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Accueil du site > Actualités > Politique > Louis-Ferdinand Céline, grand écrivain et propagateur des banksters

Louis-Ferdinand Céline, grand écrivain et propagateur des banksters

Antisémite irresponsable d’avant-guerre (et sous l’Occupation) et écrivain de talent. Un cocktail qui alimente la chronique littéraire depuis trois quarts de siècle.

Louis-Ferdinand Céline est mort à Meudon il y a exactement cinquante ans, le 1er juillet 1961, à 67 ans, épuisé par son travail et terrassé par une insuffisance cardiaque (inhumé le 4 juillet 1961). Comme chez beaucoup d’écrivains, mais particulièrement chez ce médecin très spécial, Céline est à double facette. L’homme de lettres novateur, mais aussi le pamphlétaire antisémite odieux.

C’est à cause de l’idéologie qu’il n’a cessé de propager avant 1945 que l’hommage officiel que le Ministère de la Culture avait prévu de lui rendre cette année a été annulé, pour éviter les polémiques.


Un style déconcertant et novateur

Certains considèrent qu’il est malgré tout un très bon écrivain au style particulier. Je le conçois d’autant plus que les personnes qui l’apprécient parmi mes amis sont loin d’être proches de l’idéologie qu’il véhiculait, plutôt proches du centre gauche. Je le conçois d’ailleurs de la même manière que j’adore la peinture exceptionnelle de Salvador Dali tout en exécrant son caractère et son aristo-franquisme.

Pourtant, je n’ai pas réussi à accrocher à la lecture de son ouvrage de référence, celui qui lui valut le Renaudot et failli lui valoir le Goncourt, "Voyage au bout de la nuit", publié en 1932, et qui a pu être qualifié d’anticolonialiste, anticapitaliste, anarchiste et même antinationaliste.

Paul Nizan a ainsi estimé le 9 décembre 1932 : « Cet énorme roman est une œuvre considérable, d’une force et d’une ampleur à laquelle ne nous habituent pas les nains si bien frisés de la littérature bourgeoise. ».

C’est cette soudaine notoriété qui l’a conduit à prononcer l’éloge annuel d’Émile Zola le 1er octobre 1933 où il conclut : « Depuis Zola, le cauchemar qui entourait l’homme, non seulement s’est précisé, mais il est devenu officiel. À mesure que nos "Dieux" deviennent plus puissants, ils deviennent aussi plus féroces, plus jaloux et plus bêtes. Ils s’organisent. Que leur dire ? On ne se comprend plus. ».

Le style très novateur mettant en valeur le langage parlé et l’argot m’a rendu le livre illisible d’autant plus que l’excès de points de suspension m’a été très indigeste. Pourtant, je reconnais que ce style est littéraire, qu’il n’est pas simplement qu’une sorte de SMS de l’époque calqué sur du papier et qu’il a été voulu et réfléchi pour son effet entre autres provocateur.

Sans doute me faudra-t-il recommencer mes premières tentatives pour goûter correctement son style, mais j’apprécie cependant très peu les thèmes de Céline qui navigue entre une vision très noire de l’humanité, sa pourriture et sa lâcheté, le tout enrobé dans un vocabulaire scatologique qui force mon naturel. Les termes souvent excessifs sont propres aux pamphlétaires de l’époque qui se sentent obligés d’en rajouter dans la description de leurs sordides histoires.


Le témoignage de sa veuve

Sa veuve Lucette Destouches, née Almanzor il y a bientôt 99 ans, avait insisté sur son côté artisan de la langue, dans une interview le 26 janvier 1966 : « Il a essayé d’aider les gens, mais il n’a jamais fait de politique. (…) Ce n’était pas un homme de lettres, c’était un médecin qui aimait le français, qui souhaitait le perfectionner. Il avait trouvé sa manière de l’écrire, et il la perfectionnait sans répit. (…) Je vous le répète encore une fois, Louis n'était pas un politique. "Je suis un artisan, disait-il, je forge la langue française". Ça l'irritait, cette langue qui était trop longue à s’exprimer : il souhaitait la raccourcir, la rendre plus imagée, plus virile, plus forte. Il y est d'ailleurs parvenu puisque tout le monde, aujourd'hui, essaie de l’imiter. ».

Toujours sur son style : « Toutes ses recherches portaient sur le style. Pour toucher le lecteur, pensait-il, il faut adopter son langage. Il recherchait donc une plus grande simplicité. Pour y parvenir, il travaillait d'arrache-pied. Il inventait [des mots]. Il cherchait un rythme, il cherchait à entrer dans les choses et non pas à les voir de l'extérieur. Il restait sur un mot des jours entiers. Et même un mois s'il le fallait. ».

Elle avait cependant beaucoup minimisé ce qu’on pouvait lui reprocher sous l’Occupation : « Croyez-vous qu’il y ait encore quelque intérêt à revenir sur ces vieilles histoires ? (…) Louis n’était pas un politique. Il l’a crié partout. Il souhaitait simplement que l’homme soit mieux dans sa peau, qu’il ne soit pas déçu, pas trop malheureux, et enfin qu’il soit un idéaliste. Il n’aimait pas les catégories… Mais je ne trouve pas qu’il soit intéressant de continuer sur ce terrain. ».

Lucette avait toutefois voulu clarifier le rôle de son époux pendant la guerre : « À un moment donné, il a déclaré : "Il ne faut pas faire la guerre". Il a eu peur. Vous comprenez, quand on a subi comme lui le choc de 14, on n'a qu'une obsession : en finir avec les guerres. Aussi, par tous les moyens, a-t-il voulu éviter 39. Il l'a dit brutalement, parce que tout ce qu’il faisait était direct. Les gens n’ont pas entendu, n’ont pas écouté. Après, ce n’était plus la peine d'en reparler... Malheureusement, ceux qui ont voulu s'en servir politiquement en ont profité. Mais ce n’était pas son but. Il souhaitait ne prévenir que le Français. Il ne faut pas le mélanger avec la guerre, c'est cela qui est embêtant. ».

Plus précisément, elle avait poursuivi à propos de son antisémitisme, avec une explication pas vraiment convaincante : « Durant l'Occupation, il a tout de suite vu qu’il était de trop. C’était fini, il n’avait plus rien à dire. Au contraire, tout ce qu’il aurait pu raconter l’aurait situé du côté où il n’avait pas envie de se trouver. Ainsi, puisqu'il faut vous parler de cette malheureuse histoire juive, il n’a pas voulu les accuser car il ne souhaitait pas qu’on les inquiète. Lorsqu'il a écrit sur eux, il n’a jamais pensé à ce qui est ensuite advenu. Et pourtant, il a refusé les ponts d'or qu’on lui a offerts pour qu’il prenne partie. Il est même allé jusqu'à se battre avec des gens qui lui tenaient de tels propos... D’ailleurs, il s'est rapidement aperçu que le problème juif était dépassé par la menace chinoise. Cela dit, tout ceci est oublié. ».


Antisémitisme de Céline par provocation ?

On aurait pu imaginer qu’après la Seconde guerre mondiale, Céline tombât définitivement dans l’oubli. Si ses ouvrages de référence restent régulièrement réédités et beaucoup vendus (notamment "Voyage au bout de la nuit", "Mort à crédit" et "Féerie pour une autre fois"), quelques autres ouvrages bien moins valorisants pour l’auteur sont passés à la trappe de l’histoire par l’impossibilité de les rééditer.

Impossibilité voulue par Céline lui-même et imposée par sa veuve. Dans vingt ans, les droits sur ces œuvres seront libres et la partie obscure de Céline sera probablement rééditée et largement rediffusée.

Le problème, c’est surtout que Céline a rédigé quatre pamphlets antisémites, antimaçonniques, antiparlementaires et anticommunistes avant le début de la Seconde guerre mondiale : "Mea Culpa" (1936), "Bagatelles pour un massacre" (1937), "L’École des cadavres" (1938) et "Les Beaux Draps" (publié le 28 février 1941 et supposé écrit en 1939 mais il fait référence à la Débâcle de juin 1940).

"Mea Culpa" est un retour désabusé d’Union Soviétique rédigé parallèlement au "Retour de l’URSS" d’André Gide (publié la même année). Les trois autres pamphlets sont ouvertement antisémites, accusant les Juifs de tous les torts et de tous les complots.

Dans "Bagatelles pour un massacre", Céline est allé très loin dans sa haine de l’autre : « Pour être colonisés, pour vous dire franchement la chose, on peut pas l’être davantage que nous le sommes aujourd’hui par les Juifs, par les nègres, par la plus immonde alluvion qui soit jamais suintée d’Orient. (…) Deux millions de boches campés sur notre territoire pourront jamais être pires, plus ravageurs, plus infamants que tous ces Juifs dont nous crevons. (…) Je préférerais douze Hitler plutôt qu’un Blum omnipotent. Hitler encore je pourrais le comprendre, tandis que Blum c’est inutile, ce sera toujours le pire ennemi, la haine à mort, absolue. (…) Les boches au moins, c’est des blancs… » (p. 221-222).

Commentant dans la NRF (avril 1938) la sortie de "Bagatelles pour un massacre", André Gide se voulut indulgent en pensant au second degré de Céline : « Quand Céline vient parler d’une sorte de conspiration du silence, d’une coalition pour empêcher la vente de ses livres, il est bien évident qu’il veut rire. Et, quand il fait le Juif responsable de sa mévente, il va de soi que c’est une plaisanterie. Et si ce n’était pas une plaisanterie, alors il serait, lui Céline, complètement maboul. ».

Bien après la guerre (1961), Pol Vandromme essaya de justifier Céline dans "Les Cahiers de l’Herne" : « L’antisémitisme de Céline n’est même pas un accident dans l’œuvre de Céline ; c’est une comédie que joue l’écrivain, et presque à son insu, pour scandaliser les imbéciles et pour éberluer les lecteurs distraits. ».

Céline lui-même apporta avec son culot légendaire un démenti aux intentions antisémites qu’on lui prêterait en répondant lors de l’instruction de son procès : « Les Juifs devraient m’élever une statue pour le mal que je ne leur ai pas fait et que j’aurais pu leur faire. Eux me persécutent, je ne les ai jamais persécutés. Le démocrate dans toute cette affaire, impeccable, c’est moi. ».


Ou antisémitisme de Céline par conviction ?

Dans "Les Beaux Draps", Céline est très germanophile dans son ton : « C’est la présence des Allemands qu’est insupportable. Ils sont bien polis, bien convenables. Ils se tiennent comme des boys scouts. Pourtant on peut pas les piffer… Pourquoi je vous demande ? Ils ont humilié personne… Ils ont repoussé l’armée française qui ne demandait qu’à foutre le camp. Ah, si c’était une armée juive alors comment on l’adulerait ! » (p. 40).

Ce livre est un véritable succès commercial pendant le temps de l’Occupation, apprécié par les milieux collaborationnistes mais réprimé par le régime de Vichy en raison de la mise en cause de l’armée française dans la déroute de 1940.

Succès, pourtant, les mots sont crus, les phrases très explicitement racistes et antisémites : « Une nation prolifique, ardente, se relève admirablement des plus grands torchons militaires, des plus cruelles occupations, mais seulement à une condition, cette condition très essentielle, mystique, celle d’être demeurée fidèle à travers victoires et revers aux mêmes groupes, à la même ethnie, au même sang, aux mêmes souches raciales, non abâtardies, celles qui la firent triompher, souveraine, aux temps d’épreuves et de conquêtes, de s’être malgré tout préservée des fornications de basses races, de la pollution juive surtout, berbère, afro-levantine, des pourrisseurs-nés de l’Europe (…). Tout pays contaminé juif dégénère, languit et s’effondre, la guerre ne le tue pas, l’achève. » (p. 67-68).

Loin d’en avoir eu honte, Céline a même l’audace d’indiquer dans sa préface pour la réédition de 1942 de son deuxième pamphlet, "L’École des cadavres", sa fierté de l’avoir écrit et « imprimé sous Daladier » dans la plus grande discrétion médiatique (« pas un écho, pas une ligne, le frigo intégral, la pétoche totale, le désaveu absolu »), un livre qui « était le seul texte à l’époque (journal ou livre) à la fois et en même temps : antisémite, raciste, collaborateur (avant le mot) jusqu’à l’alliance militaire immédiate, antianglais, antimaçon, et présageant la catastrophe absolue en cas de conflit » (p. 11-12).


Un engagement très peu neutre sous l'Occupation

Au contraire de ce qu’explique sa veuve, Céline n’a pas du tout été neutre et il a même assisté en tant qu’invité à l’inauguration le 11 mai 1941 de l’Institut d’étude des questions juives, puis le 31 mai 1941 à l’exposition "La France européenne", encore le 1er février 1942 au meeting de Jacques Doriot au Vel’ d’hiv, également le 20 mars 1942 au banquet du cinquantenaire du journal antisémite "La libre parole" créé par Édouard Drumont.

Il est intervenu aussi le 29 octobre 1942 au déjeuner de la Commission d’étude judéo-maçonniques où il lança « un vibrant appel en faveur de la vraie révolution qui ne [pourrait] être considérée comme amorcée tant que le mur d’argent de la juiverie restera debout » et le 29 décembre 1942 à une rencontre du Groupement corporatif sanitaire français où il pesta : « La France s’est enjuivée jusqu’à la moelle » car le régime de Vichy « maintient une Juive dans un dispensaire de banlieue à la place d’un médecin aryen installé depuis quinze ans ».

Entre 1941 et 1944, Céline fit publier bénévolement vingt-neuf lettres antisémites ou racistes dans des journaux collaborationnistes, en particulier "Je suis partout" et "Au pilori" comme celle où il s’insurgeait contre le trop grand nombre de noms étrangers parmi les membres de l’Ordre de la Danse ("Je suis partout", 3 mars 1944).


L’invention des "banksters"

Revenons à "L’École des cadavres" paru en novembre 1938 qui fut une charge très antisémite et surtout favorable à une alliance entre la France et l’Allemagne : « Une vraie alliance, solide, colossale, à chaux et à sable ! À la vie ! À la mort ! Voilà comme je cause ! (…) Ensemble on commandera l’Europe. ça vaut bien la peine qu’on essaye. On filera une telle trouille aux [Juifs] qu’ils s’évaporeront de la planète. Même pas besoin de les toucher, on les flambera juste un petit peu… le bout des arpions… on se réveillera comme d’un cauchemar. Ils seront partis ! pour toujours !… » (p. 211).

En quelque sorte, c’était une tirade quasi-prémonitoire qui anticipait la "Solution finale".

On pourrait imaginer que ce livre (introuvable dans les librairies) serait définitivement ôté des références et des esprits.

Eh bien, non ! Depuis plusieurs années, sévit sur Internet (entre autres) un mot de vocabulaire qui provient directement de ce livre : le mot "bankster" qui est cité 1,2 million de fois sur Google !

Céline utilisa ce mot dans deux passages très éloquents.

Le premier évoque les Américains : « Ah ! les agonies les plus cruelles, les plus déchiquetées, les plus lentes, dans tous les barbelés du monde, de tous les Goyes de l’univers, ne sont vraiment que peccadilles très négligeables dès que l’on songe au résultat ! La gangstérie américaine nous ordonne aux tranchées pour avril ! Quelle aubaine ! Ne décevons davantage nos grands amis américains. Ils ont leurs raisons d’insister. Démocrates enthousiastes de la démocratie la mieux négrifiée, judaïsée, pétrolisée, spéculeuse, bankstérisée, détrousseuse de la mappemonde, ils se méfient, ils nous soupçonnent d’indépendance. Ils ne peuvent plus nous tolérer, comme ça fainéants, expectatifs, vautrés dans les réflexions, à la porte des grands abattoirs. C’est plus supportable ! Il faut les comprendre. ».

Le second passage recrache plus vulgairement encore son antisémitisme viscéral : « Tous les profits du labeur vont toujours aux Juifs. C’est automatique. Vous travaillez juste pour bouffer, vous autres, pour subsister, tout l’excédent passe aux Juifs, au Pouvoir International juif, à la grande famille juive, aux bansters juifs. C’est classique. C’est comme ça. En fait d’aryens, dans les grands trusts, les grandes affaires, il n’existe que des prête-noms, des paravents, des alibis, des maçons vendus, des prétextes, des caïds, des juifs synthétiques… Pas plus de 200 familles que de beurre au train, une seule réelle grande omnipotence internationale famille : la famille juive, la grande féodalité juive internationale, qui nous rançonne, nous abrutit, nous détrousse, nous tyrannise, cent et mille fois plus cruellement que tous les marquis, les girons, les arrogants, les petits maîtres, les grands fermiers, les folles putains de l’ancien régime. Aucune comparaison. Les sangsues juives sont mille fois plus avides, corrosives, têtues, massacrantes, goulues, que toutes les vermines chatoyantes, des vieilles monarchies frivoles. ».


Rien de très nouveau depuis 1938…

Les propos de haine, qui stigmatisent pêle-mêle les Américains, le capitalisme, les banksters, la démocratie, le régime parlementaire, le complot mondial, le sionisme (il est heureusement interdit d’être antisémite aujourd’hui, donc on se réfugie maintenant sur Internet dans l’antisionisme)… tous ces propos ne sont pas nouveaux, ils sont au contraire déjà très anciens, datent d’avant l’Occupation, à une époque où les nationalistes étaient tellement amoureux de leur patrie qu’ils ont préféré la livrer aux nazis pour se complaire dans leurs convictions racistes et antisémites au détriment de leur pays et de leurs compatriotes.

Méfions-nous de ces discours finalement si conventionnels sinon convenus sur les méchants riches qui mangeraient le pain des défavorisés. La frontière pourrait être vite franchie lors qu’on use et abuse de populisme et de démagogie.

Ces discours sont les ornements sémantiques d’un mal beaucoup plus effroyable qui a causé au moins six millions d’assassinats…

Grand écrivain ou pas, Céline a fait partie de ces intellectuels néfastes qui n’auraient peut-être pas directement du sang sur les mains mais qui ont progressivement façonné l’opinion publique dans l’acceptation de l’une des plus monstrueuses horreurs du XXe siècle. Comprenons qu’il est nécessaire de ne pas recommencer la leçon…

Plus jamais ça !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (1
er juillet 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Recrudescence de l’antisémitisme ?
La tentation complotiste.

André Gide.



 

Documents joints à cet article

Louis-Ferdinand Céline, grand écrivain et propagateur des banksters

Moyenne des avis sur cet article :  2.05/5   (38 votes)




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33 réactions à cet article    


  • UltraLord 1er juillet 2011 11:33

    Vous dites "Grand écrivain ou pas, Céline a fait partie de ces intellectuels néfastes qui n’auraient peut-être pas directement du sang sur les mains mais qui ont progressivement façonné l’opinion publique dans l’acceptation de l’une des plus monstrueuses horreurs du XXe siècle."

    Excusez moi, mais s’il est une chose admise assez unanimement, c’est qu’il était fondamentalement contre la guerre ... Relisez voyage au bout de la nuit. D’ailleurs, relisez toute son œuvre ...

    Céline, un intellectuel néfaste ... Comme vous y allez fort, bien caché derrière votre petit écran. Mais crachez, crachez. Vous lui faites plaisir ... Il vous aurait répondu d’une bien belle lettre ... comme à son habitude ...


    • thaumaetopea 2 juillet 2011 02:27

      Céline, qu’on l’accepte ou pas, est un tout... un tout immensément visionnaire..... RIEN à jeter !


    • SATURNE SATURNE 1er juillet 2011 11:39

      Quelque chose me dit que dans 50 ans, on continuera à lire et disséquer la mécanique littéraire Céline, qu’on soit étudiant en Khâgne, plombier, médecin ou simple lecteur.
      Tandis que Sylvain Raktoarison, ben.. non.
      Pourquoi, à votre avis ?


      • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 2 juillet 2011 14:36

        Et de « Saturne », en parlera-t-on encore d’ici ce soir ?
        Mon plombier me dit que non...
        Pourquoi, à votre avis ?

        Cordialement.


      • SATURNE SATURNE 3 juillet 2011 11:24

        Sylvain, mon roudoudou...
        Faut pas le prendre mal.
        C’est juste que vous écrivez comme un pied, et beaucoup, et trop souvent, pour exprimer des idées plates comme l’eau minérale. Vous étes pour la démocratie, contre la mort, etc..
        Bref, tout cela n’est pas grave, car nous sommes sur Agoravox, et pas à Normale Sup.
        Mais critiquer Céline, non, ca vous ne pouvez pas.
        C’est tout.
        Mais continuez à nous écrire des articles à la con sur l’actualité (ah, mais je vois que c’est déjà fait, il y en a un au four sur DSK...).
        Vous étes un grand écri- vain d’Agogo Vox...


      • curieux 1er juillet 2011 12:06

        Céline mérite mieux que votre vomi, si vous l’avez lu réellement vous n’avez pas du tout comprendre.


        • King Al Batar King Al Batar 1er juillet 2011 12:15

          Bonjour à tous.
          Je me suis récemment interessé à Céline, suite au refus de la célébration par Mitterand, je me suis dit, j’vais aller voir ce que ca vaut.
          Petite précision, pour éclaircir mes cheminements intellectuel, je suis de religion juive, mais très peu communautaire, et contrairement à beaucoup de mes coreligionnaire, je ne m’offusque pas ni ne m’insurge quand je lis ou apprend que des gens deteste des juifs... Après tout chacun pense ce qu’il veut.
          Je prefère argumenter et combattre que d’insulter et de censurer.
          Peut être que le fait que mon grand père soit un héros de la seconde guerre mondiale (officier de la legion d’honneur pour faits de guerre) plutot que déporter, est une des raison de ma manière de raisonner.

          Toujours est il que j’ai lu et bien apprécié Voyage au bout de la nuit. Le style littéraire est assez particulier, plutot argot et assez violent finalement. Grand fan de San Antonio (et donc de feu Frederique Dard) j’ai découvert avec surprise que Celine doit être une de ses principales sources d’inspiration... A laquelle il a bien sur rajouter une tuoche d’humour décapante et un côté gravaleux bien sur...

          J’ai ensuite lu Bagatelle pour un massacre, ou effectivement ce pamphlet est une sorte d’invective très aggresive à l’encontre des juifs. Ce texte, comme d’autre textes antisémites pu la vengeance à plein nez... On a l’impression, et d’ailleurs il l’ecrit, que la source de sa haine est d’avoir rencontré des juifs qui lui ont nuit...
          Alors le mec haineux se venge ! Bon après on sait qu’il y a peu de choses aussi forte que la vengeance opour eloigner de la raison... Je n’excuse pas, faut être con pour penser que parce que 10 ou même 100 individus vous on nuit, que le reste des correligionnaire méritent le meme traitement. Mais bon.

          A l’inverse de cet imbécile d’Enrico, je suis assez pour la dissociation de l’oeuvre et de l’artiste. Certaines ouevre peuvent et doivent être appréciées telles quelle et la vie ou ce que pense l’auteur ne doit pas interferer avec la qualité de sa production...
          Je suis sur qu’il y a plein d’artiste de grand talent qui sont cons comme des manches, alors de toute façon...


          • King Al Batar King Al Batar 2 juillet 2011 09:24

            Non Marc j’ai bien compris.

            Seulement appeler les juifs les youtres et en parler comme il en parle, de ceux qui ont jugé ses oeuvres, etc... Qu’il soit contre la guerre est un fait.

            Il n’empeche qu’au travers de son texte on sent qu’il en veut personellement à des individus, et que la haine qu’il vomit dans ce pamphlet est le fruit d’une vengeance...


          • Rounga Roungalashinga 1er juillet 2011 13:39

            Bla bla...


            • King Al Batar King Al Batar 1er juillet 2011 14:24

              ? ???????????????????


            • Rounga Roungalashinga 1er juillet 2011 15:03

               ? ???????????????????

              Explication : Céline a inventé « bankster », mais il a aussi inventé l’onomatopée « bla bla ».
              Et comme je trouve le terme "bankster parfaitement légitime, je résume l’article ainsi.


            • King Al Batar King Al Batar 1er juillet 2011 15:23

              Merci pour l’explication... classe en plus ! smiley


            • antonio 1er juillet 2011 14:47

              « Voyage au bout de la nuit » : Céline y est un trop grand écrivain pour être à votre portée !


              • Tartiflette Tartiflette 1er juillet 2011 16:06
                Bonjour,

                «  »Antisémite irresponsable d’avant-guerre (et sous l’occupation) et écrivain de talent...«  »
                Pourquoi irresponsable ? Chacun a le droit d’avoir ses idées.

                Au fait, Monsieur S RAKO... si on supprime la fin de votre nom, on obtient le diminutif du président de la république française si apprécié  smiley  :->


                • Albar Albar 2 juillet 2011 09:36
                  Bonjour à tous,
                  ’’  Les trois autres pamphlets sont ouvertement antisémites, accusant les Juifs de tous les torts et de tous les complots ’’ En cela, il ne s’est pas trompé ! 

                • Georges Yang 1er juillet 2011 17:02

                  Céline est un génie littéraire et aussi un antisémite virulent
                  Wagner et Richard Strauss de même, c’est pourquoi il ne sont jamais joué en Israël

                  Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit son deux chef-d’œuvres de la littérature mondiale
                  Suis assez d’accord avec King, chacun à le droit de penser ce qu’il veut, mais on a aussi le droit de le combattre

                  Et puis, il faut remettre tout cela dans son contexte, avant guerre, le vocabulaire de l’engagement politique était beaucoup plus cru et il n’y avait pas eu les camps, ça aussi, cela appelle à plus de modération


                  • paul 1er juillet 2011 19:49

                    Il y a 6 mois, la demande de Serge Klarsfeld, Frédéric Mitterrand avait été rayé Céline de la
                    liste des personnalités à honorer cette année .Mais ça ne suffit pas .
                    Le sayamin Rakot en remet une couche avec son obsessionnelle chasse à l’antisémitisme .
                    On peut douter de l’intérêt de l’auteur pour la littérature, même si en 2009 il défendait le bouquin
                    du même Mitterrand ( La mauvaise vie ), qui lui, défendait Polanski .
                    Et pour DSK ? j’ai pas tout suivi . Une certaine logique finalement .


                    • cubitus cubitus 1er juillet 2011 20:02

                      Je citerais Claude Sarraute qui répondait à une diatribe de Gérard Miller contre l’illustre Céline dans l’émissoin « On a tout essayé » à laquelle avait été invité Marc-Edouard Nabe : 


                      « Là je ne suis pas d’accord. Céline, c’est le Génie absolu. Quand j’ai été l’interviewer chez lui, je l’ai vu tout gentil. Je n’ai pas pensé une seconde lui parler de son antisémitisme. Mais c’est vrai qu’il avait ce petit grain de folie antisémite ». 

                      J’ajouterais peut-être parce qu’il voulait à tout prix éviter une nouvelle guerre.

                      En bonus voici une interview superbe dans laquelle il dit « j’ai vu une guerre venir, j’ai voulu dire aux gens : »attention, si vous allez là, vous allez tomber dans un trou. J’ai voulu les prévenir". Mais comme on le sait, ça n’a pas réussi à éviter la guerre. Lui, il l’avait vu. C’aurait été un bon bookmaker, en fait.

                      • cubitus cubitus 1er juillet 2011 20:07

                        Voilà le lien : http://www.youtube.com/watch?v=yS5inaL-DhE



                        (j’adore quand il dit : « je me suis occupé de politique, et je suis encore aujourd’hui étonné des répercussions que ça a eu sur ma vie ».)

                        • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 1er juillet 2011 20:14

                          Céline était avant tout un écrivain libre... qui doit bien se marrer là haut de toujours faire jaser les bien pensants....




                          • loire42 loire42 1er juillet 2011 21:21

                            Ne pas connaitre celine et lire « voyage au bout de la nuit ». J avais 19 ans en terminal. A l époque la liberté d expression était plus grande ( quelle horreur de dire cela ) et la prof nous avait donné un texte de Céline. Plus tard J ai acheté le livre.

                            Rien ne ressemble a du Celine.

                            Sauf peu être Joseph Heller un Americain qui a écrit « catch 22 ». A lire et a mediter. C est surement le livre le plus anti militariste que j ai lu


                            • kalon 1er juillet 2011 23:19

                              Trés bel article ! vous m’avez fait découvrir Céline !
                              Je pense que la raison de son ostracisme a éte qu’il écrivait le mot « Juif » là ou il pensait le mot « sioniste » mais le pensait’il vraiment ?
                              Ce mot n’était pas à la mode et sa réalité est encore toujours couverte, aujourd’hui, par le peuple Juif, sans son agrément, c’est vrai !
                              Connaissez vous un Juif qui n’accepte pas les idées sionistes, ben oui, j’en connais beaucoup mais le dire ostensiblement, trés peu.
                              Pour une raison simple, le sionisme à a proposé aux juifs de la diaspora un contrat trés simple : avec nous, tu n’es pas seul, sans nous, on ne t’aimera pas à cause de nous !
                              Que fallait’il choisir lorsque l’on est un modeste tailleur ?
                              Ce n’était pas les Juifs que Céline abhorrait, c’était ceux qui les ont pris en otage, les sionistes !
                              A ce sujet, méme Hitler, a qui les sionistes ont proposé leur alliance en 1933, méme lui, avait compris la veulerie de la démarche !
                              Je n’ai jamais lu un livre de Céline, mais à vous lire, j’ai compris son effroi, il avait vu que ce ne sont pas ceux qui veulent les guerres qui les font !
                              Et le délire de son écriture était de se faire comprendre, non pas par des intellectuels, mais par ceux qui seraient obligés de prendre un fusil pour mourir sans comprendre pourquoi ou pour tuer des hommes qu’ils ne connaissaient pas !


                              • kalon 1er juillet 2011 23:46

                                Il est possible que Céline avait compris que c’étaient les sionistes qui voulaient la guerre mondiale et qu’ ils aient aidé le national socialisme allemand dans ce sens est un fait historique non contestable aujourd’hui ! !
                                Mais il a confondu le sionisme et le peuple derriére lequel le sionisme s’abritait.
                                Historiquement, ce sont les nazis qui ont aidé les sionistes à créer l’état d’Israél, les Anglais n’en voulaient pas, méme aprés la guerre.
                                Les fondateurs de l’état d’Israél étaient considérés comme des terroristes par l’Angleterre.
                                Aujourd’hui, ce sont les Palestiniens !
                                Je vois plutot Céline comme un humaniste voyou !


                                  • kalon 2 juillet 2011 00:05

                                    Assez amusant, le lien que je vous propose ne méme nul part « objet non trouvé » !
                                     Investiguez Google avec ces termes « collaboration sionisme nazi » ou documentez vous sur « l’accord de transfert »
                                    http://www.fonjallaz.net/Film-Amen/Sionisme-Nazi.html


                                    • Yakaa Yakaa 2 juillet 2011 10:24

                                      "Les propos de haine, qui stigmatisent pêle-mêle les Américains, le capitalisme, les banksters, la démocratie, le régime parlementaire, le complot mondial, le sionisme (il est heureusement interdit d’être antisémite aujourd’hui, donc on se réfugie maintenant sur Internet dans l’antisionisme)« 

                                      Là je suis bien d’accord sur le faux nez de l’anti-sionisme qui du côté des Dieudo/Soral et de leurs potes islamistes a beaucoup de mal à, cacher autre chose qu’une pure haine anti juive.

                                      Par contre la critique du capitalisme ou des banques et légitime, les »Banksters« (étant une expression très imagée), pourquoi éviter ces thèmes sous prétexte que les mêmes mots sont utilisés par des anti sémites notoires ?

                                      Beaucoup comprennent aujourd’hui que les plus grands désordres mondiaux proviennent de cette mafia bancaire qui telle une monstrueuse sangsue asservit les états (et les individus) par la dépendance aux prêts et aux remboursements impossibles des dettes,
                                      et plonge peu à peu l’humanité dans l’esclavage et la pauvreté.

                                       : »"il y a une guerre des classes , c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre,et nous sommes entrain de la gagner«  »

                                      W Buffet


                                      • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 2 juillet 2011 14:37

                                        A Yakaa,

                                        Vous avez donc bien compris que cet antisémitisme profite aussi aux capitalistes spéculateurs, car en mettant tout sur le même plan, il discrédite également des critiques saines de certaines pratiques financières qui pourtant sont pour le moins à corriger et à réguler.

                                        Cordialement.


                                      • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 2 juillet 2011 14:32

                                        Comme je l’ai écrit, il n’est pas contestable que Céline soit un grand écrivain. Mais il n’est pas contestable non plus qu’il ait écrit trois pamphlets particulièrement antisémites et odieux quelques années avant la guerre, après l’arrivée au pouvoir de Hitler.

                                        Certes, cet antisémitisme pouvait être motivé par un pacifisme mal compris (ce sont les nazis qui voulaient la guerre, pas les démocraties « juives », selon la terminologie célinienne), et probablement par des ressentiments contre certaines personnes juives (notamment un médecin qui aurait été nommé à sa place à la direction d’un établissement).

                                        Mais le fait est que son aura de grand écrivain acquise avec « Voyage au bout de la nuit » lui a donné de grandes responsabilités publiques : en ce sens, comme je l’ai écrit dans l’article, il a été néfaste et irresponsable car il a influencé beaucoup de monde (involontairement probablement, et en le regrettant) et a renforcé le sentiment antisémite largement répandu à l’époque.

                                        Là où l’irresponsabilité est devenu idéologie, c’est quand il participait aux manifestations antisémites organisées par Vichy et les mouvements et journaux collaborationnistes et surtout, lors de la réédition sous l’Occupation de ses pamphlets où il montrait sa fierté de les avoir écrits avant la guerre comme pour mieux coller au pouvoir en place. Son influence intellectuelle a été forte et a permis le développement de tout le vocabulaire antisémite de Vichy (il avait même râlé qu’on le lui volât sans mettre dans les expos ses propres livres à vendre).

                                        La preuve qu’après la fierté, il en a eu honte, c’est que Céline dès 1945 a refusé toute réédition de ses pamphlets et après sa mort, sa veuve (qui vit encore à Meudon) a confirmé cette interdiction (qui sera levée par la fin des droits et l’entrée de son œuvre dans le domaine public le 1er juillet 2031) en raison de la mauvaise influence qu’ils pourraient avoir sur des personnes faibles et influençables. Donc, l’antisémitisme de ces ouvrages a été reconnu par son auteur, ainsi que leur pouvoir de nuisance.

                                        Cependant, quelques personnalités comme Michel Houellebecq, Jonathan Littell ou encore Philippe Sollers sont favorables à la republication de ces pamphlets avec un mot d’avertissement pour les lecteurs. Un des experts de Céline, Émile Brami, d’origine juive, est lui aussi partisan de ces rééditions : « Ces pamphlets représentent le quart de l’œuvre d’un écrivain majeur. On ne peut pas découper un écrivain en tranches. Ça forme un tout et l’un reflète l’autre, car le « Voyage » n’est pas le livre humaniste qu’on a dit. De plus, l’interdiction fabrique des conspirationnistes. On se retrouve entre gens persuadés que ce sont les Juifs qui interdisent les pamphlets... ».

                                        Ce n’a pas empêché « Voyage au bout de la nuit » d’avoir été traduit même en hébreu.

                                        Cordialement.


                                        • Axel de Saint Mauxe Axel de Saint Mauxe 3 juillet 2011 23:53

                                          Démocraties faibles, corrompues, honteuses... des démocraties quoi !


                                        • vinvin 4 juillet 2011 01:02

                                          (@KININI).


                                          Merci pour le lien ! Cela me rappelle des souvenirs :...

                                          Je suis né le 09 12 1962, et vers la fin de 1965 je connaissais cette chanson par coeur, et je la chantait a mon arrière Tante a longueur de journée, (sans me tromper dans les paroles !...).

                                          Début Novembre 1966 mon arrière Tante s’ éteignait, et depuis ma voix c’ était tue, et je n’ avais jamais plus chanté Céline, (au point que j’ en avais oublié les paroles).

                                          Ce jour grâce a vous je la redécouvre enfin avec une immense émotion.


                                          Merci beaucoup....



                                          Cordialement.




                                          VINVIN. 

                                        • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 2 juillet 2011 20:37

                                          On peut aussi ajouter que Céline est l’écrivain préféré de Nicolas Sarkozy qui a dit lors de son voyage en Inde en janvier 2008 : « On peut aimer Céline sans être antisémite, comme on peut aimer Proust sans être homosexuel ! ». Ce même mois, ses amis lui ont offert d’ailleurs pour son 53e anniversaire une lettre autographe de Céline du 4 janvier 1950 en provenance du Danemark où il était exilé.

                                          L’admiration de Nicolas Sarkozy pour Céline n’est pas nouvelle puisqu’en 1996, il se confiait : « Tenez, prenez Céline. Voilà un homme qui n’était qu’un médiocre médecin de banlieue. Un jour, il écrit « Voyage au bout de la nuit ». Cela me fascine ! Cette action qui consiste à donner plus, ce ressort qui vous pousse à vous surpasser, à aller plus loin, à créer et agir par passion. Tout est là ! ».

                                          Carla Bruni, bien avant sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, a elle aussi une fascination pour Céline à tel point qu’elle a rencontré sa veuve Lucette qui vit encore à Meudon, en haut de la route des Gardes. L’un des convives de cette rencontre a raconté : « À la fin, Lucette et Carla sont tombées dans les bras l’une de l’autre. ».

                                          Quant au fils du Président, Jean Sarkozy, il aurait aimé être Céline.


                                          • vinvin 4 juillet 2011 00:11

                                            Céline a été l’ un des plus grands écrivains, (sinon le plus grand,) de son époque.


                                            D’ ailleurs, le plus grand écrivain de notre époque, ( a savoir MARC-EDOUARD-NABE,) fait souvent référence a Céline !

                                            Et Céline n’ est pas un grand écrivain uniquement pour son « voyage au bout de la nuit », mais pour L’ INTÉGRALITÉ de ses Oeuvres et autres « Pamphlets ».




                                            Cordialement.




                                            VINVIN.

                                            • vinvin 4 juillet 2011 23:03

                                              Ha,... ça y est, les Néos-cons de la « bien-pensence » ont lu mes « posts » !.....



                                              Ho putain qu’ elle est belle l’ europe !.... (J’ en ai de plus en plus envie de dégueulé) !

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