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Accueil du site > Actualités > Politique > ESCLAVAGE : on va quand même pas le rétablir ?

ESCLAVAGE : on va quand même pas le rétablir ?

 L’esclavage existe depuis des milliers d’années, alors, pourquoi il a disparu si rapidement entre 1830 et 1900 ? Est-ce que les maîtres sont devenus subitement bons ? A mon avis l’arrivée de la machine à vapeur et des machines utilisant le pétrole ont rendu l’exploitation des esclaves non rentable. Et au État Unis, les capitalistes ont accepté la fin de l’esclavage en partie aussi parce qu’ils avaient trouvé mieux : les migrants.

Ce sont les Yankees à New York qui ont observé l’arrivée de ces vagues d’Européens, qui étaient gratuits (pas d’investissement en capital, ils paient leur voyage), et ne nécessitaient pas de maintenance (ils crèvent, ils sont remplacés). Il fallait les payer, mais les salaires pouvaient être contenus en s’assurant de l’arrivée régulière de nouveaux migrants et d’un “bon” niveau de misère générale (style Dickens). Au total, les migrants étaient moins chers que les esclaves. Ceci pour dire que si l’esclavage a été aboli pour des raisons capitalistes, et non morales, il peut tout aussi bien être rétabli un jour s’il devient soudainement plus rentable que les migrants.

Actuellement, il est bien plus intéressant d’avoir des salariés corvéables à merci. En effet, on n’a pas à les nourrir, les loger, les vêtir, etc. ! C’est beaucoup plus économique comme ça ! On peut les virer quand ça nous chante ! On n’a même pas besoin de les entraver avec des chaînes pour qu’ils restent à notre service, puisqu’ils se battent entre eux pour venir travailler chez nous comme des esclaves ! Elle n’est pas belle la vie des capitalistes ! Surtout ne changer rien ! C’est parfait comme ça. “Nous” avons des moutons biens dociles que nous avons conditionnés à obéir aveuglément à l’autorité, sans poser de question, dès leur plus jeune âge, à l’école.

Mais le problème, avec la main d’œuvre, c’est que même très docile, il peut y avoir parmi eux des fauteurs de trouble, des empêcheurs de tourner en rond, capable de monter la tête au reste du troupeau. Même si l’on a tout fait pour marginaliser les syndicats et les partis dit « d’extrême gauche », il y a un risque potentiellement présent de révolte ou tout du moins de contestation. Non, l’idéal dans l’absolu, c’est de se passer de main d’ouvre sous quelle que forme qu’elle soit : esclavage librement consenti ou forcé. Il faut donc produire plus avec moins, avec de moins en moins, en excluant une multitude toujours plus grande du « marché du travail ». Il est impératif de faire bouger les lignes, d’aller de l’avant … d’ailleurs toutes les fameuses réformes auxquelles les français seraient frileux sont faites pour ça !

Si l’énergie et la technologie permettent une meilleur productivité, cela ne remplace pas la main d’œuvre, du moins pas complètement, pour cela il faut encore attendre la prochaine révolution robotique. La globalisation, fabriquer ailleurs où la main d’œuvre est moins chère est aussi une réponse au fameux problème du coût du travail que le capital essaie de résoudre de manière toujours plus violente. La robotisation complète pourrait peut-être résoudre ce problème en rendant soit l’homme obsolète pour les “0.001%”, soit oisif si les 99.999% décident de ne pas se laisser obsolètiser.

Nombreux ici sont ceux qui diront et alors ? Qu’on en finisse. Allons vers le chaos, quand nous toucherons le fond nous finirons bien par réagir. Outre que je pense qu’il vaut toujours mieux agir que réagir, Je crois que c’est également très mal mesurer la longueur et la violence de la dégringolade, et manquer singulièrement soit d’imagination soit d’expérience quant au chaos. Même le dernier d’entre nous a encore beaucoup à perdre en France. Il nous reste encore beaucoup que nous pourrions sauver plutôt que de baisser les bras simplement parce que le système est bien fait pour nous tenir hors du jeu. Ce n’est pas une raison pour acquiescer et faire semblant de ne pas vouloir jouer.

Demain nos enfants nous demanderons où nous étions quand une succession de gouvernements ont mis en place le travail obligatoire et gratuit ou mis fin à la sécurité sociale, etc… Pour nous dédouaner, dirons-nous simplement que nous n’avons pas cautionné ? Marie-France Garaud a cent fois raison lorsqu’elle dit : “Ceux qui ont raison, ce sont ceux qui exercent le pouvoir. Tous les autres ne comptent pas !” … il ne tient qu’à nous de la faire mentir !

Par M.CAPUCIN

A propos … en faisons nous parti ?

Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère.”…- Jean Jaures, discours “Pour un socialisme douanier”, 17 février 1894


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71 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 17 octobre 2015 11:39

    La question est de savoir s’il est préférable de se livrer à de l’élevage d’esclaves comme à la nouvelle-orléans, avec tous les risques de maladies qui déciment les troupeaux, ou d’utiliser l’esclave jetable comme le faisaient les espagnols aux caraïbes : les marchés permettaient de réguler l’offre et la demande et on pouvait trouver de bonnes occasions encore en bon état.


    L’avis de Macron serait intéressant sur cette question.

    • colere48 colere48 17 octobre 2015 19:22

      @M de Sourcessure

      Bonne question
      L’auteur a tout faux, non seulement l’esclavage n’a pas disparu, mais au contraire il se porte très bien ! (si j’ose dire...)

      Il y a de nos jours près de 36 millions d’esclaves dans le monde !!

      « Hommes, femmes ou enfants, près de 36 millions de personnes sont victimes d’esclavage dans le monde, et plus de la moitié le sont dans cinq pays : l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Ouzbékistan, révèle lundi une organisation de défense des droits de l’Homme. Selon une enquête « l’esclavage moderne est présent dans l’ensemble des 167 pays » couverts par l’étude : il peut s’agir de traite d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.

      L’organisation a comptabilisé 35,8 millions de personnes réduites en esclavage, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2013, non pas à cause d’une explosion du nombre de cas, mais en raison d’une meilleure méthodologie. L’Afrique et l’Asie rassemblent une grande partie des pays où les « esclaves » sont les plus nombreux. Cinq pays concentrent à eux seuls 61% des personnes exploitées : l’Inde, où « existent toutes les formes d’esclavage moderne », arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine, (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l’Ouzbékistan (1,2) . Suivent le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Indonésie, le Bangladesh et la Thaïlande.

      Si l’on examine le pourcentage de la population réduite en esclavage, la Mauritanie connait la plus forte proportion de victimes d’esclavage moderne (4%). « L’esclavage est enraciné dans la société mauritanienne », où les « Maures noirs », descendants de Noirs asservis par les Arabes berbères arrivés en Mauritanie au XIe siècle, continuent de servir de génération en génération les « Maures blancs ». « Le statut d’esclave est héréditaire », souligne le rapport. »


    • flourens flourens 17 octobre 2015 11:54

      et puis en cas de révolte des gueux, comme il est dit dans le film gangs of new york (étonnant dans un film US) « on peut toujours engager la moitié des pauvres pour massacrer l’autre moitié »


      • Enabomber Enabomber 19 octobre 2015 04:47

        @sampiero
        Oui mais sans excès, parce qu’il faut quand même garder des plus pauvres que soi (ce que démontrent malheureusement des expériences de psychologie)


      • fred.foyn Le p’tit Charles 17 octobre 2015 12:34
        L’ESCLAVAGE est toujours d’actualité...seulement les peuples sont tellement lobotomisé qu’il sont incapable de voir le bout de leur nez.. !

        • zygzornifle zygzornifle 17 octobre 2015 13:34

          chez les Fauxcialistes , les Ripoublicains et au MEDEF on en frétille d’avance ......non seulement l’esclavage mais aussi la répression la plus violente ....


          • Spartacus Spartacus 17 octobre 2015 13:39

            Donc l’esclavage serait le « salariat ».......


            Supprimons le salariat, et donc pas de risques d’esclavage...

            Oui mais les gauchistes ne peuvent supporter cet idée...Vous comprenez ça supprimerait leur idéologie Marxiste de dictature du prolétariat.....

            Heureusement le capitalisme s’en charge. Chacun responsable de lui même. 

            L’histoire dira que le salariat qui a démarré en 1700-1800 et se terminera en 2100 fut une grande période ou les individus on laissé abandonné leur libre arbitre dans des chimères de servitudes collectivistes.

            • aimable 17 octobre 2015 20:17

              @Spartacus
              vous même êtes un esclave !
              vous êtes esclave de vos idées et du système que vous défendez , comme une vérité avec acharnement
               vous avez vos chaines mais vous ne les voyez pas !


            • Jean Keim Jean Keim 18 octobre 2015 12:12

              @Spartacus


              Il ne s’agit plus de changer dans la continuité, plus rien ne fonctionne correctement, nous sommes dans une impasse où le travail nécessite de moins en moins de mains-d’œuvre, alors opposer capitalisme, marxisme où je ne sais quoi n’a plus aucun sens, c’est le modèle de société qui doit muter.
              Quand vous dites « chacun responsable de lui même » en fait peut être sans le vouloir vous prônez l’individualisme forcené qui est la règle actuelle ; une civilisation nouvelle (car il s’agit bien de cela), solidaire est la seule solution viable à terme, comment imaginez-vous un monde où 99% voire plus des gens seront sans travail, celui-ci étant produit par des machines entièrement autonomes ?
              Où est le bon sens dans cette situation où il y a abondance de bien et presque personne pour les acheter, pourquoi n’en voyez-vous pas l’insanité, pourquoi ne voyez-vous pas que vous êtes dans une impasse intellectuelle irrationnelle, quelles sont les chances de survie de votre entreprise sans les infrastructures entretenues par des salariés, individuellement notre survie est impossible.

              Si nous observons le monde à travers le prisme d’une idéologie alors nous sommes quasiment aveugles.

            • Spartacus Spartacus 18 octobre 2015 21:56

              @Jean Keim


              L’impasse intellectuelle elle est dans cette sempiternelle réflexion « roudoudou » sur la So-Li-Da-Rité qui consiste à rêver la générosité sans agir soi-même pour se donner bonne conscience.

              La responsabilité c’est pas confier à autrui ses rêves de générosité ni de s’enfermer dans la prison de la bonne conscience sans rien faire.

              Quand à la règle actuelle c’est celle de la démission au profité d’entités collectivistes et de l’irresponsabilité.....





            • Jean Keim Jean Keim 19 octobre 2015 09:46

              @Spartacus
              Alors vous confondez égoïsme et solidarité qui est inséparable de responsabilité qui est un vocable de la même famille que responsable, je ne porte pas de jugement sur vous je ne vous connais pas et le fait que vous soyez patron n’est pas rédhibitoire. 

              Il n’y a pas de solidarité sans partage, partage de l’effort et donc participation aux tâches à accomplir et partage de ce qui est produit, c’est simple et infiniment adaptatif.
              Il est à noter que vous ne répondez pas aux question sur les absurdités économiques : les conséquences d’une organisation où on produit des choses inaccessible de plus en plus à une multitude sans travail donc sans revenu. 

            • TREKKOTAZ TREKKOTAZ 17 octobre 2015 13:42

              L’ esclavage a été aboli car cela revenait moins cher de salarier à faible coup que d’ esclavagiser, et non pour quelque raison humaniste que ce soit. Ils étaient nourris et logés ces bougres !


              • sls0 sls0 17 octobre 2015 18:00

                @TREKKOTAZ
                Ayant des bateys par loin de chez moi je peut confirmer que c’est moins cher que l’esclave. C’est un mélange de servage et et d’indenture,
                A titre d’anecdote, il y a quelques années un contremaitre a été renvoyé, non pas parce qu’il avait coupé une main d’un salarié qui s’était sauvé, mais parce que la vidéo c’était retrouvé sur youtube.

                Watt et sa machine à vapeur a fait beaucoup plus pour l’abolition de l’esclavage que tout les discours humanistes.


              • colere48 colere48 17 octobre 2015 19:25

                @TREKKOTAZ

                L’ esclavage a été aboli

                que nenni !!

                Il y a de nos jours près de 36 millions d’esclaves dans le monde !!


              • OMAR 17 octobre 2015 15:45

                Omar9

                Salut Robert

                Comment appelle-t-on ces êtres humains, généralement originaires du sous continent indien et qui travaillent dans la péninsule arabique ?
                http://www.humanite.fr/tribunes/esclavage-moderne-aux-emirats-515456


                • colere48 colere48 17 octobre 2015 19:28

                  @OMAR


                  Des esclaves

                  1er pays en % de la population : la Mauritanie

                  « L’esclavage est enraciné dans la société mauritanienne », où les « Maures noirs », descendants de Noirs asservis par les Arabes berbères arrivés en Mauritanie au XIe siècle, continuent de servir de génération en génération les « Maures blancs ». « Le statut d’esclave est héréditaire »,


                • oncle archibald 17 octobre 2015 15:51

                  Votre axiome fondamental : entrepreneur « maître » et salariés « esclaves » est un appel à la haine qui est finalement votre fonds de commerce. 


                  J’aimerais que vous alliez faire un tour dans ces petites structures, TPE, PME, artisans, commerçants, ou « l’entrepreneur » bosse à raison de 55 heures par semaine et « oublie » de se rémunérer certains mois parce qu’il a eu un incident de paiement ou un trou dans la commande .... 

                  Dans ces boites là la plupart du temps les salariés sont complètement solidaires de leur employeur et ne souhaitent qu’une chose : qu’il réussisse et qu’il fasse du benef, condition sine qua non de la pérennité de leur propre emploi et du niveau de leur rémunération.

                  Aurez vous un jour une attitude constructive ? Proposez autre chose, mais je ne sais pas si vous serez suivi. Quand une entreprise fait faillite et que ses salariés souhaitent la reprendre sous forme de SCOP il n’y a pas beaucoup de volontaires pour ne plus être « l’esclave » de personne. Pourtant la SCOP c’est certainement le système le plus moral et le plus juste : chacun participe à la décision et le bénéfice se partage entre tous les travailleurs. Pourquoi donc les « esclaves » n’en veulent-ils pas ? Voilà une question qu’elle est bonne !

                  • tf1Groupie 17 octobre 2015 15:58

                    @oncle archibald

                    C’est LA question : quand est-ce que les Robert Gil auront une attitude constructive ?

                    C’est risqué de construire ... beaucoup plus que de commenter, le cul assis devant son PC


                  • Samson Samson 17 octobre 2015 16:51

                    @oncle archibald
                    "J’aimerais que vous alliez faire un tour dans ces petites structures, TPE, PME, artisans, commerçants, ou « l’entrepreneur » bosse à raison de 55 heures par semaine et « oublie » de se rémunérer certains mois parce qu’il a eu un incident de paiement ou un trou dans la commande .... « 

                    Absolument d’accord avec vous !
                    Dans ce système mondialisé, chaque mesure €uropéenne - et donc française - visant à favoriser la production et nos entrepreneurs accentue en fait l’avantage compétitif des quelques grands groupes industriels ou financiers qui dictent leurs lois à l’échelle planétaire.

                    Robert Gil et d’autres semblent encore tout ignorer du fait que le rouleau compresseur broie sans plus d’état d’âme des artisans, agriculteurs et entrepreneurs, qui ne bénéficient pas même des derniers filets de protection sociale qui amortissent encore la chute des salariés et - sans limite de temps de travail - se retrouvent parfois bien plus précarisés et marginalisés qu’eux (ce qui n’est pas peu dire !).
                    Alors même qu’ils luttent quotidiennement et parfois désespérément pour leur propre survie, on peut comprendre - mais, sauf à se trouver dans leur situation, deux neurones n’y suffisent hélas pas ! - que ces derniers éprouvent quelque difficulté à se reconnaître dans la catégorie si facile et caricaturale des »patrons exploiteurs".

                    Salutations ! smiley


                  • Le421 Le421 17 octobre 2015 19:35

                    @oncle archibald
                    Pas de bol...
                    Mais alors vraiment pas !!
                    J’ai bossé une vingtaine d’années dans des TPE après l’armée et l’esprit d’entreprise ou la solidarité, j’ai jamais vu.
                    Plutôt heures sup à gogo pas payées, engueulades voire insultes et menaces, réflexions déplacées et non respect des règles les plus basiques du droit du travail.
                    Se faire remonter les bretelles parce que vous vous êtes permis de prendre une journée pour enterrer votre mère, ça existe !!
                    Les pompiers vous emmènent à l’hosto parce que vous vous êtes electrocuté sur des prises sans prise de terre ?? Pas grave !! On cache tout et ça continue.
                    Le patron ne trouve plus le matos que vous avez consciencieusement rangé ?? Il vous traite directo de voleur devant les clients !!
                    Ce genre d’anecdote, j’en ai de quoi écrire un livre.
                    Des fautes professionnelles ?? Jamais je n’en ai commis la moindre tout en travaillant jusqu’à 90H dans la semaine...
                    Puis je me suis cassé.
                    J’ai envoyé chier tout le monde et je file doucement vers ma retraite en tant qu’autoentrepreneur.
                    182 trimestres cotisés et reconnus.
                    Ca vous parle ??
                    L’esclavage... Ah oui !! Trop cher. Il faut encore nourrir et loger la « ressource humaine ».
                    Et les jeunes n’ont qu’à se sortir les doigts du c.. Heu non !! Du smartphone...

                    Quand au types de droite qui parlent de monde de « bisounours » en parlant de nos idées à nous, les gauchos, ils se foutraient pas de la gueule du monde ??

                    Mais, 1789, au regard de l’histoire de l’homme, c’est récent.
                    Et certains croient qu’on a oublié !!


                  • marmor 17 octobre 2015 22:53

                    @Le421
                    http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/conges-et-absences
                    travaillant jusqu’à 90H dans la semaine... ( 90 : 5 = 18 heures par jour ) !!!! et pas payées
                    Pas de bol, on sait lire et compter.
                    Arrêtez de nous prendre pour des cons....


                  • Le421 Le421 18 octobre 2015 09:13

                    @marmor
                    Désolé cher monsieur !!
                    Je travaillais en 1990 à St ETIENNE dans une société qui s’appelait ATM.
                    Le patron s’appelait Philippe S.
                    Et j’ai travaillé jusqu’à 7/7, plus de 13H par jour, nous étions correspondant technique pour une grande boite de production de spectacle parisienne commençant par Régisc... et j’accumulais les dépannages pour les stations radios de RNM (réseau Europe2) et les assistances pour les concerts spectacles en week-end.
                    Dommage pour vous, c’est la stricte vérité.
                    En tant que ancien militaire et coureur de (très) grand fond, je résistais à l’époque.
                    A l’époque, j’étais sensé récupérer, ce que l’Eurosignal à ma ceinture ne m’a jamais laissé faire. A l’époque, on avait cette petite boîte rouge avec un message qui se déroulait sur l’afficheur.
                    Ben ouais, ben ouais.
                    Et payé 39H, puisque j’étais sensé récupérer !!
                    L’important n’est pas que vous le croyiez ou non, l’important est que je sache que c’est vrai.
                    Je dormais souvent dans mon express blanc décoré en gris et jaune.
                    Les flics venaient en plus me déranger !!

                    Et je vous rappelle avoir écrit qu’entre les textes et la réalité du terrain, il y a un monde.


                  • Le421 Le421 18 octobre 2015 09:17

                    @Le421
                    Et je vous rajouterais qu’à la BA721 de Cognac, quelques années plus tôt, nous avions passé jusqu’à trois jours en piste sans dormir, seulement des petites pauses de moins de dix minutes, jusqu’à ce que nous envoyions collectivement tout le monde chier...
                    Il aurait semblé que c’était un « test ».
                    A l’aube du quatrième jour...
                    Mais nous étions militaires !!
                    Payés au mois.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 18 octobre 2015 14:05

                    @Le421

                    Il y a le type de patron que vous décrivez, mais il y a aussi le patron qui correspond à celui décrit par oncle archibald.

                    La différence entre l’un et l’autre ? Celle que vous décrivez, le premier oubliera de payer son salarié, le second oubliera de se payer lui même. Le premier raisonnement comme un capitaliste, considérant que le salarié est une machine, le second, considérant que le salarié est celui qui fait fonctionner la machine et est un collaborateur plutôt qu’un serviteur, voir esclave.

                    En fait, un artisan, un agriculteur ou même un patron qui doit travailler c’est à dire, exploiter sa propre force de travail, est un salarié de son outil de travail et non le possesseur ou capitaliste. Le principe capitaliste étant d’exploiter la force du travail d’autrui et non d’exploiter sa propre force de travail.

                    La position de ces personnes est donc particulière, un pied dans le salariat, un pied dans le patronat. Ils relèvent de la condition ouvrière, mais tendent vers la condition capitaliste, qu’ils atteindrons dès lors où ils pourront effectivement s’affranchir de la nécessité de travailler, pour vivre du seul profit, au delà duquel l’activité est totalement choisi et non plus subie et peut être abandonnée sans perte de revenu.

                    En fait, plus de 90% des actifs sont des salariés et ce, du PDG jusqu’au balayeur, la seule différence étant que le premier sera rétribué de telle manière qu’il tendra vers la condition capitaliste, tandis que le second restera dans sa condition ouvrière, mais l’un et l’autre sont des salariés, prouvant que la fonction de patron au sens capitaliste est inutile et consiste seulement à justifier l’impôt pris sur le salarié pour être donnée au véritable patron, l’actionnaire.

                    Le PDG sert de fusible dans l’entreprise, de la même manière que le politicien pour le contrôle de l’appareil d’état, mais l’un comme l’autre sont au service des possesseurs du capital où leur récompense consiste à leur donner accès au statut de capitaliste.


                  • aimable 18 octobre 2015 15:06

                    @Hervé Hum
                    il est vrai que certains patrons ( artisans p.m.e ) ne considèrent pas leurs compagnons de travail , comme étant un consommable comme un autre mais bien au contraire , comme étant la richesse de l’entreprise !


                  • oncle archibald 18 octobre 2015 15:56

                    @Hervé Hum : et il y a même des petits patrons qui sont tellement conscients de la valeur de leurs salariés exécutants qu’ils les gardent à balayer l’atelier et ranger les stocks pendant un mois ou deux en attendant que la commande revienne .... 


                    Il y a aussi des petits patrons qui quand ils doivent plier boutique faute de commande suffisante passent la moitié de la valeur d’une maison dont ils viennent d’hériter pour payer les indemnités de licenciement de leurs trois ou quatre salariés présents dans l’entreprise depuis plus de vingt ans. 

                    Mais bien sûr pour le 421 ces patrons là n’existent pas en vertu de l’axiome fondamental de sa religion : patron égale salaud exploiteur, salarié égale esclave dans la misère. Le 421 ne voit que les ceux qui organisent leur insolvabilité avant de faire faillite. Le 421 est pour un monde binaire avec les gentils d’un coté et les méchants de l’autre, il tête à ce catéchisme depuis qu’il est né probablement. Il a oublié de regarder autour de lui avec objectivité.

                  • bakerstreet bakerstreet 17 octobre 2015 16:03

                    Un brin archaïque, cet article. 

                    On se complaît dans les grands mots, découpant au marteau piqueur des tranchées plus ou moins fantaisistes, un livre de Marx dans une main et un feutre fluo dans l’autre..
                    Un bon gros titre bien racoleur pour attirer le chaland. 
                    Esclave, rien que ça...C’est vrai le terme peut être donné à certains.
                    Laissons les leur, afin de leur permettre de se battre au moins avec de mot, au lieu de faire une tentative d’OPA douteuse sur lui.

                    • Samson Samson 17 octobre 2015 16:13

                      « ESCLAVAGE : on va quand même pas le rétablir ? »
                      Non, et pour une raison fort simple : l’esclavage est une forme d’organisation du travail adaptée à la terre et à la logique des sociétés agricoles, pas du tout à l’industrialisation qui nécessite la disponibilité d’une main d’oeuvre mobile (et maintenant délocalisable).

                      « Si l’énergie et la technologie permettent une meilleur productivité, cela ne remplace pas la main d’œuvre, du moins pas complètement, pour cela il faut encore attendre la prochaine révolution robotique. »
                      Rassurez-vous, le développement robotique est déjà bien avancé : son évolution étant exponentielle, il ne faudra plus attendre bnien longtemps avant que l’essentiel des tâches soit automatisé et informatisé. Tout dépend de la balance entre coût de la main d’oeuvre, coût de l’automatisation et de l’énergie. Tant que la main d’oeuvre reste moins chère, il restera quelques emplois à pourvoir.

                      « Demain nos enfants nous demanderons où nous étions quand une succession de gouvernements ont mis en place le travail obligatoire et gratuit ou mis fin à la sécurité sociale, etc… »
                      Bel optimisme ! La réduction massive du pouvoir d’achat implique la fin du compromis consumériste. Quant au « prolétariat » traditionnel, l’automatisation des tâches achève de le dissoudre dans une foule anonyme, « quart-mondisée » et sans tradition ouvrière d’emplois et qualifications précaires, condamnée aux galères de la survie au gré des débrouilles individuelles.
                      En fait, nos enfants auront bien d’autres soucis - en premier la survie - et ne demanderont rien de tout çà, encore moins à leurs parents ringardisés !
                      Une éducation réadaptée et la lobotomisation par mass-medias et internet les formateront - et formatent déjà - aux réponses du pouvoir avant même que les bonnes questions ne soient posées, toute dissidence sera « tracée » et d’une manière ou de l’autre neutralisée avant même de constituer un danger.
                      L’Internationale a laissé place à la Mondialisation : « Du passé faisons table » dans sa version 2.0, sans « peuple » derrière et encore moins « debout » !

                      Du fait même de l’insatiable avidité de ces « maîtres » du monde aveugles à toute autre notion que le profit immédiat au point de scier la branche sur laquelle ils se tiennent, notre seul espoir réside en fait dans l’écroulement rapide de tout ce système économique et qui s’avère chaque jour plus instable !
                      Cà a déjà démarré, le terme approche : confiance !
                      Plutôt que protéger les derniers « acquis » sociaux de la vague qui les balayera de toute façon, cela nous permettra de construire tout autre chose, mieux si possible ! smiley


                      • julius 1ER 18 octobre 2015 09:29

                        @Samson


                        ton analyse un peu cynique et désabusée ne manque pas de fond ..... mais bcp trop linéaire et images d’Epinal !!!!
                        les esclaves pas possible, parceque liés au monde agricole !!!!! sic.....
                        ton assertion péremptoire en est un exemple, l’esclavage au fond de la mine n’avait rien d’agricole mais peut-être le terme de salarié payé et sous-payé est plus juste !!!! à mon avis tu n’as jamais dû entendre parler de « l’aliénation »mais là c’est une autre histoire .... 

                      • Samson Samson 19 octobre 2015 01:58

                        @julius 1ER
                        Linéaire, d’accord, mais je n’’allais pas écrire un bouquin !
                        Péremptoire, encore d’’accord ! Je voulais signifier qu’il y a des degrés dans l’exploitation et dans la tolérance à l’esclavage : même si le principe reste le même, il y a loin de l’aliénation consumériste à l’esclavage dans les plantations de l’Oncle Tom, ou les mines de sel.
                        Et on peut bien continuer à revendiquer les droits associés à la chaîne dorée du consumérisme pour disposer de notre force de travail et nos compétences, mais ces dernières sont en cours d’informatisation et d’automatisation. Je conçois que s’accrocher aux certitudes passées puisse rassurer, mais le consumérisme est révolu - de toute manière, la planète ne peut plus suivre -, et il laisse place à une aliénation cybernétique et connectée, d"ampleur exponentielle car englobant tous les degrés de l’existence individuelle. Sans même nous questionner sur notre propre emploi du temps, il suffit pour s’en convaincre d’observer la dextérité d’un aficionado de smartphones ou sinon d’essayer d’en lire le mode d’emploi.
                        Même si je sympathise, continuer dans ces conditions à revendiquer que les droits acquis à la subsistance et à la satisfaction de nos besoins soient encore associés à un emploi en voie de disparition rapide me paraît bien vain. D’autres défis urgents se posent !

                        Merci pour la notion d’aliénation ! Wikipédia m’a rafraîchi les idées !

                        Salutations smiley


                      • Trelawney Trelawney 17 octobre 2015 16:51

                        J’ai déjà connu des fonctionnaires qui se prenaient pour des esclaves. Faudrait que GIL ponde un article la dessus.


                        • Robert Lavigue Robert Lavigue 17 octobre 2015 16:51

                          Tiens, le gaucholâtre inculte qui fait semblant d’ignorer que l’esclavage existe toujours en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie...
                          Probablement qu’il ne faut pas stigmatiser !


                          • Henry Canant Henry Canant 17 octobre 2015 16:56

                            Gil est esclave de son idéologie de gauche.


                            • marmor 17 octobre 2015 17:43

                              Pour le moment, je rappelle à Mr Capucin, auteur de ce texte phagocyté par Gil, qu’il existe un code du travail de 3500 pages, des conseils des prud’hommes, une loi déterminant le salaire minimum, un temps de travail règlementé.
                              Pour travailler, les entrepreneurs sont obligés de payer, des taxes, des charges, des impôts, des salariés, et tout ça, pour le bien public, dont profitent allègrement des millions de fonctionnaires.


                              • Le421 Le421 17 octobre 2015 19:44

                                @marmor
                                Et si seulement le quart de la moitié des droits du travail étaient respectés à ce jour, certains pourraient la ramener. Mais non. Le code du travail est souvent un bottin tout au plus et les pleureuses du Medef en rajoutent...
                                Le chômage est un bonheur pour Gattaz et ses potes.
                                Quand aux règles fiscales et les charges, l’optimisation bat son plein.
                                En toute impunité.


                              • Le421 Le421 18 octobre 2015 09:25

                                @sampiero
                                Réserver la santé, l’éducation, les services et la sécurité à ceux seuls qui en ont les moyens.
                                Aussi, créer des quartiers réservés aux misérables d’où ils ne sortiraient que pour travailler ou pour participer à des jeux...
                                Hunger Games quoi !!
                                Le nombre de films là-dessus montre combien une partie de la société pense à ce système.
                                Le malheur, c’est qu’ils se bouffent aussi la gueule entre eux, à savoir qui sera le plus puissant.
                                Ils intriguent comme des misérables qu’ils sont.
                                Merci bien, je suis un peu sorti de ce système.


                              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 17 octobre 2015 18:33

                                @ Gil


                                Billet intéressant.
                                Voyez aussi ceci : la bourse européenne aux esclaves.
                                Bien à vous,
                                RB


                                • Sozenz 17 octobre 2015 18:40

                                  L’esclavage est déjà Là . regardez la situation de certains jeunes passant de stages en stages.
                                  http://www.cidj.com/stage/stage-deux-mois-responsable-marketing-paris
                                  je vous invite à faire les petites annonces des offres de stage.
                                  cherchez aussi les stages obligatoires de validation d’études ....
                                  http://www.cyber-emploi-centre.com/site/3_formation/formations_stages.htm voir tout en haut ( entreprises qui recherchent régulièrement des stagiaires )
                                  Vous allez voir comment ils peuvent avoir de la main d œuvre pas chère . Pauvres jeunes ....


                                  • Le421 Le421 18 octobre 2015 09:32

                                    @Sozenz
                                    Oh !! Pas possible !!
                                    I am shocking !!

                                    Il y a belle lurette que tous les systèmes possibles et imaginables ont été pensés par les grands « optimiseurs ». Ils viennent en plus pleurer leur mère en cachant leurs dents de requins.

                                    Mal fabriqué par des travailleurs au rabais et des sociétés d’escroc, l’EPR de Flamanville est un parfait exemple.
                                    De grosses sociétés se gavent d’argent public et in fine, si ce « machin » démarre un jour, je ne voudrais pas être à côté !!

                                    A un moment ou à un autre, je dis que ça nous pètera à la gueule ce système.


                                  • sls0 sls0 17 octobre 2015 19:03

                                    @ l’auteur.
                                    Je réside dans un pays où le pauvre n’est pas une denrée rare.
                                    Chez moi c’est table ouverte et je suis entouré de pauvres, venir manger c’est sans problème mais manger à la table du « riche » (moi) après 3 ans c’est toujours l’énorme gène, à partir de 11 ans c’est palpable, il y a une différence de caste, oui comme en Inde.
                                    Tant que j’avais des connaissances théoriques en France, sur la pauvreté je partageais la même vision que les autres.
                                    Maintenant que je les côtoie tout les jours car c’est des voisins j’ai une autre vision, il y a des castes.
                                    En payant des études, j’ai construit involontairement des murs de castes dans des familles, il faut voir la fierté des parents avec leur fille qui sera médecin dans un an, c’est de l’impossible qui est devenu possible.
                                    Et la fille qui me dit qu’elle est un peu gênée par le fait que ses parents la regardent un peu comme ils me regardent, l’autre monde, une autre caste. 

                                    En côtoyant les pauvres j’ai une autre lecture de Dickens ou Hugo, le fatalisme du pauvre m’étonne moins.

                                    Le pauvre se révolte s’il a faim c’est tout, son temps de travail ou le non accès au savoir lui empêche tout autre vision.
                                    Une révolte est possible avec les pauvres, pas une révolution qui souvent porte des idées.
                                    S’il y a des pauvres dans une révolution c’est de la sous-traitance. A part la révolution industrielle qui a amélioré les conditions de vie (courbe de croissance de la population) Les autres révolutions c’était pour certains se placer dans le 1% les plus riches.
                                    Sur la courbe on voit l’influence de la révolution industrielle et l’explosion avec la production de pétrole.

                                    Moi qui n’apprécie pas du tout le système financier actuel dois reconnaitre que la révolution industrielle n’a été permise que grâce au financier qui par ses prêts a permis les grands projets.
                                    Il n’y a que l’appât du gain qui fait bouger les choses et le savoir hormis depuis la seconde guerre mondiale a toujours été chez les 1% les plus riches.

                                    Oui il y a eu des Rousseau, Diderot, Robespierre,...... L’anti conformisme c’est 5% des gens, même chez les 1% les plus riches c’est 5%.

                                    On pourrait se demander pourquoi alors que la connaissance est mieux partagé, l’esprit révolutionnaire n’est pas plus présent, le marketing est passé par là, on a fait passé le superflu pour de l’important.

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Robert GIL

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