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Accueil du site > Actualités > Politique > Argumentaire contre le vote utile à l’attention des électeurs (...)

Argumentaire contre le vote utile à l’attention des électeurs potentiels du Front de gauche

Pourquoi il faut voter avec son cœur et non en fonction de ce qu’on nous raconte

Dans une enquête BVA en date du 17 janvier 2012, Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’un très fort potentiel de vote : 23 % des répondants ont en effet répondu positivement à la question : « pourriez-vous voter pour Jean-Luc Mélenchon ? ». Cependant, le candidat commun du Front de gauche reste à un niveau relativement bas dans les intentions de vote des français : il se situe, dans les derniers sondages publiés, entre 7 et 8,5 % des intentions de vote. Le succès des meetings et des passages télévisés du candidat font malgré tout état d’un réel intérêt pour sa candidature. Et pourtant, beaucoup d’électeurs de gauche ont peur de franchir le pas et sont encore la proie de la plus grosse escroquerie de ces deux dernières décennies en matière d’analyse électorale : le vote « utile ». Pour se prévenir de tout un tas de catastrophe dénuées de tout fondements logiques, les électeurs se sentant proches des idées de gauche sont sommés de voter pour François Hollande, le candidat du social-libéralisme, le seul, conformément à on ne sait quelle logique immaculée, qui serait en capacité de battre la droite et d’empêcher le FN de priver la gauche de son second tour. Les responsables du Parti socialiste n’en finissent pas de nous resservir cet argument à chaque élection : en dehors du candidat de la gauche institutionnelle et institutionnalisée, point de salut !

A l’une d’une double crise démocratique et financière, ce genre de procédé rhétorique n’a cependant plus beaucoup de valeur. Quelle différence peut-on honnêtement faire, en ce qui concerne les fondements, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy ? Au-delà des discours, les socialistes français sont ils vraiment si différents de leurs homologues européens, si prompts à mettre en œuvre des plans de rigueur réactionnaires au possible ? La vieille union de la gauche est-elle encore d’actualité, alors que le gouffre entre les orientations programmatiques et stratégiques de la famille de la gauche radicale et de la social-démocratie se creuse inexorablement ? Voici quelques pistes visant à déconstruire le mythe du vote utile pour convaincre les citoyens que la démocratie, ça n’est pas voué à être éternellement joué d’avance.

1) La Vème République et le présidentialisme : une démocratie restrictive

L’élection présidentielle et le mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours nuisent au débat de fond : on choisit le meilleur cheval au lieu de confronter les programmes. On le voit bien, les médias de masse ne cessent de s’égarer dans des analyses de forme au lieu de s’attaquer concrètement aux questions de fond. Il en résulte un appauvrissement du débat public qui explique en grande partie le mécontentement d’une grande majorité des électeurs à l’égard de la campagne présidentielle en cours. On va s’intéresser aux soi-disant « intonations mitterrandiennes » de François Hollande, aux « petites phrases » de Jean-Luc Mélenchon (qui raconte pourtant bien d’autre chose quand on l’interroge), aux métaphores à deux balles de Sarkozy qui attaque ses adversaires sans les nommer. Tout n’est qu’apparence, style, représentations stériles et bien souvent superficielles, fade, ineptes. En fin de compte on ne sait plus très bien si l’on doit élire des représentants du peuple en charge du gouvernement ou des pros de la bonne tenue face aux caméras…

La Vème République, c’est aussi l’ineptie d’un système consistant à forcer les électeurs à choisir le candidat le moins éloigné de leurs convictions parmi ceux jugés les mieux placés. Le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours encourage ce processus de déliquescence de l’offre démocratique, en induisant une prime au candidat le plus « modéré ». L’idée de discuter des idées semble devenue désuète. Mainte fois invité par Jean-Luc Mélenchon à venir débattre publiquement avec lui, François Hollande ne se lasse pas d’éluder la question, méprisant un candidat et des partis qui n’ont pas lieu d’exister, selon lui, puisque la gauche serait éternellement vouée à n’être qu’une et indivisible, inscrite dans le marbre du monolithisme le plus inébranlable. Puisqu’il est censé être le mieux placé, à quoi bon s’exposer à une forme de concurrence, à gauche, sur la base d’idées concrètes ? Il est tellement plus confortable de contraindre, bon gré mal gré, les électeurs à se reporter par défaut sur une candidature qu’on leur impose comme étant indépassable.

La Cinquième République induit en fin de compte une paralysie du système politique, avec l’élection, in fine, d’un candidat toujours issu des mêmes partis. Il entraîne aussi une prééminence des partis modérés et restreint l’expression de différentes sensibilités à gauche. Bref, il faut rejeter définitivement rejeter ce système et ne pas accepter ses logiques.

2) La tyrannie des sondages

Les médias de masse incitent toujours les électeurs à faire leur choix en fonction des résultats des sondages relatifs aux intentions de vote. Leur prolifération tend à déterminer le résultat de l’élection avant-même qu’elle ait lieu. Le summum semble avoir été atteint avec le tandem Paris Match / Ifop qui propose pas moins d’un sondage par jour !
Obnubilés par cette avalanche de statistiques dont, rappelons-le, les données brutes et la méthodologie de redressement des résultats ne sont jamais rendues publiques, les « analystes politiques » (bien souvent des journalistes à cent lieues de la profession de politologue) ne font plus qu’analyser des enquêtes d’opinion. Au diable les idées, ce qui compte, ce sont les chiffres : « mais monsieur machin, vous voyez bien que vous stagnez à 2 % dans les sondages, pourquoi vous présenter ? ». Mais quel est l’intérêt d’une campagne électorale si elle ne sert pas à convaincre les électeurs ? On devrait tous rester chez soi, à contempler les sondages, pour ne plus avoir besoin de réfléchir avant de voter ? La présidentielle se retrouve en fin de compte de plus en plus réduite à une vague course de chevaux : la discussion sur le fond n’est plus la priorité des journalistes et des soi-disant analystes politiques.

3) L’escroquerie Front National

Le FN et sa candidate, Marine Le Pen, sont clairement le diable de confort du système. En brandissant la menace d’une qualification frontiste au second tour au détriment d’un candidat issu de la gauche, on les incite à voter mécaniquement pour le PS et sans plus de conviction. Pourtant, si le FN fait des scores élevés, c’est en partie la faute des partis institutionnels, qui ont été incapables de trouver des réponses à la colère sociale. En entretenant le système, on entretient le FN. C’est en fin de compte un bon arrangement entre les institutions nécrosées de la Vème République et l’extrême-droite, un véritable cercle vicieux.

Alors bien sûr, le spectre du 21 avril planera maintenant sur toutes les élections présidenrtielles françaises jusqu’à la fin des temps… Pourtant la qualification du FN au second tour en 2002 est en partie imputable au candidat socialiste de l’époque, qui n’a pas été capable de rassembler suffisamment d’électeurs sur son nom. Au lieu de prendre conscience du fait qu’il a perdu le soutien du peuple, le PS fait systématiquement de la surenchère sur une supposée menace frontiste afin d’inciter au vote utile.
Pourtant cet appel démesuré à la vigilance est aujourd’hui clairement sans objet. Les sondages montrent justement que le candidat du PS arrive systématiquement en tête des intentions de vote, et avec une avance assez nette. Il a de la marge avant de se faire éliminer ! C’est bien plutôt Sarkozy et la droite qui ont du souci à se faire. Par ailleurs, en 2007, Jean-Marie Le Pen avait été surestimé par toutes les enquêtes préélectorales, avant de finalement s’effondrer à 10,4 %, loin derrière trois autres candidats. Et s’ils faisaient à nouveau les mêmes erreurs avec Marine Le Pen ?

4) Le mensonge d’une gauche idéologiquement homogène

Aujourd’hui plus que jamais, il y a des divergences idéologiques fondamentales entre les différentes sensibilités de la gauche. Tout n’est pas que magouilles et négociations de couloirs en vue de la formation d’un éventuel futur gouvernement de gauche comme certains journalistes se plaisent à l’affirmer sans relâche ! S’il y a plusieurs partis et plusieurs candidats à gauche, ça n’est pas sans raison. A l’heure actuelle, voter pour Jean-Luc Mélenchon n’a pas du tout la même signification que voter pour François Hollande : la victoire du premier n’impliquera pas du tout la conduite de la même politique que celle qui serait conduite en cas de victoire du second !

Il n’y a pas d’union automatique de la gauche. La « Gauche plurielle » est belle et bien dissoute, sa reformation n’est pas du tout à l’ordre du jour et l’idée-même d’un désistement automatique dans le cadre du second tour n’est même pas acquise. Si un accord lie le PS et EELV en vue des élections législatives, le Front de gauche n’en fait pas partie et s’affirme clairement comme une force politique autonome et indépendante de la social-démocratie. Jean-Luc Mélenchon lui-même a affirmé qu’il ne dirigerait aucun autre gouvernement que le sien, et qu’il n’avait absolument pas l’intention d’intégrer un éventuel gouvernement socialiste en cas de victoire de François Hollande à l’élection présidentielle. Quant au PCF, il doit consulter ses adhérents avant d’entreprendre toute participation à un gouvernement dirigé par le PS… Inutile de spéculer bien longtemps pour savoir qu’une grande partie des militants communistes n’ont aucune envie d’aller se compromettre avec la « rigueur juste » !

Par ailleurs, la « gauche » a des frontières de plus en plus poreuses. Alors que François Hollande et Eva Joly souhaitent inclure François Bayrou et son parti, le MoDem, dans le cadre d’une vaste alliance de centre-gauche, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche rejettent clairement cette opportunité, le programme ultralibéral et la surenchère dans l’austérité de Bayrou entrant en totale contradiction avec un vrai programme de gauche, c’est-à-dire de rupture avec les logiques capitalistes.

5) Votez pour vos idées !

Vous autres électeurs de gauche qui en avez marre d’avaler des couleuvres, ne vous laissez pas avoir par ce système d’alternance bipartisane stérile. François Hollande et le PS misent exclusivement sur l’antisarkozysme et la peur du FN pour obtenir leur victoire. Leur programme, pratiquement inexistant, n’a d’autre ambition que de poursuivre la mise en application des politiques d’austérité promues par la droite. Une victoire du PS et la mise en place d’un nouveau gouvernement sous direction socialiste ne changera strictement rien au quotidien des classes populaires. Ne vous laissez pas aller à des chantages absurdes : votez avec votre cœur, plutôt qu’à contrecœur et de manière désillusionnée.

Ne vous laissez pas non plus enfermer dans une dépendance aux résultats du Front National. Si ce parti prospère, c’est parce qu’une partie de la population souhaite exprimer son mécontentement à l’égard de la politique menée par les différents gouvernements de droite et de centre-gauche depuis des décennies, qui ont tous échoué à résoudre les graves difficultés sociales auxquelles la France est confrontée. Pour casser cette logique, il faut porter au pouvoir une force incarnant la radicalité concrète, le Front de gauche, et ne pas maintenir en place un PS qui ne suscite plus aucun espoir et se contente d’un simple vote de résignation.

Enfin, plus que jamais, la démocratie est faite pour permettre au peuple d’exprimer ses idées, d’affirmer son adhésion à un projet de société. Si tout n’est plus que vains calculs politiciens, comment pourrait-on en vouloir à ceux de nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à s’abstenir ? Si la politique ne fonctionne plus qu’en fonction de règles permettant aux même de se succéder au pouvoir pour conduire la même politique, au bout du compte, que nous restera-t-il ? L’insurrection ! Après tout, pourquoi pas ?


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149 réactions à cet article    


  • Fouls 24 janvier 2012 07:11

    J’adhère complètement au concept de vote du cœur, c’est le principe même du suffrage universel direct, le Général de Gaulle était contre le principe des parrainages c’est sous la pression qu’il l’avait accepter mais limité à 100, afin d’ouvrir l’élection présidentielle à tous.

    De plus on devrait comptabiliser les votes blancs, ça permettrait de replacer les partis à leurs juste représentativité.


    • DSKprésident 24 janvier 2012 15:54

      Avant l’affaire du Sofitel, la gauche était programmée pour voter DSK !
      Maintenant, ils se battent entre Hollande et Mélenchon (PS et ex-PS).
      Sarko a bien fait le boulot de l’oligarchie financière internationale pour mettre la France sous les jougs de l’UE (donc des US), des marchés financiers, et de l’OTAN (donc des sionistes).

      Nous ne sommes plus en démocratie, mais en oligarchie, ou cette poignée de dirigeants financiers internationaiux ont comme représentants sionistes : l’UMP + PS + FdG + EELV (n’en déplaisent à l’auteur Mélenchon fait parti du système).

      beaucoup voterait pour un vrai programme socialiste (qui n’a rien à voir avec le PS) :
      - un arrêt de la domination de la Finance par l’abrogation des lois obligeant l’endettement privé
      - un arrêt de la dictature des commissaires européens (qui ne sont pas des élus)
      - un retour à la souveraineté de la Nation
      - un arrêt de l’hégémonie américano-sioniste sur la France (BH Lévy est capable de déclencher les guerres que les français payerons).

      Il est dommage de constater que ce virage à 180 degré par rapport au système actuel, n’est pas dans le programme du PS ni du FdG !

      PS=FdG=UMP (à quelques détails près) = pantins de l’oligarchie financière (Bruxelles + Wall Street + Washington).

      Il nous faudrait un vrai de Gaulle... pour sortir de ce merdier.
      Certainement pas cet attrape-couillon de Mélenchon.


    • Hermes Hermes 24 janvier 2012 17:56

      Bonjour,

      Cher auteur, si vous nous présentiez les grandes lignes du programme sur des points concrets : le nucléaire, le soutien aux guerres, l’alignement à l’OTAN, le controle du patronnat décomplexé, l’euro et les banques nationales, la finace et la bourse, les lois sécuritaires, la sécurité sociale, les taxes, etc.

      Merci d’avance. Cdt.


    • platon613 24 janvier 2012 18:54

      A ne pas rater !

      Alerte : La dictature du MES devient réalité

      Les ministres des Finances européens se sont mis d’accord sur le MES - le fameux « mécanisme européen de stabilité » ou plutôt le fonds de renflouement permanent de la zone Euro. Le déblocage des fonds peut être effectué si la simple majorité des pays impliqués accepte . - Ainsi, l’euro devient aujourd’hui un instrument de pouvoir, de domination, de redistribution et d’expropriation...

      http://www.news26.tv/econmie/1592-a...


    • Micka FRENCH Micka FRENCH 25 janvier 2012 07:15

      Des nouvelles de l’Ecossaise...

      IL FAUT CROIRE LES INSTITUTS DE SONDAGE.

      Ce sont des gens infaillibles et honnêtes !
      Ce n’est pas monsieur Giacometti qui s’est ridiculisé maintes fois mais qui a su trouver un bon job entre copains,ou madame Parizot, vice-présidente de l’un des machins, qui me contrediront...

      Le vote que l’on IMPOSE, par ces instituts bidons au citoyen est assez simple : Voter pour la VRAIE DROITE ou, pour la FAUSSE GAUCHE.

      Les pauvres vont voter Sarkozy de peur que « les rouges » leur piquent les 543,98 Euros d’économies qu’ils ont amassés à la sueur de leur front, les bobos pour la vraie fausse gauche hollandienne.

      La présidentielle est certes importante. Mais il est URGENT DE CACHER au ciitoyen que le choix de leurs députés sera crucial dans l’avenir du pays.

      Combien de VOS députés ont voté pour HADOPI, par exemple ?
      Combien d’UMpistes se sont CACHES sous le label « DIVERS DROITE » lors des dernières élections ?

      Combien ont voté (UMP/PS confondus) TOUTES les lois répressives et anti-démocratiques que nous subissons aujour’hui en France.

      Qui a ridiculisé la FRANCE dans le monde entier ?
      Qui a vendu aux copains TOUTES LES BRANCHES RENTABLES de NOS SERVICES PUBLICS en ne laissant que les branches pourries.... et les dettes ?

      Micka FRENCH un peu énervée sur le Web..
      http://Mickafrench.unblog.fr


    • modesto modesto 25 janvier 2012 09:54

      on ne vote pas avec son « coeur » (émotions, instincts, intuitions, nostalgie, etc) mais avec sa « tête » (raisonnement, intérêt, calcul, enjeux, etc). l’article, remarquablement inscrit dans des arguments rationnels le démontre d’ailleurs dans sa construction même. si on votait avec ses émotions, la famille Le Pen serait déjà au pouvoir depuis longtemps : remember votre raisonnement en 2002 ! et si mélenchon revendiquait un vote du « coeur » on ne le reconnaîtrait plus, lui le socialiste rationnel, cartésien, franc-maçon, laïcard. ce qu’on voit de lui dans les médias est un artéfact propre à ce moment particulier qu’est un campagne électorale, un storytelling pour les gogos qui se payent de mots qui les vont vibrer (j’allais dire bander, pardon mesdames). mélenchon, au fond de lui-même, vaut bien mieux que ce qu’il déclenche chez les romantiques... 


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 janvier 2012 11:21

      Je ne traiterais pas Melenchon d’attrape-couillon. Je crois, cependant, qu’en gardant frileusement tant de réticence à faire un vrai programme de gauche, il ne permet pas que puisse exister une vraie option à gauche pour ceux qui voudraient un vrai changement... et fait le lit de l’extrême droite il faut relire Tchakhotine.



      Pierre JC Allard

    • Morpheus Morpheus 25 janvier 2012 12:24

      Je comprends ce que vous voulez dire en parlant de « voter avec le cœur », et pourtant, je ne suis pas du tout sûr que cela soit opportun, au contraire. Voter "avec le cœur", cela renvois à un acte émotionnel (le cœur = l’émotion ; la tête = la raison), et c’est précisément en jouant avec les émotions (notamment, la peur du F.N.) que l’on arrive à imposer le « vote utile », qu’il soit « utile » à la gauche ou la droite (cf. les 80% de Chirac face à Le Pen).

      Il serait bien plus judicieux d’inviter les électeurs à voter avec la tête, c’est-à-dire en connaissance de cause, donc après avoir évalué les différents programmes des divers candidats.

      Ce qui mène à un autre problème inhérent à la gouvernance par représentants : les programmes partisans. Lorsque l’on vote pour tel ou tel candidat, celui-ci est, dans 99% des cas, issu d’un parti politique. Déjà, c’est le parti qui décide qui sera le candidat, et non les électeurs. On aboutit déjà à un choix biaisé, puisqu’on en arrive à devoir voter pour des candidats que les électeurs n’ont pas choisis eux-mêmes. C’est le premier point.

      Second travers, cette logique de parti veux que pour parvenir à gagner une élection, il FAUT en passer par un parti, à moins d’être soi-même immensément riche. En France, pour des raisons culturelles, cela ne passe pas (on n’est pas encore au USA). Car seul le parti, avec les moyens de financement dont il dispose, peut permettre de se poser en candidat « sérieux » (lire "vainqueur crédible") : par conséquent, le dictat du parti devient le passage obligé de tout candidat à l’élection présidentielle (ou à n’importe quelle élection, d’ailleurs, ceci valant pour les députés ou autres représentants).

      Troisième problème, le programme lui-même : voter pour un candidat revient à voter pour un programme. Or, dans un programme, il est extrêmement rare que l’on soit favorable à CHAQUE point du programme. Il est beaucoup plus probable que l’on soit en faveur de tel ou tel point du programme (dont certains points jugés plus importants, et cela varie évidemment d’une personne à l’autre). Il est même tout à fait possible que tel point de programme nous déplaise grandement, tandis que tel autre point du programme du parti adverse nous semble bien. Mais en votant pour un candidat de parti, on n’a pas le choix : c’est tout ou rien.

      De plus, quelque soit le candidat, dans le système de gouvernement représentatif, on se retrouve face à des personnes qui sont professionnels de la politique. Celui signifie que la politique représente leur plan de carrière : ils doivent durer toute leur vie dans le milieu politique. Cela conduit inévitablement à des compromissions. Et qui est trahis par ces compromissions ? Les électeurs, inévitablement, puisqu’en dehors des élections, il n’existe aucun contre-pouvoir. Ce qui, il ne faut pas être grand clerc pour s’en rendre compte, est un bien maigre « contre-pouvoir » (si tant est qu’on puisse encore parler des élections en ces termes).

      Cela nous mène à nous interroger sur la notion même de suffrage universel. Personne ne contestera que le suffrage universel (une personne = une voix) représente un pas déterminant dans la définition d’une démocratie véritable. Mais cette seule notion ne suffit pas à déterminer si un régime politique est démocratique ou non : après tout, l’URSS avait aussi adopté le suffrage universel, et le Chili de Pinochet en faisait pareillement usage ...

      La chose que l’on a trop souvent tendance à oublier (à faire oublier), lorsque l’on parle de démocratie et de suffrage universel, c’est CE POUR QUOI LE PEUPLE VOTE. Vote-t-on pour des « représentants » (= programme / paquet) ? Ou vote-t-on pour des mesures précises (= [pléonasme]démocratie directe[/pléonasme]  ?

      A y réfléchir de plus près, la démocratie, ce serait plutôt l’implication directe des électeurs dans la prise de décision sur telle ou telle mesure, point par point, bien plus que sur des « paquets de mesures » que sont des programmes. De plus, même en élisant programme à travers la désignation d’un « représentant », nous n’avons aucune garantie que le dit programme soit respecté (aucune forme de reddition des comptes dans les structures actuelles) : dans la réalité, les promesses électorales restent bien souvent ... de belles promesses.

      En conclusion :

      - le choix de la raison demeure encore préférable - de loin - à celui des émotions (du cœur).

      - le suffrage universel n’a vertu démocratique que pour choisir des mesures, non des individus représentant des « paquets de mesures ».

      Problème : aucun candidat n’est favorable à un changement radical du système, à savoir faire de la France une démocratie dans le véritable sens du termes.

      N’est-il pas merveilleux de se sentir piégé ?


    • arnulf arnulf 29 janvier 2012 12:42

      Que racontez vous ? La gauche était programmée pour voter DSK  ! La plupart des socialistes mais la gauche ..
      Il suffisait de voir ce qu’il avait fait en Grèce notamment pour savoir que cet homme était un digne représentant de la finance et des idées ultralibérales.
      Alors une partie des socialistes est de gauche c’est vrai et une plus grande partie est de gôche c’est à dire à droite sans problème.
      Que vous soyez un fervent de DSK c’est votre droit vous gagnez certainement très bien votre vie sinon c’est ridicule.
      Mais ne dites pas que La gauche était programmée pour voter DSK, c’est faux.


    • Robert GIL ROBERT GIL 24 janvier 2012 08:14

      Une vraie gauche a le devoir de porter des projets nouveaux, rien n’est utopique : l’abolition de l’esclavage, la journée de 8H, les congés payés, la retraite et la sécurité sociale… ça c’était de l’utopie ! Et pourtant ! Espérons tout de même que le Front De Gauche ne soit pas qu’une simple illusion destinée à canaliser une partie de la contestation, pour ensuite la formater au programme du PS !
      .......
      http://2ccr.unblog.fr/2011/10/17/vers-le-vote-utile/


      • bernard bernard 24 janvier 2012 18:09

        « Espérons tout de même que le Front De Gauche ne soit pas qu’une simple illusion destinée à canaliser une partie de la contestation, pour ensuite la formater au programme du PS  » (sic)

        Le FDG n’est qu’une illusion, rien d’autre, et ne sert qu’a récupérer les mécontents du PS ; PS qui bien que se disant de gauche ne propose rien d’autre qu’une politique de droite. Seul l’emballage est différent ! 
        Quand aux gesticulaltion de mélanchon, ce n’est que de la gesticulation, en bref une fumisterie de plus.
        L’intérêt des citoyens que nous sommes n’offre aucun intérêt pour cette bande de « voyous »,
        droite gauche et extrêmes confondus.

        Chiotte ! smiley


      • fredleborgne fredleborgne 24 janvier 2012 08:33

        Il y a vraiment un problème de couilles dans la population qui n’est pas seulement dû aux pesticides.
        Bien sûr qu’il faut avoir encore une fois l’espoir de voter POUR ses conviction quand la palette présentée est à peu près correcte.
        Néanmoins, les pseudos sondages prédisposent à un premier tour virtuel dans un systtème à 3 tours : un tour pour tous, significatif et non estimé, un tour pour les alliances, et un tour pour départager les deux alliances réellement les plus puissantes...
        On s’apercevrait alors de facto que les candidats des deux gros partis ont perdu une grosse partie de leur électorat et qu’ils représentent à peine 10% des français chacun, ce qui les place derrière un Bayrou ou une Marine. Cela permettrait aussi un retour à la pluralité dans les élections locales, chaque parti de l’alliance négociant des candidatures locales au prorata des effectifs exprimés au premier tour (celui qui n’existe pas).
        Hollande ou Sarkozy, ce sera la même chose : deux complices de la finance quoi qu’ils en disent (souvenons nous de 2008 et du « protecteur Sarkozy » qui en 2007 citait Ferry et voulait vouer un culte au communiste Guy Moquet). Hollande va juste retarder un peu l’éclatement du système, juste le temps que les français comprennent qu’ils ont été floués une fois de plus, en particulier s’il s’adjoint les services d’un malade sexuel soigné et repenti toujours capable de sauver économiquement notre pays...
         


        • kaloutch kaloutch 24 janvier 2012 14:35

          Le titre propose de voter avec son coeur, ici avec des couilles, tout cela venant d’homme de tête... Si l’on utilise correctement les pieds pour s’y rendre, et les mains pour mettre le bulletin, c’est clair : l’acte citoyen de référence appelle l’implication de l’individu dans sa globalité !


        • Atlantis Atlantis 24 janvier 2012 22:22

          @kaloutch : il manque les poumons et l’estomac. Mais il faut pas s’inquiéter : les premiers serviront à gueuler quand le deuxième sera vide. et alors les gens perdront toute raison.


        • Papybom Papybom 24 janvier 2012 09:34

          Bonjour Alan C.

          Etudiant en Master de Sciences de gouvernements comparés ! Donc, future grosse tête de la grande distribution politique. Dans cette branche, on ne craint pas le chômage. Bon choix  !

          Militant du Parti de gauche, membre du comité de Grenoble. Pourquoi pas, si c’est votre conviction. La jeunesse s’enflamme toujours plus vite. Nous avons connu mai 68, vous souhaitez un mai 2012.

          Avec le recul que nous donne l’expérience de l’âge, la génération des cheveux gris, n’à pas envie de suivre un autre agité. Cinq ans avec un malotru, personnellement, je dis stop  !

          En étudiant les interventions de votre candidat, je retiens plus la forme que le fond. De bonnes idées certes, mais desservies par son arrogance. A votre âge, vous n’avez pas connu l’armée. Monsieur Mélenchon aurait fait un très bon sergent major, style des marines USA. Ses coups de gueule peuvent séduire une frange de la population, mais pas la majorité  !

          Relisez Nicolas Boileau, notamment  :

          «  Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,

          Et les mots pour le dire arrivent aisément  »

          Parler haut et fort est un style de communication à sens unique. Ecouter et répondre calmement demande plus de profondeur.

          Farouche partisan pour casser le Bipartisme mais avec sérénité. Trop vieux pour les barricades…

          Cordialement.


          • Gasty Gasty 24 janvier 2012 11:41

            Place aux jeunes.


          • Thucydide Thucydide 24 janvier 2012 12:48

            Bizarre...

            J’ai moi aussi connu mai 68, cette révolution bidon qui dégoisait sans les comprendre des argumentaires pseudo-hédonistes,...
            pour nous laisser en héritage une infâme sauce réllement égoïste dont se repaissent tous les tenants du néo-libéralisme.

            Le résultat, il est là maintenant : bravo, 68 !


          • Papybom Papybom 24 janvier 2012 13:19

            Bonjour Gasty,

            D’accord avec vous, mais en modulant les attaques. Dans ma liberté d’expression, je souhaite bannir les insultes. Cela n’engage que moi.

            Je ne serais jamais un politicien, juste un modeste observateur. L’histoire nous parle du calme des vielles troupes à juste raison. Mais j’attends la réponse de l’auteur. J’accepte la contradiction, et même la souhaite. Conscient de mes faiblesses d’instruction, je suis fier de l’éducation de mes parents. Si je dois transmettre un héritage, ce sera celui la.

            Cordialement.


          • Papybom Papybom 24 janvier 2012 13:31

            Bonjour Thucydide.

            Je ne suis pas un nostalgique de mai 68. Interdire d’interdire n’était qu’un slogan, comme « Touche pas à mon pote ! ». Chaque génération peut et doit s’exprimer. Mais faut-il pour autant bannir la politesse  ?

            Et ne parlons pas de cette époque qui nous lègue un « Dany le Rouge ». La, oui, j’ai honte.

            Cordialement.


          • colza 24 janvier 2012 13:41

            Je suis également un « vieux » et je ne me reconnais pas du tout dans votre commentaire.

            Premièrement dans la condescendance à l’égard de l’auteur. Il a fait des hautes études, bon et alors ? Cela doit-il l’empêcher d’avoir des opinions de gauche ?
            Deuxièmement dans votre pusillanimité à l’égard de JL Mélenchon. Ce sont ses idées qui comptent, puisqu’il est (et n’est que) le porte parole et le candidat du Front de Gauche. Elles semblent vous faire peur. Le Front de Gauche veut donner un coup de pied dans la fourmilière, changer radicalement le système par la convocation, dès après la présidentielle, d’une assemblée constituante qui décidera quelle république nous souhaitons.
            JL Mélenchon est une grande gueule, c’est certain, mais ce qu’il dit a bien plus de profondeur et d’importance que la façon dont il le dit.
            L’avez vous vu et entendu dans le discours de Talence, disponible sur Dailymotion ? 45 minutes, avec pour seul support une simple feuille sur laquelle quelques idées. Pas de prompteur, pas de discours tout prêt. Vous en penserez ce que vous voulez, mais moi, j’admire ! Le fond et la forme....

          • Bodhi 24 janvier 2012 14:11

            Dany le rouge ; il est devenu vert comme les billets.

            Une partie des révolutionnaires d’aujourd’hui s’emmerde devant ce qu’a pu être Mai68...

            Mélanchon ce n’est ni plus ni moins que la continuité du travail des partis communistes depuis leurs créations : c’est la liquidation de toutes les protestations. On peut l’accusé de rabattre les voix vers le PS mais finalement que ça soit lui ou le PCF qui fasse le travail, le résultat est le même. Comme d’ailleurs en Mai68 pour les ouvriers.


          • Gasty Gasty 24 janvier 2012 14:27

            Bonjour Papybom

            Je remarque très souvent, et ce n’est pas particulier à la génération des cheveux gris, une crainte du changement. Pour ma part, Mélenchon n’est pas un agité mais plutôt un partisan du changement. Le changement implique une remise en cause d’un mode de vie bien ancré dans les esprits comme a pu l’être la religion pendant très longtemps. Mais tout changement est perçu comme un chaos. Bizarrement, aucun ne s’imagine la fin d’un chaos.
            L’inquiétude est à mon avis principalement matériel et personnel d’autant si celle-ci se résume à peu de choses. Ce peu de choses qui individuellement est la principale préoccupation. Mais ? L’individualisme ?avec la peur en toile de fond,nous tétanise sur place,ceci est bien dans l’air du temps,.
            Je pense qu’il vaut mieux s’arrêter au fond plus qu’à la forme...toujours voir le fond.


          • logan 24 janvier 2012 14:50

            Cet argument qui amalgame les deux hommes sur des critères superficiels et qui personnalise au maximum la politique n’a aucun sens.

            On pourrait penser qu’avec l’age vous auriez gagné en sagesse et en profondeur d’esprit. Est-ce cela tout ce dont vous êtes capable en terme d’analyse et de réflexion après toute une vie qui vous a largement laissé le temps de développer vos capacités mentales ?

            Sachez que derrière les candidats il y a des projets politiques et des idées, et que c’est beaucoup plus à ce niveau que se situe l’enjeu qu’à des histoires de personnalité des candidats.

            Il n’y a aucun rapport entre Sarkozy et Mélenchon, ils ne défendent pas les mêmes idées, vouloir faire croire le contraire est vain et utiliser le rejet de l’un pour justifier le rejet de l’autre n’a juste aucun sens.


          • Papybom Papybom 24 janvier 2012 14:52

            Bonjour colza,

            Je pense que votre commentaire n’était destiné. Par politesse, je nomme toujours le destinataire de mes commentaires.

            Je ne suis pas condescendant avec l’auteur. C’est juste que« Etudiant en Master de Sciences de gouvernements comparés » je découvre. Cela vous choque ?

            Relisez-moi calmement. Ce n’est pas le font qui me dérange, c’est la forme pour les exprimer. On peut aimer les paroles d’une chanson, mais déplorer la musique.

            Savoir écouter les autres est, j’espère, une forme de sagesse. Exprimer une opinion est encore un droit que j’exerce avec la plus grande des courtoisies. Il m’arrive de soumettre des articles ici même. Il vous est donc facile de comprendre mes espoirs pour l’avenir de nos descendants. Ma vie fut plus riche que ne l’est ma bourse. Mais je ne suis pas nostalgique.

            Cordialement.  


          • Papybom Papybom 24 janvier 2012 15:09

            Gasty,

            Dans ma vie professionnelle, je me suis souvent remis en question. Le changement, j’ai donné. Quitter les corons pour parcourir l’Afrique et le monde fut une riche expérience. Mais toujours en calculant les risques. Ce que je m’efforce de faire en ce moment. Simplement.

            J’aime bien la fin de votre commentaire « Toujours voir le fond ». Pour un ancien mineur, j’ai donné également !

            Cordialement.


          • gébé gébé 24 janvier 2012 15:18

            Mai 68... c’est bien loin tout çà...

            l’époque a beaucoup changé. Les mentalités aussi. La société dite « de consommation » est passée par là, et les révolutionnaires se sont rudement embourgeoisés !


          • oncle archibald 24 janvier 2012 15:22

            Les seuls qui aient tiré des bénéfices sur le long terme des évènements de Mai 1968 ce sont les grands groupes industriels,  les grands groupes commerçants, les grands groupes de l’agro alimentaire, les banquiers, etc etc .. bref ceux qui sont actuellement chouchoutés par le pouvoir en place ..

            Eux ils ont vu tout de suite que le slogan il est interdit d’interdire, supprimant toute contrainte morale, leur donnait une ouverture formidable pour se grouper, s’entendre, créer des monopoles, magouiller ensemble tous les marchés publics, etc etc .. avec pour contrepartie de laisser quelques allumés défiler pour la gay pride avec des plumes dans le cul ...

            Ils en rient encore !

          • TSS 24 janvier 2012 16:09

            le slogan il est interdit d’interdire,

            inventé par Jean Yanne qui n’ avait strictement rien à faire de mai 68

             et etait même plutôt contre... !!


          • colza 24 janvier 2012 16:50

            @ Papybom

            Je nomme en général aussi les gens à qui je réponds. Un simple oubli.... 
            Pour la condescendance, je parlais de ça :« Donc, future grosse tête de la grande distribution politique. » si c’est pas un jugement de valeur... ironique, certes, mais surement pas flatteur.

            @ Oncle Archibald
            Je suis assez d’accord avec vous, encore que je me souvienne d’avant Mai 1968 et de sa société coincée, sans nostalgie.

          • moussars 24 janvier 2012 18:28

            S’il n’était pas grand gueule, il serait déjà mort Mélenchon. Et il faut qu’il soit costaud pour encaisser tout ce qu’il encaisse...
            Et Sarkozy, qui a dix mille fois plus de moyens, qui fait campagne en ce moment avec l’argent des citoyens, qui s’arrange avec le droit et a un nombre incalculables de boulets, le psychopathe, le voleur, le menteur, l’inculte, celui qui ne fait pas la différence entre les 2 phonèmes générés par un « g » (suivi d’un a ou d’un « e » par exemple), celui qui menace ou insulte entouré de gardes du corps, il est quoi alors ?


          • Thucydide Thucydide 24 janvier 2012 20:21

            Rassurez-vous, je ne vous mets pas en question ; de quel droit le ferais-je ?

            Je livre la perception de mai 68 telle que je l’ai éprouvée à l’époque en faculté d’Orsay et à la Sorbonne.
            Elle n’a rien d’aimable, j’en conviens, mais ce que nous vivons me confirme que je n’avais pas complètement tort.

            Avec un bémol à mon rejet, Michel Onfray : en voilà un héritage hédoniste, qu’il est bon !


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 janvier 2012 11:41

            @ logan


             « Sachez que derrière les candidats il y a des projets politiques et des idées »

             Ça devrait... mais, hélas, justement, il n’en a plus. Qui à gauche demande la mise sous contrôle démocratique de l’émission de monnaie, la nationalisation des banques et le remboursement de la dette au prorata des actifs ? Qui a droite demande qu’on rétablisse vraiment la sécurité et qu’on ferme les syndicats, quislings et vélléitaires. Le jeu politique est devenu le choix d’une image et d’un vocabulaire à mettre sur LA direction politique que donne des haut-fonctionnaires qui ne prennent leurs instructions des banquiers. Les dieux ont soif.




            Pierre JC Allard

          • Fergus Fergus 24 janvier 2012 10:45

            Bonjour, Alan.

            Un point m’a amusé : la référence au « potentiel » du candidat Mélenchon. Avec 23 % pour lui et 35 % pour Le Pen (résultat d’une récente enquête), on est déjà à... 58 % ! Sachant que Hollande est sans doute à 40 %, Bayrou à 35 % et Sarkozy à 30 %, sans même comptabiliser les autres candidats, on est déjà à... 163 % !!!

            Signé : un électeur de Mélenchon qui ne se fait pas d’illusions dans la France de 2012 : s’il atteint 10 %, ce sera déjà une superbe performance.

            Post-scriptum : la nature de l’élection présidentielle favorise la bipolarisation et sauf à réformer la Constitution ce n’est pas près de changer. C’est pourquoi le vote pour ses idées doit surtout s’exprimer pleinement aux législatives, une fois que les incertitudes de la présidentielle sont levées.


            • Guy BELLOY Guy BELLOY 24 janvier 2012 14:01

              Bonjour Fergus,
              Le terme « potentiel » est par lui-même « divertissant » dans ce contexte.
              Des commentaires souvent de bon sens, ça change... 


            • Defrance Defrance 25 janvier 2012 17:08

               Bonjour Fergus, 

                 A son origine, la Vème ne favorisait pas autant le Bi-Polarisation, ce sont les reformes successives comme le financement des partis ( qui pourrait être supprimé si on voulait faire des économies) le passage de 100 signatures anonymes, a 500 publiées, l’inversion des élections présidentielle législative et le mandat a 5 ans qui nous met en période pré elctorale permanente ... qui nous ont progressivement amenés là ou on en est ? 

                  de plus de Gaulle avait plus que soutenu cette constitution en respectant le suffrage universel : Vous n’êtes pas d’accord, on vote et si je perd je démissionne ! Malheureusement ceci n’a pas été écrit dans la constitution ni jamais respecté après son départ ? 


            • Gasty Gasty 24 janvier 2012 11:29

              Une question qui devrait être posée à François Hollande et d’ailleurs à tous ceux qui se disent de gauche, si Mélenchon devenait président de la république l’aideriez-vous à la mise en place de son gouvernement ou passeriez-vous dans l’opposition.


              • Jason Jason 25 janvier 2012 18:49

                Excellente question, Gasty


              • JL JL1 25 janvier 2012 19:00

                Mélenchon a peu de chances de devenir président, vu que s’il est au deuxième tour face à la droite, le PS n’aura même pas besoin d’appeler à voter pour la droite, ses électeurs le feront sans états d’âme.

                Rappelez vous l’histoire de la grenouille et du scorpion : on ne change pas sa nature.


              • LE CHAT LE CHAT 24 janvier 2012 11:50

                une question à Mélenchon , appelera t il à voter Nicolas Sarkozy contre Marine Le Pen au second tour ????

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