Les obstacles à l’application des idées du ministre ne sont pas toujours là où on les attend.
Hier soir, Xavier Darcos était l’invité de France2 dans l’émission A vous de juger.
Ce fut l’occasion de reparler pour la énième fois du bien-fondé d’ajuster les moyens horaires attribués à chaque établissement aux effectifs d’élèves attendus.
Face au ministre qui, à la différence de la plupart de ceux qui l’ont précédé, connaît bien son ministère et sait de quoi il parle, Emmanuel Davidenkoff (nouveau directeur de L’Etudiant après avoir été à Libération, être passé par les publications de Bayard Presse tout en étant toujours chroniqueur à France Info) reprenait le discours de l’opposition et des syndicats en réclamant "toujours plus" (comme dirait François de Closet) de moyens horaires. Emmanuel Davidenkoff sait-il que depuis des années (sous des ministères socialistes) la dotation globale horaire (DGH) est attribuée aux établissements en fonction des prévisions d’effectifs des chefs d’établissement ? C’est à eux qu’il revient de proposer aux conseils d’administration des répartitions de services des professeurs, des répartitions d’élèves dans les classes, des créations ou des suppressions de postes budgétaires, etc. pour utiliser au plus près les moyens accordés dans des proportions qui sont proches de 1,1 ou 1,2 heure de cours hebdomadaire par élève. C’est-à-dire qu’un collège qui attend 1 000 élèves pour la rentrée suivante recevra une dotation d’environ 1 100 heures à répartir entre des services d’agrégés (15 heures hebdo) ou de certifiés (18 heures hebdo). C’est au chef d’établissement et à son conseil d’administration d’éviter les gaspillages des moyens. Le ministre aurait pu le rappeler au journaliste "spécialisé".
Mais, finalement, Xavier Darcos, ne doit pas seulement convaincre l’opinion. Il doit aussi faire appliquer ses instructions par Son Administration.
Un livre signé Carole Renucci vient d’être édité chez Bayard. Il s’intitule : Enfants surdoués : arrêtons le gâchis !
L’auteur qui fut institutrice une dizaine d’années avant de diriger la rédaction d’Enfants Magazine signale l’absence quasi générale de suite donnée à une circulaire du 17 octobre 2007 de la DGESCO adressée aux recteurs, inspecteurs d’Académie et directeurs d’IUFM. Instructions pourtant claires et précises demandant une mise en place rapide d’une information des enseignants sur le phénomène de la précocité intellectuelle. On attend encore dans la plupart des départements.
Carole Renucci souligne que les initiatives locales sont même parfois entravées par les responsables académiques ou départementaux ! Pour plus de détails sur cette inertie des cadres supérieurs de l’Education nationale, on peut consulter le blog des e.i.p. (www.surdoues.canalblog.com)

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Merci d’apporter autant d’attention à ma modeste contribution initiale. Vous vivez (...)
17/09 14:35 - danielBonjour petit complément, moins technique celui-ci. Vous répondez " A lire les (...)
17/09 13:41 - loetchrBonjour, désolé de continuer ce débat très technique mais je pense que votre présentation (...)
17/09 12:52 - loetchrmr Darcos semble tout droit sorti d’une droite classique qu’on ne croyait plus (...)
17/09 09:43 - Christoff_MBonsoir et désolé de vous avoir mis en colère. Puisque nous sommes entre gens qui ont vécu, de (...)
14/09 22:46 - danielY’A QUELQU’UN A LA MODERATION ? > A en manger sa cravate (épisode 3) par (...)
14/09 21:15 - Avatar
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