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La politique du buzz

Contre-feux, sophismes, mensonges, détournements : bienvenue dans la politique 2.0.

La représentation politique française semble atteindre des sommets d’indigence idéologique. La tendance à l’américanisation de la vie politique française, ce bipartisme illusoire où des candidats faussement opposés osent se présenter comme porteurs de projets différents, montre à quel point le débat d’idée en France va mal.

Depuis quelques mois, la tournée artistique est lancée. Chacun tient son rôle dans cette pièce de théâtre grandeur nature, dont le registre oscille entre tragédie, farce ou encore tartufferie.

D’un côté des candidats soi-disant de gauche, qui à coup de diatribes (justifiées) contre le capitalisme financier, semble s’ériger en modèle de changement. Louable intention aussitôt évanouie quand ces mêmes candidats négocient des arrangements électoralistes[1], et/ou appellent à voter pour le candidat ultralibéral de l’austérité vue de gauche, au second tour de l’élection des usurpateurs présidentiels.

De l’autre côté, un candidat de droite, magicien politique, qui d’un coup de soufflet médiatique nous balaye un bilan désastreux, révélateur de la liquidation de l’indépendance française. Le président- candidat, que d’aucuns nomment à raison « l’américain », a amalgamé les candidatures « dissidente » de Boutin et Borloo, et représente le projet d’austérité vue de droite cette fois-ci...

Le champ du cygne journalistique a depuis longtemps retentit. La centrifugeuse médiatique a évincé les voix discordantes. Ne reste plus que les communicants, sorte d’extension des partis UMPS, tels Pujadas, Franz-Olivier Giesbert et consorts, qui assurent la commedia dell’arte politique pour garantir leur futile pré carré de célébrité. Le club du Siècle crée des liens parait-il.

Ainsi les bouffons du Roi sont de sortie, et entretiennent cette déchéance de la politique, où les mots n’ont plus de sens, et où les valeurs sont spoliées. Alors que le système en place, à bout de souffle, révèle jour après jour toutes ses incohérences, et que les défis énergétiques et environnementaux dévoilent l’urgence des mesures à entreprendre, aucun débat de fond ne semble émerger sur la scène médiatique. Alors que la paix dans le monde est aujourd’hui menacée par le comportement prédateur d’un capitalisme financier forcené, ayant besoin de relancer l’industrie de guerre pour masquer les comportements criminels de ses représentants, force est de constater que la consistance du débat s’amenuise comme peau de chagrin.

Une campagne d’une disette extrême, où faire le buzz est devenu l’essence même de la politique, au détriment du débat de fond. Une campagne m’as-tu-vu, où les shows à l’américaine se succèdent, et où les promesses s’empilent, mais finissent malheureusement comme les feuilles mortes par se ramasser à la pelle. Du halal à la taxation des hauts revenus à 70%, des éphémères plans de sauvetage grec aux promesses en faveur des PME, les candidats assènent des propositions sans lendemain, et stigmatisent des bouc-émissaires tout trouvés pour masquer les vrais coupables. On ne va quand même pas scier la branche sur laquelle on est assis. Non bien au contraire, il faut alimenter le fastfood idéologique ambiant. Au royaume des sophistes, le menteur est roi. Les canulars se succèdent, les inversions accusatoires s’enchainent, et le félon triomphe. Au diable la vérité, l’objectif sera atteint. L’information aura fait le tour des réseaux sociaux, et aura occupé l’ensemble des plateaux télés. Demain sera un autre jour. Une énième futilité. La pression monte et descend au gré de la fluctuation des sujets. Si bien que l’on se demande quelle est l’institution la plus en crise entre la politique et le journalisme. Les hommes publics multiplient les contradictions et les mensonges sans que personne ne vienne pointer l’absurdité de leurs propos.

Car maintenant la politique ne consiste plus à régir la vie de la Cité, en fonction d’un plan auquel serait attaché le magistrat suprême de la République, mais plutôt à assurer le bon déroulement d’un projet décidé hors des frontières françaises en jonglant au mieux avec l’humeur de l’opinion publique. Et dans cette politique du buzz, les instituts de sondage joue un rôle primordial. Telle étude déclare que les français s’offusquent en majorité de la toute puissance de la Commission européenne, et voilà que nos candidats vont se bousculer au portillon pour s’insurger à qui mieux mieux de l’omnipotence de cette métastase administrative. L’information va circuler. Tout le monde va « liker ». Les « twits » vont se multiplier. Et dans l’indifférence générale, la promesse passera en perte dans le bilan déficitaire de nos chers politiciens.

Qu’est donc devenu ce pays, si prompt à mettre en avant l’idéal des Lumières pour se donner bonne facture, sinon un conglomérat d’élites apatrides, de journalistes bigots, et de citoyens plus consommateurs de nouvelles périmées que jamais ? Pourquoi des sujets d’une importance capitale subissent une censure généralisée de la part de la presse écrite et des médias télévisuels ?

Pourquoi ne parle-t-on pas des irréfutables influences atlantistes dans la construction européenne[2] ? Pourquoi ne remettons pas en cause le dogme ultralibéral véhiculé par la Commission européenne, et validé au niveau national tant par l’UMP que le PS ?

Pourquoi ne parle-t-on pas de l’Etat de la Libye, pays apparaissant être livré à lui-même, enlisé dans une lutte des milices[3], où personne ne reconnait l’autorité de l’autre, ce qui ne laisse rien présager de bon quant à la stabilité du pays ? Probablement qu’un bilan de la situation disqualifierait le gouvernement actuel, et les députés ayant voté pour l’intervention, tant le résultat de cette intervention s’avère être un échec au niveau du calme et de la sécurité dans le pays.

Pourquoi nous rend-on compte de la situation syrienne de façon partisane, alors qu’il est aujourd’hui avéré que les forces loyalistes ne tiraient pas sur des manifestants sans défense, mais sur des rebelles (non syriens pour certains qui plus est) financés et armés par des forces extérieures[4] ? Pourquoi ne pas faire le buzz sur l’arrestation en Syrie de militaires français, alors que la presse internationale relaye cette information de la plus haute importance[5] ? Pourquoi ne parle-t-on pas des conséquences d’un renversement brutal de Bachar el-Assad sur la sécurité des minorités religieuses chrétiennes, chiites, et alaouites dans la région ?

Pourquoi accuse-t-on Poutine de trucage électoral, alors qu’il est avéré que l’homme jouit d’un énorme soutien de la part du peuple russe, à en faire pâlir de jalousie n’importe quel homme politique français[6] ? Paye-t-il son véto sur le dossier syrien ? Probablement. Mais dans ce cas, pourquoi nos médias entreprennent-ils une telle campagne de dénigrement[7], alors que n’importe quel expert indépendant en géopolitique déclarera qu’il s’agit d’une excellente nouvelle pour la multipolarité dans le monde[8], et donc une excellente nouvelle pour la France ?

Quels intérêts servent nos médias et hommes politiques sinon ceux de l’étranger ? Les idéaux des Lumières ont bonne presse. Mais derrière les mots, la réalité est plus brutale. N’oublions jamais le côté obscur de la France. Celui des élites préférant l’entente avec l’étranger au détriment des intérêts du peuple souverain. La France des correspondances secrètes de Louis XVI avec le roi de Prusse. La France d’Adolphe Thiers préférant signer en secret la reddition avec les forces prussiennes, afin que ces dernières aident le premier à mater la révolution parisienne naissante (ayant conduit aux évènements de la Commune de Paris). La France de Pierre Laval socialiste autoproclamé, et collaborationniste patenté[9]. La France de Sarkozy l’américain, liquidateur de la spécificité française, et exécuteur des basses œuvres de l’OTAN. La France peut-être de Hollande, inspiré par le fantasque ministre des affaires étrangères Bernard-Henri Lévy, et ayant déjà rassuré la City pour être adoubé comme probable président de la République française.

Derrière la politique du buzz, une autre partie d’échec se joue. Une partie masquée et feutrée, où les apparences sont trompeuses, et les certitudes s’écroulent.

 “Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et autres grandes publications, dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté les promesses de discrétion pendant près de quarante ans. Il nous aurait été bien impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été soumis aux pleins feux de l'actualité pendant ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et disposé à marcher vers un gouvernement mondial... La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est sûrement préférable à l'autodétermination nationale que l'on pratiquait les siècles passés...”

David Rockefeller,

Discours du 8 juin 1991 à Essen en Allemagne.

Colloque de la Commission Trilatérale.



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68 réactions à cet article


  • tesla_droid84 13 mars 2012 11:46

    Merci Maurice pour cet article, je vous rejoint à 100%.

    je conseille vivement cet entretient avec Etienne Chouard qui fait une analyse défrisante de l’exercice de la démocratie, c’est completement dans la suite de l’idée du texte. Car une fois que l’on sait qu’il y a propagande, cela emmène l’idée que le peuple n’est pas informé/désinformé, et que finalement il vote systématiquement contre son intérêt en fonction de l’adéquation de la parade présidentielle en synchronisme avec la fabrication de consentement du moment (vous avez dit viande Hallal…)

    Il est triste quand on donne les faits tel qu’ils sont aujourd’hui, (voir votre derniere citation de Rockfeller), quand on parle de CFR, Bilderberg, comission trilatérale... de se voir rétorquer « vous exagérez mon vieux » vous etes un complotiste, et si votre interlocuteur est vraiment en forme, il vous fera toucher le point Godwin et vous serez catalogué antisémite. Un homme des médias verra sa carrière brisé par cette simple accusation dont le sens meme a glissé au fils de temps, c’est d’ailleur pour cette raison qu’il n’y a plus de dénonciateur de « vrais » complot alors que pourtant nous vivont pas au pays des schtroumfs

    • Maurice Maurice 13 mars 2012 12:02

      Bonjour tesla_droid84,
      merci pour votre commentaire. J’apprécie beaucoup Etienne Chouard, ainsi que nombreuses de ses analyses. Il est vrai que petit à petit, l’escroquerie de cette soi-disante « démocratie représentative » commence à se faire jour. Il faut bien comprendre que si le système électif, comme il est bâti en ce moment, permettait au peuple d’exaucer ses aspirations, cela fait bien longtemps qu’il aurait été supprimé... Mais ce qui me gène le plus vraiment, ce sont les journalistes. Je ne sais pas comment peut-on à ce point maquiller et avilir la réalité. Comment peut-on refuser tout débat de fond, et rester dans du journalisme de façade. Un vrai mystère pour moi. Les médias en France n’ont rien à envier à la Pravda...

      Concernant la « police de la pensée » qui crie au facho, dès que les informations ne circulent pas dans leur sens, je vous dirais qu’il faut rester calme. J’avais énormément de mépris il n’y a pas si longtemps vis à vis de ce genre d’énergumène, mais je suis davantage triste pour eux maintenant.

      Comme disait Gandhi « d’abord ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent avant de vous combattre et, enfin, vous remportez la victoire »...

      Bonne journée


    • Catart Catart 13 mars 2012 12:05

      hola Maurice et toi Telsa...

      merci pour cet article remarquable et cette première réponse avec une référence à notre Ami Etienne. Je conseille également aux personnes de regarder les vidéos d’Etienne on y découvre beaucoup de choses.
       
      il vote systématiquement contre son intérêt en fonction de l’adéquation de la parade présidentielle en synchronisme avec la fabrication de consentement du moment.

      Un seul mot...excellent...

      C’est assez drôle car dans notre conférence de presse de samedi prochain au café du Croissant...nous parlons de la même citation et reprenons les idées d’Etienne qui est un grand monsieur.

      merci à vous deux

      http://www.indigne-je-propose.fr/







    • Catart Catart 13 mars 2012 12:10

      hola,

      j’ai oublié...Maurice nous diffusons ton article sur le site

      merci


    • Maurice Maurice 13 mars 2012 13:42

      Bonjour Catart,
      merci pour votre commentaire. Je suis très content de pouvoir participer au débat d’idée sur votre site...
      Bonne journée 


    • Catart Catart 13 mars 2012 14:23

      hola,

      Après lecture et rererelecture de ce que disent Bayrou et Mélenchon... mattraquage en règle et avec raison de l’UMPS... pour le 2ème tour... il me vient une idée...

      Mélenchon et Bayrou étant en opposition totale avec Sarkozy et hollande et le dénoncent depuis des mois sur toutes les radios et télés de France et de Navarre décident... sans accord commun... mais par pure intelligence et logique de ridiculiser les candidats de l’UMPS qui ont porté la France au bord du gouffre...
      ils font un appel aux français .....................................VOTEZ BLANC...........

      DU COUP POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS L’HISTOIRE DE FRANCE LES FRANÇAIS ÉLISENT NON PAS UN PRÉSIDENT...............MAIS UN...RIDICULE...

      http://www.indigne-je-propose.fr/&nbsp ;
       


    • Maurice Maurice 13 mars 2012 14:45

      Oui c’est vrai qu’il devrait faire une déclaration en ce sens durant l’entre-deux tour.
      Mélenchon par exemple dénonce avec raison la finance, l’Europe etc...
      Le problème est qu’il va à priori appeler à voter Hollande, ce qui décridibilise immédiatement son propos. Une contradiction incroyable.
      Alors que s’il se taisait, il représenterait une réelle force de changement. Wait and see, nous verrons ce qu’il adviendra au second tour...


    • tesla_droid84 13 mars 2012 15:28

      D’accord avec vous, on ne peut pas mettre autant de conviction contre les méchants banquiers, puis derriere tout casser en appelant au Flamby parceque l’on est sur de ne pas etre élu. C’est la définition meme du rabatteur et c’est triste car il est le receptacle de la colère des gens qui ont tout perdus et qui vont etres floués, encore ...


    • bigglop bigglop 13 mars 2012 19:14

      Bonjour à tous,

      Merci @Maurice pour cet excellent article tant par la forme que par le fonds,

      Le problème est que les médias mainstream sont contrôlés par ce que l’on appelle « l’oligarchie ».
      Donc l’information est triturée, prémâchée devenant devenant une bouillie inodore, incolore.
      Ensuite, "les nouveaux chiens de garde" relaient, diffusent, organisent des débats apparemment équilibrés, défendent la pensée unique.
      Chacun d’entre nous voit les visages et les noms, quotidiennement, avec les Barbier, Thréard, Apathie, Pujadas, Chazal, Calvi, Lorenzi, Cohen, et consorts.

      Pour le CSA, il suffit de regarder la fiche Wiki de chaque membre de son Collège pour comprendre ses avis et positions.

      Ce contrôle organise la bipolarisation des débats sur la présidentielle en proposant deux candidats du système oligarchique qui joue sur les deux tableaux pour gagner à coup sûr.


      J’ai regardé "l’appel de Villepinte" ce matin, car j’ai préféré passer une bonne soirée avec quelques ami(e)s sans télé.


      Il refait le coup de 2007 du « Protecteur du Peuple », mais il se comporte comme un maquereau qui encaisse le produit de la vente des charmes de sa gagneuse, la pauvre Marianne.


      Il continue dans sa stratégie d’une idée par jour : aujourd’hui, renégocier les accords Schengen pour contrôler les flux migratoires aux frontières de l’Union et françaises.


      La lutte contre les paradis fiscaux, alors qu’il avait annoncé, à la fin d’un G20, qu’ils allaient disparaître, en fait on a fait que pousser la poussière sous le tapis, car malgré le prétendu « succès » du PSI grec, les « CDS » qui se négocient par le "shadow banking" et les paradis fiscaux ont été activés par l’ISDA.


      Il annonce nombre de décisions qu’ils aurait pu prendre, sans problème, au cours de son quinquennat : fraude fiscale des particuliers et des entreprises, limitation des rémunérations indécentes, des dividendes de 15 à 25% exigés par les fonds de pensions (transfert de richesse de 15% du travail vers la rente)


      Il continue à « invoquer » le Mal des 35 heures, alors que depuis 2007, il a, avec ardeur, « détricoté » la loi ainsi que le droit du travail avec des accords d’entreprise qui remplaceraient les conventions collectives, donc un changement complet de la hiérarchie des normes dénoncé par le FDG.


      Au final, une absence criante d’analyse de son bilan 2007-2012, aucune proposition cohérente sur un programme, mais seulement des coups de com’ bien relayés par « les nouveaux chiens de garde » et analysés, commentés suivant la ligne du Parti de la Pensée Unique.


      Ce grand démocrate nous a imposé, en 2008, le Traité de Lisbonne, avec l’aide du Parti Socialiste, le Traité MES en février et signé le TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance économique et monétaire européenne).


      Grâce à la modification de l’article 48 du TFUE, le Conseil et la Commission peuvent faire passer un texte « mineur » comme le MES ou le TSCG par le vote parlementaire et non plus par un référendum.
      J’ai posté un article sur le bilan de l’opération de restructuration de la dette grecque :
      La dette grecque « passera » à fin 2012 à 161% du PIB contre 164% fin 2011 !!!


      Quoique disent les médias, on a encore « sauvé » les banques, par la recapitalisation des banques grecques et limitant les pertes des autres banques privées, lesquelles avaient anticipé en diminuant leur exposition à la dette grecque par des ventes sur le marché secondaire.


      L’ISDA, dans un premier temps, avait annoncé que la mise en oeuvre du PSI (Private Sector Involvement" n’était pas un évènement de crédit, a changé sa position après l’annonce des résultats provisoires et l’utilisation de la clause d’action collective, permettant aux détenteurs de CDS (Credit Default Swap) de les mettre en oeuvre et récupérer presque 100% du nominal.
      Par cet avis l’ISDA confirme la « légitimité » des autres CDS créés sur les obligations, bons du trésor émis par les autres états européens, ce qui peut à terme un phénomène de contagion sur risque de PSI sur les dettes irlandaises, portugaises, espagnoles, italiennes.


      Comme d’habitude, on a transféré de la dette privée aux états donc aux contribuables.
      D’ores et déjà, la dette grecque est irremboursable , après 7 plans de sauvetage, des réformes structurelles en quelques années, avec une décroissance du PIB (-7,5% fin 2011) et une prévision (optimiste) pour 2012 entre -4 et 5%.


      http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/dette-grecque-le-p-s-i-bidonne-112183


      La crise de la dette et des banques continue dans un silence assourdissant




    • Maurice Maurice 13 mars 2012 21:00

      Bonjour Bigglop,


      merci pour votre commentaire.

      « Il refait le coup de 2007 du »Protecteur du Peuple« , mais il se comporte comme un maquereau qui encaisse le produit de la vente des charmes de sa gagneuse, la pauvre Marianne. »

       Excellent. Et je dirais même qu’il faut que l’on se batte à l’avenir pour faire figurer cette phrase sur toutes les mémoires qui seront publiées au sujet de Nicolas Sarkozy !

      Merci d’avoir dresser son bilan quinquennal. Ca se passe de commentaire...

      Bonne soirée 

    • bigglop bigglop 14 mars 2012 00:15

      Merci @Maurice de votre réponse.
      Il est très triste d’en arriver à prononcer de tels mots


    • Le_Rythme 13 mars 2012 12:15

      Merci à vous Maurice pour cet article plein de vérité.

      Du coup, pour qui voter dans quelques semaines ? Quel candidat propose une vision réellement nouvelle et démocratique ? Quel candidat est suffisamment altruiste et indépendant pour aider son peuple ?

      J’ai beau chercher, je n’en vois aucun..
      La seule solution à mes yeux serait que l’ensemble des citoyens acteurs, se regroupent autour d’un projet altruiste, novateur et d’une idéologie pacifiste non politique afin d’avoir un réel poids.. et là, peut-être, pourra-t-on voir des changements..


      • musashi 13 mars 2012 13:34

        Déjà la reconnaissance du vote blanc serait pas mal smiley


      • Maurice Maurice 13 mars 2012 13:50

        Bonjour Le_Rythme,
        attendons déjà vendredi pour voir qui a effectivement les sacrosaintes 500 signatures afin d’y voir plus clair.
        Je pense malheureusement que sur les candidats qui nous seront proposés, aucun ne satisfera aux conditions d’altruisme et d’indépendance que vous mettez en avant. Nous aurons probablement Hollande, qui continuera la même politique que son indigne prédécesseur. A partir de la, je pense qu’au niveau financier beaucoup de chose vont bouger. Les marchés sont « calmes » en ce moment mais ça ne durera pas. Ce qui arrive à la Grèce (ou rien n’est réglé), arrivera au Portugal, à l’Espagne, à l’Italie et finalement à nous français. A ce moment là, les choses ne seront pas joli dans le pays, et c’est la qu’il faudra se mobiliser efficacement. Donc en attendant, la seule chose que nous pouvons faire s’est d’informer, d’avertir, et surtout de préparer toute éventualité pour que nous ne soyons pas les dindons de la farce (chose qui arrive à chaque « révolte » populaire) ... Le pouvoir réside dans l’anticipation. Nos bourreaux l’ont bien compris, à nous de prendre en compte cette réalité.


      • Catart Catart 13 mars 2012 14:33

        hola,
        nous nous retrouvons vendredi soir à 19h30 avec (les 5 petits candidats n’ayant pas les 500 signatures), Stéphane Guyot, Dominique Tonin, Gérard Privat, Yvan Bachaud et Maxime Verner pour finaliser la conférence de presse du samedi 17 mars à 15h30, au 146 rue de Montmartre, café du Croissant (là où Jaurès fut assassiné), et nous argumenterons comme dirait notre Ami Etienne le viol de la démocratie, la collusion, la corruption et l’incapacité de TOUS nos élus à résoudre le plus petit des problèmes des français, nous appelerons à voter blanc.

        Je signale ici haut et fort que nous avons demandé à Agora Vox de diffuser notre communiqué de presse pour cette conférence de presse et que cela nous a été refusé....bonjour la démocratie...honteux et scandaleux pour un journal qui se dit le « Média citoyen »

        A lire cependant sur
         
        http://www.indigne-je-propose.fr/


      • Maurice Maurice 13 mars 2012 17:10

        Très belle initiative que je ne pourrais malheureusement pas suivre n’étant pas de Paris, mais vous avez tout mon soutien. La révolution des esprits passe par là. Bon courage


      • ykpaiha ykpaiha 13 mars 2012 12:33

        Je ne vois rien, je n’entends rien...

        Voila ce que nous disent les margoulins braillards de le francitude télévisuelle.

        Il ont oublié le 3eme petit singe qui répondit (dans ce cas la) je ne dis rien...


        • tesla_droid84 13 mars 2012 12:55

          Pour ma part, j’ai choisi Asselineau qui même s’il n’est pas d’accord avec Etienne Chouard, ont eu un débat hyper constructif sur AGV :


          Je pense qu’il est le seul qui ait conscience de la gravité de la situation, ou a le courage de nommer les vrais problème (oui la finance a un visage quand on cherche un peu), d’ailleur c’est pour cela que sa page wiki France est censuré, et qu’il est interdit d’antenne dans tout ce qui a de l’audience.

          Je prend quelques propositions de son programme en phase avec l’article :
          - Interdire, de manière constitutionnelle, toute prise de contrôle des médias de masse par des fonds de pension ou des groupes et conglomérats multinationaux.

          - Être les « Montesquieu de 2012 » en actualisant le principe de la séparation des pouvoirs
           et en reconnaissant le quatrième pouvoir : le pouvoir médiatique. Le pouvoir médiatique sera séparé des trois autres pouvoirs mais aussi des féodalités économiques et financières.

          - Fixer un cadre constitutionnel aux médias :
          Créer un service public de l’information et de la culture (SPIC). Indépendant et doté de moyens lui permettant de remplir sa mission informative, démocratique et émancipatrice, ce SPIC sera chargé par la loi de favoriser la qualité des débats publics, l’élévation de la culture générale et l’éducation de tous en offrant une information et des programmes de qualité (culture, arts, histoire, sciences, etc.)

          -Adopter des lois anti-concentration et des dispositifs permettant de lutter contre la logique
          de la financiarisation et la logique commerciale dans le domaine des médias.
          Interdire aux groupes intervenant fortement dans d’autres secteurs économiques de posséder des médias. Interdire, de manière constitutionnelle, toute prise de contrôle des médias de masse par des fonds de pension ou des groupes et conglomérats multinationaux. Limiter l’ampleur des financements publicitaires et la durée des messages publicitaires. Réformer le système d’aides publiques à la presse afin que les subventions favorisent les médias qui participent de façon loyale et désintéressée à la vie démocratique.

          - Renationalisation de TF1.
          TF1 est de loin la première chaîne regardée par les Français. Elle joue un rôle de premier plan dans la formation et l’éducation de l’opinion publique française, rôle qu’il est inadmissible, dans une démocratie, de laisser dans des mains privées ou étrangères. TF1 sera donc renationalisée et son cahier des charges profondément remanié afin d’assurer la démocratie et l’élévation de la culture générale des Français. 

          - Renationalisation de TDF (Télédiffusion de France).
          La maîtrise de la diffusion des chaînes de télévision et des stations de radio doit être une prérogative La dans la main du peuple français et non dans des mains privées ou étrangères.

          - Restitution à l’Agence France Presse de son rôle originel de service public de l’information, tel qu’il avait été conçu par le Conseil national de la Résistance.

          - Transformation du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en une Cour supérieure de l’audiovisuel.
          Chargée de veiller à la représentativité politique objective de la population dans toute sa diversité, 
          cette Cour sera, comme la Cour Constitutionnelle (cf. supra), composée de magistrats 
          professionnels. Elle pourra recueillir et mettre en œuvre les demandes des Français grâce à des 
          sondages sur Internet auprès de plusieurs dizaines de milliers d’auditeurs et de téléspectateurs.

          - Assurer une diversité politique représentative des différents courants d’opinion parmi les journalistes présentateurs d’émissions d’information. 

          - Assurer la publicité des détails des financements des médias.

          - Protéger l’indépendance des journalistes en luttant contre la précarité dans les métiers du journalisme.

          - Favoriser l’adoption d’un code de déontologie sur les liens entre politique et journalisme. 


          • Maurice Maurice 13 mars 2012 13:52

            Ces solutions me paraissent essentielles, et devraient figurer dans le programme politique de TOUS les candidats


          • tesla_droid84 13 mars 2012 15:36

            C’est en cela que l’UPR n’est pas un partis, il se veut un mouvement populaire temporaire au dessus des partis, a la manière du conseil national de la résistance. Le clivage droite/gauche n’a de sens que si les candidats qui le portent avaient un réel pouvoir, ce n’est plus le cas aujourd’hui...




          • arobase 13 mars 2012 13:00

            article et commentaires de militants. mais de qui et de quoi ?difficile d’y voir clair.

            théorie du « tous pourris » ?
            « La seule solution à mes yeux serait que l’ensemble des citoyens acteurs, se regroupent autour d’un projet altruiste, novateur et d’une idéologie pacifiste non politique afin d’avoir un réel poids.  »

            ce serait le projet de quelle perle rare dont vous parler sans oser dire les choses et les noms ?

            • Maurice Maurice 13 mars 2012 14:01

              Article de militant

              Je confirme. Militant contre la démocratie de marché et contre la censure médiatique ayant réhabilité le délit d’opinion. Je crois avoir répondu à votre question du pouquoi. Pour ce qui concerne le qui, je ne me revendique d’aucune chapelle, je ne suis adhérant d’aucun parti, mais si je devais citer quelques noms, et bien je trouve que N. Dupont Aignan, et F. Asselineau sont les candidats qui proposent les solutions les plus opportunes. Je dis cela en fonction de l’opinion que je me fais de la Nation, et de la place qui devrait être la sienne dans l’édifice européen. Je ne cherche pas à faire du prosélystisme, c’est vous qui m’avez pousser à dire des noms, je ne fais que vous répondre. Libre à chacun de se faire sa propre opinion.
              Bonne journée


            • Space Monkey Space Monkey 13 mars 2012 13:01

              Très bon article qui souligne en creux la nécessité pour les citoyens de penser de véritables alternatives, de les rendre populaires et surtout d’en rendre populaires les arguments qui les soutiennent.

              Aucun parti ne peut nous représenter car nous n’avons pas un projet clair et concret dont nous réclamons l’application, ce qui est pourtant une nécessité dans un état représentatif. Les représentants étant, théoriquement, les exécutants de notre volonté or nous n’ayant pas une volonté affirmée, nous réclamons l’amélioration sans souhaiter le changement. (ce qui permet à la classe politique de jongler avec cette peur de l’inconnu)

              De plus n’ayant pas une idée claire de l’avenir nous ne sommes pas en mesure de critiquer les promesses, ni de mesurer la portée des actes et l’écart entre le discours et la réalité (je pense principalement au mythe de la croissance)

              Cela est sans doute dût à une mésinformation de l’immense majorité de nos concitoyens (je vous rejoins à 100% sur l’indigence de nos journalistes), ce qui impose aux citoyens les plus au fait de la réalité un devoir de partage de leurs savoirs, c’est pourquoi je vous remercie de publier de tels articles.


              • Maurice Maurice 13 mars 2012 14:11

                Bonjour Space Monkey,
                merci pour votre commentaire. Je vous renvoie à la réponse que j’ai adressé à Le_Rythme un peu plus haut qui rejoint votre commentaire. Mis à part cela je suis d’accord à 100% sur le constat que vous dressez.
                Par rapport au mythe de la croissance, il est vrai qu’il faut discuter de ce sujet, à commencer par le PIB qui, selon certains, serait un mauvais indicateur de la « santé » du pays.
                Bonne journée


              • Excellent,
                Mais il serait vain de croire, hélas, qu’après ce cri de colère largement justifié, la donne va changer. Ce peuple de pleutres, dont nous faisons partie, ne pourra jamais réagir car entièrement robotisé par les puissants qui tirent les ficelles en demeurant cachés et bien protégés par leurs valets, tout aussi conditionnés que les pauvres citoyens qu’ils prétendent guide et aider.
                Ce qui m’horrifie le plus en la France, tombée bien bas, c’est qu’actuellement son peuple de droite comme de gauche et du centre, d’en bas et d’en haut, gobe, tel une oie que l’on gave, tous les mensonges, tous les gadgets, tous les exemples de réussite extérieure qu’on veut lui faire suivre (l’Allemagne, l’Amérique, la Suède, la Finlande, la Suisse et j’en passe). Jamais plus au grand jamais il ne réagira. Il est anesthésié et le sera encore pendant longtemps. 
                Au sujet de la profession de journaliste que, pendant quarante ans, j’ai essayé de pratiquer avec le plus d’honnêteté possibe (sans y parvenir quelquefois), je puis vous assurer que de nombreux courtisans plumitifs s’y sont réfugiés. Que dis-je ! Une multitude de courtisans. Dans l’espoir de pouvoir eux aussi s’assoir, un jour, au côté des supposés puissants qui les dédaigneront comme on dédaigné, jadis, les...esclaves. 
                Alors ? Fuyons...


                • Maurice Maurice 13 mars 2012 14:19

                  Bonjour Henri,
                  merci pour votre commentaire. Je ne pense pas que le qualificatif de « pleutre » soit le bon. Il est vrai que nous avons une bonne dose de serviteurs « zélés », mais l’immense majorité de la population n’a tout simplement pas le recul, le temps, l’envie et j’en passe... de s’informer de façon impartiale. Cela nécessite de couper et recouper une multitude d’information, de s’informer, de lire, etc... Par contre quand la faim guetera (cf. comm que j’ai adressé à Le_Rythme un peu plus haut), peut être qu’à ce moment là les oreilles seront plus ouvertes... Voila pourquoi je ne me résoudrai pas à partir ! De plus mon jeune age ne me le permet pas smiley
                  Quant à votre témoignage de journaliste, je vous remercie de présenter un tableau de l’intérieur, cela confirme bien ce que je pensais de cette profession à l’heure actuelle.
                  Bonne journée


                • à Maurice,
                  La fuite pourrait être le retrait. S’assoir au bord de la route, la sienne, et regarder les autres s’essoufler sans savoir pourquoi ni pour qui ils courent. Ce n’est pas une question d’âge. Plus tôt, vous aurez pensé à votre propre parcours, parmi ceux qui, de temps à autre, parleront « la même langue que vous » (ils ne seront pas très nombreux vous verrez,) mieux vous vous sentirez. Muni alors d’une épaisse carapace, en essyant de faire profiter de votre expérience ceux qui voudront vous écouter, vous ne souffrirez plus du spectacle que donnent les autres.
                  En outre si la majorité des individus n’étaient pas des pleutres, des peureux si vous préférez, nous n’en serions pas là. L’Histoire toute entière de la planète est farcie des dominants qui ont toujours manipulé, selon leurs désirs, les dominés, les froussards. Et réflichissons un peu, les révolutions populaires ont trop souvent été récupérées par ceux qui n’y avaient pas participé.


                • Maurice Maurice 13 mars 2012 15:24

                  à Henri,
                  Sage commentaire. Merci de cette vision, et de vos conseils. Je vais tâcher d’y réfléchir calmement.

                  « Les révolutions populaires ont trop souvent été récupérées par ceux qui n’y avaient pas participé ».
                  Constat lucide et réaliste. Il faudrait peut être commencer par démystifier la Révolution française, et les Lumières. Le combat mené par la bourgeoisie au nom de la raison fut juste, mais au sein même de cette bourgeoisie, une partie (la bourgeoisie de l’argent) a réalisé un « putsch intérieur » qui a progressivement mené au triomphe du capitalisme financier. Ce dernier avance aujourd’hui masqué, mais toujours en se revendiquant de l’idéal des Lumières, qu’ils ont profondément avili et sali : le passage de la raison à la déraison.


                • franc tireur 13 mars 2012 13:22

                  Oui une politique du buzz faite de mesures irrealistes , tranche superieure a laquelle répond la suppression de nationalité aux exilés.C’est improvisé,incohérent et renforce le coté spectacle et instable de la fiscalité francaise.
                  Pour le reste je suis favorable au gouvernement mondial, on ne peut pas a la fois se plaindre des problèmes mondiaux et refuser de batir une entité mondiale pour les regler.


                  • musashi 13 mars 2012 13:39

                    Triste spectacle des 2 favoris omniprésent dans les médis (heureusement ça va bientôt changé )
                    Des propositions chocs, écrans de fumée, pour faire le buzz comme le dit très l’article et aucun débat réel sur les problèmes de fond alors que le pays est aux bords du précipice...


                  • tesla_droid84 13 mars 2012 13:59

                    Je suis vraiment très contre l’idée de gouvernement Mondiale. Je pense que l’intention est bonne mais que ce n’est vraiment pas la bonne solution. 

                    Quand on voit qui gouverne l’Europe aujourd’hui (des technocrates de GoldmanSach) et la peur viscérale de ses dirigeants (Barroso, Von Rumpuy ainsi que les chef du conseil d’Etat) de laisser la parole au peuple via des referundum (on le voit quand on dit NON à un traité, ils repassent en force juste derriere) cela ne laisse présager rien de bon sur qui mettrait la main sur ce gouvernement. J’y avait pensé aussi, en me disant si un gouvernement mondial existait, il pourrait de part sont autorité supranational interdire toutes les guerres, les ingérences...
                     De plus j’ai la faiblesse de penser que ce gouvernement mondial que vous prônez est exactement ce qui est en train de ce mettre en place, c’est une solution de « despotisme éclairé ». Reste à savoir éclairé par qui...

                  • Maurice Maurice 13 mars 2012 14:30

                    Pour poursuivre votre fil, je pense qu’un jour nous arriverons à une paix mondiale garantie par une sorte d’organe international. Nous ne serons plus de ce monde ce jour-la. Il faut ici se référer aux travaux de Hegel sur la fin de l’Histoire, par la fin des guerres (les guerres faisant l’Histoire).
                    Mendes-France avait dit dans les années 1930, qu’il y avait actuellement une course de vitesse entre l’Internationale des peuples et l’Internationale des capitaux. Je pense qu’aujourd’hui les seconds ont pris de l’avance, et s’emploient à établir ce fameux gouvernement mondial qui sera intrinsèquement antidémocratique, car s’étant construit au-dessus de la volonté des peuples.
                    Pour établir la première, les Nations doivent reprendre leur place dans l’édifice européen. Pour que les aspirations des peuples soient prise en compte. Une alliance des Nations autour d’un projet commun, un projet d’intérêt général (dans l’environnement, le spatial, la recherche, et l’énergie) qui fera naitre une fierté européenne. Et pas un pot pourri institutionnel comme c’est la cas actuellement...


                  • franc tireur 13 mars 2012 13:25

                    Comme les écolos vous avez souvent une vision mondiale des choses, il n y a que ce qui se passe en dehors des frontières qui semble vous interesser , par contre les problèmes locaux , du quotidien c est peanut


                    • tesla_droid84 13 mars 2012 14:37

                      Il est normal de discuter en premier lieu du monde, car comme nous somme dans une société mondialisé, tout ce qui s’y passe a un rapport très direct avec se qui se passe chez nous.


                      Il faut comprendre en premier lieux que le taux de change de la monnaie d’un pays DOIT être adapté a sa compétitivité intrinsèque. 

                      Je vais faire 2 exemples pour illustrer mon propos :
                      - La France (en situation de déficit commercial). Nous achetons plus à l’extérieur que ce que nous vendons (grâce à notre Euro fort), donc les entreprises qui produisent, délocalise pour faire face à cette concurrence du taux de change (1€=1.35$) ça fait 35% de compétitivité (on est très loin de la TVA dite sociale à 1.6% qui va frapper tout le monde). Sauf qu’a force de délocaliser, on va se retrouver comme la grece, avec une monnaie forte est des gens qui n’ont plus de travail, et donc plus d’agent meme pour acheter des produits pas chers de Chine... Le mécanisme normal du taux de change ferait baisser la valeur de notre monnaie vers les 1$/1€ et la comme par magie il redevient à nouveau intéressant d’investir et de produire en France, et l’équilibre de la balance commerciale se construit comme ça. L’objectif ultime étant de vendre le meme montant que ce que l’on achete à l’exterieur.

                      - L’Allemagne (fort excedent commerciale), normalement la valeur de leur monnaie doit monter, c’est pour cela qu’il prone un Euro fort (il ont de la chance la BCE est chez eux...).

                      En mettant cela en exergue on voit bien que l’Allemagne à un intérêt diamétralement opposé à celui de la France et de tout les pays du Sud qui eux s’en sortiraient mieux avec un euro plus faible.

                      Bref on voit bien que la construction Européene est une accumulation de compromis qui au final ne satisfait vraiment personne, meme pas les Allemand eux meme, et pourtant on nous bourre le mou à longueur de journée avec ça.


                       

                    • Maurice Maurice 13 mars 2012 14:39

                      Bonjour franc tireur,
                      je ne sais pas si votre commentaire m’était adressé, mais je vais tâcher d’y répondre malgré tout. Malheureusement le centre décisionnel français ne se situe plus dans les frontières françaises, c’est une chose qu’il faut ABSOLUMENT comprendre. Les traités européens que nous avons signé ont transféré de façon EXCLUSIVE nos pouvoirs fondamentaux à la Commission. C’est donc la Commission qui décide, légifère, et les gouvernements exécutent. Si ces derniers refusent, c’est l’amende !
                      Et nos problèmes intérieurs sont dû à la grande dérégulation commerciale et financière qui a été instauré par l’Europe de la Commission (très influencée par les doctrines des boys de l’école de Chiacago tel Mielton Friedman).
                      Voila la problématique du moment : arriver a une conscience européenne du militantisme, pour avoir des effets nationaux.


                    • Ah l’Europe ! Il est évident que la volonté des puissants, que je qualifierai « d’invisibles », a été dès le début de construire, à travers le relais de leurs gouvernements, l’Union Européenne uniquement sur l’économie, donc les banques, l’industrie et la finance. Du coup adieu les peuples, à la Saint Glinglin, la logique qui aurait voulu que l’Europe soit en quelque sorte les Etats Unis d’Europe, une fédération, avec ses multiples spécifités, valeurs et sensibiltés toutes regroupées en un unique gouverneent agissant POUR TOUS. Il n’y aurait pas eu de naufrage de la Grèce et l’accumulation des dettes nationales dès l’instant où la Banque Centrale Européenne aurait eu à gérer l’ensemble sous une seule monnaie unique.
                      Quesaco aujourd’hui l’Europe, un patchwork fait de bric et de broc ayant plusieurs éconmies, plusieurs monnaies, plusieurs nations jaouses les unes et les autres de leurs prérogatives, de leur culture. Et qui tire les ficelles ? La commission ? Vous le croyez sincèrement ?


                    • Maurice Maurice 13 mars 2012 15:32

                      La Commission est l’organe « visible » diront nous. A regarder de plus près les CV des commissaires européens, à commencer par Barroso, on se rend bien compte qu’il n’est pas monté tout seul, et qu’il n’a pas été mis là par hasard. Idem pour Draghi. Eux aussi sont des simples exécutants, d’un niveau supérieur, mais de simples exécutants malgré tout. De qui, de quoi ? Et bien des gens qui ont financé la construction européenne. Il faut alors se tourner vers les milieux affairistes logés aux USA. Qui sont ils. Que veulent-ils ? Je pense que la citation du sieur Rockefeller est explicite...


                    • tesla_droid84 13 mars 2012 15:50

                      Je commence à naviguer un peu dans la parti que vous nommer invisible.


                      La meilleur source que je peut vous conseiller, pour se rendre compte du rapport de force qui existe, non seulement en Europe, mais surtout dans toutes les petites (par le nombre de pers qui les composent) est le livre « Circus Politicus » sorti en février 2012. C’est donc le plus à jour, ce livre est une bombe.

                      On vous le dit sur ce blog : la politique française n’est qu’un théâtre d’ombre. Hollande et sarkozy sont des pantins. Leurs promesses ne les engagent à rien, aucune ne pourra être tenue. Car l’essentiel du pouvoir se trouve aujourd’hui à Bruxelles.

                      C’est cette situation que dénoncent Christophe Deloire et Christophe Dubois dans leur livre « Circus Politicus « .
                      S’appuyant sur des documents secrets et des archives inédites, les auteurs dévoilent les coulisses à la fois édifiantes et surprenantes de notre Circus politicus, sur fond de crises gouvernementales et de chaos européen. Une enquête percutante qui démontre que les décideurs européens sont en train de construire une « démocratie éloignée des contraintes électorales »… en gros un pouvoir technocratique et autoritaire. On découvre entre autre que Sarkozy est d’une servilité confondante et que Dominique Strauss-Kahn militait pour une autorité budgétaire indépendante.

                      Les videos où il présente sont livre permettent de se faire une bonne idée du l’ampleur du ...(vous avez dit complot ?)



                    • Maurice Maurice 13 mars 2012 15:59

                      Effectivement ce livre est une excellente lecture. A mettre entre toutes les mains !


                    • Merci Maurice, j’attendais votre réponse à ma dernière réflexion et celle-ci m’a donné la réponse que je savais. Il n’y a pas que Draghi, il y a Monti en Italie et derrière celà (y compris le grec actuel premier ministre) la banque Golden Sachs, celle là même qui a encaissé 300 millions de dollars pour mystifier l’union Européenne sur la soi-disant bonne santé économique de la Grèce. Reste à savoir qui est derrière Golden Sachs...Je sais déjà que Waren Buffet le 3° milliardaire au monde s’y trouve avec 5 milliards de dollars.
                      Il n’y a jamais eu les idées qui ont fait avancer l’homme, mais le fric, uniquement le fric pour lequel tous se sont battus et continueront de se battre et de mourir. Le Fric qui remplace Dieu depuis si longtemps et qui fait le pouvoir et la puissance des dictateurs de l’ombre.

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