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Accueil du site > Actualités > Politique > Le qatarisme, ce fléau qui nous menace ! Aujourd’hui, la Tunisie, et (...)

Le qatarisme, ce fléau qui nous menace ! Aujourd’hui, la Tunisie, et demain, qui sait, la France !

Sommaire

Avertissement : Les libertés d'opinion, d'expression et de la presse sont menacées en Tunisie

0. Comme son nom l’indique !

1. Le qatarisme

2. Aperçu non exhaustif du qatarisme en France et en Tunisie

3. Le qatarisme, ce wahhabisme conquérant et rampant

4. Qatarophilie du Président Tunisien et qatarophobie de son Peuple

Notes et Références

 

Avertissement : Les libertés d'opinion, d'expression et de la presse sont menacées en Tunisie

Les démocrates tunisiens furent surpris d’apprendre, le lundi 29 avril 2013, au cours d’une conférence de presse donnée par Néjiba Hamrouni, Présidente du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), que le Parti politique le CpR (Congrès pour la République) de Moncef Marzouki, notre Président provisoire de la République et allié d’Ennahdha, le Parti islamiste au pouvoir, a soumis à l'Assemblée Nationale Constituante un Projet de loi liberticide prévoyant « des peines allant de 3 mois à 3 ans de prison pour quiconque critiquerait le Président de la République, les membres du gouvernement et les instances qui relèvent de leur pouvoir  » [1], Projet de loi qui est, probablement, une réplique à la partie de plaisir, annoncée au paragraphe 4. ci-dessous, qui attend notre Président sur les bancs de ladite Assemblée, suite à ses élucubrations décrites dans ce paragraphe, caractéristiques de sa qatarophilie, et à la Motion de Censure le concernant qui s’en est suivie.

En réaction à ce Projet de loi, la "Coalition pour la Défense de la Liberté d'Expression", coalition regroupant des associations de la société civile et des syndicats professionnels qui a été créée le même dit jour, a appelé les démocrates de tous bords à une marche de protestation qui aura lieu à Tunis le vendredi 3 mai 2013, Journée mondiale de la liberté de la presse , dont le point de départ est le siège du SNJT, situé au boulevard des États-Unis, et le point d’arrivée à l’avenue Habib Bourguiba.

Ce Projet de loi a eu un impact sur cet article. En effet, la longueur initialement prévue de son paragraphe 4. , intitulé "Qatarophilie du Président Tunisien et qatarophobie de son Peuple", était moindre. Mais, compte tenu du risque de la perte de ma liberté d’expression, si jamais ledit Projet devenait Loi, j’ai décidé d’étoffer ce paragraphe.

Manifestation sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, le 13 janvier 2012, contre la présence de l’Émir du Qatar aux festivités du 14 janvier, jour des célébrations de l'an I de la Révolution(Photo/Thierry Brésillon) 

 

0. Comme son nom l’indique !

Le mot " خطر" signifie en arabe " DANGER"  et s’écrit phonétiquement "KHAṬAR" , terme très proche, phonétiquement, du terme " QATAR" .

 

1. Le Qatarisme

Il apparait de plus en plus certain que, du point de vue économique et financier, le Qatarisme marquera le début du XXIème autant que le Plan Marshall a marqué les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, avec, évidemment, les différences qui s’imposent sur les raisons, apparentes et cachées, les vocations et les finalités de chacun de ces deux projets.

Il convient, d’abord, de définir ce que j’entends par le terme "Qatarisme" : C’est un néologisme qui signifie la mainmise d’un État-rentier, dont la puissance est due exclusivement à ses finances, ou d’un organisme financier sur la destinée d’un pays à travers des participations tous azimuts dans ses branches d’activité industrielle, économique, financière, sociale, culturelle, éducative, touristique, sportive, cultuelle,…en recourant à des supplétifs autochtones, politiques ou autres, et/ou en pratiquant un lobbying intensif et agressif, n’hésitant pas à recourir à des pratiques sortant des sentiers battus, planifié souvent plusieurs années en amont, mainmise ayant pour unique vocation le profit et/ou la subordination dudit pays, culturellement, cultuellement ou autre. Exemple : les projets réalisés et envisagés par la gazo-monarchie qatarienne dans plusieurs pays de la planète ; ce qui explique l’étymologie du terme.

 

2. Aperçu non exhaustif du qatarisme en France et en Tunisie

Le Qatar, ce minuscule émirat, grand comme la Corse, est devenu, en cette époque de crise aigüe et en un temps record, le premier investisseur au monde, avec des centaines de milliards d'euros, grâce à plusieurs fonds dirigés par des membres de la famille régnante, la ‎dynastie des Al Thani, tout en demeurant un « investisseur dormant, peu impliqué dans la vie des entreprises concernées ». Cet émirat, dont l’existence date d’un demi-siècle et dont le nombre de citoyens nationaux se situe aux environs de trois cents mille, est sur le chemin d’engloutir peu à peu les fleurons de plusieurs économies nationales, grâce aux gigantesques recettes qu’il tire de ses exportations de pétrole et de gaz naturel alimentant lesdits fonds, avec une attention, une prétention et une folle ambition particulières envers (le milliard et demi de citoyens que compte) la oumma (dans le sens, l’ensemble constitué des états à majorité musulmane et les minorités musulmanes des autres états) qu’il souhaite régenter, non pas pour la faire entrer dans la civilisation du XXIème siècle, mais, plutôt, pour la faire régresser à l’ âge de pierre. À défaut, ce souteneur aussi bien des dictateurs que des sectes islamistes de la oumma, se contenterait d’être le leader d’une puissance régionale ou, pourquoi pas, le siège d’un Khalifat, qui serait évidemment wahhabite, recouvrant le Maghreb arabe et le Grand Moyen-Orient imaginé, en 2004, par les faucons du gouvernement de George W. Bush. Deux bénéficiaires, parmi d’autres, chacun avec ses caractéristiques dans cette politique à multifacettes, sont la France et la Tunisie, avec l’inventaire panaché suivant, non exhaustif et en vrac, du contenu de la corbeille qatarienne les concernant [2], [3] : de grands groupes du CAC40, des projets nucléaires d’EDF, des mégaprojets touristico-immobiliers , des projets de fonds pour les banlieues françaises, fragilisées économiquement, et les quartiers populaires tunisiens, des opérateurs téléphoniques, des dons, des prêts sans intérêts, des logements populaires, pour les nécessiteux , et des splendides résidences au cœur des grandes métropoles européennes, pour les influents supplétifs, offerts gracieusement, des "enveloppes" (on a même parlé de valises), à contenus faramineux, pour alimenter les campagnes électorales ou autres des islamistes tunisiens, avec l’agneau offert, lors de l’Aïd-el Kabîr, la prise en charge des frais de mariage, circoncision, rentrée scolaire, factures impayées…

Ces opérations sont effectuées, quand la discrétion l’exige !, ce qui est le cas le plus souvent, en passant par des associations locales "converties" ou à dirigeants "convertis" [comme le cas de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF)], par des organisations et « des méandres de sociétés écrans (…) prête-noms et intermédiaires de tous ordres  ». Les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot mentionnent, dans leur livre [4], sans utiliser le moindre conditionnel, des pratiques, parfois, pas à l’honneur du pouvoir qatari. De plus, d’après une étude parue en mars 2013, réalisée par l’Observatoire tunisien ILEF pour la défense des consommateurs et des contribuables, de nombreuses « ONG philanthropiques et à caractère religieux sont financés (…)par des parties étrangères [suivez mon regard !] non déclarées, précise l’étude qui fait état [en outre] de l’émergence d’une nouvelle forme de financement qui échappe au contrôle des pouvoirs publics, à savoir la Zakat (aumône religieusement légale) ».

La Prouesse en préparation en Tunisie, de cet investisseur à l’appétit illimité, est l’acquisition de pas moins de 150 établissements hôteliers, en situation financière critique, avec la bénédiction de ses alliés islamistes qui nous gouvernent [5], en attendant de lui céder nos sites archéologiques, historiques et touristiques de Carthage, de Kairouan et d’ailleurs, pourquoi pas !, à la manière du scénario qui s’est opéré en Egypte .

Déjà, les Cheiks et les riches des pays de l’Arabie, avec la complicité des régimes déchus, et encore plus avec le régime islamiste actuel, ont décimé, grâce à des parties de chasse illégales (sans autorisation) mais permises, et même soutenues, légalement, logistiquement (fournitures de voitures 4x4, de tentes pour le campement, location des armes,…), notre faune sauvage du désert, en particulier la gazelle Rim ( dite aussi gazelle des dunes ) et la gazelle Dorcas (dite smeti, en arabe), animaux en voie d’extinction, figurant sur la liste rouge de l’Union Mondiale de la Conservation de la Nature des espèces animales sauvages menacées d’extermination et protégées par les conventions de Washington et de Rio, toutes les deux ratifiées par la Tunisie. La raison principale de ces massacres tient à la libido et à la superstition de ces envahisseurs qui croient que les vésicules biliaires séchées de ces animaux sont de puissants aphrodisiaques. Et voici l’horrible résultat de ces sauvages, qui plus est, des gazelles avec leurs futurs petits : 

 

 

TUNISIENS, REVÉILLEZ-VOUS !

 

3. Le qatarisme, ce wahhabisme conquérant et rampant

Comme on peut le constater, des domaines régaliens ou sensibles sont contenus dans l’inventaire précédent et ils ne sont pas les seuls. En effet, un grand projet concernant l'ouverture de plusieurs établissements d'enseignement en français, au Moyen-Orient et en Afrique, y compris au Maghreb arabe, devrait voir le jour. Un autre grand projet, du domaine régalien aussi, qui va permettre au Qatar de s’ingérer dans l’Islam des pays francophones, en général, et de France, en particulier, et ce, avec la bénédiction des autorités françaises, va voir bientôt le jour, si l’on croit l’annonce faite par Cheikh Ahmad bin Jassim Al-Thani (encore un Cheikh et encore un Al-Thani !), directeur général de la chaîne Al-Jazeera, à la clôture du 7ème Forum de cette chaine, le 18 mars 2013 à Doha, concernant le lancement imminent d’un canal francophone de ladite chaîne [6], "une nouvelle voix de la France" à la sauce qatarie, en quelque sorte, l'autre voix étant France 24, curieusement à l'heure où cette dernière se porte bien et où le canal arabe d'Al-Jazeera commence à battre de l’aile dans les pays où le Printemps arabe est passé par là, comme le montrent les évictions fréquentes des équipes de cette chaine des manifestations et rassemblements des modernistes en Tunisie et en Égypte, jugée, à raison, la voix du wahhabisme conquérant et rampant.

Pour soutenir ce wahhabisme en France et dans les autres pays francophones, le Qatar ne se refuse rien. En effet, Cheikha Mozah bint Nasser Al-Misnad, deuxième et avant-dernière épouse de l’Émir du Qatar et sa favorite, trader-VRP-Internationale-de-luxe de ce pays, a recruté en 2012 le très médiatique Tariq Ramadan, pour les besoins de la cause, comme collègue du Grand Manitou de l’internationale Islamiste Youssef al-Qaradawi au Centre de Recherche sur la Législation islamique et l’Éthique, basé à la Faculté des Études Islamiques à Doha, Tariq Ramadan, réelle vedette, respectée et écoutée par le milieu islamiste de la diaspora musulmane francophone, de surcroît pour son aura,petit-fils même de Hassan al-Banna, fondateur de la confrérie des Frères Musulmans, et titulairede la Chaire d’Études Islamiques Contemporaines à l’Université d’Oxford, Chaire financée, d’ailleurs, par l’Émir du Qatar [7]. Et il ne serait pas étonnant que, à l’instar de son collègue Youssef al-Qaradawi, qui est aussi et surtout le "téléislamiste" wahhabite par excellence d’Al-Jazeera canal arabe, Tariq Ramadan prenne l’habit du "téléislamiste" d’Al-Jazeera canal francophone ! Je tiens à avouer ici que j’ai toujours eu du respect pour Tariq Ramadan, en tant qu’intellectuel musulman, bien que mon islam se situe aux antipodes du sien [8], jusqu’au jour où j’ai appris son recrutement en tant que "VRP de luxe" du wahhabisme qatari.

FRANÇAIS REVÉILLEZ-VOUS !

Il convient de rappeler dans ce cadre que le Qatar est un pays anglophone, non francophone, membre associé (par complaisance !) de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Mais cela est secondaire, tant qu’il y a du fric et du prosélytisme wahhabite à faire ! D’ailleurs cette ardeur pour le gain, sans déontologie ni traditions sous-jacentes, a conduit, souvent, à des situations rocambolesques comme celle du quart de finale de la Ligue des Champions entre le FC Barcelone (Barça) et le PSG [9] résumée par l’égalité suivante :

Barça-vs-PSG = Cheikha-vs-Cheikhito

qui traduit le fait que le Barça est sponsorisé par la Qatar Foundation, présidée par Cheikha Mozah précitée, et que le PSG est détenu à 100% par le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), présidé par son fils le Cheikhito (le petit Cheikh) Tamim bin Hamad al-Thani, émir héritier du Qatar, tout en sachant que la Qatar Foundation a été fondée par le même Cheikhito.

Dans ce monde de business, de luxe, de sport, d’influence, de philanthropie, de "parrainage",…le Qatar n’est pas simplement l’ogre boulimique, grâce à ses ressources financières quasi illimitées, en matière d’investissements économiques, il n’est pas simplementle banquier des islamistes soi-disant modérés, de tous bords, et leur régenteur, s’ils sont au pouvoir ; mais, il est, aussi, l’un des principaux banquiers du terrorisme islamiste, l’un des principaux soutiens aux factions armées les plus radicales de l’islamisme sunnite, du Sahel en Afghanistan, de la Lybie en Syrie. Il leur fournit capitaux, armes et combattants, évidemment pas qataris ; eux, ils sont nés pour faire des affaires et pour faire la guerre aux autres, y compris les occidentaux, par des recrues d’autres nationalités interposés, endoctrinés, auparavant, dans des réseaux jihadistes, après avoir été « recrutés par des associations "humanitaires" financées par le Qatar  » [10], des associations caritatives, culturelles ,…Ainsi, pour la Tunisie, « Selon l'ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs jihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le "jihad de nikah", qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants » [10]. De plus, l’immixtion grandissante du Qatar dans la sphère politique et économique de la Tunisie est reconnue par les plus éminents spécialistes du monde arabo-musulman à tel point que Bassam Tahhan, Politologue Franco-Syrien et Professeur de Stratégie et de Géopolitique, le désigne comme étant un commanditaire potentiel [11], en première ligne, de l’exécution de Chokri Belaïd, figure emblématique de l’opposition de gauche tunisienne, critique hors normes des islamistes et de leurs parrains (Arabie saoudite, Qatar, U.S.A.,…), tribun hors pair, avocat de formation âgé de 48 ans, Secrétaire Général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés (Front Populaire), qui a été assassiné, de trois balles à bout portant, le mercredi 6 février 2013, à la sortie de son domicile [12].

Il est bon de rappeler aux puissances occidentales, en général, et aux États Unis d’Amérique, en particulier, qui ont soutenu, et qui soutiennent encore, les Courants Islamistes du contre-Printemps Arabe et leurs sponsors, que, sans leur appui explicite, partial, inconditionnel et permanent, apporté à la politique expansionniste de l’Etat d’Israël, Israël qui a le droit d’exister, mais a le devoir de respecter le Droit International et les Résolutions de l’Organisation des Nations Unies, sans leur appui implicite apporté au Courant Wahhabite, en général, et à sa branche terroriste, en particulier, à l’époque de la guerre froide, pour contrer "l’ennemi communiste", il n’y aurait eu ni de 11-septembre, ni d’AQMI, ni de Terrorisme Islamiste International, Terrorisme qui risque d’embraser aujourd’hui, en premier, la Tunisie, pays-berceau du Printemps Arabe, …, ni d’attentat de Boston,… Et, comme on dit chez nous :

« Le croyant ne se fait pas piquer deux fois par le même scorpion » (Proverbe Tunisien)

AUSSI, PAYS DÉMOCRATIQUES, D’OCCIDENT ET D’ORIENT, RÉELS AMIS DE L’ÉGYPTE, DE LA LIBYE, DU MALI, DE LA SYRIE, DE LA TUNISIE, DU YÉMEN…RÉVEILLEZ-VOUS, SI VOUS SOUHAITEZ QUE CES PAYS NE REJOIGNENT PAS L’AFGHANISTAN, L’IRAK OU LA SOMALIE ! SINON, DEMAIN LE FLÉAU SERA A VOS PORTES !

 

4. Qatarophilie du Président Tunisien et qatarophobie de son Peuple

Le qatarisme croissant du Qatar, observé en Tunisie depuis le début de sa marche vers la démocratie, doublé de son ingérence, de plus en plus insupportable, dans les domaines politiques et cultuels, à travers, notamment, des supplétifs autochtones et Al-Jazeera, sa chaîne satellitaire de propagande wahhabite, inquiète une frange de plus en plus importante de la population et a induit un rejet, croissant également, vis-à-vis de ce pays, rejet qui s’est manifesté, principalement, par des analyses critiques dans les médias de toutes natures et sur les réseaux sociaux, sans langue de bois, parfois acerbes, sur les comportements insolents et agressifs, à tous les degrés, du Qatar. Le premier à réagir à ces critiques de manière frontale fut notre Président provisoire de la République Moncef Marzouki, élu à ce poste grâce au soutien d’Ennahdha, qui, dans un élan impulsif, pour un Chef d’État (heureusement que nous ne possédons pas l’arme nucléaire !), de rhétorique primaire, troquant le discours républicain contre celui d’allégeance, a oublié la circonspection qu’exige sa fonction en se transformant en avocat du diable (que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : l’expression "avocat du diable" est à considérer en tant que locution nominale) et en publicitaire, de surcroît fallacieux, à la solde du Qatar . En effet, lors d’une cérémonie officielle internationale qui s’est tenue au Palais de Carthage le jeudi 11 avril 2013, cérémonie qui fut diffusée sur toutes les chaînes de télévision, publiques et privées, Monsieur le Président provisoire de la République a déclaré qu’ « Il existe un état ami, un état frère qui s’appelle Qatar qui a dépensé de l’argent pour permettre de restituer [à la Tunisie une partie de] cet argent [spolié par le clan du Président déchu] (…) et je considère que les gens qui s’en prennent à cet état frère par les insultes et les offenses sont des gens qui doivent assumer leurs responsabilités face à leur conscience et devant la justice » [13], déclaration qui fut baptisée aussitôt "déclaration qatar-strophe" dans les réseaux sociaux.

Par cette déclaration qatar-strophe, Moncef Marzouki, qui ne porte pas de cravate, comme chacun sait, s’est révélé être bénéficiaire d’une double-casquette : celle de Président provisoire de la République et celle de Consul Général (ou plutôt Résident Général, à la manière de celui de France en Tunisie, du temps où nous étions un Protectorat français) de l’Émirat du Qatar en Tunisie.

À ce stade, quelques remarques s’imposent. La première concerne l’aspect publicité mensongère relatif à la soi-disante générosité pécuniaire de cet "état ami" et "frère " soulignée par Moncef Marzouki, car Sami Remadi, Président de l'Association Tunisienne pour la Transparence Financière, Association concernée en premier lieu, avec le Ministère de la Justice et la Banque Centrale, par cette affaire de restitution d’argent spolié, a indiqué, par la suite, que ni le Qatar, ni aucune autre partie n’ont dépensé quoi que ce soit pour que la Tunisie récupère cet argent [14]. Ensuite, cette bavure est rendue encore plus fâcheuse par le fait que Moncef Marzouki, dans une interview qui a eu lieu le 25 mars 2013 dans les studios de la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazeera, s’est acharné sur les opposants à Ennahdha jusqu’à les menacer de pendaison, en affirmant  : « S’il vient à l’idée des extrémistes laïques de chercher à s’emparer du pouvoir, on dressera des potences et des guillotines et il n’y aura pas de sages, comme Moncef Marzouki, Mustapha Ben Jaafar ou Rached Ghannouchi pour prôner la modération, le dialogue ou la réconciliation nationale »[15]. De plus, cette affirmation est d’autant plus révoltante qu’elle a eu lieu au Qatar, pays exécré par de plus en plus de tunisiens, outre les modernistes, qui plus est, dans les locaux mêmes d’ Al-Jazeera, l’ arme de politique internationale, par excellence, de ce pays, couvrant, analysant, critiquant et passant au peigne fin tous les pays musulmans sauf un …le Qatar, Al-Jazeera, Palme d’Or de la falsification journalistique [16], dont le masque est tombé depuis que certaines dépêches furent révélées par Wikileaks [17] montrant, par exemple, que sa bienveillance et sa malveillance vers tel ou tel pays, vers tel ou tel parti, vers telle ou telle personne, …, sont fonction des intérêts du Qatar et de son Émir à tel point qu’elles sont utilisées comme une monnaie d'échange dans les négociations de politique étrangère ou d’affaires. Dans ce contexte, il convient de mentionner la relation privilégiée qu’a toujours entretenue Moncef Marzouki avec la chaîne qatarie, chaîne qu’il a citée six fois dans son dernier livre [18] en la considérant comme étant « cet outil extraordinaire venu du Qatar » qui est devenu « son arme de communication » sous le Régime déchu, alors que les médias tunisiens d’aujourd’hui, cités aussi plusieurs fois, y sont considérés comme étant des « médias de la propagande » abritant en leur sein la « contre-révolution », analyse , parfaitement partagée par Ennahdha, qui représente, de fait, le socle sur lequel repose le Projet de loi liberticide mentionné dans l’Avertissement d’ouverture de cet article. D’ailleurs, notre Président est tellement au diapason d’Al-Jazeera qu’il y occupe la fonction de journaliste pigiste. Et, avec ce livre, il apparait comme étant un singleton dans le club des Chefs d’État du monde, puisqu’il est, à ma connaissance, l’unique Président d’une République de la planète à faire paraître un livre, moins de deux années après le début de son mandat ! Peut-être qu’il doit ce privilège à l’insignifiance de ses prérogatives, pour laquelle il a lui-même voté, alors qu’il était le candidat d’Ennahdha à la magistrature suprême, insignifiance planifiée par ce Parti qui a valu à notre Président provisoire de la République le sobriquet de "Tartour", terme arabe décrivant un personnage insignifiant, de décor.

Quant à ses relations avec l’Émir du Qatar, elles semblent ambiguës, depuis la fameuse vidéo qui a commencé à circuler au début de l’année écoulée sur le net et qui a choqué, pour ne pas dire humilié, plus d’un citoyen, vidéo où l’on voit l’Émir, à son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, le 13 janvier 2012 pour les célébrations de l'an I de la Révolution, apostrophant des journalistes tunisiens en leur disant, en présence de Moncef Marzouki : «  vous êtes témoins que je suis en train d’apprendre à votre président comment il doit se tenir debout et comment il doit saluer », vidéo reprise en ouverture d’une chanson rap critiquant le Qatar [19], mettant en parallèle la Tunisie avec son Histoire et sa Civilisation trois fois millénaires et le Qatar dont l’Histoire et la Civilisation sont réduites à ses dunes de sable ! Il est à noter, dans ce contexte, que cette arrogance de l’Émir et les déclarations de Moncef Marzouki ont accentué le sentiment anti-Qatar, déjà existant dans la population, et ce avant que ce dernier ne soit locataire du Palais présidentiel de Carthage, comme le montrent les deux vers et la photo ci-dessous, et ont conduit à une floraison de chansons, poèmes, vidéos, sketch, caricatures,… anti-Qatar, anti-Émir et anti-Mozah, dans les médias de tous genres, ainsi que sur les réseaux sociaux.

"Lorsque le peuple un jour veut la décadence

Il se doit de demander cela à Qatar"

Ces deux vers, qui sont une déformation des deux vers suivants de notre hymne national : 

"Lorsque le peuple un jour veut la vie

Le destin se doit de répondre"

ont été chantés dans les manifestations, dès les premiers jours qui ont suivi la fuite du dictateur.

À ce stade, il convient de faire remarquer que ces deux derniers vers ne sont pas du goût des islamistes, à tel point que leur grande majorité refuse de les chanter et souhaite les faire disparaître de notre hymne national, sous prétexte que leur contenu est contraire au dogme de la Prédestination ! 

 

 

Rassemblement de la Société Civile du 22 novembre 2011, lors de la séance inaugurale de l’Assemblée Nationale Constituante, aux abords du Palais du Bardo (banlieue de Tunis), siège de ladite Assemblée (Photo/Abdou). La traduction des slogans écrits sur la pancarte où figure l’Émir du Qatar (pancarte portée, soit-dit en passant, par l’auteur de cet article) est :

" Non aux ingérences étrangères" ;

" Ôte tes mains de la Tunisie, toi, l’agent ! "

 

Il faut noter aussi que l’asservissement des islamistes tunisiens au Qatar et leur engouement pour ce pays (qui, rappelons-le est un pays d’apartheid, wahhabite, à monarchie absolue, où, même la notion de citoyen n’a pas droit de cité !, à des années-lumière du Printemps arabe) sont tellement extrêmes et aveugles qu’ils considèrent le Qatar comme étant l’eldorado du monde arabe, sur tous les plans. Ainsi, Moncef Ben Salem, notre illustre Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (qui s’est auto-promu lui-même Professeur des Universités, soit-dit en passant) n’a pas hésité à déclarer : «  Pour ce qui concerne les Gouvernements des Pays Arabes, d’après mon point de vue personnel, on a un seul gouvernement nationaliste, dans le sens plein du terme, (c’est Qatar), un seul homme nationaliste, dans le sens plein du terme, c’est l’Emir du Qatar  » (sic)[20], minute 12:00.

Quant à la réaction des élus du peuple à l’Assemblée Nationale Constituante, plus du tiers d’entre eux ont jugé que lesdits écarts de conduite du Président provisoire Moncef Marzouki portent « atteinte au prestige de la fonction de Président de la République et à la réputation du pays », comme l’a si bien résumé le constituant Samir Taïeb en déclarant que ce dernier «  n’a pas compris que le peuple tunisien n’admet pas autant de servitude de la part de son Président, même provisoire, à l’égard de cette petite principauté du Golfe ». Ce qui les a conduits, conformément aux textes régissant l’organisation provisoire des pouvoirs, à déposer une Motion de Censure à son encontre. En conséquence, le Président provisoire tunisien, Moncef Marzouki, aura à répondre, bientôt, en séance plénière à ces accusations.

En conclusion, il est décevant de constater que, depuis quelques temps, en toute circonstance et en tout lieu, à l’étranger comme sur le territoire national, notre Président provisoire de la République, ex-figure emblématique de la défense des Droits Humains, ne rate aucune occasion pour s’en prendre à ses anciens compagnons de lutte que sont les modernistes tout en se faisant l’avocat des islamistes et de leurs sponsors. Triste constat qui montre que la trajectoire de Tartour  s’intègre naturellement dans l’axiome selon lequel le pouvoir rend amnésique ou change la personne ou fait tomber le masque. En outre, cet ex-militant pour la défense des droits et des libertés, oubliant que notre révolution n’a jamais exprimé de mots d’ordre religieux, oubliant aussi que ses alliés islamistes qui nous gouvernent aujourd’hui en furent les grands absents [21]-[22], lui et son parti le CpR, au diapason avec eux, nous ont concocté un Projet de Constitution qui est, implicitement, celui d’un État théocratique, permettant, aux "gens mal intentionnés" la confusion entre la Loi civile et la Sharia, non conforme à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, en particulier à ses Articles premier et 18 , un Projet de Constitution où les grands absents sont la liberté de pensée, la liberté de conscience et l’universalité des droits de l’homme, pierres angulaires de tout régime démocratique, sans lesquels la notion de démocratie perd toute son essence.

 

Notes et Références

[1] http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/tunisie-creation-d-une-coalition-pour-defendre-la-liberte-de-la-presse_1245220.html

[2] Sur le lien suivant, on retrouve des articles, des vidéos et des infographies relatifs au Qatar parus sur Le Monde.fr.

http://www.lemonde.fr/qatar/

[3] Le Vilain Petit Qatar, par Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget (Fayard, Paris, mai 2013)

[4] Qatar-Les secrets du coffre-fortpar Georges Malbrunot et Christian Chesnot (Michel Lafon, Paris, 2013) 

[5] http://www.tunisienumerique.com/tunisie-le-qatar-met-la-main-sur-le-tourisme-tunisien/174371

[6] http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/03/18/al-jazira-va-lancer-une-chaine-en-francais_1850144_3236.html

[7] http://mobile.liberation.fr/societe/2013/04/26/ramadan-vrp-de-luxe_899409

[8] Eh ! Oui, l’Islam est autant pluriel que le christianisme, sinon plus ; le mien est résumé dans un petit poème, intitulé "Ma Profession de Foi", paru sous le lien suivant : 

http://www.legrandsoir.info/ma-profession-de-foi.html

[9] http://www.7sur7.be/7s7/fr/1767/Ligue-des-Champions/article/detail/1597615/2013/03/16/Le-Qatar-menace-t-il-le-match-PSG-Barcelone.dhtml

[10] http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2726p043.xml0/tunisie-islam-jihad-syrietunisie-recrute-candidats-au-paradis.html

[11] http://french.irib.ir/analyses/interview/item/241170-bassam-tahhan,-politologue-et-professeur-de-strat%C3%A9gie-et-de-g%C3%A9opolitique

[12] http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/a-chokri-belaid-le-rossignol-de-la-132177

[13] http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D1dnS_16cSU

[14] http://www.mosaiquefm.net/fr/index/a/ActuDetail/Element/20065-sami-remadi-le-qatar-n-est-pas-intervenu-dans-l-affaire-de-l-argent-spolie

[15] http://www.legrandsoir.info/le-mot-du-jour-laiquicide.html

[16] http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/tunisie-funerailles-de-chokri-130465

[17] http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/05/wikileaks-cables-al-jazeera-qatari-foreign-policy

[18] L'invention d'une démocratie-Les leçons de l'expérience tunisienne, par Moncef Marzouki (Éditions La Découverte, Paris, 2013)

[19] Pour les Facebookers arabophones :

https://www.facebook.com/photo.php?v=180465062102994&set=vb.154743414675159&type=2&theater

[20] http://www.youtube.com/watch?v=KWaxFwSLVf8

[21] Dans la vidéo ci-dessous, filmée à la veille de la Victoire du 14 janvier 2011, Moncef Marzouki, actuel Président provisoire et, à l’époque, réfugié politique en France, déclare que « Les islamistes sont complètement et totalement absents » de la Révolution

http://videos.tf1.fr/infos/2011/la-tunisie-n-est-pas-un-pays-democratique-6215593.html

[22] "Les Islamistes vécurent notre Révolution en spectateurs

De Londres, de Paris, de Qatar ou d’ailleurs

Ce ne sont que des Révolutionnaires de la vingt-cinquième heure

Dont l’attachement à la Démocratie n’est qu’un leurre

Pour tromper, dans leur quête du pouvoir, les électeurs,

Leurs éventuels alliés et les opinions publiques, intérieure et extérieure,

Les Droits et les Libertés, toutes les Libertés, étant à l’index dans le registre de leurs valeurs :

Droits de la Femme, Liberté de Croyance, d’Opinion, d’Expression, de l’Artiste, du Créateur,… ". 

Extrait de mon article intitulé "Démocrates de tous bords, combattez, combattez le Projet des Islamistes Tunisiens ! ", paru sur le Lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/Democrates-de-tous-bords-combattez.html

article qui analyse, en particulier, les périodes pré et post-révolutionnaires

 

Salah HORCHANI

 

 

 

 


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101 réactions à cet article    


    • A l’auteur et à tous les contributeurs
    • Le Tunisien ne se laissera pas faire. Une décision du Tribunal correctionnel de Tunis fera date désormais dans la lutte que mène actuellement le laïcs du pays contre l’obscurantisme que veut leur imposer le parti religieux au pouvoir. 
    • Les deux étudiantes (provocatrices) entièrement recouvertes du niqab intégral,qui, voilà deux à trois mois avaient été éconduites de la Faculté des Lettres de la Manouba et qui avaient déposé plainte contre ce même doyen pour « brutalités » viennent d’être déboutées de leur plainte. Elles ont été au contraire condamnées à deux mois de prison avec sursis pour l’une et quatre mois de la même peine pour la seconde qui avait détruit le bureau du doyen de la dite Faculté, la plus renommée du pays. Celui-ci a été acquitté.
    • il semblerait dans ce contexte que le ministre de l’Éducation et Enseignement supérieur, faisant lui aussi partie du parti religieux qui « désire autoriser le port du niqab pour les jeunes filles lors des prochains examens » sera d’abandonner cette proposition devant l’opposition sévère de tout le corps enseignant du pays et la décision de justice.

  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 11:17

    Pour plus d’information sur ce problème, voir mon article

     

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-nouvelle-tendance-du-ministere-107454

     

    et ses 194 ! commentaires.


  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 12:49

    Procès Kazdaghli : Leçons et conséquences d’un acquittement attendu (1/2)

    Par Habib Mellakh

    universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM

     

    Comme pronostiqué dans mon dernier article publié sur le site de Leaders intitulé L’acquittement du Doyen Habib Kazdaghli à l’horizon, la chambre correctionnelle du tribunal de la Manouba a rendu en première instance un verdict d’acquittement en faveur du défenseur emblématique des libertés académiques et de l’autonomie de l’institution universitaire. Nous l’avons appris le jour de la sentence, par hasard, sur Twitter peu après 13 heures par un internaute relayant vraisemblablement des journalistes bien informés et à l’affût des nouvelles provenant du tribunal de la Manouba alors que nous étions sur des charbons ardents à attendre le verdict dans le bureau du Doyen. Nous n’avons même pas eu le temps de nous interroger sur la véracité de l’information que l’un des avocats de la défense, d’une énergie débordante et qui s’est concentré depuis plusieurs mois sur l’affaire – il se reconnaîtra – appelle depuis le greffe du tribunal pour confirmer la bonne nouvelle. Des signes de bonne augure l’annonçaient depuis quelques jours, dont le bouquet prémonitoire de roses de l’Ariana, d’arômes et de menthe offert au Doyen par une collègue et amie quelques heures avant le prononcé du jugement et d’autres signes que je passerai sous silence de peur de m’autosuggestionner et de m’imaginer disposant de dons de médium !

    Un épilogue attendu

    Les amis du Doyen et les Tunisiens, qui suivent les péripéties du procès presque à la loupe, à travers ces chroniques ou qui collectent leurs informations à la source, n’avaient pas besoin de mes dons de médium pour être rassurés et confiants car tout plaidait en faveur de ce dénouement heureux. Le scénario ubuesque, imaginé et ourdi par la plaignante et ses complices, d’une gifle administrée sur la joue droite par un droitier laissant, plusieurs heures après l’agression, une trace encore visible sur une joue protégée par un niqab (sic !), n’a convaincu personne. Même la plaignante, pourtant interrogée à plusieurs reprises au sujet de la gifle, n’a pas osé, tellement la ficelle était grosse, tromper le juge en confirmant cette version rocambolesque des faits ! Enfin, l’expertise établie par le Conseil de l’ordre des médecins a conclu que le certificat médical initial, pièce maîtresse de l’accusation, était un certificat de complaisance. 

    Dans ce scénario mal concocté, les marionnettistes salafistes et leurs alliés ont métamorphosé, dans une bizarre inversion des rôles et dans un tour de prestidigitation intellectuelle et morale condamnable, un agresseur qui reconnaît avoir fait irruption dans le bureau du Doyen en une victime ( la plaignante), et une victime coutumière des agressions salafistes pendant la crise du niqab en un délinquant de droit commun( le Doyen) . N’ont été dupes de la supercherie que ceux qui avaient bien envie de l’être, d’autant que la version du Doyen avait été corroborée par des témoins des plus crédibles.

    Pour le Doyen et les défenseurs des libertés universitaires aussi bien dans le milieu associatif que dans la sphère syndicale, autant en Tunisie qu’à l’étranger, c’est la fin d’un long calvaire qui a duré quatorze mois en raison d’un procès aux allures d’un feuilleton interminable et connaissant des péripéties ubuesques – dont la requalification de l’accusation – qui ont failli ébranler notre confiance dans la justice tunisienne et dans sa capacité à redorer son blason après plus d’un demi-siècle de dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. Nous sommes au bout du tunnel et le probable pourvoi en appel de la plaignante ou du ministère public ne changera pas le verdict prononcé par les juges de première instance, du moins pour le Doyen qui verra son acquittement confirmé.

    Le couronnement d’un combat pour le triomphe des valeurs de la nouvelle République

    C’est aussi le couronnement logique, laborieux et souhaité d’une longue bataille qui a pu parfois prendre l’allure d’une résistance émouvante et épique pour sauver un innocent que d’aucuns voulaient immoler à l’autel du fanatisme religieux et politique. Cette situation n’est pas, sans rappeler, toutes proportions gardées, les mobilisations de solidarité menées en faveur d’accusés célèbres traduits devant la justice dans des procès iniques ou les victimes passées à la postérité d’erreurs judiciaires en raison de l’acharnement de « l’Infâme » – comme dirait Voltaire – à les persécuter.

    Révoltés par ce procès inique, les universitaires et les militants tunisiens de la société civile se sont mobilisés pour ce combat parce qu’ils étaient soucieux de réussir le nouveau rendez-vous avec la démocratie. Les amis de la Tunisie dans le monde entier, fervents amoureux du printemps tunisien étaient, eux aussi, désireux de voir le processus initié le 14 janvier 2013, couronné par la naissance d’une république civile et démocratique. Les Tunisiens et les amis de la Tunisie avaient tous la certitude que le procès intenté à Habib Kazdaghli était à fois le procès des libertés universitaires et le procès des libertés démocratiques. 

    Les motivations citoyennes de ces actions concertées, exprimées dès le début du procès, sont révélatrices des enjeux cruciaux d’une société en devenir qui aspire à la démocratie, à la diffusion et à l’exercice de la liberté de la pensée, de la liberté d’expression et de recherche, au développement de l’esprit critique, au respect de la différence et du pluralisme mais qui risque de voir, in fine, sa Révolution confisquée par un régime théocratique qui nie toutes ces libertés au nom prêt à penser, du dogme absolu, du monolithisme politique, idéologique et religieux. Dans ce contexte où tout peut basculer, l’Université se devait de jouer un rôle de premier plan dans une symbiose parfaite avec la société civile pour la défense des libertés fondamentales encore balbutiantes et pour aider à l’avènement de la démocratie. La crise du niqab à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba lui a donné l’opportunité de défendre, à la faveur du procès intenté au Doyen Habib Kazdaghli, ces aspirations et ces valeurs de la République en gestation.

    L’acquittement apparaît, de ce point vue, comme la consécration de l’attachement de l’élite tunisienne et des défenseurs des libertés à ces valeurs et la preuve de leur capacité à les faire valoir. C’est aussi une caution à la pertinence et à l’efficacité d’une stratégie du front et de la coalition à opposer aux tentatives de confiscation par l’islam politique des objectifs de la Révolution. Cette mobilisation quantitative et qualitative est, de fait, inédite dans l’histoire de l’université tunisienne. C’est la première fois que la société civile s’y investit d’une part. D’autre part, elle ne s’est pas essoufflée en dépit des manœuvres multiples et vaines pour nous avoir à l’usure. Elle balise la voie pour les combats à venir qui s’annoncent plus durs que celui de la défense des valeurs universitaires qui n’est pas encore achevé. (à suivre).


  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 13:03

    Procès Kazdaghli : Leçons et conséquences d’un acquittement attendu (2/2)

    Par Habib Mellakh

    universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM

    (suite)

    Une victoire de l’Etat de droit et des valeurs universitaires

    L’acquittement du Doyen permet de poser les jalons de la construction d’une République nouvelle où le respect de l’Etat de droit et des institutions est une valeur primordiale. Les juges en charge de ce procès, en jugeant en leur âme et conscience, ont envoyé, par ce verdict, des signaux très forts à la société tunisienne pour la rassurer sur l’intention des magistrats tunisiens à contribuer à cette édification. Ils ont fait, à l’occasion de ce procès, honneur à la Révolution de la Dignité en passant avec un grand succès le test de l’aptitude de la justice à assurer sa neutralité et son autonomie. Nous avons, du reste, loué à l’occasion de cette chronique et à chaque audience du procès, le professionnalisme de ces juges et leur honnêteté. C’est sur ces qualités que nous nous sommes basés pour justifier notre optimisme quant à son issue.

    Nous sommes en train d’assister, sur les ruines de l’ancienne justice, pas encore à la naissance d’une nouvelle justice républicaine (le chemin est encore parsemé d’embûches, voire d’obstacles), mais à un sursaut rageur, à un combat pathétique des juges, soucieux d’exercer la justice en toute indépendance et conformément aux normes internationales en vigueur. Les verdicts de procès d’opinion ou d’affaires mettant en cause la liberté d’expression ou la liberté de création, récemment instruits, confirment ce sentiment ainsi que les luttes des juges à travers leur syndicat et à leur association pour mettre fin à un demi-siècle de soumission au pouvoir politique malgré la volonté de mainmise de ce pouvoir sur le pouvoir judiciaire, particulièrement affichée au moment des débats sur la loi portant création de l’Instance provisoire de la magistrature. La société civile et les partis démocrates devraient se montrer plus solidaires avec les magistrats pour les aider à conquérir leur indépendance. Sans justice indépendante, point de libertés académiques, point de libertés démocratiques. C’est l’une des leçons à tirer du procès Kazdaghli.

    La reconnaissance de l’innocence du Doyen, qui est un refus de l’instrumentalisation de la justice par les fossoyeurs des libertés académiques, va conforter, par ailleurs, la résistance des défenseurs de ces libertés, confrontés, particulièrement à la faculté des sciences, à une nouvelle « ghazoua ». 

    Un vent révolutionnaire semble aussi souffler sur le Conseil de l’ordre des médecins qui rompt avec les vieux réflexes d’indulgence vis-à-vis des fautes professionnelles commises par certains membres de la profession. L’expertise innocentant le Doyen est à l’honneur d’une instance qui semble décidée à faire triompher l’Etat de droit et à veiller au respect par les médecins du code déontologique de la profession.

    De la nécessité de la vigilance

    L’acquittement du Doyen, s’il confirme le bien fondé de notre combat pour les règles académiques, ne signifie nullement une victoire définitive sur ceux qui ne les reconnaissent pas, qui essaient asservir la connaissance et les moyens de sa transmission à leurs croyances religieuses sectaires et qui rêvent de transformer la Tunisie en Tunistan. Ce qui se passe en ce moment à la faculté des sciences de Tunis où un groupe d’étudiants, bénéficiant de l’appui du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, revendique depuis plus de deux mois le droit des niqabées à suivre les cours et à passer les examens tout en portant le voile intégral, dans un remake très médiocre des évènements survenus au cours de l’année universitaire écoulée à la Manouba, est révélateur du long chemin qui reste à parcourir.

    Réagissant à l’acquittement du Doyen , une cinquantaine d’étudiants affiliés à l’Union générale tunisienne des étudiants (UGTE), syndicat nahdhaoui, ont organisé, le lendemain du verdict, une assemblée générale à la Faculté des lettres des arts et des humanités de la Manouba pour appeler à « dégager »un doyen sioniste, ennemi de l’islam, persécutant les niqabées pour leurs convictions religieuses et leur niant leur droit à l’éducation en leur interdisant le port du niqab.

    Le verdict du 2 mai 2013 est une décision de justice qui réconcilie les Tunisiens avec l’Etat de droit et des institutions et, par là même, avec l’esprit de la Révolution de la dignité et Elle jette les fondements d’une nouvelle République, celle dont rêvaient les martyrs. C’est une victoire qui a comblé de bonheur les Tunisiennes et les Tunisiens, qui se sont habitués à voir en Habib Kazdaghli une icône de la défense des libertés, de la femme et de l’enseignement. Elle balise la voie à d’autres conquêtes. Mais le combat est encore long !

    Source :

    http://www.leaders.com.tn/article/proces-kazdaghli-lecons-et-consequences-d-un-acquittement-attendu?id=11342

    

     


  • SALEM SALAM

    C EST DEJA FAIT............... salafistes a tunis er en libye....................pas fait en syrie


  • Albar Albar 3 mai 2013 11:01

    Bel article, Mr HORCHANI


    En vérité le GMO ne peut se faire sans collaborateurs (les monarchies du golfe), ils vont devoir rendre compte un jour, ne dit-on pas que celui qui joue avec le feu se brule !


    • Ruut Ruut 3 mai 2013 13:13

      Les révolutions ne servent jamais les révolutionnaires.

      Les gagnants sont ceux de l’ombre qui poussent aux révolutions et une fois l’état a genoux prennent le pouvoir.


      • ETTORE ETTORE 3 mai 2013 13:23

        QUATAR....

        pays aux relents politiques aussi noirs et nauséabonds que leurs gisements pétrolifères.


        • hervé06 3 mai 2013 14:22

          Salam, Salah !

          Excellent article, très bien rédigé, et très bien documenté...

          Merci, et faîtes bien attention à vous :
          la puissance masquée de cet adversaire-là est très perverse et multiforme, d’autant qu’il a tant « arrosé » qu’il ne peut plus faire marche arrière...


          • gege061 gege061 3 mai 2013 15:20

            Un bien bel article qui me fait plaisir puisqu’il y a bien longtemps que je me suis rendu compte de ce danger qui, selon moi, est bien plus grand que de montrer du doigt le foulard ...

            voila ce que j’ecrivais il y a quelques jours en commentaires sur Agoravox :
            Bonjour,
            que le Quatar mette sur les sexes ce qu’ils veulent c’est leur problème. Tant pis pour eux qui vivent au 16 eme siecle. C’est à cette époque en effet que « il bragetiere » (pas sur de l’écriture) a masqué les sexes des statues des églises.
            L’achat d’immeubles ne me dérange pas plus
            Je serais beaucoup plus sévère sur nos attitudes à l’égard de ce pays qui finance les islamistes ou encore qui installe des chaines de TV en Afrique permettant de diffuser ces théories.
            Là est le danger, danger bien plus important que celui de porter le voile ce qui pourtant ne me plait pas.

            mon blog ou il en est aussi question http://papyencolere.over-blog.com/


              • Étude excellente de vérité surtout pour moi, français natif de Tunisie où je réside à présent depuis bientôt 16 ans. Bravo et merci.
              • Témoin privilégié de la révolte de ce pays que je considère comme le mien, au même titre que la France, sur ce même site m’étant ouvert des dangers qu’il courait par l’intrusion malicieuse et insidieuse, des chameliers du désert avec la bénédiction des européens, notamment la France et surtout des américains, je puis vous assurer que dans son ensemble le tunisien commence à prendre conscience des dangers qu’il encourt..
              • Malheureusement une grande partie du peuple, sinon la majorité, ignorant totalement le sens du mot citoyenneté, est devenue une proie facile pour les islamistes soi - disant modérés et lors des toutes prochaines élections générales, le risque de voir à nouveau le parti religieux rester au pouvoir qu’il occupe pour l’instant, « provisoirement », en compagnie de ses deux valets actuels, demeure.
              • Toujours au sujet de la Tunisie, vous devez également savoir que la mouture de la Nouvelle Constitution que veut présenter sous peu l’Assemblée Nationale Constituante actuelle, est un ramassis de contradictions, bêtises, et chausse-trappes dans lesquelles se sont nichées bien camouflées « les dérives de la charia ». Ce texte est actuellement rejeté par tous les juristes du pays.
              • Vous n’ignorez pas non plus que l’armée - très mal équipée - et la Garde Nationale (équivalent de la Gendarmerie Française) luttant actuellement dans le sud contre des groupes djihadiste composé d’algériens, tunisiens et libyens (leur chef serait un tunisien) crient leurs manque de moyens et ne sont guère soutenus par le Ministère de la Défense local aux mains du parti religieux dominant devant lequel ils ont manifesté tout récemment.
              • Vous devez savoir également que ce polichinelle de M Marzouki, Président de la République provisoire de la Tunisie grassement payé par la France pendant son exil à Paris grâce à Jack Lang, en tant que ...Président des Droits de l’Homme expulsé de Tunis du temps de la dictature, a très vivement critiqué en public et à Doha la...laïcité. Et que cet homme qui ne sert à rien s’est attribué un salaire mensuel supérieur à celui de François Hollande, c’est à dire 15.000 euros, soit 30.000 Dinars tunisiens, frais de bouche non compris.
              • Vous ne devez pas ignorer non plus que le parti religieux, désire d’une part « chapeauter » toutes les mosquées du territoire et y désigner les imams (ce qui est contraire à la religion musulmane, version malékite surtout, prédominante en Tunisie.) Et que d’autre part ce même parti dirigé par un vieillard qui a été certainement bien « éduqué » pendant les vingt ans qu’il a vécu en exil, à Londres, veut instaurer le « zakat » (la charité selon le Coran) comme impôt national, impôt qu’il organiserait et récolterait lui-même au nom de la « foi ».
              • Ma propre conclusion identique à bien des tunisiens, et ils sont nombreux, soyez-en convaincus qu’il m’a été donné de rencontrer et d’échanger avec eux, est l’amertume de voir que la France pour laquelle ils éprouvent à la fois de l’amitié et de l’admiration, semble se désintéresser de leur avenir et surtout, qu’elle aussi se laisse prendre au piège pernicieux que leur tend ce même timbre poste maléfique qu’est le Qatar.
              • Et l’idée qu’ils sont les victimes d’un complot ourdie par les États Unis, l’Union Européenne et leurs bras armés Qatar et Arabie Saoudite, afin que les printemps arabes échouent fait son chemin. Pourquoi ? Pour garder vraisemblablement au « chaud » d’énormes gisements, de gaz notamment, se trouvant dans les profondeurs du bassin oriental notamment de la Méditerranée. Ainsi que les recherches dont certaine couronnées de succès mais gardées secrètes, entreprises depuis quelques années en Tunisie, sur son sol et off shore.

                • Un oubli important Horchani. il est fortement question d’instaurer dans la future constitution tunisienne un article qu’on pourrait assimiler à de la censure envers la presse, pouvant entrainé des sanctions judiciaires, tout comme la moindre critique envers la religion musulmane tenez vous bien jusqu’à la peine de mort ! Une nouvelle dictature en quelque sorte.... qui commence dans le peuple à faire regretter la précédente. !
                • Dans ce concert nauséabond, ce qui m’inquiète également est le silence assourdissant de l’Algérie qui ne serait pas à l’abri.

                • Pyrathome Pyrathome 3 mai 2013 19:04

                  Le Quatar ? combien de divisions ?....


                    • Combien de divisions dites vous ? Mais toutes celles que mettront à son service, les yeux fermés, les Etats Unis d’Amérique et bien d’autres « occidentaux » dont ...la France, hélas mille fois hélas ! C’est à dire toutes les nations qui tirent des profits énormes de ce petit bout de terre.
                    • Sans oublier l’Arabie Saoudite. Souvenez vous du Bahrein dont la tentative de soulèvement « printanier » a été très vite étouffée par les soldats saoudiens équipés de pied en cap par les yankees. La France n’a-t-elle pas une base militaire dans la région ? Et la participation (symbolique du Qatar) au côté des Français de Sarkozy et des anglais de Cameron en Libye ?
                    • Pour en revenir à la Tunisie, l’armée était périodiquement visitée par des instructeurs français et même équipée (parcimonieusement) en matériel militaire tricolore et qui de surcroit avait signé un protocole avec son ancien protecteur pour l’aider en cas d’agression étrangère sur son territoire. Ce fut d’ailleurs le cas dans une tentative libyenne de déstabilisation en Tunisie. Il semblerait que l’Oncle Sam ait pris le relais aidé justement du Qatar..
                    • Car aujourd’hui, hormis les milliards de dollars investis dans le pays justement par le Qatar pour, entre autres, équiper, éduquer, payer et armer des bandes de djihadistes locaux, libyens et algériens pour aller combattre en Syrie et s’implanter en Afrique du Nord, les Etats Unis d’Amérique ont fait don à cette nation d’un tas de véhicules militaires utilisés notamment en Afghanistan et Irak. En outre il est fortement question d’installer sur le territoire tunisien une cellule « antiterroriste » (tiens, tiens) de la CIA. Enfin sachez, toujours pour la Tunisie, que le Département d’Etat des Etats Unis vient de déconseiller par circulaire à tout ressortissant Américain de « visiter » la Tunisie, « pays à hauts risques ».
                    • Enfin, ce bout de terre qui partage la Méditerranée en deux et qui n’a pas cessé depuis la nuit des temps de fréquenter, de recevoir et de se nourrir de la rive nord de« la mer d’entre les terres » attend avec curiosité, et aussi une pointe d’angoisse, la visite de François Hollande Président d’une France qui ne semble plus être son amie.

                  • Mowgli 3 mai 2013 20:32

                    C’est de la Qatarphobie rampante !

                    Et pourtant...

                    O Qatari netta bella Tchi-tchi
                    Écoute l’amour t’appelle Tchi-tchi
                    Pourquoi dire non maintenant Ah... ah...
                    Faut profiter quand il est temps : Ah... ah...

                    Au secours, on stigmatise le Qatar !


                    •  M Takadoum (alias Bouliq). Bouliq 3 mai 2013 21:57

                      Le Qatar est et restera toujours un morceau de sable et de cailloux collés à la péninsule arabique et qui a une« frousse » terrible du voisin iranien ; il ne faut pas l’oublier.
                      Les tunisiens s’en remettront.


                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 3 mai 2013 22:55

                        La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique du Qatar, un micro État, se trouve sous la terre et sous la mer : le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième producteur au monde.

                        Le Qatar est un état extrêmement protectionniste !

                        Un étranger qui souhaite créer une société au Qatar est oublié (force) de s’associer avec un partenaire qatari qui doit être majoritaire de cette société avec au moins 51% !

                        D’entrée, les réglés des jeux ne sont pas les mêmes que dans le monde occidental !

                        Voici un exemple concret :
                        (AOF) - Vinci Park a annoncé la création avec Qatari Diar Real Estate Investment Company (Qatari Diar) de QDVP, société commune de prestation de services, spécialisée dans la conception et l’exploitation de parkings et de stationnement sur voirie. " Cette société, détenue à 51% par Qatari Diar et 49% par Vinci Park, interviendra au Qatar sous la marque MaWaKif avec les mêmes niveaux de qualité et de services développés par Vinci Park en Europe et en Amérique du Nord ", a précisé le groupe de BTP et de concession. source

                        Le modele qatari est un modele ultra protectionniste et expensioniste.

                        L’Europe à un comportement extrêmement naïf face aux investisseurs qatari et la France ne fait pas exception.

                        L’Europe de 27, liée au traitées de Maastricht et de Lisbonne, est pris en étau par des différentes puissances financières notamment américaines, chinoises, qataris, ...

                        Nous assistons actuellement à une transformation de l’Europe sans précédent.
                        L’Europe, voire le traite de Maastricht, font que nous nous trouvons sans rentrer dans le détails dans une crise financière sans précédent mais aussi dans une crise identitaire !

                        Le symptôme le plus inquiétant de cette crise est la tentative persistante et infructueuse de « construire », par la réflexion politique et sociologique, une définition de ce que pourrait ou devrait être une identité européenne collective. Or, seule une identité réellement commune peut permettre aux individus de se sentir solidaires de leur passé et de se projeter ensemble vers l’avenir...

                        L’Europe été mise aux Enchères par le traité de Maastricht donc le guide spirituel est le modèle autre atlantique (celui d’oncle SAM - BUSH - OBAMA - GOLDMAN SACHS - ....).

                        L’Europe est en solde « -50% » est nous sommes donc à la merci de ceux qui possèdent des capitaux et qui acquirent les beau joyau, qui achètent nos entreprises (exemple Acelor-Mittal) pour transférer nos technologies vers des pays étrangers tout en ferment les entreprises en France.

                        Avec le qatari comme décrit dans cet article l’enjeu n’est pas seulement financier ou matériel mais surtout idéologique. Le quatar souhaite imposer une idéologie islamiste, pas seulement dans les pays du Maghreb mais aussi dans le monde Occidental. Hors pour renter en occident le qatar na que à ouvrir son chéquier bien rempli.

                        Pourquoi n’appliquons nous pas la règle des qataris du 51/49 % chez nous (pour les qataris) ?

                        La France doit retrouver sa souveraineté et le seul moyen est de sortir de se piège des traitées de Maastricht et de Lisbonne qui ont mis l’Europe en solde (-50%).

                        Sortons de l’Europe atlantiste ... et vite !


                        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 3 mai 2013 23:17

                          Il faut ajouter que les qataris  bénéficient d’un « statut fiscal d’exception en territoire français » :

                          http://www.marianne.net/La-France-un-paradis-fiscal-pour-residents-qataris_a213572.html


                        • eau-du-robinet eau-du-robinet 4 mai 2013 00:18

                          Bonjour Salah,

                          Merci pour ce complément d’information.


                          • Eau du Robinet, cette réglementation appliquée à tout investisseur au Qatar, l’est également dans les pays nord africains, et notamment en Tunisie où depuis toujours sont obligées - notamment les françaises qui sont de loin les plus nombreuses - de s’associer à un « partenariat » dans des proportions qui ne donnent pas la majorité à celui-ci. Il en est ainsi par exemple pour quelques banques privées et sociétés d’assurances dans lesquelles sont largement impliquées Bnp Paribas (UBCI) Société Générale (UBI) Crédit Agricole et sa filiale assurance Groupama (STAR), Véolia, la chaîne hôtelière Accor (avec Ibis et Novotel) et bien d’autres manufactures dont les fameux Areva, ainsi qu’Orange dans la téléphonie et des Sociétés de service de renseignements téléphoniques concernant la France, Carrefour, Casino, Danone etc.... Toutes ses implantations font de la France le tout premier employeur, et de très loin, du pays. Il est vrai qu’elles sont attirées par le coût des salaires ben moindres que dans ’Hexagone et qu’elles sont souvent exportatrices..
                          • Ceci étant je suis ENTIÈREMENT d’accord avec vous concernant la réciprocité qui devrait exister en France comme en Europe et dans tout le monde occidental, envers tout investisseur étranger, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne. En l’état par exemple on ignore à qui appartient la Gaule et ses fleurons dont le gouvernement devient alors le « valet » servile du capitalisme débridé dont le Qatar justement est la partie immergée, favorisé fiscalement, Hosni le dit, par le précédent Président français dans des proportions immondes.

                          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 00:07

                            Quelques slogans criés aujourd’hui lors de la Marche dont il est question dans mon article :

                            « Non aux agressions de journalistes, Non à la censure »,

                            « Gouvernement, touche pas à la presse »,

                             « Le peuple veut une presse indépendante ».

                            Par ailleurs, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) s’est inquiété d’une hausse des agressions et des menaces contre les journalistes depuis mai 2012. Il relève une recrudescence des menaces de mort visant des journalistes après l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd le 6 février 2013, assassinat dont il est également question dans mon article.

                            Quant à la place qu’occupe la Tunisie dans le dernier classement annuel de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, elle a reculé : le pays occupe la 138 ème position sur 179 pays, alors qu’auparavant, il occupait la 134 ème.


                            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 03:00

                              Liberté de la presse en Tunisie : un long chemin encore semé d’embûches

                               

                              Au lendemain du 14 Janvier 2011, nombreux sont les journalistes qui, bercés par un optimisme d’envergure, appréhendaient sereinement la transformation à outrance des médias, journaux, télévisions et radios, rassemblés dans un même objectif, celui de se débarrasser des derniers vestiges d’une dictature vieille d’un demi-siècle.
                              Les attentes auront finalement été déçues par un contexte politique tendu et devenu exécrable. Durant plus de deux ans, les médias ont eu la vie dure mais ont aussi participé, d’une certaine manière, à cette tragi-comédie qui se joue dans les coulisses de la scène politique.

                              « Aâlam el âr » comme certains aiment si bien nommer ces médias qui bataillent chaque jour pour ne pas retomber dans les pièges tendus par le passé, ont des raisons de ne pas espérer... Lorsqu’on dénombre 196 journalistes victimes d’agressions en une année (mai 2012 à mai 2013), soit 9 agressions par mois, d’après les chiffres de Neji Bghouri, membre du syndicat national des journalistes tunisiens, on ne peut parler de liberté d’expression. Lorsque les violences commises à l’encontre des journalistes, augmentent on ne peut parler de liberté de la presse.

                              Lorsqu’un organisme comme HAICA (Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle), prévue par le décret-loi 116, objet de toutes les surenchères politiques met des mois pour naître, on se demande bien ce que nous réserve la suite et ce que prévoient les différentes instances qui auront un rôle à jouer dans l’instauration d’une nouvelle régulation et de nouvelles règles.
                              Cette HAICA devrait voir le jour ce soir, lors d’une annonce solennelle après plusieurs semaines de tergiversations, de refus et de coups de théâtre.

                              Mais, la création de la HAICA ne doit pas venir mettre un voile sur les desseins obscurs de certaines parties qui ont tenté, comme ce projet de loi initié par le CPR en 2012 et qui prévoit des peines de prison à l’encontre des journalistes, de museler les journalistes. La HAICA va peut-être mettre fin à des dépassements mais le chemin reste encore semé d’embûches, celles qui ont pour mission de dresser des restriction aux libertés.

                              Aujourd’hui, les décrets-lois 115 et 116 promulgués en novembre 2011, attendent d’entrer effectivement en application pour que le secteur se régularise définitivement alors que la libération des médias a désormais un temps d’avance sur la régulation de ces médias. D’où la situation burlesque née après la révolution, celle de grignoter chaque jour un peu plus de liberté...

                              Source :

                              http://www.webdo.tn/2013/05/03/liberte-de-la-presse-en-tunisie-un-long-chemin-encore-seme-dembuches/

                               


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 03:09

                                Qui agresse les journalistes ?

                                 

                                « A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse [vendredi 3 mai 2013], Neji Bghouri, membre du syndicat national des journalistes tunisiens,  a précisé que les agressions varient des milices des Ligues de Protection de la Révolution [Milices du Parti islamiste tunisien au pouvoir] et des corrompus ».


                                • Loin de moi Horchani, de mettre un bémol à vos alertes concernant « les dangers que courent actuellement les journalistes tunisiens » dont une grande partie, notamment dans la Presse écrite et quelques sites crées sur le web, d’expression française, sont d’une excellente qualité. Mais en tant qu’ancien professionnel sculpté à la rigueur de l’Agence France Presse, force est d’admettre que quelquefois, j’insiste sur ce mot, la liberté d’expression retrouvée dans ce petit pays a donné lieu à une multitude de supports, écrits comme « parlés » au sein desquels le professionnalisme fait cruellement défaut. Sans oublier de préciser que dans ce dernier cas les « voix » au service du parti religieux ne sont pas les plus rares.
                                • Autre conseil sincère, l’ami (puis-je me permettre d’employer ce terme à votre égard ?), évitons vous comme moi et d’autres, de sataniser la situation actuelle de notre pays au cœur duquel les hommes de bien, jeunes comme anciens, foisonnent et que ceux-ci, comme l’atteste un tout récent sondage effectué ces jours derniers dans la population par un organisme indépendant, donnent un laïc comme éventuel dirigeant d’une République à Régime présidentiel souhaitée.
                                • Bien à vous.

                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 10:24

                                « L’optimisme est la foi des Révolutions » (Jacques Bainville)

                                 

                                Bonjour cher concitoyen et merci pour vos fines analyses qui montrent, de votre part, une parfaite connaissance des problèmes vécus, actuellement, par notre chère Tunisie.

                                Parmi les évènements qui devraient entretenir l’optimisme, il faut signaler la perte de vitesse des islamistes dans certaines composantes de la société civile ; je n’en citerai que deux : le triomphe écrasant des étudiants modernistes, dans les élections des représentants des étudiants au sein des conseils scientifiques des établissements d’enseignement supérieur, et des avocats démocrates dans l’élection du bureau de la puissante ATJA (l’Association Tunisienne des Jeunes Avocats) dont l’ancien était à dominante islamiste.

                                D’ailleurs, je pense profondément que ce sont les femmes et la société civile qui sauveront notre pays.

                                Bien cordialement.


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 14:47

                                Journée Mondiale de la Liberté de la Presse

                                La liberté de la presse va mal

                                Disons-le d’emblée : deux ans et quelques mois après la révolution du 14 janvier 2011, la liberté de la presse va mal. La liberté de la presse est attaquée. Elle subit des tirs croisés : remises en cause constitutionnelles et législatives ; tentatives de mainmise de la coalition gouvernementale ; intimidations et terrorisme intellectuel et physique de groupes de choc et de milices inféodées au pouvoir.

                                Le projet de la nouvelle Constitution justement. Ni son préambule ni ses articles initiaux ne stipulent la liberté de la presse. Elle est reléguée à l’article 40. Juste après la fameuse parodie du droit à l’eau, qui serait garanti. Elle ne figure pas au titre des libertés inviolables. Son exercice est conçu dans une approche restrictive. Elle est soumise à des limitations expressément énoncées. Au même titre que le droit à l’accès aux sources de l’information. Au même rayon de l’escamotage délibéré du droit syndical, bafoué à loisir par l’énoncé constitutionnel mièvre.

                                Par ailleurs, les lois régentant le secteur depuis la révolution sont en souffrance. Le décret-loi relatif à l’accès aux sources de l’information est désuet avant même d’être mis en branle. Les décrets-lois sur la liberté de la presse et sur l’audiovisuel sont en panne. La coalition gouvernementale a tenté de remplacer le premier. Un projet de loi liberticide contre la presse a été déposé auprès du bureau de l’Assemblée constituante. Le dernier décret-loi n’est toujours pas appliqué. Il pâtit du double bras de fer présidence de la République-gouvernement et présidence de la République-Syndicat national des journalistes.

                                Le bras de fer gouvernemental avec les journalistes s’est soldé, le 17 octobre 2012, par la grève générale du secteur, première en son genre. Et le dialogue de sourds n’en finit pas de perdurer. Un nombre important de journalistes tunisiens subissent, à leur corps défendant, les menaces de mort, les agressions physiques et les attaques en règle. Celles-ci sont périodiquement orchestrées par les partis gouvernementaux, leurs séides et leurs milices. Le topo n’est guère reluisant.

                                La haine antijournalistes tourne à l’obsession. On craint même qu’après Chokri Belaïd, la prochaine cible des escadrons de la mort soit un journaliste.

                                Ne nous y trompons pas. Il y a de sérieuses menaces sous nos cieux. Les journalistes sont surexposés. La majorité et ses colonnes veulent les empêcher de travailler. Ce faisant, les attaques contre les médias et les journalistes instituent un attentat permanent contre la liberté et la démocratie. La liberté de la presse est le portail de toutes les libertés. Y porter préjudice équivaut à enrayer toutes les libertés fondamentales, individuelles et publiques. Le plus étonnant dans ce triste manège, c’est que les autorités s’investissent pleinement dans ces attaques croisées contre les médias et les journalistes. De très hauts responsables s’y adonnent volontiers. Ils sont dans le gouvernement et à la présidence de la République. Les députés de la majorité gouvernementale ne sont pas en reste. Encore une fois, la révolution ressemble à un fleuve détourné. Ou à un bateau ivre. Ici comme ailleurs, le sommeil de la raison engendre des monstres.

                                Source :

                                http://www.lapresse.tn/04052013/66642/la-liberte-de-la-presse-va-mal.html


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 03:16

                                Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias

                                 

                                Message du Secrétaire général des Nations Unies publié à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2013.

                                Par Ban Ki-moon

                                La liberté d’expression est un droit fondamental inscrit à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle est la pierre angulaire de la bonne gouvernance, du développement durable et d’une paix et d’une sécurité durables.

                                Pourtant, chaque jour, des journalistes et des professionnels de la presse subissent partout dans le monde des intimidations, des menaces et des violences de la part de gouvernements, d’entreprises, de groupes criminels ou d’autres forces qui cherchent à les réduire au silence ou à les censurer.

                                120 journalistes tués en 2012

                                Cette année, la Journée mondiale de la liberté de la presse est placée sous le thème « Parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias » et s’intéresse tout particulièrement aux moyens de protéger le droit des journalistes d’accomplir leur travail essentiel.

                                Les risques que les journalistes doivent affronter, qu’ils travaillent pour des médias traditionnels (radio, presse écrite ou télévision) ou pour des médias sociaux plus populaires (blogs, reportage citoyen), sont de plus en plus grands.

                                Au cours de la décennie écoulée, plus de 600 journalistes ont été tués – dont au moins 120 au cours de l’année écoulée. Des centaines d’autres ont été emprisonnés. Les dangers ne sont pas seulement physiques : qu’il s’agisse de cyberattaques ou de tentatives d’intimidation, les puissants ne reculent devant rien pour empêcher les médias de révéler leurs méfaits au grand jour.

                                Prises dans leur ensemble, toutes ces tragédies individuelles constituent une attaque contre le droit des gens de savoir la vérité. Je trouve particulièrement préoccupant de voir que si peu de responsables aient été punis.

                                Les Nations Unies ont adopté un plan d’action sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité dans l’objectif d’éveiller les consciences et d’encourager la prise de mesures concrètes pour permettre aux journalistes de travailler dans un environnement libre et sûr.

                                En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, engageons-nous à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les journalistes puissent tous, sans exception, faire le travail qui est le leur. S’ils peuvent parler sans crainte, c’est nous tous qui en bénéficions.

                                 

                                Source :

                                http://www.kapitalis.com/tribune/15878-parler-sans-crainte-assurer-la-liberte-d-expression-dans-tous-les-medias.html

                                 

                                 


                                • philouie 4 mai 2013 10:44

                                  A mon sens, ce qui est dramatique, c’est de voir le monde Arabe, et par le fait nous même, pris dans les machoires d’une tenaille, faite d’un coté par l’impérialisme US et de l’autre par le wahabisme saoudien, qui au final est tenu par une seule main, celle des géants du pétrole.

                                  Il s’agit d’un piège redoutable, et celui qui cherche à des défendre de l’un risque de faire le jeu de l’autre.


                                    • Philouie, vous avez mis dans le mille. Le capitalisme dur et pur, international mais à très forte connotation d’outre atlantique (les français y ont également leur part) n’ a aucun intérêt à ce que de nouveaux « edens » puissent voir le jour en toute liberté dans ce qu’il considère comme être sa chasse gardée.
                                    • C’est le cas pour la bande nord de l’Afrique. Les richesses souterraines et sous marine qui y dorment, comme dans tout le continent africain d’ailleurs, ne doivent pas échapper à leur convoitise et surtout ne doivent pas être révélées au grand jour faisant courir ainsi le risque de faire chuter les cours boursiers que ce même capitalisme, jouant les spéculateurs à ses heures perdues, maitrise depuis toujours.
                                    • Pour juguler toute tentative qui risque de la contrarier, cette engeance ignoble et inhumaine, pire que le pire des colonialismes ou des dictatures, emploie et emploiera tous les moyens dont elle dispose et qui sont énormes, y compris la fourberie et les conflits armés.
                                    • Amusez vous, si vous en avez le temps, à planter sur une carte mondiale, un petit drapeau étoilé sur toutes les régions où stationnent des soldats yankees (et même français) et où ce même drapeau, aux étoiles tant enviées par des simples d’esprit, comptent d’alliés ou plutôt de vils serviteurs. Alors vous comprendrez. Cette bannière a commencé son travail de sape voilà bientôt 100 ans, lorsqu’elle a décidé de venir participer à la fin de la première guerre mondiale sur e sol européen, et depuis elle n’a fait que serrer l’étau, avec l’aide ô combien précieuse des anglais.

                                  • philouie 4 mai 2013 15:43

                                    le problème c’est que leur politique est : Cassons tout, puis contrôlons par la force.


                                  • Le péripate Le péripate 4 mai 2013 12:50

                                    Le plus marrant est que si le Qatar, pays producteur de pétrole investit si massivement en en France, c’est pas sans relation avec le positionnement anti gaz de schistes de notre pays. 




                                    • philouie 4 mai 2013 12:53

                                      Pouvez développer ?


                                      • A mon (humble) avis Le Péripate, le Qatar, ou plutôt les dirigeants de ce timbre poste, ne sont pas de fins stratèges dans la finance. La preuve : ils aiment à s’afficher - comme tout nouveau riche - et fanfaronner sur tous les continents où ils font pleuvoir leurs dollars. Des fanfarons.
                                      • En outre je ne pense pas qu’ils soient pourvoyeurs en gaz de la France, celle-ci s’approvisionnant en Algérie et et ailleurs, notamment du côté de la Russie.
                                      • Il n’empêche qu’ils représentent un danger plus vil encore. Car au côté de leurs capitaux sans fond, voyage leur obscurantisme religieux qui risque de contaminer les fortes communautés musulmanes éparpillées notamment en Europe et surtout en France et qui nichent pour la plupart dans des régions ou quartiers déshérités. Ils essaient d’ailleurs de le faire en Tunisie et en Libye et veulent l’installer en Syrie... avec la bénédiction de qui vous savez.. Là se trouve leur poison.

                                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 4 mai 2013 13:56

                                      LA CHUTE. Qatar : la chaîne propagandiste Al-Jazeera perd…86% de ses télespectateurs

                                      A force d’être le haut parleur de la haine et du mensonge, la chaîne qatarie ne fait plus des émules, selon de nombreux rapports. L’homme arabe a bien compris, désormais, que,cette caisse de résonance du Qatar n’est qu’un satellite supplémentaire de l’impérialisme américain et rien d’autre. Ainsi, d’Alger à Tunis, en passant par Le Caire et ailleurs, personne ne prête plus ses yeux ni ses oreilles à cette merde médiatique. Peut-on dire que l’homme arabe s’est réhabilité, a pris conscience de ses capacités et de sa valeur morale ? Sans doute. Al-Jazeera n’attire plus grand monde, c’est une très bonne nouvelle. D’ailleurs, c’est peu de le dire.

                                      Dans Le petit bourgeois gentilhomme (2003), Alain Accardo écrit :

                                      « Il n’y a pas d’émancipation possible sans la prise de conscience explicite de ce par quoi on est asservi, et plus fondamentalement sans la conscience même de l’asservissement, jusque-là étouffée, anesthésiée par les habitudes et le poids des conformismes ».

                                      Selon ces rapports, les experts soulignent avec force le manque de retenu et d’honnêteté intellectuelle dans la ligne éditoriale de la chaîne, qui, par exemple, ne fait jamais état de la situation qui prévaut à Bahreïn. Ils soulignent aussi l’amplification excessive des évènements de Syrie, toujours dans un seul et même sens, contre le Gouvernement syrien. Une partialité qui en dit long sur cette chaîne qui boit la tasse avec un parti-pris ridicule. Est-elle différente des chaînes occidentales sur le traitement de la guerre en Syrie ? Que nenni. L’argent c’est bien mais, elle n’achète les consciences que des gens qui ne voient pas sur le long terme.

                                      Les rapports établissent que la désertion de la chaîne de guerre contre les arabes vient en majorité de Syrie, d’Irak, du Liban, d’Arabie saoudite, de Bahreïn, d’Algérie, et du Soudan. Dans ces pays, la chute est spectaculaire et oscille entre 60 à 90%. En général, La culpabilité, la honte et, surtout, la peur sont souvent des mobiles du mensonge. Mais, pourquoi le Qatar ment-il ainsi avec force ? Mystère et boule de gomme. On peut comprendre les journalistes fiers, qui quittent le bateau qui tangue. En revanche, avec les crédits alloués à la chaîne, ce n’est pas demain la veille qu’elle mettra la clé sous le paillasson. Des clowns assoiffés d’argent seront toujours à son service.

                                      Source :

                                      http://allainjules.com/2013/05/03/la-chute-qatar-la-chaine-propagandiste-al-jazeera-perd-86-de-ses-telespactateurs/


                                        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 5 mai 2013 03:09

                                          Qatar : Au royaume de l’esclavage moderne ! (The New York Times)

                                           

                                          Domestique, ouvrier qualifié ou homme d’affaires : il n’est pas facile d’être un immigré, au Qatar, où les conditions de travail sont souvent inhumaines.

                                          En 2012, Theresa M. Dantes a signé un contrat avec une agence de recrutement des Philippines pour venir travailler au Qatar comme domestique. Elle devait être logée, nourrie et payée 400 dollars [305 euros], par mois. Pourtant, lorsqu’elle est arrivée, son employeur l’a informée qu’il ne lui verserait que 250 dollars [190 euros]. Elle a accepté, car sa famille, restée à Quezon City, comptait sur ce salaire.

                                          Cependant, la jeune femme n’était pas au bout de ses surprises. Theresa Dantes, 29 ans, affirme qu’elle ne prenait qu’un repas par jour, composé des restes du déjeuner familial. « S’il ne restait rien, alors je ne mangeais pas. »Elle travaillait sept jours par semaine. Une fois son labeur terminé dans la maison de son employeur, on la forçait à nettoyer celle de sa belle-mère, puis celle de sa soeur.

                                          Huit mois après son arrivée, Theresa Dantes a voulu partir. Son patron lui a ri au nez : « Tu ne peux pas démissionner ! » Dans le cadre de la kafala, système qui régit la vie de tous les étrangers qui travaillent au Qatar, Theresa Dantes ne pouvait pas quitter son poste, sans l’accord de son employeur. Elle s’est enfuie et a rejoint 56 autres femmes, qui avaient trouvé refuge au Bureau philippin du travail à l’étranger.

                                          Environ 1,2 million de travailleurs étrangers - qui sont, en majorité, des personnes pauvres, originaires d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Népal, d’Indonésie et des Philippines - représentent 94 % de la main d’oeuvre, au Qatar, une monarchie absolue, qui fait à peu près la taille de lÎle-de-France. Ce dispositif, mis en place, dans les années 1950, a été conçu, pour les États peu peuplés du golfe Persique, qui avaient besoin d’ouvriers, dans les secteurs du pétrole et du gaz. Le système s’est tellement développé qu’aujourd’hui, il y a presque cinq fois plus d’employés étrangers que de Qataris. Jusqu’à un million de personnes supplémentaires pourraient arriver, au cours des prochaines années, pour participer à la construction de neuf stades et de nouvelles routes, (pour un budget de 20 milliards de dollars ; 15,23 milliards d’euros), afin que le Qatar soit prêt à accueillir la Coupe du Monde de football, en 2022.

                                          Un document officiel n’offre pas une protection suffisante

                                          Un grand nombre de ces personnes travailleront, dans des conditions dignes du moyen-âge, que l’ONG « Human Rights Watch » a, déjà , comparées au « travail forcé ». Les patrons qataris sont responsables juridiquement de leurs employés, en plus de leur assurer un poste rémunéré, un visa de travail, un logement et souvent de la nourriture. En échange, chaque travailleur s’engage, auprès de son employeur, pour une durée déterminée. En revanche, un employé de peut pas changer de travail, quitter le pays, obtenir un permis de conduire, louer un logement ou ouvrir un compte en banque, sans l’autorisation de son commanditaire, dit kafil, qui peut, de son côté, mettre fin à son parrainage, quasiment, à tout moment, et renvoyer la personne, dans son pays d’origine. Et les victimes ne sont pas uniquement des domestiques et des ouvriers peu qualifiés : Nasser Beydoun, un homme d’affaires arabo-américain, affirme qu’il a été « otage économique », à Doha, pendant 685 jours, avant d’être libéré, en octobre 2011. Après qu’il a démissionné du poste de gérant d’une chaîne locale de restaurants, son ancien employeur a refusé de lui accorder un permis, pour quitter le Qatar. « Les travailleurs étrangers sont les esclaves modernes de leurs patrons qatariens, explique Nasser Beydoun, qui vit, désormais, à Détroit, aux États-Unis. Ils sont leur propriété ». Seule, une moitié des ouvriers étrangers, signent un véritable contrat de travail, avant de venir, dans l’émirat, selon un sondage réalisé par l’institut de recherche économique et sociale de l’Université du Qatar. Les autres se contentent de conclure un accord verbal.

                                          Toutefois, même signer un document officiel n’offre pas une protection suffisante. Selon le même sondage, 25 % des ouvriers, qui avaient signé des contrats, ont révélé que leurs employeurs n’avaient pas respecté les clauses associées. Ce chiffre atteignait 42 %, chez un tiers des personnes, dont le salaire mensuel était inférieur à 275 dollars [209 euros]. Suite aux pressions exercées par les défenseurs des droits de l’Homme et du droit du travail, le gouvernement a promis la mise en place de nouvelles garanties. « Il y a sept ou huit ans, nous n’avions aucune législation du travail, explique Hussein Al Mulla, sous-secrétaire d’Etat au Travail. Cette branche du droit a été améliorée et elle continuera d’être perfectionnée avec le temps ».

                                          Source :

                                          http://www.legrandsoir.info/qatar-au-royaume-de-l-esclavage-moderne.html


                                          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 5 mai 2013 09:22

                                            Zeineb Essaddam Ben Cheikh a écrit en commentaire de mon article, sur sa page facebook :

                                            Ce sont les dignes descendants des bédouins nomades, incultes et barbares. A travers l’histoire, ceux d’entre eux qui avaient embrassé la religion musulmane, non assise sur un très haut niveau culturel (comme ce fut le cas des andalous) sont devenus des fanatiques djihadistes qui ont combattu chrétiens, juifs et même musulmans en leur expliquant qu’ils n’avaient rien compris à la religion musulmane. N’est-ce pas ce qui arrive aujourd’hui dans les pays du « printemps arabe » ? Chaque jour nous prouve davantage que la pratique d’une religion basée sur l’ignorance ne peut mener que vers le fanatisme. Pour rassurer, il convient de rappeler que ces hordes n’ont pas pu prendre racine dans les pays où le multi culturalisme a permis l’esprit de tolérance et de paix. Ils ne perdureront pas en Tunisie et ils en seront chassés une seconde fois. Les musulmans, des plus conservateurs au plus libéraux, luttent aujourd’hui pour les mêmes valeurs démocratiques et dénoncent et combattent ce fléau colonisateur. Il faut juste continuer la lutte et la résistance.


                                            • Altos85 5 mai 2013 11:48

                                              L’auteur fait bien de s’appeler Salah.


                                              Si c’était Jean Dupont les frontistes de gauche du forum serait en train de le traiter de facho à tout va.

                                              Mais bon article en tout les cas. 

                                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 5 mai 2013 12:01

                                                Fethi Benslama٭  a dit :

                                                « Les signes sont nombreux qui indiquent qu’Ennahdha [Parti islamiste tunisien au pouvoir] va faire basculer la Tunisie de son voisinage européen stratégique vers les pays du Golfe, avec toutes les conséquences désastreuses sur le plan économique, politique, culturel... ». 

                                                ٭Directeur de l’UFR Sciences Humaines Cliniques de l’Université Paris-Diderot-Paris 7, psychanalyste, écrivain, il a travaillé et écrit sur plusieurs questions cruciales d’aujourd’hui telles que : la migration, la médecine, la religion. Un de ses livres, best-seller international, est : «  La psychanalyse à l’épreuve à l’islam  » (Flammarion, 2002).

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