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Accueil du site > Actualités > Politique > Les boules de pétanque du Front National

Les boules de pétanque du Front National

A la suite d'un article que je publiais le 15 Mai dernier sur les incohérences du programme de M. Mélenchon, un débat assez conséquent s'institua entre les partisans du Front de Gauche et moi-même. Outre les questions de fond qui furent abordées bien plus sereinement que je ne l'imaginais, à maintes reprises, on me suggéra de me livrer à une analyse du programme de Mme Le Pen au moins similaire afin de contre-balancer un peu. J'avais promis de le faire, j'espère que je contenterais mes contradicteurs d'alors, et que je donnerais matière à réfléchir aux partisans du Front National.

Les partisans du Front de Gauche m'invitèrent régulièrement à m'intéresser à l'histoire du Front National, et il est vrai qu'elle est digne d'intérêt du fait de toutes ses ambiguïtés. Cependant, du fait même du caractère ambigu des personnalités qui caractérisent la mouvance « d'extrême droite » des années 30 jusqu'aux années 60, je préfère éluder cette question, car ce serait aussi faire du tort à la gauche que d'évoquer les glissements vers le fascisme de certaines de leurs élites d'une autre époque. En outre, postulons que l'essentiel des sympathisants du Front National s'intéressent moins à l'histoire de ce parti qu'à ses propositions actuelles.

Globalement, le Front National développe donc un projet économique et « social » basé sur les points suivants :

  • Sortie de l'euro et récupération des éléments de Souveraineté nécessaires au pilotage de notre économie.

  • Lutte contre l'immigration

  • Politique sécuritaire forte

Le Front National promeut dans sa rhétorique des accents sociaux mais qui sont contredits sur bien des aspects, à commencer par l'hallucinante intervention de Marion Maréchal Le Pen à l'Assemblée Nationale le 16 Mai dernier. La petite dernière de la fratrie Le Pen présenta en effet devant les députés (payés à être absents) une analyse juste des dérives du capitalisme, avant d'expliquer très tranquillement pourquoi elle refuserait de voter en faveur du projet de loi contre les licenciements boursiers. Voila de quoi nous mettre en appétit :

Actons deux arguments chez la petite fille de M. Le Pen qui à la rigueur méritent débat (et actons au passage le népotisme qui sévit autant au Front National qu'au P.S) :

Le premier point que souligne Melle Le Pen, étant qu'une petite P.M.E peut aussi émettre des actions pour se développer, et qu'entre le moment où elle rémunère ses actionnaires, et le moment où elle prend une décision de licencier, il peut s'être passé une catastrophe économique pour l'entreprise, la contraignant à réduire sa masse salariale pour survivre.

L'argument en soi prouve que Melle Le Pen connaît mal le monde de l'entreprise. Les contrats passés avec des clients sont en général de plusieurs mois, voire de plusieurs années, c'est d'ailleurs l'un des facteurs à même de rassurer des investisseurs sur la solidité d'une entreprise. En outre, un patron d'une petite PME malgré un contexte de crise, arrive plus ou moins à développer sa stratégie de développement à partir d'une assise commerciale solide en plus d'une prospection visant à enrichir son carnet de commande au jour le jour. De fait, la plupart des petites PME sont bien souvent en sous-effectif de personnel, car effectivement, en dehors de la solution très onéreuse de l'emploi intérimaire, les CDD et CDI peuvent s'avérer contraignants si le carnet de commande se tarit. Je suis certain que les presque deux millions d'ouvriers ayant voté pour Mme Le Pen aux dernières élections présidentielles en sont conscients. Mais, soyons galants, à 23 ans et n'ayant sans doute jamais eu l'occasion de faire ne serait ce que de la préparation de commande dans une entreprise, Melle Le Pen, ne pouvait adopter une réflexion issue d'un peu d'expérience de vie. Mais tout de même, s'il ne s'agissait que de protéger les petites P.M.E d'un texte de loi visant à protéger les salariés des grandes entreprises soumises au Diktat des marchés, pourquoi ne pas avoir proposé un amendement au texte afin d'exclure certaines catégories d'entreprises, et démontrer ainsi que le Front National se veut défenseur des salariés, autant que des entrepreneurs ?

Voila une occasion manquée. Le second argument m'a en revanche touché car il s'agit d'un débat de fond : Melle Le Pen expliquait que les communistes défendaient d'une certaine façon, un modèle de société où l'on aurait vocation à rester salarié à vie dans une même entreprise. Effectivement, c'est une vision plutôt malsaine de l'être humain que de lui proposer l'absence de motivation à varier ses expériences professionnelles au sein de différentes entreprises et même à travers différentes expériences de vie. Cependant, je tiens à faire remarquer que les communistes répondent en la personne de Bernard Friot à cette problématique avec l'institution du Salaire de Vie. Proposition profondément sociale et à même d'émanciper les Français en leur proposant de ne plus craindre la perte d'emploi, tout en favorisant la création d'entreprise par la liberté financière d'entreprendre, ou justement de changer d'entreprise. Cette proposition a en outre la particularité d'être une variante d'une solution préconisée par certains libéraux : « le revenu de base ». Elle est donc plutôt fédératrice.

Je n'ai trouvé nulle mention dans le programme du Front National d'une telle proposition, qui est pourtant possible à mettre en œuvre, grâce à notre système de répartition déjà pré-existant. En outre, ajouterais-je qu'en ces temps où le capitalisme effréné que dénonce Melle Le Pen, est en train de démanteler notre industrie, refuser aux côtés de l'oligarchie UMPS un texte qui aurait pu poser quelques freins bien utiles pour sauver de nombreux emplois, est le témoignage d'une profonde contradiction entre une posture sociale et une réalité quant aux intérêts défendus par le F.N.

Une fois traité ce point d'actualité mettant en lumière une première incohérence du Front National, rentrons dans les questions plus programmatiques :

Le Front National se fait (à juste titre) le chantre de la dénonciation de l'euro. Malheureusement, dès le départ, il énonce une idée reçue sur cette monnaie, au lieu d'une réalité technique. Quand on prétend vouloir gouverner la France, il me semble qu'il importe d'être précis et non entamer son analyse de l'euro de la façon suivante :

Dix années après son instauration dans la vie quotidienne des Français, l’Euro, comme monnaie unique, se révèle être un échec total malgré l’aveuglement des tenants de l’Europe de Bruxelles et de Francfort qui refusent d’admettre l’évidence.

Eh bien non, l'euro n'est pas une monnaie unique, mais une monnaie commune. Plus précisément, il s'agit d'un panier de 17 devises dont le peg est identique. C'est à dire que toutes ces monnaies s'échangent au taux 1 pour 1. Les obligations que nous émettons sont de la monnaie Française et non « européenne ». La B.C.E ne peut émettre d'obligations, cela lui est interdit par les traités. L'article 1 du Code Monétaire et Financier de la France précise que notre monnaie nationale s'appelle l'euro. Ce n'est pas le Code Monétaire et Financier d'un État Fédéral Européen souhaité par ces félons de l'UMPS, mais bien d'un État Souverain appelé la France. En outre, nous continuons de disposer de notre Banque Centrale. La seule chose qui a réellement changé depuis Maastricht, c'est que nous avons laissé les clés de notre politique monétaire à la B.C.E (ce qui est effectivement une pure folie) ainsi que le nom de notre monnaie nationale.

Dans son analyse des problèmes posés par l'euro, le Front National précise que Milton Friedman avait prévu que cette devise ne survivrait pas. Cela est vrai. Mais très étonnamment, le Front National s'appuie sur les dires d'un économiste Américain qui a imaginé le modèle monétariste que nous subissons en occident, avec la violence sociale que l'on sait, alors qu'un Prix Nobel d’Économie bien Français qui faisait le même constat, n'est même pas cité : Maurice Allais.

Moi qui croyait que le Front National souhaitait mettre à l'honneur le génie Français, c'est donc un Américain responsable de toutes les dérives de la création monétaire à outrance par les banques, qui est présenté comme la seule référence pour justifier la posture anti-euro. Voila une bien étrange référence pour un parti qui se dit "national".

Donc le Front National propose de sortir de l'euro Cela par le biais d'une négociation entre l'Allemagne et la France (les autres États Membres apprécieront l'importance qui leur est donnée) afin de démanteler la monnaie commune.

Sauf que du point de vue des traités, il n'existe aucune close de sortie de l'euro. La seule possibilité technique réelle, simplifiée et rapide, est la sortie de l'Union Européenne qui est prévue par l'article 50 du Traité sur l'Union Européenne. C'est sans conteste un peu plus logique que cette proposition parfaitement risible que l'on peut lire dans le programme s'agissant de l'euro :

Afin d’accompagner la sortie de l’euro, un ministère chargé des Souverainetés devra prendre en charge techniquement et juridiquement la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu, notamment monétaire.

Comme l'expliquait parfaitement M. Philippe Séguin dans son magnifique discours du 5 mai 1992 sur le projet du Traité de Maastricht, « On est Souverain, ou on ne l'est pas ». Ainsi, tout comme une politique écologique (j'y reviendrais) n'a nul besoin d'un ministère de l'écologie, un État Souverain n'a nul besoin d'un ministère des souverainetés pour faire valoir ce qui est un état de fait.

Ajoutons, et c'est d'ailleurs la même critique fondamentale que j'exposais aux sympathisants du Front de Gauche, que mettre d'accord 17 conflits d'intérêts sur une même logique économique, monétaire et sociale, est tout simplement impossible. Il n'y a donc rien à négocier. Où l'on sort complètement de cette institution, où l'on acte de longues et fastidieuses négociations qui au mieux ne déboucheront que sur un nouveau traité entretenant la démolition européenne. Au pire, les confrontations découlant d'une négociation vouée à l'échec, ne feront qu'exacerber des tensions que l'on peut éviter par une sortie pure et simple de l'Union Européenne.

Ce qui me permet d'ajouter une nouvelle incohérence dans la partie du programme liée à l'Europe :

« Il faudra que la contribution nette de la France au budget européen soit nulle, afin de dégager des marges pour le soutien notamment de notre agriculture ».

Voila sans doute la petite phrase qui m'a valu un grand éclat de rire en la lisant (comme quoi, le Front National a aussi de l'humour). Si le Front National ne propose pas de sortir de l'Union Européenne explicitement, il trouve le moyen d'édicter la plus irrationnelle des propositions qui consiste à souligner que la France continuera de contribuer au budget Européen, mais que les retours liés à cette contribution annuleront les sommes versées, notamment au profit de notre politique agricole.

Sachant qu'en 2007, dix pays étaient contributeurs net de l'usine à gaz, afin que dix-sept autres pays soient subventionnés (moins les énormes coûts de structures et de masse salariale des institutions européennes) ; expliquer tranquillement que la France, second contributeur net de l'U.E, annulera la péréquation européenne pour que nous récupérions entièrement les fonds alloués à l'institution est juste la preuve d'une immense gabegie financière.

Car réfléchissons bien à ce que cela signifie :

Avec le Front National au pouvoir, nous subventionnerons une coquille vide ayant d'immenses coûts structurels pour récupérer ensuite notre investissement. Il faudrait qu'on m'explique dans ce cas, pourquoi nous financerions des institutions n'ayant plus de capacité quant à redistribuer des fonds à 17 autres États Membres ? Et je me permettrais d'être un peu plus facétieux en considérant que les seules «  dépenses administratives  » de l'U.E se chiffrent à 8,4 Milliards d'euros. Hors, la France contribuant pour 18 % du budget européen, cela signifie que sa part représente environ 1,5 Milliards d'euros s'agissant des dépenses administratives. D'où la question : Que propose le F.N ? Imposer à l'Allemagne de faire don à la France de sa part des dépenses administratives afin que le programme du F.N soit totalement respecté ?

Enfin quand on parle de monnaie, il est évident que l'on parle aussi de dette. Car la dette, c'est de la monnaie ! Et le programme du Front National est riche d'enseignements car ce parti politique ne dénonce même pas la dette odieuse ! Il préfère sauver les épargnants.

Mais attention, quand on parle d'épargne, autant mettre le nez dans la réalité de celle-ci :

Globalement les moins de 30 ans ne parviennent pas à épargner, ils sont même en déficit de 8 %. Comprendre par là qu'ils vivent plutôt à découvert qu'avec un matelas financier pour faciliter leurs prises de risque. Pour peu qu'on y réfléchisse, c'est un contre-sens économique, puisque c'est la jeunesse qui est en général le moteur économique d'un pays, tant de part son esprit d'initiative, que sa force de travail.

Les 30-40 ans ne détiennent que 8 % de l'épargne totale en France. Les 40-50 ans détiennent 17 % de celle-ci, et les plus de 50 ans détiennent tout le reste soit plus de 70 %. Pour être complet, nous devrions ajouter que 20 % des ménages les plus aisés détiennent 35 % de la totalité de l'épargne en France. Et histoire d'aller jusqu'au bout des ordres de grandeur, les Français thésaurisent environ 2600 Milliards d'euros.

Nous observons donc que le gros des épargnants sont des seniors. Et les plus âgés détiennent plus de 25 % de l'épargne Française. On emporte par l'argent au paradis, mais pour autant, il y'a une inversion de logique économique, sans vouloir entrer dans le jeunisme imbécile. Les plus anciens ne redistribuent pas assez leur épargne pour un ensemble de raisons sociétales, économiques et psychologiques, et les plus jeunes ne bénéficient pas du matelas financier nécessaire à leur émancipation.

Voila donc les intérêts que souhaitent protéger Mme Le Pen en ne dénonçant pas la dette odieuse. Il ne s'agit pas de sanctionner les petits épargnants, ni même les entreprises ou encore les Français venant de vendre leur maison. Il s'agit de récupérer une bonne partie de cette monnaie qui dort au lieu de servir l'économie réelle, dans les épargnes des gens les plus aisés. Et deux façons permettent de le faire :

  1. Une annulation pure et simple de toute ou partie de la dette, avec une garantie de sauvegarde et de rémunération des épargnes des petits déposants et entreprises.

  2. En récupérant notre monnaie nationale, pratiquer une dévaluation par l'inflation, et adosser la rémunération de l'épargne des petits déposants à 1% + le taux d'inflation en plus d'indexer les salaires sur l'inflation.

Si le Front National s'intéressait en outre à nos propres Prix Nobel en économie, les cadres de ce parti sauraient que nous pouvons instituer un nouveau modèle monétaire appelé le 100 % money, qui ferait du nouveau Franc un outil monétaire réellement social. La dette de la France est tout simplement impossible à rembourser telle quelle. Et quand je lie dans le programme du F.N, comment ce parti compte gérer la dette publique, je suis particulièrement choqué de voir apparaître ceci :

La maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance.

Il faudrait déjà qualifier ce qu'est un déficit structurel. D'autant que la France avant de vouloir appliquer cette politique imbécile d'austérité, avait l'habitude de gérer son budget dans le cadre d'une économie procyclique. Cela signifie que lorsque la croissance faiblissait, nous dépensions plus d'argent pour relancer la machine, et lorsque la croissance s'améliorait, nous faisions des économies. Cela indépendamment du problème posé par l'article 123 du Traité de Lisbonne qui nous condamne à l'usure des marchés et fait donc exploser notre dette.

Hors, l'on sait qu'un déficit de zéro est par nature impossible à envisager car le budget de l’État n'est pas gagé sur des dépenses et des recettes fixes, même lorsqu'il s'agit de dépenses structurelles. Le versement des allocations familiales ou de logement sont par exemple une dépense structurelle. Tout comme le versement du R.S.A. Mais le nombre des bénéficiaires varient d'une année à l'autre, tout comme les recettes de l’État. Si donc, le nombre de bénéficiaires des diverses allocations devait augmenter, mais pas les recettes, le Front National empêcherait nos députés de voter un déficit qui soutiendrait pourtant la consommation et plus encore notre protection sociale ? Ce que propose le Front National n'est rien de moins que ce qui nous est imposé par l'Union Européenne avec l'infâme Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (T.S.C.G) qui vise à empêcher nos parlements nationaux de voter des budgets en déficit pour le bien de la Nation  !

Si sortir de l'U.E signifie appliquer la même politique totalitaire et rigoriste au profit des rentiers, autant laisser l'UMPS continuer de nous envoyer dans le mur, ils font cela très bien.

Continuons de commenter les questions économiques à travers les vues de reconquête industrielle du Front National :

Pour commencer, constatons que le Front National s'enferme dans l'absurdité de renégocier les traités :

une renégociation des traités européens mettra fin au dogme de « la concurrence libre et non faussée », qui promeut en réalité la loi de la jungle.

Encore une fois, avec 27 conflits d'intérêts à satisfaire, je souhaite bien du plaisir à Mme Le Pen pour faire valoir la primauté des intérêts de notre pays sur les autres. Mais passons à la proposition la plus hallucinante :

Cette politique se fera parallèlement à la mise en place de protections intelligentes aux frontières face à la concurrence internationale déloyale (droits de douane ciblés et quotas d’importation), c’est-à-dire vis-à-vis des pays qui nous concurrencent de façon déloyale (par exemple la Chine ou certains pays d’Europe de l’Est, mais non les pays de niveau économique, social et environnemental comparable comme l’Allemagne ou les États-Unis).

Il n'y rien de comparable entre les économies Françaises, Germaniques et États-uniennes. Ni sur les questions sociales, ni sur les questions environnementales, pas plus que sur le poids de chacune de ces économies. Le libre échange n'a que deux motifs que l'on peut considérer comme valables entre les pays :

  1. Un libre échange de proximité entre des régions frontalières s'harmonisant avec une relocalisation de l'économie afin de réduire notre dépendance au pétrole.

  2. Les échanges de matières premières et produits finis en excédent, et correspondant à des marchandises qui ne peuvent être produites dans les pays concernés. Par exemple, la France produit du blé en excédent, mais ne produit pas de cacao. L'absence de restrictions douanières dans le cadre d'un accord de libre échange sur ces produits entre deux pays aux productions spécialisées est donc pertinent.

Aussi, en suggérant que l'Allemagne qui a bradé durant des années ses salaires, et plus encore les U.S.A qui sont assurément en guerre économique ouverte avec nous, et souhaitent nous imposer un libre échange forcené puissent obtenir le droit d'accords de libre échange total avec la France, on commence à mieux comprendre quel type de protectionnisme souhaite établir le Front National. Autant il est vrai que nous pouvons avoir des accords de libre échange sur nombre de marchandises et selon des points de vue de relocalisation économique avec l'Allemagne, autant s'il faut instituer une fermeté commerciale avec au moins un pays dans le Monde : C'est bien avec les États-Unis d'Amérique. D'autant que leur monnaie de singe, leur politique étrangère détestable, ainsi que leurs normes sociales et environnementales mériteraient que nous leur fassions subir le même embargo sur leurs produits, que celui qu'ils imposent au peuple Cubain. En outre, le Front National n'est pas fichu d'offrir au moins quelques grandes orientations industrielles alors qu'à l'ère d'un pétrole appelé à se raréfier, il faut des objectifs rassurants pour l'avenir. Je me permet donc de faire mon auto-promotion en faisant valoir ce que j'aurai aimé lire quant à un projet de reconquête industrielle pour la France.

Abordons un dernier point de détail sur l'économie, car le programme du Front National est un florilège de boules de pétanque (et non de perles) :

Extrait de l'analyse du Front National s'agissant de l'écologie, ce qui va logiquement vous faire sourire au vu des explications plus haut :

L’enjeu environnemental est très lié aux questions économiques, à la maîtrise internationale des migrations, au développement des pays pauvres et émergents. La question écologique doit dès lors s’inscrire dans la cohérence générale d’un projet politique, et elle doit être en conformité avec les autres propositions, si l’on veut sincèrement mener une politique efficace en la matière. Comment concevoir que des partis mondialistes, farouchement favorables à la dérégulation de l’économie mondiale et à l’internationalisation des productions, puissent prétendre défendre une politique favorable à l’environnement ?

Et maintenant, voyons une contradiction apportée dans la même analyse, ça vaut son pesant de cacahuètes :

L’écologie ne doit en aucun cas être synonyme de décroissance. Il convient au contraire de ne jamais négliger les implications des mesures écologiques sur la croissance économique, en visant systématiquement les décisions écologiques les plus favorables au développement de l’économie nationale. A cet égard, toute création d’impôt au nom de l’écologie doit être refusée.

Le bon vieux dogme de la croissance éternelle maintenu au nom de je ne sais qu'elle génie mathématique. Les ressources sont épuisables, mais puisque même pour le Front National, gouverner ça n'est certainement pas prévoir, il est donc urgent de ne rien changer !

Eh bien si, il faut décroître, que cela fasse mal aux idéologues libéraux ou non, c'est non seulement une absolue nécessité, mais pire encore : que nous le voulions ou non, cela se fera. Et nous avons le choix entre les affres d'une récession durable dans le cadre d'un modèle qui ne marche pas et une décroissance planifiée permettant de maintenir un équilibre social cohérent avec un impact de plus en plus en réduit sur les ressources. Et pour arriver à ces fins, non seulement nous devons effectivement nous permettre durant une petite décennie une croissance forte sur de la ré-industrialisation intelligente, mais il faudra créer une fiscalité « écologique » et surtout énergétique permettant d'influencer notre consommation dans le bon sens et faire disparaître toutes les secteurs marchands sources de gaspillages ou de déprédation « écologique ».

Je serais très tenté de poursuivre cette analyse sur les questions sociales, sociétales et démocratiques vues sous le prisme du F.N, mais je me rends compte que le seul volet économique m'a amené à noircir l'équivalent de sept pages. Aussi, je ne voudrais pas épuiser les quelques lecteurs ayant résisté jusque là. Aussi, je me fais garant de rédiger un second volet sur ces autres sujets si on me le réclame, il y'aurait beaucoup à dire.

Je souhaite donc conclure en lançant un appel à tous ces jeunes et ouvriers qui pensent voter pour une reconquête économique et sociale en portant leur suffrage vers le Front National.

Le Front National n'est rien d'autre qu'un parti capitaliste à papa qui tient à préserver les acquis des rentiers et maintenir notre vassalité par rapport aux États-Unis d'Amérique. D'ailleurs, le Front National ne propose pas de sortir de l'OTAN, mais uniquement de son commandement intégré. C'est un bon indice d'une attitude de larbins des U.S.A qu'ont les dirigeants du F.N, tout comme leurs « ennemis jurés » de l'UMPS.

Le programme du Front National, malgré une dénonciation des traités européens, ne permettra pas d'amener un mieux être social. Au contraire, tant dans les faits à l'Assemblée Nationale, que dans ses vues programmatiques, le F.N risque très certainement de renforcer un déclin social et continuer à privilégier les rentiers.

J'invite donc tous les sympathisants du F.N à choisir entre deux options :

  1. La première est de laisser tomber cette fratrie qui vous joue de la flûte pour vous diriger vers tous les autres partis proposant une sortie de l'U.E et de l'euro, sans attaquer notre modèle social mais au contraire, en l'améliorant (Mpep, P.O.I, P.R.C.F et U.P.R). Il y'en a pour tous les goûts, faites vos recherches sur internet, lisez les programmes et choisissez.

  2. La seconde est de rejoindre le Front de Gauche qui a deux avantages à faire valoir. D'abord sa capacité à chatouiller les fesses des syndicats pour résister contre l'oligarchie UMPS, ensuite, une vision bien plus audacieuse sur les questions sociales et écologiques. Apportez leur vos millions de voix, mais exigez en contre-partie que le Front de Gauche cesse de nous vendre sa soupe européïste en ne nous proposant pas de récupérer notre monnaie nationale, et plus encore notre Souveraineté pleine et entière sur notre politique monétaire et commerciale.

Vous avez un réel poids électoral, et même si cela les place dans une situation inconfortable, les sympathisants du Front de Gauche, comme ceux des autres partis politiques cités, ne vous considèrent pas comme d'affreux fachos avec lesquels il est impossible de discuter. Ces partis politiques luttent contre le Front National, pas contre ses sympathisants (sauf ceux qui bien sûr revendiquent un racisme débile, mais ils ne sont pas si nombreux).

Si vous souhaitez que les choses changent au profit de tous, et que de réelles propositions vous soient faites par rapport à des enjeux sociaux, énergétiques et alimentaires très sérieux, alors oubliez la logique F.N. Le modèle économique prôné par ce parti politique est tout aussi sauvage et capitaliste que celui imposé par l'Union Européenne.

Au passage, et pour réellement conclure, quitte à vous barrer de ce parti qui fait les yeux doux aux ultra riches de notre pays ainsi qu'aux U.S.A, embarquez Florian Philippot et Grégory Gennaro, ce sont les seuls cadres du F.N ayant une once d'intelligence et de modération à faire valoir.

 


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82 réactions à cet article    


  • citoyen citoyen 23 mai 2013 08:57

    Merci Malthus,

    tu cite B. Friot et donc je m’étonnes, tu as oublié dans le programme du FN la TVA « sociale » : vider le système de cotisations pour faire payer sur la consommation un impôts...antisocial au possible...de toute façon les socialistes l’ont fait.


    • Malthus Malthus 23 mai 2013 11:38

      Il m’a fallu faire des choix, et sachant que la TVA est un outil fiscal très puissant pour orienter notre consommation, j’ai préféré me concentrer sur d’autres paramètres.
       ;)


    • citoyen citoyen 23 mai 2013 21:49

      Non mais Malthus, là on n’est pas sur un mécanisme d’incitation à une conso responsable, on est sur un mécanisme de substitution de la cotisation par l’impôt, et pire par un impôt dégressif. Philosophiquement c’est pire qu’une privatisation, c’est un hold up, une forfaiture. et moins on gagne en salaire net, plus on est floué. Concrètement, ça s’appelle une réduction de salaire ! et une fragilisation intentionnelle du système de la sécurité sociale, déjà gravement mis en péril par la position de l’Etat favorable au MEDEF (gel des cotisations ET exonérations massives de cotisations pour X « prétextes » ET niches fiscales multiples). C’est donc une proposition emblématique du caractère antisocial de ce programme et plus généralement du FN.

      A la remarque sur l’augmentation nécessaire des salaires, je dirais que bien évidemment une politique sensée devra veiller à un traitement différencié des entreprises, mais j’insiste, les cotisations (cessons par pitié d’appeler ça « charges ») c’est du Salaire, et donc du salaire socialisé.
      Ce qui veut dire, que le problème n’est pas le profit, mais bien les dividendes et les sursalaires des hauts cadres et dirigeants, et c’est là-dessus qu’on va ponctionner pour financer la sécu, en transférant cela sur la fiche de paie en cotisations. Autrement dit mécaniquement, la mise en cohérence entre les besoins en santé, retraites etc., du régime de la sécu, avec le montant global nécessaire des cotisations, est la philosophie initiale d’un système insubmersible, mais par les temps qui courent où les défaites enchaînées ont brisé le mécanisme, ceci équivaut à un rééquilibrage en faveur du travail du partage de la Valeur Ajoutée.

      Friot va même plus loin, il propose la suppression pure et simple de la rémunération du capital et la socialisation complète de la valeur monétaire de la production avec un salaire à vie en fonction de la qualification....mais bon déjà parons au plus pressé, ensuite au peuple de s’emparer de ces thèmes.


    • Malthus Malthus 23 mai 2013 22:04

      Bah en fait, je m’oppose pas à ce que tu dis. Bien au contraire, je l’appelle de mes voeux. Mais désolé, taxer fortement une tomate cultivée sous serre en hiver et détaxer une tomate bio de saison, ça joue sur les comportements.

      Taxer fortement une bouteille de jus d’orange en plastique, et réduire la TVA sur une bouteille de jus d’orange en verre, ça joue sur les comportements.

      Et je pourrais t’égrainer une liste longue comme la distance Terre-Lune.

      La TVA est un super outil pour influencer nos comportements. Ca ne vient pas en contradiction avec le fait d’amener les cotisations à 100 % du salaire pour créer le salaire de vie, et tout ce que tu as expliqué.

      L’impôt le plus injuste contrairement à la légende n’est pas la TVA, c’est l’Impot sur le Revenu. Car c’est une taxe sur la sueur (j’élude l’impot sur la rente). Pour moi, on peut maintenir l’impôt sur le revenu à partir d’un plancher et surtout d’un type de revenu, et jouer d’une taxe pétrole très puissante pour remplacer le peu que l’Etat engrange avec l’IR en vérité.

      En matière de fiscalité, y’a plein de choses à imaginer.
       :)


    • citoyen citoyen 23 mai 2013 23:37

      Ok sur ton idée de taxes, mais vois-tu, il faut aller plus, loin, c’est le sens de la planification écologique, car, c’est très important, pour opérer la transition que la production soit conforme aux normes environnementales et sociales et de la réorienter en fonction des besoins...les taxes ont parfois des effets pervers et in fine font appel aux lois du marché, et souvent au détriment des petites gens.

      et épargnons-nous les listes de al terre à la lune, je suis mois aussi dans la mouvance décroissante. d’où bien entendu des frustrations sur le programme du FdG, mais nous avons opéré le tour de force de commencer à convertir les communistes à l’écologie radicale, c’est déjà un exploit, et lorsque l’on change d’indicateur, comme proposé dans le programme, alors on peut sereinement souhaiter qu’il croisse ;)

      quant à ton affirmation sur la TVA Vs impot sur le revenu, je ne suis pas d’accord, la TVA est un impôt que l’on considère injuste car, rapporté au revenu, les pauvres paient plus de TVA que les riches, car ils consomment la quasi totalité de leurs revenus, contrairement aux plus aisés...qui épargnent, peuvent cheter des appartement et les louer aux pauvres, peuvent monter des entreprises et nous bassiner avec leur « oui mais je crée des emplois, moi », Etc., d’où l’impot progressif sur le revenu, avec 14 tranches et la limite de revenus au-delà de la quelle on prend tout, histoire de vivre dansune société aux inégalités « acceptables »...idem pour les écart de salaire de 1 à 20...très en deça des 1 à 5 dans l’économie sociale et solidaire.

      bien entendu, la « solution Friot » nous épargnerait ces débats fiscaux...et comme je suis philosophiquement plus à gauche que le FdG, voire de Friot, je ne suis pas fan de ces débats d’« aménagements », d’où d’ailleurs ma préférence pour des choix démocratiques assumés, plutôt que des incitations fiscales...s’il y a assez de tomates bio, c’est interdit de les produire avec intrants chimiques, et point.

      je ne suis pas écologiste de la fermeture du robinet pendant le brossage de dents et du capitalisme vert, pour ça il y a déjà une offre pléthorique et plein de directives.


    • Malthus Malthus 24 mai 2013 01:11

      Entièrement d’accord avec toi à nouveau en vérité.

      Mais s’agissant du débat sur la fiscalité juste ou pas juste, je pense surtout que c’est avant tout un débat sur le cycle de la monnaie qui détermine ensuite une valeur sensitive à la fiscalité.

      Prenons l’exemple d’un régime communiste ultra puriste ou du nettoyeur de chiottes au Président de la République en passant par le patron de la puissante Régie de distribution d’électricité, tout le monde est à la même enseigne en terme de salaire.

      Dans ce cadre et en supposant qu’il n’existe aucun système de rente possible, il n’y a pas de taxes bonnes ou mauvaises, il n’y a qu’une fiscalité adaptée à ce système. Une partie de la monnaie revient dans les caisses de l’Etat pour être redistribuée dans les organismes régaliens, et une autre partie sert aux échanges.

      Evidemment, au jour d’aujourd’hui, prôner l’équité des salaires même au parti de gauche serait fantaisiste, et surtout, cela ruinerait le désir d’émancipation de ceux qui créent les entreprises. En outre, l’épargne et la rente qui l’accompagne ont un rôle à jouer sur le crédit. Donc le mécanisme fiscal ne peut être que plus complexe, même en imaginant une autarcie nationale (pas d’échange avec l’extérieur).

      Je soutiens donc les propositions du Front de Gauche qui me semblent correctes sur le fait de donner une limite aux salaires, et je ne me souviens plus si j’avais pu lire cela sur votre programme, mais il en faut une aussi à l’épargne avant que celle-ci ne subisse une taxation. Quand quelqu’un détient plusieurs millions d’euros sur ses comptes, il ne fait que séquestrer beaucoup trop de monnaie. Dans ce cadre, la TVA lui parait négligeable alors que le Smicard sait ce qu’elle lui coûte.

      Les différentes tranches d’impôts sur le revenu sont à ce titre l’une des réponses, sans aucun doute. Mais l’idée étant quand même de veiller à ce que le Smicard d’aujourd’hui dispose d’assez de monnaie pour régler factures, loyer, impôts, courses et disposer d’un capital en plus, lui permettant de jouir de la vie ou gérer le moindre pépin de voiture en panne ou autre.

      Et encore une fois, on en revient au cycle de la monnaie puisqu’il s’agit de distribuer celle-ci au mieux. Hors, chaque fois qu’on réfléchit au cycle de la monnaie, on réfléchit à quelque chose que l’on ne maîtrise pas du fait de cette posture stupide (désolé de le penser, mais je suis honnête), qui vise à laisser le contrôle de notre monnaie à des instances très éloignées des autorités Souveraines que sont les peuples. Si nous récupérons notre indépendance monétaire en quittant l’euro, le Front de Gauche dans ce cadre pourrait justement bénéficier d’un outil pour expérimenter un grand nombre de politiques sociales et redistributrices. Ce qui permettrait de démontrer par l’exemple à d’autres pays, ce que la France est capable de faire lorsqu’elle est Souveraine et qu’elle revient à ses fondamentaux d’une économie sociale.

      On dit souvent que les eurosceptiques sont des anti-européens, ce qui est totalement faux, puisqu’ils souhaitent que les peuples disposent de leur liberté à faire ce que bon leur semble dans leur pays. Mais au delà de ce vœu pieux, c’est aussi par ce que les eurosceptiques pensent pouvoir initier des exemples de réussite économique, sociale et environnementale en disposant de tous leurs outils. Et quand on montre l’exemple et que ça marche, d’autres peuples, notamment ceux du sud auront sans doute envie de faire comme nous. Mais de la même façon, nous pourrions nous même nous inspirer d’une politique monétaire et sociale d’un autre pays redevenu libre et souverain. Car cette pluralité d’expériences que n’aurait jamais dû cesser être l’Europe est mise à mal. Le Front de Gauche ne doit surtout pas imposer ses vues aux autres peuples. Sans quoi non seulement nous ne bénéficierons pas de leurs propres expériences, mais en outre, imposer ses vues sociales à des peuples qui auront leurs propres fondamentaux culturels et sociaux, c’est se couper d’eux et même s’en faire l’oppresseur.

      L’ennemi est le même pour tous, mais la façon d’y répondre diffère. Assurément, le Front de Gauche a de très bonnes idées pour la France. Mais paradoxalement, si l’on devait concéder au Front National qu’il représente par son poids électoral le point de vue des eurosceptiques, alors c’est que tout n’est pas si antagoniste.

      Plus bas, il y’a un débat sur l’immigration auquel je ne tiens pas à participer. Au moins des mecs du Front de Gauche et du Front National discutent du sujet et ça me touche, car ils peuvent confronter leurs points de vue, et peut être qu’ils arriveront à imaginer une synthèse commune. Les sympathisants du F.N pourront espérer que les loustics du Front de Gauche comprennent ce désir d’au moins reprendre le contrôle aux frontières et veiller à cesser l’appel d’air par différents mécanismes, tandis que les loustics du Front de Gauche pourront faire comprendre que s’il faut traiter l’immigration en aval, ça doit aussi passer par l’amont. Et s’il faut nécessairement raccompagner des gens dans leur pays, alors il y’a peut être une façon plus humaine qu’aujourd’hui de l’envisager.

      Bien sûr ça ne veut pas dire que dès demain, nous verrons Mélenchon et la mère Le Pen se rouler un patin et bosser sur un programme commun qui contenterait tout le monde. Mais si déjà on peut d’une part casser les barrières entre les « opposants » des deux fronts et je te l’avoue, faire changer l’opinion des sympathisants du FdG sur la question de l’U.E ou à minima de l’euro, ma foi, les idées feraient ensuite leur chemin dans chacune des boutiques.

      Il y’a deux ans alors que rentrais de plein fouet dans l’univers du militantisme politique de terrain, au bout de quelques jours, j’eu une véritable crise de larmes de voir autant de divisions quand il y’a tant d’urgences à résoudre. Ces divisions si bien entretenues par la Synarchie actuelle, et j’en reste convaincu, par les dirigeants des deux Fronts. Je comprends les différences de points de vue sur de nombreux sujets et limite, j’adore ça. C’est réellement jouissif de confronter ses idées avec quelqu’un d’autre, se nourrir de sa réflexion, affiner la sienne en conséquence, faire des recherches sur un argument qui nous a séché.

      Mais c’est terriblement frustrant pour ne pas dire fou, que de se fritter sur des sujets qui ne devraient plus faire débat quand on souhaite déconnecter nos idéologies propres et les retours sur expérience. L’U.E aurait pu être une belle aventure si les peuples l’avaient eux même imaginé et institué. Mais ceux qui sont derrière ne sont que des fripouilles, et réussir à virer de nos institutions Françaises une seule d’entre elles est déjà presque un fantasme. Alors si éjecter une oligarchie en France, signifie une confrontation avec 26 autres oligarchies pour ne rien faire, et ne même pas libérer les peuples, à quoi bon lutter ici ?

      C’est pour cela que mon fantasme ultime, et tout mon travail personnel à Bordeaux dans le cadre de la création d’un journal papier, ainsi qu’une révolte monétaire, vise à ce que les sympathisants du Front de Gauche et tous les eurosceptiques, F.N ou pas, apprennent à faire des choses ensemble sans renier leurs valeurs propres, mais dans le seul et unique but de libérer notre pays de la tutelle de l’U.E. Ensuite, rien ne me fera plus plaisir que de me fritter avec des mecs du F.N ou même du FdG sur des tas de sujets. Mais au moins le résultat de nos engueulades pourra se concrétiser par une loi en France, pays Souverain dont aucun Commissaire, parlementaire ou Président européen ne pourra nous aboyer qu’elle enfreint une directive Mélenchonesque ou Merkeliste. ;)

      On peut tout faire, à la condition de dépasser temporairement nos clivages respectifs et de quitter cette usine à gaz qui démolit nos sociétés européennes.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 24 mai 2013 03:19

      Taxer fortement une bouteille de jus d’orange en plastique, et réduire la TVA sur une bouteille de jus d’orange en verre, ça joue sur les comportements.


      Mais est-ce vraiment mieux ?

      Le verre est plus lourd que le plastique. Le poids limite donc la quantité que l’on peut transporter. Il s’ensuit fatalement une hausse de la consommation de carburant. Donc de la pollution.

      Cette question, on se la pose depuis les années 70...



    • Malthus Malthus 24 mai 2013 03:33

      Ca n’était qu’un exemple, mais la question du transport se rationalise pas la diversité des sites de production, et de nouvelles technologies pour nos véhicules, tandis que la question du recyclage est incontestablement en faveur du verre.


    • simir simir 24 mai 2013 18:58

      Bonjour Malthus

      Le verre se récupère.
      En Belgique où l’on boit plus de bière que de jus d’orange les bouteilles de bière sont consignées.
      Ainsi les gens les rapportent en magasin et pas besoin de recycler

    • Malthus Malthus 24 mai 2013 22:51

      Exact, et c’est à cela que je pense. Tout comme les bouteilles de lait sont consignées au Royaume Uni. C’est une sage tradition, et elle existe déjà pour les bars en France.


    • citoyen citoyen 25 mai 2013 16:24

      Malthus,


      je te suis sur la monnaie,

      maintenant, si tu veux bien que je me répète,

      si notre objectif est la souveraineté populaire et que la monnaie est bien un moyen de consolider cette souveraineté.

      alors, il faut considérer TOUS les paramètres de la souveraineté, démocratiques, économiques, etc.

      du coup, là où nous allons diverger, c’est sur la question de la sortie de l’Euro.
      et, le côté tragique de notre semi dialogue sur l’article précédent, c’est que tu n’as pas compris mon point de vue. Qui ne correspond en rien à une question de principes, mais bien à une question économique : la monnaie est un instrument de souvereraineté populaire à la condition que le dit peuple a les moyens de sa souveraineté.

      ce qui démocratiquement parlant n’est pas du tout le cas, dans la Vème République,
      et économiquement parlant encore moins, étant donnée la structure productive et la balance commerciales, et les réserves en or de la BdF, etc. etc.

      d’où il ressort que la sortie de l’Euro comme slogan ne m’intéresse pas, ce qui m’int« éresse c’est comme se rendre souverains, et ce que j’agffirme, c’est qu’une Banque Centrale qui passerait son temps à défendre une monnaie sur le marché des changes ne saurait remplir son rôle dans la modification de la structure productive. Or nous avons bien cet enjeu en commun, et il est contenu dans l’idée de planification écologique, démocratique et décentralisée. Ce qui pourra très bien s’effectuer par des prêts quasi gratuits via un pôle bancaire public et encore mieux via la création monétaire au niveau locale. IL n’y a d’ailleurs pas mieux pour réorienter une économie et faire correspondre la production aux enjeux sociaux et environnementaux que de placer la création monétaire au plus près des besoins. Ceci appelle donc à l’émissions de monnaies locales.

      Parallèlement, le protectionnisme social et environnemental viendra jouer un rôle puissant d’orientation.

      Tout ceci est essentiel, si nous sortons de l’Euro avant d’avoir mis en place les conditions pour le faire sans catastrophe sociale et sans action déstabilisatrice sur notre économie, celle de nos voisins et des pays tiers, nous commettrions une erreur tragique, et obtiendrions l’exact contraire de ce que nous voulons. Nous ne serions donc pas »souverains« , justes ridicules, comme mister Orban.

      c’est donc d’abord la structure nécessaire à la planification écologique qu’il faut mettre en place, construire un système du crédit qui la soutienne et qui nous abstraie du rôle joué actuellement par les mécanismes de marchés financiers, construire un système monétaire pluriel et décentralisé, se doter des moyens de controler les flux de capitaux aux frontières et dans le pays, avoir de quoi faire face à notre dépendance énergétique et en matière premières, et de quoi réoriente tout ce qui dépend des exportations pour les tourner vers une réponse aux besoins intérieurs, etc. Tout ceci ne se fait pas en un claquement doigt et pas en un jour. Et il y faut une forte implication populaire.

      si on sort tout de suite de l’Euro, la part des mécontents serait énorme, vous ne semblez pas avoir une vision clair des incidences directes sur les prix, sur le taux de change, etc.Et vous savez pertinemment que la création monétaire sans contrepartie productive créée a des effets catastrophiques. 
      très rapidement, nous perdrions tous nos soutiens populaires. le capitalisme et sa fausse démocratie ou des dictateurs populistes peuvent s’en arranger mais pas nous, car c’est au peuple de prendre en main ses affaires et de lutter contre les forces adverses. Elles sont bien plus puissantes qu’en 83. 

      Donc, sans même à avoir un débat sur l’idée d’Europe, ceci ou cela, par rapport à vos objectifs et par rapport à votre stratégie »nationale", il m’apparaît que vous n’intégrez pas le facteur temps et l’énergie nécessaires à une réappropriation de la souveraineté et que par conséquent votre flûte sonne faux ;)

      notre divergence est donc purement stratégique, et, je le répète, votre tactique est vouée à l’échec d’autant que l’annoncer à l’avance parait ridicule au regard de la vitesse d’évaporation du capital...regardez les avoirs Russes en Chypre...ils ont fait pschitt...vous ne taxerez l’épargne que de pauvres couillons qui n’ont pas les mêmes fréquentations que Madame Le Pen et Monsieur Cahuzac...pensez-y

    • citoyen citoyen 25 mai 2013 19:25

      Malthus,
      histoire d’en finir avec ces répétitions de propagande de l’UPR du FN, etc., voici deux articles qui prouvent qu’au FDG la position n’a jamais été de conserver l’euro à tout prix et surtout pas d’obéir aux traités : 
      un atricle récent paru sur médiapart signé notamment par Eric Coquerel
      http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200513/la-france-doit-rompre-pour-transformer-leurope
      un autre d’un blog qui te plaira je pense et qui fait l’analyse de l’ouvrage de Jacques Généreux « nous on peut » :

      si jamais cela pouvait rétablir quelques malentendus

    • Malthus Malthus 25 mai 2013 21:41

      Citoyen, je sais qu’au Front de Gauche, non seulement par ce qu’entre Généreux et Lordon, vous ne manquez pas d’économistes sérieux qui ne sont pas du genre à éviter le débat sur la monnaie (c’est même l’inverse), il y’a un désir d’en finir avec l’euro.

      Mais le problème que j’expose est double :

      D’abord, du point de vue programmatique (je m’attache plus aux programme qu’aux déclarations de presse), il n’y aucune restauration de notre monnaie nationale de programmée. Tout simplement par ce que devant la compréhension du problème technique, certains idéologues du Front de Gauche (notamment chez les communistes si j’ai bien compris), veulent à tout prix que l’euro survive en tant qu’outil politique sensé « fédérer » les peuples. Mais l’euro n’a jamais réussi cela, et pire encore, il est en train de provoquer l’inverse. C’est donc sur les questions techniques que se contentent de parler les économistes du Front de Gauche, en évitant autant que possible d’évoquer le nom de notre future devise nationale. Seules les déclarations de presse des uns et des autres, parlent par ordre de priorité :

      1) Négocier avec l’Allemagne pour changer la politique monétaire de l’euro, et autant Lordon que Généraux signalent que c’est juste un fantasme que d’imaginer que cela marcherait. C’est donc une perte de temps face à l’urgence.

      2) Découper la zone euro en deux ce qui ne changerait rien à l’affaire, car la Grèce, l’Italie et la France ont des besoins de taux de change différents. C’est un sauvetage idéologique maintenu temporairement au détriment du sauvetage social des peuples. C’est donc une proposition inacceptable.

      3) Conserver l’euro comme monnaie pour les échanges internationaux, sur laquelle nos monnaies nationales restaurées seraient adossées. Proposition à étudier, nombre d’économistes en dehors du Front de Gauche l’évoquent, et cela ne nous enferme plus pour autant dans un système dont on ne pourrait pas sortir.

      4) Restauration complète des monnaies nationales. Solution la plus simple et la plus rapide par laquelle je pense qu’il faudrait passer en premier, avant d’envisager la proposition 3.

      Les deux dernières solutions sont donc admissibles, quand les deux premières sont de la fumisterie du point de vue économique et géopolitique.

      C’est donc un nouveau programme à rédiger, ou du moins une déclaration officielle du Front de Gauche qui devrait proposer l’une des deux dernières solutions qui ont l’avantage d’être clairement préconisées par Lordon et Généreux, soit d’excellentes références.

      En outre, je te l’avais expliqué, ce n’est pas seulement affaire de bidouillages techniques sur la monnaie dont on parle, mais d’un symbole politique à restaurer. L’euro doit disparaître en tant que nom de devise dans notre quotidien (même s’il devait continuer à exister pour les transactions internationales) et le FRANC doit réapparaître pour que les Français aient le sentiment qu’une fin de paradigme s’est amorcée, et que désormais, les responsables politiques Français vont s’occuper de leur bien être, plutôt que tout démanteler au profit d’une idéologie européïste. La Confiance est moteur de sérénité sociale, de foi en l’avenir, et de fait, d’investissements et de consommation. Voila pourquoi le FRANC en tant que nom de monnaie a une importance fondamentale.

      Je veux donc bien croire que ça commence à bouger au Front de Gauche sur les questions monétaires, mais pour le valider, il est nécessaire d’avoir un document officiel d’engagement sur la question à présenter aux Français plus que des déclarations de presse, et un appel à la restauration du Franc en tant que monnaie nationale. Si cela devait intervenir courant 2013, alors ça bougerait en France, car comme je te l’ai dis, le Front de Gauche ne serait plus en marge de la dissidence totale en France, et les prochaines manifs seraient sans nul doute réellement massives. Le pari d’un appel à la Grève Générale serait même largement envisageable pour faire plier le gouvernement dans ce cadre.


    • Malthus Malthus 25 mai 2013 22:58

      Là tu rentres dans le coeur du débat, car tu évoques les deux quasi sophismes des européïstes :

      1) La Souveraineté tient à aussi à une monnaie correspondant aux nécessités sociales (c’est vrai) et l’euro ne doit pas démantelé trop rapidement pour cela (c’est faux).

      2) Les monnaies locales sont plus avantageuses qu’une monnaie nationale (c’est faux).

      Je vais donc m’expliquer en commençant par la géopolitique de la monnaie et en terminant par sa fonction sociale :

      On nous a bassiné pendant des années en disant que l’euro avait vocation à lutter contre l’hégémonie du dollar, que nos petits pays étaient des microbes au niveau international et blablabla, faut absolument l’euro pour être « forts ».

      Non seulement, c’était faux puisque les monnaies nationales s’en sortaient très bien avant l’euro, et tous les pays qui les ont conservé dans le monde s’en sortent toujours aussi bien, mais en outre, trois grands pays vont voir leur monnaie s’effondrer :

      - Les U.S.A
      - Le Japon (très probablement avant tous les autres)
      - Le Royaume Uni (sauf changement drastique de politique).

      Si l’U.E étaient démantelée, les grands gagnants en terme d’attrait monétaire pour les marchés seraient l’Allemagne, la France, l’Italie, le Brésil et la Chine. Et la France pourrait même devenir le numéro 1 là dessus, et je vais l’expliquer tout à l’heure.

      Commençons par le Japon qui cumule trois crises impossibles à résoudre sans un assainissement monétaire brutal :

      - Le Japon est en décroissance démographique, ce qui pose un énorme problème sur la question des retraites à régler par rapport à la population active. Mais en tant que décroissant, ça n’est qu’un souci lié au dogme productiviste à évincer pour y pallier. Cependant, ça n’est pas dans la mentalité des dirigeants japonais.

      - La dette publique et privée en cumulée représentent 500 % du P.I.B du Japon. La dette étant un gage de paiement sur le rentrées d’argent futures, c’est donc foutu puisque le seul problème du pétrole va contraindre cela.

      - Le drame de Fukushima pèse énormément sur l’économie Japonaise, car non seulement, cela implique des milliards pour tenter uniquement de stabiliser la situation sans pouvoir la régler (ce qui en outre signifie que ce n’est plus seulement un problème Japonais, mais aussi international), mais avec des centrales à l’arrêt, le Japon est devenu ultra dépendant de ses importations en énergie.

      Actuellement, le Japon est en pré-phase d’hyperinflation avec une banque centrale qui crache de la monnaie centrale à tout va. 1 yen vaut désormais 0,00076 euros, et cette planche à billets va aggraver la situation, puisque le Japon de part son caractère insulaire et son problème énergétique est dépendant de ses importations.

      A noter que le Japon détient plus de 750 Milliards de dollars de bons du trésor américain, ce qui m’amène au problème du dollar :

      De leur côté, les Américains cumulent plus de 51 Milliards de dettes privées (entreprises et ménages) et publiques ou semi-publiques, les U.S.A sont en vérité un pays totalement ruiné. Leur modèle économique ne fonctionne évidemment pas, et leur volonté acharnée de s’approprier le pétrole mondiale avec le pétro-dollar impose de très lourdes dépenses militaires que les rentrées fiscales ne peuvent plus combler. Hors, la connexion monétaire entre les U.S.A et le Japon va être très rodéo quand le Yen va s’effondrer totalement. La Fed a beau faire de la planche à billet pour soutenir son secteur financier (et non pas l’économie réelle), cela ne fait que des dollars en plus sur lesquelles aucune garantie de destruction n’est posée. En outre, deux nouvelles bulles gonflent aux U.S.A : Les prêts étudiants et la bulle du gaz de schiste qui est une immense connerie financière (au delà des questions écologiques). Enfin, même en supposant que les U.S.A parviennent à encaisser l’hyperinflation Japonaise qui arrive, le pétrole encore une fois achèvera de les ruiner quand il viendra à manquer. 1/3 de la population américaine est actuellement dans un état de pauvreté extrême et des millions d’Américains vont à la soupe populaire.

      Enfin le Royaume Uni pourrait s’en sortir, car sa situation est à peu près identique aux autres grands pays européens, mais son problème vient de son modèle économique avec 50 % de son PIB produit par son industrie financière. Le Royaume Uni a quasiment liquidé son agriculture et se désindustrialise très rapidement. La Finance internationale étant dépendante d’une certaine stabilité aux U.S.A, l’industrie financière du Royaume Uni est sur la corde raide.

      De leur côté, l’Allemagne, la France et l’Italie ont chacun leur carte à jouer en cas de démantèlement de l’euro. L’Allemagne bien que libérale a un pôle industriel puissant à faire valoir. La France a de son côté la possibilité de relancer massivement son industrie et restera toujours une puissance agricole importante dans le Monde. L’Italie est de son côté un pays à vocation industrielle qui peut aussi s’en sortir.

      La France toutefois sort du lot, à condition de trouver un mécanisme favorable à toutes les parties dans cette affaire :

      Je dénonce le FRANC C.F.A, mais il pourrait devenir une monnaie internationale au moins aussi puissante que le Dollar si cela se fait selon trois règles à respecter :

      - Les Etats Africains doivent pouvoir obtenir autant de Francs que nécessaires à leur développement.
      - Le Franc serait une monnaie commune sur lequel seraient adossées des monnaies nationales permettant des taux de change pour chaque pays.
      - La valeur du Franc serait adossée à des investissements dans les économies réelles de tous les pays la zone (France, comme Afrique).

      Donc quand il est dit que la France un microbe monétaire, ça n’est pas vrai, ça peut même être l’inverse. Cela dépend de ce que nous souhaitons faire, et l’oligarchie se garde bien d’évoquer le fait qu’une zone Franc existe, et que la Banque de France gère la monnaie de pas moins de 18 pays et territoires d’outre mer dans le Monde. Le potentiel de développement étant très fort en Afrique, alors que de son côté, l’Europe a atteint son pic structurel de croissance forte, le FRANC pourrait être le Dollar du futur. Et je suis étonné que les internationaliste du Front de Gauche qui aiment tant l’euro se concentre sur un continent globalement riche, quand une autre monnaie internationale peut apporter bien être social tant en France qu’en Afrique.

      Une fois ces questions de géopolitique monétaire passées, avançons maintenant sur la question des avantages d’une monnaie nationale comparativement aux monnaies locales.

      La Monnaie, c’est un Peuple !

      C’est pas seulement une question économique, c’est une question politique, je ne le répéterais jamais assez.

      En Allemagne, ou plus encore en Belgique et en Suisse, il pourrait y’avoir plusieurs monnaies, du fait de leur système fédéral et des différences culturelles et économiques internes à ces pays.

      Mais la France est un Etat centralisateur depuis qu’elle existe. Ce qui signifie que les monnaies locales ne servent à rien, comparativement à une monnaie nationale, qui fonctionne sur la base d’une cohésion nationale d’ensemble, par l’impôt et la redistribution de celui-ci par les différentes allocations et services régaliens qui sont les mêmes pour les Corses, les Bretons, les Alsaciens et les Picards.

      La création monétaire n’a rien à voir avec la notion de région si elle se fait pour un peuple uni par sa langue, les frontières de son pays et son système social. Si en plus, toutes les banques sont nationalisées et qu’une seule banque continue d’exister (la Banque de France) qui sera la seule à pouvoir créer de la monnaie, il n’y aura strictement aucun intérêt à diviser les régions en cherchant à créer des sous-peuples ayant chacun leur propre monnaie, alors que le Franc peut être distribué partout autant que les besoins sont nécessaires.

      Au contraire, si tu divises le pays en laissant se développer des monnaies locales, tu ne fais que satisfaire les ambitions des mondialistes qui veulent la mort des Etats Nation, c’est à dire de la cohésion de leurs peuples qui est une force de résistance à leur délire. Voila pourquoi l’U.E favorise autant les régions et veut créer des « euro-régions ». Il s’agit de démolir les pays.

      Donc du point de vue technique, si la Banque de France est la seule à pouvoir être l’institution pouvant accueillir les dépôts, et créer de la monnaie partout sur le territoire en fonction des besoins, les monnaies locales sont une absurdité.

      Du point de vue politique, le partage de la même monnaie, est une façon de souder la Nation sur la base du partage d’une même devise, ce que n’a pas su faire l’euro.

      Quoi qu’il arrive, quand tu me parles justement de monnaies locales, c’est justement le genre de délires mondialistes que récupère une certaine gauche qui mélange tout entre sa vocation universaliste et le venin distillé par les mondialiste, qui m’empêche d’embrasser vos idéaux.

      J’aime mon pays, son histoire, mon peuple, ma langue et pour rien au monde, je veux qu’une gauche qui ne sait pas distinguer certains concepts, ne soit responsable de son démantèlement progressif. Et tant que la gauche n’arrivera pas à faire le tri dans son logiciel en évacuant le mondialisme de l’internationalisme (ou plutôt l’universalisme à la française), je n’y croirais pas. Je ne suis pas Mondialiste.


    • Malthus Malthus 25 mai 2013 23:08

      Là tu rentres dans le coeur du débat, car tu évoques les deux quasi sophismes des européïstes :

      1) La Souveraineté tient à aussi à une monnaie correspondant aux nécessités sociales (c’est vrai) et l’euro ne doit pas démantelé trop rapidement pour cela (c’est faux).

      2) Les monnaies locales sont plus avantageuses qu’une monnaie nationale (c’est faux).

      Je vais donc m’expliquer en commençant par la géopolitique de la monnaie et en terminant par sa fonction sociale :

      On nous a bassiné pendant des années en disant que l’euro avait vocation à lutter contre l’hégémonie du dollar, que nos petits pays étaient des microbes au niveau international et blablabla, faut absolument l’euro pour être « forts ».

      Non seulement, c’était faux puisque les monnaies nationales s’en sortaient très bien avant l’euro, et tous les pays qui les ont conservé dans le monde s’en sortent toujours aussi bien, mais en outre, trois grands pays vont voir leur monnaie s’effondrer :

      - Les U.S.A
      - Le Japon (très probablement avant tous les autres)
      - Le Royaume Uni (sauf changement drastique de politique).

      Si l’U.E étaient démantelée, les grands gagnants en terme d’attrait monétaire pour les marchés seraient l’Allemagne, la France, l’Italie, le Brésil et la Chine. Et la France pourrait même devenir le numéro 1 là dessus, et je vais l’expliquer tout à l’heure.

      Commençons par le Japon qui cumule trois crises impossibles à résoudre sans un assainissement monétaire brutal :

      - Le Japon est en décroissance démographique, ce qui pose un énorme problème sur la question des retraites à régler par rapport à la population active. Mais en tant que décroissant, ça n’est qu’un souci lié au dogme productiviste à évincer pour y pallier. Cependant, ça n’est pas dans la mentalité des dirigeants japonais.

      - La dette publique et privée en cumulée représentent 500 % du P.I.B du Japon. La dette étant un gage de paiement sur le rentrées d’argent futures, c’est donc foutu puisque le seul problème du pétrole va contraindre cela.

      - Le drame de Fukushima pèse énormément sur l’économie Japonaise, car non seulement, cela implique des milliards pour tenter uniquement de stabiliser la situation sans pouvoir la régler (ce qui en outre signifie que ce n’est plus seulement un problème Japonais, mais aussi international), mais avec des centrales à l’arrêt, le Japon est devenu ultra dépendant de ses importations en énergie.

      Actuellement, le Japon est en pré-phase d’hyperinflation avec une banque centrale qui crache de la monnaie centrale à tout va. 1 yen vaut désormais 0,00076 euros, et cette planche à billets va aggraver la situation, puisque le Japon de part son caractère insulaire et son problème énergétique est dépendant de ses importations.

      A noter que le Japon détient plus de 750 Milliards de dollars de bons du trésor américain, ce qui m’amène au problème du dollar :

      De leur côté, les Américains cumulent plus de 51.000 Milliards de dettes privées (entreprises et ménages) et publiques ou semi-publiques, les U.S.A sont en vérité un pays totalement ruiné. Leur modèle économique ne fonctionne évidemment pas, et leur volonté acharnée de s’approprier le pétrole mondial avec le pétro-dollar impose de très lourdes dépenses militaires que les rentrées fiscales ne peuvent plus combler. Hors, la connexion monétaire entre les U.S.A et le Japon va être très rodéo quand le Yen va s’effondrer totalement. La Fed a beau faire de la planche à billet pour soutenir son secteur financier (et non pas l’économie réelle), cela ne fait que des dollars en plus sur lesquelles aucune garantie de destruction n’est posée. En outre, deux nouvelles bulles gonflent aux U.S.A : Les prêts étudiants et la bulle du gaz de schiste qui est une immense connerie financière (au delà des questions écologiques). Enfin, même en supposant que les U.S.A parviennent à encaisser l’hyperinflation Japonaise qui arrive, le pétrole encore une fois achèvera de les ruiner quand il viendra à manquer. 1/3 de la population américaine est actuellement dans un état de pauvreté extrême et des millions d’Américains vont à la soupe populaire.

      Enfin le Royaume Uni pourrait s’en sortir, car sa situation est à peu près identique aux autres grands pays européens, mais son problème vient de son modèle économique avec 50 % de son PIB produit par son industrie financière. Le Royaume Uni a quasiment liquidé son agriculture et se désindustrialise très rapidement. La Finance internationale étant dépendante d’une certaine stabilité aux U.S.A, l’industrie financière du Royaume Uni est sur la corde raide.

      De leur côté, l’Allemagne, la France et l’Italie ont chacun leur carte à jouer en cas de démantèlement de l’euro. L’Allemagne bien que libérale a un pôle industriel puissant à faire valoir. La France a de son côté la possibilité de relancer massivement son industrie et restera toujours une puissance agricole importante dans le Monde. L’Italie est de son côté un pays à vocation industrielle qui peut aussi s’en sortir.

      La France toutefois sort du lot, à condition de trouver un mécanisme favorable à toutes les parties dans cette affaire :

      Je dénonce le FRANC C.F.A, mais il pourrait devenir une monnaie internationale au moins aussi puissante que le Dollar si cela se fait selon trois règles à respecter :

      - Les Etats Africains doivent pouvoir obtenir autant de Francs que nécessaires à leur développement.
      - Le Franc serait une monnaie commune sur lequel seraient adossées des monnaies nationales permettant des taux de change pour chaque pays.
      - La valeur du Franc serait adossée à des investissements dans les économies réelles de tous les pays la zone (France, comme Afrique).

      Donc quand il est dit que la France est un microbe monétaire, ça n’est pas vrai, ça peut même être l’inverse. Cela dépend de ce que nous souhaitons faire, et l’oligarchie se garde bien d’évoquer le fait qu’une zone Franc existe, et que la Banque de France gère la monnaie de pas moins de 18 pays et territoires d’outre mer dans le Monde. Le potentiel de développement étant très fort en Afrique, alors que de son côté, l’Europe a atteint son pic structurel de croissance forte, le FRANC pourrait être le Dollar du futur. Et je suis étonné que les internationalistes du Front de Gauche qui aiment tant l’euro se concentrent sur un continent globalement riche, quand une autre monnaie internationale peut apporter un réel bien être social tant en France qu’en Afrique.

      Une fois ces questions de géopolitique monétaire passées, avançons maintenant sur la question des avantages d’une monnaie nationale comparativement aux monnaies locales.

      La Monnaie, c’est un Peuple !

      C’est pas seulement une question économique, c’est une question politique, je ne le répéterais jamais assez.

      En Allemagne, ou plus encore en Belgique et en Suisse, il pourrait y’avoir plusieurs monnaies, du fait de leur système fédéral et des différences culturelles et économiques internes à ces pays.

      Mais la France est un Etat centralisateur depuis qu’elle existe. Cela est lié à des siècles de monarchie et une République autrefois Jacobine. Ce qui signifie que les monnaies locales ne servent à rien, comparativement à une monnaie nationale, qui fonctionne sur la base d’une cohésion nationale d’ensemble, par l’impôt et la redistribution de celui-ci et par les différentes allocations et services régaliens qui sont les mêmes pour les Corses, les Bretons, les Alsaciens et les Picards.

      La création monétaire n’a rien à voir avec la notion de région si elle se fait pour un peuple uni par sa langue, les frontières de son pays et son système social et fiscal. Si en plus, toutes les banques sont nationalisées et qu’une seule banque continue d’exister (la Banque de France) qui sera la seule à pouvoir créer de la monnaie, il n’y aura strictement aucun intérêt à diviser les régions en cherchant à créer des sous-peuples ayant chacun leur propre monnaie, alors que le Franc peut être distribué partout autant que les besoins sont nécessaires.

      Au contraire, si tu divises le pays en laissant se développer des monnaies locales, tu ne fais que satisfaire les ambitions des mondialistes qui veulent la mort des Etats Nation, c’est à dire de la cohésion de leurs peuples qui est une force de résistance à leur délire. Voila pourquoi l’U.E favorise autant les régions et veut créer des « euro-régions ». Il s’agit de démolir les pays.

      Donc du point de vue technique, si la Banque de France est la seule institution à pouvoir accueillir les dépôts, et créer de la monnaie partout sur le territoire en fonction des besoins, les monnaies locales sont une absurdité.

      Du point de vue politique, le partage de la même monnaie, est une façon de souder la Nation sur la base du partage d’une même devise, ce que n’a pas su faire l’euro.

      Quoi qu’il arrive, quand tu me parles justement de monnaies locales, c’est justement le genre de délires mondialistes que récupère une certaine gauche qui mélange tout entre sa vocation universaliste et le venin distillé par les mondialistes, qui m’empêche d’embrasser vos idéaux.

      J’aime mon pays, son histoire, mon peuple, ma langue et pour rien au monde, je veux qu’une gauche qui ne sait pas distinguer certains concepts, ne soit responsable de son démantèlement progressif. Et tant que la gauche n’arrivera pas à faire le tri dans son logiciel en évacuant le mondialisme de l’internationalisme (ou plutôt l’universalisme à la française), je n’y croirais pas. Je ne suis pas Mondialiste.


    • citoyen citoyen 26 mai 2013 00:03

      « le Front de Gauche ne serait plus en marge de la dissidence totale en France »


      j’ai d’abord souri à cette phrase, puis finalement je me suis dit que ça méritait un échange.

      Le Front de Gauche est la réunion d’organisations diverses, mais à dominante PCF et anciens du PS. Il y en a des beaucoup plus radicaux. Et gravitent autour ou carrément en opposition des tas d’orga toutes se revendiquant plus à gauche les unes que les autres (à gauche dans le sens anticapitalistes, radicales, hors-système, etc.).

      c’est déjà une gageure de réunir tout cela. Et le poids électoral potentiel est dans la gauche, c’est à dire y compris les électeurs du PS. 
      Bien entendu le mouvement en lui même est en opposition au PS, mais la stratégie électorale implique de conserver une attache avec tout ces gens mous du genoux...en tout cas c’est ce que je m’imagine des stratèges du PCF. Parti que je respecte pour tout un tas de raisons, mais que je conchie pour beaucoup d’autres. Je pensais qu’il était possible de faire l’union des gauches de gauche sans eux, nous nous sommes cassés les dents.

      mais enfin quoi qu’il en soit, le côté « dissident » du FdG m’apparaît comme très relatif au regard de ceux que je fréquente et qui vivent vraiment autrement. Alors tu imagines ce que je peux penser des soit-disant dissidents de droite, dont je respecte le combat, mais qui resteront toujours des adversaires.

      donc la question n’est pas de balancer des slogans pour conserver une image de marque et faire fonctionner la boutique comme au FN. Il s’agit de rester dans une certaine crédibilité et donc une capacité à prendre les leviers. Sinon « Qui » va sortir de l’Euro, de l’UE ? Asselineau ? QUi le connait ? trois pélots. Et d’ailleurs c’est quoi la droite sans l’électorat paysan ? tu crois pas qu’ils vont vite comprendre ce que ça signifie, la fin de la PAC ? et tout de suite comme ça sans préparation ?

      on sait bien que de nos jours, il est très facile d’être un « dissident » vu le degré de conformisme et de contention des opinions dans les médias, mais enfin, soyons sérieux deux minutes, on est sur des alternatives à la politique actuelle, et avec les moyens du bord, pour sauver des meubles qu’un vrai dissident aurait déjà jeté par la fenêtre...

      bref, électoralement parlant, c’est soit le FN, soit le FdG, sinon on n’aurait pas une partie du NPA qui quitte les ultras pour rejoindre le FdG où il y a pourtant le PCF, idem pour la FASE, qui héritière des Collectifs Unitaires Anti Libéraux, devrait être le FdG à elle seule et ne pas avoir à se plier à la démocratie selon l’appareil du PCF ou l’héritage à mon goût beaucoup trop « PS » dansle PG. Si tout se petit monde se soude et construit ensemble une nouvelle doctrine et chemine lentement vers des radicalités concrètes, c’est que l’union fait la force et la radicalité trop forte isole, car elle est en décalage avec le gros de la population.

      Idem pour le FN qui cherche à élargir sa base militante et à apparaître moins sulfureux. D’autant plus facile que leur travail idéologique de fond a porté ses fruits (pourris)...nous, nous n’en sommes qu’à une toute récente renaissance...le mot capitalisme était presque tabou dans les 90’s.

      Toute autre est la question de l’insurrection, dont la grève générale n’est qu’un moyen. Mais là, le FdG n’est pas du tout assez puissant, les cadres, les militants sont trop faibles pour amener un mouvement à une prise de pouvoir...et même faire plier Hollande, je n’y crois pas et ça ne servirait à rien, si ces gens conservent le pouvoir, ils nous la mettrons bien profond.

      alors franchement, comme un mouvement aussi complexe que le FdG ne portera jamais tous les mots d’ordres que souhaitent ceux-ci ou ceux-là dans un programme, et qu’il y aura toujours de bonnes raisons pour s’en dissocier..j’en appelle à la responsabilité politique de chacun.

      en tout cas attendre que le FdG soit ou dise ou fasse ceci ou cela sans s’y engager, me parait contraire à ma propre éthique démocratique, qui n’est pas celle d’un consommateur.

      Par contre les idées circulent, les indignations existent, ne manque plus q’une rébellion organisée, bien construite, avec des gens responsables...si ça prend et si ça marche tant mieux, tant que ça ne ressemble pas à des gesticulations indignées et réclamatrices...

      donc tu as le droit de faire la fine bouche avant de choisir un camp ou de persister dans ce que je crois être des illusions d’entente cordiale entre opposants, tu as aussi le droit de prendre des conservateurs ou des réactionnaires pour des opposants au « système », mais comme Paul Aries ou Fed Lordon, j’estime que nous devons soutenir le FdG de manière critique et participer à sa construction, enrichir son contenu et sa portée. 

      A partir de là, tout dépend de la manière dont on se sort de la confusion ambiante. Et avant le scénario 1, 2 ou 3 il y a un mouvement à construire, un projet de société, si celui du FN te convient, vas-y, moi j’ai choisi mon camp, je ne suis pas munichois.

    • citoyen citoyen 26 mai 2013 00:28

      Bon, je crois que tu n’as pas bien compris l’idée de monnaie locale...je ne vois pas la corrélation avec « la gauche mondialiste », non, c’est juste un outil de relocalisation, de développement endogène, etc. il y en a déjà partout, renseigne-toi sur le SOL !


      à mon avis, ce type de support nous voue à un dialogue de sourd, comme je ne peux t’interrompre quand tu passes à des vues idéologiques que je ne partage pas, le débat de fond se finira encore et encore des réductions qui commencent à me fatiguer...

      d’autant plus fatigant que tu es parfaitement capable de te relire et de voir qu’il y a au moins une demi-douzaine de contradictions dans ton post qui te ferait avoir un zero pointé en économie...

      quant à la gloriole nationale, ça va, le chantage à « j’aime mon pays » et je veux une monnaie pour ma souveraineté mais alors par contre pas pour les africains ou alors qu’avec des africains soumis et pas avec les autres autrees européens. non franchement ça ne tient pas debout...et renseigne toi sur les position du FdG...il propose une monnaie de référence mondiale...devine quelles insultes ça génère depuis l’extrême droite...

      bref, bonne continuation. merci au moins d’avoir tenu parole pour cet article



    • Malthus Malthus 26 mai 2013 04:40

      Dans ton propos, tu parlais de créer de la monnaie au plus près du citoyen. Mais la monnaie locale n’est pas de la création monétaire. Je sais ce que sont les monnaies locales et je souhaite d’ailleurs en instituer une dans ma ville.

      Mais ce ne sont rien d’autre que des monnaies adossées à l’euro. Si l’euro s’effondre, les monnaies locales s’effondrent aussi. D’ailleurs un ami qui porte le doux nom d’Abdallah à Bordeaux, tente de créer pour cette ville l’Hermes. Sauf que son projet, en tant que sympathisant d’extrême droite Asselinesque un peu renseigné, c’est d’adosser sa monnaie à un panier de fruits, légumes et métaux précieux en plus de l’euro pour lui donner une réelle valeur.

      Ce sera aussi une monnaie fondante, et c’est le fruit de la taxe sur les billets qui permettra de mettre en place une banque alimentaire à ces fins.

      Ce que j’ai compris dans ton propos, c’est de dézinguer l’idée même d’unité du peuple Français en créant différentes banques centrales au sein même du pays. Les nunuches d’EELV en rêveraient, bien qu’ils soient dépassés dès lors qu’on leur parle de monnaie.

      Comme je te l’ai dis, je ne suis pas favorable au maintien du FRANC C.F.A en vertu de l’auto-détermination des peuples. Mais si j’ai cité le fait que techniquement il était possible de renforcer la zone Franc sous forme de monnaie commune, c’était pour te faire comprendre que la zone monétaire Française n’est pas minuscule et fragile, bien au contraire, elle déjà totalement impériale et capable de mettre une claque au Dollar. Mais limite, ça n’a aucun intérêt de vouloir remplacer une hégémonie américaine par une hégémonie française, et c’est justement pour ça que je ne veux pas d’une hégémonie Merkel ou une hégémonie Mélenchon sur l’Europe. Par ce que je respecte les peuples et ne souhaite pas que mon pays interfère dans leurs affaires.

      Enfin, pour conclure, on peut être « nationaliste » et ne pas soutenir le F.N, ce qui est mon cas, autant que celui de nombreuses personnes en France.

      Tu disais chercher un projet de révolte, alors chiche, je te propose celui-ci :


    • Malthus Malthus 26 mai 2013 04:41

      C/c sur ton navigateur :

      sylvain-baron.blogspot.fr/2013/05/la-revolte-monetaire-cest-maintenant.html


    • citoyen citoyen 26 mai 2013 13:41

      Non Malthus, tu ne comprends pas,


      d’abord ton projet m’apparait inintéressant, car c’est encore une fois le symbole plutôt que l’efficacité que tu recherches.
      Or précisément, la conversion fixe et qui plus est 1 pour 1, c’est du foutage de gueule à la Le Pen. En gros elle préconise comme Généreux que la BdF émette des Euros, à la différence qu’elle va les appeler « Francs », mais ses francs seront en faits des euros déguisés.

      la monnaie locale n’a pas à être adossé sur une monnaie-dette sinon son effet subversif est très limité, il faut par exemple s’inspirer de la théorie créditiste (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_social) pour instituer et garantir par une « autorité » un mécanisme de création monétaire déconcentré (si tu préfères) en fonction des besoins locaux, pour un développement endogène équilibré. 

      la monnaie actuelle n’est basée sur rien, ou presque, une monnaie locale efficace est basée sur la production, par exemple si les bordelais veulent une nouvelle ligne de tramway, j’émets la quantité nécessaire de monnaie et je la détruit à mesure que le tramway s’use.

      ça ne t’aura pas échappé qu’il y a des grandes disparités entre territoires, dont certains vivent d’ailleurs au crochet de fonds structurels européens ; qu’il y a une hypertrophie de certaines ville et une surconcentration urbaine, avec le terrible phénomène des « banlieues », etc.

      donc il me semble qu’il y a un défi à relever en terme de rééquilibrage, de maillage plus dense en services publics, de reconstructions de filières locales et courtes, en production énergétique, agricole, industrielle, etc., si cela c’est attenter à l’unité de la France...laisser des territoires se mourir et dépendre du bon vouloir de Paris...

      et pire, si l’unité de la France ne tenait que par l’argent...ma foi, c’est que nous serions tombés bien bas.

      maintenant, puisque tu es « bien renseigné » ou ton pote asselineau-dépendant, tu vas me dire de quoi le Franc est-il le symbole, en te penchant sur une époque où la CIA n’avait pas encore d’existence mais où il s’agissait déjà d’établir l’Etat comme le moyen de faire travailler un peuple au bénéfice des grands argentiers. Par le même raisonnement qui conduit Asselinea à rejeter l’Euro, l’Histoire de la Banque de France, devrait logiquement te conduire à rejeter ce symbole comme celui d’une « souveraineté » quelconque du seul « souverain » que je connaisse : le Peuple. 

      Je t’invite aussi à te pencher sur le fameux « tournant de la rigueur » de 83, histoire de bien être au clair sur le degré de « souveraineté » que permettait le Franc des banquiers pour appliquer un programme qui ne leur plaisait pas. 30 ans ont passé, mais il n’y a pas beaucoup d’incertitudes sur ce qui peut être fait en termes de politique monétaire dans un régime de changes devenus flottants depuis 1971 et sans contrepartie-or pour le dollar, quand 70% de nos échanges se font avec les pays d’europe et non de la Françafrique...exactement ce qui se passe pour Orban et sa clique, en pire.

      maintenant, je veux bien débattre, mais il me faut du solide, c’est à dire une base théorique sérieuse, au delà de la symbolique, parce que de ce que je vois, la politique de passager clandestin menée par l’Allemagne a plongé tous les autres pays dans une crise pourtant facilement soluble par une relance keynésienne à l’échelle européenne, et ce qui va avec, retraites par répartition, salaires minimums, etc..

      Pour sortir de la crise dans ce régime capitaliste, il y a cette solution, et elle est européenne (le protectionnisme « intelligent » de Mr Philippot ne changera pas la structure des échanges en un claquement de doigt et il le sait bien, j’en ai déjà parlé avec lui) ou bien la solution « non-coopérative » d’harmonisation par le bas que nous subissons actuellement, avec bien évidemment l’absence de dumping monétaire possible à cause de l’Euro, mais cette solution ne ferait que surajouter un paramètre dans la course à l’échalotte.

      Autrement dit, si on sait lire un programme ou un bouquin d’économiste hétérodoxe sérieux, la sortie de crise par une stratégie nationale commence d’abord par de gros coup de poker pour contraindre les pays à stratégie « non-coopérative » de coopérer, des réorientations géopolitiques pour trouver des coopérateurs hors europe et/ou par des mécanismes internes à mettre en place pour opérer une bifurcation radicale mais inévitablement progressive de sortie du capitalisme. Sans cela, on est dans la forfanterie.

      Or la forfanterie cocardière ne m’intéresse pas, car justement, mon point prioritaire c’est la démocratie, c’est à dire la souveraineté du peuple en tant que corps constitué de citoyens et la liberté de l’individu dans ses choix de vie. Et qu’il vise à satisfaire des cupidités apatrides ou nationale, le régime capitaliste de la propriété lucrative (le fameux « vol » dont parle Proudhon), le capitalisme est incompatible avec la peine et entière liberté d’un peuple et de ses membres.

      Mon préalable n’est donc pas la sortie de l’Euro pour récupérer une très éphémère ou illusoire « souveraineté », mais bien la révolution citoyenne pour une société du bien vivre. D’où il ressort que si untel ou untel ne propose pas un projet de société en dehors du capitalisme et de sa fausse démocratie, je ne saurais lui faire confiance, car sa logique le conduira à capituler tout en faisant semblant.

      ce qui pourrait me rendre fier d’être Français c’est précisément cette révolution citoyenne. Je ne veut pas d’un nouvel impérialisme, pas d’un nouveau Vichy, et pas qu’on se serve du drapeau pour bassement mener une politique de « beggar your neighbour » afin de remplir les poches de la classe dominante locale.

      et donc pour ceux-là, comme de bien entendu, il faut se glorifier de notre magnifique agro-industrie ultra-subventionnée et boostée aux produits chimiques déversant sur le monde ses produits au détriment des agricultures locales et surtout ne rien attenter contre les oligarchies de nos voisins dont le destin leur appartient et n’a évidemment aucune conséquence sur notre bien-être...ma foi, effectivement, à défaut d’être altermondialiste ou simplement internationaliste, j’ai bien affaire à un nationaliste benêt.

      et comme le nationalisme est ton seul logiciel de lecture tu interprètes la volonté de lutter frontalement contre l’hégémonie du néolibéralisme comme une volonté d’une Europe mélenchonienne. Or il ne s’agit pas de cela. Il s’agit bien de faire triompher des idées et des principes pour que les peuples d’Europe puissent enfin prendre leurs destinées en main. En somme, c’est une certaine idée de la France, celle qui transmet ses lumières, et si possible sans missionnaires armés.

      Nous avons des liens fort avec des mouvements aux idées similaires, dans le monde entier. Mais pour le moment en France, nous sommes en train de rattrapper le retard sur l’extrême droite, qui a su tirer les enseignements de Gramsci mieux que certains partis pourtant très anciennement implantés, la bataille culturelle se mène à la fois contre la forme néolibérale du capitalisme et contre les réactionnaires (l’UMP-PEN en voie de formation et aux discours fascisants), nous sommes donc dans une guerre de position

      car, comme disait Jaurès : « Ces grands changements sociaux qu’on nomme des révolutions ne peuvent pas ou ne peuvent plus être l’œuvre d’une minorité. Une minorité révolutionnaire, si intelligente, si énergique qu’elle soit, ne suffit pas, au moins dans les sociétés modernes, à accomplir la révolution. Il y faut le concours, l’adhésion de la majorité, de l’immense majorité. »

    • Malthus Malthus 26 mai 2013 16:55

      Le projet que je porte n’est pas monétaire, il utilise l’outil monétaire pour organiser ni plus ni moins le référendum qui n’est pas organisé par les autorités s’agissant de notre appartenance à l’U.E, l’euro et l’OTAN.


      Nos débats ici prouvent que les Français ne sont pas d’accord sur cette question éminemment importante et qu’elle est détournée dans une grille de lecture => euroscepticisme => probable fascisme ou nationalisme, alors que cela est faux, puisque nous trouvons des eurosceptiques autant au FdG qu’au P.S, ainsi que dans diverses mouvances communistes.

      Le sujet est sérieux, il correspond à la restauration d’un minimum de démocratie dans ce pays. C’est le but du projet : Donner aux Français un outil pour se révolter intelligemment sur la base d’un Symbole que tu conspues et qui pourtant fait parti de notre patrimoine.

      Le premier Franc de l’Histoire fut battu pour libérer un Roi qui ne le méritait certes pas, mais garde en lui le symbole d’une unité pour préserver notre indépendance, puisque la royauté était alors l’institution qui avait la charge de la maintenir.

      Le Franc réapparaît ensuite peu après la Révolution Française et accompagnera toutes les périodes de l’Histoire de France jusqu’en 2000. Toutes les monnaies peuvent porter le symbole du capitalisme. Le Franc tout comme l’euro ont été utilisé à des fins mercantiles par des fous. Mais le Franc a aussi financé des choses intéressantes. Nos premiers remboursements de la sécu, nos premières retraites et allocations étaient en Francs. Il ne faut pas voir le mal partout.

      Par ailleurs, contrairement à ce que tu crois ma grille de lecture n’est pas nationaliste puisque mon désir est de vivre en Amérique du Sud, ce qui fait de moi un patriote bien peu chauvin de sa terre natale. Ma grille de lecture est d’utiliser les outils de notre Souveraineté pour que les idées du peuple Français et non de fripouilles mondialistes puissent avoir le droit de citer.

      Autre point où je ne suis pas d’accord avec toi, c’est de croire naïvement que la France pourrait faire plier des pays et institutions sur leur modèle capitaliste en étant enfermée dans l’U.E. C’est l’inverse à mon sens qui peut marcher. Croire par exemple que l’on peut changer les U.S.A, l’Allemagne ou le Royaume Uni, c’est d’une arrogance folle. La seule chose que l’on peut faire, c’est nouer des alliances objectives avec des pays qui luttent déjà contre la finance apatride qui corrompt des politiciens pour déclencher des guerres. Mais des alliances qui ne soient pas au mépris de notre Souveraineté. La France a les moyens de faire pression, mais pas en étant démantelée progressivement dans l’euro.

    • citoyen citoyen 26 mai 2013 20:20
      Donc si je te suis, tout animé d’un sentimentalisme petit-bourgeois, comme il y a des partisans de gauche de la sortie immédiate de l’UE et de l’Euro alors les souverainistes droitiers ne sauraient être accusés de faire le jeu du fascisme.

      Pourtant les uns luttent ici et maintenant contre la situation actuelle à partir d’une analyse de ce qui nous y a plongé, tandis que les autres ne participent pas au combat de classe et ne remettent pas en cause la domination d’une classe capitaliste sur le reste de la société, ils veulent juste illusoirement l’enfermer dans des frontières.

      Des masses gigantesques s’agitent en Espagne, au Portugal, en Slovénie, en Grèce, mais il faudrait regarder notre petit nombril ?

      et à quoi rimerait un soutien à des adversaires insignifiants qui se feront avaler tout cru par les vaques d’extrême droite ? et Qui va sortir, qui sera en position de le faire ? pour quel projet ? et que veut dire ces slogans creux et ces multiples invectives adressées aux FdG qui, par le fait d’apres discussions internes en vient à clairement proposer une politique de désobéïssance aux traités, une émission d’Euro par la BdF, etc. dans son programme à la présidentielle et à la législative. Cela dans les actes et dans les faits ne revient-il pas au même ? Et qu’est-ce qui nous interdirait d’aller plus loin sinon la frilosité du peuple soigneusement entretenue par des dézingueurs professionnels.
      Faudra-t-il que toute la Gauche abandonne son idéal internationaliste, son souci de résolution politique des problèmes qui objectivement se posent à l’échelle européenne, pour tous les travailleurs, précaires, chômeurs, etc. ? 
      Et qui enfume les travailleurs à leur faire croire que « c’est la faute à Bruxelles » ? Qui nomme les commissaires, qui prend les directives, qui va signer des accords ? Ne sont-ce pas ceux pour qui votent nos concitoyens ? et n’est-ce pas la même politique appliquée dans tous les pays « avancés », quand bien même ont-ils leur propre monnaie ?

      Il ne s’agit pas de « croire naïvement que la France pourrait faire plier des pays et institutions sur leur modèle capitaliste en étant enfermée dans l’U.E » Il s’agit de sortir de l’illusion selon laquelle la France serait « enfermée dans l’UE », ce ne sont que des traités, des bouts de papiers, par contre nous sommes un pays européen, notre économie est imbriquée avec celle de nos voisins et elle est suffisamment importante pour que toute action de notre part induise de profondes reconfigurations.. 
      Oui nous nouerons des alliances objectives avec des pays qui luttent déjà contre la finance apatride et contre la finance tout court, mais aussi avec tous les mouvements qui n’ont pas encore les leviers du pouvoirs mais auront plus de facilité si nous ouvrons la voie. 
      Oui tu as raison, la France a les moyens de faire pression, mais pour qu’elle le puisse, encore faut-il que nous prenions le pouvoir. C’est un combat Classe contre Classe et il est urgent de le comprendre.

      « Lorsque la réaction exige que les intérêts de la nation soient placés au-dessus des intérêts des classes, nous, marxistes, expliquons que sous le couvert des intérêts du « tout », la réaction défend les intérêts de la classe exploiteuse. On ne peut pas formuler les intérêts d’une nation autrement que du point de vue de la classe dominante ou de la classe qui prétend occuper la place dominante.«  

       »Pour la bourgeoisie monopoliste, les régimes parlementaire et fasciste ne sont que les différents instruments de sa domination : elle a recours à l’un ou à l’autre selon les conditions historiques. Mais pour la social-démocratie comme pour le fascisme, le choix de l’un ou de l’autre instrument a une signification indépendante, bien plus, c’est pour eux une question de vie ou de mort politique.

      Le régime fasciste voit son tour arriver lorsque les moyens « normaux », militaires et policiers de la dictature bourgeoise, avec leur couverture parlementaire, ne suffisent pas pour maintenir la société en équilibre. A travers les agents du fascisme, le capital met en mouvement les masses de la petite bourgeoisie enragée, les bandes des lumpen-prolétaires déclassés et démoralisés, tous ces innombrables êtres humains que le capital financier a lui-même plongés dans la rage et le désespoir. La bourgeoisie exige du fascisme un travail achevé : puisqu’elle a admis les méthodes de la guerre civile, elle veut avoir le calme pour de longues années. Et les agents du fascisme utilisant la petite bourgeoisie comme bélier et détruisant tous les obstacles sur leur chemin, mèneront leur travail à bonne fin. La victoire du fascisme aboutit à ce que le capital financier saisit directement dans ses tenailles d’acier tous les organes et institutions de domination, de direction et d’éducation : l’appareil d’Etat avec l’armée, les municipalités, les universités, les écoles, la presse, les organisations syndicales, les coopératives. La fascisation de l’Etat n’implique pas seulement la « mussolinisation » des formes et des méthodes de gouvernement - dans ce domaine les changements jouent en fin de compte un rôle secondaire - mais avant tout et surtout, l’écrasement des organisations ouvrières : il faut réduire le prolétariat à un état d’apathie complète et créer un réseau d’institutions pénétrant profondément dans les masses, pour faire obstacle à toute cristallisation indépendante du prolétariat. C’est précisément en cela que réside l’essence du régime fasciste.

      Ce qui vient d’être dit ne contredit en rien le fait qu’il puisse exister durant une période déterminée un régime de transition entre le système démocratique et le système fasciste, combinant les traits de l’un et de l’autre : telle est la loi générale du remplacement d’un système par un autre, même s’ils sont irréductiblement hostiles l’un à l’autre. Il y a des moments où la bourgeoisie s’appuie sur la social-démocratie et sur le fascisme, c’est-à-dire qu’elle utilise simultanément ses agents conciliateurs et ses agents terroristes. Tel était, dans un certain sens, le gouvernement de Kérensky pendant les derniers mois de son existence : il s’appuyait à moitié sur les Soviets et en même temps conspirait avec Kornilov. Tel est le gouvernement de Brüning dansant sur une corde raide entre les deux camps irréductibles, avec le balancier des décrets d’exception dans les mains. Mais une telle situation de l’Etat et du gouvernement ne peut avoir qu’un caractère temporaire. Elle est caractéristique de la période de transition : la social-démocratie est sur le point de voir expirer sa mission, alors que ni le communisme ni le fascisme ne sont encore prêts à s’emparer du pouvoir."

      janvier 1932, Léon Trotsky

      La révolution allemande et la bureaucratie stalinienne, 2. Démocratie et fascisme http://marxists.anu.edu.au/francais/trotsky/oeuvres/1932/01/320127c.htm



    • LE CHAT LE CHAT 23 mai 2013 10:34

      La seconde est de rejoindre le Front de Gauche

      tu plaisantes ou quoi ? des gens qui nous insultent du soir au matin et du matin au soir et dont le chef franc maçon a appelé à voter Flamby ..................

      quand aux groupuscules cités , ils roulent pour l’UMP , genre Asselineau dont on peut regrouper les fans dans une cabine téléphonique


      • Malthus Malthus 23 mai 2013 11:47

        Si vous considérez les choses sous un angle tactique et moins idéologique, alors sans conteste, le F.N n’est pas en situation de prendre le pouvoir, car il n’a pas les syndicats avec lui. Ca vous parait insignifiant, mais sachez que ce n’est pas une élection qui mettra à mal le système et certainement pas Mme Le Pen. Ce n’est pas vis des « représentants » politiques qu’il faut s’ouvrir au débat avec les gens de « gauche », c’est clairement vis à vis des idées à négocier pour ne faire qu’un.

        Encore une fois, vous avez un poids à faire valoir, c’est à vous de savoir si vous souhaitez que l’oligarchie s’écroule, indépendamment de qui serait porté à l’exécutif, mais plutôt sous la pression de quelle force citoyenne massive et exigeante et en vertu de quel programme de synthèse.


      • LE CHAT LE CHAT 23 mai 2013 12:40

        @malthus

        Si on veut parler tactique , le vote FN par son poids est le seul qui a un impact au niveau des politiciens installés et des merdias , il n’y a qu’à voir combien ils tremblent aux bons scores du FN et comment ils se démènent pour que 20% de la population soient privés de représentation nationale !
        Dupont Aignan , Asselineau ne pèsent rien , il faut être réaliste et ne pas disperser les voix des patriotes !


      • Malthus Malthus 23 mai 2013 13:01

        Personnellement, j’accorde ma confiance au Mpep et à l’UPR car je ne raisonne pas de façon tactique ou pour être plus précis, je ne pense pas que le changement sera de nature électorale. Donc autant faire confiance aux gens les plus précis et les plus pédagogues, car j’ai horreur qu’on m’enfûme.

        Maintenant du point de vue tactique, le F.N n’a aucune chance, et ça fait 30 % qui orbite autour des 15 %. Et cela tient à plusieurs raisons :

        1) Diabolisation constante des merdias, mais en partie justifiée sur certains sujets
        2) Programme extrêmement clivant ne pouvant pas fédérer la gauche traditionnelle
        3) Aucun réseau du F.N dans les syndicats et le fonction publique
        4) Positions défendues qui même chez les eurosceptiques qui refusent l’étiquette « droite/gauche » sont intenables (peine de mort, piques islamophobes, etc)

        Donc du point de vue tactique, le Front de Gauche est le mieux placé à la seule conditions que certaines lacunes programmatiques soient revisitées par ses propres militants et si possible, que Mélenchon soit écarté car il divise énormément les Français par sa personnalité.

        1) Le Front de Gauche a les syndicats et une bonne partie de la fonction publique avec lui.
        2) Programme socio-économique performant

        Ce qui pêche, c’est clairement « l’alter-européïsme » et les vues trop angéliques sur les questions migratoires et de sécurité publique. Mais si justement les sympathisants du F.N poussaient pour qu’un débat franc soit ouvert pour conditionner un changement de bord stratégique de leur part, alors les choses avanceraient dans le bon sens selon moi.


      • Malthus Malthus 23 mai 2013 13:11

        Personnellement, j’accorde ma confiance au Mpep et à l’UPR car je ne raisonne pas de façon tactique ou pour être plus précis, je ne pense pas que le changement sera de nature électorale. Donc autant faire confiance aux gens les plus précis et les plus pédagogues, car j’ai horreur qu’on m’enfûme.

        Maintenant du point de vue tactique, le F.N n’a aucune chance, et ça fait 30 ans qu’il orbite autour des 15 %. Et cela tient à plusieurs raisons :

        1) Diabolisation constante des merdias, mais en partie justifiée sur certains sujets
        2) Programme extrêmement clivant ne pouvant pas fédérer la gauche traditionnelle
        3) Aucun réseau du F.N dans les syndicats et la fonction publique
        4) Positions défendues qui même chez les eurosceptiques qui refusent l’étiquette « droite/gauche » sont intenables (peine de mort, piques islamophobes, etc)

        Donc du point de vue tactique, le Front de Gauche est le mieux placé à la seule condition que certaines lacunes programmatiques soient revisitées par ses propres militants et si possible, que Mélenchon soit écarté car il divise énormément les Français par sa personnalité.

        1) Le Front de Gauche a les syndicats et une bonne partie de la fonction publique avec lui.
        2) Programme socio-économique performant

        Ce qui pêche, c’est clairement « l’alter-européïsme » et les vues trop angéliques sur les questions migratoires et de sécurité publique. Mais si justement les sympathisants du F.N poussaient pour qu’un débat franc soit ouvert pour conditionner un changement de bord stratégique de leur part, alors les choses avanceraient dans le bon sens selon moi.


      • LE CHAT LE CHAT 23 mai 2013 13:18

        @malthus

        si le FDG était bien placé , ça se saurait , et il ne bénificie en rien des déboires du gouvernement actuel pour lequel il a appelé à voter sans conditions.
        Son soutient au mariage gay , à l’immigration massive , son soutien aux avantages indécents des agents de la foction publique par rapport aux salariés du privé , ses insultes envers les electeurs du FN.
        son Chef Melechon , de la même secte maçonnique que Cahuzac ,ex apparatchik socialiste
        n’est là que pour ramener les brebis égarées dans le droit chemin et diviser ceux qui vomissent l’Europe mondialiste aux ordres de la Troïka !


      • Malthus Malthus 23 mai 2013 13:33

        Si l’on considère les sympathies qui émergent du fait des bêtises du gouvernement, je pense que le partage se fait autant au F.N qu’au FdG, plus les partis émergeants, du fait qu’internet change peu à peu la norme médiatique.

        Donc ça reste équilibré.

        Tu as totalement raison sur ton analyse de Mélenchon, mais à mon sens, ça n’est qu’un sous problème pour le moment. Là où tu pointais le vrai problème, c’était quand tu t’indignais que les sympathisants du Front de Gauche se montrent aussi agressifs avec les sympathisants du Front National. C’est là dessus qu’il faut travailler, en veillant à ce que tous ces gens qui choisissent une option politique pour résister au Système, apprennent à discuter, s’écouter et négocier des fondamentaux pour se rassembler.

        Les questions clivantes liées principalement au sujets de société devraient être bannies pour se concentrer sur les questions économiques, sociales, environnementales, européennes, sécuritaires et migratoires.

        Je suis certains que les violons peuvent s’accorder là dessus. La question des représentants pourra se poser après. D’ailleurs, dans le billet, je donne un indice sur la fin, de ce qui pourrait permettre de créer un collectif de représentants des différents courants de pensée (un C.N.R en somme), afin de donner des gages de garantie à tous. Mais d’abord bosser entre « opposants » sur les fondamentaux pour arriver à une exigence commune à porter vers les « représentants » qui seront choisis dans chaque clan pour porter un programme.

        Moi qui suit un décroissant et qui souhaite en outre que l’on quitte purement et simplement l’U.E, je ne suis absolument pas en phase ni avec le F.N, ni le FdG. Mais si des gages me sont donnés sur ces questions d’une façon ou d’une autre, je suivrais.

        Mélenchon et Le Pen ne servent qu’à diviser les Français. C’est donc au Peuple Souverain de se montrer futé et reprendre les commandes de la discussion politique et imposer ses vues. Nous avons des outils pour cela désormais.


      • LE CHAT LE CHAT 23 mai 2013 14:38

        le vrai problème, c’était quand tu t’indignais que les sympathisants du Front de Gauche se montrent aussi agressifs avec les sympathisants du Front National.

        on le voit ici avec les gens qui ne savent écrire que FHaine , alors que cette haine c’est eux qui la portent envers les electeurs de MLP ; ce n’est pas le cas dans la vraie vie , quand la moitié des gens votent FN ,on ne peut pas voir des nazis partout ! le FN récolte pas mal de voix auprès de la CGT , les salariés ne sont pas tous les moutons de Melenchon ....


      • citoyen citoyen 23 mai 2013 22:12

        Le Chat,

        si déjà tu arrêtais de dite n’importe quoi sur les positions du FdG, on pourrait discuter sereinement.

        si tu arrêtais de réduire Mélenchon à des préjugés négatifs, on pourrait acter les vrais désaccords de fond.

        je constate que tu fais le contraire et d’une manière tellement haineuse que ça ne peut que confirmer mes propres préjugés sur les gens qui arrive à « commettre » le geste de mettre un bulletin FN dans une urne.

        On peut parler d’immigration si tu veux, mais cesse de répéter la propagande du FN, non les gens du FdG ne sont pas pour une immigration massive et ni pour le « remplacement de population » ou je ne sais quelle billevesées frontistes, et je dirais même que la manière d’appréhender la chose de notre côté certifie plus sûrement un tarissement du flux que toutes les gesticulation le peniste qui finissent toujours par remplir la besace d’un UMP en même temps qu’elles éloignent toute une partie de nos concitoyens d’un sentiment d’appartenance clair et sans ambiguïté à la Nation.

        votre discours anti-maçonnique est également un frein à la bonne entente, dans la mesure où ceci est une attitude analytique proprement débilitante pour l’action populaire, car elle présuppose un pouvoir d’agir propre à ce qui n’est jamais qu’une réunion d’être humain comme vous et moi et qui n’y font pas plus que ce que nous faisons ici : dialoguer. Mais encore faut-il une capacité au dialogue, une discipline, et la maçonnerie, c’est d’abord cela...un respect.
        maintenant, votre parti pris serait que l’individu Mélenchon serait insincère, fourbe, pensant autre-chose que ce qu’il dit, etc.
        mais, vous savez, il y aurait eu n’importe qu’el autre porte parole, il aurait appelé à voter PS contre Sarkosy, de la même manière entre Bayrou et Sarkosy...vous ne comprenez pas pourquoi, c’est bien naturel, car ce qui chez nous est innaceptable est le coeur de vos idées, vos programmes, et que donc Sarkosy de ce point de vue là ne vous gênait pas, mais tâchez au moins de comprendre la logique...l’abstention, c’est laisser les autres choisir, et très peu au FN ont suivi la consigne, et ils n’ont pas voté Hollande....

        disciplinez-vous et l’on pourra au moins acter les désaccords de fond. Malthus fait un travail objectif, prouvez-lui qu’il se trompe, mais n’aller pas cacher les tares du FN en allant taper sur le FdG...trop facile.


      • LE CHAT LE CHAT 24 mai 2013 08:59

        @citoyen
        mes propres préjugés sur les gens qui arrive à « commettre » le geste de mettre un bulletin FN dans une urne.

        Rien que dans ta façon de t’exprimer laisse à penser que mettre un bulletin FN dans l’urne est un acte criminel !!!! quel beau citoyen tu fais  !!!!! quel beau démocrate et républicain !!!!!
        franchement , le totalitarisme n’est pas là où on pense !


      • LE CHAT LE CHAT 24 mai 2013 09:04

        @citoyen

        au fait , moi j’ai choisi de ne pas choisir entre la peste et le choléra , Hollande et Sarko c’est kifkif , je crois que nous en avons la démonstration au quotidien , l’an 2 de Flamby , ça sera du Hollandreou !!!!  smiley

        je suis quelqu’un de très cohérent !


      • Mr Dupont 23 mai 2013 10:56

        Mr Démosthéne

        A vous lire il est évident que l’emploi du vocable « Fhaine » vous est un défouloir

        Vous exprimez par là votre haine de ce Parti qui , a part que d’exister , ne vous à rien fait

        Avez vous eut à souffrir de quoi que ce soit de sa part ?

        Tout ce que vous en dites est basé sur vos préjugés qu’il faut prendre pour argent comptant puisque vous les écrivez

        Là ou je vous rejoint c’est lorsque vous écrivez «  Incitez chacun à ne laisser personne penser à sa place » ( slogan soixante-huitard archi-connu)

        Que vous n’appliquez manifestement pas


        • taktak 23 mai 2013 12:04

          Articles intéressant même si je ne suis pas d’accord avec vous sur tout.
          Je retiens votre conclusion sur l’alternative entre la solution 1 et 2 auquel j’ajoute une précision :

          aussi intéressant soit le programme social du FdG (PRCF, MPEP le partage en grande partie je pense), il n’est pas applicable dans le cadre de l’UE et de l’euro. C’est bien pourquoi il faut appeler à en sortir.

          Par ailleurs, comme l’on montré PRCF et MPEP, le FN n’est pas réellement pour la sortie de l’UE et de l’euro. Ce n’est qu’un discours marketing issu de la science des sondages des frères philippots (Sofres et ifop)


          • Baarek Baarek 23 mai 2013 12:37

            Article très intéressant. Merci pour la lecture.

            Comme dans chaque parti politique, il y a du bon et du mauvais.

            Sortir de la routine UMPS, serait le premier vrai changement pour la France.


            • Malthus Malthus 23 mai 2013 12:38

              Rectif que je ne constate que maintenant grâce à une discussion avec Jacques André Holbecq :

              J’ai mélangé la totalité des actifs financiers en France (dettes) qui se montent à 4000 Milliards, avec le passif qui selon l’INSEE est de 1337 Milliards, et selon Jacques André (qui lui est économiste contrairement à moi), évalue à 1800 Milliards la totalité de la monnaie centrale en circulation, dont 160 Milliards en monnaie fiduciaire (le cash) et sans doute près de 100 Milliards de monnaie fiduciaire thésaurisée.

              Je ne peux pas éditer le billet, mais quand je marque une connerie, je préfère au moins la reconnaître. Cela ne change cependant rien au propos global.


              • Malthus Malthus 23 mai 2013 13:49

                Je pense que le projet de loi aurait dû être un peu plus travaillé pour distinguer certains types d’entreprises. Mais honnêtement, quand Sanofi vire des chercheurs et des techniciens pour délocaliser ou faire plaisir à ses actionnaires, je préfère me ranger du côté des collectivistes. Déjà que Sanofi devrait être nationalisé vu qu’on rembourse avec nos cotisations les marges qui vont dans les poches de ceux qui spéculent sur cette entreprise.


              • Onecinikiou 23 mai 2013 15:37

                « Le Front National n’est rien d’autre qu’un parti capitaliste à papa qui tient à préserver les acquis des rentiers et maintenir notre vassalité par rapport aux États-Unis d’Amérique. D’ailleurs, le Front National ne propose pas de sortir de l’OTAN, mais uniquement de son commandement intégré. C’est un bon indice d’une attitude de larbins des U.S.A qu’ont les dirigeants du F.N, tout comme leurs « ennemis jurés » de l’UMPS »


                Dommage de ridiculiser le reste de votre article, qui a le mérite de lever certaines ambiguïtés posément, avec ce genre de considérations naïves et infondées.

                Diriez-vous d’un de Gaulle, qui a fait exactement ce que promet de réaliser le Front national sur la question du commandement intégré de l’OTAN (même si il est vrai cela s’inscrivait dans une autre période), qu’il eut une « attitude de larbin » ? Grotesque.

                D’autant plus grotesque que je vous met au défi de démontrer que les prises de positions courageuses, passées et actuelles d’un Jean-Marie Le Pen, de toute la classe politique (l’ex-sénateur d’un parti socialiste le plus en pointe dans l’ingérence armée pro-atlantiste), depuis au moins la fin des années 80 et la première guerre d’Irak, ne seraient pas les plus en accord avec ce que requiert une politique étrangère lucide, réaliste, équilibrée d’une France elle-même souveraine, indépendante et autonome. Et je vous met aimablement en garde de ne pas de nouveau vous ridiculiser.

                D’autre part vous feignez de découvrir comme certains observateurs faussement crédules, que le Front national n’est pas un parti anti-capitaliste ? 

                Là encore, on ne sait si l’on doit en rire ou en pleurer. Je ne connais pas d’économiste sérieux et à contre-courant de l’idéologie dominante (Berruyer, Sapir, Gréau, Stiglitz, Krugmann, Allais, Cotta, Rosa) qui prône aujourd’hui le dépassement du capitalisme « à la papa » qui a fait les joies de la France et de son peuple du temps des trente glorieuses. Et déjà pour la raison que la troisième voie gaullienne a fait la démonstration empirique de son efficience dès lors que les termes du rapport de force entre le Capital et le travail étaient équilibrés, l’Etat souverain, et la planification, cette « ardente obligation », en action. Et que les seuls modèles au monde, les modèles socialo-communistes, qui s’y sont attaqués, ont fini en eau de boudin. Pour le moins.

                Enfin, votre idée de rallier le FdG est hautement comique. Car non seulement le FdG est infiniment moins en position de renverser la table politique et idéologique dans ce pays - ce qui ruine votre faux postulat et inciterait même les électeurs lucides à faire l’exact inverse : voter en masse pour le Front national, encore que cela réclame courage, cohérence et honnêteté intellectuelle - mais de surcroit sur ses élements programmatiques macro-économiques sont moins crédibles et cohérentes encore (sur l’Euro et le libre-échange mondial notamment) que celles du Front national. Ce qui est inintelligible si l’on se place du point de vue de la stricte rationalité.

                Il est donc à craindre que votre orientation à préférer le FdG que le Front national, qui apparait nettement à présent, ne soit la résultante d’un fort tropisme idéologique, ou d’une soumission (bien que plus subtile que nos militants FdG) au terrorisme intellectuel en vigueur, c’est à dire en dernière instance aux intérêts de la classe dominante qui en est, à dessein et depuis tant et tant d’années, le fer de lance. Car on ne peut décemment déplorer à la fois le plafond de verre qu’est amené à subir incontestablement le Front national et participer servilement à sa diabolisation, c’est là réclamer une cohérence minimale élémentaire.

                Je passe évidemment, car là n’était pas l’objet de votre article, sur l’immigrationnisme forcené d’un Mélenchon et des cadres FdG, leur laxisme judiciaire et la culture de l’excuse toujours à l’intention des « nouveaux prolétaires » exclusivement immigrés, la préférence étrangère inlassablement proférée qu’elle institue. Sur l’universalisme/internationalisme qui n’est que le faux nez des intérêts de l’Empire atlante-sioniste à travers le leitmotiv droit-de-l’hommiste, des contradictions géopolitiques fondamentales qui sont inhérentes à la vision du monde mélenchonnesque acquis à l’éthique de conviction (idéologie) alors que la géopolitique - et la grande et belle politique magistralement incarnée par un de Gaulle en son temps, et un Le Pen aujourd’hui, ne vous en déplaise - réclame au contraire de posséder une incontestable éthique de responsabilité (réalisme).

                • Malthus Malthus 23 mai 2013 18:09

                  Merci pour votre commentaire, il a le mérite d’être argumenté.

                  Si je reconnais que Le Pen père a souvent été précurseurs dans ses positions bien peu atlantistes, admettez que sa fille change de raisonnement. Entre ses copinages avec l’Etat Sioniste, sa volonté de maintenir la France dans l’OTAN (même si ça n’est plus le commandement intégré) et le libre échange avec un Etat voyou qui nous inonde déjà de ses billets de monopoly, le F.N perd donc sa plus value d’hier. Marine Le Pen présente mieux que son père, mais de l’avis même de beaucoup de gens au F.N, elle trahit beaucoup d’idéaux.

                  Les économistes que vous citez sont des Keynésiens plus que des capitalistes, et Berruyer est en vérité un décroissant, car son dada, c’est d’anticiper la fin du pétrole. Le régime capitaliste induit que la monnaie est autant une dette qu’une marchandise, au lieu d’être un outil social et neutre au service des échanges. La monnaie étant une convention, il n’y a rien de compliqué à sortir du capitalisme. Que ce soit par la nature même de l’outil, que sa redistribution ou la limitation de sa thésaurisation. Et là, le FdG comme le F.N et d’ailleurs tous les autres partis politiques n’y réfléchissent pas. Seul Jacques André Holbecq de DLR et Marc Jutier du P.S (c’est un comble) ont perçu cette vue d’esprit. Et seuls les communistes en la personne de Bernard Friot ont compris que l’émancipation des individus (qui est la raison même des sciences économiques) peut être obtenue par une distribution de la monnaie qui soit garantie et rendue possible techniquement par le système de répartition.

                  Donc non, créer de la monnaie d’avance pour spéculer sur les matières premières et rendre service à des psychotiques voulant collectionner toujours plus de cette monnaie sans la détruire dans l’économie réelle, n’a qu’une conséquence : Nous sommes dans enfermé dans un régime de la cupidité et de l’absence de vue à long terme. Voila ce qu’est le capitalisme.

                  Sur les questions européennes, je vous rejoins. Le Front de Gauche doit faire sa mue, et l’objet de mon article autant que de mon travail de terrain, vise à faire en sorte que les sympathisants des deux mouvements accordent leurs violons. Tous les partis qui dénoncent l’U.E n’hésitent pas à attaquer l’euro, seul le Front de Gauche a des difficultés pour admettre qu’il a non seulement tort sur la réformabilité de l’U.E et la monnaie, mais qu’il se coupe aussi de toute la mouvance eurosceptique en attaquant pas le symbole.

                  En revanche, je ne suis pas d’accord avec vous sur la capacité du FdG à faire tomber le gouvernement, car mon postulat est que le jeu des élections est juste une farce. On ne reprendra pas notre pouvoir Souverain autrement que par un renversement clair de la table par le Peuple. Et dans ce cadre, le F.N n’est pas armé ni culturellement, ni dans ses réseaux pour agir, alors que c’est exactement l’inverse pour le FdG. D’où l’intérêt qu’il y’a à ce que les sympathisants des deux mouvements discutent. Le F.N a besoin du Front de Gauche pour faire avancer ses idées ne serait ce que sur la sortie de l’euro, le FdG a besoin de tous les eurosceptiques pour se sentir pousser des ailes et secouer le cocotier. Si demain, Mélenchon poussé par ses sympathisants appelait à la Grève Générale pour que l’on quitte l’U.E et l’euro, la Révolution durerait deux semaines, sans besoin de verser dans le sang. Si c’était la mère Le Pen qui appelait à la grève, malgré un électorat ouvrier, rien ne se passerait. Vous le savez très bien.

                  Sur les autres questions que vous soulevez, je publierais prochainement un autre article pour évoquer tout cela. Je concluerais que je suis indépendant. Je ne sens pour le moment représenté par personne, même si j’ai autant de sympathie pour l’UPR que pour le Front de Gauche du point de vue de la doctrine intellectuelle du premier, et de la vision sociale et libertaire du second. Je n’ai pas de haine par rapport au Front National, mais je n’en reste pas moins très critique, comme avec tous les autres partis politiques cités.

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