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Le château de cartes s’effondre : la prochaine fin de l’euro

Après l'Irlande, le Portugal, la Grèce, les risques de faillite de l'Italie et de l'Espagne et la nécessité de les renflouer signent la mort probable de l'euro à court terme. 

Car le fardeau financier, de centaines de milliards d'euros d'endettement pourri, repose sur un nombre de plus en plus réduit de pays. 

Techniquement, le rachat d'obligations italiennes ou espagnoles est en train de dégrader très rapidement le bilan de la BCE ainsi que celui des banques centrales nationales de l'Eurosystème, dont la Bundesbank.

Au sein de la zone euro, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays Bas et la Finlande ont déjà informé :

  • qu'ils ne paieront plus pour le Fonds Européen de Solidarité Financière,
  • et qu'ils ne souhaitent en aucun cas continuer à dégrader la structure bilantielle de leur Banque centrale nationale.

Cela signifie que l'euro n'a plus longtemps à vivre.

Le gouvernement français, pour sa part, est évidemment pris de court par la tournure des événements puisqu'il était interdit de s'interroger, dans les administrations françaises, sur la survie de l'euro et a fortiori sur la façon de réagir en cas de désastre. [J'en sais quelque chose, puisque c'est justement pour avoir pronostiqué l'explosion de l'euro (dans un dossier très circonstancié remis à M. Sarkozy, ministre des finances, le 18 juin 2004, il y a ... 7ans) que j'ai vu ma carrière brisée.]

Donc :

  • - d'une part M. Sarkozy et son gouvernement n'ont pas d'autre objectif que de vouloir, coûte que coûte, la survie de l'euro, sans même savoir pourquoi d'ailleurs !
  • - mais d'autre part le gouvernement se rend compte des sommes de plus en plus colossales que cela risque de coûter à la France. Et probablement en pure perte puisque les pays précités, eux, ne veulent plus rester dans le Titanic. La France pourrait en effet voir sa dette publique bondir de 84 à 112% du PIB si elle rachetait des obligations pourries espagnoles ou italiennes. Le risque que l'une ou l'autre des agences de notation retire à la France sa note AAA devient désormais chaque jour plus élevé.

En bref, le gouvernement français, Nicolas Sarkozy en tête, prend la pose de gravité de circonstance devant les caméras. Mais, derrière les portes capitonnées de l'Elysée et de Matignon, on ne sait tout bonnement plus quoi faire.

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 Au bout du compte, tout le château de cartes risque donc de s'effondrer sur le dernier maillon : l'Allemagne. Et ce sont donc des sommes prodigieuses qui seraient à payer par les contribuables allemands !

Pour Berlin, qui a les yeux rivés sur la situation et qui a déjà préparé secrètement ses plans de sortie, il n'est pas question de laisser se poursuivre ce désastre.

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L'ALLEMAGNE NE VEUT PLUS PAYER.

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J'estime donc qu'il est probable que l'Allemagne siffle la fin de partie très rapidement. 

La fin de l'euro n'est sans doute plus question d'années mais de mois, sinon de semaines.

Tout en essayant de faire reposer la responsabilité politique sur d'autres, l'Allemagne va probablement briser l'euro d'une façon ou d'une autre, par exemple :

  • en supprimant la libre circulation des transferts financiers d'un État de la zone euro,
  • et/ou en refusant tout net d'acheter des obligations italiennes ou espagnoles.

Si c'est en effet ce que décidait l'Allemagne, cette mesure d'apparence technique signifierait ipso facto la réapparition des monnaies nationales : avec un euro-mark, un euro-franc, un euro-lire, etc., dont les cours fluctueraient instantanément les uns par rapport aux autres. 

Il n'y aurait alors plus d'autre solution que de recréer en toute urgence des monnaies nationales sous forme fiduciaire (billets et pièces).

 Naturellement, cette réapparition brutale se ferait dans l'impréparation de la France. 

Et bien entendu avec des problèmes techniques colossaux en perspective, puisque rien n'a été anticipé.

 

François Asselineau,

Président de l'Union Populaire Républicaine




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Les réactions les plus appréciées

  • Par François Asselineau (---.---.120.10) 11 août 2011 12:50

    @Imhotep

    1) Je ne comprends pas un strict mot de votre premier paragraphe, si ce n’est qu’il s’agit pour vous de me contredire, pour le principe de me contredire.

    Où avez-vous lu, dans mon article, que « la fin de l’euro entraînerait la fin des dettes » [sic] ?!?

    J’ai dit deux choses :

    • - au train où vont les choses, la France, si elle doit prendre à sa charge la partie des obligations italiennes et espagnoles, pourrait voir son endettement grimper de 84% jusqu’à 112% de son PIB.

    • - de toute façon, l’Allemagne (mais aussi les Pays Bas, le Luxembourg et la Finlande) ont déjà dit stop dans le secret des réunions de la BCE.

    Et vous, vous en concluez que je proposerais de sortir de l’euro pour obtenir « la fin de nos dettes » !

    Comme tout un chacun peut le vérifier en relisant mon article :

    • a) je ne propose rien du tout, je CONSTATE ce qui est en train d’arriver : l’Allemagne ne veut plus payer, et la France va se retrouver dans une situation d’échec et mat.

    • b) je ne dis nulle part que la question de l’endettement de la France sera réglée du fait de l’explosion inéluctable de l’euro.

    Vous m’attribuez donc des idées et un « raisonnement simpliste et immature » qui n’existent que dans VOTRE imagination malveillante.


    --------------------------------------------------

    2°) Par ailleurs, s’il y a bien un « raisonnement simpliste et immature » , c’est cette ritournelle poujadiste que vous me ressortez, à l’instar de quelques autres internautes (faute de savoir quoi me reprocher par ailleurs) et qui consiste à tenter de me disqualifier au motif que j’étais haut fonctionnaire au moment où ces décisions furent prises. Dès lors, je n’aurais selon vous plus qu’un droit : celui de me taire.

    Cette critique est profondément injuste - et même assez scandaleuse - car vous semblez ne pas comprendre la différence qui existe entre un responsable politique et un haut fonctionnaire.

    A l’époque où les faits que je décris se sont produits, je n’étais pas un homme politique mais un haut fonctionnaire.

    • Un responsable politique est quelqu’un qui a été élu au suffrage universel et qui commande aux fonctionnaires.

    • Un fonctionnaire n’a pas été élu par qui que ce soit, mais il a réussi un concours d’accès, anonyme et objectif, à la fonction publique. [Excusez-moi de vous le dire, mais si je suis entré à l’ENA et si j’en suis sorti second, ce n’est pas parce que j’ai fait de la politique. C’est parce que j’ai réussi un concours d’entrée, puis un concours de sortie, l’un et l’autre très difficiles, qui portaient sur des quantités de matières techniques : droit administratif, droit constitutionnel, économie, gestion, comptabilité, finances, etc. Je vous dénie totalement le droit d’affirmer qu’un succès à ces concours devrait être un motif de honte.] 

    Or figurez-vous qu’un haut fonctionnaire doit obéir à son ministre, même s’il est en désaccord. C’est le B-A-BA de la démocratie, qui semble vous échapper.

    D’ailleurs, quelle serait votre réaction si le parti politique ayant votre faveur accédait au pouvoir et s’il se heurtait à des fonctionnaires qui refusaient de lui obéir ? Je suis prêt à parier que vous estimeriez qu’il faut virer sur-le-champ les fonctionnaires désobéissants.
    Et vous auriez alors raison en termes de démocratie.

    Alors ? Mesurez-vous bien vos propos ?

    Votre critique est aussi injuste que si vous reprochiez à un professeur d’appliquer en cours le programme qui a été fixé par le ministre de l’éducation. Même si, en son for intérieur, le professeur considère que ce programme est mauvais, il est obligé de l’appliquer.

    Sinon ? eh bien s’il estime que, non décidément, il ne lui est pas possible d’appliquer un tel programme, alors il en tire les conséquences et il s’engage politiquement, quitte à briser sa carrière.

    C’est exactement ce que j’ai fait mais il semble que vous ne parveniez pas à le comprendre. Compte tenu des diplômes et du parcours professionnel qui ont été les miens, je pourrais actuellement occuper des fonctions scandaleusement bien rémunérées à la tête d’un grand groupe industriel ou financier. Je pourrais avoir une rémunération 10 fois supérieure ! J’ai refusé.

    Si j’ai brisé ma carrière de haut fonctionnaire et si j’ai fondé un parti politique, c’est justement parce que je ne parvenais plus à concilier mes convictions avec les obligations professionnelles qui étaient les miennes.

    Plutôt que de me critiquer avec une morgue méprisante (qu’est-ce qui vous autorise à m’insulter d’ailleurs ?), vous devriez donc au contraire me féliciter d’avoir fait passer ce que je crois être l’intérêt général avant mon propre intérêt.

    Est-il si certain que tous les gens que vous connaissez eussent agi comme moi s’ils avaient été à ma place ?

    Et vous-même, auriez-vous renoncé à gagner 10 fois plus, et préféré, à la place, vous battre sans moyens pour servir l’intérêt général et la liberté de la France ?

    ----------------------------------------

    François Asselineau
    Président de l’Union Populaire Républicaine
    http://www.facebook.com/upr.francoi...

  • Par John Foster (---.---.50.42) 11 août 2011 09:04

    J’ai bien l’impression que la France va encore finir par être le dindon de la farce, alors que tous les autres auront vu l’implosion arriver à des kilometres et pris leur précautions. A force d’être gouverné par des incompétents (cf Lagarde et son fameux « la crise est finie »), myopes et adeptes de la méthode Coué, c’est tout le peuple français qui va morfler.

    Comment peut-ont encore imaginer une seconde que ce système va pouvoir perdurer. Vouloir le pousser jusqu’au bout pour faire perdurer le « dogme euro/UE » est une haute trahision envers les gens dont ils ont la charge. Si ces triples buses n’étaient pas à la tête d’un pays de 60 millions de personnes, la situation pourrait en être comique.

    En tout cas merci à M Asselineau et à l’UPR pour leurs analyses qui nous changent des platitudes qui émanent des guignols qui nous emmènent gaiement tout droit à la catastrophe.

  • Par Daniel Roux (---.---.57.219) 11 août 2011 10:10
    Daniel Roux

    S’il y avait la moindre logique ou si les décisions politiques étaient fondées sur la raison, nul doute que la Grèce, le Portugal et l’Espagne n’auraient pu adhérer à l’Euro au moment de sa création.

    Dans la même veine, si nos dirigeants avaient la moindre once de connaissance en matière d’Histoire, la vraie, celle qui se nourrit de démographie et d’économie réelle, ils auraient compris que l’Allemagne, après avoir utiliser la France comme marche-pied et comme clé pour reconquérir sa place historique n’aurait plus aucun intérêt à la ménager.

    Une fois cette place historique reconquise, l’Allemagne a joué son jeu vers l’hégémonie en partenariat privilégié avec la Russie, utilisant la France et ses entreprises que comme supplétifs, après s’être fait remettre ce qui restait des industries de pointe, notamment en aéronautique. Les délocalisations, la corruption rampante et la politique de l’euro fort a fait le reste. La France est devenue un désert industriel et 20% de sa population active est au chômage.

    Que l’on ne se trompe pas sur le constat, la décadence française n’est pas de la responsabilité de l’Allemagne mais de celle des pseudos élites françaises, grandes admiratrices du système américains de l’enrichissement sans conscience. Sarkozy, le pire des présidents possible est arrivé au pire moment. Sa mission était d’anéantir le modèle social français, il aura réussi à ruiner le pays tout entier.

  • Par François Asselineau (---.---.120.10) 11 août 2011 21:08

    C’est avec une certaine réticence que je réponds à la nouvelle intervention d’« Imhotep ». Car il est clair pour tout le monde que cet internaute n’est pas ici pour débattre sereinement et honnêtement mais pour m’accabler de sarcasmes et d’offenses.

    Il m’a prêté des « raisonnements » qui n’existent que dans son imagination. Et, lorsque je le démontre en renvoyant à mon écrit, il « zappe » de façon intellectuellement malhonnête. Sans répondre sur le fond, il m’attaque sous un autre angle qui est celui de mon curriculum vitae.
    Je voudrais faire ici plusieurs remarques pour les nombreux lecteurs de ces échanges.

    1°) Ce prétentieux « Imhotep » n’est qu’un « corbeau » qui vient insulter les auteurs sous couvert d’anonymat

    « Imhotep » joue les « braves types » pas compliqués qui se défient de la cuistrerie présumée des « énarques ». Il conclut ainsi son dernier message par une remarque qui se veut insolente (et qui n’est que bouffonne) en me demandant s’il est « savant » parce qu’il met des « PS » après sa signature.

    Mais « Imhotep » cache bien son jeu. Car il ne se prend pas pour rien.

    « Imhotep » est le nom d’un personnage assez célèbre de l’Ancien Empire égyptien, qui vécut vers -2700 avant Jésus-Christ et qui fut, dit-on le vizir du roi Djéser. Il est resté célèbre par ses qualités de philosophe et d’architecte (il aurait conçu la fameuse pyramide « rhomboïdale ») et on le considère généralement comme le premier architecte connu de l’histoire de l’humanité.

    C’est donc ce pseudonyme que notre internaute s’est ainsi choisi en toute « modestie ». Après tout, c’est son droit. Il aurait pu, tout aussi « modestement », se baptiser Newton, Einstein, Platon ou Michel-Ange.

    Mais il est assez cocasse de voir que le choix de ce pseudo est fait par quelqu’un qui vient me reprocher d’être un monstre d’immodestie. Figurez-vous, « Imhotep », que je suis bel et bien ancien élève de l’ENA et sorti vice-major, tandis que vous n’êtes ni vizir ni un architecte mondialement célèbre. Je n’usurpe pas, moi, une identité qui n’est pas la mienne.

    Par ailleurs, il est bien naturel que je décrive rapidement mon CV puisque Agoravox le demande aux auteurs qui publient. Je l’ai fait de façon succincte et sans fard, y compris en mentionnant les ministres ou anciens ministres dont je fus le subordonné, même si je sais parfaitement que cela me vaut parfois les sarcasmes de quelques autres internautes. Mon CV n’est donc pas enjolivé, il est vrai.

    Du reste, et comme un internaute l’a souligné avant moi, il ne fait pas de doute que « Imhotep » aurait été le premier à s’indigner si je n’avais pas dit qui j’étais.

    Le plus drôle de cette péripétie est que « Imhotep » se livre à mon encontre à un véritable procès d’intention et de comportement qui s’applique fort mal à mon attitude mais fort bien à la sienne.

    • Il reproche aux « énarques », donc à moi par contrecoup, d’être des théoriciens en chambre ? Mais il se livre à une véritable théorie anthropologique sur l’espèce animale « Homo sapiens enarchus » à laquelle il assure que j’appartiens sans m’avoir jamais vu !

    • Il reproche aux « énarques », donc à moi par contrecoup, de « faire partie d’une corporation qui s’auto-congratule » ? Mais il se livre devant nous à un exercice d’autocélébration puéril en nous expliquant que lui seul sait comment les choses marchent, car lui seul, bien entendu, connaît le terrain...

    • Plus cocasse encore, il reproche aux « énarques », donc à moi par contrecoup, de manquer de « courage », de fuir « la prise de risque » et de n’avoir aucun « caractère » ? Mais il dresse ce réquisitoire et cet appel au courage en se cachant derrière un pseudo, tandis que c’est moi, « l’énarque » honni, qui écris et signe de mon vrai nom ! Un tel aveuglement sur soi-même est proprement confondant.

    • Il me reproche un « comportement de caste »  ? Mais c’est lui qui s’adresse à moi avec mépris, suffisance et agressivité, alors que je ne lui ai strictement rien fait ! 

    • Il me conseille de la « délicatesse » ? Mais il agit comme un vulgaire « corbeau », en venant m’insulter sous une fausse identité. Ce simple constat mériterait que personne ne réponde à ses attaques. Car c’est un principe de bonne éducation que l’on ne doit jamais répondre à une lettre anonyme.

    ===== SUITE MESSAGE SUIVANT =====

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