. Sauf les résistants bien entendu, je ne les mets pas tous dans le même panier. smiley


              • joelim joelim 3 avril 2010 17:22

                Il = le landernau médiacratique


              • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 14:30

                Philou,
                 A la question du titre, c’est clair « c’est bien sûr ».
                 Tout le monde peut critiquer n’importe qui et cela fait avancer le schmilblick pour se remettre en question.
                 Sur cette antenne, je n’ai jamais trouvé autant de presque « haine » envers les journalistes. Les exemples, je ne vais pas les chercher, mais ils sont très nombreux.
                 En fait presque le même discours de la part de ceux qui subissent les attaques des internautes sur les forums et les blogs.
                 Pas encore compris que tout le monde est complémentaire.
                 Normal ou anormal cette opposition ?
                 Absolument normal. Il y a seulement la manière de l’exprimer.
                 Dernièrement je faisais un billet sur la différence d’appréciation, de la relation entre journalistes et politiques et cela en France et en Belgique. L’article était resté très peu de temps sur AV donc vous n’avez pas pu le voir bien longtemps.
                 La peoplesation des médias chez vous est probablement à la source de ce malentendu.
                 smiley
                 
                 
                 


                • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:46

                  L’enfoiré :« Sur cette antenne, je n’ai jamais trouvé autant de presque »haine" envers les journalistes."
                  C’est assez vrai. je trouve que ca se comprend. Il est assez pénible de voir des gens asséner sans relache des vérités officielles auto-proclamées, et de voir qu’elles ne sont jamais contredites, que les personnes capables de les contester sérieusement ne sont quasiment jamais invitées,etc C’est plus que frustrant, et ca ressemble à une sorte de propagande assénée 365j par an. Quand de plus ces journalistes font preuve de morgue et méprisent et médisent du Net, alors que c’est aujourd’hui un des rares lieux où ont lieu de vrais débats, ca devient insupportable. D’où les réactions.

                  Pas encore compris que tout le monde est complémentaire.
                  Je ne serai jamais complémntaire de la désinformation médiatique telle qu’on la voit. Si on ne peut pas attendre des médias parfaitement neutres, la propagande actuelle fait des ravages, en cassant le débat, en assénant une pensée unique sur bien des sujets, en soutenant souvent nombre de vérites politiques et économiques contestables. Cela se fait non seulement par l’info, mais pas des jeux qui vantent l’avidité financière, la sanctification des multinationales et de leur profits dans d’autres, etc


                   Absolument normal. Il y a seulement la manière de l’exprimer.

                  la brutalité des réactions correspond au mépris et à la morgue des journalistes qui prétendent détenir la vérité et récusent toute critique. Une vérité qui ressemble étrangement à la plupart des vérités officielles.
                  On voit trop souvent des journalistes décider selon leur avis, ce dont il faut parler ou pas, et de quel façon. Ce n’est absolument pas leur rôle, on est loin de la déontologie du journaliste.

                   Dernièrement je faisais un billet sur la différence d’appréciation, de la relation entre journalistes et politiques et cela en France et en Belgique. L’article était resté très peu de temps sur AV donc vous n’avez pas pu le voir bien longtemps.

                  Je n’ai pas le temps de le lire ; J’essaierai d’y revenir.

                   La peoplesation des médias chez vous est probablement à la source de ce malentendu.
                  La peopolisation est le résultat de la vacuité de la politique des médias plutôt qu’un phénomène en soi.


                • joelim joelim 3 avril 2010 17:31

                  L’enfoiré : « Sur cette antenne, je n’ai jamais trouvé autant de presque »haine« envers les journalistes. »

                  Il peut y avoir une autre raison « épidermique », quand la propagande est relayée par des proches (parents, etc.). Forcément, quand çà divise les familles, çà énerve. 

                  Mais le principal souci, qui justifie pleinement l’énervement des internautes (qui est très mesuré, finalement), est la très grande responsabilité des animateurs médiatiques dans le maintien des pires choses que l’homme a inventées (commerce d’armes, guerres par intérêt, pauvreté provoquée, maladies provoquées — aliment, pollution —, etc.).

                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 19:25

                  Joelim et Philou,

                   L’article dont j’ai donné le lien vous expliquera mieux que je ne peux le faire des différences. Il cache en plus une vidéo présentée par nos médias.
                   Quand je parle de complémentarité, c’est entre les blogs et forums sur Internet et ce qu’apportent les médias avec les moyens de productions qui ne sont pas du tout égalitaires. Aucun d’entre nous n’avons des envoyés sur place dans plusieurs pays pour vérifier les dires.
                   Que vous ayez du mépris, pour certaines émissions, je suis totalement en accord, avec d’autres, je ne vous suivrai pas dans sur le même chemin. N’oubliez pas que je capte vos émissions, ce que vous ne parvenez toujours pas avec les nôtres.

                   Philou, je vous dirai « prenez le temps de lire et de visionner » cette version différente.
                   Mon texte a été écrit avec un peu d’humour. La vidéo annexe reprend les choses à leurs origines.
                   Nos télévisions, nos radios et notre presse doivent tout autant rester en phase avec leurs spectateurs, sinon ils sont morts à courte échéance. Mais, en plus, les budgets sont bien plus limités qu’en France. Les producteurs ne sont pas gratifiés des sommes dont j’ai pu voir les chiffres. Nous avons des jeux, mais rien en comparaison avec TF1 par exemple.

                   Je n’habite pas loin de la RTBF. Je rencontre quelques présentateurs importants. Personnes ne leur demandent des autographes.

                  Propagande ? Qui n’en fait aujourd’hui ? Etes-vous sûr qu’il n’y en ai pas sur AV ?
                  Laissez moi rire. Pour mes fêtes de Pâques, je suis parfaitement dans les temps.
                   smiley


                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 19:33

                  J’ai vu les deux vidéos de Merichon que je ne connais pas vraiment et pour cause.
                  Ce qu’il dit est vrai. L’expérience dans tous les métiers n’est absolument plus prisés à leurs juste valeur. On envoie des jeunes journalistes dans la nature parce que cela coute moins cher que les gens expérimentés. Rencontrer des forces équivalents entre homme politique et des journalistes de poids et d’expérience, c’est rarement le cas,. Raison : toujours la même : le pognon.


                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 19:35

                  « Merichon », pardon. « Mélachon ». Je ne voudrais pas avoir un procès de mauvaise intention. smiley


                • Philou017 Philou017 3 avril 2010 22:29

                   « Philou, je vous dirai »prenez le temps de lire et de visionner« cette version différente.
                   Mon texte a été écrit avec un peu d’humour. La vidéo annexe reprend les choses à leurs origines.
                   Nos télévisions, nos radios et notre presse doivent tout autant rester en phase avec leurs spectateurs, sinon ils sont morts à courte échéance. »

                  la principale chose avec laquelle les médias sont en phase, c’est les intérêts financiers des puissants. Je ne pense pas que ce soit vraiment différent en Belgique.
                  Avez-vous vu des enquêtes qui remettent vraiment en cause l’intérêt du libéralisme ?
                  Avez-vous vu bcp d’enquêtes sur les méfaits des multinationales ?
                  Avez-vous entendu des critiques sur les achats massifs de vaccin H1N1 au moment où ceux-ci avaient lieu ?
                  Savez-vous vraiment ce qui se passe en Irak ?
                  Quel média a réellement enquêté sur les dérives des banques et de la finance avant que la crise n’éclate ?
                  Quel média ose pointer les dérives Européennes et faire un vrai état des lieux ?
                  je pourrais multiplier les exemples .

                  Si des médias peuvent être moins soumis et consensuels dans d’autres pays, la soumission au pouvoir financier me parait la même partout, ainsi que le formatage d’une info de news superficielle et dans le fond ultra-conformiste.
                  Il me semble qu’il n’y a pas plus de débat vraiment sérieux sur l’Europe, le libéralisme, la mondialisation, le dogme de la croissance, etc en Belgique qu’en France.

                  Vous dites : « Pouvoirs et contre pouvoirs ne sont-ils pas les mamelles d’une démocratie prise entre journalistes et politiques qui continuent à s’aimanter. »
                  Vous gardez une vision théorique des mécanismes démocratiques. La pratique montre que beaucoup de ces mécanismes ne fonctionnent plus.
                  Ce n’est pas que les journalistes soient spécialement corrompus, mais ils sont pris dans un système qui les empêche de faire leur métier, si tant est que les journalistes sélectionnés pour venir sur le devant de la scène aient réellement envie d’exercer un journalisme d’enquête neutre et percutant.

                  Je ne vois pas bien en quoi les journalistes doivent rester en phase avec leurs spectateurs, sinon à supposer qu’il faudrait garder les masses dans leur somnolence et leur passivité. Et vous semblez vouloir ignorer le problème du financement de la presse et de son rapport avec ses propriétaires, qui sont le plus souvent des financiers, engagés dans des multinationales qui profitent à plein des évolutions économiques décidées au niveau de l’Europe et de la mondialisation, en particulier.

                  Le problème du rapport presse / pouvoirs financiers se pose aujourd’hui avec acuité plus que jamais. TOUS les pays ont un problème avec la presse, mais il se pose de façon aiguë dans les pays occidentaux, où des méthodes de marketing ont remplacé la déontologie naturelle du journalisme. Et cela a un but.


                • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 23:15

                  Philou,

                  Là, vous m’avez amusé sur plusieurs phrases et plusieurs arguments.

                  Vous idéalisez les journalistes ou vous tentez d’idéaliser les hommes ?

                  Je commence à me le demander.

                  Je l’ai dit mais vous ne l’avez lu qu’à moitié. Je répète donc : TOUT DEPEND DU POGNON QU’ON MET SUR LA TABLE.

                  Vous vous croyez un dieu de la sagesse, bien au dessus de cela ?

                  Pourquoi n’y allez-vous pas casser la baraque ?

                  Mélanchon le dit d’ailleurs à demi-mots.

                  Les journalistes sont tout autant tenu par les c... que lorsque vous allez travailler tous les jours.

                  Ils doivent rapporter des images, des textes pour gagner leur croute, qui sera oui ou non agrémenté d’une pitance un peu ou plus chère que l’autre.

                  Les mécanismes ne fonctionnent plus depuis longtemps.

                  La théorie n’est là que comme garde fous.

                  Pourquoi les journalistes doivent rester en phase avec les téléspectateurs ?

                  Bonne question. Mauvaise réponse  : parce que sinon ils sont virés.

                  En écrivant ici, vous ne risquez pas beaucoup. Même pas un procès. Un repliage tout au plus.

                  Le pouvoir financier sera toujours là pour vérifier ce qui ne leur plaira pas ou qui n’aura pas le rendement requis à la production.

                  Vous parlez des pays occidentaux. Bien. Connaissez vous les télévisions en Asie ?

                  Passons les en revue : Inde, Chine, Thailande, Birmanie.

                  Dans un but ? Non, plusieurs.

                  Pour rester place, pour profiter du pouvoir, pour ....

                  Le bifton est le même, seulement la manière de l’assaisonner est différent.

                  Je crois que vous oubliez que j’ai très probablement quelques piges en plus que vous, pour ne pas avoir perdu de vue les règles.

                  Me suis-je mieux fait comprendre ?

                  Bonne soirée et à mardi, car le spectacle continue.

                  The show must go on....

                   smiley


                • Philou017 Philou017 4 avril 2010 00:24

                  Les journalistes sont tout autant tenu par les c... que lorsque vous allez travailler tous les jours. Ils doivent rapporter des images, des textes pour gagner leur croute, qui sera oui ou non agrémenté d’une pitance un peu ou plus chère que l’autre.

                  Je pense que l’argument financier n’est pas le seul.

                  - Les journalistes qui arrivent dans une rédaction apprennent très vite quels sont les limites. Et là, c’est leur poste qui est en jeu.

                  - D’autre part, la judiciarisation des problèmes amène les médias à être tres prudents. Une perversité de plus du système.

                  - Ensuite les méthodes de formatage de l’info et de marketing ne laissent guère de place à l’enquête ou à la réflexion.

                  C’est un système et une mécanique qui délimitent fortement le pouvoir des médias.

                  Bonne question. Mauvaise réponse  : parce que sinon ils sont virés.
                  On est d’accord. Mais c’est plutôt en phase avec leurs dirigeants qu’ils doivent rester. Le peuple, lui, il suit.

                  En écrivant ici, vous ne risquez pas beaucoup. Même pas un procès. Un repliage tout au plus.

                  Hum. Et alors ?
                  Mais on est bien d’accord que les problèmes des médias sont un problème de la société toute entière. Si les gens avaient été plus exigeants envers la qualité des médias,on en serait pas là.

                  Vous parlez des pays occidentaux. Bien. Connaissez vous les télévisions en Asie ?

                  Non. Mais la presse me parait moins conformiste et moins tenue qu’ici.

                  Je crois que vous oubliez que j’ai très probablement quelques piges en plus que vous, pour ne pas avoir perdu de vue les règles.

                  Cela n’apparaissait pas vraiment dans votre article, c’est pourquoi je me suis permis d’insister sur certains points.


                • L'enfoiré L’enfoiré 4 avril 2010 07:54

                  Philou,
                   Là, nous sommes entièrement d’accord.
                  Joyeuses Pâques.
                  Guy alias L’enfoiré  smiley


                • Affreujojo Affreujojo 3 avril 2010 14:55

                  Bon article merci.
                  La vérité blesse et Mélanchon à du courage.
                  S’attaquer ainsi au système médiatique et commettre pareil crime de lèse-journalistes en leur foutant le nez dans leur caca... chapeau !
                  Sur le plateau de Canal et chez Guerrier leur bouches tombaient tellement que j’ai cru qu’ils allaient se mettre à pleurer.
                  Il est temps qu’ils se remettent un peu en question sinon ils sont condamnés à disparaître.


                  • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:47

                    Mélenchon est très fort en débat, c’est sur.


                  • voxagora voxagora 3 avril 2010 15:05

                    Bravo pour l’article,
                    bravo Mr Mélenchon, je vous souhaite de tenir le coup !


                    • voxagora voxagora 3 avril 2010 15:18

                      Et les deux vidéos, un régal !


                    • Philou017 Philou017 3 avril 2010 16:48

                      Merci. Les deux videos sont exemplaires, en effet.


                    • furio furio 3 avril 2010 15:25

                      Il est interdit de critiquer les journalistes, c’est une certitude ! La bonne question ne se situe plus là mais plutôt dans :

                      « Quelles sont les raisons de critiquer les journalistes »

                      Pour ce cheminement il faut se poser quelques questions et voir ce qui se passe sur des sites comme AgoraVox ou les « intervenants » sérieux comme imothep, sysiphe, Morice et autres...apportent des nuances des critiques etc sur les infios livrées.

                      Du côté des journalistes officiels ?
                      Quel journaliste a-t’il dès les premières heures mis en cause l’intervention armée immonde contre la Yougoslavie ?
                      Quel journaliste a t’il osé dès le 11/09 relayer les soupçons qui pesaient sur les néo-cons et les sionistes ?
                      Quel journaliste a t’il dénoncé la guerre meurtière inutile contre l’Afghanistan ?
                      Quel journaliste a t’il appelé à manifester contre la sale guerre contre l’Irak ?
                      Quel journaliste a t’il protesté conte l’agression raciste et ignoble envers le peuple de GAZA ?

                      Toutes ces saloperies de guerre ont engendré des CENTAINES DE MILLIERS de MORTS !

                      Quel journaliste a remis en cause les bilans « guerre propres » sans victimes que la propagande des états félons a répandu à travers le monde ?
                      Quel journaliste a t’il ouvert les yeux sur les arnaques pourries qu’ont été les affaires des otages ( bettancourt, florence..etc...) 
                      NE CHERCHEZ PAS il n’y en a aucun

                      Ne cherchez pas, d’ailleurs il est envisagé de les remplacer par des robots.
                      Le robot serait la solution idéale pour remplacer ces êtres serviles et inutiles puisqu’ils ne font que disserter sur les "dépêches officielles ce que le robot est capable de faire.

                      Sur ce A+



                      • Philou017 Philou017 3 avril 2010 17:03

                        Le manque de critique vis à vis de la guerre est flagrant.
                        Par exemple, sur l’Irak, on a très peu d’informations sur la situation réelle, pas d’enquête. Et quand on en a , elles viennent de journalistes cantonnées dans la zone verte.
                        Si les medias ne peuvent pas avoir d’info, qu’ils le disent au moins : on ne sait pas.

                        et rien sur bien des sujets : la brutalité de certains GI, l’enrichissement scandaleux de certaines sociétés occidentales, des trafics d’arme protégés par l’armée, etc
                         Auto-censure ou manque de moyens, des deux sans doute. Mais c’est assez lamentable.


                      • armand armand 3 avril 2010 17:08

                        En gros :

                        Indignation de furio car les journalistes ne dénoncent pas ce que lui aimerait voir dénoncé !
                        C’est le sujectivisme degré zéro/


                      • amipb amipb 3 avril 2010 15:50

                        Le journalisme est clairement critiquable, qui plus est en ces temps de conformisme de plus en plus présent (11 septembre, Al Qaïda, élections, etc.).

                        Dommage toutefois que ce soit Mr Mélenchon qui s’empare du sujet, car son anticonformisme est malheureusement bien calculé à l’aune de son rôle politique. Ses phrases contre l’étudiant sont d’ailleurs un bel exemple d’agressivité et de langage mal placé.

                        En résumé, tout cela ne sera qu’une tempête dans un verre d’eau car ce n’est certainement pas Mr Mélenchon qui changera les médias, dont il a également grand besoin..


                        • Philou017 Philou017 3 avril 2010 17:09

                          Je pense que le buzz est tout à fait involontaire, rien ne montre le contraire.
                          Pendant, l’accrochage avec l’étudiant, il a tort de s’énerver, mais l’attitude de l’étudiant est volontairement querelleuse. Qui ne s’est jamais énervé ?
                          Il s’agit d’un micro-incident avec un étudiant où Mélenchon fait l’effort de répondre et tombe sur quelqu’un qui provoque. Un non-évènement. Quand on prend le temps d’un leader politique, on tombe pas dans les chicaneries, ou avec d’autres arguments.

                          Il est vrai que Mélenchon a besoin des médias, comme tous les hommes politiques aujourd’hui, ce que je trouve essentiellement nocif, surtout quand les règles du jeu ne sont pas claires.
                          Mais je vous trouve dur de critiquer Mélenchon, qui a le courage de ses opinions.

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