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Accueil du site > Actualités > Politique > Interview d’Aurélien Véron, président d’Alternative (...)

Interview d’Aurélien Véron, président d’Alternative libérale

Je vous avais promis de continuer à publier des interviews inédites spécialement pour vous, chers lecteurs ! Je tiens parole : voici une interview d’Aurélien Véron, président du parti Alternative libérale. Il a gentiment accepté de répondre par écrit à une première série de questions... Il dépend de vos réactions en commentaires que cette série se prolonge, en l’enrichissant de vos questions, de vos remarques. Bonne lecture !

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours (personnel, professionnel, politique) ?

38 ans, père d’une fille en 2e année de prépa, cadre bancaire depuis 1991. Peu attiré par la politique, je me suis intéressé au libéralisme vers 2003, lors des grèves contre la loi Fillon. Les propos d’Alain Madelin que j’avais pu lire dans la presse m’avaient toujours paru très sensés, sans que je cherche à en savoir plus jusque-là. L’organisation de la manifestation du 15 juin 2003 « contre les blocages, pour les réformes » m’a plongé directement dans le bain de l’activisme libéral. L’association Liberté chérie, que j’ai présidée pendant un an en 2006, permettait enfin d’agir pour marquer les médias et développer un discours nouveau auprès du grand public. Je me suis aussi impliqué dans les Cercles libéraux d’Alain Madelin, qui m’ont beaucoup appris. Grâce à l’émergence d’une blogosphère active et de forums importants comme liberaux.org, de solides réseaux militants se sont enfin rapidement développés.

Comme un certain nombre de libéraux, je me suis rendu compte qu’à côté des associations de terrain comme Liberté chérie, des Think Tanks comme l’Ifrap ou des groupes de pression comme Contribuables associés, il manquait un parti pour occuper l’arène politique. En 2006, nous avons donné naissance à Alternative libérale sans élus ni ressources autres que les nôtres.

Aujourd’hui, Alternative libérale devient la référence libérale de la sphère politique. Si nous sommes encore une petite formation, peu connue du grand public, notre impact commence à être réel. Plusieurs personnalités politiques cherchent à travailler avec nous pour bénéficier de la richesse de nos réflexions, de nos propositions et de notre capacité militante.

Pascal Salin définit dans son livre Libéralisme, un libéralisme humaniste et un libéralisme pragmatique (ou utilitariste, qui met une dose de libéralisme quand ça l’arrange, et maintient la contrainte étatique quand ça l’arrange), pour montrer que seul le libéralisme humaniste est cohérent, dans un souci de ne plus utiliser la contrainte comme moyen d’échange. Quelle est ta position sur ce point ?

L’opposition entre libéralisme éthique et utilitariste n’est pas si simple. Une bonne pédagogie associe souvent les deux approches en fonction du sujet ou de l’interlocuteur. Personnellement, je ne crois pas que la pensée libérale offre des réponses à tout, et surtout des réponses uniques à des questions spécifiques. Dans un environnement profondément étatique et encore hostile à notre pensée, la réflexion des libéraux doit porter sur les points névralgiques de notre « modèle social » qu’il est réaliste d’attaquer, et sur les attentes insatisfaites des Français auxquels notre discours apporte une réponse. Inutile, selon moi, d’aborder des thèmes trop déstabilisants ou trop abstraits tels que la fin du monopole des banques centrales. Il y a suffisamment à faire avec, par exemple, nos propositions sur l’école, le statut de la fonction publique dans la réforme de l’Etat ou sur les corporatismes.

Cela ne m’interdit pas d’approfondir ma réflexion personnelle avec la lecture de Mises ou de Hayek. Mais l’action politique consiste à dialoguer avec un public qui se fiche de la pensée libérale et qui ne s’est jamais posé de questions aussi fondamentales et abstraites. Le convaincre exige davantage de talent pédagogique que philosophique. Deux grands auteurs classiques ont choisi cette approche de vulgarisation destinée au grand public : Frédéric Bastiat avec Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas et, plus récent, Henry Hazlitt avec L’Economie politique en une leçon.

N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir être élu quand on est libéral ? Puisque le libéralisme dénonce dans une large mesure la contrainte étatique, et l’intrusion des pouvoirs publics dans les affaires privées...

Compte tenu du degré d’étatisme en France, les libéraux ont encore une marge considérable avant d’entrer dans des considérations plus pointues au sujet du périmètre “naturel” des pouvoirs publics. Plus concrètement, mon engagement politique a d’abord pour ambition de réduire le poids de l’Etat, et nous avons de la marge dans cette voie. Pour vous montrer à quel point nous aimons scier la branche sur laquelle nous sommes assis, nos candidats aux cantonales proposent la suppression des Conseils généraux pour en attribuer les compétences aux communes ou aux régions. Etre élu pour supprimer son mandat, c’est osé. Le message passe de mieux en mieux dans l’opinion publique, et je suis heureux de voir que le rapport Attali l’a repris.

Bref, comptez sur nous pour assumer pleinement notre programme de réduction de l’Etat.

Le contexte français, avec un Etat très fort et très présent, semble très défavorable aux libéraux : si on cumule le nombre de fonctionnaires, au nombre de ceux qui récupèrent de l’argent de la redistribution étatique, cela fait tout de même beaucoup de potentiels opposants à des réformes vraiment libérales. Comment comptez-vous convaincre les Français de voter pour vous ?

Je ne crois pas que ce soit le poids de l’Etat qui rende les Français plus hostiles au libéralisme que nos voisins. De nombreux pays sont beaucoup plus libéraux avec des Etats forts. Je vois surtout notre inculture économique à l’origine de cette appréhension. Enseignants, journalistes et artistes ne comprennent pas les rouages de l’échange. Ils s’enferment dans leurs propres contradictions qu’ils ne cessent d’enseigner et de diffuser aux Français depuis des générations.

L’échiquier politique est très en retard sur l’opinion, c’est pourquoi Alternative libérale a un réel potentiel. La droite reste profondément conservatrice et méfiante à l’égard du capitalisme et de la mondialisation. La gauche française reste anticapitaliste pour des raisons historiques. Vivant une crise profonde, elle est en train de se transformer dans la douleur. Elle se rend compte qu’elle va devoir choisir entre une ligne anticapitaliste idolâtrant Bové, le Che et Chavez, et une gauche sociale-démocrate beaucoup plus proche du libéralisme. L’émergence d’une gauche qui accepte l’économie de marché, la concurrence et le risque devrait avoir un profond impact culturel sur les Français. Mais ce n’est pas pour tout de suite, et les quelques hommes politiques ouverts aux idées libérales se trouvent encore au centre droit.

Deux tendances me donnent de l’espoir : la forte croissance du nombre d’expatriés offre aux familles des témoignages directs bien plus efficaces que tous les discours du monde. Ensuite, internet a ouvert les volets en grand, permettant à tous d’aller regarder ailleurs. Dans un monde profondément attaché à la liberté, l’anachronisme de notre modèle commence à apparaître clairement aux Français, ainsi que les risques qu’il leur fait courir à terme. Et ils apprennent vite. Je suis très optimiste pour les années à venir.

Je suis d’accord avec les fondements philosophiques du libéralisme. Une seule question me turlupine : le libéralisme défend un droit strict à la propriété privée (propriété de soi, propriété du fruit de son travail, etc.). Un enfant battu et détruit par sa famille doit-il être considéré comme nécessitant une protection particulière, à ce titre ? Qui organisera son “sauvetage” ?

Un enfant a des droits fondamentaux indiscutables, l’autorité parentale n’est pas illimitée. La justice doit pouvoir être saisie pour déterminer s’il y a atteinte à ces droits ou non, notamment si cette atteinte est le fait des parents. Par qui, comment ? C’est un sujet extrêmement délicat pour lequel je n’ai pas de réponse simple et tranchée. Il est surtout important que des institutions dédiées puissent assurer la relève de l’éducation des enfants lorsque les parents ont commis des actes graves à leur égard. Je crois nettement à l’avantage d’institutions privées ou semi-privées sur un organisme public comme la DDASS. Elles assurent leur mission sous le regard vigilant de leurs membres contributeurs alors qu’au sein d’un organisme public, personne ne connaît la notion de responsabilité.

Quelles sont, pour toi, les champs d’action légitimes de l’Etat ?

Dans un monde idéal, cette question ne se pose pas puisqu’il est sans Etat. Mais cette utopie relève du conte de fées. D’un point de vue plus pragmatique, je pense que l’Etat doit continuer à superviser le pouvoir de la justice et la sécurité tant intérieure qu’extérieure, ce qui n’est nullement contradictoire avec l’émergence de tribunaux privés, par exemple de proximité, ou le développement des sociétés de sécurité. A mon sens, l’Europe est l’échelon nécessaire pour assurer notre défense extérieure et prendre en main notre politique étrangère.

A titre personnel, je suis attaché à l’accès général à l’enseignement et à l’universalité d’une couverture santé couvrant les soins essentiels. Sans réaliser lui-même ces services, l’Etat doit pouvoir les garantir à tous. Je crois au rôle redistributif de l’Etat, même simplifié et allégé, tant que la société civile n’est pas en état de prendre le relais, par exemple sous la forme de l’impôt négatif de Milton Friedman.

Merci beaucoup à Aurélien Véron pour ses réponses directes et lucides ! N’hésitez pas à rebondir sur ces sujets en commentaire : je me servirai de vos remarques / questions pour construire la deuxième série de questions !


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44 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 20 février 2008 13:22

    On connaît déjà la prose délicieuse ultralibérale libertarienne de A Veron. Il est venu ici même plusieurs fois...Aujourd’hui, il délègue ???


    • LOmiG LOmiG 20 février 2008 15:57

      Etonnant ces réactions épidermiques...on dirait que les gens ne lisent pas les articles. Libéralisme = Je critique... !

      1) Sarkozy n’est clairement pas libéral. Le commentaire de jkw est donc non fondé.

      2) ce n’est pas de la délégation, c’est moi qui suis allé vers Véron pour l’interviewer. Avant de porter un jugement, attendez de connaitre. Mais il faut pour cela remiser son idéologie au placard, ce qui visiblement vous donne du fil à retordre. Je ne parle pas pour tout le monde, bien sûr ! ;)

      à bientôt, et suivez le conseil de mescalina...


    • ZEN ZEN 20 février 2008 19:09

      On connaît par coeur la vulgate de N.V.


    • Ben Ouar y Villón Brisefer 20 février 2008 14:11

       PUB !!!!!!!!!!


      • Mescalina Mescalina 20 février 2008 14:50

        Allez les GAUCHISTES, car ZEN est plus intelligent que cela d’habitude, voila un article qui certes n’est pas l’article du siècle, mais une vision du libéralisme, ça vous dérange tant que ça la diversité sur ce site ??? Parlez des idées bordel.


        • jkw 20 février 2008 14:50

          expliquez nous comment au nom du libéralisme on peut intervenir dans la gestion d’un entreprise privée ??

          je veut dire : comment Sarkozy (libéral...puisqu’il se prétend comme tel !) peut vouloir intervenir dans la gestion d’Arcelor Mittal pour sauver Gandrange ??

          Un socialiste aurait émis cette idée, il aurait été ridiculisé...en disant que les socialos n’ont encore rien compris !

          mon avis c’est que le libéralisme est une fumisterie qui permet surtout de remettre à plat le code du travail...et autres "avantages acquis".

          quand je dis fumisterie, c’est que les personnes qui devraient être des modèles de défense du libéralisme, comme c’est inapliccable en tant que tel....en France où on songe d’abord à soigner son électorat, ne se l’apprlique pas dans d’auttre circonstances:alors expliquez moi aussi pourquoi l’Europe doit subventionner l’agriculture et pas les entreprises ?...et pour les taxis ? et pour les notaires ? et pour les pharmaciens...et pour les avoués.....la liste est longue !


          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 20 février 2008 17:19

            Vous avez raison ! L’intervensionnisme de Sarkozy est tout sauf libéral, et la défense des corporatismes aussi.

            D’ailleur, tous les leaders politiques de la gauche européenne : Anglais, Italiens, Espagnol sont navrés de constater l’anti-libéralisme primaire de l’ensemble de la classe politique française.

            L’auteur a raison, il s’agit d’un manque total de culture économique. Y a du boulot !


          • Marc Bruxman 20 février 2008 20:02

            Et bien justement Sarkozy n’est pas plus libéral que le gouvernement Mitterand était Communiste !

            Au fond de lui peut être que Sarko est libéral (mais j’en doute). Par contre son conseiller Guaino est un étatiste fini. Et il applique des idées d’étatiste. De plus sur ses approches des problèmes sociaux (mariage gay, toxicomanie, immigration, ...) Sarkozy n’a jamais été libéral.

            Bref Sarko est une imposture qui fait beaucoup de mal au mouvement libéral justement parce que certains s’imaginent que le libéralisme c’est ca.

            Le vrai libéralisme impliquerait une réelle volonté d’éloigner l’état de la vie des gens. On a pas eu la chance de le tenter en France et en fait peu de pays l’ont essayé. Car les Neocons ne sont pas libéraux. Reste les Etats Unis dans l’esprit (quelle belle constitution !) ou la France peu après la Révolution (mais ca n’a durée que très peu de temps avant que Robespierre et sa terreur ne vienne tout gacher).

             


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 20 février 2008 15:11

            mon avis c’est que le libéralisme est une fumisterie qui permet surtout de remettre à plat le code du travail.

            je ne comprends pas ??? On cherche a ce que tout le monde aut du travail ou bien a que ceux qui ont du travail aient leurs conditions stables ?

             

            et je ne comprends pas aussi pourquoi les salaries les mieux protégés (les fonctionnaires) sont aussi ceux qui sont le plus mecontent ?

            Et je ne comprends pas pourquoi ls Scandinavie n’a pas de Code du Travail mais pas non plus d’armees de proletaires ?

            Et je ne comprends pas aussi pourquoi la France ne porte pas plainte contre elle meme aupres de l’Union Europeenne, pour dumping social, elle qui affiche des salaires ouvriers de 20 a 25% a ceux d’Allemagne et surtout du Luxembourg (ou le SMIC est a 1500 euros) ?

            Questions pour jvk ...

             


            • Marc Bruxman 20 février 2008 20:15

              "mon avis c’est que le libéralisme est une fumisterie qui permet surtout de remettre à plat le code du travail."

              Non le code du travail c’est un grain de sable du libéralisme. Le libéralisme c’est de nombreuses autres choses comme :

              • La libéralisation des drogues.
              • Le droit de créer des unions (libres ou pas) avec qui tu veux que tu soit hétéro ou gay.
              • Le fait que l’état n’ait pas à foutre son nez dans tout ce qui concerne la vie privée des gens.
              • L’abandon de toute forme de censure. Donc le CSA passe à la benne (par exemple).
              • La liberté d’être défendu par le syndicat de ton choix et pas seulement un syndicat approuvé par le gouvernement. (Renseigne toi sur les lois en la matiére). *
              • Pas de profession protégées (taxi, ...). Celui qui veut exercer une profession s’installe et soit il bosse bien et il gagne soit il bosse mal et il coule.
              • Et effectivement un droit du travail négocié entreprises par entreprises sous forme d’un contrat entre l’employeur et les salariés. Ce contrat pouvant être individualisé si il y a accord entre les deux parties.

              "je ne comprends pas ? ? ? On cherche a ce que tout le monde aut du travail ou bien a que ceux qui ont du travail aient leurs conditions stables ?"

              La stabilité est l’ennemi de la liberté. Si ce que tu cherches est une vie pépére, tu ne sera jamais libre. Parce que tu sera prêt à accepter bien des choses pour être pépére et que d’autres seront prêts à te donner beaucoup pour que tu sois docile. Regardes la fonction publique que de sacrifices pour une "sécurité de l’emploi".

               

              "et je ne comprends pas aussi pourquoi les salaries les mieux protégés (les fonctionnaires) sont aussi ceux qui sont le plus mecontent ?"

              Parce que justement cette protection a un cout. Le cout de ne pas pouvoir changer de travail de peur de perdre cette protection. Le cout d’une grosse administration. Les fonctionnaires on les conspue mais ils n’ont pas un boulot forcément enviable.

              La vie pépére qu’ils ont choisi ils la paie cher. Très cher...

              "Et je ne comprends pas pourquoi ls Scandinavie n’a pas de Code du Travail mais pas non plus d’armees de proletaires ?"

              Et bien justement les pays scandinaves, parlons en. Une grande tolérance sociale, et finalement une grande liberté pour les entreprises et un système social très égalitaires. Pas de castes, pas de passes droits.

              "Et je ne comprends pas aussi pourquoi la France ne porte pas plainte contre elle meme aupres de l’Union Europeenne, pour dumping social, elle qui affiche des salaires ouvriers de 20 a 25% a ceux d’Allemagne et surtout du Luxembourg (ou le SMIC est a 1500 euros) ?"

              Parce que les roumains sont chez eux et je ne vois pas en quoi on leur imposerait de ruiner leur économie. Si les salaires ouvriers sont si bas la bas c’est qu’ils peuvent encore embaucher à ce prix et que le cout de la vie y est moins cher. Parce que pourquoi on outsourcerait en roumanie si c’était pas moins cher ? Il faut bien que les roumains aient à bouffer.

              Et aussi parce que ca nous arrange bien de faire produire des choses la bas.

              Et enfin parce que ca nous évite d’avoir à payer la reconstruction. Pour rappel ces pays ont été ruinés par les bolcheviks

               


            • A.B. 20 février 2008 21:53

              mon avis c’est que le libéralisme est une fumisterie qui permet surtout de remettre à plat le code du travail.

              Pourquoi une fumesterie ? Le libéralisme entend remettre à plat les violations de la liberté de contrat perpettrée par l’état et cela passe bien sur par une remise à plat du code du travail sovietoide francais. Il ne s’en cache pas.

              je ne comprends pas ??? On cherche a ce que tout le monde aut du travail ou bien a que ceux qui ont du travail aient leurs conditions stables ?

              Ni l’un ni l’autre, on cherche à interdire les crimes de l’état. Par exemple si un type souhaite m’embaucher pour moins que le smic et que ca m’intéresse, quand l’état intervient et dit : "non" c’est un crime, c’est une agression, point barre.


            • morice morice 20 février 2008 16:13

               PROPAGANDE


              • Marc Bruxman 20 février 2008 20:22

                "Qu’on essaie de nous vendre un nouveau dogmatisme totalitaire sous couvert de "libéralisme" est bien la preuve du degré zéro de la pensée "d’alternative libérale"."

                Mais ca n’a rien de totalitaire au contraire. Le totalitarisme c’est le pouvoir absolu dans les mains d’un état et son dictateur. Dans le cas présent il n’y aurait qu’un état minimal. Rien ne pourrait vous empécher de vous exprimer

                "Quand je pense qu’ils ont le culot de nous présenter comme "moderne" une pensée qui date du XIXe siècle, largement antérieure au marxisme...."

                C’est peut être parce que grace à internet et la prise de conscience que les états sont des facteurs limitants dans la liberté, les gens sont de plus en plus réceptifs aux vrais idées libérales. Ce débat la va surgir bientot dans l’aréne politique et personne ne pourra l’ignorer. Le déficit de la France aidera d’ailleurs surement à faire le bon choix ;)


              • gnarf 20 février 2008 20:25

                Mais dites-donc, votre socialisme date exactement de la meme epoque.


              • gnarf 20 février 2008 20:29

                Sur les centaines d’articles qu’on trouve sur agoravox, a vue de nez 80% sont fortement teintes politiquement, et toujours de gauche. On y resasse inlassablement tous les themes de la reflexion de gauche sur l’economie, les sujets de societe...etc.

                Les quelques % d’articles restants osant representer une autre pensee sont accuses d’etre de la propagande, nauseabonds, totalitaires...etc.

                Vous apparait-il que c’est tout simplement de l’intolerance ?


              • gnarf 20 février 2008 20:36

                Le plus drole c’est de voir les anti-liberaux accuser le liberalisme de tous les maux....dictature, ecrasement du peuple par le mercantile, derives infinies...

                Et de l’autre-cote, il suffit de regarder l’Irlande, pays qui doit son progres recent au liberalisme, pour voir toutes ces critiques sont a cent lieues de la realite.

                Le liberalisme est un petit epouvantail pratique que la gauche et la droite Francaise se sont fabriquees pour etre bien sures que les electeurs resteront dans les jupes de leur maman l’Etat. Meme le front national se sert de cet epouvantail, le capital apatride.

                Gauche, droite, extremes, ne gouvernent pas en proposant un projet enthousiasmant, mais par la frousse. Regardez les enfants, si vous votez pour moi, le mechant liberalisme et sa copine la mechante mondialisation resteront dehors. C’est la politique du pere fouettard.

                Et les tenants de cette politique qui infantilisent les electeurs osent dire que les idees liberales sont niaises ?


              • armand armand 20 février 2008 20:44

                Le libéralisme bien tempéré peut être un facteur de progrès, de bien-être, et même de démocratique. Je vous l’accorde. Mais le libéralisme sans règles aboutit tout naturellement à l’accaparement irrésisitibe d’un maximim de richesse par un minimum de personnes.

                Pour ma part, rien ne jutifie que la majeure partie de l’industrie de l’acier mondiale soit entre les mains d’un seul homme et de sa famille. Et qu’il ait le pouvoir de fermer des usines à volonté et de réduire au chômage des ouvriers qui n’ont rien fait pour démériter. Rien ne peut justifier non plus les salaires et avantages obscènes des grands patrons, sauf une avidité à tout crin qui les entraîne même dans le tripatouillage des dates de valeur pour engranger encore plus de stock-options (aux U.S.A près de la moitié des entreprises sont dans ce cas) ?

                Pour contrebalancer la pression des actionnaires il faudrait que les salariés eux aussi aient voix au chaître en cas de restructuration ou de rachat.

                Et votre exemple iorlandais est passablement frelaté : combien de travailleurs irlandais licenciés et remplacés par des immigrés fraichement arrivés des pays de l’Est, disposés à accepter moins. Je vous renvoie à la lecture des ’Raisins de la Colère’.


              • Black Ader 20 février 2008 23:56

                "Mais le libéralisme sans règles aboutit tout naturellement à l’accaparement irrésisitibe d’un maximim de richesse par un minimum de personnes."

                 

                Personne n’a jamais parlé d’un libéralisme sans régle ; Le modéle USA nous conviendra trés bien.

                 

                "Pour ma part, rien ne jutifie que la majeure partie de l’industrie de l’acier mondiale soit entre les mains d’un seul homme et de sa famille."

                 ?? Vous devez être mal informé. Mittal, ce n’est que 10% du marché mondial. Et c’est justifié par son talent.

                 

                " Et qu’il ait le pouvoir de fermer des usines à volonté et de réduire au chômage des ouvriers qui n’ont rien fait pour démériter."

                Ce sont SES usines, il les ferme quand il veut, tout comme personne ne peut vous obliger à prendre un taxi dont vous n’avez plus besoin. D’ailleur, notez bien que de toute façon les salariés ont été rétribué pour leur travail, et qu’on ne leur doit RIEN.

                 

                "Rien ne peut justifier non plus les salaires et avantages obscènes des grands patrons, sauf une avidité à tout crin qui les entraîne même dans le tripatouillage des dates de valeur pour engranger encore plus de stock-options (aux U.S.A près de la moitié des entreprises sont dans ce cas) ?"

                Si, le fait que les hommes sont inégaux.

                 

                "Pour contrebalancer la pression des actionnaires il faudrait que les salariés eux aussi aient voix au chaître en cas de restructuration ou de rachat."

                 

                C’est comme d’expliquer que ta femme de ménage aura le droit de décider ou tu dois habiter.. Inaceptable.

                 

                "Et votre exemple iorlandais est passablement frelaté : combien de travailleurs irlandais licenciés et remplacés par des immigrés fraichement arrivés des pays de l’Est, disposés à accepter moins."

                Les gens qui ont un gros salaire, c’est qu’ils volent leur client. Donc si grâce au immigrés les salaires baisses, c’est bon pour l’économie.

                 

                 

                 

                 


              • armand armand 21 février 2008 10:10

                Alors, Black Ader, si les hommes sont donc inégaux et que tout est rapport de force, ne vous plaignez pas si un gros balaise vous déleste de votre porte-feuille dans la rue... Mais peut-être êtes-vous de mon avis, et qu’en pareil cas vous vous diriez que vous auriez dû vous munir d’un flingue...

                Sur un point de toute façon il n’y aura aucun accord possible : pour moi (et bien d’autres) les usines sont autant à ceux qui y travaillent qu’aux actionnaires.

                Et contrairement à vous, je fixe des limites à la fringale d’enrichissement individuel des hommes.


              • Gzorg 20 février 2008 16:24

                Publi discours niais et habituel des chantres du libéralisme.

                 

                Propagande ultra libérale de gens soumis et veulent devant l’empire.

                Les nouveaux collabos en quelques sortes.

                Votre utopie d’un monde sans état est mon enfer,

                Votre justice privée vous pouvez vous la garder on sait deja ce que ca donne de l’Irak aux USA.

                Vos idées d’un monde libre aboutissent à des abou-grahib, des Katrina , des geoles du Texas remplie d’afro americains ou des gerômes Kerviel, c’est au choix et dans l’orde que vous voulez.

                Comme Sarkozi votre idéologie n’est pas la France elle n’est ni sa culture, ni son histoire ni sa morale, si vous ne vous y plaisez pas allez donc aux USA , bientôt un monde merveilleux vous y attendras ou la police , les services secrets, la justice seront entierement privés avec tout les dérapages que cela provoquera (ou provoque déjà d’ailleurs).

                Moi pour ma fille il se trouve que j’ai d’autres utopies !

                 


                • Marc Bruxman 20 février 2008 20:17

                  Mais les etats unis ne sont PAS un pays libéral. L’Etat US y est beaucoup trop puissant.

                   


                • PUCK 20 février 2008 17:01

                  Merci ,LOmiG , de cette bouffée d’air libérale !

                  C’est la 1ère fois que j’interviens sur ce site ,mais j’en connais très bien les intervenants ,souvent profs ou universitaires en général confits dans une dévotion sans mesure pour une gauche très dépassée .C’est pourquoi votre article dérange plus que de coutume .

                  J’ai suivi A.Madelin avec beaucoup d’intéret ,j’ai regretté son éviction du gouvernement en 95 ,je déplore l’interventionisme (eh oui !) de N.S. ,mais je ne partage pas l’idée de libéralisme intégral .Celui ci doit être encadré par l’Etat pour garder un peu d’humanité .


                  • Roland Verhille Roland Verhille 20 février 2008 17:16

                    Le mot "libéralisme" est bien pollué. Il est devenu le chiffon rouge des ennemis de la liberté individuelle qui usent à son égard de leurs procédés habituels : dénaturer ce qu’ils ne sont pas en état de réfuter. Il est vraiment difficile de comprendre que des êtres doués d’intelligence puissent de bonne foi à ce point implorer le règne d’une autorité faisant de la société son instrument d’embrigadement et d’asservissement des individus. Comme les grenouilles demandant un Roi.

                    Le libéralisme a eu en France de vraiment mauvais pédagogues. Les dissertations académiques d’Alain Madelin n’ont été que des repoussoirs. Et son passage au gouvernement comme Ministre des finances n’a pas été bien marquant. Des gens comme l’IFRAP et Contribuables associés que j’ai sérieusement testés ne sont que des parasites vivant de l’étatisme. Qu’un parti politique naissant puisse se faire meilleur pédagoque et défenseur plus efficace des libertés individuelles à l’encontre des empiètemnt excessifs de l’Etat comblerait un sérieux manque en France.

                    Car, qui voit-on ouvrir les yeux des Français, leur expliquer démonstration à l’appui que l’Etat prélève deux jours sur trois de leur travail pour les distribuer aux uns et aux autres à sa guise ? en fait, pour acheter avec le porte monnaie des autres les bulletins de vote nécessaires pour accéder au pouvoir d’Etat. C’est ce genre d’explication à fournir aux gens au lieu de commentaires sur les écrits académiques ou politiques du passé érigés en bible.


                    • Marc Bruxman 20 février 2008 20:24

                      C’est pas Madelin qui a été a blamer en 1995. C’est Chirac qui a été une tapette. Un vrai couard comme à son habitude.

                      A moins que cela n’ait été un gauchiste déguisé en homme de droite. Il a peut être suivi des cours chez Trotsky.


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 février 2008 10:59

                      Je ne partage pas votre vocabulaire, mais il est un fait que Chirac a distribué l’Huma. Michel Rocard, son camarade de promotion à l’ENA, témoigne que Chirac lui reprochait de n’être pas suffisament à gauche !


                    • Savinien 20 février 2008 19:25

                      Bravo d’avoir mené une interwiew, car cette démarche est trop rare sur ce site où les articles ne sont, pour la plupart, que des cogitations intimes. Voilà pour les fleurs. Pour les épines, j’aimerai que les libéraux me renseignent sur un point qui me chiffone depuis longtemps. Voici le point : pourquoi les libéraux ont-ils acquis la fâcheuse manie de centrer leur discours sur le monde de l’entreprise ? Car, à les écouter, j’ai l’impression que tout se ramène à cette étrange monomanie : faire reculer l’état pour faire avancer les entreprises, et hop tout ou presque sera résolu d’un coup de baguette magique. L’état étant le Mal, les entreprises le Bien. Trop simple à mon goût. Que devient l’individu dans tout ça ? Mystère. Pour ma part, j’estime que les entreprises sont autant que les états des machines à broyer les individus, Il suffit de regarder autour de soi pour constater l’affligeante standardisation des humains, standardisation faite au nom du dieu froid des utilités. De ce point de vue, état et entreprise même combat ! Moi, j’aimerai qu’on le balance au fond de la cuvette, ce dieu des utilités, dieu des nullités en fait...

                      Vous l’avez compris, je suis un fiéffé individualiste, je goûte mieux la prose de Cioran ou de Flaubert que celle des économistes, et je vous le demande : y-a-t-il encore, dans votre petit Paradis voué à "homo minus économicus", une place pour les monstres désués de ma sorte ?


                      • LOmiG LOmiG 20 février 2008 19:39

                        salut Savinien,

                        merci pour ton commentaire modéré et incitant à la discussion...

                        En ce qui concerne les libéraux (je viens de lire "Libéralisme" de Pascal Salin, qui est un grand livre de philosophie politique, à lire), ce que je retiens du message essentiel, c’est qu’il n’est pas du tout question de limiter la place de l’Etat pour la laisser aux sociétés. Le libéralisme est avant tout une philosophie du DROIT, qui s’oppose par principe à la contrainte, et qui vise le respect strict de la liberté individuelle. L’état doit s’effacer - progressivement - pour laisser la place aux INDIVIDUS. C’est tout. Après, si les individus sont entrepreneurs, ils pourront créer leur société et aller tenter leur chance. Mais c’est la conséquence des principes (respect de la liberté, de la propriété, et de la responsabilité), pas une fin. La finalité est de permettre à chacun de vivre et de chercher son bonheur sans entraver la liberté des autres.

                        Voilà ce que j’en sais, et honnêtement, seul la déformation systématique a réussi à faire circuler l’idée que le libéralisme serait une sorte de "jungle ultra capitaliste".... Le libéralisme est clairement un HUMANISME, qui pose en principe que la liberté individuelle est primordiale. La différence avec d’autres courants de pensées, c’est que la pensée libérale ne renie pas ses principes, et en tire les conséquences sur le mode de fonctionnement souhaitable de la société.

                        à bientôt, j’ai fait plusieurs articles sur mon blog pour rendre compte des idées découvertes dans le bouquin de Salin : j’y reviens justement sur les fondements du libéralisme, qui me semblent importants à connaitre pour ne pas se laisser manipuler.

                         


                      • Marc Bruxman 20 février 2008 20:27

                        Et bien justement le vrai libéralisme c’est la liberté du marché et de la société dans son ensemble.

                        C’est la politique sans édulcorants ni conservateurs !

                         


                      • Tristan Valmour 20 février 2008 20:51

                         

                        Bonjour Lomig

                         

                        D’abord, merci pour cet article. Ensuite, le libéralisme, comme le communisme, sont de nobles idéaux tout à fait séduisants sur le papier. Je ne doute pas de la bonne foi naïve de 99% des libéraux – car c’est d’eux dont on parle ici -, malheureusement ils sont à la merci du 1% restant.

                         

                        Ce 1% est composé de califes et de ceux qui veulent être califes à la place du calife. Alors on élabore des discours cosmétiques parlant de liberté, d’initiative individuelle, etc.

                         

                        Etre libéral ? Pourquoi pas. A condition de réformer l’humanité. Car on ne peut compter sur un sens inné du bien commun, du souci de l’autre, de comprendre ses faiblesses et l’aider à s’élever, de poser des limites à son propre pouvoir, à ses propres capacités quand on sait que cela pourrait nuire au plus grand nombre, etc. Bref, les gens bons, on ne les trouve plus que dans les charcuteries dont le nombre diminue aussi vite qu’augmente celui des réprouvés.

                         

                        L’individu étant très limité, même si l’on cultive depuis toujours le culte du héros, il ne dispose ni de la sagacité, ni de l’intelligence, ni de la bonté nécessaires pour entrevoir une société parfaite. Nous sommes déjà trop avancés dans nos dysfonctionnements à en croire les yeux qui se ferment devant les tentes qui fleurissent.

                         

                        Le libéral, le vrai, celui du 1%, croit être paré de toutes les vertus et veut imposer sous couvert de liberté un monde qu’il dominera selon ses conventions personnelles. Parce qu’il est le meilleur en jaune –ou le plus souvent parce qu’il croit l’être-, il veut que tout le monde soit jaune, ainsi peut-il confirmer sa puissance individuelle par delà celle des autres. On voit déjà ce que l’excès des comportements individuels donne dans un monde non libéral, on n’imagine pas ce que cela serait sous d’autres cieux.

                         

                        L’Histoire nous a prouvé que les Patriciens se sont appropriés les terres des paysans, que la noblesse d’épée était constituée, au bas Moyen-Age des pires brigands qui soient, que lors des Révolutions Industrielles du XIXè, c’est le monde ouvrier qui a été exploité, qu’aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale, bien des fortunes se sont construites (et ont perduré) en lien avec la Maffia (aux US) ou grâce à la collaboration avec les Nazis, que de nos jours on ne compte plus les fortunes qui se construisent à vitesse V en prenant des libertés avec les lois (escroqueries, paradis fiscaux, pressions, assassinats, etc.). Quand on va payer 2500 euros les terres d’un tchadien qui ignore que son sol regorge de pétrole, on ne peut penser que la transaction est honnête et équitable.

                         

                        Pour terminer, je serai libéral - et c’est parfaitement sincère -, quand l’humanité sera responsable, généreuse, solidaire et savante. Y’a du boulot !

                         

                        Bien à vous


                        • A.B. 20 février 2008 21:48

                          Ensuite, le libéralisme, comme le communisme, sont de nobles idéaux tout à fait séduisants sur le papier.

                          Le communisme n’a rien de noble ni de séduisant, il repose explicitement sur le vol et l’esclavage.

                          Je ne doute pas de la bonne foi naïve de 99% des libéraux – car c’est d’eux dont on parle ici -, malheureusement ils sont à la merci du 1% restant.

                          Je crois surtout que vous faites partie des 99% qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le libéralisme.

                          Ce 1% est composé de califes et de ceux qui veulent être califes à la place du calife. Alors on élabore des discours cosmétiques parlant de liberté, d’initiative individuelle, etc.

                          Le libéralisme est anti-politique, il y a des arrivistes qui essayent de faire de la politique en se prétendant libéraux, mais je crois qu’ils ne trompent personne. Aurélien est quelqu’un de sincère.

                          Etre libéral ? Pourquoi pas. A condition de réformer l’humanité.

                          Hum, le libéralisme repose sur le droit naturel , le droit correspondant à la nature humaine. Parler de réforme de l’humanité est antithétique au principe même du libéralisme qui repose justement sur l’humain tel qu’il est.

                          Car on ne peut compter sur un sens inné du bien commun, du souci de l’autre, de comprendre ses faiblesses et l’aider à s’élever, de poser des limites à son propre pouvoir, à ses propres capacités quand on sait que cela pourrait nuire au plus grand nombre, etc.

                          C’est quoi "le bien commun" ? Et surtout c’est quoi ce gloubi-boulga de phrase ? Le libéralisme ne présuppose aucunement que l’on se préoccupe du bien commun. Le libéralisme repose sur les notions jumelles de liberté et de responsabilité.

                          L’individu étant très limité, même si l’on cultive depuis toujours le culte du héros, il ne dispose ni de la sagacité, ni de l’intelligence, ni de la bonté nécessaires pour entrevoir une société parfaite. Nous sommes déjà trop avancés dans nos dysfonctionnements à en croire les yeux qui se ferment devant les tentes qui fleurissent.

                          Tu tiens un discours constructiviste et collectiviste, qui a parlé de "société parfaite" ? Le libéralisme n’exhalte en rien le héro ou une chimère communiste comme une société parfaite.

                          Bon je passe le reste du discours, c’est un mélange infame qui ne montre qu’une chose, ton ignorance complete de ce qu’est le libéralisme.


                        • Marc Bruxman 20 février 2008 22:02

                          "L’Histoire nous a prouvé que les Patriciens se sont appropriés les terres des paysans, que la noblesse d’épée était constituée, au bas Moyen-Age des pires brigands qui soient,"

                          C’est vrai que c’était super libéral la société du moyen age. Le simple fait d’avoir une caste de gens qui ont des pouvoirs particuliers (notion de noblesse) du fait qu’ils sont nés ou rendent un service est anti-libéral !

                          "que lors des Révolutions Industrielles du XIXè, c’est le monde ouvrier qui a été exploité, "

                          Mais la plupart de ces ouvriers étaient cerf durant le moyen age ! C’est à dire que leur situation était largement pire AVANT qu’après ! Pour rappel, le servage était proche de l’esclavage. Même si c’était déja moins pire. Un ouvrier pouvait changer d’employeur. Un cerf ne le pouvait pas. Le cerf ne pouvait même pas déménagé, il était lié à la terre sur laquelle il vivait.

                          Après que les conditions de travail durant la révolution industrielle étaient horribles personne ne le nie. Mais c’était pire avant et la situation s’est amélioré lentement en partie certes grace aux gréves.

                          D’ailleurs parlons en des gréves. Au XIXème siécle l’état envoyait les flics pour la moindre gréve dans une usine privée. Et ils n’avaient pas pour instructions d’être gentils. Il y a eu une collusion entre l’état et les industriels tout au long du XIXème siécle et qui a continué jusqu’à ce jour. Car l’Etat à très vite compris qu’il pouvait acheter plus facilement quelques patrons friqués qu’il ne pouvait acheter le peuple. Alors il les a acheté en leur assurant une protection qui a parfois dépassé les bornes. (Comme fait la mafia).

                          "qu’aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale, bien des fortunes se sont construites (et ont perduré) en lien avec la Maffia (aux US) ou grâce à la collaboration avec les Nazis"

                          Dans le cas des nazis justement il y a l’état dans la donne. Et ces industriels avaient ils le choix ? Dans une dictature, l’état te commande des armes et bien :

                          • Soit tu les livres et tu fermes ta geule.
                          • Soit tu l’ouvres et tu es mort.

                          C’est valable pour toute dictature qu’elle soit nazie ou coco.

                          Pour ce qui est de la mafia, et si l’on considére uniquement le sens historique du terme mafia celle-ci était en concurrence directe avec les états et offrait d’ailleurs sensiblement les mêmes services : La sécurité en échange d’une contribution financiére qu’elle vous forcait à payer. Elle offrait également des contraintes (code de l’honneur mafieux à respecter sous peine de mort). En fait les deux systèmes étaient en concurrence et le sont toujours dans le sud de l’italie. Ne comptez pas sur moi pour défendre l’un ou l’autre. Quoique la Mafia n’a jamais tenté de vous interdire de boire et fumer. L’état si !

                          "que de nos jours on ne compte plus les fortunes qui se construisent à vitesse V en prenant des libertés avec les lois (escroqueries, paradis fiscaux, pressions, assassinats, etc.)."

                          Bien c’est vrai que sous l’ancien régime il n’y avait pas besoin. Il suffisait d’aller sucer la bonne bite et le roi vous filait un décret qui autorisait votre truc illégal. Alors forcément l’entrepreneur allait pas enculer le roi après.

                          "Quand on va payer 2500 euros les terres d’un tchadien qui ignore que son sol regorge de pétrole, on ne peut penser que la transaction est honnête et équitable."

                          Ah mais je vous rappelle quand même qu’en France si il y a du pétrole dans votre jardin l’état se chargera de vous le voler légalement et sans dédomagement même si VOUS avez fait les forages. Alors les accusations contre le capitaliste qui exploite le pauvre francais vous pouvez les garder. Notre système est pire.

                          La le terrain a été acheté au prix du marché mais peut être (selon les lois du Tchad) que si le mec avait découvert le pétrole lui même, il aurait pu l’exploiter lui même ou le revendre lui même. En France on l’aurait exproprié.

                           


                        • Marc Bruxman 20 février 2008 22:28

                          Pour remettre les choses à plat, le libéralisme vise juste à créer un état minimal assurant les services minimaux (défense et établissement des lois). Cet état minimal serait restreint par la constitution en matiére :

                          • Des lois qu’il pourrait voter qui ne pourraient en aucun cas restreindre les libertés des gens sauf si ces libertés sont de nature à nuire à la liberté d’autrui. Cela implique plus de CSA, plus de restrictions à la liberté d’expression et plus de restriction à la liberté d’entreprendre entre autres. Mais cela implique aussi la liberté de fumer du shit si vous le voulez, de créer un bar fumeur si vous le voulez ou non fumeur si vous le voulez également.
                          • D’assurer que les citoyens sont égaux et qu’il n’y ait AUCUN statut spécial conféré par un diplome ou la réussite à un concours. Tout le monde pourrait se mettre à son compte comme Taxi, Pharmacien ou autre. Par contre vous pourrez afficher votre diplome si vous l’avez.
                          • D’assurer que l’état ne peut pas être en déficit par la constitution.
                          • D’assurer que les prélévements et impots sont au même pourcentage pour tous et non fonction des revenus. Mettre une limite supérieure au pourcentage en question
                          • D’assurer que tout surplu soit investi dans des projets à long terme (qui seront privatisés une fois viable) ou rendus aux citoyens. Le bénéfice de la privatisation si il crée un excédent devra être redistribué aux citoyens.
                          • De garantir qu’il ne puisse pas exister de monopoles (mêmes géographiques) afin de garantir les libertés. Dans le cas ou une entreprise se trouve en situation de monopole géographique une solution analogue au dégroupage avec établissement d’un GIE entre les utilisateurs sera à privilégier.

                          Il est vrai qu’avec un état aussi pléthorique qu’aujourd’hui, appliquer le libéralisme nécéssiterait de "liquider" l’état actuel. On ne pourrait donc pas l’appliquer du jour au lendemain :

                          • Il faudrait privatiser l’intégralité des entreprises d’état et liquider l’intégralité du patrimoine immobillier en affectant les profits au remboursement immédiat de la dette.
                          • Diminuer immédiatement les impots pour faire profiter les Francais de 50% de la baisse des intérêts de la dette. Les 50 autres % servent à rembourser la dette restante avec à chaque fois rétrocession des intérêts aux français. A la fin il n’y a plus d’intérêts et TOUT doit être redistribué aux francais.
                          • Passer un packet "libéralisme social" abrogant toutes les lois liberticides (interdictions en tout genre votées "pour notre bien"). Interdictions de fumer, de boire, ... Ce packet doit être passé en même temps que la privatisation générale car les créations d’emplois qui vont s’ensuivre "de fait" vont permettre d’atténuer les effets des suppressions d’emplois de fonctionnaires.
                          • Il faudrait supprimer le statut du fonctionnaire et transformer tous les contrats de fonctionnaires en CDI.
                          • Il faudrait supprimer toutes les agences de régulations inutiles (CSA) ainsi que tous les observatoires étatiques.
                          • Transformer la sécu en mutuelle (sans but lucratif) et lui interdire par statut tout déficit. Ouvrir ce secteur à la concurrence tant que les participants ont le statut de mutuelle. Maintenir par contre l’obligation de cotiser à un organisme de son choix pour les protections minimales (hopital, ...).
                          • Instaurer la liberté contractuelle en matiére de droit du travail.
                          • Supprimer progressivement sur 15 ans toutes les allocations sociales (RMI, Allocs) en en diminuant progressivement le montant jusqu’à ce qu’il soit nul. Instaurer une
                          • Privatiser l’assurance chomage.
                          • Mettre le budget à l’équilibre quel qu’en soit le prix. Finir de rembourser la dette.
                          • Changer la constitution pour rendre les changements permanents.

                          Avec un tel programme, on pourrait passer d’une société sclérosée à une société libérale en une vingtaine d’années. Et on pourrait faire suffisamment de progrés en 5 ans pour convaincre les français de nous donner droit à un second mandat. La plus grosse difficulté viendrait en fait des agents de l’état eux mêmes qu’il faudrait tenir.

                           


                        • Tristan Valmour 20 février 2008 23:50

                          @ A.B & Bruxman

                           

                          Je vois que vous n’avez rien compris à mon intervention. Celle-ci démontrait que si l’idéologie libérale est effectivement séduisante sur le papier, elle se heurte à la nature humaine, qui n’est pas uniquement vertueuse.

                           

                          Vous pourrez donc promouvoir autant de fois que vous le souhaitez la responsabilité individuelle, je vous opposerai aussi souvent la fragilité de l’Homme qui conduit cette responsabilité à n’être que par nature, limitée. Quand on trouve un coupable, c’est qu’on a arrêté de chercher. Je n’ai pas écrit "de le chercher", notez la différence. Personne n’est donc omniscient ni omnipotent et ne peut donc être totalement responsable. Nous réagissons bien plus souvent à un stimulus que nous n’agissons. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous raisonnez de cette façon ? Trouvez la réponse en explorant les causes et les conséquences et dites-moi ensuite quelle est la part de votre responsabilité en ce domaine. Mais je n’ai pas le temps de vous expliquer tout cela, je vous invite à lire et encore à lire pour découvrir ce qu’est l’Homme.

                           

                          L’Homme est un être ambivalent, à la fois individu et être social. L’excès de l’un – le libéralisme – comme l’excès de l’autre – le communisme – sont incompatibles avec sa dualité. C’est en partant de ce qu’est l’Homme que l’on peut fonder une théorie sur les échanges humains. Tout le reste n’est qu’un moyen d’établir la potestas des uns sur les autres. En matière d’échange, il faudrait donc revenir aux fondamentaux, comme les ont si bien entretenus quelques rares sociétés aujourd’hui disparues.

                           

                          Sans transition, je vous laisse volontiers croire en mon ignorance de la philosophie libérale puisque cela vous rassure bien sur votre Savoir, et c’est là l’essentiel, n’est-ce pas ? Pourtant, si je ne sais pas monter un Kinder Surprise au grand dam de mes enfants, je suis hautement diplômé en Histoire Economique et Sociale, et ai enseigné à haut niveau cette matière – parmi d’autres comme la philosophie et la communication il est vrai – avant de créer mes entreprises. Il m’est donc arrivé, par hasard peut-être, de fréquenter les figures historiques du libéralisme, au figuré quand elles étaient décédées, au propre parfois.

                           

                          De même, je veux bien croire en la sincérité de M. Véron, et je le plaçais de fait parmi les 99% de libéraux naïfs, pas parmi le 1% de califes.

                           

                           Je note enfin avec un certain amusement que M. Bruxman, fervent partisan de la liberté, a écrit « Changer la constitution pour rendre les changements permanents. ». Comment appelle-t-on un régime qui ne peut se réformer ?

                           

                          Libérons les libéraux de leur servitude organisée !


                        • Marc Bruxman 21 février 2008 00:36

                          "Je note enfin avec un certain amusement que M. Bruxman, fervent partisan de la liberté, a écrit « Changer la constitution pour rendre les changements permanents. ». Comment appelle-t-on un régime qui ne peut se réformer ?"

                          Une constitution cela sert à fixer les grands principes d’un état. Ceux dont la réforme correspondrait à un changement de régime.

                          Le but c’est justement que toute entorse à ces principes doive se traduire par une révision de la constitution ce qui est un acte lourd qui nécéssite une substancielle majorité aux deux chambres. 

                          Pourquoi ? Tout simplement parce que tout état même libéral aurait la tentation d’accroitre son pouvoir à un moment ou à un autre. Le but de prémunir les citoyens contre ces abus de pouvoir.

                          Le reste, tout le reste continuera d’être fixé par la loi et par les deux chambres du parlement et ce dans le respect de la constitution. Comme dans toute démocratie.

                          Mais lorsque l’on propose de changer de régime, il faut bien doter ce nouveau régime d’une constitution qui garantisse ses principes.


                        • Marc Bruxman 21 février 2008 01:06

                          "La civilisation commence avec des lois et des tribunaux destinés à protéger les plus faibles."

                          Qui a dit qu’il n’y aurait plus de loi. N’ai je pas dit que l’état minimal continuerai à s’occuper d’édicter des lois ? Simplement ces lois ne pourront pas aller contre la liberté d’autrui. Et on garantit les gens contre tout abus de pouvoir des états. C’est donc un progrés qui garde les principes de la démocratie et de l’état de droit et y ajoutes des mesures de régulations pour protéger les citoyens contre leur propre état.

                          "Ce que le beau programme de M. Bruxman nous propose c’est tout simplement le retour à la barbarie, la liberté du renard libre dans le poulailler libre, le rapport de forces comme mode de régulation de la société. Bref , le banditisme comme stade suprème du capitalisme..."

                          En quoi la sociétée étatique n’est elle pas basée sur un rapport de force ? Que peut le patron de café Narguilé face à l’état ? La réponse est : a peu près rien. N’est il pas le faible face au fort ? En quoi son existance géne t’il autrui ? Si vous ne voulez pas respirer de fumer de Narguilé, il vous suffit de ne pas rentrer dans un tel bar. Les victimes sont donc consentantes. Et pourtant si ces personnes continuent de vendre on leur enverra la police pour les fermer de force. Si ce n’est pas un rapport de force je ne vois pas ce que c’est. En quoi les jeunes issus de l’immigration qui ont ouvert ces commerces ont mérités de se faire anéantir leur réve par l’état ?

                          Et bien la société libérale vise justement à interdire ce genre de rapport de forces.

                          Alors j’aime beaucoup votre Renard libre dans le Poulailler libre. Parce qu’actuellement chacun de nous est à la merci du Renard. Ce Renard décide notre degré de liberté, il décide ce que l’on a le droit de consommer (ah ben pas du narguilé visiblement !), ce que l’on a le droit de regarder à la TV (merci le CSA), les syndicats auquels on a le droit d’adhérer (ah oui ils sont représentatifs hein ?) ! Jamais un patron n’a pu m’imposer ce genre de choses car il ne pourrait pas controler mon comportement en dehors de sa boite d’une part et d’autre part il pourrait de toute façon se foutre un doigt pour que je bosse pour lui. L’Etat lui vous impose ce qu’il veut lorsqu’il décide que c’est dans votre intéret.

                          Tant qu’il y aura de la concurrence aucun patron ne pourra être aussi despotique.

                          Pour ce qui est du banditisme je te raménerai à une citation de Lao Tseu :

                          " Plus nombreux sont les décrets et les lois, plus les malfaiteurs et les
                          bandits pullulent."

                          Et c’est vrai. C’est l’abus de loi qui crée le banditisme. C’est parce que la drogue est interdite qu’il y a des dealers. Ces mêmes dealers qui vont après voler, tuer, faire du blanchiement d’argent. C’est parce que les clopes sont surtaxées qu’il y a de la contrebande.

                          "Gardez ça pour vous SVP..."

                          Ce n’est pas prévu. En fait le but c’est plutot de répandre ces idées et d’arriver à les mettre en pratique lorsque l’opinion publique sera prête. On sait tout à fait que l’on ne ferait aujourd’hui qu’un très petit score aux élections.

                          Mais la cause progresse. Petit à petit même le parti socialiste reconnait que l’économie de marché est la seule voie. Lorsque cette transition sera achevée, c’est sur les libertés individuelles que se fera la ligne de démarcation entre les partis plutot que sur l’économie. La droite restera vraissemblablement conservatrice et la gauche s’engoufrera en partie dans le terrain des libertés individuelles afin de se démarquer. Dans un premier temps, l’opposition entre cette nouvelle gauche et cette vieille gauche va fragmenter cette opposition. Puis petit à petit, il sera possible de construire de la une nouvelle force politique. Les nouvelles technologies sont de notre coté (voir mes articles à ce sujet).

                          Le conflit de génération entre les vieux (conservateurs) et les jeunes (qui aimeraient bien vivre) fournira un bras de levier très utile et très puissant qui permettra de retourner le système politique Francais sur ses bases.

                          Je suis confiant. Je pense qu’on verra à moyen terme une société libérale non seulement en France mais dans le gros du monde occidental.

                          N’ayez pas peur !

                           


                        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 février 2008 11:17

                          Le problème ce n’est ni les poules ni le renard, c’est le poulailler !


                        • Savinien 20 février 2008 22:25

                          Grand admirateur de Winston Churchill, je me permet de lui emprunter sa célèbre définition de la Démocratie et de l’appliquer au Libéralisme : "le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres." C’est là mon petit point de vue perso (à l’ombre d’un grand bonhomme quant même, ne nous applatissons pas trop...). Bref, je suis du genre à être communiste chez les libéraux et libéral chez les communistes. Sceptique,donc. Si le libéralisme m’intéresse, c’est dans la mesure où son imperfection avouée offre de nombreuses failles à la liberté de mon être. Un jour je me suis amusé à compter le nombre de bouquins que les dictatures de droite, de gauche ou du Bon Dieu, m’auraient confisqué si elles étaient parvenues au pouvoir. Résultat du décompte ? Au moins la moitié de ma bibliothèque aurait péri, sans compter l’ennuyeuse hypothèse où ma chétive personne aurait elle-même fini sous le pilon... De quoi laisser songeur. J’en tire comme morale qu’il faut se méfier du culte des idées, peu importe leur espèce. C’est là le seul Libéralisme qui vaille d’être défendu jusqu’au bout. De plus, il a l’avantage de ne s’appuyer sur aucune sorcellerie universitaire ou autre cuistrerie qui, hélas, fascinent tant nos contemporains...

                          J’espère ne pas avoir trop peiné les enthousiastes du truc, mais s’ils pouvaient rire un peu d’eux même le monde serait sauvé, quoique je doute qu’un aussi modeste miracle fusse possible, Dieu préférant les miracles holywoodiens genre le type qui marche sur l’eau...


                          • pdth pdth 20 février 2008 22:50

                            Merci pour ce bol d’air pur , enfin un intervenant qui ne pleurniche sur l’injustice de ce monde , qui n’implore pas l’ Etat comme jadis on implorait le bon dieux ,

                            Ce qui est évoqué ce n’est même pas le Liberalisme mais plus simplement la Liberté

                             


                            • Fenzy 20 février 2008 23:23

                              La promotion d’un libéralisme par un banquier, ça fait quand même étrangement penser à la promotion du service public par un postier. Corporatisme, quand tu nous tiens  !

                               


                              • ddacoudre ddacoudre 21 février 2008 00:11

                                 

                                Bonjour lomig

                                Intéressant et sans surprise. Les libéraux capitalistiques confondent toujours l’état républicain avec la puissance monarchique ou l’état patron.

                                Comment traduisez vous donc l’exercice de la souveraineté populaire, le droit des peuples de se prononcer sur tout ce qui organise son existence y compris la loi du marché pour laquelle par leurs comportements sociaux et politiques ils fixent la valeur des échanges.

                                Je suis un libéral et la différence entre vous et moi ce situe à ce niveau : Tout individu et libre de commercer dans son seul intérêt, et il est normal qu’il soit propriétaire des fonds et du travail qu’il engage. Mais quand pour poursuivre ses fins il demande l’aide d’un tiers il ne peut se sentir dédommagé parce qu’il aura contracté un louage de la force de travail de l’autre qui en toute équité, afin de ne pas lui nuire comme le prévoie la philosophie libérale, est en droit de prétendre à une part de la richesse qu’il a contribué à produire à auteur de sa participation.

                                Ensuite le droit à la propriété n’emporte pas à celui qui le détient de disposer de l’existence d’autrui, ni d’imposer des conditions d’exercice d’une activité qui nuit à la santé des autres.et les hommes sont libre de désigner les secteurs qu’ils veulent ou non soumettre à la recherche d’un profit ce qui ne nuit nullement au commerce de ces activités ni à leur compétitivités, car chacun peut trouver son intérêt personnel à ce qu’il en soit ainsi..

                                Autre point lorsque un individu ou un groupe d’individu de par leur pouvoir ou puissance commerciale sont de nature à imposer leurs dictats au peuple et au commerce sans que ceux-ci les aient élu expressément il y a lieu de les dissoudre en des unité concurrentes ou de les nationaliser.

                                En autre lorsque l’intérêt individuel ne coïncide pas avec l’intérêt de la collectivité, ou vice versa les individu sont fondés au titre de citoyen et au nom de sa puissance républicaine de définir des orientations pour les quelles chacun de ses membres ne trouvent pas dans l’immédiateté un intérêt, et  dont l’usage et utilité collective ne se dévoilera qu’à long terme.

                                Le dernier point est que le libéralisme capitalistique ne défini jamais comment s’exerce le droit de propriété de ce qui n’ont qu’en commun au même titre qu’eux le bien public.

                                Il ne serait pas stupide de délivrer un titre de propriété inaliénable de l’état comme cela l’on ne pourraient plus contester à l’organisation de ce droit de propriété de fixer des règles à la loi du marché ou d’être reconnu comme un élément à par entière de la loi du marché.

                                Dans les entreprise les actionnaires élisent leur représentant là les « actionnaires » de l’état éliraient les leurs.

                                Cette approche libérale de ton ami est un remake du XIX siècles qui supposaient que le contrat mettrait un terme à la soumission au plus puissant qui n’a besoin que d’esclave.

                                Conditions que fait re rentrer le libéralisme par la loi du marché que les détenteurs de capitaux organisent quand il n’ont pas en face la puissance du peuple qui est dépositaire du bien public.

                                Je ne crois pas que le libéralisme est dit qu’il fallait donner le pouvoir aux seules banques d’émettre de la monnaie, ce qui est le propre et le pouvoir de tout individu par l’émission d’une dette, et de disposer ainsi de la puissance financière au titre de quelque individu et reconstituer ainsi un pouvoir monarchique qui disposent du moyen de décider qui peut ou pas commercer, amusant non !

                                Je crois que quand l’on veut soutenir que certains on le droit d’exploiter les autres, il ne faut pas prendre le libéralisme en otage, mais dire clairement que l’on est un capitaliste convaincu.

                                Je crois que ton ami comme Madelin en est au libéralisme d’école.

                                Merci pour cet échange. Cordialement.

                                 

                                 

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