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Accueil du site > Actualités > Politique > Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le prochain Président de la République (...)

Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le prochain Président de la République française ?

Peut-on être à la fois au four et au moulin ? Dominique Strauss-Kahn va devoir s’accrocher s’il veut être porté par la vague élyséenne. Tout est encore permis, mais rien n’est évident pour lui.

Les analystes politiques ne sont pas plus aptes que madame Soleil à prévoir l’avenir. Et pourtant…
 
 
Un directeur du FMI élu Président ?
 
Le directeur général du FMI a démissionné presque quatre ans après sa nomination à Washington. Docteur en science économique et diplômé de sciences politiques, il avait été auparavant Ministre de l’Économie dans son pays. Deux mois et demi après sa démission du FMI, il est élu Président de la République dès le premier tour avec 50,1% pour cinq ans. Il est réélu cinq années plus tard.
 
Non ! Ce n’est pas de la politique fiction. Il ne s’agit pas de Dominique Strauss-Kahn, l’actuel directeur général du FMI, mais de Horst Köhler, actuel Président de la République fédérale d’Allemagne élu le 23 mai 2004 pour cinq ans et réélu le 23 mai 2009, qui avait occupé le même poste quelques années avant DSK.
 
Ce clin d’œil montre que ce haut poste de l’économie mondiale (qui a rang de chef d’État) peut mener à tout, même à atteindre la plus haute magistrature de son pays (pour l’Allemagne à titre très honorifique).
 
Mais revenons à Dominique Strauss-Kahn et à sa possible candidature à l’élection présidentielle de 2012.
 
 
Des sondages élogieux
 
Depuis juillet 2009, le personnage jouit d’une très forte popularité auprès des Français et en début novembre 2009, on le donnait même gagnant dans un second tour face à Nicolas Sarkozy (les sondages dans leur intégralité sont téléchargeables ici et ).
 
On a beau critiquer ou aduler les sondages, ce sont eux qui rendent une candidature à l’Élysée "naturelle" ou pas. Et ce n’est pas récent. Jacques Chirac s’en servait déjà en avril 1974 pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d’Estaing, constatant que Jacques Chaban-Delmas ne tenait pas la route dans sondages face à François Mitterrand. Pour la première fois depuis le début de la République, démentant d’éminents politologues (comme Alain Duhamel), la candidature de Ségolène Royal fut montée en mayonnaise par un effet médiatique persistant et des sondages qui tournaient en boucle.
 
Les médias étant ce qu’ils sont, ils voient donc aujourd’hui en Dominique Strauss-Kahn le seul adversaire sérieux de Nicolas Sarkozy. En fait, il aurait dû déjà l’être au printemps 2007 s’il l’avait… vraiment voulu.
 
 
Le trop plein
 
Retournons quelques mois en arrière. En 2007, François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, fait tout pour retarder le congrès de sa succession. Il fallut attendre un an et demi et une querelle byzantine incroyable à Reims pour qu’il quittât la direction.
 
En 2007, Ségolène Royal croyait encore en ses chances pour 2012, se disant la seule socialiste de l’histoire à avoir recueilli le 6 mai 2007 autant de suffrages : 16 790 440 voix (sauf qu’avec la croissance démographique, c’était encore insuffisant pour battre Nicolas Sarkozy).
 
En 2008, l’année du congrès si prometteur, c’était celle de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris avait pour ambition de diriger son parti pour le mener ensuite à l’élection présidentielle. Son échec au congrès de Reims a mis rapidement un terme à cette ambition.
 
Dans la balance, il ne reste donc plus que Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. On pourrait évidemment imaginer une candidature de Martine Aubry qui, depuis quelques semaines, gagne des points dans les sondages (10% de plus que Ségolène Royal quand même), mais si elle sait rassembler sur sa gauche, elle aurait beaucoup de difficulté à communiquer sur son refus d’alliance avec le MoDem tout en ayant des adjoints MoDem à sa mairie de Lille. Et puis, un joker, François Hollande, qui croit malgré sa très faible notoriété qu’il serait l’homme providentiel du PS.
 
Laurent Fabius ? Il y a renoncé, je crois, assez clairement, admettant qu’il n’était actuellement plus en position d’être candidat, ce qui, de sa part, est une position honnête et lucide pas forcément facile à admettre. Et la nouvelle génération ? oui, mais qui ? Vincent Peillon, Manuel Valls, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Gérard Collomb… ou même Hubert Védrine si l’on tient compte des noms de domaine réservés sur Internet ? Là aussi, le trop plein fabrique le vide.
 
Dominique Strauss-Kahn va donc probablement, dans les mois qui vont venir, bénéficier d’une image très positive qui ne sera jamais altérée : ni par les régionales, ni par les aléas de la vie politique ordinaire. Il est au-dessus, ailleurs, absent tout en surplombant.
 
Il va faire l’homme providentiel incontournable. Raymond Barre à partir de 1984 qui devenait de plus en plus évident qu’il aurait été le seul à battre François Mitterrand en 1988. Jacques Delors en 1995, le seul à battre… Édouard Balladur. Ou encore ce Lionel Jospin de 2002, sûr de lui, de son bilan, de son intelligence, en avance dans les sondages sur son concurrent Jacques Chirac.
 
 
Attentisme contreproductif
 
Oui, mais. Le problème de Dominique Strauss-Kahn, c’est que c’est un dilettante. Un dilettante politique dans les faits. Peut-être par peur de tuer, par fidélité à son parti, par absence de stratégie claire. Mais dilettante.
 
Dominique Strauss-Kahn était, dès 1997, le dauphin potentiel de Lionel Jospin, avec une rivale, Martine Aubry (désormais alliée depuis un an). Le probable Premier Ministre d’un Lionel Jospin Président en 2002. Son éviction du gouvernement le 2 novembre 1999 pour cause d’affaire MNEF a un peu terni l’héritier naturel.
 
Et à ce titre, Dominique Strauss-Kahn a été un excellent porte-parole dans les soirées électorales. Refusant toute abstention et choquée même de l’attitude de Lionel Jospin, il fit appel sur les plateaux de télévision dès le soir du 21 avril 2002 à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen (rappelons que Lionel Jospin, prisonnier d’un ego vexé, s’est abstenu).
 
Mais il aurait dû aller plus loin, d’autant plus que Lionel Jospin avait annoncé clairement la couleur de son abandon. Dominique Strauss-Kahn aurait dû tout de suite relever le poing et annoncer qu’il voulait prendre la suite. Il y aurait eu parmi les éléphants beaucoup de bousculement, mais il les aurait pris de vitesse et aurait pu poursuivre avec la bataille des élections législatives de juin 2002 que François Hollande a donc dû mener. À l’époque, Ségolène Royal n’avait pas encore été "fabriquée". En revanche, les ambitions présidentielles de Nicolas Sarkozy étaient désormais très claires.
 
Cinq années pour préparer une candidature à l’Élysée, ce n’était pas de trop. Je rappelle quand même le nombre d’années qu’il a fallu à chaque Président de la République pour être élu à partir de l’expression publique de son ambition présidentielle :
- Charles De Gaulle : 12 ans (c’est un peu spécial, car collège électoral réduit).
- Georges Pompidou : 7 ans.
- Valéry Giscard d’Estaing : 12 ans.
- François Mitterrand : 16 ans.
- Jacques Chirac : 19 ans.
- Nicolas Sarkozy : 5 ans.
 
Le système politique français laisse peu de chance à des éventuels Barack Obama de venir en irruption dans le débat présidentiel.
 
En prenant date en 2002, Dominique Strauss-Kahn aurait pu construire une opposition solide sans problème de leadership. Il n’a pas osé. Il n’a peut-être pas voulu ? Il pensait que le succès était dans une guerre de lenteur. Que l’éléphant qui se déclarerait le premier allait perdre. Finalement, aucun éléphant ne partit et c’est Ségolène Royal qui gagna sans trop de suspens la primaire socialiste du 16 novembre 2006.
 
Dominique Strauss-Kahn avait pourtant rassemblé Michel Rocard, Lionel Jospin, Robert Badinter etc. mais n’était rien au regard des sondages. Et il avait osé se revendiquer ouvertement de la social-démocratie, rompant avec les dogmes de façade du socialisme français de l’époque Guy Mollet-François Mitterrand.
 
Au second tour du 6 mai 2007, nouvel échec des socialistes, là aussi Dominique Strauss-Kahn avait un beau discours sur les plateaux de télévision sur un PS à reconstruire. On avait même l’impression que cette fois-ci, débridé par l’échec de Ségolène Royal, il allait enfin donner de la voix. Finalement, non. Ni ce soir-là. Ni les mois qui suivirent. Car pendant ce temps, il se préparait à devenir le directeur général du Fonds monétaire international (nommé le 28 septembre 2007, en fonction le 1er novembre 2007 pour cinq ans).
 
 
Démocratie sociale et social-démocratie
 
Bien que d’origines "jospino-mitterrandistes", Dominique Strauss-Kahn reprend la tradition de la deuxième gauche, celle "moderne" de Michel Rocard et de Jacques Delors qui se veut réaliste et pas utopique.
 
Concrètement, son positionnement social-démocrate aurait dû être une aubaine pour la candidature centriste de François Bayrou. L’idée de ce dernier aurait été de faire éclater le PS et de récupérer la branche strauss-kahnienne.
 
Mais cette branche-là, en fait, depuis deux ans, n’existe plus vraiment. Ses amis sont partis dans des courants très différents, mais on peut penser que les sondages les aideraient à retrouver leur ancienne loyauté.
 
 
Et les électeurs dans tout ça ?
 
En quittant la scène nationale, il est peu probable que Dominique Strauss-Kahn puisse gagner une élection présidentielle. Car cette élection se gagne par la rencontre avec les électeurs. Jacques Chirac avait bien compris en 1994, à l’époque où l’on donnait Édouard Balladur élu presque dès le premier tour. Or, Dominique Strauss-Kahn, selon une remarque d’un journaliste, préférerait la fréquentation des chefs d’État et des grands patrons à la rencontre des ouvriers, des employés, des électeurs de son pays.
 
S’il est aussi haut dans les sondages, c’est surtout parce qu’il représente une position modérée, raisonnable, acceptable par beaucoup de monde, y compris des personnes qui ne sont pas dans le même "camp" que lui. Mais lorsqu’il s’agira de mettre le bulletin dans l’urne, l’expérience a montré que cette cohorte de sympathisants regagnent leur "camp" sans se préoccuper de la sympathie qu’ils peuvent avoir pour la personnalité. La forte popularité d’une Simone Veil et même d’un Raymond Barre n’a jamais pu se traduire en victoire électorale. Cette mésaventure aurait sans doute eu lieu en cas de candidature de Jacques Delors en 1995 (Lionel Jospin y avait finalement terminé en tête du premier tour alors qu’était sérieusement envisagé un duel au second tour entre Jacques Chirac et Édouard Balladur).
 
 
Une primaire retardée, le scénario catastrophe bis
 
Le principe d’une nouvelle primaire pour désigner le candidat socialiste de 2012 devient déterminant dans l’attitude de Dominique Strauss-Kahn. Il a tout intérêt à ce que la primaire se déroule le plus tard possible, c’est-à-dire comme pour la précédente, vers l’automne 2011. Son mandat au FMI aurait été largement entamé et sa démission ne serait pas synonyme d’abandon après quatre ans de mandat (comme Horst Köhler). Martine Aubry, première secrétaire du PS, a, elle aussi, tout intérêt à retarder le plus possible cette primaire afin de conserver sa fragile autorité au sein du PS. Seule Ségolène Royal aurait intérêt à organiser une primaire le plus tôt possible afin de mobiliser ses troupes de militants.
 
D’un point de vue tactique, Ségolène Royal a évidemment raison. La primaire de 2006 avait considérablement plombé les soutiens de la candidates socialistes qui ne lui étaient pas favorables initialement (tout le monde n’est pas Barack Obama qui a réussi à rassembler les électeurs d’Hillary Clinton).
 
Pour devenir un candidat crédible et reconnu par les siens, il aurait fallu organiser cette primaire dès 2008, au même moment que le congrès de Reims, or, tous les responsables socialistes étaient d’accord au contraire sur ce seul point : ne pas désigner le futur candidat. 2012 risque donc de renouveler 2007 de façon assez prévisible.
 
Ni Nicolas Sarkozy ni François Bayrou n’ont cet handicap de légitimité à se présenter. Et à être reconnus comme candidats "naturels". Ni Ségolène Royal bien sûr.
 
 
Que manque-t-il à Dominique Strauss-Kahn ?
 
Si sa crédibilité politique et sa crédibilité économique ne sont pas en cause, la question de la crédibilité électorale de Dominique Strauss-Kahn reste entière. Comment bâtir un mouvement électoral suffisamment puissant dans chaque commune, dans chaque canton si le candidat est en permanence à l’étranger ?
 
Il aurait à répondre à ce slogan relativement destructeur : "candidat de l’étranger" ou à se justifier de son opposition à Nicolas Sarkozy dont les relations restent équivoques (des rumeurs en faisaient même son Premier Ministre en 2009).
 
Il va devoir ménager la chèvre (ses fonctions actuelles) et le chou (une hypothétique élection à l’Élysée).
 
En refusant de se consacrer totalement à sa candidature à l’élection présidentielle, Dominique Strauss-Kahn, comme il en a maintenant l’habitude, risquerait d’hypothéquer ses dernières chances pourtant réelles (il aura 63 ans le 25 avril 2012).
 
 
Une perspective de candidature somme toute peu envisageable
 
Le scénario de sa candidature paraît donc bien compromis en raison du double saut d’obstacles : la primaire socialiste et l’élection elle-même. Pourrait-il ne pas démissionner du FMI en étant candidat à la primaire ? Et s’il démissionnait du FMI et qu’il perdait la primaire, il aurait "tout" perdu ? Pourrait-il être candidat sans diriger son parti, ce qui avait été le grand handicap de Ségolène Royal en 2007 ?
 
Il serait en fait tenté d’imaginer le scénario des Verts de 2002 (Alain Lipietz désigné en primaire puis y renonçant au profit de Noël Mamère). Ne pas participer à la primaire, favoriser alors la candidature-cheval de Troie de Martine Aubry et meilleur dans les sondages, la remplacer dans les derniers mois de la campagne.
 
Ce scénario de candidature "servie sur plateau d’argent" aurait l’avantage de rester au FMI et de ne prendre aucun risque ni personnel ni politique, mais c’est sans doute ne pas comprendre qu’une fois le candidat du PS choisi et investi par la base, celui-ci serait convaincu qu’il serait le meilleur (puisqu’il aurait gagné la primaire), et c’est pourquoi en 2007, Ségolène Royal n’avait aucune raison de céder le pas à un Michel Rocard tellement hors du temps que sa proposition était peut-être à comprendre dans un répertoire comique.
 
L’autre scénario, sans doute le plus dangereux pour Nicolas Sarkozy, ce serait que François Bayrou et Dominique Strauss-Kahn se mettent d’accord avant le premier tour pour présenter un projet politique commun, l’un candidat à l’Élysée, l’autre à Matignon. Mais seraient-ils capables de s’entendre ? et qui devrait quitter son parti d’origine ?
 
 
DSK delenda est
 
Dans cette perspective, même si elle a actuellement des sondages plutôt médiocres, Ségolène Royal a sans problème sa crédibilité de candidate (elle l’a été et a fait un score loin d’être ridicule en comparaison avec le Lionel Jospin de 2002), ce qui est un avantage sur ses concurrents socialistes.
 
Et le Président de la République Nicolas Sarkozy pourrait alors envisager sa possible réélection avec une assez grande sérénité.
 
À moins que…
 
 
Aussi sur le blog.
 
Sylvain Rakotoarison (22 décembre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
Sondages sur DSK à télécharger (novembre 2009).
 
Sondage sur DSK à télécharger (décembre 2009).
 
Y a-t-il encore un strauss-kahnien ?
 
Pluralité dissonante.
 
Zoom sur le PS.
 
 
 

Documents joints à cet article

Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le prochain Président de la République française ? Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le prochain Président de la République française ?

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95 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 22 décembre 2009 10:14

    Bonne analyse, j’en partage largement le contenu.

    L’histoire de Dominique Strauss-Khan est celle d’un homme qui au dernier moment, hésite à franchir le rubicon. Or, pour être président de la république en France, il faut savoir oser. Déjà en 2007, il aurait pu faire élire Bayrou et s’assurer une place de premier ministre. Il a préféré a sureté d’un poste prestigieux.
    La combat pour ce poste est sans pitié ; pour l’avoir, il faut vraiment le vouloir. Les Sarkozy, Bayrou et Royal ont cet appétit, qu’ils mettent au service d’une vision spécifique du pays et de la société. DSK ne l’a pas, pas un livre prospectif, pas un discours de rupture ; il suffit de se souvenir de sa campagne pour les primaires de 2006.

    Le parallèle avec Bayrou est intéressant : par son caractère et sa vision de la société, Bayrou ferait un excellent président et un très mauvais premier ministre ; DSK c’est exactement l’inverse.


    • denis84 22 décembre 2009 10:44

      Pour le pays,surtout dans l’état ou il sera en 2012,c’est vrai qu’un « ticket » Bayrou président-Strausskahn premier ministre serait sans doute ce qui pourrait arriver de mieux.
      L’alliance réfléchie entre un catho européiste et un juif plutot atlantiste,entre un lettré et un économiste,entre un « rural » et un « mondain »,entre un socialiste « de droite » et un démocrate-chrétien « de gauche ».
      Le reve Giscardien de « 2 français sur 3 » se réaliserait,avec un pays allant enfin de l’avant sans laisser personne au bord de la route.
      Malheureusement ,ce n’est qu’un rève............................................................
      Sauf s’ils ont tous les 2 les couilles de faire,ce qui serait vraiment novateur en politique,passer l’interet du pays avant leur « gloriole perso ».
      Puissent ils me lire !!!!!!!!!!!


    • denis84 22 décembre 2009 10:50

      ET à part une révolution,que proposez vous ?


    • non666 non666 22 décembre 2009 13:11

      Je vois que les amis de la Trilatérale nous propose deja un scenario alternatif « attenué » au retour de DSK.

      Un Ticket Bayrou/DSK , rien que ça ....

      Un provincial « bien de chez nous » mais membre de la Trilaterale (http://www.conspiracyarchive.com/NWO/Trilateral_Members.htm ) allié au representant legal du lobby sioniste doublé d’un defenseur d’institutions financieres internationnales « independantes » des peuples.
      Quel bel attelage !

      Qui fera l’Homme et qui se fera defoncer le FILLON ?....ou le fion je ne sais plus !
      Chacun prefere evidemment un attelage ou il sera le patron mais je ne suis pas sur que DSK a interet a pactiser avec les tiedes de la mondialisation.
      D’ailleurs ses commanditaires n’en ont pas fait le souhait que je sache.
      Dans tous les medias, Bouyghes, Dassault, Lagardere, Weil , Beterlsmann et tutti quanti vendent du retour de DSK....pas du duo de faisan.
      Bayrou fait toujours l’objet d’une campagne de ringardisation ce qui signifie tres clairement qu’il n’est pas convié a la fete.
      Or depuis 20 ans c’est bel et bien le choix des medias qui s’est toujours imposé.


    • Gavroche Gavroche 22 décembre 2009 18:57

      @non666 : voila un post lucide, concis, entier. Bravo


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 décembre 2009 10:23

      @ Voltaire :


       Vous me rappelez un peu ces gens qui jouent « les voisins du 17 ». Tout est bon... avec Bayrou. J’ai plutôt l’impression que Villepin va venir, au moment opportun, rallier tout le centre large et consensuel qui devrati bien être l’alternative à Sarko, puisque la gauche n’existe pas.

      On verra bien... DSK, trop de choses en lui rappellent sarkozy pour qu’il passe bien la rampe si on se ligue contre le Président... et si on ne ligue pas contre lui, un peu futile de chercher qui sera l’autre candidat.


      Pierre JC Allard

    • Pyrathome pyralene 22 décembre 2009 12:56

      Tapie volant.....et pourquoi pas Marc Dutrou pendant tu y es....pauvre Tall !


    • Shaytan666 Shaytan666 22 décembre 2009 17:38

      Nous avons donc regardé la même émission mais il a également dit qu’il se présenterait si Bayrou se présentait.  smiley


    • Reinette Reinette 22 décembre 2009 18:18


      Chirac !
      Sarkozy !
      Tapie ?!

      de mieux en mieux, l’Afrance


    • Reinette Reinette 22 décembre 2009 18:23


      m’étonnerais que Martine se laisse doubler par Dodo

      ça va être saignant au PS pour les primaires


    • ASINUS 22 décembre 2009 11:39

      ben voila on me promet Strauss-kahn déja je suis limite ko et bourre-pif me finis
      au B Tapie yep la peste ou le cholera me faut un verre moi et bien tassé.


      • MICHEL GERMAIN jacques Roux 27 décembre 2009 21:14

        Et Sophie, vous y avez pensé à Sophie... ? Excusez moi, ceci est un message personnel. Je cherchais un post bien conventionnel avec un maximum d’intervenants pour placer mon mot d’amour. De désir également ; enfin les deux vont ensemble dans ce cas. Quelque chose qui brille un peu dans l’ennui...
        Bonne soirée chers électeurs. 


      • Blé 22 décembre 2009 11:45

        D S K navigue essentiellement dans les sphères de la finance et de son réseau international. Je doute très sérieusement qu’il soit capable de faire passer les intérêts des français avant les intérêts des transnationales et des banques françaises.

        Qui ignore aujourd’hui que ce sont les banques qui gouvernent les gouvernements ?

        Si D S K est élu il finira le travail de Sarko non par mauvaise volonté mais parce qu’il ne pourra pas faire autrement. Sauf si le peuple se fâche vraiment et arrête cette spirale d’économie qui repose uniquement sur l’intérêt des rentiers et de ceux qui héritent des grandes fortunes, personne actuellement ne prendra le risque de faire autrement que ce qu’impose la mondialisation.


        • non667 22 décembre 2009 17:15

          à blé

          qui ignore aujourd’hui que ce sont les banques qui gouvernent les gouvernements ?
           «   » choisissent/gouvernent "


        • Gabriel Gabriel 22 décembre 2009 11:59

          Prenez une moitié de Chirac, mélangez la avec un tiers de Sarkozy et complétez avec les sbires du CAC 40 et vous obtenez D S K. En effet belle alternatif ! Autant se torcher le cul avec son bulletin de vote. Finalement on aurait rien compris !....


          • ELCHETORIX 22 décembre 2009 12:43

            Bonjour l’auteur ,
            votre article démontre que la campagne pour les élections présidentielles de notre pays est commencée .Pourtant , l’élection d’un président ne sert à rien , puisque le vrai pouvoir est ailleurs , les directives de la commission Européenne sont appliquées à 80% , donc l’assemblée nationale ne sert plus à rien , comme le président , sauf que son rôle actuel est de servir l’ultra-libéralisme , donc la finance et le mondialisme qui ne fonctionnent pas pour le bien du peuple .
            Comme les opposants au sommet de Copenhague le clamaient , il faut changer le système ultra - libéral , capitaliste pollueur et accentuant la misère et l’insécurité des peuples .
            DSK , n’est que le représentant de ces prédateurs capitalistes et oligarchiques qui accaparent la plupart des richesses produites .
            Une des solutions serait l’abstention massive lors des prochaines élections , que ce soit pour les régionales ou les présidentielles .
            Cordialement .
            RA .


            • perlseb 22 décembre 2009 14:16

              Ceux qui veulent un président, c’est ceux qui aiment se rabaisser, qui aiment lire la presse people.

              Effectivement, un président ça ne sert à rien, la démocratie représentative n’est qu’une oligarchie déguisée où l’on réduit le nombre de personnes à acheter (bien commode quand on ne veut pas dilapider une fortune dans la corruption).


            • no_move no_move 22 décembre 2009 22:33

              "Une des solutions serait l’abstention massive lors des prochaines élections , que ce soit pour les régionales ou les présidentielles .« 

              Pour que cela se passe il faudrait un spot publicitaire sur les 6 chaines diffusés 24H/24 disant »abstenez-vous !"

              donc....


            • ELCHETORIX 22 décembre 2009 23:20

              @ no move , il n’y a pas besoin de spots télévisés , rien que du bon sens ; est-ce que les politiques de quelque bord que ce soit ont amélioré le sort du plus grand nombre  ? non , d’ailleurs ce ne sont pas eux qui décident de ’l’économie" , ce sont les banquiers et la haute finance , les institutions politiques ne sont qu’un paravent , donc , dans un premier temps il est inutile de voter pour des gens qui ne pensent qu’à leur carrière , donc qu’ils mentent et , au lieu de faire une révolution qui serait légitime tant les conditions de vie du plus grand nombre deviennent insupportables , un acte de mépris ou de refus de nous faire représenter par ces gens-là serait déjà un avertissement pour cette démocratie de façade .
              Car , bien sûr , pour que le monde aille mieux il faut changer ce système capitaliste destructeur des sociétés et leurs environnements par un système plus humaniste et plus solidaire .
              Cordialement .
              RA .


            • MICHEL GERMAIN jacques Roux 27 décembre 2009 21:31

              Mince, je me suis fait avoir. J’étais bien trop sûr de moi et pensais entrer sur cet article pour passer un message perso à ma maitresse et me voila entrain de vous dire qu’il faut voter. Bien sur, pas pour les candidats officiels mais pour la personne qui vous plait le mieux. Pourquoi ? Tout simplement pour ne pas laisser croire que le peuple abandonne le scrutin aux seuls « politisés » tout en montrant bien qu’aucun ne lui convient.
              Ne pensez vous pas que 25 millions de votes dits « nuls » seraient plus puissants qu’autant de dits « pêcheurs à la ligne » ? Quel signe !
              Aux dernières par exemple j’ai voté Jacques Roux (car ainsi point je ne me nomme) et Louise Michel. Il me semble avoir voté A.Camus aussi à une quelconque régionale...la gueule des dépouilleurs de scrutin, un régal...Alors 25 millions de « Georgette » ,« Saint-Exupéry », « Marcel mon amour » ou « Merde à celui qui le lit » vous imaginez un brin ?!
              Mais tous craquent dans l’isoloir et finissent par glisser le nom de leur geôlier...Non ? 


            • Reinette Reinette 28 décembre 2009 01:29

              Jacques Roux


              la première fois, j’ai écris : bonnet-blanc/blanc-bonnet ( j’étais encore timide à l’époque)

              la 2e : Louise Ackermann, écrivain/poète


              nous avons le choix : Dagobert, Astérix, etc....


              aux prochaines mon choix est fait : Yolande Moreau


            • MICHEL GERMAIN jacques Roux 28 décembre 2009 08:08

              Cher, Chère reinette,

              Nous serons donc deux. la prochaine fois pour moi, ce sera Olympe de Gouges...


            • Reinette Reinette 28 décembre 2009 12:06


              Cher Jacques

              finalement, les prochaines élections vont encore être une grosse fumisterie, ni votre candidate, ni ma mienne ne sera élue


              le prochain président élu en 2012 c’est ce gros feignant !
              http://photos.linternaute.com/photo/1180668/1296609460/702/la-sieste/


            • Hadrien Hadrien 22 décembre 2009 12:44

              Tiens je l’avais oublié celui-là. Quelques sondages bien placés et le revoilà de nouveau en haut de l’affiche. La vie est bien faite.


              • Pyrathome pyralene 22 décembre 2009 12:53

                Se faire élire président de la république......mais pourquoi faire ? smiley


                • Daniel Roux Daniel Roux 22 décembre 2009 12:54

                  Personnellement, j’en ai assez des hommes providentiels et charismatiques promus aux plus hautes fonctions. Quels rapports le charisme peut-il avoir à faire avec le sens de l’intérêt général.

                  Qu’est ce d’ailleurs que le charisme à l’heure de la télévision, de la fabrique d’images, du « storytelling » ? L’habillage trompeur d’un produit fabriqué pour l’occasion.

                  Résultat, c’est la cata. Nous avons eu Reagan et Bush fils, qui ont mené le monde occidental à la faillite et à la décadence. Et chez nous, Chirac élu et réelu pendant 40 ans sans n’avoir jamais rien fait de positif. Quant à Sarkozy, l’histoire le jugera mais je crains bien qu’il soit du même acabit que Bush fils, et le pire en France depuis la fin de la guerre.

                  Dsk ? Aucune chance depuis son coming-out religieux. Et qui voterait pour un homme avec une telle réputation (cf aux affaires et aux témoignages publics) d’obsédé sexuel prêt à tout.

                  Pour rendre un peu de logique à tout cela et éviter les manipulations, il serait plus simple que le candidat unique du PS soit le secrétaire général en poste.

                  Mais, ce qui est encore plus important, il faudrait limiter les candidatures et exiger un pré-requis du genre : avoir été président de région, ou premier ministre, enfin avoir exercé des responsabilités politiques visibles et conséquentes auxquelles les citoyens pourraient se référer avant de prendre leur décision.

                  Cela diminuerait les risques que les dirigeants de multinationales et leurs actionnaires nous imposent un candidat marionnette au moyen de sondages manipulés conjugués à leur puissance médiatique, si vous voyez ce que je veux dire.


                  • Yohan Yohan 22 décembre 2009 12:59

                    Le prochain Président le sera par défaut. Pas d’homme de qualité en vue, le désert total.


                    • Harmonie 22 décembre 2009 13:47

                      Tout à fait d’accord avec vous !


                    • wesson wesson 22 décembre 2009 16:48

                      Bonjour Yohan,

                      « Le prochain Président le sera par défaut. Pas d’homme de qualité en vue, le désert total. »

                      meuuuh non, mon ami, ne vous découragez pas ! M. Sarkozy sera encore là en 2012, c’est vous dire si question homme de qualité, nous serons servi ! C’est bien votre homme à vous non ? Vous vous rappelez, heureusement qu’on l’a eu à la place de sainte Ségolène ...

                      Ou alors il faut élire Mickey. Depuis que j’ai abandonné la lecture de bakhounine au profit de celle de la souris américaine, je trouve Mickey fort intéressant et tout à fait crédible en homme providentiel de la droite !


                    • LeGus LeGus 22 décembre 2009 18:14

                      Vous confondez avec Oncle Picsou.

                      Mouarf.


                    • Yohan Yohan 22 décembre 2009 19:26

                      ah non, moi j’avais voté Bayrou, par défaut aussi.


                    • vero87 22 décembre 2009 13:56

                      je pense que DSK a été mis à l’abri par son ami sarkosy ... je dis bien son ami et je dis bien à l’abri, loin de toutes querelles politiciennes de bas étages , il est assigné à une tache bien plus « noble » !..... il est de certains personnages qui vivent aussi bien sur un bord ou sur l’autre , peu importe quand on est du meme clan .....

                       la droite sera laminée par les resultats économiques désastreux, la catastrophe sociale à tous les étages et les socialistes de toute facon incapables de presenter un (e) candidat(e) faisant l’unanimité......et bien peu crédibles....

                      et là se passera un coup tres fort : DSK reviendra en sauveur qq mois avant la présidentielle et ce candidat ( au demeurant tres fort économiste et financier) , soutenu d’un coté-ouvertement- et de l’autre-en sous-main- sera l’homme providentiel du moment pour prendre les choses en main et rassurer devant la déroute ..... surement bien engagée en 2012 !! ................rassurer car .... socialiste tout de meme ! mais completement en phase avec la finance qui mène le monde !
                      quant à bayrou ... il n’aura qu’à bien se tenir s’il veut une petite miette !


                      • Shaytan666 Shaytan666 22 décembre 2009 17:43

                        Vous avez tout compris, c’est en effet ainsi que cela va se passer.
                        DSK (avec un salaire supérieure à celui d’Obama) au FMI, mis là par Sarko et en réserve au cas où !


                      • miwari miwari 22 décembre 2009 14:07

                        DSK ce n’est pas ce mec qui a dit "il n’y a pas un jour ou je ne me lève sans me poser la question : qu’est-ce que je pourrais faire pour aider Israël" ?

                        Que quelqu’un qui se déclare français ai ce genre de réflexion ne peut être ni un bon président ni un bon premier ministre pour la France.

                        On a assez donné, place maintenant a des gens qui pensent d’abord à la France avant de penser a un autre pays, vous ne croyez pas ?


                        • baska 22 décembre 2009 14:38

                          DSK ce n’est pas ce mec qui a dit « il n’y a pas un jour ou je ne me lève sans me poser la question : qu’est-ce que je pourrais faire pour aider Israël » ?
                          Avant de poursuivre : « je considère que tout juif dans la diaspora, et donc de France, doit partout où il peut apporter son aide à israel. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques ..... En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’israel ».
                          Est-il normal qu’un homme qui dit ouvertement être au service d’une entité étrangère, israel, soit placé à la tête du pays ? Non, il serait plus logique que ce personnage concourt pour le poste de premier ministre de la terre promise.


                        • JahRaph JahRaph 22 décembre 2009 15:04

                          C’est clair. Sarkozy et DSK sont 2 sionistes. Au fond, si DSK gagne les élection, cela ne changera pas grand chose par rapport à l’ancien « président » français.


                        • persea 22 décembre 2009 21:03


                          DSK et Sarközy sont 2 sionistes : EXACTEMENT !

                          Pour cette raison je n’ai pas voté Sarko, et ne voterai pas DSK.

                          D’ailleurs ça m’étonnerait vraiment qu’il veuille de ce job, il a une place plus prestigieuse et plus peinarde.



                        • ll999 27 décembre 2009 19:00

                          Il nous faut un président avec une vision pour la france et toutes ses composantes,assez du communautarisme,de la double allégeance,des commentaires à la cuckierman,on peut aimer son père et sa mère ,ou serge kralsfeld qui bien que français effectue néanmoins son szervice militaire dans les rangs des gardes frontières de l’armée israélienne.
                          La candidature de straus khan n’apportera rie à la frabce elle sera synonyme de division d’une fracture communautaire dans la droite ligne de sarkozy avec un déséquilibre en faveur d’israel,alors que notre intéret nous commande de garder une position médiane pour ne pas insulter l’avenir et garder notre prestige dans le monde musulman,et parmis la majorité des israéeliens qui sont modérés.


                        • Diva Diva 22 décembre 2009 14:54
                          Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le prochain Président de la République française ?

                          Non !


                          • Shaytan666 Shaytan666 22 décembre 2009 17:47

                            Euh ! Madame Soleil, c’est combien pour une consultation ?
                            Et qui avez vous vu dans vote marc de café ou dans les entrailles d’un poulet ? La dame du Poitou ou le petit facteur à l’oreille cassée oups ! pardon ! au doigt cassé  smiley

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