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Accueil du site > Actualités > Politique > Note sur la suppression générale des partis politiques

Note sur la suppression générale des partis politiques

Par Simone A. Weil.

Écrits de Londres. 1940.

(Version synthétique ; les titres sont ajoutés par mes soins)

 L'idée de parti n'entrait pas dans la conception politique française de 1789, sinon comme mal à éviter. [...] Ainsi sur le continent d'Europe le totalitarisme est le péché originel des partis. [...] Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable. [...]

LA VOLONTE GENERALE : 
 La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison. [...] Notre idéal républicain procède entièrement de la notion de volonté générale due à Rousseau. Mais le sens de la notion a été perdu presque tout de suite, parce quelle est complexe et demande un degré d'attention élevé. [...] (S)i, sur un problème général, chacun réfléchit tout seul et exprime une opinion, et si ensuite les opinions sont comparées entre elles, probablement elles coïncideront par la partie juste et raisonnable de chacune et différeront par les injustices et les erreurs. [...] Rousseau pensait seulement que le plus souvent un vouloir commun à tout un peuple est en fait conforme à la justice, par la neutralisation mutuelle et la compensation des passions particulières. [...]

LA PASSION COLLECTIVE : 
 Le véritable esprit de 1789 consiste à penser, non pas qu'une chose est juste parce que le peuple la veut, mais qu'à certaines conditions le vouloir du peuple a plus de chances qu'aucun autre vouloir d'être conforme à la justice. [...] Il est tout à fait évident que le raisonnement de Rousseau tombe dès qu'il y a passion collective. Rousseau le savait bien. La passion collective est une impulsion de crime et de mensonge infiniment plus puissante qu'aucune passion individuelle. [...]

NOUS N'AVONS JAMAIS CONNU LA DEMOCRATIE : 
 La seconde condition est que le peuple ait à exprimer son vouloir à l'égard des problèmes de la vie publique, et non pas à faire seulement un choix de personnes. [...] Le seul énoncé de ces deux conditions montre que nous n'avons jamais rien connu qui ressemble même de loin à une démocratie. Dans ce que nous nommons de ce nom, jamais le peuple n'a l'occasion ni le moyen d'exprimer un avis sur aucun problème de la vie publique [...]

 L'usage même des mots de démocratie et de république oblige à examiner avec une attention extrême les deux problèmes que voici : Comment donner en fait aux hommes qui composent le peuple de France la possibilité d'exprimer parfois un jugement sur les grands problèmes de la vie publique ? Comment empêcher, au moment où le peuple est interrogé, qu'il circule à travers lui aucune espèce de passion collective ? [...]

TOUT PARTI EST TOTALITAIRE : 
 (I)l est évident, après examen attentif, que toute solution impliquerait d'abord la suppression des partis politiques. [...] Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective. Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres. La première fin, et, en dernière analyse, l'unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite. Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration. S'il ne l'est pas en fait, c'est seulement parce que ceux qui l'entourent ne le sont pas moins que lui. [...]

LE PARTI N'A AUCUNE DOCTRINE, IL EST SA PROPRE FIN : 
 (L)a pensée collective est incapable de s'élever au-dessus du domaine des faits. [...] (L)'expression : « Doctrine d'un parti politique » ne peut jamais, par la nature des choses, avoir aucune signification. Un homme, passât-il sa vie à écrire et à examiner des problèmes d'idées, n'a que très rarement une doctrine. Une collectivité n'en a jamais. Ce n'est pas une marchandise collective. On peut parler, il est vrai, de doctrine chrétienne, doctrine hindoue, doctrine pythagoricienne, et ainsi de suite. Ce qui est alors désigné par ce mot n'est ni individuel ni collectif ; c'est une chose située infiniment au-dessus de l'un et l'autre domaine. [...] Il est ainsi inévitable qu'en fait le parti soit à lui-même sa propre fin. [...]

LE PARTI ASPIRE A LA TOTALITE DU POUVOIR : 
 On pose en axiome que la condition nécessaire et suffisante pour que le parti serve efficacement la conception du bien public en vue duquel il existe est qu'il possède une large quantité de pouvoir. Mais aucune quantité finie de pouvoir ne peut jamais être en fait regardée comme suffisante, surtout une fois obtenue. [...] Ainsi la tendance essentielle des partis est totalitaire, non seulement relativement à une nation, mais relativement au globe terrestre. [...]

L'ADHESION A UN PARTI REVIENT A RENONCER A LA JUSTICE : 
 Dès lors que la croissance du parti constitue un critère du bien, il s'ensuit inévitablement une pression collective du parti sur les pensées des hommes. [...] Le but avoué de la propagande est de persuader et non pas de communiquer de la lumière. Hitler a très bien vu que la propagande est toujours une tentative d'asservissement des esprits. Tous les partis font de la propagande. [...] (E)n entrant dans un parti on renonce à chercher uniquement le bien public et la justice. [...]

 Si un homme, membre d'un parti, est absolument résolu à n'être fidèle en toutes ses pensées qu'à la lumière intérieure exclusivement et à rien d'autre, il ne peut pas faire connaître cette résolution à son parti. Il est alors vis-à-vis de lui en état de mensonge. [...] Si je m'apprête à dire, au nom de mon parti, des choses que j'estime contraires à la vérité et à la justice, vais-je l'indiquer dans un avertissement préalable ? Si je ne le fais pas, je mens. [...] Car de nos jours la tension vers la justice et la vérité est regardée comme répondant à un point de vue personnel. [...]

 Le mensonge, l'erreur — mots synonymes — ce sont les pensées de ceux qui ne désirent pas la vérité, et de ceux qui désirent la vérité et autre chose en plus. Par exemple, qui désirent la vérité et en plus la conformité avec telle ou telle pensée établie. [...]

LE PARTI IMPOSE LA SOUMISSION A SES ADHERENTS : 
 (A)ucune souffrance n'attend celui qui abandonne la justice et la vérité. [...] Au lieu que le système des partis comporte les pénalités les plus douloureuses pour l'indocilité. Des pénalités qui atteignent presque tout — la carrière, les sentiments, l'amitié, la réputation, la partie extérieure de l'honneur, parfois même la vie de famille. Le parti communiste a porté le système à sa perfection. [...] Quand il y a des partis dans un pays, il en résulte tôt ou tard un état de fait tel qu'il est impossible d'intervenir efficacement dans les affaires publiques sans entrer dans un parti et jouer le jeu. [...]

LE PARTI, C'EST L'ETERNELLE LUTTE DE POUVOIR : 
 Les partis sont un merveilleux mécanisme, par la vertu duquel, dans toute l'étendue d'un pays, pas un esprit ne donne son attention à l'effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice, la vérité. Il en résulte que — sauf un très petit nombre de coïncidences fortuites — il n'est décidé et exécuté que des mesures contraires au bien public, à la justice et à la vérité. Si on confiait au diable l'organisation de la vie publique, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux. [...]

 Il en est résulté après un certain délai notre démocratie fondée sur le jeu des partis, dont chacun est une petite Église profane armée de la menace d'excommunication. [...] Si un homme disait, en demandant sa carte de membre : « Je suis d'accord avec le parti sur tel, tel, tel point ; je n'ai pas étudié ses autres positions et je réserve entièrement mon opinion tant que je n'en aurai pas fait l'étude », on le prierait sans doute de repasser plus tard. Mais en fait, sauf exceptions très rares, un homme qui entre dans un parti adopte docilement l'attitude d'esprit qu'il exprimera plus tard par les mots : « Comme monarchiste, comme socialiste, je pense que... » C'est tellement confortable ! Car c'est ne pas penser. Il n'y a rien de plus confortable que de ne pas penser.

 Quant au troisième caractère des partis, à savoir qu'ils sont des machines à fabriquer de la passion collective, il est si visible qu'il na pas à être établi. La passion collective est l'unique énergie dont disposent les partis pour la propagande extérieure et pour la pression exercée sur l'âme de chaque membre. On avoue que l'esprit de parti aveugle, rend sourd à la justice, pousse même d'honnêtes gens à l'acharnement le plus cruel contre des innocents. On l'avoue, mais on ne pense pas à supprimer les organismes qui fabriquent un tel esprit. [...] La cristallisation artificielle en partis coïncidait si peu avec les affinités réelles qu'un député pouvait être en désaccord, pour toutes les attitudes concrètes, avec un collègue de son parti, et en accord avec un homme d'un autre parti. [...]

LES ASSOCIATIONS NON PARTISANES SONT FLUIDES : 
 C'est la fluidité qui distingue du parti un milieu d'affinité et l'empêche d'avoir une influence mauvaise. [...] Toutes les fois qu'une loi est impartiale, équitable, et fondée sur une vue du bien public facilement assimilable pour le peuple, elle affaiblit tout ce quelle interdit. Elle l'affaiblit du fait seul quelle existe, et indépendamment des mesures répressives qui cherchent à en assurer l'application. [...]

 Par un singulier paradoxe les mesures de ce genre, qui sont sans inconvénients, sont en fait celles qui ont le moins de chances d'être décidées. [...] Quand Einstein vint en France, tous les gens des milieux plus ou moins intellectuels, y compris les savants eux-mêmes, se divisèrent en deux camps, pour et contre. Toute pensée scientifique nouvelle a dans les milieux scientifiques ses partisans et ses adversaires animés les uns et les autres, à un degré regrettable, de l'esprit de parti. [...]

UN PARTI EST COMME UNE EGLISE : 
 (I)l n'y avait pas grande différence entre l'attachement à un parti et l'attachement à une Église ou bien à l'attitude antireligieuse. On était pour ou contre la croyance en Dieu, pour ou contre le christianisme, et ainsi de suite. On en est arrivé, en matière de religion, à parler de militants. Même dans les écoles on ne sait plus stimuler autrement la pensée des enfants qu'en les invitant à prendre parti pour ou contre. [...] (L)'opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s'est substituée à l'obligation de la pensée. C'est là une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques, et s'est étendue, à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée. Il est douteux qu'on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques.

Notes et références :

- L'auteure : http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Weil

- Source originale (texte complet) : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Simone_Weil_Note_sur_la_suppression_generale_des_partis_politiques.pdf


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62 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 8 octobre 2014 10:56

    Supprimez les partis, ils seront remplacés par des... partis politiques, qu’on désignera autrement. 

    "Notre idéal républicain procède entièrement de la notion de volonté générale due à Rousseau."

    Croire que la volonté générale n’existe qu’en une seule version est une puérile illusion. Il est intéressant de voir la définition qu’en donne Wikipedia :

    « Le concept de volonté générale (...) désigne ce que tout citoyen devrait vouloir pour le bien de tous y compris pour son intérêt propre. »

    ...« devrait vouloir » indique déjà que le « ce » n’est pas univoque et c’est bien normal parce que le « bien de tous » est une notion floue, subjective, qui varie considérablement, et au pire inconciliablement, d’un groupe à un autre.

    Selon que l’on est organiciste ou universaliste, on cultive des visions diamétralement opposées du bien commun sur de très nombreux points, et il n’y a pas de compromis possible.

    Par ailleurs, lorsqu’une volonté générale, très largement majoritaire, se dégage à propos d’un aspect quelconque de la vie en société, s’ouvrent alors plusieurs voies différentes qui, chacune pour ses défenseurs, permet d’atteindre pleinement l’objectif, à la différence des autres.

    C’est là qu’interviennent les « coalitions d’individus partageant les mêmes convictions et/ou les mêmes intérêts ». Les partis politiques donc ! Ou ce qui les remplacerait.


    • Morpheus Morpheus 8 octobre 2014 12:35

      « Notre idéal républicain procède entièrement de la notion de volonté générale due à Rousseau. Mais le sens de la notion a été perdu presque tout de suite, parce quelle est complexe et demande un degré d’attention élevé.  »
       
      Simone Weil est donc bien consciente de la complexité de la notion
      . Elle ajoute : « Rousseau pensait seulement que le plus souvent un vouloir commun à tout un peuple est en fait conforme à la justice, par la neutralisation mutuelle et la compensation des passions particulières. »
       
      Et dans le passage suivant, elle précise encore : « Le véritable esprit de 1789 consiste à penser, non pas qu’une chose est juste parce que le peuple la veut, mais qu’à certaines conditions le vouloir du peuple a plus de chances qu’aucun autre vouloir d’être conforme à la justice. [...] Il est tout à fait évident que le raisonnement de Rousseau tombe dès qu’il y a passion collective. »
       
      Elle introduit là le fait que, par nature, les partis (factions) politiques consacrent, entretiennent, encouragent et alimentent sans cesse les passions collectives (contraire au bien commun et à la justice). Allez donc lire attentivement la suite et analysez ce qu’elle dit : elle ne se contente pas d’affirmer, elle démontre la perversité foncière des partis politiques.


    • Hermes Hermes 8 octobre 2014 16:41

      Bonjour Morpheus,

      Effectivement quand il n’y a plus de présence et donc d’attention, il y a identification, possession et passion. Tout regroupement de personnes a tendance à générer ce phénomène, et joue un rôle amplificateur.

      Par l’identification, le groupe renforce l’idée de sa propre existence, par la force de l’écho qu’il renvoit, et en même temps cela renforce l’identification à des tensions internes, en leur donnant une justification, et rend plus difficile le réveil.

       Le fonctionnement des groupes se base sur une blessure dans l’estime de soi qui y trouve là une compensation externe. Cela se construit dans l’enfance : la « raison » de l’adulte (raisonnable ou déraisonnable), au lieu de faire écho à une confiance profonde en soi-même et la renforcer, fragilise l’enfant. En même temps il lui proposera d’adhérer à des idées pour remplacer la conscience de soi par l’identification aux caractéristiques d’un groupe (l’adhésion peut se faire en négatif).

      Quand ré-apprendre la présence sera perçu globalement comme une nécessité, l’humanité aura fait un grand pas. La présence nous permet de voir qu’il n’y a pas besoin d’être identifié à une idée pour exister, au contraire. smiley

      Cdt.


    • César Castique César Castique 8 octobre 2014 16:54

      « Allez donc lire attentivement la suite et analysez ce qu’elle dit... »



      Je l’avais lu (ce n’est pas très long), et j’ai lu aussi le texte de sa « Note sur la suppression des partis politiques », et je ne souscris pas à ce qu’elle dit. Elle parle, à son tour, comme tant d’autres dans la foulée des « Lumières », d’un homme qui n’existe pas.Je ne suis pas entré en matière, pour ne pas être trop long. 


      Pour moi, et pour quelques autres avant moi, l’homme dépassionné n’existe plus dès qu’il est en groupe. Et quand on lit que des savants français se sont déchirés à propos d’Einstein, on comprend que c’est définitivement incurable. L’esprit de parti fait partie intégrante de la nature humaine


      Alors, on peut se consoler - si tant est qu’on ait besoin de se consoler, ce qui n’est pas mon cas - en souscrivant aux propos de Gustave Le Bon :


      « Les sentiments sont à la base de l’existence. Le jour où le dévouement, la pitié, l’amour  et les illusions qui nous mènent, seraient remplacés par la froide raison, tous les ressorts de l’activité se trouveraient brisés.  »


      « Les impulsions sentimentales et mystiques agissent beaucoup plus sur la conduite des hommes, que toutes les démonstrations rationnelles. »

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 octobre 2014 18:41

      Morphéus,
      Décidément Attali fait des adeptes !


      Il explique que la finance a gagné, que les peuples ont perdu, et qu’ils ne doivent plus faire confiance à personne, ni à l’ Etat, ni aux Partis politiques, et qu’ils doivent se débrouiller pour organiser leur survie : « Débrouillez-vous ! » dit Attali !

      Tout cela, bien entendu, après s’être servi du Parti Socialiste pour nous faire avaler les couleuvres TINA pendant 40 ans !

      Ce que redoute le système, c’est justement que les citoyens s’organisent et se rassemblent pour sortir de l’ UE. Un Parti c’est un moyen, pas une fin. Le jour où il ne correspond plus aux objectifs prévus, on va planter ses choux ailleurs.

    • Morpheus Morpheus 8 octobre 2014 21:20

      Ah oui, Fifi ?
       
      D’ailleurs, on voit bien que c’est ce qui se produit tout le temps : quand un parti ne fait plus son office (permettre à des voleurs de pouvoir de s’emparer du pouvoir), on en change le nom, les cadres et on en refait un autre...
       
      Mais au fait, il y a toujours des partis politique, non ? smiley
       
      Un parti politique, c’est un moyen pou :
      - diviser le peuple en factions (empêcher ceux qui ont les mêmes intérêts de s’entendre)
      - fabriquer des passions populaire (très pratiques pour manipuler le peuple)
      - s’arroger le pouvoir en étant plébiscité par une bande d’idiots immatures (les militants)
       
      Comme disait Maurice Joly, les partis sont : « des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices  » dont la vocation (à peine cachée et même de moins en moins cachée) est de « s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui parlent la même langue et ont les mêmes intérêts ».
       
       :->


    • Xenozoid 8 octobre 2014 21:53

      mais fifi et tous partis confondus ne roule que pour leurs ilusions, le pouvoir qui les tuent,il n’y AURA PAS DE PAIX AVEC LE POUVOIR,


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 octobre 2014 06:52

      Xenozoïd,
      Et alors, où se prennent les décisions dans votre projet ?
      Il y a forcément toujours un lieu de pouvoir, un lieu où se prennent les décisions.

      Qui vous dit que des gens tirés au sort seront moins corruptibles que des élus ?
      Où est la preuve de cela ? Quelles garanties donnez-vous ?

      •  
      Le problème n’est pas dans le mode de désignation, mais dans les organismes de contrôle du pouvoir. Qui contrôlera ? Et qui contrôlera ceux qui contrôlent ? Quel pouvoir de contrôle les citoyens peuvent exercer sur ceux qui vont contrôler ?

      N’importe quel spécialiste en droit constitutionnel peut vous écrire une Constitution.
      Celle d’ URSS était super, elle n’a jamais été appliquée.
      A quoi sert une super Constitution qui ne sera jamais appliquée ?
      Toutes les Constitutions vous promettent la lune, la liberté d’expression, de réunion, de la presse etc.

      Aucune ne vous dit : « On va vous proposer des referendum, il faudra voter toujours oui, si vous votez non, on vous niquera quand même ! » . Il n’y a jamais écrit cela dans aucune Constitution.
      C’est pourtant ce qui s’est passé en France en 2005, en violation de la Constitution !

      En 1969, après le non au référendum, De Gaulle a démissionné le lendemain.
      Ce qui prouve qu’il ne s’agit pas d’une histoire de Partis politiques.

      Le problème c’est le contrôle citoyen sur l’application de la Constitution, et d’empêcher que la politique ne soit un métier à vie, quel que soit le mode électif, mais l’article n’en parle pas.

    • eau-du-robinet eau-du-robinet 9 octobre 2014 08:16

      Bonjour,
      .
      Aujourd’hui avec le système de mondialisation le pouvoir incombe de plus en plus au monde de la finance et de moins en moins aux hommes politiques.
      .
      J’en doute fort qu’un monde dirigé parle monde de la finance est un monde meilleur !!!
      .
      Militant politique, je suis à mon troisième partie politique, et c’est justement l’endoctrinement au seins des parties politiques que je n’ai jamais supporte ! Si je me bat c’est pour que les choses changent en mieux, et pas pour le pouvoir ou d’avoir un poste au sein d’un partie politique !
      .
      Ceci dit j’aimerais bien qu’on m’indique un meilleur système qui remplace les parties politiques et qui permet de défendre l’intérêt général !
      .
      Un autre problème c’est que le plus grand nombre permet d’exprimer durant une élection une volonté d’une masse d’électeurs mais ceci n’est pas une garantie que le plus grand nombre à fait le bon choix !
      .
      N’oublions pas qui à écrit ses textes (Simone) et en regardent son parcours après 1940, elle été quand même assez lucide pour faire partie d’un partie politique, le seul moyen réaliste pour pouvoir changer les choses dans le système actuel.
      .
      Par contre on ne peut pas, comme l’écrit Morpheus dans un message précédent dire que toutes les militants se comportent comme une bande d’idiots immatures « (les militants) » !
      .
      Un militant comme moi se bat sur deux fronts, un interne au partie politique au quel on appartient, et un combat externe. 
      .
      Il faut m’expliquer par quel structure vous voulez remplacer les parties politiques ?
      .
      Ce qui pose le plus grand problème dans le système actuel est le pouvoir du monde de la finance sur les décisions qui sont prises par les hommes politiques et les quelles seront ensuite imposé à la grande masse des électeurs !
      .
      Le grand marché transatlantique pour prendre un exemple à pour objectif de contourner le pouvoir de nos hommes politiques (par intermédiaire des tribunaux supranationaux) hommes politiques qui « sont censé » à défendre l’intérêt général.
      .

      Morpheus, je préfère encore faire partie d’une bande d’idiots (les militants), au lieu de rester les bras croisé, et de regarder passivement la mise en place du grand marche transatlantique avec des tribunaux supranationaux. Je préfère aussi à me battre contre cette bande d’illuminées qui veulent nous imposer la mondialisation et qui souhaitent faire de Jérusalem la capitale du monde !.
      Il faut m’expliquer comment on doit se prendre pour restaurer les services publics, de ré-nationaliser les autoroutes, etc. sans y entrer dans un partie politique.
      .
      Il faut être réaliste : on ne se défait pas des parties politiques du jours au lendemain .... enfin pour le monde de la grande finance les parties politiques ne sont pas un problème, car ils ont assez d’argent pour acheter et de corrompre les dits « représentants du peuple » !
      .
      25% des députés corrompus au Parlement européen


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 octobre 2014 12:27

      Merci eau du robinet,

      J’ajouterai une citation de Berthold Brecht :
      « Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu ! »


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 9 octobre 2014 12:48

      Merci Fifi Brind_acier pour cette citation bien vrai de Berthold Brecht smiley


    • Xenozoid 9 octobre 2014 14:20

      Xenozoïd,
      Et alors, où se prennent les décisions dans votre projet ?
      Il y a forcément toujours un lieu de pouvoir, un lieu où se prennent les décisions.

      Qui vous dit que des gens tirés au sort seront moins corruptibles que des élus ?
      Où est la preuve de cela ? Quelles garanties donnez-vous ?

      projection ?, il n’y a pas de projet avec le pouvoir si ce n’est d’avoir le pouvoir,pas d’autre option que d’être esclave de celui ci,oui il y a un pouvoir, cela ne veux pas dire que le projet ait besoin de votes pour être, je ne me rappelle pas voir les millitant UPR, faire autre chose que des conférences,mais permétez moi une idée,la compétition quelle soit politique ou pas a toujours besoin d’un perdant, en fait sans les perdant pas de gagnant,j’ai pas de projet pour changer, je le fais tout les jours, c’est pas un « projet »c’est la vie, plus simple ?trop simple ?


    • Aristoto Aristoto 9 octobre 2014 21:23

      Ah oui Morpheus, aka monsieur qui fait semblant de pas comprendre ?
       
      D’ailleurs, on voit bien que c’est ce qui se produit tout le temps : quand une Nation ne fait plus son office (permettre à une bourgeoisie de pouvoir s’emparer du pouvoir), on en change le nom, les cadres et on en refait un autre...
       
      Mais au fait, il y a toujours des Nation, non ? 
       
      Un Nation, c’est un moyen pour :
      - diviser les terriens en factions (empêcher ceux qui ont les mêmes intérêts de s’entendre)
      - fabriquer des passions populaire (très pratiques pour manipuler le peuple)
      - s’arroger le pouvoir en étant plébiscité par une bande d’idiots immatures (les patriotes nationalistes )
       
      Comme disait Shmok, les Nation sont : « des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices  » dont la vocation (à peine cachée et même de moins en moins cachée) est de « s’emparer des préjugés et des passions populaires, de manière à introduire une confusion de principes qui rend toute entente impossible entre ceux qui respire le meme air et boivent la même eau
       
       :->


    • Fergus Fergus 8 octobre 2014 11:48

      Bonjour, César Castique.

      J’avais rédigé un commentaire dans le même sens, mais il est passé à la trappe. Peu importe, entièrement d’accord avec vous : je disais que des individus élus qui ont les mêmes idées ou les mêmes objectifs sociaux ou économiques n’ont strictement aucune chance de faire entendre leur voix s’ils restent seuls.

      C’est pourquoi, ne serait que pour des raisons pragmatiques liées à la mutualisation des moyens, ils se regroupent dans des entités solidaires qui deviennent de facto des partis politiques (cela vaut également pour les syndicats). Exactement ce qui s’est passé après la Révolution Française avec les « clubs » : Girondins, Feuillants, Jacobins, etc.

      Nulle part au monde il n’existe un pays de quelque importance qui fonctionne sans partis politiques !


      • César Castique César Castique 8 octobre 2014 18:13

        « Nulle part au monde il n’existe un pays de quelque importance qui fonctionne sans partis politiques ! »


        Et on doit se demander si cela ne traduit pas le désintérêt naturel des peuples pour la chose publique. En Suisse, quand un référendum ou une initiative déplace 40-45 % des inscrits, c’est considéré comme une participation satisfaisante. Et les élections font à peine mieux. 

        En Islande, le peuple s’est mobilisé massivement contre le plan de sauvetage d’Icecave - il était question de sous ! -, mais la réécriture de la Constitution par le peuple s’est soldée par un bide retentissant -. il n’était question que d’idées ! -, qu’il s’agisse de l’élection des constituants (provenant de la société civile) ou de la rédaction des différents articles. Le projet a fini au fond d’un tiroir et à ma connaissance cet enterrement de première classe n’a pas provoqué de soulèvement populaire.

        Face à cette indifférence relative, le parti politique apparaît comme le lien commode entre le citoyen et un pouvoir qu’il ne tient pas particulièrement, voire pas du tout*, à exercer, parce qu’il ne tient pas à y consacrer le temps (de loisirs) nécessaire à son exercice effectif.

        * C’est sans doute le point faible majeur des théories d’Etienne Chouard, raison pour laquelle il n’en parle pas volontiers, et le plus redoutables des obstacles auxquels il se heurterait, le cas échéant, ce serait de faire entériner son tirage au sort par le peuple.

      • Aristoto Aristoto 9 octobre 2014 21:25

        Fergus, le vilain nationaliste de droite d’accord avec césar le racialiste : Rien de bien surprenant !

        NDA : Contre l’assassinat immédiat sans jugement de l’élite bourgeoise de pays = vilain nationaliste de droite !


      • Fergus Fergus 12 octobre 2014 16:35

        Bonjour, Aristoto.

        « le vilain nationaliste de droite ». Mort de rire : je suis à gauche toute et de surcroît européen fédéraliste !


      • raymond 8 octobre 2014 11:53

        C’est la première chose à faire accompagnée d’un réforme profonde du code electoral.


        • sleeping-zombie 8 octobre 2014 12:01

          Je rejoins Cesar : la volonté n’existe pas. Tout le monde veut le beurre et l’argent, et personne ne veut être la crémière.

          Mais, à défaut de supprimer les partis politiques, on pourrait déjà ne pas leur donner de reconnaissance légale. Par exemple, pour les élection européennes, vous ne votez pas pour des gens, mais pour des partis. Alors qu’a coté de ça, la loi n’impose quasiment aucune contrainte sur ces mêmes partis...


          • Fergus Fergus 8 octobre 2014 12:10

            Bonjour, Sleeping-Zombie.

            Le problème n’est pas dans l’existence des partis politiques, mais dans la manière dont les élus exercent leur mandat.

            C’est pourquoi il faudrait exiger des partis beaucoup plus de transparence sur leurs comptes et sur les éventuels conflits d’intérêts de leurs élus avec les milieux de la finance et de l’industrie.

            De même faudrait-il, comme cela commence à se pratiquer de manière embryonnaire dans le nord de l’Europe, que les élus rendent, chaque année, à leurs électeurs des comptes sur leur action par le biais de jurys citoyens en charge de poser, sans complaisance, toutes les questions pertinentes en relation avec l’exercice du mandat, puis de rendre compte des explications données par voie de médias au niveau concerné. 


          • sleeping-zombie 8 octobre 2014 13:49

            Hello Fergus,

            Tu détournes le problème du parti à l’élu. Les comptes à rendre, l’élu peut (doit) le faire, qu’il soit membre d’un parti politique ou non.
            Pour moi, le gros « trou » de transparence, qui m’empêche de qualifier ce pays de démocratique, ce sont les prises de décisions au sein du parti. L’impression que le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement de décisions déjà prises, ou le « débat » n’est qu’une mascarade destiné à faire illusion. Illusion qui ne fonctionne pas vraiment d’ailleurs.
            Rajoutez à ça le fait que les 2 principaux partis vivent majoritairement d’argent d’argent public, et vous avez un conflit d’intérêt structurel.
            La résultante de ça, c’est qu’a 35 ans, ayant toujours vécu en France, j’ai déjà croisé et (brièvement) discuté avec des militants PC, LO, Verts (a l’époque où ça s’appelait encore les Verts), PG, FN et même d’Asselineau et Cheminade. Mais je n’ai jamais vu l’ombre d’un militant PS ou UMP, alors qu’ils sont censés être les plus nombreux... Ou se cachent-il ?


          • JL JL 8 octobre 2014 12:13

            Il me parait difficile de comprendre ce texte, puisque si j’ai compris, c’est un texte de Simone Veil dégraissé par Morpheus ?

            En revanche, j’ai apprécié la comparaison entre sectes et Partis politiques, excepté le dernier item que j’aurais formulé autrement :

            - Quitter une secte est vu comme une trahison par les autres membres.
            - Il est relativement facile de quitter un parti politique : personne ne vous obligera à verser vos cotisations ni à assister aux meetings.


            • Fergus Fergus 8 octobre 2014 13:13

              Bonjour, JL

              A noter qu’un nombre croissant d’entreprises ont adopté, depuis des années en copiant des pratiques américaines, un comportement collectif de type sectaire, très largement dû à une volonté d’endoctrinement de la direction. Cela se traduit par des actes et des participations à des grand’ messes ou est encouragé au delà du raisonnable l’esprit « corporate », les rebelles à ce genre de démarche étant très vite mis au banc ou carrément virés !

              Une évolution ô combien inquiétante ! 


            • JL JL 8 octobre 2014 19:19

              Bonjour Fergus,

              pour moi, la structure des grande entreprise est davantage calquée sur l’organisation des mafias.

              ’’Le capitalisme contemporain est devenu par la force de la logique de l’accumulation, un « capitalisme de connivence ». Le terme anglais « crony capitalism » ne peut plus être réservé aux seules formes « sous-développées et corrompues » de l’Asie du Sud est et de l’Amérique latine que les « vrais économistes » (c’est à dire les croyants sincères et convaincus des vertus du libéralisme) fustigeaient hier. Il s’applique désormais aussi bien au capitalisme contemporain des États-Unis et de l’Europe. Dans son comportement courant, cette classe dirigeante se rapproche alors de ce qu’on connaît de celui des « mafias », quand bien même le terme paraîtrait insultant et extrême. Par Samir Amin, économiste et président du World Forum for Alternatives. L’Europe s’est alignée sur les États-Unis, avec son « capitalisme de connivence » et riposte en ayant recours au moralisme et au gouvernement des juges. Seule une remise en question totale du système capitaliste pourrait y mettre fin.’’


            • Fergus Fergus 8 octobre 2014 19:51

              Bonsoir , JL.

              Vous avez raison, c’est sans doute vrai pour les très grosses entreprise. Et leur structuration en groupes éclatés comportant de multiples filiales, souvent implantées dans des paradis fiscaux, renforce ce parallèle avec les comportements mafieux.


            • JL JL 8 octobre 2014 19:53

              au temps pour moi,

              je me suis mélangé les pinceaux : j’ai embrayé sur les entreprises quand on parlait des Partis politiques.

               smiley


            • Scual 8 octobre 2014 13:17

              On ne peut pas supprimer les partis politiques... seulement les rendre secrets et cachés ce qui n’est certainement pas ce que l’on veut.


              • Rounga Rounga 8 octobre 2014 13:51

                Un excellent texte, qu’il vaut quand même mieux lire en entier, d’autant plus qu’il n’est pas très long.
                Même si la suppression des partis politiques amènerait sûrement quelques problèmes, il en résoudrait tellement qu’on ne peut que la souhaiter le plus ardemment du monde.
                Imaginez :
                -plus de candidats sortis d’on ne sait où, mais qui ont acquis leur célébrité en grimpant les échelons de leur parti à coup de poignards dans le dos et de cooptation.
                -plus d’hommes politiques obligés de défendre des propositions contraires à leurs convictions intimes uniquement pour défendre la ligne du parti.
                -plus d’hommes politiques défendant malgré eux les crapules impliquées dans des affaires de toutes sortes au seul prétexte qu’ils sont du même parti.
                -plus moyen de catégoriser un candidat en fonction de son appartenance à un parti, et de partir sur ce seul a priori pour le juger entièrement. Tout le monde serait obligé d’écouter vraiment ce que les candidats proposent.
                -plus de militants.
                -plus de sommes faramineuses dépensées pour les campagnes, financées par les militants et les sponsors.
                Le bonheur, quoi.


                • Morpheus Morpheus 8 octobre 2014 16:01

                  J’ai mis le lien vers un pdf de la version intégrale du texte pour ceux qui le veule. Ici, j’ai voulu diffuser une version abrégée retenant les arguments les plus forts smiley


                • Fergus Fergus 8 octobre 2014 16:09

                  Bonjour, Rounga.

                  Citez moi un seul pays sur la planète (en évitant les micro-états ou les principautés d’opérette) qui fonctionne sans parti politique et je pourrai peut-être commencer à croire que je me suis trompé en estimant qu’il s’agit - hélas ! - d’un mal nécessaire.


                • Rounga Rounga 8 octobre 2014 19:49

                  Citez moi un seul pays sur la planète (en évitant les micro-états ou les principautés d’opérette) qui fonctionne sans parti politique et je pourrai peut-être commencer à croire que je me suis trompé en estimant qu’il s’agit - hélas ! - d’un mal nécessaire.

                  Je ne comprends pas votre question, car si l’idée sous-jacente est que la philosophie politique est une science du fait, et non une tentative d’amélioration de la société, nous sommes en plein conservatisme. Par conséquent je ne considère pas que, si une chose a toujours été observée dans les sociétés antérieures, nous soyons là en présence d’une loi éternelle. Le terme de loi est très important, car tout est là : soit il existe des lois infrangibles présidant à l’élaboration d’une société, de la même manière qu’il existe des lois physiques qui sont à respecter lors de la construction d’un édifice, soit il n’y a pas de loi de ce genre, et l’homme est le seul créateur de ce type de loi. Dans le premier cas, je ne vois pas comment on pourrait chercher ces lois dans les sociétés du passé, étant donné qu’aucune société n’y a été fidèle (ça se saurait). Dans le deuxième cas, la créativité est possible, et il n’y a pas à se brider en se conformant aux sociétés du passé. Mais dans les deux cas, cela impose de prendre pour modèle non pas ce qui a été fait avant, mais ce qu’il est souhaitable de construire.


                • Fergus Fergus 8 octobre 2014 19:57

                  @ Rounga.

                  Je voulais simplement souligner que la fin des partis a déjà été théorisée depuis des décennies sans qu’il soit possible de sortir de ce schéma, toute cause humaine nécessitant une action de groupe pour réussir. Parti, syndicat, église, association, club, tout cela relève de la même logique : seule l’union fait la force !

                  Bonne soirée.


                • Éric Guéguen Éric Guéguen 8 octobre 2014 15:09

                  Salut à vous, Morpheus.
                   
                  Je ne traîne plus guère mes guêtres ici, mais je tenais à encourager votre louable effort.
                  Simone Weil est digne d’estime et, par des chemins quelque peu différents, je la rejoins tout à fait dans sa condamnation du parti politique dans son principe même.
                  Cela demande néanmoins - et nous en avons déjà longuement parlé - que bon nombre d’entre nous consentent à endosser ce que l’époque contemporaine libérale nous a appris à voir comme la « corvée de la chose politique », remise entre les mains d’« experts », grassement payés à cet effet.
                  Le chemin sera long.
                   
                  À bientôt,
                  EG


                  • Morpheus Morpheus 8 octobre 2014 15:57

                    Merci Eric smiley
                     
                    Le débat fait rage en ce moment sur FB, notamment concernant la question du tirage au sort de l’Assemblée Constituante, dans le cadre du mouvement « M6R » lancé par JL Mélenchon. L’excellente Judith Bernard a d’ailleurs appelé à signer la pétition, mais en écrivant un billet qui réclame la désignation par TAS des constituants.
                     
                    En réplique, Clément Sénéchal (PG) a publié sur Marianne un article opposé au tirage au sort (où l’on voit que même au bas de l’échelle, les candidats au pouvoir ont peur de la démocratie directe).
                     
                    Si vous avez un compte FB, n’hésitez pas à venir mettre votre grain de sel smiley


                  • César Castique César Castique 8 octobre 2014 17:47

                    « Clément Sénéchal (PG) a publié sur Marianne un article opposé au tirage au sort (où l’on voit que même au bas de l’échelle, les candidats au pouvoir ont peur de la démocratie directe). »



                    C’est normal. Et tout particulièrement chez les gens d’extrême-gauche. 


                    Face à la démocratie directe, ils redoutent que le peuple, en de nombreuses circonstances, ne « votent mal » : 

                    --- il n’a aucune « conscience de classe » - comme ils disent - et 

                    --- les prolétaires du monde entier ne lui inspirent aucun sentiment fraternel. 


                    Et ça, ça pèserait lourd dans les isoloirs, lors du vote des référendums d’initiative citoyenne. Clément Sénéchal, il faut lui reconnaître ce mérite, en est pleinement conscient.

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 octobre 2014 18:58

                    La VIe république ? Mais c’est une arnaque du FDG pour ne pas poser la question de la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN ! Le FDG cherche désespérément comment cacher que la situation actuelle est directement issue des Traités européens...


                    Comme si la Constitution de la Ve République était responsable des Traités européens, alors qu’elle a été écrite pour protéger la souveraineté de la France. Elle a sans cesse été violée, et remaniée pour les besoins européens.

                    « Décryptage d’une nouvelle escroquerie politique, la VIe République ».

                    Pendant que Mélenchon occupe la galerie avec sa Constituante, il évite de dire que les mesures structurelles de Valls/Hollande sont dictées par la Commission européenne !

                  • Aristoto Aristoto 8 octobre 2014 22:53

                    César té con au koi : Châtelet grouille de bamboula de partout  ! keskre tu peux y faire ?!

                    Rien ! Cette population allogène ne fera que transformer un pays férocement capitaliste peuplé majoritairement de blanc par un pays plus ou moins férocement Capitaliste peuplé majoritairement de gens de couleurs !

                    #VieDeMerde


                  • Aristoto Aristoto 8 octobre 2014 16:31

                    Bah j’espère que tu demande aussi la suppression de la Nation et de l’État pour une assimilation globalisé de tout le genre humain, tous plonger dans le même moule !?

                    Parce que sinon tu sera dans une grosse grosse contradiction avec toi même !

                    Note sur la suppression général de toute les Nation et tout les différentiation ethnique smiley


                    • Morpheus Morpheus 8 octobre 2014 17:19

                      Où est le lien entre supprimer des partis politiques et supprimer les nations ? Faut expliquer, ça ne saute pas aux yeux smiley


                    • Aristoto Aristoto 8 octobre 2014 19:48

                      Ha bah moi ça me parait clair !!!

                      Alors on sépare ou on réunit les hommes de toute la Terre ??! Pourquoi donc toutes ces incessantes division, toute ces frontières...politiques !!

                      Je suis sur que dans les année 30 acoudé à un bar malfamé de bavière, un communiste et un national-socialiste pouvait tous les deux être surpris sur beaucoup, beaucoup de point communs...mais je le pense aussi la même chose pour beaucoup beaucoup de prolétaires terriens !!

                      Alors Nation ou Partis !!!


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 octobre 2014 07:05

                      Aristoto,
                      Je vois très bien le lien entre Partis et Nations !
                      Le Nouvel ordre Mondial est pour la suppression des deux.


                      Il est très bien soutenu par les gauchistes internationalistes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Alors que Marx expliquait :
                      « La lutte des classes est internationale dans son contenu, mais nationale dans sa forme ».

                      Quant au FN, en défendant « le choc des civilisations » il sert aussi la soupe au Pentagone.
                      Les guerres incessantes des USA provoquent des millions de déplacés, de réfugiés ::
                       « 50 millions de réfugiés et de déplacés ».

                      La méthode du FN est de jamais faire le lien entre les guerres des USA et de l’ OTAN et les millions de réfugiés. On se demande bien pourquoi il dit vouloir sortir de l’ OTAN ?

                    • Aristoto Aristoto 9 octobre 2014 18:20

                      Rien a foutre de Marx ! Le vieux papy et mort depuis des lustres et paix à son ame !

                      Ma préoccupation d’aujourd’hui sont tous les immigré clandestin des france : J’en veut plus bordel de merde pour bâtir une nouvelle ’France’ !

                      Sinon morpheus fait toujours semblant de ne pas comprendre ! Répond moi donc : Pour ou contre la division des hommes par des frontière, politique ou géographique totalement, je dis bien TOTALEMENT artificielle ?


                    • christian pène 8 octobre 2014 17:10

                      les partis sont une absurdité : ils servent aux candidats à une élection à se faire payer leurs frais de propagande moyennant une adhésion à un certain nombre d’idées
                      ultérieurement l’élu est lié aux desiderata des leaders de son parti , même si les « idées » desdits leaders lui sont déplaisantes.
                      s’il n’obtempère pas, il ne sera pas réinvesti ......
                      les électeurs sont ainsi obligés de se plier aux « idées » desdits leaders faute de choix , sinon se réfugier dans l’abstention.....
                      les partis ne se sentent en rien obligés de respecter leurs promesses , l’électeur a bien du mal à se faire entendre , les élus se rendent inaccessibles ;

                      en réunions publiques de campagne , ils se font entourer de sbires destinés à impressionner l’électeur , et évitent surtout de donner la parole à l’électeur ; ils viennent avec un groupe de personnages « amis » et se congratulent face au public ; ultérieurement l’échec est une explication de ce comportement.....

                      voir meeting Elisabeth Morin en janvier 2004 à Angoulême où Sarkozy est venu ; s’étant moqué du public, mme Morin a été refusée par les électeurs.....gros échec électoral par la faute de Sarkozy.....

                      OUI les partis sont dangereux pour la nation,et pour eux mêmes ......faute d’adhésions , ils pillent le Trésor public et on arrive aux scandales actuels des financements occultes , dont émanant de l’étranger (Lybie, Algérie, et sans doute Quatar).....

                      un candidat courageux et intelligent ne doit pas avoir besoin des partis qui sont des entraves à sa liberté de choix : c’est le contraire de la démocratie car CONTRE LE PEUPLE


                      • RICAURET 8 octobre 2014 23:37

                        très grande dame je suis heureux quelle soit reconnue


                        • Jean Keim Jean Keim 9 octobre 2014 08:58

                          il y a plus de 10000 ans les communautés humaines vivaient en économie solidaire, et puis qq. individus se sont dit que travailler est fatigant et que ce serait bien que les autres travaillent pour eux, avec des sbires musclés et des discours trompeurs ils se sont instaurés dirigeants et voila comment a été inventé la politique qui n’est que du bla bla.

                          Si nous avions conscience que l’humanité est notre famille, il n’y aurait pas de jeux politiques, ni guerres, ni religions organisées, ni tout ce qui fait que notre monde est invivable, inhumain.
                          Dans une famille « harmonieuse », l’idéologie n’a pas sa place, chaque membre a droit à la même considérartion, il n’y a pas de privilège ou de laissé-pour-compte, chacun reçoit ce qu’il a besoin suivant les ressources disponibles dans une gestion sage.
                          Il va falloir probablement un fin catastrophique de notre monde pour que les consciences s’ouvrent à cette évidence.


                          • César Castique César Castique 9 octobre 2014 10:43

                            « Si nous avions conscience que l’humanité est notre famille... »



                            C’est ce genre d’affirmations qui est à l’origine du racisme smiley


                            Si nous sommes de la même famille, ceux qui ne sont pas parvenus à notre degré de développement sont les arriérés de la famille. 


                            En 1925, Léon Blum dit :"Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture.«  


                             »...attirer à elle...", cela évoque une race supérieure tirant une corde à l’autre extrémité de laquelle se trouve une race inférieure.


                            En revanche, si l’on admet que nous sommes de familles différentes, alors on admet aussi que les autres familles ont accédé, par leurs propres voies, à des modèles de culture différents, et les notions de supériorité et d’infériorité s’écroulent d’elles-mêmes. 

                          • Jean Keim Jean Keim 9 octobre 2014 14:36

                            @ César Castique,

                            C’est quoi un « degré de développement » ?
                            A part le bien être je ne vois pas ce que peut être le développement. 
                            Dans une famille respectueuse on ne pert pas son identité, il n’est pas rare que dans une même fratrie, les enfants soient foncièrement différents et c’est tant mieux ainsi, il n’est pas utile de classer les individus suivant leurs relatives qualités, il est d’ailleurs inutile et pernicieux de faire un classement.
                            En fait je ne comprends pas vraiment ce que vous avez voulu exprimer, il y a peut-être plusieurs degré dans votre commentaire ?
                            Merci pour votre réaction smiley

                          • César Castique César Castique 10 octobre 2014 08:10

                            « C’est quoi un « degré de développement » ? »

                            Pour faire simple et dans le sens où je l’entends ici on pourrait le quantifier, pour les différents peuples, en soustrayant de l’espérance de vie à la naissance, le taux de mortalité infantile jusqu’à l’âge de 5 ans.

                            « A part le bien être je ne vois pas ce que peut être le développement. »

                            Ca, c’est le genre de trucs qu’on ne peut penser que quand on vit dans un pays situé dans le haut du classement évoqué ci-dessus.

                            « Dans une famille respectueuse on ne pert pas son identité, il n’est pas rare que dans une même fratrie, les enfants soient foncièrement différents et c’est tant mieux ainsi, il n’est pas utile de classer les individus suivant leurs relatives qualités, il est d’ailleurs inutile et pernicieux de faire un classement.  »

                            Je parle ici de familles qui sont des peuples, pas des individus. Or, les différences de destinées des peuples sont telles, que nous n’avons plus rien en commun de ce qui peut constituer une famille autre qu’abstraite. Un peu comme il est possible de dire qu’un saint-bernard et un chihuahua sont de la même famille en raison de leur origine commune.

                            « En fait je ne comprends pas vraiment ce que vous avez voulu exprimer, il y a peut-être plusieurs degré dans votre commentaire ?  »

                            Ce que je veux dire, c’est que pour « faire famille »
                            - en langage cuistre -, il faut autre chose que des caractères morphologiques communs et la capacité de se reproduire ensemble.


                          • Jean Keim Jean Keim 10 octobre 2014 19:16

                            J’ai le souvenir d’une conversation relatée dans un article entre un journaliste américain et un paysan d’origine maya, le 1er devisait sur le risque que la civilisation s’effondre soit à cause des ses excès, soit par une catastrophe naturelle majeure et le paysan a répliqué avec un sourire que pour lui cela ne changerait pas grand chose, c’est tout les jours qu’il doit lutter pour survivre.

                            Notre haut degré de développement ne vaut pas tripette si l’énergie électrique venait à nous manquer et notre capacité à être heureux est inversement proportionnelle au plaisir que nous avons dans la possession de nos merveilleux objets « high-tech ».
                            Ce que j’entends par famille « humaine » c’est notre unité malgré nos différences culturelles, nous sommes tous mus par les mêmes pulsions et nous avons tous un facteur commun, nous pensons le monde.

                          • César Castique César Castique 11 octobre 2014 11:25

                            « ...et notre capacité à être heureux... »

                            Soyons déjà satisfaits de n’être pas malheureux

                            « ...et nous avons tous un facteur commun, nous pensons le monde. »

                            Certes, certes, mais les différences culturelles sont telles, que c’est un monde d’opposé à diamétralement opposé selon les peuples en présence.

                            Puisque vous aimez les histoires d’Indiens, en voici une autre. Vous avez peut-être vu à la télévision, ces Indiens d’Amazonie, des Yawalapitis, à qui des explorateurs, appelons-les ainsi, présentent des images de la conquête de la Lune. Ces Indiens atteignent le sommet de l’incompréhension :

                            - Mais pourquoi est-ce que vous êtes allés là-bas ? Qu’est-ce que vous êtes allés chercher là-.bas ? Quel intérêt pour les humains d’aller là-bas ?

                            Pour ce qui les concerne, ils n’ont même jamais eu la curiosité de traverser le fleuve pour aller voir ce qu’il y a de l’autre côté de la montagne qui est de l’autre côté du fleuve.

                            Comment leur faire comprendre que le Blanc, prométhéen, dès que quelque chose lui paraît possible, il le tente ? Qu’il s’agisse de faire voler des objets plus lourds que l’air, de parcourir plus de 50 km dans l’heure sur la piste d’un vélodrome, de vaincre un sommet inviolé, de marier des saveurs qui ne l’avaient jamais été ou de remplacer le cœur défaillant d’un homme, par celui d’un autre ou par un appareil…

                            Ces Indiens, c’est évident, n’appartiennent pas à la même espèce que nous, la même espèce culturelle s’entend. Et il serait souhaitable que le fossé reste infranchissable, parce que c’est leur identité à eux qui est menacée. Ce sont eux qui seront subjugués par l’iphone ou je ne sais quel gadget à la mode, pas nous qui troquerons la kalachnikov contre la sarbacane.

                            Je ne suis pas optimiste. Il semblerait qu’il y ait déjà, au fin fond de la Selva des jeunes Indiens qui sont des fans de Michael Jackson. Ce pourrait bien être un doigt dans un engrenage infernal. Et, dans ce contexte, votre grande famille me paraît son seulement utopique, mais encore létale pour les plus vulnérables aux mirages dont notre monde à nous n’est pas avare pour le plus grand malheur des ingénus.


                          • Jean Keim Jean Keim 12 octobre 2014 08:59

                            Nous regardons le monde à travers une lorgnette, quel que soit le bout utilisé notre vision est déformée, il y a apparemment deux conceptions du monde, l’occidentale tournée vers une approche extérieure et l’orientale dont le mouvement est intérieur. L’une veut contrôler son environnement, l’autre veut maîtriser son esprit, il n’y pas lieu d’opposer ces deux conceptions, elle sont complémentaires et nos différences sont une richesse, nous voulons toujours que l’autre nous comprennent mais il a peut-être qq. chose à nous apprendre.


                          • César Castique César Castique 12 octobre 2014 10:49

                            « ...et nos différences sont une richesse, nous voulons toujours que l’autre nous comprennent mais il a peut-être qq. chose à nous apprendre. »


                            Je n’y crois pas une seule seconde. Nous sommes le produit de notre histoire, les autres sont le produit de leur histoire, et aucun peuple n’est le produit de l’histoire d’un autre. Et cette histoire qui talonne notre présent le conditionne jour après jour.

                            Il n’y a donc pas grand-chose à échanger, à l’exception des recettes de cuisine et des remèdes dits « de bonne femme ». En aucun cas, des fragments de traits de caractère et des manières d’être.

                          • Jean Keim Jean Keim 13 octobre 2014 13:37

                            Ok, ok ! J’ai compris chacun chez soi, c’est votre croyance et cela conditionne effectivement votre système de pensée et pourtant dans tout dans ce que vous dites il a les prolégomènes à une compréhension du rôle joué par nos pensées et leurs contenus : le savoir ; soyez logique et rationnel, allez jusqu’au bout du raisonnement, comme vous le suggérez, si vous étiez né dans un autre contexte culturel, votre vision serait autre et relativement tout aussi essentielle, alors où est la juste attitude ? Soit il y a une voie médiane qui relativise nos certitudes, soit on marche à fond dans notre système et ... Basta !


                          • César Castique César Castique 13 octobre 2014 15:36

                            « ...si vous étiez né dans un autre contexte culturel, votre vision serait autre et relativement tout aussi essentielle... »

                            Je vous rappelle que je ne considère jamais les personnes, mais les tribus, les clans, les communautés, les peuples auxquels elles appartiennent.

                            Mais j’ajouterai que je ne pouvais pas naître dans un autre contexte culturelle, et que si ma vision était autre, c’est parce que je serais un autre.



                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 octobre 2014 12:36

                            « Une seule et grande famille... », mais c’est le discours du Nouvel Ordre Mondial !


                            Il n’y a de démocratie qu’en présence d’un « démos », d’un peuple, ce qui suppose des frontières !

                            Quand le Figaro relaye la fin de Partis politiques, qu’ Edwy Plenel (euro-atlantiste +++) est pour le tirage au sort, et qu’ Attali déconseille de s’organiser en Partis Politiques, c’est que les naïfs qui croient détenir le secret de la démocratie n’ont rien compris au film...

                            Avec des amis pareils, ils n’ont pas besoin d’ennemis !

                            • Jean Keim Jean Keim 9 octobre 2014 14:56

                              C’est incoyable Fifi ... comme vous ètes formatée. Plus l’acier est trempé et plus il est cassant.


                              Il est possible que l’étroitesse de notre petite planète aux ressources limitées, occupée par plus de 7 milliards d’humains prolifiques, rende nécessaire une discipline (du latin  disciplina‘enseignement’) globale mais pour cela nul besoin des banquiers et de leurs satellites que sont la plupart des hommes politiques.
                              La démocratie n’a rien à faire de professionnels institués, c’est l’affaire de tous.
                              Essayer de voir le monde par vous même et non pas à travers le filtre déformant des idées smiley

                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 octobre 2014 21:44

                              Jean Keim,
                              C’est vous qui ne comprenez pas que vous dites la même chose que Washington et le Pentagone !

                              Un pouvoir mondial, en finir avec les Partis politiques, en finir avec les Etats, les Nations, ils sont POUR, ils n’attendent que ça pour dominer le Monde !


                              Lisez donc Pierre Hillard :

                              * « La décomposition des Nations européennes »

                              * «  La marche irrésistible du Nouvel Ordre Mondial, destination Babel »


                              Le respect des peuples et des Nations peut aussi se traduire pas des accords de coopération, comme le font les BRICS, cela ne signifie pas se désintéresser du reste du monde.

                              Vous me faites penser à ceux qui parlent de revenu universel en échange du modèle social français.
                              Si on ne se bouge pas pour sortir de l’ UE, on n’aura ni l’un ni l’autre !
                              Ce dont ils rêvent, c’est la Grèce ou le Bangladesh pour tous !

                            • franc 9 octobre 2014 15:01

                              Simone Weil est une grande philosophe ,hellèniste et aussi mystique ,Albert Camus disait que les enseignements de Simone Weil sont incourrournables pour la restauration et renaissance de l’esprit de l’époque contemporaine si malmenée( euphémisme)

                               ça a été mon professeur de philosphie (en autodidacte) ,à la suite de la lecture de ses leçons j’ai avalé goulument toute l’œuvre de Platon et des tragédies grecque en quelques semaines

                              sa critique ici des partis politiques et de la démocratie est géniale ,surtout la prise de conscience des passions collectives

                              -

                              néanmoins si l’on persiste à vouloir rester dans le système de la démocratie en politique ,il me semble que l’existence des partis politiques reste le moindre mal ,là je rejoins Fergus ,car il me semble que ailleurs les passions collectives agissent encore plus fort surtout avec la force de propagande des médias aujourd’hui.mais pour atténuer les effets délétère de la démocratie majoritariste où la majoraté exerce une tyrannie sur la minorité ,de fait cette démocratie majoritariste n’est pas une vraie démocratie ,une démocratie universelle mais seulement une démocratie partielle,il faudrait que la démocratie s’excerce sur le domaine et seulement sur un petit territoire avec une population qui ne dépasse pas quelques centaines de milliers d’individus au plus ,comme dans les cités grecque antique

                              -

                              mais je pense comme Simone Weil que le système de République platonicienne est la meilleure qui par son système d’éducation élimine le mieux le phénomène de passion collective appelé e par Platon sous l’e du Gros Animal

                              La République de Platon c’est une République où« les philosophes sont rois et les rois philosophes » (PLaton ,la République)

                              -

                              paradoxalement c’est dans la République de la royauté platonicienne que la démocratie universelle est vraiment et réellement respectée en totalité


                              • franc 9 octobre 2014 15:05

                                J ereposte moncommentaire car un mot « LOCAL » a été oublié

                                Simone Weil est une grande philosophe ,hellèniste et aussi mystique ,Albert Camus disait que les enseignements de Simone Weil sont incourrournables pour la restauration et renaissance de l’esprit de l’époque contemporaine si malmenée( euphémisme)

                                 ça a été mon professeur de philosphie (en autodidacte) ,à la suite de la lecture de ses leçons j’ai avalé goulument toute l’œuvre de Platon et des tragédies grecque en quelques semaines

                                sa critique ici des partis politiques et de la démocratie est géniale ,surtout la prise de conscience des passions collectives

                                -

                                néanmoins si l’on persiste à vouloir rester dans le système de la démocratie en politique ,il me semble que l’existence des partis politiques reste le moindre mal ,là je rejoins Fergus ,car il me semble que ailleurs les passions collectives agissent encore plus fort surtout avec la force de propagande des médias aujourd’hui.mais pour atténuer les effets délétère de la démocratie majoritariste où la majoraté exerce une tyrannie sur la minorité ,de fait cette démocratie majoritariste n’est pas une vraie démocratie ,une démocratie universelle mais seulement une démocratie partielle,il faudrait que la démocratie s’excerce sur le domaine LOCAL et seulement sur un petit territoire avec une population qui ne dépasse pas quelques centaines de milliers d’individus au plus ,comme dans les cités grecque antique

                                -

                                mais je pense comme Simone Weil que le système de République platonicienne est la meilleure qui par son système d’éducation élimine le mieux le phénomène de passion collective appelé e par Platon sous l’e du Gros Animal

                                La République de Platon c’est une République où« les philosophes sont rois et les rois philosophes » (PLaton ,la République)

                                -

                                paradoxalement c’est dans la République de la royauté platonicienne que la démocratie universelle est vraiment et réellement respectée en totalité


                                • Jean Keim Jean Keim 9 octobre 2014 17:06

                                  La démocratie grecque était réservée aux citoyens et donc à une élite, le travailleur et bien évidemment l’esclave n’y avaient pas accès, finalement démocratie n’est qu’un mot lourd de sens et le mot n’est pas la chose. La démocratie n’a jamais existée, elle n’a toujours été qu’un simulacre arrangé pas les puissants suivant leurs intérêts. 

                                  Le monde ne peut être sous la coupe d’une idée sinon c’est l’idée qui prime et ce qu’elle exprime passe aux oubliettes.

                                • Morpheus Morpheus 19 octobre 2014 17:25

                                  Inexact, Jean Keim, les citoyens athéniens n’étaient pas une élite, même s’ils étaient une partie de la population. La plupart étaient même paysans ou simples artisans, seule une portion d’entre eux étaient riches.
                                   
                                  Le simple fait que le statut de citoyen n’était accordé qu’aux hommes nés de parents athéniens ou - cas plus rares mais réels, de métèques « naturalisés » dans certaines conditions - ne fait aps de ces athéniens une élite.
                                   
                                  S’il est vrai que la qualification de « démocratie » ne peut, selon nos propres critères modernes, s’appliquer à la société athénienne dans son ensemble, il demeure incontestable qu’elle était bel et bien démocratique sur le plan des institutions et des procédures politiques.


                                • Schockweiller François 21 février 2015 17:50

                                  Je vais être très critique sur le fond du discours de Simone mais je tiens à préciser que les idées partagées sont intéressantes.

                                  Le premier point frappant : On ne peut pas ressortir ses citations hors de tout contexte et en niant que 75 ans se sont écoulés depuis, ce n’est pas sérieux.

                                  Ce que dit Simone est très pertinent en 1940 où les gens ne changeaient presque pas de parti politique de leur naissance à leur mort. Aujourd’hui ce qu’elle dit ne peut pas avoir de sens : regardez vous et autour de vous, tout le monde change de parti politique en permanence. Nous ne sommes plus au taux d’adhérents des partis où le syndicalisme et compagnie fédéraient les gens longtemps. Aujourd’hui les militants représentent une infime partie des votants d’un parti et font les girouettes en permanence.

                                  Ensuite il serait utile d’éditer l’article pour ajouter les solutions envisagées par Simone. Car j’ai du mal à croire qu’elle pose une critique structurelle, critique des mouvements vide de doctrine et n’ait pas proposé une alternative ou une nouvelle approche.

                                  Sinon on tombe comme expliquait l’un des commentateurs, dans la suppression des partis pour reformer... des partis. Un parti à l’origine c’est un groupe politique et ils ne sont pas du tout identiques.
                                  Allez au PS ou à l’UMP, le propos ne vaut plus : vous pouvez entrer quelque soit vos idées et sans avoir aucune formation politique, sans rigueur intellectuelle.
                                  Allez dans un parti ouvrier d’extrême gauche, vous allez voir un débat politique incomparable avec de forte divisions internes par débat sur les doctrines économiques (trop souvent ancré sur le passé cependant, ce qui rejoint en partie la critique faite par Simone).
                                  Les modes de représentation au sein d’un parti compte aussi... primaires pas primaires ? Même budget pour tout les candidats ou pas ? corruption ou pas ? Accès média ou pas ?

                                  Finalement, les citations de cet article occultent l’essentiel qui pose problème aux partis comme aux pays : les classes sociales et l’iniquité face aux élections.
                                  Le système ultra libérale et les opacités diverses et variées ont ré-introduit l’élection censitaire même au sein du suffrage universel direct. C’est le point essentiel à traiter avant de repenser le mode électoral : accès à l’information, conditions de candidature, égalité médiatique, corruption.

                                  Tout ceci n’est pas traité par l’article.

                                  Cordialement,
                                  militantvibes.com

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