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Accueil du site > Actualités > Politique > L’Etat de guerre (autoritaire) à l’âge technumérique. Russie, (...)

L’Etat de guerre (autoritaire) à l’âge technumérique. Russie, Turquie, US…

Les historiens ont clairement établi qu’à l’époque contemporaine, les avancées techniques utilisées lors des grands conflits ont d’une part servi la croissance économique et d’autre part permis des transferts dans la sphère publique si bien que certains progrès réalisés pour les outils militaires ont été suivis d’applications accessibles au grand public. Ou à défaut, de perfectionnement. Le phénomène est facile à comprendre. La technique a pour finalité l’efficacité. Ce qui est efficace pour obtenir la victoire dans un conflit peut le devenir lorsqu’il s’agit de moyens civils. L’aviation par exemple, a fait l’objet d’attentions de la part des ingénieurs oeuvrant au service de l’armée. Les améliorations dans le vol aérien ont pu être transposées dans les avions civils. Autre domaine un peu similaire à la guerre, celui de la compétition automobile. Les recherches dans la motorisation, la transmission, la tenue de route des formules 1, ont parfois été transférées dans l’automobile de tout le monde, enfin, disons d’abord dans les modèles standing. Et puis le fameux Arpanet des années 1970, imaginé pour mettre en relation les ordinateurs traitant les données militaires avec le transfert de paquets, a été à l’origine de l’Internet que nous utilisons tous les jours. Mais lorsque le réseau Arpanet fut conçu, c’était pour répondre à une situation extrême en cas d’attaque nucléaire afin de maintenir la connectivité des ordinateurs et préserver la communication des données sensibles et tactiques.

Ces quelques constats permettent de comprendre, non sans une certaine cynique ironie, comment la guerre contre le terrorisme, domaine spécifiquement réservée à l’armée et ciblant des groupes désignés comme ennemis de la nation, peut devenir une guerre menée par l’Etat contre ses propres citoyens. C’est donc un second principe, appliqué non plus aux objets mais aux humains. Ce qui permet de faire la guerre peut tout aussi bien être utilisé dans le domaine civil. Rien de nouveau. Les chars russes ont maté le printemps de Prague. Même chose pour la fronde chinoise en 1990.

Mais sachons garder la tête froide. L’Etat n’a aucune raison de faire la guerre si les citoyens sont obéissants et dociles. Disons plutôt que si guerre il y a, celle-ci est préventive. Elle a pour justification le fait qu’un citoyen pourrait se livrer à des activités subversives et terroristes au sein même du territoire. Et donc, le tout récent attentat perpétré à Boston ne peut qu’alimenter les argumentaires de ceux qui défendent le principe du Patriot act et l’extrême surveillance des individus potentiellement « nuisibles » au sein même du territoire américain. D’aucuns imaginent déjà l’utilisation de drones pour des mesures de surveillance et qui sait si des drones équipés d’armements ne pourraient pas être utilisés en cas d’évaluation critique permettant de déceler un individu potentiellement dangereux ou même contrôler une insurrection. La presse n’en a pas beaucoup parlé mais dans le sillage de l’attentat de Boston, un individu suspecté de complicité a carrément été abattu par des policiers alors même qu’il était désarmé. L’opinion publique n’a pas bronché et le citoyen modèle ira de sa sentence populaire, arguant qu’après tout, le contrôle sécuritaire ne pose pas de problème et que lui ne craint rien puisqu’il est respectueux des lois et n’a rien à se reprocher. Et puis notons que les drones peuvent très bien avoir un usage civil comme par exemple livrer des pizza. Des essais sont en cours.

Pendant ce temps, les drones continuent à tuer des personnes jugées indésirables, autrement dit des individus qu’un cercle très restreint, celui du Pentagone et du président Obama, désigne comme devant être tués. Ce qui est choquant pour la conscience ou banal pour le gars qui ne réfléchit pas trop et se contente de suivre les actus délivrées par les médias de masse. Foucault y verrait une des nombreuses variantes du biopouvoir, c’est-à-dire des prérogatives d’un Etat sur la vie et la mort des citoyens. Sauf qu’en l’occurrence, ce pouvoir s’exerce avec les drones américains sur des ressortissants d’autres pays. Néanmoins, rien n’interdit de penser qu’à terme, pour des raisons de politique sécuritaire intérieure, les drones ne soient pas employés pour assassiner quelques citoyens américains désignés comme indésirables. Pour l’instant, le « paquet » est mis dans les système de renseignement, déployés tout aussi efficacement pour espionner les communications internationales qu’internes aux pays avancés dont les Etats sont en Etat d’alerte et même, pour ce qui est des intentions et ressorts, en Etat de guerre. Les récentes affaires impliquant les majors du numériques vont dans ce sens.

Finalement, on aurait envie de dire qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil puisque depuis des siècles et notamment l’ère moderne, la guerre a toujours été au centre des pouvoirs étatiques. La différence, c’est que la nature des opérations a considérablement changé avec les techniques disponibles en permanente évolution. L’époque des armées régulières se faisant front sur terres et mers avec des règles codifiées est achevée. La conquête des airs a changé les choses au début du 20ème siècle et maintenant, c’est l’information qui est le nerf de la guerre et cet Etat de guerre n’est plus solidifié comme au temps des blocs tactiques occupant des territoires. La guerre est diffuse, fluide, planétaire. Mais les Etats ont toujours besoin de l’appui des populations. Et pour recueillir cet assentiment, la propagande est utilisée. Comme en 1914 par exemple, avec un fond de sentiment anti-germanique véhiculé par les journaux et quelques intellectuels complices. Ensuite, les poilus envoyés au front. Au 21ème siècle, la conscription n’existe plus dans les pays avancés, à quelques exceptions près. Les Etats n’envoient pas les gens au front. Les armées professionnelles s’en chargent. Les Etats ne demandent que l’appui de l’opinion publique. Ce fut le cas pour l’Irak et l’Afghanistan. Nous sommes en démocratie. Et ce travail de formatage de l’opinion publique est assuré par les médias de masse.

Peut-être ne sommes-nous pas encore au terme de ce processus de développement de l’Etat planétaire de guerre car les citoyens pourraient éventuellement être mis à contribution, non pas pour aller se faire tuer dans les tranchées ou dans la jungle vietnamienne mais pour coopérer, je n’ose pas dire collaborer, avec les autorités en cas de « problème sensible ». On a vu comment les gens ont réagi après l’attentat de Boston. La nature humaine étant tellement plastique que tout est envisageable, y compris l’extension du domaine du renseignement dans chaque foyer avec les citoyens impliqués dans la collaboration. Il y a un flic en chaque homme. Ce n’est pas de la science fiction, même si pour l’instant cela puisse paraître impensable.

Ces considérations nous amènent une fois de plus vers l’analyse des pouvoirs. Tous les chemins mènent non plus à Rome mais au cœur des Etats. Quoique, cette boutade ne paraisse pas si incongrue. N’a-t-on pas lu récemment quelques éditorialistes facétieux ironiser sur un Poutine se voyant empereur de la Russie et ses satellites ? Sans parler d’Ergodan qui le matin quand il se rase, doit sans doute penser à la grandeur passée de l’empire ottoman et se voir en Soliman du 21ème siècle. Sinon, il y a les mêmes à la maison et notre ex président Sarkozy fut comparé à Napoléon. Quant à la Chine, elle se rêve en empire du milieu économique. Restent les Etats-Unis qui n’ont pas besoin de rêves impérialistes puisque leur puissance est accomplie et pas encore prête à décliner.

Comme je le disais déjà en d’autres pages, les scénarios à la Fukuyama ou Huntington ne collent plus vraiment à une réalité faite d’Etats autoritaires et sécuritaires se partageant le monde. Dans ces systèmes, on voit se dessiner un trait presque universel, celui des médias de masse qui ne servent plus vraiment l’information au service des libertés publiques et de la créativité des peuples mais semblent de plus en plus jouer un rôle complice des pouvoirs étatiques. On l’a vu lors des attentats de Boston. Une presse paresseuse et laxiste incapable de livrer des informations claires. La presse de masse relaie les injonctions de toutes natures pouvant être exploitées. Par exemple la propagande sanitaire. La plupart des Américains sont persuadés que la grippe est dangereuse. En 1990, 30 millions de doses écoulées, en 2010, 130 millions ! Quant à la Russie et la Turquie, ces deux pays sont emblématiques pour ce qu’ils disent des médias, du pouvoir et des populations. Les médias véhiculent la pensée conforme et sont le relais des intentions autoritaires et autocratiques des dirigeants en vue. Du coup, une masse importante de la population adhère aux intentions autocrates et même fascisante de façonner la société. N’est-ce pas Mr Ergodan qui veut une Turquie islamiquement pure. Mais en Russie comme en Turquie, une frange importante de la jeunesse, plutôt urbaine et instruite, tente de résister en prenant des risques.

Au bout du compte, Russie, Turquie et US présentent plus de similitudes que de différences pour ce qui est du rapport entre l’Etat et les populations. Une frange de citoyens est restée voire devenue contestataire et sourcilleuse de certaines valeurs, notamment la liberté, alors que les Etats deviennent plus autoritaires à l’âge technumérique. D’un côté, les activistes, les éclairés, les libertaires qui n’ont que les réseaux sociaux et le Net pour s’exprimer et qui nourrissent une défiance vis-à-vis des médias de masse qui sont complices des autorités, porteur d’une pensée molle et conforme et assez efficace puisque l’opinion publique suit en majorité les informations mainstream. Cette docilité s’explique car la masse citoyenne moyenne se satisfait de l’élévation des conditions matérielles. Les politiques de croissance menées par Erdogan et Poutine sont pour l’instant efficaces et l’on sait très bien que la plupart des gens sont prêts à échanger un peu de liberté contre quelques biens matériels. La fronde en Turquie n’a rien de commun avec le printemps arabe ; elle ressemble plus à un mai 68. A cette époque, la société se voulait « moralement pure ». Dortoirs des filles et des garçons à la fac. Un groupuscule d’étudiants mené par un certain Dany décida que la vie devait être autrement. Le fin mot de l’Histoire c’est qu’une histoire de dortoir a réveillé la société française. En Turquie, des arbres destinés à être abattus et l’interdiction de l’alcool ont enivré l’insurrection place Taksim. En Europe, il est certain que les autorités craignent une fronde mais qui sera plus du type printemps arabe à la sauce portugaise ou grecque. Si la croissance ne revient pas, les masses risquent de se réveiller. Mais le combat n’est pas là.

La situation du combat politique citoyen est claire. Il est inutile d’attaquer physiquement les pouvoirs en place. C’est dangereux et puis ce n’est pas légitime d’user des mêmes outils et c’est surtout contre-productif. L’avenir est dans la circulation des informations affranchies et la diffusion d’une culture alternative, créative, éclairée et généreuse. Plus précisément, la ligne de front à l’âge technumérique ne se situe pas dans une lutte de classe mais un duel entre consciences, cultures, connaissances. L’intelligence des élites savantes du peuple contre celle des experts en techniques, propagandes, injonctions gouvernementales et publicitaires. En un mot :

Inutile de vous indigner, instruisez-vous plutôt ! Et partagez vos connaissances à l’ère technumérique ! Le meilleur outil pour la démocratie, ce n’est pas le bulletin de vote mais l’information !

Peut-être sommes-nous à l’aube des grandes décisions. Rien ne dit que ce doive être l’Etat et ses experts qui façonne nos existences et décide ce qui est bon pour le peuple. Mais rien ne permet de penser que cette situation de l’empire technocosmique autoritaire ne convienne pas à la plupart des gens plus ou moins satisfait de cet univers. Cette remarque impose une petite méditation avec un retour vers la Rome antique…

 


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20 réactions à cet article    


  • I.L. I.L. 11 juin 2013 10:52

    un effort d’aération et une meilleur rigueur dans le plan permettrait à cet article de révéler d’avantage son potentiel. Le terme « finalement », part exemple, introduit un paragraphe même pas situé à la moitié de l’article, suivit trois paragraphes derrière par au « bout du compte » qui ne finit toujours pas... L’enrobage rend tout cela indigeste.

    quant aux « élites savantes du peuple » je ne vois pas qui ça peut être. Mention spéciale à « l’empire technocosmique autoritaire », vous devez sans doute avoir une définition. 
    Quant à l’assassinat politique, il a toujours existé. Depuis la Rome antique que vous souhaitez retrouver jusqu’aux drônes actuels.


    • vesjem vesjem 12 juin 2013 10:47

      même avis que toi ,I.L


    • Akerios 11 juin 2013 12:40

      Merci pour ton article Bernard Dugué

      Le contenu est très riche. En France tous les médias appartiennent à une même oligarchie.

      Pouigue ami de Sarcozy s’est offert TF1 comme Bernard Rapis s’est offert des journaux dans le sud de la France avec l’argent de l’état.

       

       «  tous les journalistes sont de gauche ! » et « tous les médias appartiennent à la droite ! »

      Toutes les sommes dépensés pour des activités mortifères dans le monde représentent un montant gigantesque ! Il n’est même plus quantifiable.

      Une baguette de pain coûte 1 euros et je survie avec 30 euros par jour.

      ....Au Cambodge une ouvrière gagne 2.66 euro par jour en moyenne et 1 comprimé de Doliprane est vendu 1 euro pièce . Il n’y a pas de sécurité sociale c’est un paradis néo-libéral !

       Madame Lagarce pour ne pas la citer a mis en place un tribunal civil. Et quel bonheur il a rendu un jugement amical et bienvaillant ! Il a donné a  : 300.000.000.00 d’euros de réparation et 43.000.000.00 euros de préjudice moral !

      Bernard Rapis avait certainement un gros chagrin.

      Une victime de l’amiante qui se meure et agonise après 10 ans de procès a un préjudice global évalué au mieux à 40.000.00 et le plus souvent rien !

       

      Dans ton article Bernard Dugué tu nous fait entrevoir le pourquoi ET LE COMMENT .

       

      Mais le sujet est si vaste et la communication difficile et restreinte pour avec quelque mots exprimer notre humanité et éclairer son devenir..

       

       

       


      • Akerios 11 juin 2013 14:03

         Ah ! une petite erreur s’est glissé  :

         

        «  ! Il a donné a : 300.000.000.00 d’euros de réparation et 43.000.000.00 euros de préjudice moral !  »

         

        Je rectifie  :

        «   ! Il a donné a : 360.000.000.00 d’euros de réparation et 43.000.000.00 euros de préjudice moral !  »

         

        Mais tout cela est normal et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes néo-libéral ! Bernard Rapie comme Lagarce ne seront pas inquiétés car c’est une fausse enquête de l’UMPS qui a été mise en place pour fermer définitivement le dossier.

        Dans tous les cas Bernard Rapie n’est pas un novice de l’escroquerie et Lagarce après DSK sera déclarée irresponsable.............................F.H. s’y est je pense déjà engagé.

        Attention ! surveillez votre compte bancaire : un chêque impayé de 600 euros porté devant un tribunal c’est 6 mois de prison avec sursit . Même chose pour le vol a la tire................

        .........

        Dérobez avec de complices 403.000.000. 00 d’ euros la peine est la même !

        Non ! la je reconnais que j’exagère c’est un poste de ministre des finances que l’on va vous proposer !

        Vous deviendrez à défaut un Guéban ou rien et sur votre Yacht de 40.000.000.00 euros vous irez vous consoler la France des pourris est généreuse avec ses enfants.

         


      • Akerios 11 juin 2013 15:25

        Pour conclure le drone et le droit de tuer...................................la mondialisation avance.

         

         


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 11 juin 2013 15:32

          Faut dire aussi que les Etats sont confrontés à une situation d’un nouveau genre où il existe des groupes terroristes transnationaux qui se réfugient dans des endroits où les forces de l’ordre traditionelles ne sont pas capables d’intervenir et ce à condition qu’elles aient l’envie d’intervenir avec efficacité, ce qui n’est pas toujours le cas.

          Dans ces cas là, le drône est une alternative assez tentante vu qu’en cas d’échec les forces de l’ordre n’ont pas de pertes humaines à déplorer.


          • tinga 11 juin 2013 18:50

            Ah oui, ben laden...


          • Ricquet Ricquet 11 juin 2013 19:54

            Pour lutter contre le formatage de la pensée bornée à une bien-pensance asservie à une matrice, tu proposes : « un duel entre consciences, cultures, connaissances ».

            Certes, à défaut de relais sur les ondes, internet peut relayer une information de nature dissidente, à condition de sortir du média citoyen (Agoravox) et s’ouvrir à tous les médias. c’est à dire :

            Effectuer une contre-offensive vis-à-vis des médias grand public qui ne parlent jamais avec des mises en perspectives contradictoires et qui donnent une image tronquée ou déformée en particulier sur les sujets qui touchent à l’UE, l’euro, la politique et la société toute entière...
            Soit :
            Apporter une parole construite (mais parcimonieuse pour ne pas finir en censure), là où le mensonge est routine...Je crains que si ta rhétorique est convaincante mais génante sur ces médias, tes commentaires finiront au caniveau. (Il suffit de tirer la chasse)
            Donc : prudence et subtilités seront de mise pour éveiller la réflexion, la conscience assujettie et sortir le citoyen de la matrice.
            (vidéo qui traite des aspects psychologiques)

            Quand bien même : qui voudra lire l’information sur internet et aura la subtilité de comprendre des dissonances qui seront étouffées ou discréditées par le système médiatique ?
             smiley

            • oj 11 juin 2013 20:15

              7 milliards d’habitants sur une planete qui ne grandit pas.

              une psychologie humaine qui vire tres rapidement a l’agressivité

              des sociétés de plus en plus complexes et donc bien plus fragiles et couteuses a maintenir

              il est clair que l’evolution va dans le sens d’humains plus intégrés a la société mais aussi moins capricieux donc les humains devront abandonner un peu de leur conscience personnelle au profit de la conscience collective.

              ce n’est ni bien ni mal mais le resultat de la pression evolutive.

              c’est toujours desagréable pour un individu a cheval sur 2 epoques


              • Ricquet Ricquet 11 juin 2013 21:20

                Voilà un commentaire intéressant mais illégitime puisqu’il légitime le mensonge et la médiacratie dans toute sa médiocratie pour le bien être commun ?

                Donc : « Le meilleur des mondes » en perspective avec en prime une connotation orwellienne.
                Non merci : 
                Il n’y a pas de justification salutaire au mensonge, ni à l’accaparement des richesses aux mains d’une oligarchie (ex : 60% des richesses détenues par 1% de la population aux usa).
                ni à la culture de la stupidité, du jetable, de l’infantilisation et de l’hégémonie.

                Ta conscience collective : c’est de la merde !

              • Ricquet Ricquet 12 juin 2013 00:58

                « c’est toujours desagréable pour un individu a cheval sur 2 époques »


                En écoutant ce soir cette émission télévisuelle, j’entends dire que google s’apprête à proposer dans un futur proche à mettre son moteur de recherche dans nos cerveaux.
                La connaissance sans éffort, brute et formatée à régler en grosse monnaie trébuchante.
                (une application parmi d’autres vers des tendances eugéniques avec nanotechnologies)

                Nouvel homme pour une nouvelle civilisation. Bref, Huxley est un prophète.

              • Montagnais Montagnais 12 juin 2013 00:09

                « ... notre ex président Sarkozy fut comparé à Napoléon. »


                .. Autant comparer Bourvil à Rommel , Nabila à Lévi-Strauss, Zanini à Mozart ..

                Ben .. vivement la retraite Dugué .. vivement la retraite ..Si vous écriviez sur les fachisses ?

                .. histoire de faire 300 commentaires ..

                Bien à vous. Merci pour tous ces efforts.

                NB : ce qui est bien avec vos articles, c’est que les crétins style Démonte-sten viennent pas s’y frotter. Continuez. Agoravox peut vous en sauver gré ..

                • Montagnais Montagnais 12 juin 2013 00:16

                  Ah ! j’ai oublié ..




                  Vous en pensez quoi rapport à 
                  L’Etat de guerre (autoritaire) à l’âge technumérique. Russie, Turquie, US… ?

                  NB : remarquez, vous avez raison de jamais discuter avec les badauds . Sur le taureau de Zucotti, le Bull, on plante des banderilles, on lui racle les couilles, on lui colle ses oreilles de Mickey et on se tire.

                  • rhea 1481971 12 juin 2013 07:25

                    Je ne peut pas écrire un commentaire sur l’article concernant Edward Snowden, si parfois votre ordinateur a des comportements bizarres ne vous étonnez pas quelqu’un intervient.


                    • soi même 12 juin 2013 13:49

                      « Mais sachons garder la tête froide. L’Etat n’a aucune raison de faire la guerre si les citoyens sont obéissants et dociles. » Je restes duplicatif devant votre affirmation, l’État est une entité qui aspire constamment à s’émanciper de sa légitimité car il est le théâtre de tous les appétits de domination.
                      C’est pour cela que nous assistons à une dérive totalitaire masqué de société contrôler qui veux tous savoir, qui veux tous voir et qui n’existe pas à se créer des ennemis fantômes.


                      • Razzara Razzara 12 juin 2013 17:22

                        Bonjour M Dugué,

                        Etape suivante de la techno-guerre : le drone autonome qui décide de lui même quand, ou, et qui tuer ! Magnifique n’est-ce-pas ? Ou comment rendre réel les cauchemars hollywoodiens genre Terminator ou Minority Report .... J’imagine bien le truc : le drone est connecté en temps réel à la grosse base de données de la NSA via le système Prism, prend ses décisions tout seul comme un grand, et élimine les ’déviants’ vite fait bien fait.

                        Un article sur le sujet : http://tedglobal.blog.lemonde.fr/2013/06/12/daniel-suarez-les-robots-tueurs-avenir-de-la-guerre-cauchemar-pour-lhumanite/#xtor=RSS-3208

                        Extraits : [...] Bardés de capteurs, logiciels et armes à feu, ils seront capables d’identifier une cible, de déjouer les interférences électroniques susceptibles de les dévier de leur mission et surtout de prendre seul la décision de tuer. « Si nous transférons la décision de tuer à un logiciel, nous n’allons pas seulement éliminer toute humanité dans la guerre mais changer profondément nos sociétés » [...]
                        personne ne pourra contrôler la prolifération ni l’usage des drones armés et ni leur droit de tuer. Alors «  la mise à mort deviendra peu onéreuse et anonyme pour le crime organisé, les multinationales, voire même un personnage influent ». Les seigneurs de la guerre pourront agir sans crainte : on peut arrêter un assaillant, identifier son commanditaire. On ne peut rien contre un automate.

                        Les pays occidentaux auraient tendance à se considérer comme protégés. Grave erreur, précise Suarez. Au contraire, big data, la masse de données qui nourrit notre société ultra connectée « rend chaque individu plus indentifiable, visible, traçable pour les machines ».

                        La folie n’a plus aucune limite ...

                        Cordialement à vous

                        Razzara

                         


                        • bigglop bigglop 13 juin 2013 00:36

                          Sur les drones :
                          La France serait sur le point d’acquérir des drones de surveillance Reaper  (fiche Wiki) après avoir failli acheter, sous l’influence de Dassault des drones Héron israéliens.

                          Sur l’affaire PRISM-NSA-Obama :
                          Mais en France, cocorico, nous avons le pack EAGLE fabriqué par Amesys-Qosmos qui a été vendu à la Libye de Kadhafi, la Tunisie de Ben Ali, au Maroc, au Qatar et même un temps à la Syrie pour la surveillance de l’internet et des opposants.
                          Les hackers de Reflets.info en ont identifié un déployé en France


                          • travelworld travelworld 13 juin 2013 15:59

                            C’est vrai IG Farben a fait de gros progrès dans la fabrication de gaz pendant la guerre....


                            • kssard kssard 13 juin 2013 23:48

                              Je m’étonne de l’indignation suscitée par cette affaire de « grandes oreilles » le Patriot Act, alors que la presse l’avais évoqué en 2002 à sa mise en Service.


                              Tout le monde semble maintenant reconnaître le bien fondé des caméras de surveillance à tous les coins de rue. Ce sont elles par exemples qui ont permis de mettre la main très rapidement sur les auteurs des attentats de Boston.

                              En d’autres termes, je pense que dans un monde de plus en plus dangereux le Patriot Act est de nature à faire déjouer bien des attentats.

                              Si vous n’êtes pas putchiste, comploteur, terroriste ou pedophile, alors non vous ne risquez pas grand chose avec les grandes oreilles....

                              • ecolittoral ecolittoral 16 juin 2013 15:27

                                « Rien ne dit que ce doive être l’Etat et ses experts qui façonne nos existences et décide ce qui est bon pour le peuple. » Comme si l’état avait encore ces pouvoirs !

                                Il a capitulé et nos dirigeants d’aujourd’hui et d’hier, font acte de soumission pour ne pas dire de collaboration à la nouvelle puissance l’UE. 
                                Il n’y a pas de drones pour capturer et contrôler l’ensemble des systèmes bancaires européens.
                                Il n’y a pas de services spéciaux pour capturer et appauvrir les budgets des états.
                                Pas besoin de chars pour soumettre nos pays et les offrir aux américains avec ce marché trans atlantique...
                                Instruit, informé, techno communiquant, ne suffit pas. Ce n’est que du renseignement.
                                Et ce n’est utile que pour préparer une action.
                                Quand les instances européennes et leur monnaie auront disparu, « l’état » se retrouvera tout seul devant le peuple ! Plus moyen de se cacher derrière l’europe, le FMI, la mondialisation....et les caméras qui pullulent dans les villes et villages ne leur seront d’aucune utilité...pas plus qu’aujourd’hui.

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