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Aprés le dîner de con, vint le discours

Notre président a fermé la boucle, il ne lui reste plus qu’à régler l’incident des DOM.
Nous pouvons donc être confiants par le travail et l’effort nous sortirons de la crise, comme si depuis 1945 nous nous étions croisés les bras et avions attendu que la richesse surgisse d’une génération spontanée.
 Avec des amis nous discutons souvent de la génération de « fou » que nous fabriquons comme ceux du genre des dirigeants de Monsanto qui rêvent d’être les maîtres de la production agricole mondiale à la suite d’un accord stupide sur la propriété des découvertes de la biotechnologie. Il faut avoir un esprit dérangé pour pondre de tels accords aux conséquences si terrifiantes.

 

 Alors parfois je me demande si notre président est trop intelligent ou s’il est atteint de folie pour oser se moquer du peuple aussi ouvertement. J’ai toujours l’impression de voir un candidat en campagne plus attaché à son image et à sa personne de jeune premier dynamique au langage populaire, mode jeune manager.
Son discours était bon, mais je n’y croyais pas, non par parti pris, même si je ne partage pas ses orientations économiques. Parce qu’il sonnait faux, c’était le trop de gestuelles et de mimiques le ton trop persuasif qui voulait nous persuader de croire à ce en quoi lui-même il ne croit pas, parce qu’il n’existe aucune solution immédiate à cette crise, et nous convaincre des vertus d’une fuite en avant pour ne pas démentir l’échec de ses choix qu’a fait ressortir la crise. Quand ce que l’on dit est bon il n’y a pas besoin de tout cela
Alors têtus ou entêté, il nous explique doctement que personne ne sait quand nous sortirons de cette crise, et que dans ces conditions il vaut mieux garder le cap qu’il s’était donné, maintenant que l’on sait qu’il ne nous en a pas protégé. Assez surprenant. Assez surprenante aussi sa conception du dialogue.
Durant les semaines qui ont suivi la journée de grève du 29 janvier, le président n’a eu de cesse à la suite de son discours de donner la mesure et la nature du plan de soutien à la population fragilisée par la crise.
Les grandes lignes en étaient déjà arrêtées, il ne s’agissait que de laisser croire que cela serait le résultat d’une rencontre avec les partenaires sociaux, une véritable simulation qui se lisait depuis son intervention télévisée, et qui mettait les partenaires sociaux dans l’obligation de se prêter à ce jeu sordide de manipulation, au risque de se déconsidérer aux yeux de l’opinion, comme des jusqu’auboutistes.
Mais encore plus fort que ses prédécesseurs, il se fait le porte parole du résultat de cette réunion ou j’ai cru en comprendre qu’il ne demandait même pas l’accord des partenaires, car il aurait fallu être d’un autres monde pour refuser des aménagements sociaux pour ceux qui entrent en pauvreté.
Quand écrira-t-il les commentaires des journalistes pour être certain de tenir en mains toutes les marionnettes ? (je sais certains vont me dire que ce n’est pas nécessaire puisque c’est déjà fait).
Encore heureux que FR2 ait interrogé M Thibault bien que M Pujadas ait essayé de le forcer à dire que les propositions du gouvernement étaient bonnes et satisfaisantes, histoire d’enchaîner la grève a porté ses fruits, circulez il n’y a plus rien a voir.
Voila une réunion fabuleuse, de celles dont se souvient l’histoire, comme des congés payés, faut-il vraiment que nous soyons descendu bien bas pour se gausser d’un tel résultat, ou faut-il vraiment que les citoyens aient un profil bas pour oser les abuser de la sorte, en se pavanant comme le petit père du peuple vêtu en trois quart MEDEF.
Je ne condamnerai pas le président pour ne pas avoir de solutions miracles et instantanées, pas non plus d’en appeler à la population, pas de dire que l’effort et le travail créent nos biens (depuis 45 je sais cela), je condamne sa supercherie, son illusionnisme, son dogme « néo libéral » mourant, qu’il reconnait lui-même quand il proclame la venu de nouvelles valeurs capitalistiques dans lesquelles je ne vois qu’un ajustement à la pauvreté importée.
je condamnerai son énorme culot à user du peu de citoyenneté ou de la non pensée populaire pour dire vertement qu’il ne faut pas commettre les erreurs du passé, alors qu’historiquement la banqueroute de 29 nous a apporté la guerre, que l’état providence nous en a sorti, que la gestion socialiste à partir de 84 n’a jamais enrichi comme son pareil les entreprises et les rentiers, que c’est de la continuité de cette gestions que nous avons adopté des affaires économiques du monde que nous devons la crise d’aujourd’hui, sans parler de l’effritement de la « moralité » qui l’a accompagnée.
 Mais de quelles erreurs du passé parle-t-il si ce n’est, ce que nous tous avons compris, parce qu’il l’a dit et répété, qu’il ne veut pas de relance économique par les salaires, alors que leurs insuffisances sont à la source de la pauvreté.
Naturellement le passé est toujours mauvais pour cette redistribution directe, le serait-elle plus que celle qui n’a jamais fait ses preuves, qui est la distribution d’un intéressement sur les dividendes ou bénéfices, sauf pour ceux qui avec ont fait des placements boursiers à risques et les y ont perdus. L’intéressement son nouveau dada de justice des rémunérations adossé au culte du résultat.
L’intéressement une nouveauté mise en place par le général De Gaulle, amélioré successivement et qui n’a pas à ma connaissance empêché ceux qui le perçoivent, de disposer de moins de pouvoir d’achat.
Enfin ce sur quoi ne s’étend pas le président, c’est l’effet de vase communicants de l’ensemble de ses mesures, qui fera que les sommes que nous gagnerons d’un côté nous les perdrons de l’autre. Ce que nous gagnerons en tant qu’aide nous le perdrons en tant que prix de services plus chers , en tant que taxes qui vont se faire jour (suppression de la taxe professionnelle), ou en tant que clients des banques pour rembourser leurs emprunts à l’état , si bien que c’est nous qui financerons cette cagnotte qu’espère retirer le président des prêts que consent l’état, après le diner de con nous avons le discours pour « cons », il n’appartient qu’à nous à ne pas l’être.
Dans l’existence l’on se paie ses conditions sociales et sa prospérité, ce n’est jamais l’entrepreneur qui règle l’adition, puis qu’il la présente aux clients que sont les salariés qui travaillent et consentent des efforts. Cela donne à ces derniers le droit de réclamer aujourd’hui ce qu’ils paieront de toute les manières le lendemain, même s’ils ne connaissaient pas la finesse des rouages économiques, car pour se rendre compte quand l’on se fait abuser, le bas mensuel de la feuille de paie et un peu de bon sens suffisent, même si les peurs paralysent.

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23 réactions à cet article    


  • Elisa 19 février 2009 13:00

    Un discours pour cons certes mais un sommet pour cons aussi

    Quelle n’a pas été ma surprise de lire hier vers 16h30 sur le portail des dépêches de Free les mesures annoncées à 20h par le Président. Je me suis dit tout d’un coup que le sommet s’était achevé prématurément que nenni !

    C’est au bout de 4 heures de séance que la réunion s’est terminée. Or pas un mot de cette caricature de concertation de la part des principaux dirigeants syndicaux qui ont très largement servi de caution à des décisions déjà décidées pour l’essentiel par le N Sarkozy.

    A force d’accepter provocations et compromissions, à force de refuser d’affronter sur l’essentiel la politique du pouvoir on risque de désespérer ceux qui attendent un coup d’arrêt à l’empilement des mesures libérales (les soit disant réformes) qui saccagent l’économie et la société françaises.





    • ddacoudre ddacoudre 19 février 2009 14:14

       

      bonjour elisa

      ton commentaire et juste, je pense que l’es partenaires sociaux ne sont pas dupe de ce jeu là, mais dans une partie l’on est jamais seul. je pense que la journée de grève du 29 février sera confirmé, je saurai cela plus tard, mais d’ores et déjà FO l’avait sous entendu, la CGT est sur la même longueur d’onde en fonction d’une tendance plus combative, qui en mon sens devrait l’emporter, sinon c’est la crise qui les emportera. le seul doute est le comportement de Chérèque, je dis Chérèque au lieu de la CFDT car tous les observateurs pensent qu’il se couchera, mais ce n’est pas forcément ses militants qui le feront, il risque d’y avoir du ramdam dans la chaumière cédétiste.

      mais eux seuls ne peuvent rien si les citoyens mécontent font la grève comme l’on va à la fête pour retourner au travail le lendemain en ayant peur de faire l’effort nécessaire pour obtenir gain de cause.

      la crise qui se déroule n’est pas un jeu de filouterie comme le fait notre président, c’est un avenir peut-être sanglant qui va se dessiner. je ne dis pas cela par alarmiste, mais parce que ses mesurettes ne solutionneront pas la crise ni ne protègera les salariés de la pauvreté qui va s’étendre, il n’y a que la folie égocentrique de ceux qui sont aux commandes pour ne pas le savoir.

      ce dont je doute car ils sont intelligents et comme moi et beaucoup d’autres savent cela,

      la situation va conditionner des troubles qui seront fortement réprimés.

      cordialement.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 19 février 2009 15:57

      Une de fois de plus on est d’accord. Cette mascarade avec les syndicats a été trop loin, il essaye de les mouiller en direct, comme il a essayé de récupérer Axel Kahn dans son monologue TV d’il y a 15 jours. Tout ça va lui péter au nez, et les manifs vont être difficiles à contenir calmement.


    • ddacoudre ddacoudre 19 février 2009 17:13

      bonjour vilain petit canard

      je crois que les difficultés exigent un minimun d’honnêteté intellectuelle, il n’est pas un génie salvateur nous le savons bien et nous n’allons pas atendre des miracles de lui, alors il faut qu’il cesse de nous prendre pour des cons et qu’il écoute un peu les autres. s’il y avait une vérité depuis trente ans que certains vote pour celle qu’il défend on l’aurai trouvé.

      corialement.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 20 février 2009 13:48

      Qu’il arrête de nous prendre pour des cons, ça va être dur pour lui...


    • Fergus fergus 19 février 2009 16:51

      Il m’étonnerait fort que Chérèque se couche car, vu la mascarade d’hier et le saupoudrage annoncé en concomitance avec la poursuite d’une politique dévastatrice, le leader de la CFDT se couperait de sa base et induirait de facto de nouveaux départs massifs de ses troupes.

      Et puis sarkozy est actuellement sur le fil du rasoir, beaucoup plus vulnérable qu’il n’y paraît, car entêté à maintenir un paquet fiscal coûteux, injuste et contreproductif. Abandonner la lutte maintenant serait dévastateur pour le leader syndical qui s’y risquerait alors que les élections professionnelles approchent.

      En outre un recul des syndicats pourrait entraîner l’émergence, ici et là, de coordinations sauvages, excatement ce qu’elles détestent le plus !


      • ddacoudre ddacoudre 19 février 2009 17:27

        bonjour fergus

        tu fais une analyse juste des risques qu’il en cours, je pense qu’il fera t plus vraisemblablement ce calcul surtout pour une journée de grève mais si le nouvement perdure, ce sera moins sur qu’il reste dans le bateau.
        je crois que les syndicats jouent leur crédibilité futrure, non que leurs seuls militants et adhérent puissent inverser une situation si les citoyens ne les y aident pas pour leurs propres intérêts, mais leur rôle est d’être présent quand il y a le feu même si on les laisse seuls pour l’éteindre et qu’ils n’y arrive pas, à l’impossible nul n’est tenu et c’est vrai ausi pour le chef de l’état.

        mais il faut être présent, alors,on ne lui avait pas dit que c’était impossible,il l’a fait.

        cordialement.


      • anny paule 19 février 2009 17:04

        Partage absolu de ce propos... Le mépris, la condescendance, le cynisme atteignent des sommets en "Sakozie"...
        Le problème, c’est que se payer la tête des représentants des grandes centrales syndicales à ce point-là relève d’un machiavélisme très inquiétant à divers titres :
        D’accord, ils sont parfois (souvent) trop tendres, les chefs syndicaux qui entérinent des décisions sans combattre jusqu’au bout, au nom d’on ne sait trop quel principe de sauvegarde des emplois... (le ponpon revenant à Chérèque, bien entendu ! Mais il ne fait que marcher dans les pas de Notat... Notat/ Sellières, il y a quelques années, avaient déjà conclu un pacte favorable au MEDEF... pas tellement aux travailleurs quels qu’aient été leur emploi ou leur statut social !). Mais, même trop tendres, ils sont nécessaires pour endiguer les débordements... En ce moment où bien des gens sont exaspérés, angoissés, malheureux, leur rôle est essentiel... si la "rue" s’agite et se révolte, les désordres risquent d’être sanglants... et démontrer qu’ils ne servent à rien (puisque "le Monde" donnait déjà le résultat d’une négiciation qui n’avait pas encore eu lieu) est une erreur de plus à mettre au compte du Chef... à moins que ce type de provocation cache autre chose de plus sournois encore, une mise à l’épreuve supplémentaire, un nouveau Jeu ??? 
        Nous sommes tous les jouets du Guignol... il nous prend vraiment pour des "cons" ! Reste à savoir s’il existe encore un certain sens de l’honneur et de la dignité chez nos concitoyens... Nous ne tarderons pas à le savoir !


        • ddacoudre ddacoudre 19 février 2009 18:03

          bonjour anny paule

          rien à rajouté tu as tout résumé.
          si, il doivent vraiment vivre dans une tour d’ivoire, alors qu’avec cinisme ils se rapprochent des difficultés du peuple pour valoriser leur image peaple. comme le dit vilain petit canard l’on se croirait à guignol.

          cordialement.


        • pseudo 19 février 2009 20:51

           Les neocons jouent avec le feu mais à force ils vont finir par se brûler. Les événements en Guadeloupe sont qu’une manifestation gentille, un premier round. Le combat contre le gouvernement et les banquiers ne fait que de commencer les petits patrons et une grande majorité des Français sont prés à en découdre. Le gouvernement a choisie son camps celui des banquiers arrogants, menteurs et escrocs, bref la vermine, les parasites et les sang sues de notre société. Des nuisibles qu’il faudra mettre au pain sec.


          • ddacoudre ddacoudre 19 février 2009 23:00

            bonjour pseudo

            je pense qu’il ya pas mal de monde qui ont envie d’en découdre, d’autant plus que l’unédic envisage plus de 280 milles chômeurs de plus pour 2009 et que sans reprise d’une consomation, malgrés les risques que cela engendre dans l’immédiat, si le crédit n’augmente pas, donc la gréation de monnaie solvable nous sommes mal.

            ce que ne persoivent pas les français c’est que déshabiller pierre pour habiller paul, oriente les disponibilité mais n’apporte pas un supplément de richesse, alors que nous avons un outil de fabrication en surproduction.

            pourtant la solution n’est pas là, mais c’est une question qui est de choix de société a faire plus tard, même si cela a commencé.

            cordialement.


          • loco 19 février 2009 21:54

             Ce serait intéressant de nous expliquer comment un syndicat pourrait être une force de proposition politique. Son rôle, si l’on écarte la propagande à la mode, est de coordonner les luttes à l’intérieur de la société existante, et même si les valeurs motrices sont celles de la solidaritéet de l’égalité, elles ne proposent pas une autre politique. 
             Ce serait intéressant aussi de nous expliquer commet la révolte peut accoucher d’un projet politique, si celuici n’est pas sous-jacent dans le réel quotidien qui la précède.
             Ce serait intéressant encore de se demander de quel projet politique sous-jacent l’explosion de colère d’un troupeau de c........... (choisissez entre citoyens et tout autre qualificatif qui vous semble juste)pourrait préparer l’avènement.......
             Mon expérience personnelle, fragmentaire, bien sûre, isolée, est celle de la trahison de la CFDT, certes, mais aussi de la veulerie des salariés des entreprises que nous appelions à renforcer la lutte, et qui préféraient faire bonne mine devant, retourner bosser pour profiter de la saisie de nos bagnoles impayées (oui, la grêve coûte), et plus tard, qui sait, élire Mr Sarkozy en regrettant Le Paon


            • ddacoudre ddacoudre 20 février 2009 00:14

              bonjour loco

              les syndicats sont une force de proposition politique puisque leurs actions, qui visent à réorganiser et à réguler les comportement économiques, sont des actes politiques.
              Le fait qu’ils aient des sympathies pour des parties politiques où qu’il deviennent des contre pouvoir au lieu d’être des contre poids dépend des circonstances politiques du moment, et des traditions des divers pays où ils exercent leurs activités, nous nous avons eu les deux. Ensuite la diversité des opinions des français qui y adhérent orientent leur obédience et donnent la diversité que nous connaissons en France.

               

              Mais il est clair qu’il n’ont pas pour vocation de définir des options de politique générale pour les français, ils font dans la revendication d’intérêts particuliers qui sont ceux du monde du travail, des salariés.
              Ce qui ne signifie pas qu’ils ignorent les autres, il en est de même pour les employeurs à la différence qu’ils remplissent les ministères du gouvernement et les hémicycles du palais bourbon, alors que les salariés s’y remarque par leur rareté.
              Les frontières entre les deux activités se chevauchent en permanence et la défense des intérêts particuliers les amènent à se prononcer sur les choix de politique générale, comme cela se passe en ce moment.

              Et souvent la confusion et de ne pas comprendre que leur proposition visent à satisfaire des revendications, mais ils pourraient tout aussi bien dire ce qu’ils veulent ou ne veulent pas. Exiger d’eux une force de proposition serait limiter la capacité de revendication de tous ceux qui n’auraient pas les moyens intellectuel de le faire, car revendiquer est le droit de tous les individus dont les syndicats ne sont qu’une représentation démocratique et structurante comme les partis politiques.

               

              Dans notre pays elle ne provoque pas directement une autres politique puisque ce sont les partis politiques qui s’en charge, mais par la satisfaction ou non de leur revendication les salariés s’orientent vers différentes proposition des partis politiques,
              Plus directement en Amérique du sud ou en Pologne ils ont provoqué la chute des régimes politiques en place. En démocratie ils constituent le contre poids au pouvoir élu par une partie d’entre eux, ce qui rend les relations tortueuses, parce qu’il ne s’agit pas d’une opposition à un pouvoir, sinon cela voudrait dire qu’ils sont opposés au vote démocratique d’où les gouvernants tirent leur pouvoir de décision.

               

              Mais leurs revendications peut faire passer d’une gestion néo libérale à une gestion plus keynésienne ou autre, ou se trouver à contre courant des tendances ou des orientations qui se dessinent. Ce qui est le cas actuellement. Sauf qu’on leur demande de faire cette transition en acceptant la pauvreté comme inéluctable. S’il refuse cela, les décideurs pour effectuer la transition vers une production propre devront remettre en cause le système qu’ils soutiennent.

               

              Si tu as eu l’occasion de lire un article "les journalistes creuse la tombe", j’y détaille la pauvreté de l’éducation informative qui conduit à la conscience citoyenne pour ne pas rester des c... qui par la peurs revoterons pour ceux qui les exploitent, ils en est ainsi depuis des millénaires, ce que la Boétie a merveilleusement expliqué dans le discourt sur la servitude volontaire.

              Il faut accepter cela et ne pas en retirer un facteur de découragement, car tous ces gens là, pour des raisons plus biologique sont un facteur de stabilité et de réalisation du changement, il suffit à un moment de les amener à soit pour changer les choses puis ils se réinstalleront dans le nouveaux paradigme au service des nouveaux maitres..

               

              merci pour ton commentaires désolé si le mien est un peu long mais tes questions ne nécessité pas une réponse succinte.

              cordialement.


            • PtitLudo PtitLudo 19 février 2009 23:55

              Le gouvernement (enfin Sarkozy et ses conseillers quoi) lâche un peu de lest pour temporiser jusqu’aux élections professionnelles, sachant qu’aucune formation ne prendra le risque de rompre l’unité syndicale d’ici là. Après, place aux combines de bas étages (avec encore la cfdt comme en 2003 ?) pour briser cette union et donc casser la dynamique actuelle.
              Tout est calculé d’avance, il n’y a pas de place pour le hasard.


              • ddacoudre ddacoudre 20 février 2009 00:21

                bonjour petit ludo

                tu as raison il n’y a pas de place pour le hasard, mais les hommes atteignent toujours des buts diférents de ceux qu’ils s’étaient fixés,

                je crois me souvenir que c’est de Lamartine. c’est ce dont nous venons de mesurer avec les conséquences néfastes de l’utilisation de la science à seule fin de satisfactions vaniteuses dont nous ignorons les effets secondaires polluants

                cordialement.


              • Ranjo 20 février 2009 07:53

                Pecresse, Fillon, Darcos etc.. les ministres en sont a nomer des médiateurs entre eux et le reste de la France !!! on n’a jamais vu des ministres de ce niveau !!!

                 Ils ne sont meme plus capable de discuter avec un interlocuteur quelconque ! bientots des médiateurs au conseil des ministres ?


                • ddacoudre ddacoudre 20 février 2009 10:37

                  bonjour ranjo

                  excellente réflexion j’avais,observé cela, j’ai même failli en faire un article, d’évidence quand la situation est chaude et comporte des risques ils se protège derriére un fusible commme l’on dit, maintenant quand c’est un malheur qui frappe individuellement les français alors là ils ne manquent pas de considérations, d’empathies, ils se déplacent personnellement avec caméra à l’appuie pour imortalisé qu’ils se sont déplacé aux chevets des victimes, car dans ce cas un médiateur, les victimes les prendraient pour une insulte à leur souffrance. nous sommes dans ce jeu d’hypocrisie depuis fort longtemps. ils sont plus prompt à solutionner les problèmes de faits divers sans risque que les problèmes sociaux.

                  cordialement.


                • Polemikvictor Polemikvictor 20 février 2009 11:26

                  Nous nous réunissons jeudi avec quelques amis. Seriez vous disponible pour vous exposez l’interet de l’usage du mot con et sa qualité poetique pour decrire le gouvernement légitime du pays dans le quel vous vivez ?


                  • ddacoudre ddacoudre 20 février 2009 14:27

                    bonjour polemicvictor

                    en dehors du renvoie, dont telle était mon intention, à l’excellent film "le diner de con", j’ai participé à de nombreuses réunions de ce type si personne ne si rend en danseuse et si chacun dit en avant première ce qu’il souhaite y manger rare sont ceux qui ont fait en sorte de ne servir aux invités aucun plats de résistence, se contentant de les nourrir avec leurs propres produits.

                    cordialement.


                  • Christophe Christophe 20 février 2009 12:04
                    @ddacoudre,

                    Concernant la génération de fous, nous pouvons penser que nous poursuivons la tendance initiée au XIXème siècle : la marchandisation des produits de subsistance. Les tentatives de libéralisation du marché de subsistance au XVIIIème siècle ont conduit, tant en Angleterre qu’en France, à des révoltes (voir la guerre des farines ou la guerre du blé au XVIIIème siècle). C’est aussi le début de la déformation du principe de propriété introduit par Locke.

                    Comme vous, je considère que le discours du Président est bon mais qu’il sonne faux. Il reste arcbouté sur ses certitudes pré-électorales ; une vision à tendance anglo-saxonne de la société ; alors que cette crise met clairement en évidence la fragilité de ce type de société. Considérant la notion d’intelligence très liée à notre faculté d’adaptation aux différentes circonstances qui se présentent, je ne puis considérer ce comportement comme intelligent.
                     
                    Têtu, sans doute, mais il me semble qu’il est très difficile de renier ses propres croyances, surtout lorsque vous occupez un poste à responsabilité. Problème de schémas mentaux construits autour de ce que nous croyons qui ne peuvent changer que si nous opérons une remise en cause de nos pensées fondamentales. Encore une fois, nous rejoignons l’un des piliers de l’intelligence qui semble manquer à notre Président.
                     
                    S’accaparer les résultats de la réunion avec les syndicats ne me choque pas. D’abord parce que les solutions qui en ressortent sont uniquement celles que le Président avait déjà abordé, ensuite parce qu’il a la fâcheuse tendance à vouloir s’octroyer le travail des autres ; c’est l’un des problèmes qui se pose avec nos partenaires européens. Quant à l’information, il y a bien longtemps que le terme information dans les médias est plus que galvaudé.
                     
                    Si la crise de 29 a apportée la guerre, cette nouvelle crise ne va rien faire de plus que renforcer la guerre économique entre les nations. Nous avons changé de paradigme mais la guerre est toujours présente, et dans toute guerre, il existe de la chaire à canons. La pauvreté ne représente rien d’autre que les victimes de la guerre économique ; les pays qui ont les meilleurs résultats au regard des indicateurs de référence actuels sont des pays où la pauvreté est galopante ; regardez les USA et les pays britanniques.
                     
                    Ah ! L’intéressement aux bénéfices. Certes, ce n’est pas une mauvaise mesure dès lors qu’elle ne se substitut pas au salaire. Si l’intéressement améliore le revenu annuel, il n’améliore en rien le quotidien qui se réfère aux recettes permanentes … c’est-à-dire au salaire mensuel. Sauf bien sûr si l’objectif consiste à revenir au XIXème siècle : un salaire indexé sur les résultats.
                     
                    Les vases communicants sont très importants, en effet. La complexité d’une société fait que toute mesure prise d’un côté aura des incidences sur un autre pendant. Cela a toujours existé, mais jamais personne n’insiste suffisamment sur ce phénomène. Il est évident que l’exemple que vous citez, la suppression de la taxe professionnelle, devra déboucher sur une compensation de cette perte de recette ; le Président a même abordé, si mes souvenirs sont bons, une compensation par une taxe écologique. Nous pouvons l’affubler de n’importe quel qualificatif, ce qui reste certain est qu’elle rejaillira sur les ménages français. C’est un transfert de charge. 

                    • ddacoudre ddacoudre 20 février 2009 14:32

                      bonjour christophe

                      merci pour ton excellent et éclairant commentaire.

                      cordialement.


                    • Christoff_M Christoff_M 20 février 2009 22:22

                       des gens qui ont cautionné l’Europe des financiers récoltent la merde qu’ils ont semé !!

                      comment peut on croire qu’en ouvrant des portes à des pays qui payent leurs ouvriers 250euros on va y gagner quoi que ce soit...

                      mr Gohsn fait construire des usines en Roumanie et nous fait croire qu’il ne menace pas l’emploi en France !!

                      nous avons eu le meme genre d’illusioniste dans le métal, le métal français restructuré marchait tres bien et a été saccagé en quelques années par Mittal... la crise a bon dos...

                      j’en viens meme a me demander si certains groupes n’ont pas participé activement à la création de cette crise qui permet de restructurer maintenant une partie du réseau bancaire mondial....

                      bizarrement ailleurs dans certains émirats , il y tout l’argent possible pour ceux qui veulent construire... le circuit des vases communiquants existe, idem pour les milliardaires russes ou chinois... la crise est la ou on veut bien qu’elle soit !!


                      • ddacoudre ddacoudre 21 février 2009 00:36

                        bonjour christoff_M

                        naturelllement la crise n’est pas pour tout le monde, généralement ceux qui ont amasé plus d’argent qu’ils ne dépenseront dans une vie ne seront pas concerné.

                        cordialement.

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