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Accueil du site > Actualités > Politique > Chez les pauvres, les non recours aux minimas sociaux plus nombreux que la (...)

Chez les pauvres, les non recours aux minimas sociaux plus nombreux que la fraude

Une famille de cinq personnes vivant grâce au RSA gagnerait plus qu’une famille de même taille avec un salaire au Smic : ce calcul, complètement bidon, posté sur Facebook, a eu un succès fou. Qu’importe. L’idée selon laquelle les plus précaires abuseraient du système, aux dépens de « ceux qui travaillent », est décidément bien ancrée. Et allègrement relayée par certains politiques. Ainsi, il y a deux ans, Laurent Wauquiez déclarait : « un couple qui ne travaille pas, qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes des minimas sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel une personne gagne un Smic. Ce n’est pas logique, c’est la société française qui tourne à l’envers ». A Wauqiez, il ne lui est sans doute jamais venu à l’idée que c’était peut-être le Smic qui n’était pas assez élevé ? Et lui, combien gagne t-il par rapport au travail qu’il effectue ? Qui le paye ?

Le quinquennat de N. Sarkozy a été marqué par un discours sur la fraude fiscale, répandant l’idée que les droits sociaux et économiques se méritent. A force de pister l’assisté et le fraudeur, une suspicion est née à l’encontre des bénéficiaires légitimes. A l’inverse des principes qui fondent le modèle français, il a été prétendu que les droits ne sont pas une obligation et les prélèvements les finançant pas un devoir. Résultat, un sondage IFOP publié en début d’année se montrait sans appel : 8 français sur 10 estimaient qu’il y trop d’assistanat, et que beaucoup de gens abusent des aides sociales. Or les études montrent que le non recours est bien plus important que la fraude sociale, il est en effet estimé à 4 milliards d’euros par an.

Les causes du non recours sont multiples. Pour certains, cela s’explique par le manque d’information, la complexité des démarches ou encore par une inhibition des ayants droit. D’autres n’engagent plus de démarches et les institutions les perdent de vue. Beaucoup de jeunes ont perdu l’idée de droit à l’aide, on ne leur l’a pas transmise et ils la trouvent stigmatisante. Si certaines populations s’excluent de la société, il y a aussi ces personnes âgées avec un toit sur la tête mais avec une toute petite retraite. Pour elles, c’est une honte de demander de l’aide, synonyme d’assistanat.

Ce phénomène a d’énormes conséquences et est à terme un surcoût pour la société. Les prestations sociales représentent un salaire indirect, et leur non versement a une incidence sur le niveau de vie des ménages. Les dommages sanitaires et sociaux, provoqués par les « non dépenses » liées « au non recours », reviennent ensuite peser sur le système social. Par exemple, un jeune ou un adulte qui ne se soigne pas régulièrement aura recours aux urgences quand il lui arrivera quelque chose, beaucoup plus cher pour la collectivité, et quand une personne âgée n’a pas d’aide, elle ne consomme pas et n’emploie pas de personne à son domicile. Le non recours est destructeur de richesses !

Les pauvres s’auto-flagellent et cherchent des solutions en impliquant plus pauvres qu’eux, ils sont prêts à faire des sacrifices, alors que les riches demandent sans cesse des subventions et des avantages fiscaux pour accroitre leur compte en banque. Les pauvres sont résignés et acceptent facilement une baisse de leur faible revenu, alors que les plus riches ne cèdent pas un centime. Les pauvres montrent du doigt un autre pauvre prétendument fraudeur, alors que les riches n’accusent jamais un autre riche, toutes leurs attaques ont systématiquement les pauvres pour cible. Solidarité de classe oblige !

Ceux qui se prélassent dans un luxe infini ont réussi à faire passer le message que les problèmes de notre pays venaient des pauvres : ils ne travaillent pas assez, ils ont trop d’avantages, trop de congés, trop assistés…, ils sont trop forts ces riches, mais tant qu’il y aura des pauvres assez cons pour dire : « Heureusement qu’il y a des riches pour nous faire travailler », ils n’ont rien à craindre !

En fait la réalité, c’est que la France n’a jamais été aussi riche, elle figure même au troisième rang mondial des millionnaires. Coté pile, la richesse en France a explosé, les patrons du CAC 40 gagnent en moyenne 200 fois le Smic, 5 % de la population possèdent plus de 50 % du patrimoine, et les 10 plus grosses fortunes possèdent à elles seules 15 millions d’années de Smic. Mais coté face, ce sont huit millions de pauvres, trois millions de précaires, trois millions de temps partiel, cinq millions de chômeurs, et des salaires de misère pour la majorité des salariés… Alors, on réagit ou on continue à dormir ?

Sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2013/04/02/les-non-recours-aux-minimas-sociaux/

Lire également : MOINS TU ES RICHE, PLUS TU PAYES


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36 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 10 avril 2013 09:25

    La solution est donc toute trouvée : il suffit de porter la fraude jusqu’au montant du non recours, et ainsi les bons effets keynesiens sur l’économie ne seront pas perdus.

    Bien sur, on ne s’attardera pas sur ce que cet argent aurait pu faire si il n’avait pas été pris à ceux qui l’ont produit.... étudier les externalités se fait dans un seul sens....

    • JL JL 10 avril 2013 10:17

      ’’ il suffit de porter la fraude jusqu’au montant du non recours, et ainsi les bons effets keynesiens sur l’économie ne seront pas perdus.’’

      Le péripate, vous pourriez expliquer, là ? Je ne comprends pas ! Porter la fraiude ? Qu’est-ce que ça veut dire ? La fraude ? Quelle fraude ? La petite, ou bien celle de l’évasion fiscale ?

      Les bons effets keynésiens sur l’économie ? De quels effets vous parlez ?


    • Le péripate Le péripate 10 avril 2013 10:34

      Mais je suis dans le cadre de l’article, mon cher ami, rien de plus. Il y est fait la théorie très kenesienne du stimulus par l’accroissement de l’offre. Comme l’article s’appuie sur une comparaison entre deux montants, celui de la fraude et celui du non recours, je fais la remarque que du point de vue de l’argumentaire ici déployé il n’y a pas de différence pour l’économie que l’argent soit donné à des fraudeurs ou à des « méritants ».


      Bien sur, tout ça est foutaise

    • Le péripate Le péripate 10 avril 2013 10:40

      Correction : stimulus par accroissement de la demande bien sur


    • Robert GIL ROBERT GIL 10 avril 2013 09:45

      « Bien sur, on ne s’attardera pas sur ce que cet argent aurait pu faire si il n’avait pas été pris à ceux qui l’ont produit »

      entierement d’accord, voir : LES VOLEURS DE PLUS VALUE


      • spartacus spartacus 10 avril 2013 10:17

        Le non recours aux minimas sociaux a été découvert par un député RPR dans son rapport sur demande de Sarkozy sur l’étude de la fraude sociale.


        Les raisons du « non recours » peuvent être interprétées bien différemment et des conclusions apparaissent évidentes ;

        La 1ere raison indiquée dans le rapport et la plus importante de très loin est le refus de l’assistanat par l’ayant droit.

        Il apparaît donc que la nature humaine ne souhaite pas « être assistée », mais vivre en autonomie même si l’ayant droit en souffre.

        La socialisation par la dépendance crée une humiliation naturelle !

        L’individu ne réagit pas positivement à l’aide sociale, et encore plus mal si elle est étatique. 

        Elle crée l’effet inverse. Elle abaisse pour l’ayant droit son image personnelle, l’humiliation de ne pas être autonome et un abaissement de sa personnalité et l’annihilation de son rôle social dans la société.

        L’aide étatique est publique, régie par des codes, des lois et ne prend pas en compte des spécificités ou les exceptions aux règles. Elle nécessite un déshabillage humiliant de justifications.

        Les mesure sociales étatiques créent l’humiliation contrairement à l’aide privée. 
        L’aide privé est donc plus efficace que l’aide publique !

        • JL JL 10 avril 2013 10:19

          @ Spartacus,

          C’est quoi, l’aide privée ?


        • LE CHAT LE CHAT 10 avril 2013 10:59

          @JL

          c’est « aide toi et le ciel t’aidera »  smiley  smiley  smiley


        • heliogabale heliogabale 10 avril 2013 11:23

          @JL

          L’aide privée, c’est la mendicité...

          Ce que raconte Spartacus ne sont que des salmigondis...le problème est simple : pour les plus riches, la socialisation a un coût (surtout quand il y a progressivité de l’impôt) alors que la privatisation constitue un bénéfice (il peut d’une part investir l’argent autrefois prélevé par l’impôt et d’autre part le service qu’il peut en tirer sera très certainement moins cher, puisqu’on ne lui demande plus de contribuer selon ses moyens mais seulement en fonction du coût réel).

          Croire par exemplequ’un smicard serait le grand gagnant d’une privatisation de la sécurité sociale, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil jusqu’à l’omoplate. Au contraire celui qui gagne 10 ou 20 fois le Smic ferait une très bonne affaire.

          Il devrait y avoir une entente tacite : les plus riches payent de façon conséquente et en échange l’Etat leur garantit la paix sociale. C’était un peu le leitmotiv des trente glorieuses. Ce consensus a été remis en cause à partir des années 70 et plus fortement dans les années 80. C’est ce qui a crée les déficits puisque dans le même temps, on a maintenu une certaine protection sociale (bien qu’élimée sur les bords). Et puis tout le monde y trouvait son compte : les plus riches dont l’impôt avait été diminué pouvait continuer à soutenir le besoin de financement de l’Etat via l’achat d’obligations souveraines. Aujourd’hui on est à un tournant : la dette est tellement élevée que l’on peut craindre à tout moment que les marchés obligataires se ferment aux administrations publiques. Ou bien, on suit Spartacus : les riches seront plus riches, les pauvres plus pauvres et la paix sociale n’est plus assurée (délinquance au mieux, ce qui forcera les plus aisés à vivre dans des résidences surveillées, émeutes, révoltes ou révolutions au pire et là je ne garantis pas la survie des nantis). Ou bien, on revient à l’équilibre antérieur (les riches seront moins riches, beaucoup moins riches, les classes moyennes s’enrichiront un peu mais resteront moyennes et auront la satisfaction de voir leur niveau de vie se rapprocher mécaniquement des plus riches et les plus pauvres seront (beaucoup) moins pauvres, sans pour autant intégrer les classes moyennes). La paix sociale n’est pas forcément garantie à court terme (tentatives de coup d’état par exemple).


        • spartacus spartacus 10 avril 2013 12:52

          @heliogabale

          Sur le fond
          Il leur suffit de faire passer pour égoïste tout individu qui ose penser tout seul, pour exploiteur tout individu qui ose entreprendre, et pour ennemi du peuple tout individu qui met ses intérêts avant ceux de l’État.
          Parce que t’es socilao-communiste tu posséderai la vertus d’altruisme et de solidarité ?
          Gigantesque fumisterie ! 

          Sur la sécu
          -Quand a la sécurité sociale, je vais t’annoncer une vérité que les politiciens ne t’annonceront jamais parce que tu ne sera jamais prêt à l’admettre.
          La sécu est morte et l’enterrement aura lieu dans les 10 ans.
          Chaque jour qui passe creuse un peu plus sa tombe !

          Pour simplement être à l’équilibre il faudrait une croissance annuelle de 5%.
          Pour réduire le déficit tellement énorme et être à l’équilibre, il faudrait une croissance non discontinue de 7% par an sur 15 ans.
          Il est prévu cette année 2013 une croissance de ........0.1% (et c’est une prévision de politicien).

          @JL C’est quoi, l’aide privée ?
          La solidarité, la sollicitude vis-à-vis de ses semblables, sont des vertus individuelles qui s’exercent directement ou au moyen de libres associations. 
          La solidarité qui s’exerce par exemple dans les petites communautés, villages, quartiers, lieux de travail, où les gens se connaissent et s’impliquent. 
          L’étude historique des sources de l’aide aux déshérités, montre qu’elle était plus importante, en pourcentage du niveau de vie moyen, lorsqu’elle était privée que depuis qu’elle est publique. 
          On se doute qu’elle était aussi plus souplement adaptée aux besoins réels des individus et qu’elle laissait moins de place aux gaspillages et à la corruption.

          Quand, la solidarité consiste à faire redistribuer par l’État de l’argent pris à d’autres. Cela n’a évidemment aucune valeur morale mais donne bonne conscience à une armée de bien pensants.. 

          La société que vous avez créé répond en réalité à votre égoïsme. Pourquoi venir en aide directement à son prochain, lorsqu’on a déjà payé l’État pour le faire ?

          En pratique, l’État tue la compassion. 
          Mais cette fausse solidarité permet de faire mousser ceux qui prétendent venir en aide aux autres. Ceux qui le font réellement ne font pas les gros titres. C’est pas à but électoral. 
          En réalité, elle est devenue au fil des ans une toile d’araignée si complexe que personne ne la maîtrise plus, et elle laisse par conséquent le champ libre à toutes sortes d’iniquités, de gaspillage, et de corruption. 

          La société est un ensemble d’individus libres et responsables, et que tout ce que chacun de nous fait pour les autres, il le fait librement, soit par raison, soit par inclination.

          Les socialo-communistes, au contraire, mettent la société au dessus de l’individu. 

          Pour eux, l’individu est une espèce d’animal sacrificiel qui ne compte pas devant la société. Ils la voient comme ayant une vie indépendante des éléments qui la constituent, ces éléments étant eux-mêmes des entités abstraites sans grande importance.

        • William7 10 avril 2013 13:20

          En effet, l’exploitation est une des données essentielles du capitalisme. Il ne faut pas baisser les yeux face aux tarés du libéralisme qui s’arrogent la liberté et autre « autonomie »...de l’individu...ou encore qui nient la réalité de l’exploitation par le biais de sarcasmes plus ou moins outrés.

          De plus, Il est au contraire démontré et documenté (relire l’éclairant chapitre à propos de Marx sur le sujet dans ’l’amour et la justice comme compétences de Luc Boltanski) que c’est bien le capitalisme qui est holiste et le communisme qui donne son attention à l’individu.


          Enfin, Michel Husson le dit bien dans « un pur capitalisme ».

          La caractéristique principale du capitalisme mondialisé depuis le début des années 1980 est la baisse de la part salariale, autrement dit de la part du Pib (Produit intérieur brut) qui revient aux salariés. Une telle tendance équivaut, en termes marxistes, à une élévation du taux d’exploitation. Il s’agit là d’un résultat solidement établi sur des données statistiques incontestables et qui s’applique à la majorité des pays, au Nord comme au Sud.


        • Reklampub 10 avril 2013 13:35

          Humiliation naturelle ?
          C’est quoi ce nouveau concept sur la nature humaine ?
          L’humiliation n’est jamais naturelle et elle à mettre en relation avec l’environnement social dans lequel on évolue. Le discours bien-pensant sur le soi-disant « assistanat » voilà ce qui humilie !


        • spartacus spartacus 10 avril 2013 14:29

           William7 

          Si on résume Marx, c’est : jalouse selui qui est plus riche que toi et n’admet jamais qu’une personne plus riche que toi le soi par des capacités supérieures au tiennes !
          Tous pauvres ! belle perspectives.

          Y’a aussi une autre caractéristique les marxo-fumeux. La langue de bois. 
          Devant l’évidence continuer à nier.

          Dit nous si c’est humiliant de se montrer a poil devant des commissions de bobos cocos, qui lisent ton dossier devant leur concept de « droits acquis » et de « statutaires » qui ne sont que son qu’une forme d’inégalité et de mépris social.

          Les leçons de morale des bien pensants de gauche, devraient commencer a regarder leurs pieds.

        • Bubble Bubble 10 avril 2013 17:01

          Bonjour spartacus, j’approuve l’efficacité de l’aide privée que vous décrivez ; un fonctionnement social de petites communautés qui se connaissent bien et peuvent se filer un coup de main, c’est ce qui fonctionne de mieux en terme d’efficacité et d’absence de gaspillage. Cela peut même se mettre en place dans le système actuel, la convivialité avec les voisins ne dépendant pas trop des impôts qu’on paye et qui permettrait idéalement, eux, que certains de ces voisinages plus à l’aise viennent en aide à d’autre voisinages moins favorisés.
          C’est ainsi que fonctionne la répartition de l’aide dans les associations où j’ai pu participer : une collecte locale pour une redistribution locale et une redistribution entre différentes localités.

          Maintenant, dans une dynamique de CDD où le recrutement de fait à la tâche, au projet, plutôt qu’au travail, je m’attends à cumuler des CDD et à déménager fréquemment. Où voulez vous que je m’intègre dans un réseau d’aide locale, basé sur le fait que les gens se connaissent et restent sur place, dans ces conditions ? Dans mon immeuble, les locataires vont et viennent, la moyenne de location est de 18 mois ; comment voulez vous mettre en place une aide privée dans ce cadre ?


        • William7 11 avril 2013 13:52
          Si on résume Marx, c’est : jalouse selui qui est plus riche que toi et n’admet jamais qu’une personne plus riche que toi le soi par des capacités supérieures au tiennes !
          Tous pauvres ! belle perspectives.
          ==========================================================

          Marx ne parle pas de « jalouser » les riches me semble t-il, ce sont les libéraux qui se vautrent dans la psychologisation d’une analyse politique. D’ailleurs, c’est encore une fois de la novlangue sur le mode ’salauds de riches« . Relisez Marx ou Engels à l’époque et vous verrez avec quel mépris teinté d’auto-satisfaction les classes dominantes parlaient des pauvres. C’est assez violent. 

           La race des seigneurs et les coquins. Ce racisme de classe est la marque numéro un de notre modernité (le discours persistant sur l’assistanat des pauvres !! ). La perversité de ce système malade est de faire passer les riches ou les exploiteurs pour des victimes. Voilà pourquoi Orwell nous est si précieux. Le mépris social des narcisses du capitalisme existent, alors qu’en retour la frustration de l’exploitation surgisse n’a rien d’étonnant. Mais comme on dit en anglais : that’s not the point.

          Personnellement, et je ne suis pas le seul, je me fous bien des riches et de leurs envies délirantes de luxe, de leurs bien matériels ou de leur prétention à l’héroïsme social, de leur égoïsme déguisé en vertu ou en principe moral ou de leur prétendue supériorité face aux vilains »socialo-communistes« incapables de comprendre l’économie ». )) Il faut être sacrément aveugle pour croire que la base du capitalisme est la méritocratie, même un penseur comme Von Mises ne pensait pas ça...même s’il pensait d’autres saloperies.



          Pour ce qui est de la nature humaine, ça a certainement un rapport avec ça. Rien de bien neuf.

          http://classiques.uqac.ca/contemporains/laurin_frenette_nicole/classes_et_p ouvoir/classes_et_pouvoir.pdf

        • foufouille foufouille 10 avril 2013 11:38

          en fait, il y a des petits chefs et des bureau pleins de courant d’air
          il arrive donc que le dossier glisse dans la poubelle
          il faut aussi connaitre ses droits
          avoir du temps pour remplir les papiers
          certains droits sont pour personne ou presque
          genre, l’aide a la complementaire sante


          • Folacha Folacha 10 avril 2013 13:21

            Les aventures d’un assisté : 


            Vous êtes allocataire du RSA, vous travaillez un mois, à temps partiel, C’est Byzance, vous payez quelques trucs urgents, vous vous lâchez, (un peu), vous vous croyez presque riche .
             Le mois suivant vous touchez votre RSA(400€ et des poussières soit moins de la moitié du seuil de pauvreté), puis vous faites votre déclaration trimestrielle, et la , PAN, vous êtes sorti du RSA socle, vous touchez deux cent € ...Les prélevements automatiques tombent, par la banquière s’éclate, , elle rejette les prélèvements, prends des frais parfois plus élevés que ce qu’elle rejette . Le mois suivant, vous vous retrouvez , des le six du mois avec un solde débiteur malgré un rappel de RSA, des relances quand ce ne sont pas des coupures, et rien pour acheter à bouffer . . 

            • jpm jpm 10 avril 2013 16:04

              A quand un RSA inconditionnel distribué à tous et récupéré sous forme de taxe sur les revenus des bénéficiaires, lorsqu´ils en ont. Fini les contrôles et les radiations abusives, qui génère des trappes a inactivité. Chacun serait incité à reprendre une activité car cela permettrait de compléter son revenu de base inconditionnel, sans jamais le remettre en cause.

              http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/et-si-le-rsa-devenait-un-revenu-de-133565


            • le glaude le glaude 14 avril 2013 09:24

              Je confirme les propos de Folacha. je suis au RSA , à la déclaration trimestriel de janvier dernier , j’ai déclaré 1280 euros de salaires au total pour le trimestre(oct,nov,déc 2012). j’ai donc perçu 47 euros en jan,fev, et mars 2013 et durant cette même période (1er trimestre 2013) je n’ai pas travaillé. Vivre avec 47 euros par mois , faut être balaise ............
              Si je fais le calcul j’ai donc perçu en 6 mois 1280 euros de salaires et 47 euros multiplié par 3 mois soit environ 150 euros que je rajoute à 1280 euros soit même pas 1500 euros et cela pour six mois au total.
              1500 euros pour six mois , heureusement que ma copine m’héberge.......

              bref, ma banque va m’enfoncer, je le sens , je suis a découvert de 400 euros. et du travail , pas facile d’en trouver à mon âge (+ de 55 ans). Je ne pense pas être le seul dans ce cas là........ que faire ?????


            • ecolittoral ecolittoral 10 avril 2013 14:53

              Petit rappel ! Le RSA est calculé en fonction des revenus d’un foyer, pas d’une personne !

              Votre conjoint (te) gagne 1200 euros/mois. Vous, en fin de droits, vous demandez le RSA.
              Au vu des revenus de votre conjoint (te), vous n’avez pas droit au RSA. Idem si votre fils ou fille, habitant chez vous travail.
              Un couple au RSA puis l’un des deux qui (quelle chance) trouve un CDD de six mois à 1200 euros et ....le RSA disparaît.
              Il y a donc, dans la nature des ayants droits...n’ayant pas droit et classés dans les « non recours ».

              • lulupipistrelle 10 avril 2013 15:43

                J’ai quelque part un bout de papier qui m’invite à faire valoir des droits ... mais j’aime pas la paperasse... et puis si j’en ai vraiment besoin, j’ai deux ans de rétroactivité... 


                Sinon, des revenus faibles ne sont pas nécessairement synonymes de pauvreté...

                La plupart des personnes, qui ne font pas de démarches, savent par avance qu’elle seraient vaines, parce qu’en réalité leur patrimoine, ou d’autres revenus inaccessibles à la Sécurité sociale (mais légalement déclarés au fisc) les excluent du système d’aide...
                En revanche, ces fameuses démarches donneraient des informations précises, pour redéfinir les bases de cotisations...ou rendre obligatoire des services dont on ne veut pas... la complémentaire santé , ce ne sont que des exemples... J’ai mauvais esprit.

                Je doute fort que le service public soit capable de rendre compte de la réalité.

                Donc , il y a les fraudeurs, et il y a les abstentionnistes . Et c’est tout. 

                • lulupipistrelle 10 avril 2013 16:02

                  Plutôt que tolérer la fraude à hauteur du non-recours, on pourrait légitimement reverser aux bénificiaires des minima sociaux reconnus, les prestations non-réclamées. 


                • spartacus spartacus 10 avril 2013 16:26

                  C’est exactement la réforme en cours en Angleterre décidée par Cameron.


                  Un seul et unique organisme qui regroupe toutes les aides, avec une aide unique que les ayants droits reçoivent sans demander.
                  Toutes les autres aides de l’état sont supprimées et mises dans ce regroupement. 

                  C’est un impôt négatif (donc un chèque), les Anglais sont tous mensualisés.

                  Avec un plafond pour ne pas retomber avec des cumulards trop importants.

                • Folacha Folacha 13 avril 2013 10:52

                  Salut Lulu !

                  Le RMI était rétroactif, pas le RSA ! Si vous y avez droit, demandez le, il n’y a pas de raison d’en faire cadeau .

                • ZenZoe ZenZoe 10 avril 2013 15:59

                  * D’un côté un pauvre gus qui ne trouve pas de boulot parfaitement fondé à recevoir les quelque 500 euros du RSA (500 euros, vous vous rendez compte ?).

                  * D’un autre côté par exemple, une Anne Hidalgo bien cumularde (rien de personnel, je la prends en exemple parce que je viens de lire quelque chose sur elle), qui est également fondée à recevoir 8200 euros net par mois (conseillère régionale 2118 euros net, conseillère de Paris et adjointe au maire 4500 euros net, retraite de fonctionnaire 1500 euros).

                  Devinez à qui on jette la pierre, devinez qui est méprisé, conspué, accusé de couler la France, sommé de fournir sans cesse des justificatifs, menacé de travail forcé ? Hein, qui ?


                  • alinea Alinea 10 avril 2013 16:01

                    Frauder semble être ne pas déclarer des petits boulots épisodiques qui servent à mettre du beurre sur le patates le dimanche et payer un jouet au gosse.
                    J’en ai connu, oui, qui se chauffaient à l’électricité et estimaient pouvoir se balader en T-shirt chez eux l’hiver, et le moment de la facture venue, aller voir l’assistante sociale en disant qu’ils ne pouvaient pas payer.
                    Oui, il y en a ; mais au regard de tout le reste, leurs petites resquilles paraissent bien misérables et leurs petits luxes bien éphémères !
                    Je glisse, lentement mais sûrement vers l’envie folle d’arrêter tout militantisme tant ce peuple, oui, je vais arriver à le croire, ne mérite que ce qu’il a ! Qu’il crève de sa bêtise, de son aveuglement et de sa méchanceté...


                    • lulupipistrelle 10 avril 2013 16:06

                      Si c’est ça la fraude, alors c’est de la légitime défense... le témoignage de Folacha explique très bien ce qu’il arrive quand on respecte la légalité. 

                      En effet, la légitime défense pour rester en vie autorise la transgression de la loi. 

                    • Vipère Vipère 10 avril 2013 16:49

                      Ce qui est légal n’est pas toujours juste et inversement !

                      Ce qui est à rapprocher du sens moral, ce qui n’est pas moral, n’est pas forcément illégal, l’affaire CAHUZAC en est l’illustration parfaite !

                      Il est des Lois attentatoires contre le droits des personnes, des peuples. Tout citoyen conscient a le droit de s’y opposer.

                      Récemment, les élites politiques se votaient une Loi au petits oignons : une Loi d’amnistie fiscale.

                      Des politiciens honnêtes et fiscalement en règle avec ses impôts se voteraient-ils une telle Loi ?


                      • Vipère Vipère 10 avril 2013 16:59

                        D’un côté des pauvres obligés de se justifier pour tout

                        et d’un autre, des élites qui se votent des Loi d’amnistie fiscale ! Cela n’est ni moral, ni juste que certains élus s’arrogent le droit de tricher, alors que dans le même temps, il est demandé au reste de la population de se soumettre à la Loi fiscale.

                        Une justice à géométrie variable selon que l’on est riche ou pauvre  ! veulent-ils le retour de la monarchistes, nos élites  ?


                        • gege061 10 avril 2013 17:02

                          Bonsoir,
                          Mr wauquiez assurait qu’ils étaient le cancer des pauvres. Pourtant la fraude sociale est estimée en millions d’euros alors que la fraude fiscale est estimée en milliards d’euros soit un rapport 1000

                          Cherchez l’erreur


                          • chmoll chmoll 10 avril 2013 17:55

                            si ta le RSA t’es dans la pauvreté ,si ta le smig t’es au seuil de la pauvreté
                            et on parle bien de la frenchie ,et non de la roumanie


                            • lulupipistrelle 10 avril 2013 18:26

                              Pour les politiques de la majorité du précédentquinquennat... le SMIG c’est le début de la classe moyenne... apparemment pour ceux de l’actuelle majorité aussi.


                            • benji 10 avril 2013 18:22

                              je fais partie de ceux qui peuvent prétendre au rsa , environ 80 euros par mois d’aprés mes calculs ; je fais également partie de ceux qui ne veulent rien demander à l’état ; je ne pense pas que ce soit une bonne chose de s’habituer à recevoir de l’argent que l’on peut vous retirer du jour au lendemain ; les fins de mois sont difficles , mais au moins j’ai la satisfaction de subvenir moi même à mes besoins  ; ne pas vivre au dessus de ces moyens , tel est ma devise ; je n’ai pas de cmu , pas de complémentaire , juste une aide au logement , indispensable sinon c’est la rue ; et j’espère que les retraités continueront à toucher leur retraite car c’est grace à eux si j’ai du travail ;


                              • Baz gud71 10 avril 2013 20:17

                                idem je touche le rsa, et ma conscience se porte a merveille. Apres tout j ai cotisé, c est mon dû

                                Et bon, quand je vois tout le poignon qu on se fait taxer a l’année, et voir a quoi et a qui il sert, vraiment pas de scrupule d etre un « assisté ».
                                D’ailleurs on peut pousser plus loin, et se dire que tout fonctionnaire est assisté, puisque payé avec l’argent du contribuable ?
                                .
                                Et sur wiki :
                                 Financé par une taxe sur les revenus financiers, 1,528 milliard d’euros ont été utilisé pour le RSA en 2010, mais le fonds de financement a dégagé un excédent de 999 millions d’euros du fait d’un décalage important entre le budget estimé et le budget réalisé6. Le RSA n’aurait créé ainsi aucun déficit public supplémentaire.

                                On se bidonne ? moi beaucoup.

                                • Intelle Intelle 10 avril 2013 20:43

                                  Bonsoir Monsieur Gil, 

                                  Votre allusion à Wautier me rappelle deux articles que j’avais écrits en juin et octobre 2011, quand il avait prétendu que les pauvres étaient le « cancer de la société ». Il voulait faire croire que les personnes ayant peu de moyens se complaisent dans leur situation et en profitent aux dépends des riches, c’est tout le contraire, ces gens se cachent, ne veulent pas montrer la détresse dans laquelle ils se trouvent.

                                  Que les riches commencent donc par se montrer moins arrogants et méprisants envers des personnes qu’ils « foulent aux pieds » (poème de Victor Hugo)...Bien sûr que la France est un pays riche, mais cette richesse est bien planquée sur des comptes bancaires lointains (c’est d’actualité en ce moment) et ces heureux ? bénéficiaires n’en ont rien à faire que d’autres Français manquent de tout, d’abord de travail (Pôle Emploi a démissionné depuis longtemps).

                                  Que l’on crée donc davantage d’emplois rémunérés décemment, il y aurait moins de gens obligés de vivre dans des conditions « d’assistés ». Et les retraités, dont je fais partie, qui ont aussi du mal à joindre les deux bouts, ne seraient pas obligés de faire des petits boulots pour survivre.

                                  Alors oui, tous ceux qui pourraient prétendre toucher des aides complémentaires ne les demandent pas pour ne pas se sentir encore plus humiliés...


                                  .

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Robert GIL

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