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Accueil du site > Actualités > Politique > Le rêve français, entre espoir et désillusion

Le rêve français, entre espoir et désillusion

Fils d’une assistante sociale et d’un médecin anti-gaulliste et bien installé, homme de l’ombre attaché aux idéaux socialistes et admirateur de François Mitterrand, il considère le gauchisme comme une voie sans issue. Faux mou, sous-estimé, beaucoup ne l’ont pas vu venir, de ces débuts au parti socialiste il y a une trentaine d’années à la bataille des trois premier mai 2012.

Le fait est qu’il a réussi à tenir tête, tant dans la réaffirmation du clivage culturel des couleurs politiques que de l’ancrage d’une droite dure, il est fier comme il dit, d’avoir été capable de redonner espoir aux Français. (2) Comme le disait récemment Serge Halimi, s’en est fini du sarkozisme, mais aussi de l’anti-sarkosisme. La stratégie de l’homme normal de François Hollande a sans nulle doute bénéficié de la réputation de Président des riches de son adversaire. Mais pas seulement. En effet, bien que le parti socialiste ait recueilli les votes d’une majorité des électeurs français, notons que c’est davantage une sanction du bilan de Nicolas Sarkozy qu’une réelle adhésion au programme socialiste qui s’est exprimée. Les images de sincérité et de simplicité ont évincé celles du culte de la personnalité et de l’extravagance. Si François Hollande a clairement prit ses distances avec la dérive stigmatisante et xénophobe du Président sortant, les attentes d’un peuple rabaissé et affaibli durant les dix dernières années n’en demeurent pas moins considérables, sans oublier que les idéologues de l’identité franco-française sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Bien que les styles et les discours tranchent avec ceux du quinquennat qui s’achève, la vraie question demeure pour l’ensemble des Français et des observateurs : que nous réserve le nouveau Président de la République Française ? De quoi est-il réellement capable ? Fraîchement élu avec 51,62% des suffrages, François Hollande sera-t-il vraiment l’homme du rassemblement ?

A peine les premiers résultats annoncés, la Chancelière Allemande Angela Merkel l’a officiellement invité à Berlin où il devrait se rencontrer le 16 mai. Le Premier Ministre socialiste belge Elio Di Rupo était quant à lui à la Bastille, où une foule incroyablement enthousiaste attendait le discours du nouveau Président. Le relais du pouvoir n’était pas encore passé que le fil des évènements s’appropriait déjà le récit d’une présidence. Dans son discours de Tulle ce soir là, François Hollande a affirmé vouloir redresser l’emploi et la croissance, renforcer les services sociaux, l’éducation et la transition écologique. C’est ce qu’il a appelé je le cite le rêve français. Il a également demandé à ce que son mandat soit jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Il a souligné l’espoir des pays européens observateurs qui seraient, je le cite soulagés de constater que la France refuse de se résigner à l’austérité. Jean-François Coppé, chef de fil de l’UMP, acculé dans les retranchements de l’amertume, a déclaré je le cite que ces orientations consituaient une atteinte à la souveraineté de la France. Les représentants de droite, eux aussi, n’ont pas attendu une nano-seconde pour repasser à l’offensive, avec évidemment les législatives et la majorité à l’Assemblée Nationale dans le collimateur.

On ne peut envisager l’espace politique Français sans l’inscrire dans sa dynamique européenne. Que deviendra l’équilibre franco-allemand ? Quelles sont les chances de renégocier le TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance européenne) déjà approuvés par vingt cinq états sur vingt sept ? Clairement, elles sont très minces. L’Allemagne et le président de la BCE Mario Draghi campent sur leurs positions. Leur prérogatives sont claires. Bien que ce dernier évoque la nécessité d’un pacte sur la croissance, les orientations économiques n’ont guère changé. La baisse des impôts et la baisse encore plus importante des dépenses publiques demeurent au menu. Mario Draghi n’a pas caché ses intentions aux journalistes du Wall Street Journal le 24 février dernier en déclarant, je cite : “Les Européens sont si riches qu’ils peuvent se permettre de payer les gens pour ne pas travailler” ou bien encore plus clairement : ‘Le modèle social européen est mort ». Ce que le camp de François Hollande appelle une renégociation ne sera tout au plus qu’un avenant aux accords existants. (3)

Si l’on s’en tenait aux communiqués de Bruxelles et de Francfort, le réveil pourrait sonner l’heure des désillusions et l’affaire pourrait sembler bouclée. Mais si l’on relève un peu la tête, on peut s’apercevoir que les pays européens sont loins de vouloir marcher dans les clous. En Grèce, les élections législatives du 6 mai ont illustré les fractures qui minent la société grecque. Les deux partis traditionnellement majoritaires, Nouvelle Démocratie et le Pasok – signataires des accords avec le FMI (4) – ont été désavoués par une société grecque déchirée. Le parti néo-nazi Chryssi Avghi (L’aube dorée) a ainsi remporté près de 7% des voix et le parti de gauche radicale Syriza remporte la seconde place avec près de 17 %, devant le Pasok et à 2% du parti conservateur Démocratie Nouvelle. Soutenu par une grande partie de la jeunesse, des mouvements sociaux et des intellectuels, le parti Syriza milite contre le diktat de Bruxelles et refuse d’honorer les accords des plans de sauvetage signés depuis le printemps 2010. Ce blocage institutionnel remet évidemment en cause le programme de la Troïka. Face à l’issue incertaine des élections, la formation d’un gouvernement s’annonce difficile et c’est la sortie de la zone euro qui se profilerait si la Grèce était amenée à faire défaut, ce qui constituerait probablement un appel d’air pour les voisins européens.(5) Le FMI compte sur un nouveau gouvernement pour reprendre les discussions et ré-enclencher le scénario catastrophe. Et si les tractations partisanes n’aboutissent pas, un second scrutin pourrait être organisé, avec le risque (ou la chance) que le rejet soit encore plus marqués. Il faut noter que le scénario était en quelque sorte écrit d’avance : la montée des partis traditionnellement minoritaires est avant tout la conséquence d’un rejet des partis de gouvernements, décriés par la corruption et la dégradation constante des conditions de vie. Dans l’état, Athènes nous rappelle que le traitement de choc appliqué par la Troïka depuis 4 ans a largement démontré ses effets dévastateurs. La partie des bailleurs de fonds touche à sa fin. Et la seule question à se poser dès à présent n’est pas de savoir si la Grèce fera défaut, mais plutôt quand. Le message que nous adresse le peuple grec est clair : il ne paiera pas la dette qu’on lui impute. Et lorsque les pensions et les salaires ne pourront plus être payés, une nouvelle partie débutera pour l’Union Européenne et les Grecs. Mais cette fois-ci, les pronostics ne seront pas financiers.


Discours du parti néo-nazi en grèce (vostf) par nemandi

En Roumanie comme en Grèce, le bras de fer qu’entretiennent le FMI et les mouvements sociaux illustre la servilité des gouvernements européens face aux diktats des marchés.(6) Le gouvernement Roumain de Mihai Razvan Ungureanu, nommé il y a à peine trois mois suite à la pression populaire est tombé à son tour le 27 avril dernier, suite à une motion de censure déposée par l’opposition. (7) Les manifestations contre l’austérité et la colère des citoyens roumains – pris en étau entre les chantage du FMI et l’instabilité des régimes qui se succèdent – semble conduire le pays dans une impasse inéductable.

Le peuple islandais a quant à lui fait du chemin depuis l’éclatement de la crise de 2008. Sans doute volontairement maintenus à l’écart des couvertures médiatiques et des discours politiques, les citoyens d’Islande ont résisté aux pressions, fait tomber le gouvernement, nationaliser plusieurs banques du pays et refusé de payer la dette publique contractée odieusement dans le cadre de pratiques politiques non légitimes. Des propositions émanant à la fois des citoyens et des autorités politiques ont été remises au Conseil Consitutionel qui les a adoptées à l’unanimité en juillet 2011. La nouvelle Consitution est depuis en cours de rédaction. Avec une croissance économique de 2.1% en 2011 et des perspectives de 2.7 pour 2013, l’Islande semble avoir échappé aux politiques néolibérales d’austérité et de répression qui frappent les autres pays européens. (lire aussi Génération 15M). Ne s’agit-il pas là d’un bel exemple de démocratie ? (8)

Thématique importante de la campagne du Président élu, la croissance semble s’être invitée dans les débats publics. Le président de la Commission Européenne, Manuel Barozo, s’est mis à parler de taxe sur les transactions financières, le président du Conseil Européen, Herman Van Rompuy, a annoncé la tenue d’un sommet informel des chefs d’états européens dédié à la croissance le 23 mai prochain. Néanmoins, l’Allemagne a réaffirmé qu’elle continuerait à plébisciter une ligne d’autérité pure pour, dit-elle restructurer et flexibiliser les économies qui, in fine, si tout va bien, stimuleront la croissance.

A gauche, à droite, tu sais pas où tu vas, à gauche, à droite, t’as l’embarras du choix (9)

La croissance, oui, mais laquelle ? C’est la question que pose l’Observatoire Européen des Entreprises dans son rapport consacré à la conférence EU in Crisis qui s’est tenue à Bruxelles les 5 et 6 mai 2012. (10) A court-terme, comment gérer l’austérité et à long terme, quel modèle politique, social et économique repenser ? Quelle croissance ? Qu’est-ce que signifie réellement le mot croissance dans la bouche des représentants politiques et des commentateurs influents de la scène publique ? Les semaines et les mois à venir semblent cruciaux pour l’avenir des pays européens. Les promesses de Monsieur Hollande seront mises à rude épreuve dès les premières semaines. PSA et d’autres entreprises ont gardé leurs plans sociaux et leurs projets de fermetures dans leurs tiroirs, sous clé jusqu’après les législatives. Bien que ces derniers nient leurs intentions, il est prouvé aujourd’hui que des notes en ce sens ont circulé au sein des conseils d’administration.

Le prestige et le pouvoir d’influence de la constellation de lobbies qui gravitent autour du siège des institutions européennes à Bruxelles semblent inaccessibles vus depuis les embryons de réseaux de coopération syndicales, les mouvements militants, associatifs ou populaire. Pourtant, on se doit de noter qu’une dynamique de convergence est à l’oeuvre. La volonté d’influer sur les débats publics qui animent ces acteurs de la société civile répond à un profond constat de déficit démocratique. Fatigués par la résignation ambiante, de plus en plus de gens s’engagent sur les terrains de la résistance. Tous plaident pour une recomposition des besoins fondamentaux. Se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner. Effacés de nos champs de visions par les enjeux économiques ? La crise économique devient la priorité absolue jusqu’à devenir l’avant-goût de notre imagination et l’arrière-plan de nos perceptions. Toutes les logiques tendent à s’articuler autour de cet axe. Comme l’aborde Fabien Defendini dans La disparition de l’argent, le progrès de civilisation s’est-elle coupée de la nature ?

Qu’elles soient de gauche ou de droite, les politiques économiques à la manoeuvre n’ont rien d’innovant. Héritées du siècle dernier et fortement inspirées des théories d’Hayek et de Friedman, les principes économiques qui les caractérisent se sont progressivement développés tout au long de la seconde moitié du vingtième siècle. Avec le concours des think-tanks et de certaines fondations anglo-saxones, l’idéologie libérale s’est imposée face aux politiques économiques keynésiennes appliquées depuis la crash financier de 1929 et le Glass-Steagall Act de Franklin Roosevelt. Pour simplifier, notons que le néolibéralisme en cours depuis le début des années quatre-vingt s’appuient sur les mythes de l’autorégulation et de l’autodétermination des marchés, ainsi que sur une dénigration systématique des politiques dites keynésiennes, qui privilégient l’intervention de l’Etat dans l’économie. Au regard des rebondissements et des tensions qui transpercent l’Europe ces dernières années, il est donc difficile de croire au slogan de campagne du Président victorieux, car tout porte à croire que le changement n’est pas pour tout de suite et que le seul changement possible sera celui que la population, de plus en plus tiraillée, sera amenée à décider. Le Président de gauche l’a d’ailleurs clairement rappelé lors de sa visite à Londres le 14 février dernier. (11)

Notons pour conclure que les trajectoires qui se dessinent s’éclaircissent à mesures que les populations opprimées s’expriment et que les alternatives collectives prennent forme. La remise en cause des institutions et des traités, la refonte du système monétaire, la participation active des citoyens à la vie politique, la redistribution des richesses, l’indépendance des contre-pouvoir et de la justice sont, je le crois, les seules issues viables. Quant à la question de savoir si François Hollande saura incarner ses promesses de changement : l’espoir est permis certes, mais rien n’est moins sûr ; la vague d’optimisme que suscite cette victoire électorale pourrait retomber tout aussi vite.

(1) « Le clown hypocrite » – peinture à l’huile réalisée par Gilles Rousset
(2) Après l’élection de François Hollande - Le Monde diplomatique, le 6 mai 2012
(3) La BCE en faveur d’un « pace de croissance » - Les Echos, 25 avril 2012
(4) Le FMI et l’arme de la dette - Le Buvard Bavard, 16 mai 2011
(5) En Grèce, succès de la gauche radicale, impasse institutionnelle - Le Monde diplomatique, 8 mai 2012
(6) Le chef des espions roumains nommés premier ministre - Le Monde, 8 février 2012
(7) Roumanie : le chef de l’opposition de gauche désigné premier ministre - Le Monde, 27 avril 2012
(8) L’Islande et la première e-Consitution - Le Monde, 23 juin 2011
(9) Citation extraite du morceau « A gauche, à droite » du groupe de rap hélvétique Sens Unik, sorti en 1993
(10) http://www.corporateeurope.org/eu-crisis-analysis-resistance-and-alternatives-corporate-europe
(11) Un entretien de Hollande dans la presse britannique courrouce Mélenchon - Libération, 14 février 2012
 
Cet article a été publié dans le numéro 2 de la revue contributive LE GRAND ECART
http://www.legrandecart.net/lerevefrancais/
 

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25 réactions à cet article    


  • non667 16 mai 2012 15:49

    il n’y a que les nationalismes populaires qui puissent faire peur aux mondialistes et leur faire desserrer leurs tenailles financières
    conclusion :votez FN ! le reste est du blabla !


    • puntilla 16 mai 2012 19:01

      Nationalisme socialiste ?


    • non667 16 mai 2012 21:54

      à puntilla
      Nationalisme socialiste ?
      je ne vous le fait pas dire ! smiley smiley smiley


    • Le citoyen engagé Le citoyen engagé 18 mai 2012 15:16

      Exactement. Ce que l’oligarchie souhaite éviter par-dessus tout bien entendu puisque c’est la seule façon pour le peuple de garder sa souveraineté.

      Le rêve français ?


    • FRIDA FRIDA 16 mai 2012 16:17

      Article très intéressant.

      je retiens ce paragraphe « Le peuple islandais a quant à lui fait du chemin depuis l’éclatement de la crise de 2008. Sans doute volontairement maintenus à l’écart des couvertures médiatiques et des discours politiques, les citoyens d’Islande ont résisté aux pressions, fait tomber le gouvernement, nationaliser plusieurs banques du pays et refusé de payer la dette publique contractée odieusement dans le cadre de pratiques politiques non légitimes. Des propositions émanant à la fois des citoyens et des autorités politiques ont été remises au Conseil Consitutionel qui les a adoptées à l’unanimité en juillet 2011. La nouvelle Consitution est depuis en cours de rédaction. Avec une croissance économique de 2.1% en 2011 et des perspectives de 2.7 pour 2013, l’Islande semble avoir échappé aux politiques néolibérales d’austérité et de répression qui frappent les autres pays européens. (lire aussi Génération 15M). Ne s’agit-il pas là d’un bel exemple de démocratie ? (8) »

      et j’ajoute que la Troïka n’a pas voulu lâcher la Grèce, n’a pas voulu qu’elle sorte de l’euro. Ils ont tout fait pour que le système ne s’écroule pas, mais que le peuple grec paye jusqu’au dernier moment et de le lâcher quand les marchés financiers auront donné le signal.

      Christine Lagarde a fini par dire que la sortie de la Grèce de l’euro est envisageable mais elle doit « être ordonnée ».

      http://www.france24.com/fr/20120515-france-24-exclusivit%C3%A9-entretien-christine-lagarde-sortie-ordonnee-grece-zone-euro-fmi

      tout ceci était évident, mais nos médias et nos économistes nous ont chanté en choeur que la sortie de la Grèce serait pire pour elle que de rester malgrè l’application des diktats de la troïka, et il était d’autant plus clair que la sortie est dans l’intérêt de la Grèce et va à l’encotre de leurs intérêts, qu’ils ont paniqué le jour Papandréou avait prononcé le réferendum.

      Après on peut toujours croire que l’on est en démocratie


      • ykpaiha ykpaiha 16 mai 2012 20:16

        Si le probleme ne se situait qu’a aune de la Grece ou de la France c’est sur que ce ne serait finalement pas grand chose.
        Que de tergivesation dans les medias, pour éviter de parler des problemes, on préfere discuter sur Mme rotweiler ou le toutou ayrault.
        Vous évoquez la Roumanie, probablement, par decence surement ; vous omettez la Belgique, la Hollande, l(Italie (et oui plus de vrai gouv depuis Berluconneries) sans compter ceux qui chancellent (pays baltes, Autriche...).
        Que dire alors des nationalistes/ patriotes/ extremes droites et apparentés sans étiquettes qui siegent au parlement Europeen.

        Tout c’a pour dire que j’ai bien peur que les Barozozo, et autres Van-Rampouille ne vont pas se satisfaire de si peu de succes pour se pavanner encore plus et donner des lecon de démocratie a toute la planete. 


        • Antoine Diederick 16 mai 2012 21:28

          Bonsoir,

          Pour rester sur la crise grecque, une nouvelle en cette fin d’après-midi, ICI

          Bref, cela sent le roussi....certains parlent déjà de panique future pour les banques europénnes non grecques....


          • Antoine Diederick 16 mai 2012 21:30

            ...et donc le réveil c’est demain matin......


          • Antoine Diederick 16 mai 2012 21:37

            bon , souhaitons tout de même bon courage à F.H. il va en avoir besoin....

            quant au citoyens belges français et tous les autres européens , bref, nous tous, soyons attentifs à ce que rien ne soit bradé .....quelle foutue époque....


            • aliante 16 mai 2012 21:43

              En même temps le Ps a toujours gagné avec des clowns petomanes ,Coluche en 1981 ,et Hollande en 2012 ,en plus Coluche avait predit le retour de la gauche en 2012 ,mais à une exception près que Mireille n’ira pas au goulag pour coudre des pullovers mais pourra continuer à faire fructifier son épargne retraite sinon ,A part ou Melenchon ferait le plein de députés à l’assemblée ,aux prochaines législatives
              personne ne dit que Ghrolland va predire un retour du ps en 2032


              • aliante 16 mai 2012 21:51

                tôt ou tard il y aura des révolutions en Europe ,les banques ramènent toujours les gens à se revolter ,A vouloir tout prendre ils finiront pas tout perdre ,il y a des gens qui se sentaient incapables de faire ceci ou celà jusqu’au jour ou la colère n’a pas pu se canaliser


                • papi 16 mai 2012 23:42

                  @ l’auteur

                  Les Français ont voulu le changement ! ils l’auront .....dans la continuité ..


                  • dom y loulou dom y loulou 17 mai 2012 01:38
                    très étonné sommes-nous de la CENSURE COMPLETE concernant les immenses manifestations à Madrid et d’autres villes espagnoles aujourd’hui

                    quelle belle république de tous les reproches... euh non c’était pas ça... merde... les neurotoxiques fonctionnent à merveille... je ne me souviens plus...

                    • sisyphe sisyphe 17 mai 2012 08:32

                      Communiqué d’Attac France

                      Rencontre Angela Merkel-François Hollande : la croissance pour quoi faire ?

                      La croissance est devenue le cheval de bataille de François Hollande pour répondre à la crise de l’Europe. Elle a encore été le maître mot de la première rencontre entre les deux chefs de l’État français et du gouvernement allemand. Mais la croissance pour quoi faire ? En effet, qu’elle soit fondée sur la dépense publique et la demande ou sur la compétitivité par l’abaissement du coût du travail et les « réformes structurelles » (selon la vision d’Angela Merkel), la croissance en soi n’est aucunement un gage de progrès social et encore moins environnemental. Et c’est parce qu’ils souhaitent une Europe solidaire, écologique et démocratique, avec une activité économique réorientée, que de nombreux mouvements sociaux européens se retrouveront du 17 au 19 mai à Francfort, face à la BCE.

                      En outre, la croissance n’est en rien suffisante pour résorber les dettes publiques. Pour résorber celles-ci, il faudrait, d’une part, engager une réforme fiscale de grande ampleur et, d’autre part, sortir les États de la dépendance des marchés financiers en leur permettant d’emprunter directement à la BCE à des taux faibles pour financer la transition écologique et sociale. L’émission d’euro-obligations, si ceux-ci devaient être souscrits sur les marchés financiers, ne règlerait pas le problème. 

                      D’autant qu’il faudrait également contrer les déséquilibres économiques au sein de l’Union, par des politiques fiscales et sociales qui convergent vers le haut et par un budget européen plus ambitieux. Ce à quoi ne répondent que partiellement les propositions de François Hollande, qu’il faudra examiner de près (réorientation des fonds structurels européens, taxe sur les transactions financières...). 

                      Et comme la croissance tant attendue ne sera sans doute pas au rendez-vous, le risque est grand de voir le futur gouvernement annoncer bientôt des mesures d’austérité sociale, imposées par le pacte budgétaire. Ce texte renforce les conditions d’équilibre budgétaire et le mécanisme de sanction. Des dispositions que François Hollande ne rejette pas, puisqu’il propose seulement de les compléter.

                      C’est pour porter ces revendications à un niveau européen qu’Attac, les Indignés, des organisations allemandes... appellent à un encerclement de la BCE le 18 mai et à une manifestation européenne le 19 mai dans les rues de Francfort. De nombreux militants français et d’autres pays européens y participeront (1), ajoutant leurs voix à celles de tous les peuples qui manifestent de plus en plus clairement leur rejet de l’austérité.

                      (1) http://www.france.attac.org/evenement/toutes-et-tous-francfort-du-17-au-19-mai 

                      Paris, le 16 mai 2012
                      Attac France

                      • miha 17 mai 2012 12:27

                        Et les médias ne parleront pas plus de ces manifestations (j’y serai) que du retour des indignados en Espagne et ailleurs.


                      • colza 17 mai 2012 10:47

                        Seul un nombre conséquent de députés du Front de Gauche à la prochaine Assemblée Nationale permettra au peuple de rappeler à Hollande et son gouvernement qu’ils sont supposés être de gauche et faire une politique de gauche.
                        Last chance....


                        • lemouton lemouton 17 mai 2012 11:17

                          J’avoue que je n’ai pas bien compris : smiley

                          1- la nécessité de ce long..long...long.. article, si ce n’est faire un simple état des lieux actuels..
                          2- le rapport du tableau clown illustrant l’article, avec le sujet de l’article.

                          Avec ma comprennette primaire, voilà ce que je saisis de la situation actuelle :

                          1- la Grèce ne veut pas sortir de L’Euro,
                          car même si cela va effacer sa dette et leur permettra de dévaluer, ils vont manger des cailloux pendant 1 à 2ans..

                          2- l’UE ne veut pas que la Grèce sorte de l’Euro, car il faut encore presser le citron hellène, sinon les banques européennes, ou du moins une bonne partie des banques se mettront en faillite..

                          Ai je bien compris la situation... ????. smiley


                          • martiseillais martiseillais 17 mai 2012 17:08

                             lemouton

                            3- Fin de l’euro ! C’est une chose que personne en haut lieu ne veut intégrer, car si la Grèce confirme son refus de ne pas payer la dette, il s’en suivra une réaction en chaine sur la finance européenne, puis anglo-saxonne, impliquant l’Angleterre et les États-Unis et donc la une catastrophe financière mettant à bas, peut-être à jamais, les beaux projets du libéralisme mondial ! Sachez que les États-Unis vivent actuellement sous perfusion à raison de 200 milliards de dollars....par mois, afin de continuer à faire tourner leur boutique ! Ces prêts augmentent graduellement tous les mois ! C’est comme si vos voisins continuaient à vivre grand train, villa, bateau, sorties, vacances, etc., en empruntant tous les mois de l’argent à la banque sur l’hypothèque de la vieille tante ! Si cette pauvre tante meurt, car c’est imminent, vos voisins sont ruinés ! Nos voisins sont les USA et l’Angleterre !     


                          • toor toor 17 mai 2012 13:31

                            Il faut que l’on sorte tous de cette euromerde.


                            • la pavana 17 mai 2012 13:47

                              adressé à par non667

                              " il n’y a que les nationalismes populaires qui puissent faire peur aux mondialistes et leur faire desserrer leurs tenailles financières
                              conclusion :votez FN ! le reste est du blabla !
                              "
                               Ce qui fait peur aux financiers relayé par le FN c’est qu’on leur prenne leur bas de laine bien planquée.


                              • Blé 17 mai 2012 13:58

                                On est en droit de s’interroger sur l’objectif de la « Dette » qu’elle soit grecque, italienne, française. Si quelqu’un me doit de l’ argent ai-je intérêt à lui couper tous les moyens pour qu’il me la rembourse ? J’ai plutôt intérêt à ce que cette personne me rembourse le plus vite possible.

                                Depuis plusieurs années (4 ans), budget de rigueur après budget de rigueur, les salariés grecs payent et doivent toujours payés pendant que l’ église orthodoxe, l’ armée et les + riches vivent bien. Je ne crois pas une seule seconde que cette « dette » soit l’objet principale de cette violence économique vis à vis des peuples. Les banquiers veulent gouverner les pays, mettre au pas les salariés, casser le modèle sociale européen, puisque sur les autres continents la sécu, les salaires, etc... sont imposés par les employeurs (privés ou publics).

                                Il sera peut-être possible de reculer l’ échéance de quelques années mais si les peuples ne se révoltent pas, nous retournons directement au 18ème siècle.


                                • martiseillais martiseillais 17 mai 2012 17:10

                                  Blé

                                  3- Fin de l’euro ! C’est une chose que personne en haut lieu ne veut intégrer, car si la Grèce confirme son refus de ne pas payer la dette, il s’en suivra une réaction en chaine sur la finance européenne, puis anglo-saxonne, impliquant l’Angleterre et les États-Unis et donc la une catastrophe financière mettant à bas, peut-être à jamais, les beaux projets du libéralisme mondial ! Sachez que les États-Unis vivent actuellement sous perfusion à raison de 200 milliards de dollars....par mois, afin de continuer à faire tourner leur boutique ! Ces prêts augmentent graduellement tous les mois ! C’est comme si vos voisins continuaient à vivre grand train, villa, bateau, sorties, vacances, etc., en empruntant tous les mois de l’argent à la banque sur l’hypothèque de la vieille tante ! Si cette pauvre tante meurt, car c’est imminent, vos voisins sont ruinés ! Nos voisins sont les USA et l’Angleterre !    


                                • martiseillais martiseillais 17 mai 2012 17:27

                                  Blé

                                  Je sais que cela peut paraitre incroyable, mais il n’y a pas de crise ! La crise en Europe n’existe pas ! Elle est réelle dans les pays qui consomment beaucoup et qui ne produisent plus ! Ce qui n’est pas notre cas ! L’Union européenne a dépensé en crédit plus de 3000 milliards d’euros ces dernières années ! Donc, il y a de l’argent ! Cet argent est aussitôt utilisé dans la spéculation ! Où va-t-il ? Il va rembourser d’autres dettes, mais pas les nôtres ! Notre crise, je vous fais grâce des détails, est le résultat d’une spéculation qui permet à d’autres pays endettés de tenir artificiellement ! Nous servons de vaches à lait à deux autres pays qui eux vivent réellement au-dessus de leurs moyens ! Lisez mon autre message ci-dessous et vous aurez la suite de cette escroquerie !!


                                • Jason Jason 17 mai 2012 17:26


                                  Vous dites :

                                  « que nous réserve le nouveau Président de la République Française ? » pas besoin d’être grand clerc pour poser la question, et c’est le cas pour chaque présidentielle. La question, plus sérieuse cette fois, est : que peut-il faire face à une situation qui résulte du monopole de créer la monnaie par les seules banques et les instituts financiers. Le vin est tiré, il faut le boire, jusqu’à la lie. « Good luck, François »

                                  « François Hollande sera-t-il vraiment l’homme du rassemblement ? » Vous pourriez nous épargner ça. Ca ne veut rien dire. Rassembler qui ? pour quoi faire ? Avec quels plans. Langue de bois, passons.

                                  « Le message que nous adresse le peuple grec est clair : il ne paiera pas la dette qu’on lui impute. » Oui, et ça se comprend de la part d’un Etat qui est géré comme du temps de l’Empire Ottoman au XVIème siècle. Où 45% des salariés sont payés par l’Etat, où il n’y pas de plans cadastre, pas de lois convenables et appliquées pour prélever l’impôt, etc. Bref un pays du type pays de l’Est, à qui quelques idiots à Bruxelles (introuvables, bien sûr) ont donné toutes les bénédictions, avec l’aide d’une grande banque américaine.

                                  Il en coûtera à la France la bagatelle de 40 milliards d’Euros si la Grèce fait entièrement défaut. Un peu moins si elle étale sa dette sur 10 ans ou plus. Alors, la croissance française, avec ce boulet au pied se fera attendre 10 ou 20 ans. Pas de quoi claironner.

                                  La croissance, miroir aux alouettes. Celle-ci est beaucoup plus lente que la croissance du monde de la finance et sa fabrique colossale de richesses. Comparez le rythme de croissance de la finance et celui des Etats. C’est comparer un éclair à un escargot. Et c’est le monde de la finance qui dicte ses volontés aux Etats. En attendant la croissance... et Godot !

                                  Bref, tout ce verbiage est ridicule, mensonger et soporifique.


                                  • Klisthène 2017 Kxyz 17 mai 2012 22:18

                                     au delà des grands discours pour un monde nouveau je n ai pas dit ordre nouveau ...devrait plutôt se demander si le chaos dont il rêve est la solution à la crise financière...
                                    ne leur en déplaise mais des solutions existent et avec l élection de François Hollande une autre vision de la politique européenne est en marche...
                                    la Grèce si elle sort de l euro ce sont les banques et le fse qui épongera les dettes...la zone euro pour autant ne sera pas en danger...
                                    mieux avec bale 3 les banques ne pouvant pas renforcer leur fond propres pourront être nationaliser les Etats reprenant les directions de ces entités qui ont été sauvées par l argent publique et non pas fait le travail que logiquement on attendait d eux ;...
                                    en autre époque dans un pays capitaliste on parlait de New Deal....

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