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Accueil du site > Actualités > Politique > Les propositions de Marianne (1)

Les propositions de Marianne (1)

Dans son numéro 507 du 6 au 12 janvier 2007, l’hebdomadaire politique Marianne dresse une liste de réformes qu’il considère comme étant inéluctables pour le fonctionnement correct de la France.

Il sépare cela en sept parties distinctes :

  1. Rétablir la démocratie
  2. Rendre à la France à tous les Français
  3. Restaurer la république
  4. Réhabiliter l’égalité fiscale
  5. Revenir aux fondements du libéralisme
  6. Défendre et rénover le service public
  7. Refaire la nuit du 4 août
Il est rare, sauf dans les milieux réformateurs ou d’extrême gauche, de voir des journaux faire leurs propositions concernant l’Etat. Le journalisme, dans son état actuel, a plus tendance à analyser/critiquer les propositions des politiciens, sans pour autant dire ce qu’il pense. Car dans ces propositions, il est bien marqué au début du dossier que cela a été rédigé par la rédaction de Marianne. Le journalisme actuellement fait soit la critique soit un rapport d’information sur l’actualité, en rien il ne participe au débat, sauf en omettant ou en surexposant volontairement un fait ou une personne. C’est donc pour cette différence qu’il faut s’attarder peut-être plus activement sur ces propositions, que sur celles des politiciens qui ont un intérêt électoral. Avant ses propositions, Marianne fait état de trois conditions minimum pour que ces changements se fassent et puissent fonctionner.
1."Que les citoyens désireux de redevenir acteurs de leur destin collectif se sentent partie prenante d’une telle ambition, se mobilisent à cet effet et ne se contentent pas de déléguer leur pouvoir civique pour cinq ans à un mandataire suprême."
2. "Que toute action dans le sens de cette révolution « humaniste » s’inscrive elle-même dans un contexte d’abord européen, et plus largement planétaire- ce qui implique qu’y soit intégré le refus des diktats et des pressions hégémoniques."
3. « Que les clivages obsolètes soient dépassés ».

Si l’on veut synthétiser schématiquement, ces propositions ne pourront fonctionner que si les citoyens s’intéressent à la politique tout en voulant y participer, en se rendant compte que cela les touche dans la vie de tous les jours, en essayant de sortir de la vision franco-française, c’est-à-dire en essayant de voir ces changements en plus grand et tout cela en abandonnant l’idée qu’une gauche ou une droite est plus à même de pouvoir résoudre le problème. (On respire.)
Pour la mise en contexte et compréhension de ce qui pourrait découler de la mise en place des réformes souhaitées par Marianne, il faut savoir que c’est un hebdomadaire que l’on place au centre de l’échiquier politique français. Oscillation entre l’UDF (par son président) et PS (pour les propos en général de l’hebdomadaire, voire les Verts). Libéral, proche du gaullisme social, mais républicain et social-démocrate dans l’âme. (Dire démocrate tout court serait biaisé, car il existe plusieurs systèmes politiques se réclamant d’une vraie démocratie.)
Concernant les deux premières conditions, il va de soi qu’elles sont obligatoires pour que cela fonctionne. Bien que l’on puisse considérer cela comme un cercle vicieux. Car, de l’avis  général, les gens en ont assez de la politique, mais pour que les réformes puissent fonctionner, il faut que les gens s’y investissent. Or comment s’investir dans une chose à laquelle on ne croit plus ? Cela, cependant, découle bien plus de l’éducation populaire et de politiciens francs et honnêtes que d’exemple théorique. Donc considérons cela comme vrai, mais n’oublions que les gens ne s’y intéresseront pas tout seuls et sans retour immédiat.
Pour ce qui concerne le point 3, le dépassement des clivages gauche/droite. Problème. Il est vrai que dans le fonctionnement d’un système social démocrate et républicain, cela n’a aucun sens. Gauche-droite ? Mais le but est de faire que l’ensemble de la population d’une nation aille mieux, il n’y a donc pas plusieurs points de vue possible, mais un ensemble de discussions et d’analyses à faire. Or, il ne faut pas oublier que d’autres systèmes et organisations politique existent. Que tant que l’on n’aura pas trouvé le système parfait, faire abstraction des autres est complètement farfelu et irrévérencieux envers l’intelligence de leurs partisans. La monarchie, le communisme, l’autonomie, l’anarchisme, la dictature sont des systèmes possibles dans la multitude qui existent. Considérer comme extrémistes les anarchistes, c’est ne pas connaître leur théorie politique.
Les systèmes politiques n’étant pas républicain sont tout de suite taxés d’extrémistes, pourquoi ? Parce qu’ils ne considèrent pas la social-démocratie comme étant le meilleur système ? Pouvons-nous leur prouver par A+B que c’est le cas ? Le dictateur éclairé est souvent cité comme étant sûrement le meilleur système puisque c’est un être intelligent qui dirige une masse de moutons. La démocratie directe alliée à l’autogestion est aussi considérée par d’autres comme étant la meilleure chose puisque la liberté est le principe premier.
Il faut donc revoir ce point 3, du dépassement des clivages. Peut-être faudrait-il justement se l’approprier encore plus, pour que des discussions encore plus profondes puissent s’effectuer. Essayer de voir pourquoi certains problèmes créés par l’idée de nation existent actuellement : empêcher le mouvement des hommes, tuer en son nom, et l’irrespect/haine d’autres personnes juste parce qu’elles viennent d’un autre pays. Donc le clivage gauche/droite républicaine, on oublie, mais omettre des penseurs tels que Rousseau, Stirner, Debord, Rancière et Bourdieu me paraît osé. C’est par des discussions et des analyses que l’on pourra s’en sortir. C’est pour cela qu’omettre des gens pensant qu’un autre système serait mieux n’est pas une bonne solution. Il faut voir comment et pourquoi ces idées ont pu naître, l’évolution qu’elles subissent et quels sont les changements qu’elles apportent.

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29 réactions à cet article    


  • Pensif (---.---.8.197) 10 janvier 2007 11:17

    Mais ces « propositions » sont nulles. Marianne en arrive à réclamer le rétablissement du libéralisme d’il y a un siècle et demi, ce qui n’a plus aucun sens.

    Lire, par exemple, les quatre derniers articles de De ço qui calt ?

    http://blog.360.yahoo.com/quicalt

    Chirac, Sarkozy, Royal, Buffet et l’évolution implacable de la réalité française

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17469

    Campagne présidentielle, élites mal aimées et chanson de la balance

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17139

    Gauche dite antilibérale : vers un buffet royal pour tous ?

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16585

    Prolétarisation des Français, fausses classes moyennes et mirage d’intégration à l’ordre économique


    • T.B. T.B. 10 janvier 2007 13:27

      Pensif,

      De ço qui calt fait peut-être de bons articles mais celui-ci n’est pas mauvais. Le style est maladroit mais le contenu, le fond, donne des pistes originales si on s’en tient à l’éternel et stupide combat droite / gauche. Lutte fratricide qui fait le bonheur des chefs de partis et leaders syndicaux français (tous confondus), lutte stérile et couteuses pour tous les contribuables.

      Les Suisses l’ont bien compris depuis 150 ans et optent depuis pour une démocratie semi-directe bien moins coûteuse en temps et en argent, avec un Parlement réellement en phase avec tous les citoyens, ce qui n’a jamais été le cas en France.


    • TrT (---.---.157.24) 10 janvier 2007 20:32

      Mais la question qui me semble être posée est celle des propositions de Marianne, et tout compte fait ils en arrivent effectivement à vouloir sortir un mort de sa tombe. Car le libéralisme a bien été mis à mort dans la deuxième moitié du XIX siècle, comme le rappellent les articles de De ço...

      A mon avis, le seul souci de Marianne est : « pas de cocos dans la demeure ». Entendons-nous bien, pas de cocos ne veut pas dire pas de Buffet, bien au contraire. C’est le coup du buffet royal.


    • Etienne (---.---.153.114) 10 janvier 2007 11:27

      D’accord avec Pensif et, pour l’essentiel, avec les articles de De ço qui calt ? Le dernier, d’hier soir, est très poignant et ce qu’il dit n’est pas faux :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt

      Chirac, Sarkozy, Royal, Buffet et l’évolution implacable de la réalité française

      Pendant que Ségolène Royal achève sa visite en Chine et, au sein de l’UMP, les rapports entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy au sujet des présidentielles restent complexes, François Bayrou, Marie-Georges Buffet ou encore Corinne Lepage, se plaigent d’une « omniprésence du duo Sarko-Ségo », voire même de Nicolas Hulot, dans les médias. Mais, globalement, le malaise des Français semble jouer le rôle d’un véritable empêcheur de tourner en rond pour les professionnels de la politique. C’est sans doute pourquoi Marie-George Buffet rejette l’actuel programme de Ségolène Royal et propose un « programme antilibéral » qui se veut alternatif. En même temps, le contenu même de ce programme « alternatif » donne toute la mesure de l’incroyable recul social qu’a connu la France au cours des trois dernières décennies. Où est passé l’avenir dans les projets de « nos » politiques ? Quel que soit leur usage de ce mot dans leurs discours, la réalité est accablante.

      Qui pouvait penser, dans la France des années 1970, qu’en 2007 la « gauche de la gauche » proposerait d’éradiquer le chômage, de relever en urgence les salaires et les minima sociaux, de garantir un toit pour tous, d’assurer le droit à la santé pour tous... ? Pour la grande majorité des Français de l’époque, le pays était censé avoir dépassé ces problématiques bien avant la fin du XX siècle. Si on leur avait expliqué ce qu’allait être en 2007 le programme du Parti Communiste, ils auraient sans doute demandé quelle catastrophe naturelle allait s’abattre sur le pays pour en arriver à une telle situation.

      Pourtant, aucun grand ouragan, aucun tremblement de terre sans précédent, aucune épidémie mortifère... n’a ravagé la France.

      Et si on avait parlé du Contrat Nouvelles Embauches, de la précarité généralisée... aux salariés français d’il y a trente ans, ils auraient peut-être pensé à un coup d’état militaire. Mais ils auraient sans doute écarté cette hypothèse, car la dernière période de la dictature franquiste n’avait pas connu une telle situation sociale. Pour en arriver à l’état de la France actuelle, il faut que quelque chose de bien pire se soit produit.

      Que s’est il donc passé en trente ans ? Il y a eu, entre autres, la mondialisation, l’ouverture des frontières au « commerce mondial » et au dumping social, la mise en place d’un véritable marché mondial de la main d’oeuvre... Que valent les droits formels des citoyens dans un pays où le SMIC est de 1200 ou 1300 euros, si les patrons et financiers peuvent délocaliser leurs capitaux vers des pays où le salaire minimum est inférieur à 100 euros ? Si on peut importer sans entrave les produits fabriqués dans des conditions sociales très inférieures à celles régissant dans le pays importateur... Il paraît évident que, dans un tel système, financiers et employeurs chercheront par tous les moyens à récupérer l’énorme magot que représentent la masse salariale et le budget des prestations sociales du pays « riche ». Comment pourrait-il en être autrement ?

      Aussi, lorsque Ségolène Royal dit évoquer les droits de l’homme en Chine, comme Jacques Chirac en octobre dernier, on peut se poser quelques questions. Par exemple, peut-on valablement considérer qu’un pays comme la France, où des êtres humains meurent de froid, est un pays où sont respectés les Droits de l’Homme ? L’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dit notamment :

      « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »

      Et si un doute existe sur le caractère relatif du respect des Droits de l’Homme dans l’actuel système économique et social, en présence des intérêts implacables des lobbies financiers, il paraît utile de rappeler la « petite phrase » de Jules Ferry lors de son discours du 28 juillet 1885 :

      « Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? »

      C’est notamment pourquoi les discours de campagne électorale sur les Droits de l’Homme risquent de s’avérer insuffisants par rapport à la question, évoquée dans mon article du 8 janvier, sur la valeur réelle reconnue à l’être humain dans l’actuelle société capitaliste dite « avancée ».

      Il suffit d’ailleurs d’examiner de près l’évolution des lois et règlements des deux dernières décennies : développement de la précarité, limitation de l’exercice des droits sociaux et civiques (y compris de l’accès à la Justice), fonctionnement de plus en plus expéditif des administrations à l’égard des citoyens... Quel candidat propose de renverser cette logique implacable ? Tout compte fait, on nous promet quelques anesthésiques, mais rien de plus.


      • TrT (---.---.157.24) 10 janvier 2007 21:07

        « Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? »

        C’est comme ça qu’on trouve toujours une « bonne raison » pour justifier la pire des guerres. Mais, plus globalement, la relativisation des Droits de l’Homme est en effet une constante de l’actuel système. Ceux qui délocalisant savent très bien : a) que des Français vont en crever ; b) que là où ils délocalisent, seuls quelques-uns en profiteront et que les délocalisations renforceront le pouvoir des pires régimes politiques.


      • T.B. T.B. 10 janvier 2007 12:28

        En tous cas, l’oligarchie droite-gauche à travers, comme dit l’auteur, « ses diktats et pressions hégémoniques » : Trilatérale, Sommet de Davos, Conseil de Sécurité de l’ONU (eh oui), le Siècle, l’IFRI ou le Groupe Bildelberg, est très unie. Leurs membres très influents sont peu nombreux mais sont aux commandes de tous les postes clefs de l’économie et des médias. Cette grande famille possède tous les instruments, détient tous les outils pour diriger le monde et faire de nous des êtres bien soumis et bien dociles. De bons cons-sots-mateurs bien surveillés et parqués comme du bétail.

        Nous sommes pourtant les plus nombreux, nous sommes 10 000 contre 1 ... mais nous ne sommes pas unis. Nous nous étripons, tous les 5 ans, pour choisir l’un d’entre eux au sommet de l’Etat. Certains idiots vont même jusqu’à adhérer à des partis politiques pour en former les bases populistes ...

        Les seuls contre-pouvoirs sont les référendums d’initiatives populaires ou citoyennes car ils permettent aux citoyens, sans pouvoirs politiques, de s‘exprimer exécutoirement et de se prononcer unilatéralement sur n‘importe quel sujet sociétal majeur. C’est incontournable mais, également bien occulté par les médias... De moins en moins occulté par le web et des articles comme celui-ci.


        • T.B. T.B. 10 janvier 2007 13:13

          « Il n’y a pas de meilleur business que le business (privé) des élites. »

          Me doutant que les organes que je cite peuvent susciter (pour les novices) quelques incrédulités je vous fais un petit résumé concernant deux d’entre elles, sur le sol français.

          Membres actuels de l‘IFRI (L’Institut français de relations internationales) :
          - Robert Badinter ancien ministre, sénateur
          - François Bujon de l’Estang ambassadeur de France, président de Citigroup France (membre du Comité Exécutif de la Trilatérale)
          - Michel Camdessus gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur général du FMI
          - Jean-Claude Casanova membre de l’Académie des sciences morales et politiques, directeur de la revue Commentaire
          - Bertrand Dufourcq ambassadeur de France, président de la Fondation de France
          - Alain Dupont président-directeur général de Colas
          - Denis Gautier-Sauvagnac président de l’UIMM
          - Anne-Marie Idrac ancien ministre, président de la SNCF
          - André Lévy-Lang professeur associé émérite à l’université Paris IX-Dauphine
          - Philippe Marini sénateur, rapporteur général de la commission des finances
          - Christine Ockrent journaliste, écrivain
          - Jean Peyrelevade associé de Toulouse & associés
          - Jean Rannou ancien chef d’état-major de l’armée de l’air
          - Louis Schweitzer président du conseil d’administration de Renault
          - Hubert Védrine ancien ministre, associé-gérant d’Hubert Védrine Conseil
          - Simone Veil ancien ministre d’État, ancien président du Parlement européen
          - André Villeneuve président de Euronext.LIFFE
          - Xavier de Villepin ancien sénateur (père du 1er ministre actuel).

          l’IFRI est financé par :
          - « une ligne individualisée dans le budget de l’état » (sic) (autrement dit, vous et moi à travers nos impôts directs et indirects ... !! ),
          - un soutien annuel de ses membres individuels et bienfaiteurs, ainsi que par
          - des dons provenant de Fondation Ford, Agence française de développement (AFD), Alcatel, Axa, BNP Paribas, Caisse des dépôts et consignations (CDC), Crédit nationale de crédit agricole (CNCA), Cogema, Areva, Crédit Lyonnais, Daimler Benz Ag, Électricité de France (EDF), European Aeronautic Space end Defence Company (EADS), Fimalac, Groupe Danone, Lafarge, Lazard Frères, L’Oréal , Renault , Saint-Gobain , Schneider , Seita , Société Générale de Belgique, Spie Batignolles, TotalFinaElf ...

          La Trilatérale ? on a déjà parlé sur AV (mais on peut y revenir si vous le souhaitez).

          Existe aussi Le Siècle : club, fondé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, réunissant des membres influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des journalistes de premier plan, quelques universitaires et des syndicalistes. Ses membres se réunissent, un mercredi par mois, pour un dîner à l’Automobile Club de France, au 6 place de la Concorde à Paris. Vous pourrez donc vérifier par vous-même le cortège des limousines et les cordons de sécurité...

          Quelques membres du Siècle (par ordre alphabétique) : Martine Aubry, Claude Bébéar, Pierre Bilger, Thierry Breton, Emmanuel Chain, Jean-Pierre Chevènement, Bertrand Collomb, Jean-Marie Colombani, Jean-François Copé Michèle Cotta, Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Franz-Olivier Giesbert, Élisabeth Guigou, Laurent Fabius, Bertrand Eveno, Claude Imbert, Odile Jacob, Philippe Jaffré, Denis Jeambar (L’Express), Laurent Joffrin, Serge July, Bernard Kouchner, David Pujadas (France 2), Étienne Lacour, Maurice Lévy (Publicis), André Lévy-Lang, Jean-Marie Messier (ancien membre), Alain Minc, Nicole Notat (Vigeo), Michel Pébereau (BNP Paribas), Patrick Poivre d’Arvor (TF1), Alain de Pouzilhac (Havas), Édouard de Rothschild, Nicolas Sarkozy, Louis Schweitzer (président du conseil d’administration de Renault), Ernest-Antoine Seillière, Anne Sinclair, Dominique Strauss-Kahn, Marc Tessier (ancien président de France Télévisions), Jean-Claude Trichet, Hubert Védrines ...

          Tous ces réseaux s’interpénètrent et rien ne filtre, sauf sur le web et de plus en plus. Et c’est tant mieux ... pour la démocratie en attendant la vraie démocratie


        • parkway (---.---.18.161) 10 janvier 2007 15:38

          merci encore et encore pour tes infos, T.B. !


        • T.B. T.B. 10 janvier 2007 17:10

          Merci Parkway, tu peux lire les rapports des réunions de l’IFRI facilement sur le web. Où il est question, notamment, de créér artificiellement un climat de peur chez les citoyens afin de développer le marché de la « sécurité » . EADS, notamment, se frotte les mains ... C’est ahurissant car écrit noir sur blanc dans le site web de l’IFRI ... !!! Ce doit être du cynisme de leur part, escomptant comdab la non-curiosité des français agglutinés sur TF1 et France Télévisions, médias qu’ils contrôlent (voir liste plus haut).

          Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles !


        • Sam (---.---.136.3) 10 janvier 2007 12:58

          Rétablir la démocratie Rendre à la France à tous les Français Restaurer la république

          L’auteur me semble animé des meilleures intentions, et son plaidoyer pour ne pas oublier de grands auteurs critiques, ou sortir de l’ethnocentrisme politique qui fait de la social-démocratie le parangon des modèles, pour nos élites qui le parasitent, est bien.

          Cependant le texte sur lequel il s’appuie ne vaut pas tripette.

          Qui ne voudrait pas les trois postulats majeurs balancés par Marianne ?

          C’est d’une généralité si grande que ça ne veut plus rien dire, mais ça sert à susciter le rassemblement, l’adhésion sur un ensemble d’idées creuses à réalisation nulle. Bref c’est du pipeau à la Raffarin.

          Pas étonnant, finalement. Les centristes, et Kahn s’auto-intitule « extrême-centriste », sans avoir peur d’oxymorer une seconde, sont toujours à rechercher des consensus qui ne contiennent et ne débouchent donc sur rien. Bayrou adopte une posture plus volontariste, en critiquant par exemple la main-mise des médias, mais qu’est-ce qu’il propose de concret, de radical, de sérieux, donc, parce qu’on est plus au temps des atermoiments, maintenant...Pas grand-chose.

          Ainsi va le centre, ainsi va Marianne.

          Marianne se couvre de plus en plus de pub, et de plus en plus les discours se font à boulets rouges contre ceux qui contestent radicalement le système : en clair l’extrême-gauche, et aussi les communistes critiques plus ou moins proches du PCF.

          Parce que l’anti-communisme c’est le marronier N°1 de la presse française, ne l’oublions pas. Sinon, les mains qui la serrent, de la finance et de l’armement, ne lui permettrait pas d’exister.

          Même le Canard est anti-communiste, même le Canard a appelé à voter « oui » au TCE...

          Enfin, pour clore l’exemplarité de l’indignation à la mode Marianne, regardez un peu les articles signés JFKhan et ceux signés Darras.

          On a le patelin raisonnable et l’hystéro limite, genre anti-communisme Croix de Feu ou presque, c’est l’autre.

          Mais j’ai lu, dans Politis, si je me souviens bien, que Khan et Darras ce sont...une seule et même personne.

          Ainsi Khan souffle le vent d’idées adapté. Adapté à quoi, on se le demande. En tout cas pas à la rigueur d’une position clairement définie et droite d’une personne clairement identifiée.

          Enfin, pour finir sur cet grand magazine, nous cernons assez vite ses limites si nous regardons qui finance. Cherchez un peu... smiley


          • T.B. T.B. 10 janvier 2007 14:24

            Pour me faire une idée plus précise, je suis allé voir du côté de Wikipédia qui donne la définition suivante :

            Marianne est un magazine d’information hebdomadaire français créé par Jean-François Kahn et Maurice Szafran en 1997.

            Ligne éditoriale ............... Le journal dit combattre ce qu’il nomme la pensée unique. Il se veut selon l’expression de Jean-François Kahn centriste révolutionnaire. Volontiers iconoclaste et provocateur, il est boudé par les publicitaires (95% des recettes viennent des ventes et seulement 5 % de la publicité), et la cible d’attaques de certains autres journalistes (Pascale Clark l’a exclu deux ans et demi de sa revue de presse sur France Inter).

            Marianne se définit comme un journal républicain, qui combat à la fois ce qu’il nomme le gauchisme soixante-huitard, ainsi que la mondialisation néolibérale, qui pervertirait le vrai libéralisme. Il soutient la liberté d’entreprendre et le marché mais rejette le dogmatisme économique monétariste et néolibéral. Il soutient en revanche un libéralisme tempéré, des monopoles d’État dans des secteurs clés où il pense que le service public prime.

            Lors de la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne de 2005, Marianne a été le seul grand média national à ne pas faire exclusivement campagne pour le oui, mais à organiser un débat réellement contradictoire. Il soutient la construction européenne, mais là encore, à condition qu’elle soit suivie par les peuples, et qu’elle ne soit pas l’instrument du libéralisme qu’il nomme turbo-capitalisme.

            Marianne tient à jour un baromètre du chômage, qui additionne au chômage officiel les personnes qu’il estime en recherche d’emploi mais non-comptabilisées car ne répondant pas aux critères du Bureau international du travail (BIT) : chômeurs à temps partiel, en pré-retraite, en formation et Contrat emploi-solidarité (CES). Ce baromètre double presque les chiffres officiels.

            Tirage ................. Début 2005, le magazine revendique 220 000 exemplaires vendus en moyenne, avec une pointe au mois d’août de 258 000 exemplaires ; il clôt l’année en atteignant les 300 000 exemplaires. Contrairement aux autres titres de la presse nationale, il ne communique pas ses chiffres de diffusion (exemplaires imprimés et envoyés dans le circuit de distribution), qui incluent les exemplaires vendus et les exemplaires retournés, car invendus.

            Répartition du capital :
            - 40 % : Marianne Finance (Jean-François Kahn et Maurice Szafran)
            - 25,4 % : Yves de Chaisemartin (ex-PDG du quotidien Le Figaro et actuel conseiller du groupe Carlyle Europe)
            - 24 % : Thierry Verret et Guy Sitbon
            - Autres actionnaires : Paul Lederman, Franck Ullmann, Financière Bazire

            Autres signatures :
            - Guy Konopnicki
            - Alain Rémond
            - Nicolas Domenach
            - Éric Zemmour


          • T.B. T.B. 10 janvier 2007 14:47

            Question d’un novice en informatique à Sam ou autres généreux donateurs de tuyaux : comment fais-tu pour rentrer certains textes en italique ? Moi pas y arriver ... PC MAC ?


          • (---.---.162.15) 10 janvier 2007 15:10

            Pour écrire ceci, je tape <i>ceci</i>.

            Pour écrire

              une citation avec décalage
            je tape <ul><i>une citation avec décalage</i></ul>

            Pour en savoir plus, faites dans un moteur une recherche sur « langage html balises » (l’italique est obtenue par la balise « i », le retrait par la balise « ul »).

            Attention, sur Agoravox la prévisualisation est assez souvent différente de l’affichage final (pour « i » et « ul » ça va...). Faites comme moi, râlez, répétez-le, ils finiront peut être par fournir aux contributeurs une assise technique digne de ce nom.

            Am.


          • (---.---.162.15) 10 janvier 2007 15:11

            Réponse ci-dessous.

            Am.


          • (---.---.162.15) 10 janvier 2007 15:19

            Ouah, ci-dessus !! J’me suis gourré...

            - - - allez-y « moinsez » moi smiley ...

            (tiens, la binette ne fonctionne pas en prévisualisation..., je pense qu’elle sera là en postage final...) (et la prévisualisation du « - » en débit de ligne est nulle...)

            Am.


          • www.jean-brice.fr (---.---.111.19) 10 janvier 2007 18:51

            Pour T.B. : bonne présentation de marianne. JFK est un bon journaliste, mêmme si je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il écrit.


          • T.B. T.B. 11 janvier 2007 09:08

            sur Agoravox la prévisualisation est assez souvent différente de l’affichage final

            Voyons si ça marche !

            En tous cas, merci Am (je t’ai reconnu Alain mourguy) ... !!!


          • Sam (---.---.136.3) 11 janvier 2007 10:32

            Pas mieux que l’anonyme qui t’explique comment mettre de l’ital.

            D’ailleurs, j’ai même pas compris quelle balise il a mis pour te montrer ce que ça donner, sans que les balises fassent leur rôle..Enfin, je me comprends.

            Tout ça pour dire qu’il faut aller voir, effectivement, un site avec les petits signes qui modifient les autres signes : les fameuses balises HTML.


          • Gwendal JL (---.---.73.200) 10 janvier 2007 15:15

            Sam écrit : «  »Pas étonnant, finalement. Les centristes, et Kahn s’auto-intitule « extrême-centriste », sans avoir peur d’oxymorer une seconde, sont toujours à rechercher des consensus qui ne contiennent et ne débouchent donc sur rien.«  »

            Bon, les mots sont importants, mais faut pas non plus subir leur dictature.

            Clivage ou consensus, antagonisme ou coopération, panurge ou manichéen ...

            Un mauvais Centre ne vaut-il pas mieux qu’un clivage clanique ? Car ce n’est plus que ça qui sépare les zélites de gauche et celles de droite.

            Les uns comme les autres sont un peu trop prompts à rejeter ce qui n’est pas classable. ça sent le soufre. Sans repères, la discipline de parti fait loi.

            Ps. (ou PC !) le vrai clivage ne se trouve-t-il pas entre le peuple et ses représentants ?


            • parkway (---.---.18.161) 10 janvier 2007 15:49

              gwendal vous touchez un point sensible.

              nos politiques actuels et anciens aussi connaissent bien le principe de la désunion qui fait la faiblesse des peuples.

              C’est mieux de faire croire qu’il y a 2 grands partis en france alors qu’ils ont le mêmes objectifs.

              Si tous les français étaient bien conscients de ce fait, ils auraient virés ces incapables, il y a longtemps.

              C’est pour ça que je pense que les blogs seront la meilleure chose pour l’information politique ou autre.

              D’ailleurs donnadieu de vabres, notre cher ministre trafiquant de drogue, l’a bien compris !


            • Sam (---.---.136.3) 11 janvier 2007 10:45

              Gwendal

              Je ne parle pas des deux partis blanc bonnet et presque bonnet blanc. UMPS comme dirait le borgne nazillon.

              Je m’en fous de ces deux partis, je les ai rayé de ma carte politique, tant qu’il n’ont pas - au minimum - payé leurs vols, viré les corrompus, c’est-à-dire toute une classe de l’âge de Jospin, même si lui ne semble pas être. Remarque, à son niveau de responsabilité il ne pouvait pas ne pas savoir, je parle de l’élément fondateur, de la Mère des magouilles, celle initiée par le RPR qui rançonnait les entreprises, et bien entendu celles-ci était très demandeuses, la plupart du temps.

              Non, je parle de vrai gauche et de vraie droite, de constructions politique, d’idées incarnées par des convaincus intègres, pas de cette chienlit actuelle.

              Je dis qu’au niveau des idées politiques, le centre est vide, c’est une tentative permanente d’attraper le plus innofensif issu de deux systèmes de pensée exclusifs, antagonistes : le libéralisme et le communisme.

              A titre d’exemple, quand un programme politique détaille deux projets de société, le centriste retiendra « il faut faire participer » les citoyens.

              Proposition qui, stricto sensu, ne veut rien dire. Mais ça mange pas de pain, ca ressemble à une proposition, à une idée. Mais ce n’est même pas personnel et ça ne recouvre rien.

              Le centre c’est du pipeau, c’est le comme point en géométrie : ça n’existe littéralement pas, parce qu’il n’y a pas de troisième voie. Pas de troisième voie, parce qu’en définitive communisme et libéralisme sont totalement opposés.

              Le communisme s’appuie sur le collectif pour construire une société.

              Le libéral veut que l’individu finalement triomphe de la société et souhaite que les grands constructions collectives soient détruites, si elles existente, ou qu’elles ne soient pas mises en chantier. Le libéral ne veut pas de société organisée, au sens de projet collectif.


            • orwell (---.---.239.46) 10 janvier 2007 15:21

              Je pense que les propositions de Marianne sont d’une totale vacuité. Il est clair que le message marxiste a de plus en plus de mal à passer et qu’on peut le démolir sans prendre de grand risque. Mais les vrais enjeux pour la démocratie ne dépendent pas d’un positionnement au centre, mais de la reconnaissance par la société française du problème des conflits d’intérêts dans lesquels évoluent les décideurs. Tant que ces problèmes ne seront pas reconnus comme tels par la société, aucune forme de gouvernement, de la dictature éclairée au communisme ou au libéralisme, ne pourra être satisfaisante.


              • parkway (---.---.18.161) 10 janvier 2007 15:56

                orwell,

                vous pensez que demander le rétablissement de la démocratie, c’est du marxisme ?

                Qu’on ne soit pas d’accord sur tout, je le comprends, mais de là à jouxter marxisme et démocratie...

                Si je vous traite de capitaliste anti-démocratique, de réactionnaire conservateur, qu’est-ce que vous allez penser ?

                Une chose est sûre, Marianne se tourne du côté de l’humain, donc du bon côté, pour moi.

                C’est déjà pas si mal aujourd’hui !


              • orwell (---.---.239.46) 10 janvier 2007 16:13

                Je crois que vous n’avez pas compris le sens de mon message. Pour moi dire que le marxisme, c’est fini, et que le capitalisme sauvage, ce n’est pas bien, ça n’est pas suffisant. Dire que le pouvoir corrompt ou bien que l’argent corrompt également. Ce qu’il faut, pour rétablir la démocratie, c’est dénoncer fermement la corruption et les conflits d’intérêt, et non se parer d’un « humanisme » attrape-gogo.


              • TrT (---.---.157.24) 10 janvier 2007 21:10

                « Il est clair que le message marxiste a de plus en plus de mal à passer... »

                De qui parlez-vous ? Parce que Marianne défend ouvertement le LIBERALISME. C’est justement du marxisme, de l’anarchisme et d’autres « extrémismes », que toutes ces « élites » ont peur.


              • parkway (---.---.143.95) 11 janvier 2007 20:34

                orwell,

                mon humanisme abhorre les corrompus et il est prêt à mettre des pieds aux culs là où il y en a besoin !


              • (---.---.229.236) 10 janvier 2007 19:52

                « # Rendre à la France à tous les Français »

                Mariane est pour virer les immigrés ??


                • Ellaurenzovfoot Ellaurenzovfoot 10 janvier 2007 20:41

                  @ 19h52, non cette partie est consacré à décentraliser les institutions et que toutes les affaires économiques et politiques se passent un peu partout. Moi aussi au départ le titre m’a surpris :p

                  Je vois en général ce que vous dîtes, mais comme dit le début de mon article, je trouvais original qu’un journal fasse des propositions aussi précises (enfin qui les énumère par points). Sur mon site je suis entrain de voir les autres parties, j’en suis à la 4. Je vais les mettre sur Agoravox, mais je doute qu’elles soient accepter, car il vrai, comme dit précédemment, que mon style n’est pas terrible.

                  Je suis un lecteur de Marianne pour leur républicanisme qui permet de bien voir le fonctionnement actuel et comme il tape à gauche et à droite, ca permet de faire le topo. Mais bon, je préfère tout de même le « Monde Libertaire ». Si j’ai pris Marianne c’est juste que l’idée me semblait bonne et original et du coup, ne pouvait s’arroger un certain partisianisme, bien qu’il vrai que Kahn votant pour Bayrou n’est pas un secret.

                  Ce qui est problématique si l’on parle de démocratie, c’est que justement comme l’on peut le noter, c’est que la démocratie n’est justement considérer existante que lorsque l’on parle de la « social démocratie », alors qu’il en existe bien d’autres. Parler de d’autres systèmes nous classe tout de go dans le côté des extrèmes.

                  Il est normal que l’idée marxisme ne marche plus, ses principaux défendeur sont passé dans un autre camps, tandis que ses actuel défenseur tel que Jacques Rancière que je ne pourrais pas qualifier de benêt est complètement effacer par les médias. De plus marxisme est tout de suite associer à communisme et URSS. Parlez à des Jeunes Populaires ou à des gens qui ne vont/sont pas allés longtemps à l’école, c’est les clichés qui ressortent. Et on ne peut pas dire que les politiciens essayent de détruire ces clichés.

                  Les Anarchistes ? Tous des bandits qui veulent tout détruire. LEs Monarchistes ? des fachos. Les altermondialistes ? De doux rêveurs. La liste est longue et de toute façon les gens se foutent de la politique, alors pas près de changer cette histoire là.


                  • loulou (---.---.4.148) 12 février 2007 14:08

                    vous etes un vrai journal d’opinions.la France a besoin de journalistes de votre trempe.ceux qui sont à la solde des grands groupes de presse sont inféodés aux financiers véreux pour qui le profit est la substance moelle de leur existence

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