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Accueil du site > Actualités > Politique > Le grand complot se trame sous nos yeux

Le grand complot se trame sous nos yeux

La conspiration des « élites » mondialisées contre la démocratie n’est pas vraiment un secret. Mais alors, peut-on encore parler de conspiration ? Si des malfaiteurs agissent au grand jour, en quoi méritent-ils le nom de comploteurs ? Tel est le problème que cet article, suite d’un texte paru récemment sur AgoraVox, vise à résoudre.

Une stratégie plus discrète que secrète

 Dans un précédent article – dont ce texte constitue un complément – j’ai distingué deux types de complots : les « petits », ceux qui visent à une action ponctuelle (coup d’État ou attentats, par exemple), et le grand complot ourdi par l’oligarchie mondiale depuis trente ou quarante ans. Le premier type de complot peut rester parfaitement secret – au moins tant qu’il n’a pas atteint son but. Avant qu’un coup d’État n’ait lieu, la plupart du temps, les comploteurs gardent leurs projets soigneusement cachés. La moindre fuite pourrait leur être fatale. Mais qu’en est-il d’un complot qui concerne le monde entier et dont la réalisation s’étale sur plusieurs décennies ? Il est évident qu’un tel complot ne peut rester entièrement caché. Tôt ou tard, une partie au moins du projet doit s’étaler au grand jour, puisqu'il commence à se réaliser. De plus, un objectif d’une telle ampleur – détruire la démocratie ou ce qu’il en reste – ne saurait être mené par une petite poignée de malfaiteurs. Pour être réalisé, il nécessite la collaboration de nombreux complices. Par exemple, la destruction systématique des services publics – en France comme ailleurs – ne peut être mise en œuvre par les seuls membres d’un gouvernement : elle doit être accomplie, au jour le jour, par des fonctionnaires zélés. De plus, une telle destruction finit tôt ou tard par être connue du grand public, puisqu’elle concerne précisément les services publics.

 Peut-on alors parler de conspiration, puisqu’on n’a pas affaire à une petite poignée de malfaiteurs qui se réunissent dans le plus grand secret, mais à un plan qui se dévoile progressivement, et qui est mis en œuvre par un grand nombre d’acteurs ? Oui, car ce plan, au départ, est élaboré dans le secret, ou du moins dans une extrême discrétion. Les exemples ne manquent pas d’institutions politiques extrêmement opaques. L’Union européenne, pour ne parler que d’elle, est dirigée par des chefs d’État et de gouvernement dont les réunions se déroulent dans le plus grand secret. Les décisions de ces dirigeants sont mises en œuvre par la Commission européenne, un organisme non élu et pas vraiment transparent. Quant au Parlement européen, son rôle est encore très limité, puisqu’il n’a pas l’initiative des lois. De plus, son fonctionnement est peu démocratique à cause des connivences existant entre des groupes parlementaires en principe opposés ou entre les parlementaires et les lobbys. L’Union européenne est un cas d’école, mais son fonctionnement n’est pas très différent, si on y regarde bien, de la plupart des États « démocratiques » ou des institutions internationales.

 Et ce qui vaut pour les oligarchies politiques vaut également pour les grandes entreprises et pour les grands médias. D’ailleurs, il y a des liens étroits entre ces trois mondes. J’ai déjà fait allusion, en parlant des lobbys bruxellois, à la connivence entre politiciens et hommes d’affaires. De multiples exemples illustrent cette connivence : le dîner de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s, le soir de son élection, le pantouflage d’hommes politiques (Schröder, par exemple) dans des conseils d’administration de multinationales, les honoraires astronomiques offerts par de grandes entreprises à d’anciens chefs d’État (Clinton, G.W. Bush…) en échange de conférences, la désignation d’hommes d’affaire à des postes politiques clés (Dick Cheney, Henry Paulson, etc.). Quant aux liens entre la politique et les grands médias, ils sont bien connus. On pourra se référer, entre autres, aux films de Pierre Carles relatifs à ce sujet.

 Récemment, l’affaire Strauss-Kahn nous en a fourni un exemple frappant : l’ancien directeur du FMI, fin avril, a annoncé aux rédactions de Marianne, de Libération et du Nouvel Observateur son intention de se présenter aux primaires du PS, et il leur a demandé de taire cette information. Même si cette nouvelle n’était pas très surprenante, les journalistes en question auraient pu faire consciencieusement leur travail en informant leurs lecteurs. Ils n’en ont rien fait, par égards pour leur vieux copain Dominique. C’est seulement lorsque ce dernier a vu sa carrière politique pour le moins compromise qu’ils ont lâché l’information (Source : Acrimed).[1]

 Ainsi, les oligarchies ont toujours un temps d’avance sur le grand public. C’est d’ailleurs ce que concédait Alain Cotta, économiste et ancien membre de la Commission Trilatérale. Dans une interview donnée à Radio Notre Dame, il minimisait le rôle de ce club. Selon lui, il s’agit moins d’un organe de décision que d’un lieu de rencontre entre gens bien informés, et grâce auquel il est possible d’avoir des renseignements un mois, voire six mois avant le commun des mortels. Mais quand on se souvient que gouverner c’est prévoir, et que savoir, c’est pouvoir, on voit bien l’intérêt que peut avoir ce genre de clubs. Parce qu’ils se communiquent mutuellement leurs projets, les oligarques peuvent agir de façon cohérente, contre la foule des citoyens ordinaires qui peinent à s’organiser.

 Comme on le voit, l’oligarchie agit dans l’ombre. Ses manœuvres sont discrètes, à défaut d’être totalement cachées. Et elles le sont d’autant plus qu’elles sont dissimulées par une continuelle propagande.

 

Le rôle de la propagande

 Même si le mot est récent, la chose est sans doute aussi vieille que la politique. Ceux qui dirigent (hommes d’État, mais aussi grands patrons et médiacrates) ont tout intérêt à cacher leurs véritables intentions – qui vont souvent contre l’intérêt général – sous des paroles lénifiantes. Parfois, la propagande est purement et simplement mensongère. C’est ainsi que nos gouvernants prétendent depuis des années « sauver le système social français » ou « sauver le système de retraite par répartition » alors qu’ils détruisent la sécurité sociale pour le plus grand bonheur des assureurs privés.

 Mais la propagande est généralement plus subtile. Les hommes politiques, pour se dédouaner de leurs responsabilités, se défaussent sur des facteurs apparemment impersonnels : la mondialisation, l’Union européenne… C’est ainsi qu’ils vont justifier, par exemple, une concurrence très dure sur le marché du travail avec et toutes les conséquences sociales qu’on peut imaginer : gel ou baisse des salaires, licenciements, multiplication des emplois précaires, accroissement de la pénibilité du travail, délocalisations, etc.[2]

 Cette propagande n’est pas entièrement fausse : un gouvernement a effectivement une marge de manœuvre limitée, à cause de l’interdépendance économique et juridique des États. Mais elle n’en est pas moins mensongère, parce qu’elle tend à présenter la mondialisation et la construction européenne comme des phénomènes naturels, contre lesquels on ne pourrait rien faire. Or, il s’agit bien de processus politiques, fruits de décisions humaines. L’Union européenne, par exemple, est pilotée par des chefs d’État et de gouvernements. Ce sont eux qui décident des grandes orientations de l’Union, nomment les membres de la commission européenne et préparent de généreux « plans de sauvetage » pour la Grèce.

 En somme, il n’est pas absurde de parler de complot mondial contre la démocratie et la justice sociale. Car même si les projets de l’oligarchie ne sont pas vraiment cachés – pour qui prend le temps de s’informer en profondeur – ils sont généreusement recouverts d’une grosse couche de propagande, avec la complicité de médias complaisants.

 

Le rasoir d’Occam

 Pour terminer cet article, j’aimerais répondre à une objection qu’on pourrait faire à ma « théorie du complot » : ne serait-il pas plus simple de recourir à d’autres explications ? Pourquoi imaginer des conspirations alors qu’on peut mettre en avant des causes bien visibles et bien réelles ? Bref, ne faudrait-il pas appliquer ici le « rasoir d’Occam » ? Le « rasoir d’Occam » - du nom d’un célèbre théologien anglais du 14ème siècle – est un principe scientifique et philosophique selon lequel une théorie ne doit pas multiplier les entités sans nécessité. Entre deux théories qui expliquent les mêmes phénomènes, il vaut mieux choisir la plus simple, celle qui fait intervenir le plus petit nombre de facteurs. Or, il semble bien que l’idée d’un complot de l’oligarchie contre la démocratie conduise à des complications inutiles. Si on admet que l’oligarchie se disperse dans plusieurs organisations politiques (FMI, OMC, Banque mondiale, Union européenne, OCDE….) ou clubs de réflexion (Le Siècle, la Commission Trilatérale, le groupe Bilderberg), alors il n’y a pas un grand complot mondial, mais – dans le pire des cas – une multitude de petits complots. Et si on considère que tous ces petits complots sont coordonnés par une entité malfaisante (au hasard : les juifs, les francs-maçons, les « judéo-maçons »….), on se heurte à de nouvelles complications.[3]

 Ne serait-il pas plus simple d’expliquer l’apparente coordination des « élites » mondiales par le fait qu’elles ont des intérêts en commun ? Dans un célèbre documentaire – Manufacturing Consent : Noam Chomsky and the Media, de Mark Achbar et Peter Wintonick – Chomsky explique qu’il n’y a pas besoin d’imaginer des réunions secrètes entre des membres du gouvernement et des rédacteurs en chef de journaux, ou entre ces rédacteurs en chef et les patrons des multinationales. En réalité, ces trois pouvoirs – politique, économique et médiatique – n’en font qu’un. Les politiciens, les hommes d’affaire et les patrons de presse n’ont pas besoin de comploter parce qu’ils sont déjà d’accord sur l’essentiel, parce qu’ils poursuivent les mêmes intérêts et s’épanouissent à la faveur d’un même système économico-politique. Ce sont les mêmes « élites » qui dirigent les États, les grandes multinationales et les grands médias. D’ailleurs, les grands médias eux-mêmes font partie de puissants conglomérats. Loin de constituer, un « quatrième pouvoir », ils renforcent donc l’ordre établi.

 Cette analyse est loin d’être fausse. Effectivement, il n’est nul besoin de faire intervenir un quelconque complot pour expliquer que les puissants de ce monde partagent les mêmes orientations économiques et – avec des variantes plus ou moins importantes – la même idéologie politique. Sur ce point, Chomsky a parfaitement raison, et il est d’ailleurs étrange qu’on lui ait souvent reproché de verser dans « la théorie du complot » alors qu’il dit tout autre chose (cf. à ce sujet cette analyse de l’association Acrimed). Cependant, cela ne prouve en aucune manière l’inexistence de tout complot de la part de l’oligarchie mondiale. Parler de convergence d’intérêts est judicieux, mais se contenter de cette explication reviendrait à nier un certain nombre de faits. Comme je l’ai rappelé plus haut, il est de notoriété publique que le fonctionnement de certaines institutions politiques est extrêmement opaque et peu démocratique. On sait également que des politiciens, hommes d’affaire, intellectuels et journalistes influents se réunissent régulièrement dans des clubs, et que le contenu de leurs discussions est absolument secret. Même si tous ces oligarques partagent à peu près les mêmes objectifs et la même manière de voir le monde, ils ont besoin de se voir en toute discrétion pour échanger des informations et – au moins dans le cadre des institutions politiques – pour élaborer des stratégies communes.

 Toutes ces réunions sont autant de petits complots contre la démocratie et la justice sociale. C’est cela que j’ai appelé le « grand complot » : il ne s’agit pas d’une réunion ponctuelle chapeautée par une organisation unique (la « juiverie mondiale », « la » franc-maçonnerie…) mais d’un ensemble de réunions secrètes ou très discrètes qui vont toutes dans le même sens : diminution des libertés publiques, disparition du débat démocratique, privatisation des services publics et des systèmes de sécurité sociale, libre échange généralisé (avec tout de même des exceptions, mais toujours en faveur des plus puissantes multinationales), liberté absolue pour les mouvement de capitaux et pour le petit monde de la finance…. Et ce qui fait l’unité de tous ces comploteurs, ce n’est pas seulement qu’ils ont des intérêts en commun : c’est aussi qu’ils sont peu nombreux et peuvent facilement se rencontrer (notamment dans les fameux clubs Bilderberg et autres), sympathiser, fraterniser. Comme dans la noblesse d’Ancien Régime, des liens d’amitié et des alliances matrimoniales achèvent de souder cette aristocratie bourgeoise. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait aucune rivalité entre les puissances (Chine et les Etats-Unis, par exemple) ou à l’intérieur d’un même pays. Mais – là encore, comme dans la noblesse d’Ancien Régime – les oligarques sont tous unis contre les masses qu’elles ont la gentillesse de gouverner.



[1] Ce petit détail permet un peu mieux de comprendre, a posteriori, l’intense campagne médiatique en faveur de Dominique Strauss-Kahn, considéré naguère comme le seul homme politique capable de sauver la gauche, voire de sauver la France…

 [2] À titre d’illustration, voici un extrait d’un article de Libération du 14 septembre 1999, à l’époque où une entreprise florissante, Michelin, licenciait joyeusement ses salariés pour complaire à ses actionnaires :

« À la question des licenciements, Lionel Jospin préfère apporter une réponse plus générale, qui met en avant son bilan. « Ce qui se passe chez Michelin ne doit pas nous faire oublier la tendance », notamment la baisse régulière des licenciements économiques depuis deux ans, a-t-il souligné. Pour les huit premiers mois de l'année 1999, le recul atteint 13%. Dès lors, pas question, pour le Premier ministre, de respecter l'une des promesses faites en mai 1997 répétée dans son discours de politique générale : le réexamen de la législation en matière de licenciement économique, que les communistes ont réclamé ce week-end encore lors de la fête de l'Humanité. Réponse très blairiste de Jospin : « Je ne crois pas qu'on puisse administrer désormais l'économie. Ce n'est pas par la loi, les textes, qu'on régule l'économie. » Un peu plus loin, il a ajouté cette profession de foi : « Tout

le monde admet le marché. » » Quand on lit ou relit ces belles paroles, on ne s’étonne guère que l’ancien trotskyste Lionel Jospin fasse partie du club Le Siècle. 

[3] Supposons, par exemple, qu’il y ait un complot juif pour dominer le monde. Cette théorie, apparemment simple, entraîne des complications inextricables (ce qui est souvent le cas de théories simplistes). Tout d’abord, elle ne permet pas de comprendre le fait que les juifs soient si divisés entre eux. Sur le plan des idées politiques, rien n’est plus différent d’un juif qu’un autre juif. On en trouve dans tous les partis et dans tous les grands journaux, de l’extrême gauche à l’extrême droite. On pourrait évidemment dire – et certains antisémites ne s’en sont pas privés – que ces juifs jouent un double jeu, et qu’ils font semblant de s’opposer pour mieux cacher leur entente. Mais cette « explication » oublie une chose : c’est que l’excès de subtilité s’apparente à de la bêtise. Certains juifs dénoncent la politique d’Israël et les lobbies juifs qui soutiennent cette politique. Font-ils aussi partie du complot ? S’attaquent-ils aux ultra-sionistes (voire aux sionistes tout court) pour mieux défendre Israël ? Si c’est le cas, ils sont vraiment stupides ! Du coup, le « complot juif » – en admettant qu’il existe – paraît voué à l’échec… Autant admettre qu’il n’est qu’une fiction antisémite – ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu’il n’existe pas de lobbys juifs, dont les objectifs peuvent d’ailleurs diverger.

 


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110 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 juin 2011 10:49

    Pour répondre aux exigences du « rasoir d’Occam », la théorie du complot ne peut-elle pas être avantageusement remplacée par la combinaison de l’incompétence et du panurgisme ?

    Par exemple, en juin 2011, Herman van Rompuy, Président du Conseil Européen, vient de participer à la réunion dite « du Bilderberg ». Si tous les participants sont aussi incompétents que lui, le pire est à craindre pour l’avenir du monde.

    Herman van Rompuy, José-Manuel Barroso, Andris Piebalgs et leurs subordonnés sont incompétents ! ! !...


    • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 15:10

      Je crois que le pire, en effet, est à craindre pour l’avenir du monde ! Le danger des « élites » qui nous gouvernent c’est qu’elles sont souvent à la fois très compétentes sur le plan tactique (c’est-à-dire pour augmenter leur pouvoir à court terme) et médiocrement compétentes sur le plan stratégique (elles n’ont pas toujours une vision de long terme, comme on a pu le voir notamment avec la récente crise financière ou avec Fukushima). Quant à l’intérêt général, elles s’en fichent un peu, c’est le moins qu’on puisse dire.

      Mais pour répondre à votre objection, je ne pense pas que l’incompétence et le panurgisme - qui sont incontestables - empêchent l’existence de réunions secrètes ou quasi-secrètes où l’avenir du monde se joue partiellement.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 juin 2011 15:31

      À la limite, « l’existence de réunions secrètes ou quasi-secrètes où l’avenir du monde se joue partiellement » ne me dérangerait « guère » si elles étaient le fait d’humanistes intelligents et compétents...


    • Madoff Madoff 28 juin 2011 15:59

      Ah bon même si cela bafoue les bases même de la démocratie ca ne vous dérange pas ?

      Si vous vous complaisez dans le rôle de victime passive libre à vous :)


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 juin 2011 16:19

      Par Madoff (xxx.xxx.xxx.249) 28 juin 15:59

      Que préférez-vous ? Que le monde soit géré démocratiquement par des imbéciles incompétents ou
      « non-démocratiquement » par des humanistes intelligents et compétents ?

      Comme vous, sans doute, je préférerais, idéalement, que le monde soit géré démocratiquement
       par des humanistes intelligents et compétents.
      On peut rêver... 


    • Ouallonsnous ? 28 juin 2011 17:12

      Une seule remarque qui obère grandement la pertinence de l’article, à trop vouloir disséquer les intentions des uns et des autres, l’auteur se prend les pieds dans le tapis, cf. le paragraphe sur le complot dit juif, qui est en fait le sionisme et qui est des plus réel !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 juin 2011 18:08

      @ Grau :


      On peut jouer sur les mots, mais dès que deux personnes partagent une information et, pour atteindre un but commun, décide de la cacher à une ou plusieurs autres, il y a un complot. La vie en général et la politique en particuliers sont des assemblages de complots.


      Depuis l’internet, le secret est plus difficile a maintenir ; le monde politique cherche a s’adapter. Constituer un groupe organisé de résistance au système est aussi devenu impossible, avec l’ubiquité des taupes et agents provocateurs. La seule voie hors du système passe ainsi par une prolifération des actions individuelles et donc une période d’anarchie.


      La contestation va donc incessamment quitter la rue…. et monter sur les toîts.


      Pierre JC Allard




    • lambda 28 juin 2011 18:35

       @jean-Pierre Llabrès

      Les sus-nommés de votre post sont en SERVICE COMMANDE par les groupes tels que Bilderberg, la Trilatérale et autres afin de faire appliquer la politique des élites
      Ils ne sont pas élus et ont été nommés par ceux-là mêmes qu’ils servent
      Il ne s’agit donc plus d’incompétence


    • Alex Alex 28 juin 2011 18:50

      « Que préférez-vous ? Que le monde soit géré démocratiquement par des imbéciles incompétents ou « non-démocratiquement » par des humanistes intelligents et compétents ? »

      Je suis sûr que l’auteur de cette phrase stupide se considère comme un « démocrate » !
      Tout le monde a pu constater que nos grands politiques sont des humanistes aussi intelligents que compétents ! Voir Sarkozy, Aubry, Royal, etc.
      Les politiques actuels sont presque uniquement des arrivistes qui veulent devenir calife à la place du calife. Point.
      Donc des personnes prêtes à magouiller en permanence, car une personne réellement honnête et humaniste n’irait pas se fourvoir dans des manipulations douteuses pour avoir une majorité à l’assemblée.
      C’est tout le système qu’il faudrait changer, et ni le tenant du pouvoir, ni ses challengers n’ont de raison de le faire.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 juin 2011 19:02

      Le fait d’être nommé, non-élu, n’empêche aucunement d’être intelligent et compétent.
      Ceci n’empêche pas cela.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 juin 2011 19:04
      Par Alex (xxx.xxx.xxx.25) 28 juin 18:50
      Vous pourriez avoir eu l’honnêteté intellectuelle de citer aussi :
      « Comme vous, sans doute, je préférerais, idéalement, que le monde soit géré démocratiquement par des humanistes intelligents et compétents.
      On peut rêver... »

    • JL JL 28 juin 2011 19:05

      Je crois dur comme fer que la compétence des élites n’est que la compétence de la mouche du coche !

      Ou pour le dire autrement, je citerai Cocteau : « Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs. » Je m’explique : ce qui fait d’eux des « élites », c’est seulement que, contrairement au vulgum pécus, ces « choses-là » font leur fortune !

      Un peu comme le pervers par rapport au névrosé : l’un croit que deux et deux font cinq, et ça le gène. L’autre croit également que deux et deux ça fait cinq, mais lui ça l’arrange bien ! Question de sens des valeurs !

      Pour ceux qui comprennent ...


    • moumou moumou 28 juin 2011 21:18

      Que préférez-vous ? Que le monde soit géré démocratiquement par des imbéciles incompétents ou
      « non-démocratiquement » par des humanistes intelligents et compétents ?

      Comme vous, sans doute, je préférerais, idéalement,
      que le monde soit géré démocratiquement  par des humanistes intelligents et compétents.
      On peut rêver...

      que le monde soit géré démocratiquement ./


    • moumou moumou 28 juin 2011 21:26

      Je suis pas un imbécile, j’suis douanier...MDR

      http://www.youtube.com/watch?v=bvpKwcRhnOQ


    • JL JL 28 juin 2011 11:22

      Bonjour J. Grau,

      je souscris à cette bonne analyse, et je crois en effet, qu’il serait érroné de parler de Complot au singulier avec un C majuscule, mais que cela ne nous libère pas des « petits » complots ici ou là.

      Mais plutôt que de complots, je me demande s’il ne faudrait pas parler de guerre secrète, voire, d’occupation : car le « talon de fer » de l’oligarichie me semble n’être rien d’autre qu’une occupation au sens guerrier du terme, par une oligarchie mondialisée.

      Les collaborateurs sont récompensés, les résistants sont (encore) gentiments traqués. Puisque vous citez Chomsky, je crois qu’il n’est pas inutile de rappeler ici cette phrase :

      « Une réussite grandiose de la démocratie, d’avoir su ’obtenir sans violence ce que les régimes totalitaires obtiennent par le bâton »


      • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 15:20

        Merci pour votre commentaire. Je ne crois pas que nos points de vue soient fondamentalement opposés. Vous parlez de guerre secrète. En 2008, alors qu’il est devenu l’homme le plus riche du monde, le spéculateur Warren Buffet déclare : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner » (source : Bakchich). Mais la guerre n’est pas du tout incompatible avec le complot. C’est justement en période de guerre que les stratégies sont les plus secrètes et que la propagande est la plus intensive. La guerre économique et politique que livrent les « élites » contre les masses passe forcément par des réunions secrètes ou très discrètes... Encore que les oligarques, pour le moment, se cachent moins qu’auparavant. Peut-être ont-ils le sentiment d’avoir gagné la partie... Espérons qu’ils ont tort, et que les Grecs, les Islandais, les Espagnols (et pourquoi pas les Français ?) vont être assez courageux pour leur faire face durablement.


      • tupamaros 28 juin 2011 20:36

        En effet, ces élites sont de plus en plus arrogantes et méprisantes, sûres qu’elles sont d’avoir gagné la partie ; d’avoir toujours au moins un coup d’avance. A mon avis la seule solution qui nous restera, ça sera de leur faire peur, leur pourrir la vie, les faire se sentir en insécurité ; leur faire comprendre qu’on peut les cibler, là peut-être en viendront-ils à lâcher du lest.


      • noux noux 28 juin 2011 21:19

        C’est juste, mais je vois un bémol concernant la soit disant reprise du travail sous ordre du syndic.

        + de 30% de la population est au chômage et sans revenu, vous croyez qu’il vont arrêter ?

        Je crois que la carotte.... est cuite. 


      • Cocasse Cocasse 28 juin 2011 11:35

        Effectivement, on ne peut parler de complot, mais plutôt de luttes d’influence, de pouvoir des réseaux, d’orientations voulues et décidées sur le long terme, d’idéologie, tout cela dans la discrétion plutôt que le secret.


        • Robert GIL ROBERT GIL 28 juin 2011 11:57

          Ceux qui garde un oeil sur les activités des Bilderberg affirment que c’est lors
          de leur réunion que le principe d’une monnaie unique européenne a été adopté,
          ou que des sanctions envers l’Iran ou Cuba ont été décidé.Voir :

          http://2ccr.unblog.fr/2010/10/19/le-bilderberg-fantasme-ou-realite/


          • Furax Furax 28 juin 2011 12:09

            Je suis scandalisé de la trahison syndicale. Ils se comportent vraiment en chiens de garde du capital, c’est une honte. Travailleurs, commencez par épargner vos cotisations qui ne servent qu’à engraisser ceux qui vous trahissent.
            J’ai déchiré ma carte syndicale le lendemain du référendum de Maastricht. Quel syndicat s’esr opposé à ce traité ? Ils l’avaient lu (peut-être). Tout ce qui nous arrive : sainte concurrence, saint profit, mise à mort des services publics, tout était là.
            Alors ils organisent de gentilles processions de contestation et, à la fin, vous demandent de rentrer chez vous.
            Je suis très inquiet pour les Grecs. Les syndicats ont pris les choses en main. Deux jours de grève et c’est fini.
            La seule consigne valable est  grève générale illimitée ! Mais les syndicats ne sont pas payés pour ça !
            Ils vont se faire avoir les Grecs ! Lorsque ça partira chez nous, si vous voyez un syndicaliste dans une manif, foutez le dehors !!!


            • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 14:52

              Je suis d’accord avec vous. Et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi d’illustrer cet article par une photo de Chérèque et Parisot. Il est vrai qu’avec ces deux-là, la trahison est patente. Il n’est plus question de complot, mais de collusion au grand jour. Je m’étonne d’ailleurs qu’il y ait encore des salariés pour verser une cotisation à la CFDT... Plus trouble assurément est la personnalité de Bernard Thibault. Je viens de lire sur Wikipedia que le « 17 août 2009, Xavier Mathieu, le délégué CGT de l’usine Continental AG de Clairoix, menacée de fermeture, déclenche une polémique en traitant Bernard Thibault de « racaille » et en l’accusant de « frayer » avec le gouvernement[8]. » S’il y a collusion entre Thibault et les « élites » dirigeantes, elle est plus discrète que celle de son confrère Chérèque. Ici, il est permis de se demander s’il n’y a pas un complot...


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 juin 2011 18:19

              Furax :


               La « Gauche » n’est plus qu’un autre nom pour la Droite. Le vrai clivage est entre 99,9% d’exploités en bas et, en haut, une mince pellicule de moisissure sur la société qu’on appelle les « élites ». Toute organisation suscite son élite, qui devient l’alliée circonstancielle des autres élites contre ses propres membres. L’organisation syndicale ne fait pas exception. La révolution sera donc faite par des individus ou elle ne se fera pas.


              PJCA

            • R-sistons R-sistons 29 juin 2011 07:07

              Hé hé Furax,
              c’était le prénom de mon défunt rigolo chien. Un saucisson sur pattes.

              Euh, les milliardaires ne mangent pas de saucisson, pas de hot dogs.

              Hé hé j’ai fait voeu de pauvreté et j’écris quand même à la suite de l’auteur de ce post - porté sur les milliardaires, semble-t-il. Les 2 extrêmes sont faits pour se rencontrer...

              Or donc, moi aussi j’ai une sacrée dent contre les Syndicats, et je viens de le dire :

              http://r-sistons.over-blog.com/article-letttre-ouverte-aux-militants-socialistes-pourquoi-il-faut-fuir-f-hollande-78031385.html

              Purée (de patates de pauvres) ! C’est l’ancienne syndicaliste Nicole Notat (CFDT) qui préside le Club de carpettes le Siècle ! Etc...

              Ras-le-bol des syndicats collabos !!!!

              Au fait, je suis une grande bourgeoise qui a su S’ELEVER au rang de prolétaire. Qu’en pense l’auteur de ce post ???? Olé !

              Bises à tous, eva


            • dup 29 juin 2011 11:20

              l’argent pourrit tout . C’est une loi de ce monde . Il sert à rien de l’améliorer .c’est une merde faite par un createur de merde.


            • Furax Furax 29 juin 2011 11:37

              Olé R-sistons !
              Emu à l’idée d’avoir ravivé le souvenir de votre « aucisson sur pattes ». Je suis en parfait accord avec ce que vous écrivez dans votre blog.
              Je pense, comme vous, que Montebourg est le meilleur candidat pour un PS qui se respecte.
              J’ai trouvé lamentables les attaques dont a été victime Ségolène Royal, en externe comme en interne, mais je ne parviens pas à lui pardonner :
              « Je prendrai DSK comme premier ministre »

              Et il est vrai que le mot « dignité » ne convient qu’aux humbles

              Pierre JC Allard
              Nous sommes encore une fois sur la même longueur d’ondes et j’en suis ravi.
              Les individus doivent, il est vrai, reprendre la main :
              http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-democratie-representative-est-95295

              J GRAU
              C’est effectivement votre photo qui a fait monter ma colère !


            • R-sistons R-sistons 29 juin 2011 15:57

              Hé Furax
              (que d’émotion dans ce mot ! Eh oui je pleure mon saucisson àr 4 pattes !)

              or donc, nous sommes pareils : De Grands Bourges qui ont su S’ELEVER au rang de prolétaires. Olé ! Quel éclectisme ! Il y a aussi des prolétaires qui essaient de s’abaisser au rang de bourges - et qui n’y arrivent pas. Il faut de tout pour faire notre joli joli monde !

              Or donc, Ségolène que je croyais plus indépendante que ça, m’a déçue pour 2 raisons : 1) Le coup de DSK 1er ministre (de l’austérité) , sondages obligent. Grrrr... Et n’oublie pas le 2) : BHL, encore lui ! A réussi à s’introduire (comme à droite, toutes les soupes sont bonnes, avec Super Sarko) comme conseiller en relations extérieures de SR. DSK pour l’Intérieur, BHL pour l’Extérieur. Le paradis, quoi ! Alors il reste Montebourg. Et tu sais quoi ? On vient de me dire que c’est un agent de la CIA. Ah bon ??? J’ai du mal à le croire... Il a en tous cas un nom qui fleure bon nos bientôt défunts villages français.

              A part ça, d’après ta photo, tu es très beau, sacré Furax, sacré saucisson à 2 pattes.

              Enfin, je viens de proposer à Agora Vox un « F.Hollande candidat du désastre ». Des modérateurs adorateurs du Veau d’Or, de l’Empire et de Sion le modèrent-ils ? Il reste à l’état de proposition ; je vais le dire à mes Lecteurs. Vive le débat !

              Salutations d’une prolétaire distinguée

              eva


            • Amaury Legrand 29 juin 2011 16:53

              Je plussoie.

              tout juste bons à taper dans les petits fours de l’Elysée à chaque St Sylvestre...


            • hacheii 28 juin 2011 13:32

               Lorsqu’on met en place un coup d’état, la première chose à faire c’est de neutraliser les communications de l’ennemi, afin qu’il n’ait plus d’accès à aucune information.
               Pour réaliser un complot sans que la masse n’en ait conscience, il faut l’abrutir et la désinformer, lui expliquer qu’elle se trompe, que ce qu’elle prend pour vérité est mensonge ou préjugé.
               il faut une main mise sur les médias. Si on regarde les médias, on voit que les juifs y sont surreprésentés, ils ne le cachent pas et c’est de notoriété publique.
               Sans se connaitre, des gens peuvent agir tous dans le même sens, il suffit qu’ils connaissent le plan général ... ou qu’ils aient la même religion.


              • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 14:31

                Les juifs sont surreprésentés dans les médias, c’est vrai, mais également dans un certain nombre de professions intellectuelles. Le problème, c’est qu’ils sont également surreprésentés parmi les intellectuels qui dénoncent les propagandes médiatiques ! Exemples : Noam Chomsky, ou Serge Halimi (auteur des Nouveaux chiens de garde, et qui est d’ascendance juive par sa mère au moins). La surreprésentation des juifs ne prouve donc pas grand-chose. Pour moi - cf. une note de bas de page dans mon article - parler de complot juif pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Et puis, je ne vois franchement pas le lien entre la religion juive et le sytème politico-économique actuel.

                En réalité, la surréprésentation des juifs dans certains milieux dominants a des raisons historiques qui n’a pas grand-chose à voir avec l’idée d’un complot. Une des raisons, c’est que les juifs, de par leur religion, ont toujours été relativement instruits, puisqu’ils doivent apprendre à lire la Torah. Même les juifs des misérables shtetl polonais étaient plus instruits que les paysans catholiques au milieu desquels ils vivaient. Je ne suis pas spécialiste de l’histoire juive, mais je crois q’un historien pourrait assez bien expliquer cette surreprésentation des juifs - ou de gens d’ascendance juive, car beaucoup d’entre eux ont abandonné la religion de leurs ancêtres.


              • tupamaros 28 juin 2011 20:42

                En tous cas, pour ce qui est de la banque, cela vient sans doute du fait qu’au moyen-âge, les chrétiens n’avaient pas le droit de thésauriser, ou sinon c’était mal vu. Après il faut bien reconnaître que c’est un peuple intelligent et souvent brillant.


              • Digger 28 juin 2011 14:12

                Les élites ne font pas de complot, sauf contre d’autres réseaux d’élites. A l’égard du peuple en général, je préfère parler d’intentions, souvent cachées mais qui rentrent rapidement dans le réel :
                Loi le Chapelier, 1791 = maintenant tout le monde à l’établi et en silence.
                Si vous n’avez pas déjà lu les mémoires de Joseph Fouché ça devrait vous plaire. Il explique bien que tout l’art de la politique est de pérenniser le goinfrage de la clique arrivée au pouvoir, rien d’autre. Ce garçon savait de quoi il parlait sa biographie parle pour lui.

                http://www.volle.com/lectures/fouche.htm

                « Quand on a le pouvoir, toute l’habileté consiste à maintenir le régime conservateur. Toute autre théorie à l’issue d’une révolution n’est que niaiserie ou hypocrisie impudente ; cette doctrine, on la trouve dans le fond du cœur de ceux mêmes qui n’osent l’avouer »


                • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 14:42

                  Merci pour cette référence, qui a l’air en effet très intéressante.

                  Quand à nos divergences d’opinion, elles sont peut-être d’ordre linguistique plus que conceptuel. Vous parlez d’intentions cachées des élites, qui entrent rapidement dans le réel. Je suis relativement d’accord avec cela. Mais on pourrait dire la même chose d’un complot qui prépare un coup d’Etat. Assez rapidement, le complot finit par apparaître au grand jour, puisqu’il « entre dans le réel ».

                  Il y a tout de même une différence entre ce genre de complots et ce que j’ai appelé « le grand complot ». La différence, c’est que l’objectif de ce dernier est plus ambitieux et se réalise souvent de façon plus graduelle. Quand Denis Kessler, en 2007, alors qu’il est vice-président du Medef, dit qu’il s’agit de défaire systématiquement le programme du Conseil national de la résistance, il peut se permettre ce genre de propos parce que le chantier dont il parle a commencé depuis une bonne vingtaine d’années.

                  C’est quand le complot est en passe de réussir totalement que les comploteurs peuvent en parler. Aujourd’hui, ce n’est pas un hasard si un ancien membre de la Trilatérale et actuel membre du Siècle, Alain Cotta, affirme publiquement que la démocratie est une illusion : c’est parce qu’effectivement il ne reste plus grand-chose de la vie démocratique qui existait encore dans les années 60 ou 70.


                • LE CARDINAL 28 juin 2011 14:49

                  de nombreux syndicalistes rejoignent Marine qui est aujourd’hui la seule à proposer quelque chose de sérieux.

                  Alsace | Moselle Syndicalistes militants au FN : la CFDT et la ...
                  Annie Lemahieu, adhérente FO et candidate FN : “on peut être ...
                  « bizarrement » on peut rester au PS, UMP, PCF...

                  • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 15:00

                    Marine Le Pen a trois grands atouts :

                    - son parti n’a pour l’instant participé à aucun gouvernement, d’où une apparente virginité politique ;
                    - elle a compris qu’il fallait radicalement modifier le discours du FN, notamment sur le plan social et sur le plan économique ;
                    - elle n’a pas abandonné l’un des principaux fonds de commerce historiques du FN : la stigmatisation des immigrés et de certaines minorités ethniques ou religieuses.

                    Cela étant dit, ne comptez pas sur moi pour rejoindre les syndicalistes dont vous parlez. Pour moi, ces gens se trompent gravement. Quand je dis que Marine Le Pen a trois grands atouts, je veux dire : des atouts pour elle et pour son parti, pas pour la France. Malheureusement je n’ai pas le temps de développer là-dessus. Peut-être y reviendrai-je dans un prochain article.


                  • Spip Spip 28 juin 2011 14:58

                    D’habitude, les articles dont le titre contient le mot complot me font fuir, véritables nouveaux points Godwin, générant des excommunications violentes à grands coups de parano, d’insultes, etc. Bref, tout sauf une réelle information ou analyse.

                    Pour une fois, en voilà un enfin qui est équilibré et donc donne du sens. Alors oui, discrétion plutôt que secret et oligarchie « tranquillement » antidémocratique, c’est bien ce qu’on vit actuellement...


                    • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 15:01

                      Merci pour le compliment.


                    • hacheii 28 juin 2011 15:04

                      Dans l’ancien testament, on trouve ce genre de phrases :
                      .
                      Ézéchiel, 22, 29 : ” Le peuple du pays se livre à l’oppression, commet des vols, exploite la malheureux et le pauvre, opprime l’immigrant contre toute justice ”
                      .
                      Ézéchiel, 47, 21-22 : ” Vous partagerez ce pays entre vous, selon les tribus d’Israël. Vous le diviserez en héritage par le sort pour vous et pour les immigrants qui séjourneront au milieu de vous, qui engendreront des fils au milieu de vous ; ils seront pour vous comme des autochtones parmi les Israélites. Ils partageront au sort l’héritage avec vous au milieu des tribus d’Israël. ”
                      .
                      Zacharie, 7, 10 : ” N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’immigrant et le malheureux ”
                      .
                      Malachie, 3, 5 : ” Je m’approcherais de vous pour le jugement et je me hâterai de témoigner [...] contre ceux qui oppriment le salarié, la veuve et l’orphelin, qui font tort à l’immigrant et ne me craignent pas ”


                      • Jordi Grau J. GRAU 28 juin 2011 15:28

                        Voilà des citations qui font honneur à la religion juive. Elles ne prouvent en aucune manière qu’il y ait un complot juif (par exemple pour une invasion des peuples européens par des peuples étrangers). Je ne vois pas en quoi il est mal de dire qu’il ne faut pas opprimer « la veuve et l’orphelin, l’immigrant et le malheureux ». Au passage, je pense que les gouvernements israéliens auraient bien fait de s’inspirer de ce genre de maxime : leur politique est non seulement odieuse vis-à-vis des Arabes (israéliens ou palestiniens) mais également vis-à-vis des juifs israéliens pauvres. Israël, on ne le sait pas assez, est devenu un pays ultra-libéral et extrêmement inégalitaire.


                      • Aureus 28 juin 2011 15:39

                        Cher J. Grau

                        Votre article est fort intéressant. Mais il comporte une erreur monumentale ; je vous cite :

                        "L’Union européenne, pour ne parler que d’elle, est dirigée par des chefs d’État et de gouvernement dont les réunions se déroulent dans le plus grand secret. Les décisions de ces dirigeants sont mises en œuvre par la Commission européenne, un organisme non élu et pas vraiment transparent.« 

                        En fait, c’est tout l’inverse !
                        Si vous étudiez le fonctionnement de l’union européenne, vous réaliserez que la commission possède des compétences exclusives (ie elle a le monopole de la rédaction et de la proposition) et »partagées" (euphémisme ; si la commission ne se penche pas sur un sujet, les gouvernements peuvent le faire, ce qui est très rare). Les députés nationaux ne servent qu’à transcrire en droit interne les directives de la commission et les gouvernements ne peuvent agir qu’à la marge. Quel est le champ d’application de ces compétences ? Pratiquement tout : les questions sociales, environnementales, sanitaires, économiques.
                        La réforme des retraites qui a fait descendre 2 millions de personnes dans la rue, par exemple, n’a pas du tout été décidée par le gouvernement français. En l’ocurence, il n’a fait que mettre en application une partie du GOPE (Grandes Orientations Politiques et Economiques) concernant la France rédigé par Klaus Regling, commissaire européen ; GOPE qui intimait à la France d’augmenter l’âge du départ à la retraite... Quel que soit la couleur politique du futur président en 2012, il DEVRA se plier aux injonctions de la commission, point. Les futures élections ne sont qu’un théâtre de marionnettes.
                        La construction européenne, s’il y a complot pour détruire la démocratie, en fait pleinement partie.

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