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Accueil du site > Actualités > Politique > L’anarcho-syndicalisme récidive pendant la crise !

L’anarcho-syndicalisme récidive pendant la crise !

Le document de réflexion que la Confédération Générale du Travail de France (CGT) fait circuler parmi ses adhérant est pur jus anarcho-syndicaliste – une tendance idéologique qui a marqué la go-gauche au cours de la crise économique des années soixante-dix

et que les bureaucrates syndicaux ramènent sur le devant de la scène syndicale et médiatique. Les militants anarchosyndicalistes maitrisent quelques rudiments de socialisme vulgaire et de marxisme trivial, mais au fond de leur âme ce sont de véritables proudhoniens et des théologiens qui croient que la société capitaliste serait mieux administrée, plus « démocratique », plus équitable, plus écologique si les anarchosyndicalistes étaient appelés à la gouvernance de l’État, plutôt que ces voraces capitalistes qui ne pensent qu’à leur plaisir solitaire, non solidaire (1).

Les anarchosyndicalistes gèrent les syndicats et les ONG, dont la bourgeoisie leur a confié la gouvernance à la condition que ces « grandes gueules » n’outrepassent pas les limites du droit bourgeois, faites par les riches, dans l’intérêt des riches. Les anarchosyndicalistes en appellent à la compassion des possédants afin de crédibiliser la justice bourgeoise aux yeux du prolétariat. Le militant anarchosyndicaliste est invité à vociférer contre l’injustice, contre la ploutocratie qui se remplit les poches de monnaies de singe. Le militant anarchosyndicaliste fait rêver le salarié d’un monde « amélioré » sous un mode de production capitaliste réformer (ce qui est impossible). L’anarchosyndicaliste souhaite que la société revienne au passé, au temps bénit et révolu de l’État providence… – au temps de la soi-disant abondance, des hausses salariales raisonnables, des services sociaux améliorés. Ici, sa mission bourgeoise est de bien faire entendre que cela est possible sans révolution sociale. Enfin, l’antienne de l’anarchosyndicaliste est la « défense des « acquis » salariaux et sociaux, et la conquête de l’équité salariale, le salut de l’environnement et la défense des jobs de permanents syndicaux bien payés et de celui des milliers d’ONG subventionnées par l’État ».

Un mantra de l’anarchosyndicalisme consiste à dénoncer le bourgeois qui ne songe qu’à empocher des profits aux dépens de l’intérêt général – aux dépens de l’intérêt citoyen – et aux dépens de la société civile – les nouveaux labels sociaux qui leur évitent de parler de classes sociales, catégories que la bourgeoisie ne tolère plus comme leur ont signifié les sociologues et les idéologues universitaires.

On notera dans le texte de la CGT (dont nous reproduisons des extraits ci-dessous) que s’ils n’ont pas renoncé aux gros mots comme « capitalisme et profit » – ils ont cependant écarté les expressions comme « lutte de classe, classe prolétarienne, guerre de classe, dictature bourgeoise, dictature du prolétariat » et tout ce qui fait extrême gauche. La novlangue à laquelle ils adhèrent est le symbole de leur adhésion au réformisme pour une nouvelle société capitaliste améliorée. Les anarchosyndicalistes espèrent qu’ainsi ils seront appelés à la barre du pouvoir, ou du moins, qu’ils seront consultés par les commissions d’enquête et les comités paritaires de la gouvernance. Pour mériter ce privilège, les anarchosyndicalistes doivent hurler pour faire croire aux ouvriers qu’ils peuvent les dirigés dans leur résistance, et ne pas crier trop fort pour ne pas effrayer les patrons effarouchés qui en ont déjà plein les bras avec la concurrence des cartels multinationaux et de la crise insoluble du capitalisme.

L’ensemble du document de réflexion de la CGT française reflète le verbiage anarchosyndicaliste. Nous allons analyser certaines de leurs compositions qui reflètent cette ligne politique « progressisteréformiste, opportuniste ». C’est-à-dire, que ces gens croient encore – c’est leur gagne-pain quotidien qui en dépend – que par quelques remédiations politiques, financières, bancaires, monétaires, et sociales, appuyées par une certaine pratique de militantisme syndicale (marches sans lendemain et parades dominicales sans suites) – la crise économique systémique du capitalisme se résorbera et que l’on reviendra à une époque de nouvelle croissance et d’abondance… comme dans les années cinquante : « C’est un mauvais moment à passer – serrons-nous les coudes de solidarité et tout redeviendra comme avant ! » proclament-ils, dépités (sic).

Le premier élément d’information qu’ils dissimulent à leurs commettants c’est que la guerre économique du capitalisme est hors contrôle et qu’elle va s’approfondissant. Ni les banquiers, ni les patrons, ni les financiers, ni les politiciens, ni quiconque sur terre ne peut solutionner, ni mettre fin à la concurrence économique, qui trouvera sa solution dans une nouvelle guerre militaire catastrophique. Personne, et surtout pas les bureaucrates syndicaux, ne peut résoudre la crise économique que l’on dit systémique pour cette raison justement qu’elle affecte toutes les composantes du mode de production social. Ce n’est qu’une question de temps avant que tout s’effondre dans un grand krach boursier.

Le problème qui confronte les ouvriers français n’est pas de s’opposer à « accroitre la rémunération du capital au détriment de celle du travail », comme il est écrit dans la brochure. Nul ne pourra empêcher les salaires d’être érodés par l’inflation et l’État de transférer des fonds aux capitalistes (en pure perte soit dit en passant). Les profits continueront de descendre même si l’État transférait tous ses budgets aux capitalistes. La crise économique est systémique et structurelle et non pas conjoncturelle et intermittente.

Dans le feuillet CGT, il est écrit ceci : « Que ce soit au travers du colonialisme ou encore au travers des multiples redécoupages géopolitiques d’après-guerre, les pays occidentaux n’ont eu d’autres préoccupations que l’accaparement des richesses (humaines et ressources naturelles) par une minorité aux dépens de l’intérêt général ». En quoi la classe ouvrière est-elle concernée par les « multiples redécoupages politiques des pays occidentaux » ? Les scripteurs de la CGT poursuivent en accusant : « les pays occidentaux de spoliation ». Erreur, messieurs les syndicalistes, ce ne sont pas les pays occidentaux, mais les capitalistes mondiaux qui ont accaparé les richesses du tiers-monde, et ce n’est pas cette spoliation des richesses du Sud qui est la cause de la présente crise économique. C’est l’incapacité du mode de production capitaliste à poursuivre l’expropriation de la plus-value ouvrière des pays du Nord qui explique la crise systémique. Pourquoi tout mystifier, messieurs les anarcho-proudhoniens ? Les bureaucrates syndicaux prétendent défendre « l’intérêt général citoyen » (sic). Dans une société de classe ça n’existe pas « l’intérêt général citoyen ». La question que la classe ouvrière doit se poser est : « Qu’elle est notre intérêt en tant que prolétaire ? » Les prolétaires – qui n’ont aucun intérêt ni aucun pouvoir dans cette société bourgeoise – pourquoi devraient-ils réformer cette société ?

Ensuite, le document demande suavement : « Comment en sommes-nous arrivés là ? » Qui ça NOUS ? Comme si les ouvriers avaient une quelconque responsabilité dans cette catastrophe économique, politique, sociale et bientôt militaire. Ensuite, les géopoliticiens syndicaux demandent : « Les politiques internationales ne relèvent-elles pas davantage du « clientélisme financier » que des valeurs de démocratie ? » Depuis quand la politique internationale des capitalistes a-t-elle relevé de « valeurs démocratiques » et en quoi la démocratie bourgeoise est-elle la démocratie du prolétariat ?

Les anarchosyndicalistes français s’opposent enfin aux agressions militaires que fomente désespérément l’État français et ils dénoncent ces : « interventions militaires sans devoir rendre des comptes sur les conséquences de ses actes que paie la société civile ? » Est-ce à dire que si l’Assemblée nationale française était consultée, ces agressions sanglantes contre les ouvriers libyens et contre les travailleurs syriens seraient acceptables ? Qu’est-ce que la CGT va faire dans cette galère des guerres impérialistes françaises ? La seule chose à proclamer, à ce propos, c’est ceci : « Soldats français – Go Home ! » Plutôt que de donner ce mot d’ordre, les anarchosyndicalistes se lancent dans des élucubrations judéo-islamo-chrétiennes à propos de la paix et de la non-violence dans le monde. Ils écrivent : « On ne fera pas taire les armes à coups de canon, en ajoutant de la violence à la violence, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. » Les frères convers de la CGT feraient mieux de réfléchir avant d’écrire. De quelles causes et de quels effets parlent-ils ici ? Les causes des guerres impérialistes françaises seraient la violence… pour la violence ? Tels les théologiens, les anarchosyndicalistes se perdent en sophisme spécieux.

Les casuistes de la CGT poursuivent ensuite leur litanie de vœux pieux par ces mots : « Plus que jamais, la voie du progrès social et économique passe par une transformation sociale, la création de nouveaux droits pour le monde du travail, le développement des services publics pour répondre aux besoins de tous et par une politique internationale respectueuse des peuples et de leur droit à l’autodétermination » (sic).

Mais messieurs les thuriféraires des propriétaires du capital, si « le monde du travail » ne parvient pas à sauvegarder les quelques « droits-privilèges » qu’il avait, ni ceux qui lui reste, ni à sauvegarder ses soi-disant « acquis sociaux », comment comptez-vous conquérir de nouveaux droits, sauver les emplois, maintenir le pouvoir d’achat, défendre les conditions de vie et de travail et quand vous aurez fait avancé tous ces dossiers de lutte, vous imposez sur le front de la « politique internationale », où ce ne sont pas les droits des peuples à l’autodétermination qui sont menacés, mais carrément le droit élémentaire à la vie des masses ouvrières et populaires qui est en jeux ?

La classe prolétarienne française connait ces radotages que présente la brochure de la CGT anarchosyndicaliste à propos des misères que les ouvriers endurent tous les jours dans leur chair et dans leurs os. La classe ouvrière n’a que faire de ces opuscules pamphlétaires. Et elle fait de moins en moins confiance aux bureaucrates syndicaux qu’elle assimile aux politiciens et aux journalistes. Ce n’est pas l’appartenance de la France à l’OTAN, à l’euro et à l’Union européenne qui sont à la source des problèmes sociaux et économiques en France. C’est le mode de production capitaliste décadent qui est l’unique problème de la société française tout entière, des ouvriers syndiqués et des travailleurs non syndiqués.

La question posée et à résoudre est pourtant simple. Compte tenu de la crise économique systémique du capitalisme, et étant donné que ce cahier de doléances des patrons syndicaux (CGT) contre les patrons gouvernementaux n’a aucun intérêt pour la classe ouvrière, que doivent faire les prolétaires ? La grève générale illimitée afin d’ébranler les portes du temple, dans l’espoir de voir s’effondrer les institutions de la gouvernance. Ce n’est pas d’une transformation sociale dont on a besoin, mais d’une révolution sociale pour construire un nouveau mode de production.

 

 

Pour compléter votre analyse sociale. Narcissisme, névrose d’une époquehttp://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782342037340

Et : Manifeste.

http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

**********

 

Citations : Brochure de la CGT – France, janvier, 2016.

 


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36 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 29 janvier 14:51

    Classe ouvrière, prolétaires... où sont-ils ?

    En Chine ?
    En Inde ?
    Vous raisonnez comme au XIXème siècle.
    Et vous vous permettez de porter des jugements sur les organisations de travailleurs qui ne représentent que leurs propres forces ici et maintenant.
    Donnez vos leçons à d’autres !

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 janvier 15:18
      @M de Sourcessure

      Ils sont dans les usines et les établissements français les prolétaires français évidemment

      Merci pour votre conseil ( smiley

      Robert Bibeau. Directeur. Les7duquebec.com

    • César Castique César Castique 29 janvier 15:55

      @M de Sourcessure

      « Vous raisonnez comme au XIXème siècle. »


      Forcément, « ils » n’en sont jamais sortis. Ce qui fait qu’« ils » « raisonnent » comme à l’époque où le prolétaire dépense la moitié de son salaire en nourriture, et où ce qu’il revendique, ce n’est une augmentation de salaire, ni une diminution de son temps de travail, ni un allongement de la durée de ses vacances, mais... du pain ! Oui du pain. P-A-I-N !!!

      Dans « L’évolution, la révolution et l’idéal anarchique », Elysée Reclus parle de cette époque :

      « Les conditions mêmes de la vie nous dictent le voeu capital. Les cris, les lamentations qui sortent des huttes de la campagne, des caves, des soupentes, des mansardes de la ville, nous le répètent incessamment : « Il faut du pain ! »Toute autre considération est primée par cette collective expression du besoin primordial de tous les êtres vivants. L’existence même étant impossible si l’instinct de la nourriture n’est pas assouvi, il faut le satisfaire à tout prix et le satisfaire pour tous, car la société ne se divise point en deux parts, dont l’une resterait sans droits à la vie. « Il faut du pain ! »… »

      (...)

      « On se demande souvent comment les faméliques, si nombreux pourtant, ont pu surmonter pendant tant de siècles et surmontent encore en eux cette passion de la faim qui surgit dans leurs entrailles, comment ils ont pu s’accommoder en douceur à l’affaiblissement organique et à l’inanition. »

       

      « Il faut du pain ! »… » Voilà dans quelle réalité, Bibeau et les siens sont restés englués, dans le même temps où la consommation de pain par personne et par jour était divisée par six, et où la consommation de viande passait d’exception festive à 1.5 kg par semaine. 


      Alors, forcément, le prolo, qui en a un peu soupé du pain, il renvoie les Bibeaux à leurs lampes à pétrole et à leurs Aristons

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 janvier 16:07
      @César Castique

      En effet la crise s’approfondit et demain on en sera au pain quotidien pour le moment danser ( smiley Castique 

    • César Castique César Castique 29 janvier 18:00

      @Robert Bibeau


      Quand on en est réduit à attendre la famine, en se marrant, dans l’espoir de voir triompher ses archaïques chimères, c’est vraiment qu’on a touché le fond.


      P.S. - J’adore l’ultime paragraphe de ton essai « Impérialisme et question nationale ». C’est la méthadone du peuple, ton truc smiley

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 10:25

      @Robert Bibeau
      Les Traités européens, vous connaissez ?
      Voici les articles les plus toxiques.
      Les ouvriers français sont à Paul Lemploi, pas dans les usines qui ont délocalisé leur production dans les pays européens à bas salaires ou ailleurs dans le monde.


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 janvier 15:16

      « mode de production capitaliste »... voulu par qui, au bénéfice de qui et au détriment de qui ?


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 janvier 15:20
        @bouffon(s) du roi
        Pas par le roi évidemment mais par la classe capitaliste elle-même

        Non ???

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 janvier 15:37

        @Robert Bibeau

        La classe capitaliste ? c’est plutôt vague, étant tous à notre niveau des consommateurs et donc des têtes de bétail, le cheptel (sens étymologique de capitalisme).

        Quand vous dites que ce n’est pas du fait de "l’appartenance de la France à l’OTAN, à l’euro et à l’Union européenne qui sont à la source des problèmes sociaux et économiques en France« , c’est en partie faux, puisque la plupart des  »dérèglements«  sont liés aux décisions prises par la France et du fait même de ces »appartenances".


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 29 janvier 16:12
        @bouffon(s) du roi

        Vous écrivez « La décision prise par la France d’adhérer à l’UE... »

        Il me semble qu’un référendum avait dit NON et pourtant vous y êtes.

        Alors quelle FRANCE a dit oui a l’UE ??? Il n’y a pas une chose telle que LA FRANCE

        Il y a les capitalistes Français et les prolétaires français et ce sont les premiers qui prennent les décisions 

        Masi si demain la France d’en bas avait le pouvoir bourgeois entre ses mains elle ne pourrait faire autre chose en restant dans le capitalisme que ce que la classe capitaliste fait déjà

        CONCLUSION c’est le système qu’il faut renverser pas une quelconque construction de ce système ... 

        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuebec.com
         

      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 29 janvier 16:24

        @Robert Bibeau
        Mouais... smiley
        vous jouez sur le mots pour rien, le « système » c’est qui alors ??
        Comme l’a remarqué M de Sourcessure, il n’y a pratiquement plus de prolos en France, vu qu’il y a des moins en moins d’entreprises, et que nous devenons une société de services.
        Si on parlait juste du peuple contre ceux qui dirigent, ça sonne plus juste.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 10:34

        @Robert Bibeau
        Yaka, fo kon...
        Les Traités européens ont tout prévu, y compris la Cour de Justice européenne en cas de viol des Traités. Ce n’est pas le Gouvernement français qui décide des politiques économiques, mais la Commission européenne, article 121 du TFUE.
        Changer de gouvernement tout en restant dans l’ UE, c’est ce que le parti communiste français préconise, et plus personne ne l’écoute, car cela ne changerait rien du tout. 


        Le communisme est aussi rejeté en France que l’extrême -droite ou le capitalisme.
        Si vous croyez que les Français vont renverser le Gouvernement pour mettre à la place des apparatchiks qui vont gérer les entreprises en s’en mettant plein les poches, vous faites une erreur grossière d’appréciation.

        Pourquoi n’appliquez -vous pas vos bons conseils en commençant par le Canada ?
        On attend pour voir.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 11:05

        @Robert Bibeau
        C’est la classe capitaliste allemande et américaine qui a créé l’’ Union européenne".
        Regardez la conférence d’ Annie Lacroix Riz sur les origines de la construction européenne, vous comprendrez qu’il s’agit de la suite de la Nouvelle Europe d’Hitler.
        Faut pas s’étonner qu’elle ne soit pas démocratique et se fiche de l’avis des peuples !
        C’est le résultat de l’association de l’ Impérialisme allemand sous d’autres formes, et de l’ impérialisme US.


        Faire croire qu’il est plus simple de combattre le capitalisme dans un pays souverain que dans un Empire relève de l’utopie. Tous les acquis ont été obtenus dans le cadre national, rien n’est venu de l’ UE, que des mesures anti sociales. La priorité c’est de sortir de ce bousin européen.

        Où alors, il faut nous expliquer pourquoi les pays des anciennes colonies n’ont pas réussi à faire changer les pays colonisateurs ?? Et pourquoi leur priorité à toujours été l’indépendance ?

        • mario mario 29 janvier 17:24

          parfois je me demande si ce n’est pas le medef qui choisi les commandants de la dite centrale.....
          certes, ils ne portent pas la cravate ( pas encore mais cela va venir CES...)
          si les anciens voyaient ce qu’ils ont fait... parce que aujourd’hui la CGT c’est la CFDT d’hier et la CFE CGC de demain !
          idem pour la politique, le PC aujourd’hui c’est les centristes d’hier et les socialistes sont aujourd’hui la droite pure d’hier .


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 10:37

            @mario
            L’auteur parle de ce qu’il ne connaît pas. Il fait tout un article sur la CGT sans savoir que la CGT, comme tous les autres syndicats français, sauf SUD, sont affiliés à la Confédération européenne des Syndicats , financée par Bruxelles.
            Il devrait commencer par lire « Syndicats, corruption, dérives et trahisons ».


          • Auxi 29 janvier 17:43

            Anarchiste moi-même, je n’ai pas eu, je l’avoue, le courage de me farcir ce tract jusqu’au bout. J’en ai entendu, des contre-vérités et des conneries sur l’Anarchie, et ma patience à des limites : le simple fait d’assimiler anarchistes et cégétistes, qui ont toujours été ennemis, prouve, soit la mauvaise foi, soit l’ignorance crasse du sujet par l’auteur. Lequel ignore sans doute que les anars ont été persécutés par les bolcheviques, qu’ils ont été, et de loin, les principaux « clients » des goulags, qu’ils ont été déportés, torturés, emprisonnés, fusillés par les staliniens. Et d’embrayer sur une classe ouvrière totalement fantasmée et idéalisée, ce qui prouve que l’auteur n’a pas dû souvent croiser des prolétaires dans sa vie. Masse moutonnière abrutie de télé et de football, votarde, soumise et veule, voilà ce qu’est la « classe ouvrière », et ce n’est certainement pas d’elle que viendra le grand chambardement, s’il doit venir. Si révolution émancipatrice il y a, ce sera contre la classe ouvrière, malgré elle, vautrée dans le tiercé et le loto, vautrée dans l’esclavage volontaire et la religion obscène du travail. Je l’ai vue de près, la « classe ouvrière », j’y suis né ! Moi-même ouvrier pendant longtemps, je l’ai vue à l’œuvre, la « classe ouvrière » ! Singer le bourgeois, se couvrir de crédits, et donc de chaînes, voilà tout ce qu’elle sait faire, la « classe ouvrière » ! Et quand elle fait mine de s’énerver un tout petit peu, il suffit de lui jeter un os pour la faire rentrer à la niche. Un mai 68 ? Hop, la bourgeoisie lui jette un peu d’essence pour la bagnole, et la voilà contente, la « classe ouvrière » !


            Un troupeau de cons et de gros beaufs, point barre.

            • César Castique César Castique 29 janvier 18:30

              @Auxi

              « Un troupeau de cons et de gros beaufs, point barre. »

              Je n’ai jamais compris pourquoi certains en veulent à l’homme d’être ce qu’il est...

              Je comprendrais qu’on le déplorât, mais qu’on l’insulte me dépasse.


            • Auxi 29 janvier 23:36

              @César Castique
              Ce n’est pas grave, César Castique, il y a tant et tant de choses qui vous dépassent qu’on en est plus à ça près…


            • César Castique César Castique 30 janvier 00:38

              @Auxi


              « ...il y a tant et tant de choses qui vous dépassent qu’on en est plus à ça près… »


              De la part de l’insulteur, l’« argument » ne surprend pas smiley

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 janvier 10:53

              @Auxi
              Je n’ai pas plussé votre commentaire, je suis pourtant d’accord avec toute la première partie historique sur les anarchistes et les staliniens.


              Mais je trouve que vous méprisez les Français, alors qu’ils sont furieux contre le sort qui leur est fait depuis des dizaines d’années et qui ne fait qu’empirer. S’ils ne sont pas tous SDF, c’est que le modèle social français issu du CNR, les protègent encore. Mais cela ne durera pas, la suppression des acquis à la demande du FMI, de la Commission européenne et du MEDEF, est dans les tuyaux.

              Mais même sans cette protection, pas sûr qu’ils veuillent faire la révolution. Aucun exemple probant ne les y encourage, et ce n’est pas la victoire de Franco sur les anarchistes espagnols qui leur fera changer d’avis...

              A mon avis, le modèle d’organisation sociale proposé par les anarchistes pêche sur l’existence de l’ Etat. Les Français, tout particulièrement, sont attachés au rôle de l’ Etat.
              Dès qu’un problème se profile, on le voit à chaque conflit social, ils se tournent vers l’ Etat.
              La France et l’ Etat, c’est la même chose, s’attaquer à l’ Etat, c’est s’attaquer à la France et aux Français. Ne pas comprendre la spécificité des peuples, de leur histoire, c’est aller à l’échec.

              Mais les anarchistes sont incapables de changer leurs réflexions, exactement comme les staliniens sont incapables de remettre en cause le capitalisme d’ Etat.
              Vous avez un boulevard devant vous et vous ne savez pas l’utiliser.

            • Robert Bibeau Robert Bibeau 30 janvier 14:51
              @Auxi
              L’ignare est celui qui sans enquêter - sans lire dans le cas présent - et surtout sans comprendre ca c’est l’évidence ce qu’il lit se permet des insultes pusillanimes et ridicules.

              OUI les anarchistes ont été persécuté par leurs frères bolcheviques je le sais. Deux associations de petits-bourgeois se confrontant pour le contrôle de l’appareil d’État comme en Espagne d’ailleurs.

              Il y a ce que les intellectuels et les associations écrivent sur eux-mêmes et il y a la réalité de leur ligne politique

              La CGT présente dans son papier une ligne politique réformiste anarchiste - anarcho-syndicaliste avec des mots de prolos et des propositions anarcho-syndiclistes de réformettes our la redistribution d la richesse....

              Je vous félicite d’avoir la franchise - d’exposer Votre total mépris de la classe ouvrière, que je connaissais des anarchistes mais le fait que ce soit vous qui l’écrivez confirme ce que j’avais déjà observé. 

              Pour les pequenots qui hantent ces pages prenez-en de la graine. Relisez le laïus de cet anarchiste et vous saurez la vérité sur les anarchistes qui se proclament « révolutionnaire » en fait réformistes petits-bourgeois.

              Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébe.com



            • Amiral terrestre 31 janvier 09:24

              @Fifi Brind_acier
              « vous méprisez les Français » et toi tu ne te moques pas d’eux en leur ressortant tes fixettes sur l’UE. Ton Asselineau n’a aucune intention de sortir du système capitaliste alors il insiste sur l’euro-atlantisme.
              Des beaufs et des cons, Auxi a raison et c’est valable pour toute l’Europe.
              Quant à Bibeau, toujours dans le radotage comme le PRCF. Tes ouvriers n’en ont rien à foutre de ta révolution, ils veulent juste des augmentations de salaires et consommer comme toi Bibeau, mais c’est ton métier, rentier du marxisme idéologique.

              Quelle classe bourgeoise Dugenou ? Aujourd’hui, ce que t’appelles le bourgeois, c’est un technocrate du FMI, de l’UE ou un employé de Goldman Sachs !


            • sampiero sampiero 29 janvier 18:55

              L’auteur est canadien vivant à Montréal. il sait tout sur ce qui se passe chez nous et ses conseils éclairés devraient guider nos vies.


              D’ailleurs, dès que Macron quittera le gouvernement, on choisira à l’étranger des ministres bien plus cocardiers que nous et bien plus compétents.

              Entre les belges qui viennent ici nous dire comment voter, les canadiens qui nous disent quels sont les bons syndicalistes..... 

              Et dire que le plupart d’entre nous sont incapables de citer le nom du président belge ou dire si le Canada est un pays où poussent les ananas

              C’est agréable de se laisser vivre sans penser, il suffit de demander à l’étranger comment agir et les réponses arrivent immédiatement fabuleusement pertinentes ! 

              • Hervé Hum Hervé Hum 30 janvier 11:28

                Franchement, je ne vois pas ce que l’anarchie vient faire dans cette galère ?

                Que vous ne voulez pas salir un peu plus le communisme, soit, mais parler d’anarchisme pour des gens qui brillent par leur servilité !

                Pour le reste, il est certain qu’il n’y a d’autres alternative que la grève illimitée, mais encore faut t-il avoir quelque chose à proposer à la place du capitalisme et là, il n’y a que la responsabilité.


                • Bernard 30 janvier 11:46

                  L’ alternative au capitalisme c’est la Corée du nord......Génial non ????


                  • jaja jaja 30 janvier 11:49

                    @Bernard

                    Dictature et capitalisme d’État... beurk


                  • rocla+ rocla+ 30 janvier 12:25

                    J’ ai dépassé un car genre «  Flexibus  » de Macron . 



                    Les passagers avaient l’ air contents de payer beaucoup moins qu’ à la SNEUFEU . 

                    Je comprends pas ce que certains ont contre Macron ?

                    Ah oui , la concurrence  , faut pas faire concurrence aux endormis  ça 
                    risque de les réveiller .

                    • lahalle 30 janvier 13:17
                      Bon ! ben y’a du boulot...Je lis ci-dessus l’article et les commentaires d’une bande de neuneux qui confondent allègrement anarcho syndicalisme et syndicalisme d’obédience anarchiste ou syndicalisme libertaire... L’anarcho syndicalisme a été défini par la Charte d’Amiens en 1906 qui introduisait la séparation absolue entre la politique et le syndicalisme(un peu la même chose que la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état).L’auteur connaît bien mal l’histoire du syndicalisme français, car, la CGT actuelle quoique se revendiquant de cette charte étant certainement le syndicat qui la respecte le moins, son chemin commun avec le PC en étant la preuve.L’anarcho syndicalisme n’est donc certainement pas :« une tendance idéologique qui a marqué la go-gauche au cours de la crise économique des années soixante-dix... »Et pas plus qu’il n’existe de citoyen laïque en France (C’est la République qui est laïque pas ses enfants), il n’existe de syndicalistes anarchosyndicalistes, ce sont les syndicats qui sont sensés appliquer ou non la Charte d’ Amiens...Pour terminer, un syndicat n’a jamais appliqué la Charte d’Amiens... Il s’agit de la CFDT toujours complice du pouvoir politique quel qu’il soit...

                      • Bernard 30 janvier 14:27

                        @lahalle


                        Au départ, tel Candide je n’avais rien contre le syndicalisme, idée généreuse.....Mais après 30 ans d’expérience en entreprise je me rend compte que le syndicalisme attire beaucoup de pervers narcissiques et manipulateurs....Désolé de vous décevoir mais c’est la réalité, le syndicaliste de base est d’abord un frustré à la recherche de reconnaissance.....


                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 30 janvier 14:39
                        @lahalle
                        Monsieur - je suis d’accord totalement avec le premier membre de votre phrase qui dit « confondent allègrement anarcho syndicalisme et syndicalisme d’obédience anarchiste ou syndicalisme libertaire... L’anarcho syndicalisme  » 

                        Le problème voyez-vous est que vous tombez vous aussi dans la même erreur

                        Je me fiche totalement des penseurs qui auraient dit ou pas dit ceci ou cela.

                        L’anarcho-syndicalisme n’est pas une charte c’est une tendance idéologique au sein du mouvement ouvrier . J’ai été dans ma vie militante ici en Amérique confronté à la ligne politique anarcho-syndicaliste qui était véhiculée par des groupes qui se disaient maoïstes - marxistes-léninistes et trotskystes et surtout pas anarcho-syndicaliste. Ce qu’une organisation dit d’elle-même et sa ligne politique réelle ce sont souvent deux choses différentes.

                        EXEMPLE le PS de Hollande se dit socialiste ( :- !?... Ridicule n’est-ce pas.

                        Alors oublie le formalisme et relisez mon texte d’analyse concrète du document concret diffusé par la CGT - peu importe ce que la CGT ou les autres disent de cette organisation

                        Ils présentent une ligne politique anarcho-syndicaliste opportuniste et réformiste comme les anarchistes, les sociaux démocrates, les socialistes et toute cette engeance ... en phase de crise économique c’est la réaction de la petite-bourgeoisie qui contrôle ces organisations

                        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com 


                      • lsga lsga 30 janvier 14:51

                        @Robert Bibeau
                        la base de l’anarcho syndicalisme, dont l’Espagne aragonaise a fourni certainement la version la plus aboutie, consiste à apprendre à se servir d’un fusil pour chasser les religieux, les bourgeois, les fascistes, et les étatistes, le tout dans un cadre militaire ultra-démocratique.
                         
                        Une armée démocratique qui fait la révolution en permanence : si vous n’êtes pas dans ce modèle là, mais dans une collusion pacifiste avec le Capitalisme, merci de ne pas vous prétendre anarcho-syndicaliste.


                      • lahalle 30 janvier 15:59

                        @Robert Bibeau
                        Je crois que vous, vous confondez anarchosyndicalisme et opportunisme. Les groupes que vous citez avançaient en réalité masqués ; ils se prétendaient trotskistes ou maoïstes et ne visaient en réalité que le pouvoir politique. 

                        Dans l’absolu,en France, les militants d’un syndicat se revendiquant de la charte d’Amiens ne peuvent mettre en avant un idéal politique dans l’exercice de leur fonction syndicale. Cependant, dans la réalité il en est tout autrement (cf CGT et PC). 
                        Une seule solution pour empêcher le mélange des genres et c’était le cas dans certaines organisations : interdire dans les statuts du syndicat à tous les militants l’exercice d’un mandat politique .
                        Je pense que vous employez le terme anarchosyndicalisme de façon erronée, c’est plutôt d’opportunistes (qui a été une doctrine politique en France au 19éme siècle ) que vous voulez parler.


                      • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 janvier 03:14
                        @lahalle
                        Ouais le problème me semble à la fois simpliste et très complexe à la fois.

                        Simple car votre problème à tous est que vous portez foi à ce qu’une organisation dit d’elle-même et de ses statuts et règlements à un point tel que si Sarkozy disait - déclarait qu’il s’est converti au Marxisme vous discuteriez des heures sur le pourquoi et le comment de cette conversion. RIDICULE.

                        Ma méthode est plus simple. je prendrais le prochain discours de Sarkozy parlant d’un sujet politique quelconque et j’analyserais si les idées dans ce discours sont des idées marxistes ou non. Si la réponse était oui - je dirais Miracle Sarkozy a réussi sa conversion. Mais bien entendu Sarkozy serait incapable de me mystifier avec se idées empruntés au socialisme populiste, ds idées de justice sociale, d’iniquité, de redistribution de la richesse, de défendre les pauvres et les malandrins contre les gros riches et toute cette merde anarchiste - socialiste = pseudos communiste et pas du tout marxiste 

                        Et je ne serais pas trompé par ces insignifiances gauchisantes que Sarkozy parviendrait à peine à déblatérer.

                        Non Je me fiche de ce que les anarcho prétendent être leur crédo et de ce que la CGT prétend être sa foi réformiste et opportuniste. J’ai analysé un vrai document CGT qui m’a été remis pour analyse et j’y ai subodoré la pensée des anarcho-syndicalistes un peu modernisé des années 1970 - à peine plus évolué et tout aussi empreint de proudhonisme qui fut et demeure votre péché originelle à vous pseudo gauchiste de France.

                        Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com
                         

                      • Niakine Niakine 31 janvier 08:22

                        La CGT , des anarchistes ? Laissez moi rire. Je peux comprendre cher Robert que vous ayez quelques rancœurs (petites-bourgeoises) à l’encontre de la CGT. Mais delà à salir cette merveilleuse idée qu’est l’anarchisme, quand bien même fut-il syndicaliste, franchement c’est trop,..., Je m’en offusque et je proteste ! Cet article est un fouillis de présupposés et de raccourcis démagogiques d’un jaune écœurant. Bref, vous n’y êtes pas du tout.


                        • Robert Bibeau Robert Bibeau 31 janvier 15:48
                          @Niakine

                          C’est vous qui n’y êtes pas du tout
                          Je perçois que certains camarades français sont incapable d’abstraire - Je crois sincèrement que cette tare est un reliquat de la profusion de courants politiques de gauche et de la momification dogmatique et sectaire de tous ces artéfacts de vos vieilles croutes idéologiques.

                          1) On ne doit pas se baser sur ce que quelqu’un dit de lui-même - ni même de ce que quelqu’un d’autre dit d’une tierce personne pour en rendre la mesure et l"évaluer.

                          2) Ainsi le titre de mon article fut de fait la conclusion de ma lecture concrète du document concret de la CGT confronté aux textes et littératures que je lis des ANARCHO-SYNDICALISTES depuis 30 ans.

                          3) Attention pas des anarchistes - des ANARCHO-SYNDICALISTES, CE n’est pas la même chose.

                          4) Attention Pas des textes que les anarcho-syndicalistes écrivaient sur eux-mêmes mais des textes qu’ils publient sur les luttes syndicales, les luttes de classe, les grèves et leurs pleurnichages sur l’injustice de la répartition de la richesse - Sur l’iniquité sociale et judiciaire, patati et patata

                          5) Le texte de la CGT 2016 - est une texte anarcho-syndicaliste puéril - mystificateur sur les causes profondes de la crise économique systémique et sur la lute de classe que le prolétariat doit mener contre les assauts du capital... pour NON PAS RÉFORMER LE CAPITALISME - ce que propose tous les opportunistes et anarcho-syndicalistes de la terre... MAIS POUR RENVERSER LE CAPITALISME - LE DÉTRUIRE - L’ABOLIR ET SON ÉTAT

                          6) Pour ce qui est de l’anarchisme petit-bourgeois pusillanime = rien à foutre.

                          Robert Bibeau. Directeur Les7duQuébec.com


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