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Accueil du site > Actualités > Politique > Le veau tue-t-il ?

Le veau tue-t-il ?

Précisons d'abord que le sujet de ce billet n'est pas d'assimiler l'électeur mélenchonien de cœur, et hollandais d'isoloir, à un bovin de la nouvelle génération. Et, encore moins, de qualifier de crimes de telles paradoxales conduites électorales. Mais, quand même, il me semble urgent d'intervenir encore sur cette notion de « vote utile ». L'élection présidentielle ayant lieu dimanche prochain, il serait dommageable pour notre démocratie que, en ce qui concerne les électeurs de gauche, le candidat sorti des urnes ne soit pas celui qu'ils voudraient en fait pour diriger le pays.

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C'est quoi le vote utile ?

Je ne vais pas refaire la démonstration que l'on peut retrouver dans un billet précédent. Je vais juste résumer :

« Voter utile » ce serait voter pour éviter de se retrouver dans une configuration électorale de deuxième tour que l'on ne souhaite absolument pas, par exemple une alternative droite-extrême-droite, telle que celle que l'on a connu en 2002. Le bilan officiel du « brillant » résultat du parti socialiste à cette époque n'ayant pas été mis sur le compte d'une faillite du positionnement de ce dernier vis-à-vis de son électorat historique, mais attribué à des électeurs inconséquents qui auraient préféré se faire plaisir en votant pour des candidats folkloriques (lesquels auraient d'ailleurs eu tort de se présenter... tant qu'on y est...) plutôt que de soutenir un héros fatigué et mou du genou de gauche.

Bref, le virage à gauche du PS qui aurait dû, normalement, suivre cette élection désastreuse n'a pas eu lieu, pas plus qu'après le non massif et populaire au Traité Constitutionnel Européen, TCE, dont, apparemment, seuls les Français ont perçu les dérives néolibérales qu'il contenait, tandis que la majorité des élites du PS ont fait semblant de croire que ce rejet provenait d'un réflexe bêtement nationaliste et d'une pensée réactionnaire.

Donc, depuis 2002, tout est fait pour amener l'électeur de gauche à penser que s'il vote à gauche en-dehors du PS, cela va conduire à éliminer la gauche au second tour des élections présidentielles.

Quels sont les arguments du « vote utile » ?

Quand je dis que tout est fait pour maintenir cette « fable », je fais allusion à toutes ces allusions au vote utile, mais aussi à la dé-diabolisation du Front National, certes mise en œuvre par les conseillers en communication du FN, mais aussi reprise comme un seul homme par les médias. Heureusement, doublée sur sa droite par le Président sortant, Marine Le Pen a dû revenir à sa propre radicalité et dévoiler des arrières-pensées classiquement d'extrême-droite, bien dissimulées depuis quelques mois sous un discours semblant défendre les victimes du néolibéralisme.

Apparemment, les conséquences de ce dévoilement sont que le nombre d'électeurs potentiels de ce courant fond comme neige au soleil, et les démocrates humanistes, dont je suis, ne peuvent que s'en réjouir.

Si l'on résume, le vote utile aurait été, en 2002, de voter pour Lionel Jospin dès le premier tour pour être certain d'éliminer Jean-Marie Le Pen.

En 2012, la mise en avant de sondages beaucoup trop prématurés (et recalculés selon des règles auxquelles le citoyen n'a pas accès) a laissé planer le risque d'un bon score de Marine Le Pen. Les sondages présentant toujours une part auto-réalisatrice, ces annonces ont fait gonfler cette hypothèse, et le PS, ainsi que l'ensemble des médias, a bien sûr utilisé celle-ci pour pousser le « vote utile », seule façon de faire passer au deuxième tour le dirigeant d'un parti qui ne peut plus convaincre de son ancrage à gauche.

Et les contre-arguments...

Mais voilà : même si Marine Le Pen faisait un bon score, il faudrait que ce soit aussi le cas pour Nicolas Sarkozy pour que l'issue du premier tour aboutisse à un match droite-droite. Or, même si quelques révoltés, plutôt de gauche, ont pu chercher refuge dans la radicalité frontiste, on peut comprendre qu'une grande partie des voix de Marine Le Pen vient d'électeurs de droite déçus par le sarkozisme. D'où, d'ailleurs, la campagne à droite toute de celui-ci pour récupérer une partie de cet électorat (bon, du coup, il perd le centre-droit et les électeurs de droite humanistes : à suivre...).

Non, pour que cela survienne, il aurait fallu que le centre-droit vote pour l'un de ces deux champions. Mais, outre le fait que François Bayrou entend exister dans cette campagne, le fait est que ses électeurs ne voteront pas pour le Président sortant ni pour la représentante du Front National.

Donc, il n'existe pas de réserve de voix à droite dans le contexte actuel d'une prise de conscience par le peuple des attaques dont il est l'objet depuis cinq ans, et de la soumission de celle-ci à la finance internationale. Le score de la droite au premier tour ne peut dépasser les cinquante pour cent, et se situera plutôt entre 40 et 45%, donc si l'un dépasse 25 %, l'autre fera forcément moins, et le candidat en tête de la gauche lui passera forcément devant (le total des intentions de vote entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon fait apparemment à peu prés la même somme qu'à droite). Or, Marine Le Pen semble maintenant chuter largement en-dessous des 20%...

D'où le fait que voter pour le candidat socialiste ne doit être que le résultat d'un choix actif : celui de le voir conduire le pays selon les lignes suivies par le PS. Or, depuis des années on peut déduire de ses votes au Parlement cette ligne de conduite (Traité de Lisbonne, MES, Traité constitutionnel...).

Aussi ne faut-il pas négliger la réalité de la possibilité d'un réel renversement de pouvoir, avec l'irruption d'une force à base populaire, issue de l'union de plusieurs partis, qui a le projet de redonner au peuple sa souveraineté, de réduire le pouvoir des financiers, de mettre en place une politique économique soucieuse de partage et protectrice de l'avenir et de la planète. Pour que cela soit possible, il faut que pas une voix de ceux qui partagent ce projet ne soit perdue, soit à cause du mensonge du vote utile, soit par suite du dépit consécutif aux mensonges des politiques qui ont annoncé des projets de gauche, pour faire une politique de droite, ou y adhérer de façon implicite.

Le Front de gauche a une réserve de voix, c'est celle de tous ceux qui ont peur du FN ou de Sarkozy, comme si voter pour un candidat de gauche qui fait entre 13 et 17 % des sondages (et probablement plus si les données brutes n'étaient pas « corrigées ») augmentait le score des voix de droite ! Une autre réserve, c'est celle des abstentionnistes, les déçus de la politique : à ceux-ci je conseille de venir aux assemblées citoyennes dont on trouve les lieux sur la toile, d'écouter les discours très didactiques de Jean-Luc Mélenchon, de lire le programme du Front de gauche, son projet économique...

Le seul risque que fait courir un vote massif pour Jean-Luc Mélenchon, c'est que celui-ci passe devant François Hollande. Mais, pour nombre de citoyens, ceci n'est pas considéré comme un risque, au contraire, mais l'avant-dernière possibilité de nous sauver d'un avenir à la grecque, et d'un abandon de notre souveraineté à la nouvelle troïka FMI-Commission Européenne-BCE ( cf le MES : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-senat-de-gauche-va-t-il-adopter-111273 ). La dernière possibilité étant représentée par les élections législatives.

Pour finir, un instantané, dont j'ai été témoin en prenant le métro à Marseille après le meeting du Prado. Je n'ai pas entendu la remarque de la dame d'âge moyen au jeune homme qui était derrière elle, dans l'escalier. Mais je l'ai comprise à la réponse de celui-ci :

« Ça commençait à bien faire que ce soit les personnes âgées qui descendent dans la rue pour nous défendre : c'est normal qu'on soit là... ».

 

NB : cet article a paru aussi sur Mediapart


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52 réactions à cet article    


  • credohumanisme credohumanisme 16 avril 2012 09:07

    Voter utile c’est ne pas voter Hollande-Sarkosy au premier tour.
    C’est faire que le premier tour soit utile, que nos voix soient entendues.

    Voter utile c’est voter Mélenchon si on est pour une rupture « révolutionnaire »
    Voter utile c’est voter Bayrou si on est pour une rupture « réformatrice »
    Voter utile c’est voter Le Pen si on est anti-immigrationniste

    Ce peut même être voter pour un petit candidat Joly pour les anti-nucléaire (pas de candidat écolo cette année ), Cheminade si vous croyez au Progrès comme voie pour l’humanité interstellaire, Poutou si vous voulez lui faire comprendre que, malgré tout, il est sympa.

    Mais pitié ! Ne votons pas Hollande ou Sarkosy au premier tour !


    • LilianeBaie 16 avril 2012 09:50

      credohumanisme
      Oui, je pense comme vous que voter utile c’est voter pour celui que l’on souhaite comme président. S’il y a une présidentielle à deux tours, c’est pour cela, pour que puissent émerger des courants d’opinion dans la population qui n’étaient pas majoritaires jusque-là. C’est tout l’intérêt d’une campagne électorale qui devrait permettre cette éventualité. La notion de « vote utile » est, selon moi, antidémocratique, à moins que la patrie ne soit en danger.
      C’est d’ailleurs peut-être le cas, si on la laisse aux mains de politiques qui ont vendu leur âme aux banksters...


    • gogoRat gogoRat 16 avril 2012 12:19

      voter utile ça peut aussi être : boycotter l’élection ! ...

       ( Le droit à l’abtentionnisme est aussi imprescriptible que le droit de vote ! Sans quoi la royauté élective ne serait plus un choix mais une obligation ...
       L’abstentionnsme peut être au moins aussi responsable, respectable et digne que le vote : lpour peu que chacun de ces choix sont personnels et bien réfléchis ...
       Qui aurait la prétention d’en juger ... sans militer d’abord et avant tout pour la mise en place d’une évaluation officielle de ce qui motive réellement les non votes ? !!
      )
       Pour qui tient à pervertir l’élection par des calculs prétentieux, on peut aussi tenir le pari suivant :
      - si ceux qui ne sont pas vraiment convaincus par un candidat s’abstiennent (de « voter utile »), l’élu, quel qu’il soit, aura du mal à défendre sa légitimité ( un tiers d’abstentionnistes+blans/nuls+non inscrits ; le reste à peu près équi-réparti entre 2 opposants principaux donnera un « vainqueur » représentant bien moins de 50% des Français !)
       Et ceci serait plutôt bon pour la démocratie !
       Si Sarko passe avec un score minable : la force démocratique devrait pouvoir assez vite s’ennorgueillir de mettre rapidement fin, avant terme, à son mandat ...
       Si Hollande, Le Pen, Mélenchon ou Bayrou passe avec un score minable :
        ce ou cette élue(e) devra aussi faire très attention aux réactions du peuple !
      ( Ceux qui craignent que l’élu(e) - ou son clan et ses petits copains - ne prennent trop la grosse tête y gagneraient ainsi sur deux tableaux :
       - dans l’immédiat, ils éviteraient cette dérive
       - à plus long terme, en ne contrariant pas artificiellement les émotions populaires, ils leur laisseraient le temps de s’assagir naturellement ...
      )

      Mais surtout, pour qui voudrait se réserver la légitimité morale d’une possible révolte (ou insurrection) il serait incohérent et peu digne de crédibilité de commencer par cautionner un système de scrutin qu’ils voudraient remplacer !
       (Immaginons des révolutionnaire « gagnants » exigeant ensuite que les citoyens respectent un nounveau vote alors qu’ils ont triché avec l’ancien ...)









    • LilianeBaie 16 avril 2012 14:08

      Réponse à gogoRat sur l’abstention.
      Cela fait longtemps que je pense que s’abstenir c’est, sauf cas particulier, donner une voix à ses ennemis, disons, à ses adversaires. Car le fait d’imaginer que quelqu’un qui a le pouvoir, en particulier s’il cumule les pouvoirs législatif et exécutif, va tenir compte du fait qu’il a été élu avec un petit nombre de votants pour écouter davantage les citoyens me semble une très grosse erreur.
      En suivant ce raisonnement, les dictateurs, qui ne sont soutenus que par les factions qui les ont mis au pouvoir, donc un tout petit nombre de personnes, devraient être à l’écoute du peuple qu’ils dominent ? C’est le contraire, bien sûr : moins un pouvoir est légitime, plus il trouve sa légitimité et défend sa place, par l’aliénation du peuple et l’abus de pouvoir.
      Notre Président, qui dépasse rarement, me semble-t-il, depuis des mois, les 30% d’opinions favorables, a-t-il pour autant décidé de s’inquiéter des causes de l’exaspération de la population ?
      Et Jacques Chirac, dont tout le monde sait que le score présidentiel ne venait que d’un vote délibérément anti-Le Pen, a-t-il tenu compte, dans sa façon de gouverner, du fait qu’il avait été élu, aussi, par la gauche ?
      Mais non, il faut être naïf pour penser que ces personnes comprennent autre chose que les rapports de force.
      Le rapport de force contre les candidats dont on ne veut pas, c’est de voter contre eux, pas de ne pas voter.
      Car ceux qui vont voter pour eux, savent bien qu’ils vont leur donner le pouvoir. Et le pouvoir, ce n’est pas un rêve, ce n’est pas un fantasme, ce n’est même pas une idée : c’est une réalité.
      Si le Traité de stabilité est voté définitivement, et que l’on doit, soit s’endetter encore plus pour aider des pays en difficulté, soit s’endetter aussi parce qu’on nous prètera de l’argent, mais en acceptant en plus des plans d’appauvrissement de la population et de destruction des services publics comme les grecs le vivent en ce moment, on pourra sentir, dans notre quotidien et celui de nos enfants, ce que s’est que de se dessaisir de la souveraineté du peuple, et de confier le pouvoir à des gens qui se fichent de notre avenir.


    • gogoRat gogoRat 16 avril 2012 15:55

      @ LilianeBaie :

      Il est clair que lorsqu’on a des « ennemis » parmi les Français, on n’est plus dans une logique de vote démocratique, mais dans une logique de guerre civile.
       Si l’on sait alors à qui on veut soi-même « donner le pouvoir », il ne saurait être question de « vote utile » que pour les autres. ( Une propagande prétentieuse en ce sens n’est pas alors pas nécessairement pertinente et convaincante pour la majorité des supposés « indécis » ... )
       On peut par contre, tout en n’étant convaincu par aucun des candidats, choisir alors une stratégie de « tous les coups sont permis » : y compris pervertir le principe du vote par un prétendu « vote utile » réalisé par soi-même.
       Est-ce pour autant une bonne stratégie à moyen ou long terme ?

       Roger Martin du Gard disait : « Les vainqueurs prennent immédiatement les vices des vaincus »
       Beaucoup d’électeurs ont eu l’occasion d’observer la vérité de ce propos, et ce n’est peut-être pas parce que nos compatriotes s’abstiennent de plus en plus qu’il faut les considérer comme des naïfs, des fainéants, des idiots ... ou des indécis !


    • sto sto 16 avril 2012 21:07

      >> Mais pitié ! Ne votons pas Hollande ou Sarkosy au premier tour !

      Ni au premier, ni au deuxième !!


    • gordon71 gordon71 16 avril 2012 10:13

      je ne sais pas si le veau tue , le tort oui,

      ce qui est gros comme une un fromage, c’est que le berger Mélenchon va se charger de ramener les brebis égarées à la bergerie socialiste
       espérons que les portes soient assez larges et assez hautes pour laisser passer les magnifiques parures qui vont orner le front (de gauche) de ce joili troupeau


      • LilianeBaie 16 avril 2012 14:20

        Donc, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche jouent, suivant les commentateurs
        -le jeu du FN
        -le jeu de Sarkozy
        -le jeu de Hollande
        Cela fait beaucoup, non ?

        Tout cela nie la réalité d’un mouvement populaire qui est centré sur un programme, et un refus : celui de la soumission aux banques, soumission qui entraine appauvrissement de la population, destruction des services publics, tout en enrichissant encore les plus riches. C’est le refus du TINA, fruit de la propagande, mais aussi de la complicité du PS qui a accepté la ratification du Traité de Lisbonne contre la volonté du peuple.

        Le peuple a été trompé, certes, mais un certain nombre des citoyens l’a compris et ne donnera plus son vote à ceux qui l’ont trahi.


      • Traroth Traroth 16 avril 2012 10:57

        Attention, ce veau est sacrément remonté :

        http://referentiel.nouvelobs.com/file/1908314.PNG


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 11:10

          salut traroth

          vachement drôle , çà veau le coup d’oeil

           quant à l’auteur
          ne vous laissez pas brouter la laine sur le dos...
           par le douteux Mélenchon


        • Traroth Traroth 16 avril 2012 11:20

          Le problème, c’est que beaucoup de gens n’ont déjà plus beaucoup de laine, et qu’ils votent Mélenchon pour avoir un répit, au moins le temps que ça repousse !


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 11:23

           sûr, heureusement les beaux jours arrivent ...

          y à bien que les mérous que Méluche n’a pas encore penser à tondre


        • Traroth Traroth 16 avril 2012 11:33

          « y à bien que les mérous que Méluche n’a pas encore penser à tondre » : Mais qu’est-ce que vous racontez ? Mélenchon a très clairement indiqué qu’il comptait taxer les riches et augmenter le pouvoir d’achat des pauvres, en augmentant le SMIC, mais aussi en revenant à un remboursement à 100% des dépenses de santé, par exemple. Lisez son programme !

          http://www.lhumaindabord2012.fr/


        • Traroth Traroth 16 avril 2012 13:49

          Bon, non-blague à part, un veau prêt à tuer, on ne voit pas ça tous les jours... smiley


        • kettner 16 avril 2012 14:16

          tondre les mérous .

          Ha bon .. le mérous’tond ?


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 14:19

          par les casses couilles du FDG

          oui


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 14:20

          d’ici que le veaux se rebiffent

          les poules auront des dents


        • kettner 16 avril 2012 14:40

          Gordon

          Le chien aboie, le chat miaule et le mérous... bignolle .


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 14:43

          kettner

          là j’en pleure

          c’est un festival

          parceque liliane le veau bien


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 14:44

          kettner

          il yà deux écoles

          certains prétendent que le mérou pète


        • kettner 16 avril 2012 14:48

          Celle la c’est l’école Cousteau , trop à droite pour moi .


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 15:43

          organisons un colloque

           à monaco

          « avenir et perspectives pour les recherches sur le cri du mérou »

          les deux plus grands spécialistes au monde

          euh non de l’univers

          sponsorisé par AVOX çà jette non


        • gordon71 gordon71 16 avril 2012 15:50

          aux chiottes les mérou bignollistes,

           les méroupétistes vaincront


        • Traroth Traroth 16 avril 2012 11:27

          Le principe du vote utile, c’est de faire des possibilités de victoire un facteur de décision pour choisir son vote. Mais c’est un pur raisonnement circulaire : si tout le monde décide de voter Cheminade, c’est Cheminade qui sera président ! L’idée, c’est justement que ce sont les électeurs qui doivent décider qui va être président. Le principe de vote utile, qu’on nous balance à chaque élection (pas seulement présidentielle), c’est de capturer le seul moment où on demande l’avis des électeurs ! C’est vraiment un déni de démocratie !


          • totor totor 16 avril 2012 11:45

            Le veau de la photo a l’air très ......... vache !!!


            • Martha 16 avril 2012 12:21

              Il a l’air surtout bien inquiet, que va-t-on encore lui faire, après lui avoir percé les oreilles avec ces pendentifs ignobles, ( en jaune, on ne vois plus que ça) ? Les numéros évoquent un univers concentrationnaire, confirmé par la présence des mouches...


            • gordon71 gordon71 16 avril 2012 12:28

              il n’a pas l’air si paniqué ce veau de la campagne 

              les cocus du veau de ville mélenchonnesque risquent de tordre autrement du groin

            • credohumanisme credohumanisme 16 avril 2012 16:37

              Il est paniqué ... enfin pas encore smiley


            • gonehilare gonehilare 16 avril 2012 11:52

              La mélanchomania orchestrée par la presse lobotomisée n’est pas sans rappeler une certaine obamania... et son cortège de cocus, quatre ans plus tard.



              • sto sto 16 avril 2012 21:13

                zavez peur que ca marche, comme chez obama, hein... avouez :)))


              • gordon71 gordon71 16 avril 2012 13:14

                faux les médias 


                font un maximum de cinéma et de théâtre autour de la pseudo guerre PS/ UMP/ FDG pour qu’on ne voie pas trop les grosses ficelles du grand barnum comme l’élection hollywoodienne d’ Obama

                 voir le nouveau film de P Carles



              • gonehilare gonehilare 16 avril 2012 13:17

                Bon petit soldat Commando,


                Il ne vous a sans doute pas échappé que j’ai dû évoquer, sauf erreur, une certaine « presse » lobotomisée. Je ne pense donc pas avoir généralisé aux « médias » comme il vous sied de l’écrire. 

                Là où vous avez raison c’est que nous n’avons manifestement pas les mêmes références....


              • JL JL1 16 avril 2012 12:03

                Bon article, clair et concis à souhait.

                Mélenchon n’est pas Obama : c’est Obama qui est Jospin. Nuance.

                Mélenchon c’est Mitterrand+ De Gaulle version 2012. Je rappelle que  »Les diatribes de Mitterrand sur les « maîtres de l’argent » étaient plus violentes que les prises de position actuelles de Besancenot". (François Ruffin)

                Tout le paysage politique mondial s’est déplacé à droite en 30 ans, et en France, Mélenchon le recentre avec force et talent.


                • JL JL1 16 avril 2012 12:04

                  Ps à l’auteur : bravo, joli jeu de mots.Une allusion à la viande hallal ?


                • lucmentin 16 avril 2012 13:19

                  Je ne désire pas argumenter pour le vote au premier tour : d’autres l’ont fait et ça suffit.

                  Votons Mélenchon, Le pen ou Beyrou pour que au second tour l’on ait une de ces personnes opposées aux deux olibrius de fantaisie.


                  • Cocasse Cocasse 16 avril 2012 14:01

                    Ayant lu le programme de Mélenchon sur les rubriques clés, je lui trouve un coté d’abord propre à « exciter » les foules, leur proposer ce qu’elles réclament, tout en allant peu dans la profondeur d’analyse et la justesse des mesures.
                    Cela ressemble plus à un discours de Jésus ou de Robin des bois, « nous prendrons dans la poche des riches pour mettre dans celle des pauvres ».
                    Honnêtement, qui peut sincèrement être en désaccord sur ce point, étant donné l’inégalité de répartition des richesses, et le pouvoir effrayant des lobbys ?

                    Seulement voilà, dès qu’il s’agit de proposer un plan concret et réaliste, cela se barre n’importe où. Donc je me demande si les partisans de mélenchon ne sont pas tous simplement aveuglé par son déballage pamphlétaire de bon aloi. Plus encore, sa façon de discourir ne facilite guère la réflexion, mais bien davantage le fanatisme borné typique d’une certaine sorte d’extrême gauche.

                    Quand mélenchon dit "nous emprunterons à taux zéro (ou 1%) directement à la BCE, comment pouvez vous croire un seul instant à la validité de son argument ?
                    Imaginez vous un seul instant que la BCE lui déroulera un tapis rouge ?
                    Le grand problème est qu’une grande partie des mesures cruciales mélenchon sont inapplicables. Je ne critique le fait que l’on puisse pourquoi pas les tenter. Mais que l’alternative la plus probable de très loin sera leur échec, et qu’il n’a absolument aucun plan de secours, et aucune ferme intention de développer les réelles actions à entreprendre lors de cette alternative.

                    Son programme en est absent, alors qu’il est au coeur des intentions de personnes comme NDA, MLP, Asselineau, qui ont directement une analyse réaliste et les mesures en conséquence.

                    Enfin, n’oubliez pas que la vision immigrationniste de mélenchon n’est pas tenable. Je vous dis cela dans un pays, où je le constate de jour en jour, même les immigrés des vagues passées deviennent réfractaires à l’idée d’accueillir du monde en plus. Ce qui est devenu impossible, à moins de détricoter encore davantage l’espace national, pour le transformer en une accumulation de parcelles étrangères. L’intégration est actuellement au point mort.
                    La vision de NDA est bien plus lucide : il faut arrêter l’immigration, et s’occuper d’urgence de solidifier la cohésion nationale en intégrant ceux qui sont déjà là, et éviter à tout prix le morcellement communautariste.


                    • lesp78 16 avril 2012 14:42

                      Bon alors, comme à chaque fois, on va répondre point par point smiley

                      L’emprunt à 0 ou 1%, s’il est refusé par la BCE, pourra également se faire via un emprunt forcé aux banques privés qui, elles, empruntent à ces taux à la BCE... Cette procédure des emprunts forcés est d’ores et déjà dans notre législation.
                      Dernier recours, la réactivation de la Banque de France mais là c’est la bombe atomique, ce qui autorise de bons espoirs pour arriver à négocier les deux premières solutions.

                      Ensuite, l’idée qu’il faille arrêter l’immigration repose sur une vision :
                      - inhumaine, en premier lieu. Vous vous imaginez le regard que portera l’histoire sur un peuple qui aura enfermé des familles entières dans des centres de rétention avant de les renvoyer dans leur misère, voire de les jeter dans les bras de leurs bourreaux...
                      - libérale, ensuite. Vous partez de l’idée que le gâteau ne serait pas assez gros pour pouvoir le partager. C’est donc se contenter du cadre libéral dominant alors qu’une politique keynésienne autoriserait plus de générosité.
                      - xénophobe enfin, et évidemment. Ces histoires d’identité sont bidons. Si vous aviez vécu au 19e siècle vous auriez dit la même chose avec les auvergnats et les bretons. Il n’y a pas à parler d’intégration, mis à part éventuellement pour les primo-arrivants. Les autres sont Français, la France est diverse et c’est comme ça qu’on l’aime ! Vous parlez d’intégration quand les provencaux ne mangent pas de tarte au maroilles ou quand les bretons ne savent pas préparer la choucroute ?


                    • Cocasse Cocasse 16 avril 2012 15:22

                      Merci pour votre réponse concernant ce point sur la BCE.

                      Concernant l’immigration, chaque peuple à le droit de disposer de son espace national, et de décider qui il accueille, en quelle proportion. Cela n’a rien à voir avec quoi que ce soit d’autre, et certainement pas de jugements moraux à l’emporte pièce.

                      A ce niveau, Mélenchon bascule dans l’extrémisme, qui voudrait qu’il n’y a plus de limite, que l’on accueille tout le monde, que l’on régularise tout le monde, et voir qu’on leur confie les clés du pays. Cela n’est pas acceptable, ni juste, et surtout dangereux socialement et économiquement.


                    • Cocasse Cocasse 16 avril 2012 17:13

                      Il y a en aura peut être une partie qui s’en foutent, mais pas une bonne partie de ceux que je croise au quotidien.
                      Pour le reste, j’ai un peu de mal à suivre votre délire sur la cochonnaille.
                      et Ps : ce n’est pas « MON » champion. Juste un homme politique que j’apprécie parmi de rares autres.


                    • gordon71 gordon71 16 avril 2012 14:13

                      du grand quignol que je vous dis

                      http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20120416.OBS6251/melenchon-et-sarkozy-l-ami-commun-patrick-buisson.html

                      ils se connaissent ils mangent la m^me soupe dans la ,m^me mangeoire

                      et nous font tous courir veaux, vaches moutons

                       à l’abattoir,

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LilianeBaie


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